CIRS — Comité international Rore Sanctifica · communique · 21 juin 2006

RORE 2006 06 21 FR Communique Le Consilium rejette Rore Sanctifica

Post-Vatican II etude-privee
Version unique

http://www.rore-sanctifica.org Communiqué du 21 juin 2006

                                                                   Communiqué

                                               Le Consilium rejette Rore Sanctifica




                      « Le rejet protestant de Rore Sanctifica par le Consilium »

Dans les archives du Consilium qui supprima le rite latin de consécration épiscopale, en place depuis plus de 17 siècles, et précisé par Pie XII en 1947, figure un document intéressant. Il concerne une prière eucharistique. Le terme Rore Sanctifica y figure.

Rappelons que la forme essentielle du rite, telle qu’identifiée par Pie XII, est la suivante :

     « Comple in Sacerdote tuo ministerii tui summam et ornamentis totius glorificationis instructum
     coelestis unguenti rore sanctifica »1 Rite latin (utilisé en 1988)

Cette forme essentielle figure déjà dans un manuscrit d’avant l’an 300, tel qu’en témoigne l’ouvrage de Dom Martène, un savant bénédictin qui publia eu début du XVIII° siècle (lire la page 24 du tome I de Rore Sanctifica publié en début août 2005).

1 Traduction : «Réalise en ce prêtre la perfection de ton ministère, revêts-le des ornements de toute ta gloire et sanctifie-le de la rosée de ta céleste onction»

Page 1 sur 4 http://www.rore-sanctifica.org Communiqué du 21 juin 2006

Elle fut encore utilisée par Mgr Lefebvre le 30 juin 1988 à Ecône pour les sacres des abbés Fellay, de Galaretta, Tissier de Mallerais et Williamson.

Cette forme essentielle satisfait les deux critères de validité sacramentelle intrinsèque requis pour la forme essentielle de la consécration sacramentelle des évêques, tels que définis infailliblement dans la Constitution Apostolique Sacramentum Ordinis par Pie XII le 30 novembre 1947, à savoir l’expression UNIVOQUE du pouvoir d’Ordre et de la grâce du Saint-Esprit. Dans ce texte revêtu des notes de l’infaillibilité du Magistère Pontifical, ce Pape proclame en effet en outre l’exigence de l’univocité de la forme essentielle de la consécration épiscopale requise pour les paroles exprimant les deux effets sacramentels :

     « …paroles qui signifient d'une façon univoque les effets sacramentels, à savoir le pouvoir d'ordre et
     la grâce de l'Esprit-Saint, paroles que l'Eglise accepte et emploie comme telles. » Pie XII,
     Sacramentum Ordinis, 1947.

                            CRITERES de Pie XII               Rite romain (depuis plus de
                                                               1700 ans) – Pie XII - 1947
                         EXIGENCE n°1 DE PIE XII                           OUI
                       Signification univoque d’un effet   Comple in Sacerdote tuo
                       sacramentel : le pouvoir d’ordre    ministerii tui summam
                         EXIGENCE n°2 DE PIE XII                           OUI
                       Signification univoque d’un effet   et ornamentis totius glorificationis
                       sacramentel : la grâce de           instructum coelestis unguenti
                       l’Esprit-Saint                      rore sanctifica
                                CONCLUSION                    Rite valide de consécration
                                                                       épiscopale

En effet, la forme répond aux deux critères exigés par Pie XII pour la validité de la manière suivante : ƒ Signification univoque du pouvoir d’ordre (potestas ordinis) épiscopal qui correspond à la plénitude du Sacerdoce. ƒ Signification univoque de la grâce du Saint-Esprit : « sanctifie par la rosée… » Rore Sanctifica Et en 1967, un Père réformateur exprime son rejet de cette expression qui réapparaît dans une prière eucharistique. Le verdict tombe, il est typiquement protestant : « non est formula biblica », ‘ce n’est pas une formule biblique’. Nous connaissons le principe protestant de Sola scriptura

Page 2 sur 4 http://www.rore-sanctifica.org Communiqué du 21 juin 2006

Un tel contexte protestantisé a rendu possible la manipulation issue des milieux onctionnistes et qui consista à supprimer le rite latin de consécration épiscopale, et à le remplacer par un rite artificiel. C’est ainsi que ces Pères imprégnés d’esprit protestant, qui n’accordaient de la valeur qu’à ce qui était biblique, rejetant la Tradition, furent très réceptifs à se laisser tromper par la forme de substitution qui leur fut proposée, à savoir une prétendue Tradition apostolique fallacieusement attribuée à Hippolyte de Rome, alors même qu’il s’agissait : ƒ D’un extrait des Constitutions de l’Eglise égyptienne, pays de la gnose d’Alexandrie ƒ D’une création faussement scientifique, lancée par un moine anglican (Dom Connolly) et un luthérien (Schwartz), et entretenue pendant plus de 50 ans, au mépris des contestations scientifiques qui s’accumulaient (Jean Magne, etc.) ƒ D’un « essai de reconstitution » par Dom Botte d’un « fatras de compilation » donnant lieu en 1963 à rite « antique » qui n’a rien à faire avec la tradition romaine antique

En 1975, Jean Magne allait, par sa thèse de doctorat, démonter cette imposture vieille d’un demi-siècle. Il lui attribuera le nom de « Diataxeis des saints apôtres », et il y voit un texte composite formé de strates successives, sans auteur unique.

Puissent ces documents faire prendre conscience de l’énorme attentat contre les Saints Ordres catholiques que représenta Pontificalis Romani (1968) présenté par le Père Lécuyer en salle de presse du Vatican et promulgué par Montini-Paul VI.

Le précédent fac-similé au sujet du ‘non est formula biblica’ est extrait du Schemata n.218 daté du 13 avril 1967 ci-dessous :

Page 3 sur 4 http://www.rore-sanctifica.org Communiqué du 21 juin 2006

Ainsi nous constatons que le Père Pierre-Marie d’Avrillé partage, mais pour d’autres raisons, le même rejet de Rore Sanctifica qui fut celui du Consilium de Montini-Paul VI, d’Hanibale Bugnini, de Dom Botte et du Père Lécuyer. Le dominicain d’Avrillé est en possession depuis août 2005 des mêmes archives du Consilium. Qu’en a-t-il fait ? A la lecture des articles des n°54 et 56 du Sel de la terre, il semble désormais établi que ces questions sont hors de portée des compétences liturgiques, historiques et théologiques du Père Pierre-Marie d’Avrillé.

                                                                        Comité international Rore Sanctifica

  Fin du communiqué du 21 juin 2006 du Comité international Rore Sanctifica

Ce communiqué peut être téléchargé depuis le site http://www.rore-sanctifica.org

Page 4 sur 4