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PIERRE-MARIE OP - A Propos de la Consécration Episcopale - n°56 - (30 Avril 2006) «SEL DE LA TERRE » (photocopie)

Post-Vatican II etude-privee
Version unique

1 74 LECTURES

                   & À propos du nouveau rituel
                        de consécration épiscopale

L'articlesur le nouveau rituel de                         rite a été approuvé par le cardinal Otta-

consécration épiscopale, paru dans Le Sel viani. de la terre 54 (p.72 et sq.) a déplu - Le Dr Rama Coomaraswamy se comme on pouvait s'y atten dre - à ceux trompe encore. Nous avons cherché dans qui pensaient avoir «démontré » les archives du Cœtus 1, et nous avons l'invalidité systématique des consécra- relevé la lettre de la congrégation pour la tions épiscopales faites depuis Doctrine de la foi. Nous donnons le nu- l'introduction du nouveau rituel par méro de protocole dans la note 22, p. 82. Paul VI en 1968. Retenons ici les principaux arguments —Le Dr Rama Coomaraswamy n’a de nos adversaires contre notre article. toujours pas compris (ou ne veut pas reconnaître explicitement) qu'il s'est Commençons par le texte publié par le trompé en confondant le rite d’ordination

Dr Rama Coomaraswamy, « Response to d'un simple évêque dans le rite syriaque

the article of Piere Marie [sic} in sal de avec celui du patriarche. Il prétend qu'il la avait consulté le Pontifical de Charfe (sic, terre [resic] » (voir: WU, COOMATASUANEY- lire Charfet) tandis que nous aurions catholic-writings.comt), consulté d'autres sources, Cogin (si, lire —Le Dr Coomaraswamy se fait Cagin) et Denzinger, qu'il n'avait pas à d’abord l'écho du (faux) bruit selon le- l'époque. quel l'article ne serait pas de nous : nous Mais en réalité la question n'est pas n'aurions fait que reprendre les argu- celle des sources, mais celle du rite: le ments des abbés Schmidberger et Gau- rite de consécration du patriarche se dron. trouve aussi dans le Pontifical de Charfet Nous ne connaissons pas, sur ce sujet, (p. 224-233) après celui de consécration d'étude rédigée par M. l'abbé Schmid- de l’évêque (p. 159-223). II suffisait au Dr berger; quant à l'étude de M. l'abbé Coomaraswamy de tourner quelques Gaudron, qui traite plutôt du cas de pages. l'ordination sacerdotale, il suffit de la comparer — Étant obligé d'admettre que deux avec notre article pour voir qu'il n’y a presque rien de commun. rites catholiques contiennent («apparemment» ditil) l'expression — Î prétend ensuite que nous nous < Spiritus principalis », le Dr Rama Cooma- appuyons sur l'autorité de Bugnini, Ler- raswamy change son fusil d'épaule et caro, Boîte, etc. affirme que cela ne suffit pas pour affir- Ce qui est faux, car leur témoignage mer la validité du rite de Paul VI parce n'est pas utilisé comme argument que cet «esprit principal » serait le seul d'autorité, mais à titre d’information. «esprit » transmis dans ce rite, tandis que

— 1 prétend notamment que c'est sur les Mémoires de Bugnini que nous nous 1 — Il s'agit du Cœtus 20, groupe de tra- vail dirigé par dom Botte, qui a préparé le appuyons pour affirmer que le nouveau nouveau rituel d'ordination pour le compt e du Consilium. Voir Le Sel de la ferre 54, p. 84. RECENSIONS 175

    les autres rites orientaux que nous citons             tous catholiques, et le rite en question
                                                                                                         est
    mentionneraient aussi le « Saint-Esprit »
                                                           parfaitement catholique.
    (dans d’autres endroits de la prière).
                                                              Chez les coptes, il y a des hérétiques et
          Cet argument n’en est pas un: le rite            des catholiques, comme dans la plup
                                                                                                    art
    romain ancien ne mentionne pas non plus
                                                           des églises d'Orient (les maronites étant
    le «Saint-Esprit » dans les paroles essen-             précisément       une   exception).   Mais    ils
    tielles qui suffisent à la validité du rite.
                                                           utilisent les mêmes rites : le rite copte est
    Ce qui importe n'est pas d'employer ou
                                                           donc aussi catholique.
    non       Le   mot      « Saint-Esprit»,       mais
    d'exprimer       clairement      la    grâce    de                               *

    l'épiscopat.

      — Le Dr Rama Coomaraswamy pré-                         On reproche à dom Botte d’avoir com-

   tend encore trouver une contradiction                  paré la prière de consécration épiscopale

   entre le fait de reconnaître un sacrement              dite d'Hippolyte, qui a servi à faire le
   valide en soi (comme le faisait Mgr Le-                nouveau          rite,    avec     «un        rite
   febvre pour la nouvelle messe) et le refus             d’ordination » du patriarche maronite, En
   de l'utiliser.                                         effet, dit-on,celui qui est choisi pour
         La réponse est simple: un sacrement              devenir patriarche est déjà évêque et par
   peut être valide mais illicite (ce qui est le          conséquent il s’agit dans ce dernier cas

   cas ici, comme pour la nouvelle messe).                d'une simple institution et non pas d’un
                                                                                                   e

ES

   De plus il peut être valide « en soi », c’est.         ordination.

PAG

   à-dire tel qu'il a été promulgué par Rome                 IL est fort probable que cette objection

PRE

   dans sa version latine officielle, et être             lui a été faite lors des discussions au
   invalide pour beaucoup d’autres raisons                Consilium,  mais nous n'en .avons pas
   dans les adaptations qui en sont faites.               trouvé trace. Voici comment il nous sem-

  Ainsi,  on peut penser que bien des                     ble qu'il aurait pu répondre :
  nouvelles messes sont invalides, même si                   La coutume de choisir les patriarches
  le rite en soi est valide.                              parmi les évêques est relativement
                                                                                             ré-
                                                          cente dans l'Église. Pendant des siècles,
     — En conclusion, le Dr Rama Cooma-
                                                          du fait que l'évêque est en quelque sorte
  raswamy maintient son verdict et déclar
                                                     e    marié avec son Église, on a considéré
  que Paul VI «a, pour quelque étrange
                                                          qu'il fallait éviter de changer un évêqu
                                                                                                   e
  raison, choisi de prendre sa phrase dou-
                                                          de siège, même pour faire un patriarche.
  teuse [le passage essentiel à la validité du
                                                          On choisissait donc un clerc qui n'était
  rite] chez les coptes qui sont monophysi-
                                                          pas évêque pour remplir ce siège. Cela se
  tes,     comme      le    sont   les    maronites-      faisait aussi pour le pape, évêque de
  jacobites 1». Dans une note, il prétend
                                                          Rome et patriarche de l'Église latine,
  distinguer les maronites de l'Ouest qui
                                                            On comprend dès lors qu'il y ait eu
  seraient catholiques et ceux de l'Est qui
                                                          une cérémonie particulière pour sacre
                                                                                                r le
  seraient hérétiques (jacobites).
                                                          patriarche (ou le pape) comme évêque
                                                                                                   de
     En réalité l'église maronite fait partie
                                                          sa ville patriarcale et l'instituer dans sa
  des syriens d’Antioche, donc de l'église
                                                          charge.   Plus     tard,    lorsqu'on   prit
  syrienne d'Occident. Les maronites sont
                                                          l'habitude de ne choisir comme patriar-
                                                          che (ou comme pape) que des évêques, la
         1 — « He chose to take this dubious phrase
  from the Copts who are Monophysites as are the
  Marionite-Jacoobites. »

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cérémonie se perdit, ou du moin s perdit Rore 3 prétend que le père Lécuyer sa valeur consécratoire 1, au- rait été un’ hérétique «onctioniste 4» En ce qui concerne le sacre du patr et iar- que son intention hérétique (intention che maronite, le rite est pratique ment le cachée, différente de l'intention publ ique, même que celui du sacre d’un évêque. La mais que Rore a découverte !) rend rait le différence principale réside préc isément rite invalide. clans la prière consécratoire. Dans le cas Mais il faudrait montrer que le du père patriarche, une rubrique dit qu’on Lécuyer était vraiment hérétique sur doit remplacer la prière ordinair ce e par une point, et que son hérésie, communiq prière «tirée de Clément». uée Il s'agit de aux autorités romaines qui ont publ ié le saint Clément de Rome, auquel le Pontifi- rite, rend ce dernier invalide. cal maronite attribue cette prière 2. Cette prière, toujours conservée — Quant à l’hérésie du père Lécu dans yer, le rituel, n’a plus aujourd'hui une Rore pense l'avoir découverte dans valeur deux consécratoire quand elle est récitée sur un articles datée de 1952 et 1953 5.

candidat déjà évêque. Mais elle l'avait Examinons une phrase qui, selon Rore, autrefois, quand elle l'était sur un candi- exprime l'hérésie onctioniste :

dat non évêque. On peut donc, semble-t-il distinguer î Ce n'est pas la seule prière dans le sa- dans la vie de Jésus deux communications cre épiscopal qui aurait ainsi perdu sa ou manifestations successives 6 de la valeur consécratoire, s'il est vrai, grâce sacerdotake, l'une ayant lieu comme au certains le pensent, que la prière moment même de l'incarnation, l'autre «La grâce divine », qu’on retrouve dans tous au Jourdain ; c'est à cette dernière que se les rites orientaux constituaient rattache la grâce de l'épiscopat 7. primiti- vement la formule sacrame ntelle (voir Dam Botte, L'Orient Syrien, vol. 3 — Notitiæ — Memorandum ex « Rore T1, p- 285- » 296). tomo II, texte composé par un soi-d isant COMITÉ INTERNATIONAL DE RECHERCHES SCIENTIFIQUES SUR LES ORIGINES ET LA VALIDITÉ DE PONTIFICALIS ROMANI, dispo ni- ble aux éditions Saint-Rémi à Cadillac. 4 — Rore entend par là que le Chris t 1 — Chez certains orientaux, com n'aurait pas eu l'onction qui le faisait gran me les d- nestoriens, on continue de répéter l'entière prêtre avant son baptême au Jourdain. consécration épiscopale pour 5 — Père Joseph LÉCUYER, « La grâce instituer un de patriarche : voir Henricus DENZING l'épiscopat », Revue de sciences philosophiq ER, Ritus ues orientalium coptorum, syrorum et armenorum et théologiques, trimestre 1952, p- 389-417. in administrandis sacramentis, — Père Joseph LÉCUYER, « Épiscopat +2, Graz, et Autriche, 1961, p. 77. presbytérat dans les écrits d'Hippolyt e de 2— C'est aussi à saint Clément qu'o Rome, Recherches de science religieuse, n at- t. 46, tribuait les Constitutions apostolique n°1, janvier-mars 1953, p. 30 et sq. s (dans l'édition de Migne, c’est dans le tome 6 — Or Rore aurait dû avoir l'esprit aler- relatif à Clément de Rome qu'on trouve ces Cons té par les mots que nous avons mis en ti- itali- tutions). Or les Constitutions ques. : apostoliques donnent une prière 7 — Père Joseph LÉCUYER « Épiscopat consécratoire pour et l'évêque, qui ressemble fort à la prière presbytérat dans les écrits d'Hippolyt e de consécratoire du rite copte (voir Rome, Recherches de science religieuse, Le Sel de Ja t. 46, terre 54, p. 126 et sq.). Par où l'on voit que n° 1, janvier-mars 1953, p. 41, note 37. tant le rite copte que le rite maronite pou- vait prétendre (à tort ou à raison) se référer au troisième successeur de saint Pierre. RECENSIONS ; 177

   Il y aurait là une erreur 1 si
                                          le père Lé-       seulement lui reprocher

cuyer entendait par Ià de trop insister que le Christ aurait sur le caractère nouveau de reçu une grâce ou « l'onction » un caractère qu'il ne lors du baptême de Notre-S possédait pas auparavan eigneur Jésus- t. Christ par saint Jean-Baptiste 4 alors Mais, de fait, le père Léc uyer lui-même qu'en réalité il ne s’agit que rejette une telle interpr de la mani- étation peu aupa- festation d’une grâce déjà exis ravant (nous tante. soulignons en italiques le passage principal) : — Mais ce n’est pas tout : il aurait fallu Ajoutons que POuUrT notre que le père Lécuyer ait auteur, communiqué son comme pour Îrénée, il hérésie supposée à ceux qui n'est aucunement ont fait le question de mettre en dou te le caractère nouveau rite et à ceu x qui l'ont promul- divin ou royal de Jésus avant son bap- gué. tême par Jean ; Irénée à réfu té les affir- Or le père Lécuyer ne fais mations des nostiques (Hær,. [IL XI, ait pas en- 2-3) ; Hippobre défend contre les héréri. core partie du Cætus qui a élaboré je rite

  ques de son temps la divinité                            quand celui-ci a présenté
                                                                                          le nouveau tite
                                de Jésus
  (voir A. D'ALËS, La théologie de                         pour   être   approuvé     par      le       Consilium.
                                               saint
  Hippolyte, Paris, 1906, P                                Donc il n’a pu communiq
                            25-27). Au                                                  uer son inten-
  baptême, il s'agit donc d'une ma                         tion hérétique à ceux qui l'on
                                   nife          sta-                                      t élaboré.
  tion d'un caractère ant                                     Aurait-il communiqué son
                                  érieurement                                                   intention
  possédé ; telle était déjà la pen                        hérétique à ceux qui ont
                                    sée de Mé-                                           promulgué le
  liton de Sardes 2.                                      rite ? On voit mal comme
                                                                                     nt il l'aurait fait,
Dans l’autre article, celui                               puisque cette intention hér
                            de 1952, le                                                 étique était, au

père Lécuyer cite un text dire même de Rore, cach e du concile ée : tellement d'Éphèse incompatible avec cachée que le cardinal Ott aviani et le père l'hérésie onctioniste: «Si Tromp avaient chargé le pèr quelqu'un dit que ce e Lécuyer de n'est pas le Verbe de Dieu lui-m rédiger le chapitre sur l'ép ême qui a iscopat dans le été fait notre grand prêtre et schéma sur l’Église pré notre Apôtre, paré pour le lorsqu'il se fit chair et concile Vatican Il par la homme comme commission de nous... qu'il soit anathè me » [DS 122]. L'«hérésie onctioniste » Seigneur, écrit: « Notre-Seigneur Jésus- du père Lé- Christ reçut visiblement Fonction cuyer est loin d'être pro uvée 3, On peut de l'Esprit-Saint par laquelle il fut consacré Roi-Messie. » (La sainte Bible , Évangile selon 1 — Le fait que Notre-S saint Matthieu, avec commen eigneur ait eu, taire de L'abbé L.- dès sa conception, une plén CI Fillion, Lethielleux, Pari itude de grâce s, 1878, p. 79.) telle qu'elle ne pouvait 4 — Il est vraisemblable que augmenter est la le père Lé- thèse commune. Le nier serait une erreur, cuyer exagère la nouveauté de la mais il ne semble pas « deuxième onction » parce qu'i que ce serait une l veut prou- hérésie au sens précis du mot ver la différence entre le . } caractère simple- 2 — Père Joseph LÉCUYE ment sacerdotal et le cara R « Épiscopat et ctère épiscopal : le presbytérat dans les écrits premier caractère d’Hippolyte de aurait été donné Rome, Recherches de scie aux nce religieuse, t. 46, apôtres à la Cène et le seco nd à la Pente- n°1, janvier-mars 1953, p.3 côte; on trouverait, dit- 7, note 31. il, une différence 3 — On trouverait chez analogue chez Notre-Seign des auteurs non eur avec la pre- suspects des expressions mière onction lors de semblables à celle son incarnation et la du père Lécuyer. Par exe seconde lors de son bap mple, l'abbé Fil- tême. On voit de lion, dans son grand suite que l'analogie ne mar commentaire de che pas bien, du l'Évangile de saint Matthie fait que la deuxième onc u, au sujet de la tion de Notre- descente du Saint-Esprit Seigneur ne lui confère rien sous forme de de réel. colombe lors du baptême de Notre- 178 LECTURES

théologie 1; tellement cach ée qu'il n'en transpire pas un mot dan s les archives du — À la page 112 il faut lire : Cætus qui a rédigé ce nou veau rite, ni dans aucun texte qui nous En résumé, l'imposition reste. Seul Rore de lévangéliaire /et non pas : « l'impositi a eu Connaissance (après une investiga- on des mains »/ sur la tête de l'ordinan tion digne d’Arsène Lupin) de cette inten- d pendant la consécration épiscopale est tion hérétique... une Pratique qui existe encore actuelleme nt — Ces deux impossibilités qui dans les rites orientaux, et qui s'est prati- se cumu- lent ne sont quée à Rome autrefois. pas les seules difficultés qu'on peut opposer à l'explication de Les lecteurs attentifs auront fait d’eux- Rore. Mais cela suffit Pou r montrer que mêmes la correction de cette faute due à les collaborateurs de Rore ont davantage un lapsus calami. de talent pour le roman que pour la théo- logie.

                                                          Cagin), donne «quem » et non pas
                                                                                                 « quam »
   Notre article ayant été pas                            (de même dans le texte donné
                           sé au peigne                                                         par J.-M.

fin, On nous signale deux « erra JANSSENS, La Liturgie d'Hippolyte, ta » : t. 1, Rome, 1959, p. 118 freprint ESR, 2005 ]. Même si — À la page 102, ligne “qua » est meilleur, nous 16 du tableau, ne voyons pas colonne 4 (ainsi qu'à la pag de difficulté à admettre un « quem e 125, ligne 5, »: le Saint-Esprit a bien été envoyé par colonne 2), il faut lire : le Père (et le Fils en tant que Dieu) à l'hum anité de Quam Let non pas quem] tradidist Notre-Seigneur Jésus-Christ (le Fils i dilecto en tant qu'homme), — Le Testament était Filio tuo, Domino nostro Jesu Christo ; originel- lement en grec (JANSSENS, P. 71) : toute la Nous avions suivi le text littérature de nos adversaires sur le sens e donné par et le genre des mots syriaques nous dom Cagin, mais la version paraît de Denzinger dépourvue d'intérêt. — Nous ne répon- est plus fidèle à l'original syriaque. drons pas au reproche qu'ils nous font L'antécédent de « quam » est d'avoir fait un «réaménagement « gratiam arbitraire et intelligentiam Spiritus ui du rite maronite»: nous avons suivi principalis » : le tableau fait par dom Cagin, en supp c'est la grâce qui fait l'évêque rimant . les lignes qui ne contiennent pas Dans le rite de Paul VE la form les passa- ule cor- ges Correspondant au texte d’'Hippolyte, respondante « quem dedisti comme tout le monde peut cons dilecto Filio tuo tater. Par lesu Christo » à pour antécédent « Spiri ailleurs, nous avons donné en tum annexe les textes complets des rites coptes principalem » dont nous avons expliqué et maroni- tes, si bien que tout lecteur peut (p. 107) que le sens est: «le voir les don du Saint- Passages que nous avon s supprimés dans le Esprit qui crée l’évêque ». tableau comparatif. Nos adversaires ont On voit donc que les deu beaucoup d'imagination, x rites ont la à défaut même signification, et que cela apparaît d'arguments sérieux. — Puisqu'il s sont si attentifs aux variantes, nous même mieux encore quand on resti leur signalons tue la au passage que, dans plusieurs textes, vraie leçon (quam au lieu de quem on ) 2. trouvait « flore » au lieu de «ror e» dans le tite romain Nous conseillo ns donc au 1— Voir Le Sel de la terr « Comité international de recherch e 29, P- 36. es scienti- 2 — Notons que le Test fiques etc. » de changer le titre de leur amentum Domini pu- Nostri Jesu Christi que nous avons repro blication en Flore au lieu de Rore : cela duit met- dans notre article, p. tra au moins 124-126 (d’après dom un peu de poésie, à défaut d'autre chose. RECENSION RS S T 179 T

     D'autres objections
                           faites contre notre
                                                               té. Une telle démonstra
  article concernent l'or                                                                   tion ne nous paraît
                          igine incertaine de
                                                               pas possible.
  la prière d'Hippolyte
                                  et certaines affirma-
  tions   de   dom       Botte    qui   montrent son
                                                                  Notre conclusion dem

Progressisme et son manque de eure donc: les compé- objections faites par tence théologique. les partisans d’une invalidité systémati Nous avons déjà répon que du nouveau rite du d’avance : sont sans valeur pro bante. — En ce qui concer ne l'origine de la Évidemment, ce n'est pas à nou prière dite d'Hipp s de olyte, qu’elle soit Porter un jugement de définitif sur la val idi- lui, de saint Clément té d’un rite: ce jugem de Rome (voir la ent ne peut être note 2 ci-dessus) émis que par ceux qui ou d’un autre au teur, ont l'autorité dans peu importe: le seu l'Église. Mais nous l fait qu'elle ait été Pouvons estimer reprise par deux rite qu'aucune preuve sér s catholiques (ce qu ieuse n’a été appor- i avait complètement tée contre sa validité 1, échappé au Dr Coo- même si de nom- Maraswamy et à ses partisans) breux arguments milite suffit à nt contre sa légi- faire tomber les objec timité 2. tions faites contre sa validité, Il faudrait que les adversaires de la validité montrentque la prière Fr. Pierre-Marie O.P. d'ordination de Paul VI diffère substan- tiellement des deux rite s en question, ce qu'ils n’ont pas réussi 1— Nous répétons à faire. que nous ne jugeon ici que du rite tel qu'il s a été publié en latin — Quant aux comme par le Vatican. Nous ntaires plus ou ne jugeons pas de moins extravagants toutes les réalisation faits Par dom Botte, s Pratiques qui var ient NOUS en avons cité à l'infini dans la religion s nous-même plu conciliaire. sie urs dans 2 — En soi, un cha notre article. ngement de rite est . Cela n'aurait toujours possible par d'influence sur le rite l'autorité compétente. que si dom Botte en Mais cela reste délica t, surtout en période avait été l'auteur. Or de trouble. Dans le cas , de fait, il a repris présent, l'abandon une prière déjà exista de la prière consécrat nte, oire du rité romain Sans doute y a-til eu pour celle d'un rite quelques correc- «oriental» ne nou s semble pas avoir de tions de détail, mais raison suffisante. San il faudrait pouvoir s parler des autre parties montrer que celles du nouveau rite, -ci touchent à la dont on pourrait montrer validi. les déficiences. TABLE DES ARTICLES DU NU MÉRO 56

                           ÉDITORIAL

Marcel CHAPPE Esclaves de l’islam (Le P. Le Vacher et les esclaves au XVII siècle)... 84 Christian LAGRAVE Les hommes et les œuvres de la gnos e contemporaine 95 LECTURES Documents — Quand un libéral devient pape (Mer LEFEBVRE, Rennes, 1975 ). — L'effacement de Mgr Marcel Lefebvre (Mgr WILLIAMSON — Credidimus cariteti : La charité de Mgr Lefeb vre (abbé Jean VIOLETTE)..... — Le discours papal du 22 décembre 2005 (abbé Peter SCOTT)............ :

Recensions . — Portrait du cardinal Ratzinger c u — À propos du nouveau rituel de cons écration épiscopale. — Le droit objectif dans Dignitatis huma næ — Blood on the altar

                             Vos estis sal terre
                         Vous êtes le sel de la terre
                                  Mt 5, 13

N° 56 m PRINTEMPS 2006

INTELLIGENCE DE LA FOI B'ABONNEMENT 48 € = 280 F ICE NUMÉRO 14 € —90F MISSN 1168-4763