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27/11/1965 - Lettre de Louvain - Dom Bernard Botte

Post-Vatican II etude-privee
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                                                            Louvain,          27-11-1965

Cher Monsieur le Professeur,

La session du Consilium s'est bien passée, mieux que je ne l'espérais.M.lLepgeling, qui vous a remplacé fera un protocole. Voici en attendant les principaux résultats. Notre schéma a été accepté sauf sur trois points: l. Le silence des co-consécrateurs: 15 non placet, 12 placet.

  1. suppression de la tradition de la mitre: non placet;

il faudrait seulement une autre formule. 5. Le Veni creator peut être omis à la place qu'il oe- cupe, à condition qu'il soit placé ailleurs dans l'ordi- nation du prêtre,

En dehors de cela, quelques précisions:

  1. Pour les allocutions, elles peuvent être laissées à

la composition de l'évêque, mais il faut donner un mo- dèle,

  1. Les prières gallicanes peuvent être supprimées, mais

on en utilisera des parties soit pour les formules de traditions, soit pour compléter le formule âe l'ordina- tion diaconule. | À ma grande surprise, la proposition de reprendre la for- mule d'Hippolyte n'a pas rencontré d'opposition sérieu-

se. J'ai lu le texte à haute voix et, manifestement, la

majorite des Fères n'avait jamais lu ce texte. Il était visible qu'ils étaient impressionnés par sa richesse.

Je crois que la seule chose à fuire maintenant pour cet-

te partie, c'est de rédiger un texte suivi, accompagné

d'un commentaire.

Il reste les ordres mineurs. Mais là je ne sais pas ce

qu'il faut faire, Je me sens radicalement incapable de rédiger des prières qui signifient quelque chose paur des ordres qui n'ont absolument aucun sens. Je ne puis pas non plus me rallier à la proposition faite à Livorno

de conférer l'acolytat aux jeunes gens qui entrent au sé- minaire, alors qu'ils ont déjà rempli les fonctions d'a- colyte durant des années. Je suis persuadé que, si on voulait bien dire franchement la vérité, on ne rencon-

trerait pas autant d'opnosition que le dit M.Bugnini,

surtout après ce premier contact avec le Consilium. Je

crois que c'est la première fois qu'ils se trouvaient en

présence d'un coetus qui proposait des choses rsisonna- bles avec une documentation et une justification suffi- sante. Un évêque m'a dit:" I1 n'y a pas moyen de ne pas @ être d'accord avec vous, tant c'est bien expliqué." Il en allait tout autrement pour l'ordo missae!

Je pars pour Paris lundi matin et je ne reviendrai pas avant vendredi, si je reviens, parce que j'ai dû dépla-

cer mes cours la semaine dernière et je ne sais pas quels

arrangements le P,GY a pris pour la suite. Je vous aver-

tirai dès que je serai fixé. En attendant, croyez bien, cher monsieur le frofesseur,

à mes sentiments tout dévoués in àx°.

                                       VPRROTE.                                                                °