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Réfutation du faux argument du rite Copte de l’abbé Alvaro Calderon (FSSPX – La Reja) qui invente les sophismes du « formalisme-effectif » sacra- mentel et du « parallélisme sacramentel à la majorité »
Réfutation de l’article « Sont-ils évêques ? » (SdT – n°58 – octobre 2006) signé par l’abbé
Calderon et publié par le Père Pierre-Marie de Kergorlay, Directeur du Sel de la terre
(SdT), et auteur de la vulgarisation (SdT, n°54 – novembre 2005) de la pseudo-
« démonstration » de la prétendue validité sacramentelle du nouveau rite établie par
Dom Botte-Lécuyer en 1967
Sans aucune argumentation théologique nouvelle ni réfutation des arguments déjà publiés, le professeur du Séminaire dirigé par Mgr Williamson (ancien anglican – variante méthodiste) cherche à abuser un public non averti en prétendant avoir réfuté l’invalidité sacramentelle intrinsèque de la forme du nouveau rite de consécration épiscopale (Pontificalis Romani, 18 juin 1968)
L’abbé Calderon se désolidarise d’une partie des arguments du Père Pierre-Marie Ce texte de 6 pages du n°58 Sel de la terre, ne constitue en rien une étude théologique sérieuse et digne d’intérêt. Se désolidarisant du Père Pierre-Marie d’Avrillé sur l’emploi du pseudo argument du rite non sacramentel du Patriarche Maronite, il se replie derrière le dernier paravent du rite sacramentel épiscopal Copte, mais au prix
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d’une opposition manifeste au Magistère catholique infaillible (Pie XII, Léon XIII, Conciles d’Asie Mineure,…), allant même jusqu’à violer le texte de Paul VI lui-même qui définit précisément sa nouvelle pseudo-« forme sacramentelle essentielle épisco- pale » et dans une fuite en avant (« il faudrait étudier le rite complet »), sans citations ni références, ni précision mais formules vagues et ramassées. • Un article de « colmatage » médiatique par l’abbé Calderon, et non pas une véritable étude théologique digne d’un clerc de la FSSPX • L’article de l’abbé Calderon marque un tournant, car il se désolidarise du Père Pierre-Marie et il fait à l’abbé Cekada une concession qui conduit à accuser Montini-Paul VI de mensonge • L’abbé Caldron endosse la pseudo- « démonstration » par « analogie » prétendue avec les rites orientaux, méthode forgée par les révolutionnaires liturgiques de 1968 • A l’encontre du magistère Pontifical infaillible (Léon XIII, Pie XII), l’évocation réitérée de la thèse du Chanoine Berthod sur la prétendue non-sacramentalité de l’épiscopat catholique • L’abbé Calderon s’oppose à l’application de la méthodologie d’examen de la validité intrinsè- que énoncée par le Pape Pie XII • Cette méthode de prétendue « ressemblance » s’oppose à la méthode d’examen de validité intrinsèque de la forme sacramentelle essentielle définie par le Pape Pie XII • L’abbé Calderon ne cite à aucun moment l’objet de la controverse : la nouvelle pseudo-forme sacramentelle essentielle • L’abbé Calderon tente d’enfermer l’abbé Cekada dans un faux dilemne • L’usage implicite du faux principe sophistique et révolutionnaire de la « ressemblance » des rites • La substitution de l’expression moderniste « phrase formelle-effective » à l’expression « forme sacramentelle essentielle » du Magistère catholique • La première option du faux dilemme : la prétendue validité sacramentelle d’une forme essen- tielle « ambiguë » dans le nouveau rite • La deuxième option du faux dilemme : la prétendue validité sacramentelle du nouveau rite épiscopal de Montini-PaulVI sauvée par son contexte en dépit l’« ambiguïté »de sa forme sa- cramentelle essentielle • L’abbé Calderon invente le sophisme du « parrallélisme sacramentel à la majorité » • Un aveu de taille de l’abbé Calderon : la signification exigée de la postestas ordinis épiscopale est bien absente de la nouvelle préface, mais doit être recherchée dans « le rite complet » • La citation de Léon XIII faite par l’abbé Calderon se retourne contre lui, car l’intention des réformateurs liturgistes modernistes de 1968 est publiquement anti-catholique • Un travail de l’abbé Calderon à 50% : une déontologie théologique très défaillante : l’abbé Calderon laisse la moitié des objections publiques sans réponse • Les deux arguments de l’abbé Cekada que l’abbé Calderon a pris soin d’ignorer : la non- fiabilité des versions latines du rite épiscopal copte et l’absence de mention du pouvoir d’ordre (potestas ordinis) par Dom Botte • L’expression Summum sacerdotum externe à la forme essentielle ne peut suppléer à l’insuffisance de celle-ci • L’invocation à Mgr Lefebvre qui masque la manipulation dont fut victime l’archevêque • Une pièce historique des archives du Consilium en date du 31 mars 1967 contredit le Sel de la terre : l’intention des réformateurs de 1968 de rendre le nouveau rite de consécration épisco- pale invalide • Les archives du Consilium trahissent la volonté de Dom Botte (responsable du Groupe 20) de supprimer la signification de la transmission du Sacerdoce par un évêque
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Voici une perle qui restera dans les annales de l’histoire de la Tradition catholique et de sa ré- action à la révolution au sein de l’Eglise depuis Vatican II : « La théologie est rigoureuse, mais elle est un piège pour les esprits trop rigoureux (d’une rigueur mathématique) » Sel de la terre, automne 2006 n°58, page 212 C’est donc par l’invocation impudique de tels principes que depuis des décennies, les domini- cains d’Avrillé, fils auto-proclamés de Saint Thomas d’Aquin, pourtant lui-même auteur de la Somme théologique, modèle de rigueur intellectuelle, de logique précise et contraignante, de respect scrupuleux, exigeant et nuancé de la vérité, que ces fils - d’une filiation spirituelle toute de revendication - sont parvenus à masquer aux fidèles catholiques la réalité non- sacramentelle d’une Eglise conciliaire, dépourvue désormais de clergé sacramentellement valide et devenue similaire à la secte Anglicane. 39 ans d’occultation délibérée et de négation obstinée de la réalité de la question auront ainsi permis quasiment d’achever l’éradication biologique silencieuse de la Succession apostolique de rite latin sur terre, alors que dans le même temps des agents modernistes in- filtrés au sein de la Tradition catholique ont préparé la chute final du seul bastion internatio- nal du Sacerdoce latin sacramentellement valide – la FSSPX - dont les chefs religieux craintifs esquivaient déjà tout combat doctrinal décisif, à grands renforts de sophismes et de faire-valoirs autoritaires et prétentieux, d’une compétence théologique le plus sou- vent très approximative et incertaine.
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Table des matières
1 Quelques remarques préliminaires tirées de notre réfutation de l’article de l’abbé Calderon paru dans le Sel de la terre n°58................................................................................. 6 2 Un tentative de « colmatage » médiatique de la pseudo « démonstration » déjà ruinée, signée par le Père Pierre-Marie de Kergorlay o.p. ..................................................................... 7 2.1 Une forme valide immémoriale, confirmée infailliblement par Pie XII en 1947, totalement remplacée en 1968 par un texte artificiel et disqualifié par les spécialistes de la paléographie religieuse........................................................................................................... 7 2.2 Une tentative de justification de la prétendue validité sacramentelle extrinsèque du nouveau rite par l’invocation de deux textes orientaux.......................................................... 7 2.3 L’examen de la validité intrinsèque de la forme sacramentelle essentielle en elle- même, par rapport aux deux critères fixés par Pie XII. Aucun des deux critères n’est satisfait. .................................................................................................................................. 9 2.4 La chronologie du débat sur l’invalidité sacramentelle du nouveau rite épiscopal et les variations des Dominicains d’Avrillé sur le sujet........................................................... 11 2.5 Le contexte de l’entrée en lice du « poulain » de Mgr Williamson : l’abbé Calderon 13 3 Le Sel de la terre récuse l’analyse rigoureuse de l’invalidité sacramentelle, déclarant cette rigueur antinomique de la « science théologique » ......................................................... 15 4 L’abbé Calderon endosse la pseudo-« démonstration » « par analogie » prétendue avec des rites orientaux..................................................................................................................... 16 5 L’abbé Calderon désavoue le Père Pierre-Marie sur la validité de la prétendue « Tradition apostolique » et donne raison à l’abbé Cekada..................................................... 17 6 L’abbé Calderon évite de se solidariser avec le Père Pierre-Marie sur le recours au rite du Patriarche Maronite .................................................................................................................. 18 7 L’abbé Calderon tente, en ultime recours, de s’appuyer sur le rite sacramentel épiscopal Copte en dépit des nombreuses réfutations décisives déjà publiées ........................................ 19 8 A l’encontre du magistère Pontifical infaillible (Léon XIII, Pie XII), l’évocation réitérée de la thèse du Chanoine Berthod sur la prétendue non-sacramentalité de l’épiscopat catholique ................................................................................................................................. 20 9 L’invention du sophisme « formel-effectif » afin d’éliminer le concept catholique traditionnel de la « forme sacramentelle essentielle » ............................................................. 22 9.1 Rappel de la forme essentielle du nouveau rite de consécration épiscopale............ 22 9.2 Le cadre méthodologique de « ressemblance » de l’abbé Calderon ........................ 23 9.2.1 L’abbé Calderon adopte la méthode d’examen de la validité sacramentelle par « ressemblance » .............................................................................................................. 23 9.2.2 La méthode de validité sacramentelle par « ressemblance » a été forgée et appliquée par les réformateurs liturgistes modernistes de 1968 ...................................... 23 9.3 L’abbé Calderon s’oppose à l’application de la méthodologie d’examen de la validité intrinsèque énoncée par le Pape Pie XII.................................................................. 24 9.3.1 Cette méthode de prétendue « ressemblance » s’oppose à la méthode d’examen de validité intrinsèque de la forme sacramentelle essentielle définie par le Pape Pie XII24 9.3.2 Les 2 critères de validité de la forme sacramentelle essentielle définis par le Pape Pie XII ne sont pas facultatifs, ils doivent être appliqués à la pseudo-forme sacramentelle essentielle définie par Montini-Paul VI lui-même.................................... 24 9.3.3 L’abbé Calderon ne cite à aucun moment l’objet de la controverse : la nouvelle pseudo-forme sacramentelle essentielle........................................................................... 25 9.3.4 L’invention par l’abbé Calderon d’une innovation : le concept de « phrase formelle-effective »........................................................................................................... 26
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9.3.4.1 L’abbé Calderon tente d’enfermer l’abbé Cekada dans un faux dilemne .... 26
9.3.4.2 L’usage implicite du faux principe sophistique et révolutionnaire de la
« ressemblance » des rites............................................................................................ 27
9.3.4.3 La substitution de l’expression moderniste « phrase formelle-effective » à
l’expression « forme sacramentelle essentielle » du Magistère catholique ................. 27
9.3.4.4 La première option du faux dilemme : la prétendue validité sacramentelle
d’une forme essentielle « ambiguë » dans le nouveau rite........................................... 28
9.3.4.5 La deuxième option du faux dilemme : la prétendue validité sacramentelle
du nouveau rite épiscopal de Montini-PaulVI sauvée par son contexte en dépit de
l’« ambiguïté »de sa forme sacramentelle essentielle .................................................. 28
10 L’abbé Calderon invente le sophisme du « parrallélisme sacramentel à la majorité » .. 32 10.1 Face aux mentions précises des omissions essentielles du rite copte, l’abbé Calderon les élude par des généralités ................................................................................................. 33 10.2 Un aveu de taille de l’abbé Calderon : la signification exigée de la postestas ordinis épiscopale est bien absente de la nouvelle préface, mais doit être recherchée dans « le rite complet » .............................................................................................................................. 34 10.3 La citation de Léon XIII faite par l’abbé Calderon se retourne contre lui, car l’intention des réformateurs liturgistes modernistes de 1968 est publiquement anti- catholique ............................................................................................................................. 35 10.4 Un travail de l’abbé Calderon à 50% ....................................................................... 36 10.4.1 Une déontologie théologique très défaillante : l’abbé Calderon laisse la moitié des objections publiques sans réponse ............................................................................. 37 10.4.2 Les deux arguments de l’abbé Cekada que l’abbé Calderon a pris soin d’ignorer : la non-fiabilité des versions latines du rite épiscopal copte et l’absence de mention du pouvoir d’ordre (potestas ordinis) par Dom Botte........................................ 37 11 La conclusion de l’abbé Calderon d’autant plus assurée qu’elle n’est nullement fondée 38 12 L’expression Summum sacerdotum externe à la forme essentielle ne peut suppléer à l’insuffisance de celle-ci........................................................................................................... 41 13 L’invocation à Mgr Lefebvre qui masque la manipulation dont fut victime l’archevêque 43 14 Extrait des chapitres 6.2 et 6.3 de la Notitia VI – De Erratis au sujet de la satisfaction du rite Copte aux 2 critères du Pape Pie XII ................................................................................. 48 14.1 Le texte bohaïrique cité par Dom Lanne confirme la phrase exacte qui mentionne le pouvoir d’ordonner des prêtres ............................................................................................ 48 14.2 Le refus arbitraire du Père Pierre-Marie de reconnaître le pouvoir d’ordonner dans le rite copte ........................................................................................................................... 50 14.3 Signification de la gratia ordinis épiscopale dans la forme du rite Copte................ 52 14.4 Conclusion................................................................................................................ 52 15 Communiqué du CIRS du 25 avril 2006 – De Ritu Coptorum ........................................ 53 15.1 Une pièce historique des archives du Consilium en date du 31 mars 1967 contredit le Sel de la terre.................................................................................................................... 53 15.1.1 L’intention des réformateurs de 1968 de rendre le nouveau rite de consécration épiscopale invalide ........................................................................................................... 53 15.2 Développement......................................................................................................... 55 15.2.1 Les archives du Consilium trahissent la volonté de Dom Botte (responsable du Groupe 20) de supprimer la signification de la transmission du Sacerdoce par un évêque. 65 15.3 ANNEXE - Textes complets du rite copte : version du Denzinger et version tronquée du Consilium ......................................................................................................... 68
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1 Quelques remarques préliminaires tirées de notre réfuta- tion de l’article de l’abbé Calderon paru dans le Sel de la terre n°581 Nous n’avons pas trouvé un seul mot de l’abbé Calderon, ni des Dominicains d’Avrillé dans ces 6 pages sur :
- 1°) la « transitivité » hérétique anti-christ de la pseudo forme sacramentelle essentielle épiscopale de Montini-Paul VI (cf. Rore-Sanctifica Tome I et RS- Notitia IV), dénoncée par le CIRS dès le 02 août 2005 dans le premier Tome de Rore Sanctifica, paru aux éditions Sainte Rémi, alors que les rites orientaux SACRAMENTELS valides sont TOUS RIGOU- REUSEMENT EXEMPTS DE L’INFECTION DE CETTE « TRANSITIVITE » HERETIQUE (hérésie onctioniste ou adoptioniste), ainsi que les travaux du CIRS l’ont très précisément ex- plicité sur le site internet www.rore-sanctifica.org.
- 2°) l’hérésie anti-christ de l’« onctionisme accidentel » qu’elle manifeste, telle qu’explicitée par le Père Lécuyer, architecte et présentateur officiel du nouveau rite conci- liaire (cf. Rore-Sanctifica Tome I et RS- Notitia IV : De Spiritu Principali), dénoncée par le CIRS dès le 02 août 2005 dans le premier Tome de Rore Sanctifica, paru aux éditions Sainte Rémi.
- 3°) Les déclarations d’intentions officielles protestantes ET ANTICATHOLIQUES préalables à l’Osservatore Romano d’Annibale Bugnini Û, dit Buan de son nom de code maçonnique, Prêtre Lazariste Franc-Maçon, nommé par Montini-PaulVI Secrétaire Géné- ral du Consilium pour préparer ce nouveau rite : Le Franc-Maçon, prêtre lazariste, et liturgiste moderniste, Annibale Bugnini Û, nommé par Montini-Paul VI Secrétaire général du Consilium, c'est-à-dire Chef des équipes de « Réforma- teurs » liturgistes modernistes, avait en effet déclaré officiellement le 15 mars 1965 à l’Osservatore Romano, un an après l’institution du Consilium le 25 mars 1964, et plus de trois ans avant la promulgation de Pontificalis Romani le 18 juin 1968 : « Nous devons dépouiller nos prières Catholiques et la Liturgie Catholi- que de tout ce qui pourrait représenter l’ombre d’une pierre d’achoppement pour nos frères séparés, c'est-à-dire pour les Protes- tants »
Cf. sur ces points en premier lieu le tome 12 de Rore Sanctifica, la Notitia IV De Spiritu Principali3, la Notitia VI De Erratis4, la Notitia III De Ordinatione Patriarchae5
1 L’abbé Cekada a publié le 24 janvier 2007 une première réfutation de cet articulet de l’abbé Calderon dans sa réplique « Toujours Nul et toujours Vain » cf. http://www.rore-sanctifica.org/etudes/2007/RORE-2007-01-27- FR_AbbeCEKADAToujoursNul-ReponsesAuxObjectionsJanv2007FRANCAIS1.pdf 2 http://www.rore-sanctifica.org/etudes/2006/RORE-2006-03-17-FR-Rore_Sanctifica_Tome1.pdf 3 http://www.rore-sanctifica.org/etudes/2006/RORE-2006-08-05- FR_Rore_Sanctifica_III_Notitia_4_Les_Significations_heterodoxes_de_la_Forme_de_Montini_PaulVI_A.pdf 4 http://www.rore-sanctifica.org/etudes/2006/RORE-2006-07-15- FR_Rore_Sanctifica_III_Notitia_6_Refutation_brochure_Pierre_Marie_A.pdf 5 http://www.rore-sanctifica.org/etudes/2006/RORE-2006-06-13-FR_Rore_Sanctifica_III-Notitiae_3- Sacramentalite_des_rites_orientaux.pdf
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2 Un tentative de « colmatage » médiatique de la pseudo « démonstration » déjà ruinée, signée par le Père Pierre- Marie de Kergorlay o.p. Si nous voulons résumer en avril 2007 la question de l’invalidité sacramentelle du nouveau rite de « consécration » épiscopale, nous dirons ceci.
2.1 Une forme valide immémoriale, confirmée infailliblement par Pie XII en 1947, totalement remplacée en 1968 par un texte arti- ficiel et disqualifié par les spécialistes de la paléographie reli- gieuse. La forme sacramentelle essentielle du rite épiscopal latin immémorial, confirmée infail- liblement par le Pape Pie XII dans sa Constitution Apostolique Sacramentum Ordinis du 30 novembre 1947, a été remplacé à 100% par une nouvelle pseudo-forme sacramentelle essen- tielle épiscopale, promulguée par Montini-Paul VI au prix d’un énorme mensonge au- jourd’hui constatable par quiconque6, dans sa « constitution apostolique » Pontificalis Ro- mani du 18 juin 1968, nouvelle forme sacramentelle épiscopale en réalité totalement in- ventée et fabriquée par le trio diabolique Bugnini∴-DomBotte-Lécuyer7. Cette pseudo-forme sacramentelle essentielle épiscopale a été présentée comme issue de recherches scientifiques sérieuses qui auraient mis à jour l’antique forme primitive de la Tra- dition romaine. Cette dernière fut désignée, à tort, sous le nom de « Tradition apostolique » et fallacieusement attribuée à « Hippolyte de Rome ». Or, il n’en est rien : les travaux universitaires qui font autorité dans le monde des spécialis- tes de la pseudépigraphie et de la paléographie chrétiennes démontrent aujourd’hui qu’il s’agit là d’une escroquerie, et que les fragments d’où sont extrapolés ce nouveau texte, sont en fait des copies très difficiles à identifier (Document X selon Jean Magne, auteur d’une thèse de doctorat sur le sujet) et qui seraient probablement extraites d’un « fatras de compilations » connues sous le nom des « constitutions de l’Eglise égyptienne ».
2.2 Une tentative de justification de la prétendue validité sacramen- telle extrinsèque du nouveau rite par l’invocation de deux tex- tes orientaux Un premier texte de justificationa été tiré d’un rite Maronite invoqué, rite en réalité non sacramentel Pour justifier la validité sacramentelle de ce nouveau rite épiscopal, les réformateurs mo- dernistes du Consilium ont recouru à deux textes rituels orientaux. Le premier, la prière « dite de Clément », est repris du rite de l’intronisation du Patriarche maronite. Or il s’agit en fait, avec la plus grande certitude, d’une prière non sacramen-
6 Cf. http://www.rore-sanctifica.org/etudes/2007/RORE_Communique-2007-03-31- Le_Canon_75_des_Orientaux_1.pdf 7 Cf. http://www.rore-sanctifica.org/bibilotheque_rore_sanctifica/01- publications_de_rore_sanctifica/rore_sanctifica-2006-02-notitiae_(ex_tomo_3)/2006-06-notitia_3- de_ordinatione_patriarchae/rs_notitia_3_de_patriarchae_2006_06.PDF et http://www.rore- sanctifica.org/bibilotheque_rore_sanctifica/01-publications_de_rore_sanctifica/rore_sanctifica-2006-02- notitiae_(ex_tomo_3)/2006-07-notitia_4-de_spiritu_principali/rs_notitia_4_de_spiritu_principali_2006_07_a.pdf
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telle5. Elle a pour objet unique d’accorder au Patriarche des grâces propre à la JURI- DICTION relative à sa fonction. Elle est donc entièrement hors sujet s’il s’agit de prétendre qu’elle serait semblable « en substance » (ce qui a du reste déjà été démontré entièrement faux par le CIRS dans ses pre- mières réfutations) à la pseudo-forme sacramentelle essentielle du nouveau rite sacramentel épiscopal conciliaire, et qu’elle pourrait par là même justifier la prétendue validité sacramen- telle de ce nouveau rite. Or cet argument, qui n’est autre en réalité que celui du trio infernal Bugnini∴-DomBotte- Lécuyer, inventeurs de ce nouveau pseudo rite sacramentel épiscopal conciliaire, constitue l’axe principal et l’argument majeur de la pseudo-« démonstration » signée et publiée par le Père Pierre-Marie de Kergorlay o.p. d’Avrillé qui a utilisé ce texte en affirmant d’abord gra- tuitement, sans l’ombre d’un indice ni d’une preuve, qu’il s’agirait d’un texte qui serait « consécratoire » (n°54), puis, reculant pas à pas sous le feu de nos objections et critiques précises et publiques, en venant désormais à affirmer non moins arbitrairement et gratuite- ment qu’il « aurait eu dans le passé un caractère consécratoire » (n°56). Depuis nous avons publié dans un communiqué le canon 75 (Code de Droit Canon Orien- tal) et la lettre apostolique Cleri sanctitati du Pape Pie XII du 2 juin 1957, qui contient le ca- non 235 dont le canon 75 a conservé la substance et qui affirme que l’intronisation d’un Pa- triarche oriental, donc Maronite, n’est pas sacramentelle. Ces documents qui s’accumulent ne cessent d’accabler la pseudo-démonstration d’Avrillé et montrent le mensonge de Montini- Paul VI dans Pontificalis Romani (1968). Ces affimations gratuites vont à l’encontre des déclarations et canons des autorités orienta- les et des études sur le Pontifical maronite et de son usage chez les catholiques jacobites. Un montage effectué sur le texte du rite en utilisant des sources erronées ou falsifiées. Ce faisant, supposant arbitrairement ce texte maronite « consécratoire », le Père Pierre- Marie s’est livré à un découpage et à un montage ad hoc des tronçons ainsi obtenus de ce texte maronite, à partir de sources erronées ou falsifiées8, de façon à le comparer au nouveau rite épiscopal conciliaire, pour mieux conclure rapidement à la validité sacramentelle de ce dernier « par analogie » prétendue avec ce rituel oriental, en réalité non sacramentel, car s’agissant en fait de l’intronisation purement juridictionnelle du Patriarche maronite. Un second texte du rituel épiscopal Copte invoqué, mais tronqué à dessein sur une partie essentielle à sa validité sacramentelle : la désignation univoque de la potestas ordinis épis- copale Les réformateurs liturgistes modernistes du Groupe XX du Consilium ont également eu re- cours à un deuxième texte, celui de la consécration épiscopale sacramentelle Copte. Bien que le texte de la consécration épiscopale copte soit le plus éloigné du nouveau rite, les réformateurs liturgistes modernistes du Groupe XX du Consilium l’ont comparé avec le nouveau rite pseudo-sacramentel épiscopal conciliaire qu’ils venaient d’inventer. Ils ont pris bien soin d’expurger le texte sacramentel Copte de la phrase essentielle du rite Copte qui exprime de façon explicite et univoque le pouvoir d’ordonner des prêtres (la potestas ordinis épiscopale), rite copte satisfaisant ainsi du reste, et grâce à cette phrase supprimée (par une prétendue erreur de copiste), à la désignation explicite et univoque du
8 Cf. pages 43 à 67 de http://www.rore-sanctifica.org/bibilotheque_rore_sanctifica/01- publications_de_rore_sanctifica/rore_sanctifica-2006-02-notitiae_(ex_tomo_3)/2006-02- notitiae_(ex_tomo_3)/rs_notitiae_2006_02_07.pdf
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pouvoir de l’ordre conféré, potestas ordinis, désignation explicite et univoque formelle- ment et infailliblement exigée au sein de la forme sacramentelle essentielle par le Pape Pie XII dans sa constitution apostolique Sacarmentum Ordinis de 1947, à peine d’invalidité sacramentelle de la consécration épiscopale (voir plus loin). Et le Père Pierre-Marie poussé dans ses retranchements finira par inventer que cette su- pression dans le rite Copte de la phrase qui exprime le pouvoir d’ordonenr des prêtres serait une simple et innocente « erreur de copiste » alors même qu’il s’agit d’un point absolument essentiel à sa validité sacramentelle. Cette suppression vitale était du reste indispensable, comme l’annonçait déjà offi- ciellement dès 1965 le « frère »∴ Annibale Bugnini à l’Osservatore Romano, dit Buan de son nom de code maçonnique, (cf. plus haut) pour lever, selon sa propre déclaration pu- blique rappelée plus haut, cette essentielle « pierre d’achoppement pour nos frères sépa- rés, c'est-à-dire pour les Protestants », qui les auraient précisément empêchés d’utiliser ce nouveau rite épiscopal conciliaire pour « introniser », comme ils le font depuis lors, leurs « évêques » qui n’ont, chez ces hérétiques et schismatiques, que des fonctions juridic- tionnelles et non sacramentelles, et encore moins sacrificielles. En outre, le texte latin du rite épiscopal copte ici utilisé à titre de comparaison, est lui- même très sujet à caution, car les scientifiques et les spécialistes d’histoire liturgique et de linguistique s’accordent tous à reconnaître pour fiable la seule version en bohairique, seule langue dans laquelle la consécration épiscopale copte est de fait toujours réalisée, et à souligner les déficiences de ses traductions en latin compilées par Denzinger qui ne sont jamais utilisées pour réaliser les consécrations épiscopales coptes. La pseudo-forme sacramentelle essentielle épiscopale identifiée par Montini-Paul VI ne se retrouve nullement dans le rite Copte (même dans sa traduction latine déficiente de Denzin- ger). L’usage de ces deux textes orientaux s’inscrit ainsi dans la tentative de démonstration ex- trinsèque de la validité sacramentelle prétendue de la nouvelle pseudo-forme épiscopale conciliaire, en alléguant d’une prétendue « analogie » avec le rite du patriarche maronite (en fait non-sacramentel), ainsi qu’avec le rite sacramentel de la consécration épiscopale Copte.
2.3 L’examen de la validité intrinsèque de la forme sacramentelle essentielle en elle-même, par rapport aux deux critères fixés par Pie XII. Aucun des deux critères n’est satisfait. Ensuite, vient l’examen de la nouvelle pseudo-forme sacramentelle en elle-même du nou- veau rite épiscopal conciliaire. Cette nouvelle forme contient une forme sacramentelle essentielle désignée solennellement et très précisément pour telle par Montini-Paul VI lui-même pour conférer l’épiscopat dans le texte de sa « Constitution apostolique » Pontificalis Romani du 18 juin 1968. Or, le 30 novembre 1947, le Pape Pie XII avait déclaré solennellement en engageant son infaillibilité pontificale, que, pour l’épiscopat catholique, la forme sacramentelle essentielle devait, à peine de nullité sacramentelle, toujours exprimer de façon univoque deux notions bien distinctes : la signification du pouvoir d’Ordre épiscopal, la potestas ordinis épisco- pale, et la signification de la grâce du Saint-Esprit, la gratia ordinis épiscopale. Une forme sacramentelle qui contient des hérésies du fait de sa « transitivité » onctioniste
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D’un point de vue théologique, la nouvelle forme est « transitive » : elle affirme que le Père transmettrait le Saint-Esprit au Fils qui Le transmettrait Lui-même à Son tour à Ses apôtres. Cette affirmation est hérétique : elle relève de l’hérésie onctionniste, telle qu’explicitée par le Père spiritain Joseph Lécuyer9, compère de Dom Botte dans l’invention de cette nou- velle pseudo-forme sacramentelle épiscopale conciliaire, qui affirme que Notre Seigneur au- rait reçu un « complément » à son Sacerdoce au moment du baptême du Jourdain. Elle contient également une hérésie contre la Sainte Trinité, le Saint-Esprit étant ainsi transmis au Fils, ce qui contredit la spiratio activa (la force spirative) qui est numériquement une dans le Père et le Fils (les deux sont un spirateur, mais deux spirants, Concile de Lyon Denz. 460, Saint Thomas : 1 q.36 a.4 ad 7). Le produit, L’Esprit Saint comme spiratio passiva, procède du Père et du Fils comme d’un seul principe. Cette même erreur se trouve aussi dans le Com- pendium du nouveau Catéchisme, publié en avril 2006 (Question N°47)10.
9 http://www.rore-sanctifica.org/bibilotheque_rore_sanctifica/01- publications_de_rore_sanctifica/rore_sanctifica-2006-02-notitiae_(ex_tomo_3)/2006-07-notitia_4- de_spiritu_principali/rs_notitia_4_de_spiritu_principali_2006_07_a.pdf 10 1 q. 36 a.4 ad 7 : http://www.newadvent.org/summa/1036.htm#4
“….It seems, however, better to say that because spirating is an adjective, and spirator a sub- stantive, we can say that the Father and the Son are two spirating, by reason of the plurality of the "supposita" but not two spirators by reason of the one spiration. For adjectival words de- rive their number from the "supposita" but substantives from themselves, according to the form signified…..”
DH850, Concile de Lyon, http://catho.org/9.php?d=bwk#c30
Nous professons avec fidélité et dévotion que le Saint-Esprit procède éternellement du Père et du Fils, non pas comme deux principes, mais comme d'un seul principe, non pas par deux spirations, mas par une seule et unique spiration. C'est ce que la sainte Eglise romaine, mère et maîtresse de tous les fidèles, a jusqu'à maintenant professé, prêché et enseigné ; c'est ce qu'elle tient ferme- ment, prêche, professe et enseigne ; c'est là l'immuable et véritable doctrine des Pères et des Doc- teurs orthodoxes, aussi bien latins que grecs.
Mais parce que certains, en raison d'une ignorance de la vérité irréfutable affirmée plus haut, sont tombés dans diverses erreurs, nous-mêmes désireux de fermer la route à des erreurs de ce genre, avec l'approbation du saint concile, nous condamnons et réprouvons tous ceux qui oseraient nier que le Saint-Esprit procède éternellement du Père et du Fils, ou qui même, dans une audace témé- raire, iraient jusqu'à affirmer que le Saint-Esprit procède du Père et du Fils comme de deux princi- pes et non comme d'un seul.
DH260, Concile d’Ephèse, Canon 9 : http://catho.org/9.php?d=bv2#cn0
- Si quelqu'un dit que l'unique Seigneur Jésus Christ a été glorifié par l'Esprit, comme s'il avait uti- lisé un pouvoir étranger qui lui venait de l'Esprit et qu'il a reçu de lui le pouvoir d'agir contre les esprits impurs et d'accomplir ses signes divins parmi les hommes, et ne dit pas plutôt que cet Es- prit, par lequel il a opéré les signes divins, était le sien propre, qu'il soit anathème.
DH426, IIème Concile de Constantinople, Canon 5, http://catho.org/9.php?d=bwa#csw
- Si quelqu'un admet l'unique hypostase de notre Seigneur Jésus Christ comme si celle-ci impli- quait le sens de plusieurs hypostases, et essaie par ce moyen d'introduire au sujet du mystère du Christ deux hypostases ou deux personnes, et qu'après avoir introduit deux personnes, il parle d'une personne, selon la dignité, l'honneur ou l'adoration, comme l'ont écrit dans leur folie Théo-
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Cette transitivité hérétique réduit ainsi le Fils, le Verbe éternel incarné, à n’être qu’un simple « canal de transmission » du Saint-Esprit, Lequel serait ainsi envoyé du Père jus- qu’aux apôtres, par l’intermédiaire de Notre Seigneur Jésus-Christ. Or, ni le rite maronite (non sacramentel) ni le rite sacramentel Copte ne contiennent cette transitivité hérétique. Ni d’ailleurs non plus aucun des nombreux rites sacramentels orientaux reconnus valides par la Sainte Eglise que nous avons examinés, ainsi que nous l’avons am- plement fait observer dans les publications du CIRS. Sur la question de la satisfaction des deux critères de Pie XII, il a été démontré qu’aucune des deux conditions requises n’est satisfaite par le nouveau pseudo-rite sacramentel épiscopal conciliaire inventé par le trio diabolique Bugnini∴-DomBotte-Lécuyer.
2.4 La chronologie du débat sur l’invalidité sacramentelle du nou- veau rite épiscopal et les variations des Dominicains d’Avrillé sur le sujet Chronologiquement, le Père Pierre-Marie a publié son article (n°54 du Sel de la terre) en novembre 2005, afin de répondre aux deux premiers tomes de Rore Sanctifica qui sont parus dès les mois d’août et septembre 2005. Ces deux tomes du CIRS démontrent en effet, sur la base des données du Magistère infaillible de la Sainte Eglise et de ses Pontifes concernant la Théologie sacramentelle catholique, l’invalidité sacramentelle intrinsèque de la nouvelle pseudo-forme sacramentelle essentielle épiscopale conciliaire.
dore et Nestorius ; et s'il calomnie le saint concile de Chalcédoine, comme si celui-ci avait employé l'expression " une seule hypostase " dans ce sens impie ; et s'il ne confesse pas que le Verbe de Dieu s'est uni à la chair selon l'hypostase et que, dès lors, il n'y a qu'une seule hypostase ou personne, et que c'est dans ce sens que le saint concile de Chalcé- doine a confessé une seule hypostase de notre Seigneur Jésus Christ, qu'un tel homme soit ana- thème. Car la sainte Trinité n'a pas reçu l'adjonction d'une personne ou hypostase, même après l'Incarna- tion de l'un de la sainte Trinité, le Verbe de Dieu.
DH434, IIème Concile de Constantinople, Canon 12
- Si quelqu'un prend la défense de l'impie Théodore de Mopsueste qui affirme qu'un autre est le Dieu Verbe et un autre le Christ qui, troublé par les passions de l'âme et les désirs de la chair, s'est peu à peu libéré des attraits inférieurs et ainsi, rendu meilleur par le progrès de ses oeuvres et de- venu tout à fait irréprochable par son comportement, a été baptisé comme un simple homme au nom du Père, du Fils et du Saint-Esprit ; et, par le baptême, a été jugé digne de recevoir la grâce du Saint-Esprit et de l'adoption filiale ; et, à l'égal d'une image royale, est adoré en la personne du Dieu Verbe ; et après sa résurrection est devenu immuable en ses pensées et totalement impecca- ble. Le même impie Théodore a dit encore que l'union du Dieu Verbe au Christ a été du même ordre que celle dont parle l'Apôtre pour l'homme et la femme : " Ils seront deux en une seule chair " Ep 5,31. Et en plus de ses autres innombrables blasphèmes, il a osé dire qu'après la Résurrection, quand le Seigneur a soufflé sur ses disciples en disant : " Recevez l'Esprit-Saint " Jn 20,22, il ne leur a pas donné l'Esprit-Saint, mais n'a soufflé sur eux qu'en apparence ; et cet homme dit aussi que la confession de Thomas, lorsqu'il toucha les mains et le côté du Seigneur après la Résurrection, le " Mon Seigneur et mon Dieu " Jn 20,28, Thomas ne l'a pas dit à propos du Christ, mais que stupéfait devant la merveille de la Résurrection, Thomas a loué Dieu qui avait ressuscité le Christ.
DH527, 11ème Concile de Tolède, http://catho.org/9.php?d=bwc#cvk
(12) Car il ne procède pas du Père vers le Fils ni ne procède du Fils pour sanctifier les créatures, mais il apparaît bien comme ayant procédé à la fois de l'un et de l'autre, parce qu'il est reconnu comme la charité ou la sainteté de tous deux.
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Ensuite, les Notitiae du CIRS, publiées dès février 20067, ont ruiné entièrement la pseudo-« démonstration », signée du Père Pierre-Marie de Kergorlay o.p., de la prétendue va- lidité sacramentelle du nouveau rite épiscopal, en démontrant son caractère artificiel et « re- construit » à partir de la prétendue Tradition apostolique faussement attribuée à Hippolyte de Rome, ainsi que l’usage de sources erronées ou falsifiées, le montage effectué sur un tron- çonnement ad hoc et fallacieux du texte du rituel du Patriarche maronite, la prise en compte du rite sacramentel épiscopal Copte expurgé délibérément par les réformateurs liturgistes modernistes de sa potestas ordinis épiscopale explicite et univoque, la non satisfaction des deux critères de Pie XII par la pseudo-forme sacramentelle essentielle épiscopale conciliaire, etc… L’abbé Cekada11 a publié le 25 mars en anglais une synthèse qui vulgarise en grande partie les travaux des Notitiae du CIRS. La version française visée par l’abbé Cekada en a aussitôt été placée par le CIRS, avec son original anglais, sur le site www.rore-sanctifica.org Le CIRS a aussi produit une note montrant, en tirant une preuve des archives officielles du Consilium, que les réformateurs liturgistes modernistes ont délibérément coupé la désignation univoque du pouvoir d’Ordre – potestas ordinis - du texte latin du rite sacramentel épiscopal copte (une des deux conditions nécessaires à la validité sacramentelle de la forme essen- tielle)12 En réponse à tout cela, le Père Pierre-Marie a publié une note (n°56 du Sel de la terre) en mai 2006 afin de prétendre que le texte du rite du Patriarche Maronite « aurait été consécra- toire dans le passé » mais sans apporter aucun indice ni preuve à l’appui de son affirmation toute gratuite, tout en niant, et en se refusant à la constater, l’hérésie onctioniste du rite, telle qu’explicitée pourtant par le Père Lécuyer lui-même9, l’un des architectes de ce nouveau rite sacramentel épiscopal, hérésie explicite présente dans la nouvelle pseudo-forme sacra- mentelle essentielle épiscopale conciliaire, tout en persistant également à prétendre, contre les travaux universitaires qui font à présent autorité dans le monde des spécialistes de la question, que la prétendue Tradition apostolique serait bien présente dans les rituels Maronite et Copte. En outre, le Père Pierre-Marie a totalement ignoré dans son article l’étude de l’abbé Cekada citée plus haut. Cette note et ce premier article du n°54 ont été regroupés par les dominicains d’Avrillé dans une brochure « Sont-ils évêques ? » diffusée en fin juin 2006, à l’occasion de la réunion solennelle (une fois tous les douze ans) du Chapitre Général de la FSSPX. Entretemps le CIRS a publié la Notitia III De Ordinatione Patriarchae6 qui produit une étude approfondie retraçant l’historique du Pontifical Maronite, étude qui enterre définitive- ment la thèse de la prétendue « valeur consécratoire » de la prière « dite de Clément » utilisée exclusivement pour l’intronisation purement juridictionnelle et non sacramentelle du Patriarche.
11 L’abbé ANTHONY CEKADA enseigne la Théologie morale et sacramentelle, le Droit canon et la Liturgie au séminaire de la Très Sainte Trinité à Brooksville en Floride. Il a été ordonné en 1977 par Mgr l’Archevêque Marcel Lefebvre, et il a écrit de nombreux articles et études concernant la question traditionaliste. Il réside à côté de Cincinnati où il célèbre la messe latine traditionnelle. 12 http://www.rore-sanctifica.org/bibilotheque_rore_sanctifica/01- publications_de_rore_sanctifica/rore_sanctifica-communiques/communique_(2006-04-25)- de_ritus_coptorum/rs_2006_04_25_communication_de_ritus_coptorum.pdf
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De même le CIRS a publié la notitia V De Occultatione 13 qui établit l’historique de l’occultation de la question de l’invalidité sacramentelle du nouveau rite épiscopal romain au sein de la FSSPX. Réagissant à ces publications du CIRS, la brochure « Sont-ils évêques ? » introduit une oblitération discrète du texte du n°56 du Sel de la Terre, lequel comportait une erreur gros- sière (dénoncée par le CIRS) sur les sources d’un texte invoqué par Avrillé (Testamentum Domini) En juillet 2006, le CIRS a produit la Notitia IV De Spiritu Principali9 qui détaille théolo- giquement le contenu hérétique onctionniste explicité par le Père Lécuyer lui-même de la nou- velle forme, ainsi que la Notitia VI De Erratis3 qui reprend chaque point de la brochure « Sont-ils évêques ? » pour réfuter cette brochure point par point sur la base des arguments dé- jà développés depuis 12 mois par le CIRS. Entretemps, était apparue une nouvelle pseudo-« démonstration » de la prétendue validité sacramentelle intrinsèque de la nouvelle forme épiscopale conciliaire, concoctée par le Frère Santogrossi, bénédictin conciliaire (déjà préfacé par l’abbé Barthe) et présentée élogieusement par l’abbé de Tanoüarn dans sa revue Objections (juin 2006). Bâtie sur le sophisme de l’« implicitisme sacramentel », le CIRS a eu vite fait de démystifier cette farce « théologi- que » dès le mois d’août 200614 par une étude très complète et référencée.
2.5 Le contexte de l’entrée en lice du « poulain » de Mgr William- son : l’abbé Calderon C’est dans ce contexte de la ruine totale de l’argument fallacieux du recours aux rites orientaux et de la large diffusion du caractère hérétique onctionniste de la nouvelle pseudo- forme sacramentelle essentielle épiscopale, qu’intervient finalement l’articulet de 6 pages de l’abbé Calderon publié par Le Sel de la Terre en octobre 2006 dans son n°58. Le discrédit des travaux d’Avrillé, et du Père Pierre-marie en particulier, est en effet alors devenu tel qu’il est jugé nécessaire par Mgr Williamson (ancien Anglican – variante métho- diste), membre éminent du Comité de lecture de cette revue des Dominicains d’Avrillé, de faire monter au créneau un nouveau clerc : il choisit pour cette mission l’abbé Calderon, pro- fesseur au séminaire de La Reja que cet évêque dirige. Ce dernier, va d’emblée concéder à l’abbé Cekada, la caractère artificiel et l’origine incer- taine de la prétendue Tradition apostolique fallacieusement attribuée à Hippolyte de Rome. Cet abandon de ce qui constitue la prétendue « base scientifique » de la réforme liturgique conciliaire réalisée par le trio diabolique Bugnini∴-DomBotte-Lécuyer, constitue déjà par lui- même un aveu de taille. Dans le n°56 du Sel de la terre, le Père Pierre-Marie persistait en ef- fet à s’y attacher encore désespérément. Ce recul de l’abbé Calderon dans le Sel de la terre constitue un aveu implicite du mensonge de Montini-Paul VI. En outre, l’abbé Calderon refuse ostensiblement de se solidariser avec le Père Pierre-Marie dans son recours indu au texte du rite du Patriarche Maronite. Tout au contraire, il le laisse de côté, ayant bien compris, suite aux études déjà publiées par le CIRS sur le Pontifical Maronite et son historique, et devant les déclarations de Mgr Al-Jamil déjà diffusées, que cette partie de
13 http://www.rore-sanctifica.org/etudes/2006/RORE-2006-05-11-FR_III-Notitiae_5- Histoire_Pontificalis_Romani_dans_la_FSSPX.pdf 14 http://www.rore-sanctifica.org/etudes/2006/RORE-2006-08-20- FR_Rore_Sanctifica_Refutation_de_Santogrossi.pdf
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la pseudo-« démonstration » de la prétendue validité sacramentelle du nouveau rite de consé- cration épiscopale conciliaire était désormais devenue absolument insoutenable. Afin de sauver ce qui lui paraît encore pouvoir l’être de la pseudo-« démonstration » ex- trinsèque de la prétendue validité sacramentelle du nouveau rite de consécration épiscopale conciliaire du n°54 du Sel de la terre, l’abbé Calderon va s’employer dans cet articulet à justi- fier cette prétendue validité sacramentelle par le recours au rite sacramentel épiscopal Copte. Ce faisant, l’abbé Calderon reste sur le terrain d’une approche extrinsèque et se garde bien d’examiner la validité sacramentelle intrinsèque de la nouvelle pseudo-forme sacramentelle épiscopale conciliaire. Pour ce faire il invente le sophisme de la « phrase forme-effective » afin de tenter d’escamoter le concept théologique catholique traditionnel de « forme sacramentelle essen- tielle » de la théologie sacramentelle catholique authentique, qui, avec ses définitions infailli- bles et ses caractéristiques précises, vouerait d’emblée à l’échec patent sa tentative d’élaborer une pseudo-« démonstration » de validité sacramentelle du pseudo-rite épiscopal de Montini- PaulVI, qui soit susceptible d’égarer encore quelques lecteurs non avertis et trop confiants du Sel de la Terre. C’est grâce à cette astuce qu’il prétend pouvoir se permettre de s’affranchir ainsi artificiel- lement de la définition de cette pseudo-forme sacramentelle essentielle épiscopale conciliaire précisée par Montini-Paul VI lui-même dans sa propre « constitution apostolique » Pontifi- calis Romani du 18 juin 1968, comme des contraintes rigoureuses exigées infailliblement par le Pape Pie XII dans sa constitution apostolique Sacramentum Ordinis du 30 novembre 1947, à peine d’invalidité sacramentelle de la forme sacramentelle essentielle de la consécration épiscopale. L’article de l’abbé Calderon est présenté par le Sel de la terre comme une réponse à l’étude de l’abbé Cekada publiée le 25 mars 2006, et un « complément » aux précédents travaux d’Avrillé, alors qu’il s’agit en premier lieu d’un désaveu cinglant d’une bonne partie de la pseudo-« démonstration » de cette prétendue validité sacramentelle du nouveau rite épiscopal conciliaire, publiée depuis le n°54, automne 2005, du Sel de la terre, et d’une suite de nou- veaux sophismes et de redites sophistiques sur le rite sacramentel épiscopal Copte, qui ne tient aucun compte des réfutations publiques déjà publiées et republiées par le CIRS, ni des documents apportés par le CIRS à l’appui de ses réfutations réitérées. Nous allons voir que cet article sans références ni citations appropriées représente une fuite en avant dans le flou, le recours à l’examen « du rite complet » de Montini-Paul VI étant dé- sormais considéré comme nécessaire.
Texte d’introduction du Sel de la Terre
SEL DE LA TERRE N° 58, AUTOMNE 2006
SONT-ILS EVEQUES ? (SUITE)
p. 212
Dans le numéro 54 du Sel de la terre, nous avons publié un article intitulé «Le nouveau rituel
de consécration épiscopale est-il valide ?» (p. 72-129), et dans le numéro 56 une note «A pro-
pos du nouveau rituel de consécration épiscopale» (p. 174-179).
Ces deux textes, auxquels ont été ajoutées deux notes pour répondre à de nouvelles objec-
tions (Commentaire du CIRS lesquelles et par qui sinon par les publications du CIRS que
ni Avrillé, ni l’abbé Calderone ne veulent nommer ?) (notamment celles de M. l'abbé Ceka-
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da [1]), ont été réunis dans une plaquette intitulée «Sont-ils évêques ?» parue au éditions du
Sel [2].
Note [1] : M. l'abbé Cekada est un ancien prêtre de la Fraternité Sacerdotale Saint-Pie X. Il
s'est séparé de cette société à cause de ses idées sédévacantistes. Il a résumé les principaux
arguments des partisans de la nullité systématique du nouveau rite de consécration épiscopale
dans un document qui a été largement diffusé par Internet. On trouvera une réponse à ces
arguments dans une des annexes de la plaquette des éditions du Sel, et dans le texte M. l'abbé
Calderon ci-dessous (cf. commentaire et observation )
Note [2] : Disponible à nos bureaux, pour 9 € + 1,8 € de port.
Pour compléter cette étude du nouveau rituel de consécration épiscopale, nous donnons ici
deux autres textes :
Le premier est une note rédigée par M. l'abbé Calderon, professeur de théologie au sémi-
naire de la FSSPX en Argentine. Elle répond de façon claire et mesurée aux arguments de M.
l'abbé Cekada.
Le deuxième est une réflexion faite par Mgr Lefebvre au sujet du libéralisme. Elle montre que
certaines personnes, qui se présentent comme des champions de l'anti-libéralisme, connais-
sent en réalité bien mal l'ennemi qu'elles prétendent combattre [3].
Le Sel de la terre.
3 Le Sel de la terre récuse l’analyse rigoureuse de l’invalidité sacramentelle, déclarant cette rigueur anti- nomique de la « science théologique » La rédaction du Sel de la terre publie la note suivante :
« Note [3] : On lit dans un bulletin favorable aux thèses sédévacantistes [commentaires du
CIRS : Quel Bulletin ?] : «Si un mathématicien décidait que 1 = 0, il bouleverserait les ma-
thématiques entières. [...] Il en est de même dans la sainte doctrine». - Certes, la théologie est
une science, mais elle ne procède pas de la même manière que les mathématiques. La vie n'est
pas illogique, disait Chesterton, mais elle est un piège pour les logiciens. On pourrait dire de
même : la théologie est rigoureuse, mais elle est un piège pour les esprits trop rigoureux
(d'une rigueur mathématique). » Sel de la terre, n°58, page 212
Les mathématiques sont la Science de la Logique pure, fondée en dernier ressort sur les Principes de NON-CONTRADICTION et du Tiers exclu. Aucune Science, quelle qu’elle soit, ne peut s’abstraire des principes de la Logique et en particulier de ces derniers principes qui sont absolument fondamentaux, pas même la Théologie, à peine de tomber dans le Logico-vacantisme ou la pensée magique, laquelle permet aussitôt de sembler justifier rigoureusement, c’est à dire apparemment logiquement, n’importe quelle thèse. C’est précisément ce que fait dans ce but la Sophistique qui constitue l’art de construire de faux syllogismes (qui violent discrètement et habilement l’un au moins de ces principes fon- damentaux et salvateurs).
C’est pourquoi, il importe au plus haut point de bien distinguer la droite logique de la sophistique habile, et sans doute les Dominicains d’Avrillé gagneraient-ils à se livrer plus souvent à cet exercice salutaire. Cette habitude leur eût épargné la situation pénible où ils se retrouvent aujourd’hui.
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Sans logique, il n’existe bientôt plus de vérité objective, et le mensonge et l’arbitraire re- gnent aussitôt en maître sous la parure de « l’argument d’autorité » : la logique libère l’esclave des abus spirituels de son maître abusif et tyrannique.
Car la logique, et en particulier le principe de non contradiction, touchent à l’ontologie même : « une même chose ne peut être et ne pas être en même temps et sous le même rap- port ». C’est assez dire si elle est essentielle à la manifestation de la vérité comme pour révéler le mensonge en pleine lumière, tâches vitales de la science théologique en parti- culier. Le Cardinal Franzelin, cette lumière de la théologie n’était-il pas d’abord un logicien hors pair ?
Du reste toute la Somme théologique de Saint Thomas d’Aquin, Docteur de l’Eglise, et réfé- rence absolue de toute la théologie catholique, ne constitue-t-elle pas un monument de PURE LOGIQUE édifié à partir des principes de la Révélation et des Saintes Ecritures ?
Et bien sûr qui n’aura pas compris que si la logique et la rigueur devaient être enfin bannies des règles et définitions du Magistère catholique infaillible dans le domaine de la Théologie sacramentelle catholique, comme semblent l’appeler de leurs vœux les Dominicains d’Avrillé, la tâche tout à fait impossible de « démontrer » selon les normes catholiques la prétendue va- lidité sacramentelle de la nouvelle pseudo-« forme sacramentelle essentielle » du nouveau rite épiscopal conciliaire du 18 juin 1968, à laquelle s’est attachée le Père Pierre-Marie de Kergor- lay o.p., lui deviendrait soudain envisageable, ne serait-ce qu’en ayant recours aussitôt à la to- tologie de l’argument de l’autorité cléricale : je dis que cette forme est sacramentellement va- lide parce que c’est moi qui vous le dis de ma propre autorité de Père Dominicain.
L’Abbé Calderon serait-il, lui aussi, un sophiste, un théologien adepte à son tour du Logico- vacantisme, afin d’éliminer le Principe de NON-CONTRADICTION si gênant désormais pour défendre la prétendue validité sacramentelle de cette pseudo « consécration » épiscopale promulguée le 18 juin 1968 par Montini-Paul VI, désormais absolument indéfendable face aux textes irréformables et infaillibles du Magistère Catholique immuable sur ces questions, en raison en particulier des FAITS PUBLICS nouveaux15 que constituent les publications successives des documents officiels du Consilium des liturgistes modernistes conciliaires anti-christs qui ont inventé ce nouveau rite, rendu volontairement invalide, ainsi que révé- lé publiquement par le CIRS sur son site internet www.rore-sanctifica.org.
4 L’abbé Calderon endosse la pseudo-« démonstration » « par analogie » prétendue avec des rites orientaux L’intervention de l’abbé Calderon se fait dans le cadre de la pseudo-« démonstration » « par analogie » prétendue avec des rites sacramentels orientaux reconnus par l’Eglise catho- lique, de la prétendue validité sacramentelle du nouveau rite épiscopal conciliaire, diffusée par le Père Pierre-Marie, reprise en réalité des sophismes de Dom Botte et du Père Lécuyer
15 Cf. par exemple le canon 75, anciennement 235, des orientaux promulgué le 02 juin 1957 par le Pape Pie XII dans sa lettre apostolique Motu proprio « Cleri Sanctitati », nié cyniquement quoique sans le dire, onze ans plus tard par le texte délibérément mensonger de la constitution apostolique Pontificalis Romani du 18 juin 1968 de Montini-Paul VI, énorme mensonge public déléibéré que quiconque peut désormais constater : voir http://www.rore-sanctifica.org/bibilotheque_rore_sanctifica/01-publications_de_rore_sanctifica/rore_sanctifica- communiques/communique_(2007-04)-avril/RORE_Communique-2007-03-31- Le_Canon_75_des_Orientaux_1.pdf
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présentés aux Pères du Consilium pour mieux les tromper afin de leur faire adopter la pseudo « forme sacramentelle » invalide de consécration épiscopale qu’ils venaient d’inventer. Cette approche est étrangère à la théologie catholique qui étudie la forme sacramentelle essentielle d’un sacrement en elle-même. Nous donnerons pour illustration ce que fit le Pape Léon XIII, et la Commission qu’il nomma, afin de statuer sur l’invalidité sacramentelle des rites d’ordination anglicans. A l’inverse de la démarche théologique catholique qui étudie l’invalidité ou la validité sa- cramentelle intrinsèque d’un sacrement, l’abbé Calderon, comme Avrillé dans le mimétisme des réformateurs modernistes liturgistes, procèdent à une approche extrinsèque, par compa- raison du nouveau rite sacramentel épiscopal avec des textes de rituels orientaux déjà exis- tants et reconnus par l’Eglise.
« LA VALIDITE DU RITE DE CONSECRATION EPISCOPAL
par l'abbé Calderon
Il ne semble pas que M. l'abbé Cekada affaiblisse l'argument en faveur de la validité donné par le
frère Pierre-Marie. Le frère Pierre-Marie compare le nouveau rite avec la Tradition apostolique,
rite copte et le rite maronite, puis il argumente en faveur de la validité en raison de la ressem-
blance du nouveau rite avec les rites copte et maronite. » Sel de la terre, n°58 page 213
5 L’abbé Calderon désavoue le Père Pierre-Marie sur la va- lidité de la prétendue « Tradition apostolique » et donne raison à l’abbé Cekada Le fait majeur de cet articulet de deux pages est la distance que prend l’abbé Calde- ron avec les textes des articles des n°54 et 56 du Sel de la Terre signés par le Père Pierre- Marie.
Ainsi, contrairement au Père Pierre-Marie de Kergorlay, sur la question délicate de la pré- tendue Tradition apostolique fallacieusement attribuée à Hippolyte de Rome, l’abbé Calderon n’a pas voulu tenter de s’opposer à ce qui est maintenant devenu une évidence dans les mi- lieux scientifiques de la littérature pseudépigraphique. Depuis la thèse de Doctorat de Jean Magne16 en effet, soutenue en 1975 devant le Professeur Henri-Irénée Marrou, la thèse de Dom Botte, reprise des affirmations du bénédictin anglican Dom Connolly (1917) et du luthérien Schwartz (1910), est à présent complètement discréditée. Les scientifiques ne considèrent plus en effet ce texte comme procédant de la prétendue « Tradition apostolique » qui aurait eu Hippolyte de Rome pour auteur. Jean Magne parle à propos de ce texte du « do- cument X » qu’il démontre extrait de fragments des « constitutions de l’Eglise Egyptienne », et qui ne serait qu’une compilation d’une succession de strates successives de textes n’ayant nullement un auteur unique ni une histoire précisément établie, ni un usage sacramentel avéré.
« M. l'abbé Cekada écarte avec raison la Tradition apostolique, parce que ce n'est pas un rite
dont la validité soit assurée (on ne sait rien sur lui). » Sel de la terre, n°58 page 213.
En revanche le Père Pierre-Marie continue à maintenir sa position indéfendable sans le moin- dre indice ni la moindre preuve, mais non sans une certaine arrogance de la part de qui n’est nullement un spécialiste des disciplines et spécialités impliquées pour maintenir au-
16 Vori les documents de Jean Magne sur http://www.rore-sanctifica.org/biblio-num-12.html
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jourd’hui encore une telle position, dans le n°56 du Sel de la terre et dans la brochure « Sont-ils évêques ? » :
« D'autres objections faites contre notre article concernent l'origine incertaine de la prière
d'Hippolyte (…).
Nous avons déjà répondu d'avance :
— En ce qui concerne l'origine de la prière dite d'Hippolyte, qu'elle soit de lui, de saint Clé-
ment de Rome (voir la note 2 ci-dessus) ou d'un autre auteur, peu importe : le seul fait qu'elle ait
été reprise par deux rites catholiques [Note du CIRS : du rite du Patriarche Maronite et du rite
épiscopal copte – ce que le CIRS a du reste déjà entièrement réfuté dans ses publications successi-
ves référencées ici en notes] (ce qui avait complètement échappé au Dr Coomaraswamy et à ses
partisans) suffit à faire tomber les objections faites contre sa validité. Il faudrait que les adversai-
res de la validité montrent que la prière d'ordination de Paul VI diffère substantiellement des
deux rites en question, ce qu'ils n'ont pas réussi à faire17. » Sel de la terre, n°56 page 178
Le dominicain et l’abbé se contredisent donc à présent publiquement.
Pour le Père Pierre-Marie, la validité de la prétendue « Tradition apostolique » fallacieuse- ment attribuée à Hippolyte de Rome ne saurait être mise en cause, par contre pour le profes- seur de La Reja, cette validité sacramentelle n’est pas assurée, et il reconnaît que l’on ne connaît rien sur ce rite, à supposer qu’il ait jamais existé, et qu’il ait jamais servi à la consécration prétendue d’un « évêque ».
6 L’abbé Calderon évite de se solidariser avec le Père Pierre-Marie sur le recours au rite du Patriarche Maro- nite L’abbé Calderon évite aussi de se solidariser avec le Père Pierre-Marie dans son recours sophistique et illégitime au pseudo-argument du rite non sacramentel, mais seulement juri- dictionnel, de l’intronisation du Patriarche Maronite
« Il écarte aussi le rite maronite parce qu'il s'agirait de l'intronisation d'un patriarche qui est déjà
évêque et ce rite n'aurait pas de valeur sacramentelle. Le frère Pierre-Marie lui répond dans une
note postérieure, mais nous n'entrerons pas ici dans cette discussion : le seul rite copte nous suf-
fira pour répondre à M. l'abbé Cekada » Sel de la terre, n°58 page 213
Cette prise de distance de l’abbé Calderon d’avec le Père Pierre-Marie est intervenue en octobre, soit 6 mois avant que nous ne révélions le canon 75 (canon 235 de la lettre apostoli- que Cleri sanctitati du Pape Pie XII de 1957). Ce qui montre que déjà l’abbé Calderon ne ju- geait plus la position du Père Pierre-Marie sur le rite Maronite très défendable.
17 Ce que le CIRS, contrairement à cette affirmation téméraire du Père Pierre-Marie de Kergorlay, a parfai- tement déjà réalisé, en montrant très précisément depuis février 2006 dans ses publications successives que la pseudo-forme sacramentelle essentielle épiscopale de Montini-Paul VI, infectée d’une transitivité onctio- niste hérétique doublement soulignée par rapport au texte « reconstruit » par Dom Botte et attribué fallacieu- sement à Hippolyte de Rome, n’était nullement incluse, ni de près ni de loin, dans les textes authentiques et non falsifiés de ces deux rites orientaux invoqués, rites orientaux parfaitement indemnes de toute transiti- vité hérétique onctionniste.
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7 L’abbé Calderon tente, en ultime recours, de s’appuyer sur le rite sacramentel épiscopal Copte en dépit des nombreuses réfutations décisives déjà publiées Tous ces textes publiés par les Dominicains d’Avrillé ont tous été déjà disséqués, et réfutés publiquement un par un au fur et à mesure de leur parution, depuis longtemps par le CIRS qui a placé ses observations et réfutations de tous ces textes successifs du Sel de la Terre sur le site internet www.rore-sanctifica.org, dont il a été démontré (dans De Erratis, cf. supra) qu’il est suivi très attentivement tant par les Dominicains d’Avrillé, éditeurs du Sel de la Terre, que par Mgr Williamson (ancien Anglican, variante méthodiste), membre émi- nent du Comité d’édition du Sel de la Terre, Supérieur du séminaire de la FSSPX à La- Reja en Argentine, où l’abbé Calderon professe la Théologie, ce qui indique que l’abbé Cal- deron ne saurait être censé les ignorer, bien qu’il n’y réponde aucunement nulle part dans son texte de 6 pages, affectant vouloir les ignorer et surtout vouloir les faire ignorer à ses lec- teurs du Sel de la Terre. (cf. la Notitia IV De Spiritu Principali18, la Notitia VI De Erratis19, l’étude Quelle idée les Dominicains d’Avrillé se font-ils de la Consécration épiscopale ?20 la Notitia III De Ordina- 22 tione Patriarchae21, le communiqué De Ritu Coptorum , l’étude Absolument nul et entière- 23 ment vain de l’abbé Cekada)
Tout cela a donc été déjà amplement et rigoureusement réfuté par le CIRS cf. De Ordinatione Partriarchae, De Erratis, De Ritu Coptorum, etc… Or, très malhonnêtement, l’abbé Calderon, le comité de lecture du Sel de la Terre (incluant l’abbé de Cacqueray et Arnaud de Lassus), dont Mgr Williamson FAIT PARTIE, Supérieur de l’abbé Calderon à La Reja, comme la rédaction du Sel de la Terre feignent d’ignorer ces réfutations publiques complètes, et surtout tentent désespérément de les cacher à leurs lec- teurs pour mieux les abuser : Cf. Notitia VI De Erratis24, la Notitia III De Ordinatione Patriarchae25, le communi- qué Le Professeur Kaufhold et Avrillé26, le communiqué De Ritu Coptorum27
Pour le rite épiscopal copte seul le rite en Bohairique fait foi, car c’est le seul employé pour consacrer les évêques Coptes, le Denzinger comportant de grosses erreurs univer-
18 http://www.rore-sanctifica.org/etudes/2006/RORE-2006-08-05- FR_Rore_Sanctifica_III_Notitia_4_Les_Significations_heterodoxes_de_la_Forme_de_Montini_PaulVI_A.pdf 19 http://www.rore-sanctifica.org/etudes/2006/RORE-2006-07-15- FR_Rore_Sanctifica_III_Notitia_6_Refutation_brochure_Pierre_Marie_A.pdf 20 http://www.rore-sanctifica.org/etudes/2006/RORE-2006-06-15-FR_Thilo- Stopka_QuelleIdeeLesdomincainssefont-ilsdelaConsecration.pdf 21 http://www.rore-sanctifica.org/etudes/2006/RORE-2006-06-13-FR_Rore_Sanctifica_III-Notitiae_3- Sacramentalite_des_rites_orientaux.pdf 22 http://www.rore-sanctifica.org/etudes/2006/RORE-2006-04-26-FR-De_Ritus_Coptorum.pdf 23 http://www.rore-sanctifica.org/etudes/2006/RORE-2006-04-26-FR-Cekada- Absolument_nul_et_entierement_vain.pdf 24 http://www.rore-sanctifica.org/etudes/2006/RORE-2006-07-15- FR_Rore_Sanctifica_III_Notitia_6_Refutation_brochure_Pierre_Marie_A.pdf 25 http://www.rore-sanctifica.org/etudes/2006/RORE-2006-06-13-FR_Rore_Sanctifica_III-Notitiae_3- Sacramentalite_des_rites_orientaux.pdf 26 http://www.rore-sanctifica.org/etudes/2006/RORE-2006-06-14-FR_RORE_Communique%20_2006-06-14_- Le_Professeur_Kaufhold_et_Avrille.pdf 27 http://www.rore-sanctifica.org/etudes/2006/RORE-2006-04-26-FR-De_Ritus_Coptorum.pdf
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sellement reconnues dans la traduction en latin de ce rite, ainsi qu’il a été démontré par le CIRS dans De Erratis (cf. ci dessus).
En outre le même document De Erratis publié par le CIRS démontre très explicitement que, même dans sa traduction latine défectueuse publiée par Denzinger, le rite sacramentel épiscopal copte authentique satisfait, lui, très rigoureusement aux critères de validité exigés infailliblement par la constitution apostolique Sacramentum Ordinis de Pie XII de 1947, à savoir qu’il exprime bien, de manière UNIVOQUE, d’une part la Potestas Ordinis épiscopale, et d’autre part la Gratia Ordinis épiscopale, ce que le nouveau rite épiscopal de Dom Botte-Lécuyer-Bugnini-Montini-PaulVI ne fait nullement !
Par ailleurs l’abbé Calderon reste absolument muet sur la preuve que ce rite copte a été inten- tionnellement mutilé – pour satisfaire aux exigences des Protestants selon la déclaration pu- blique officielle du « frère » ∴ Annibale Bugnini (cf. supra) - de la désignation explicite et univoque de la Potestas Ordinis épiscopale, lorsqu’il a été soumis par Dom Botte à ses col- lègues du Consilium – voir les documents officiels du Consilium publiés par le CIRS (cf : Notitia VI De Erratis28, et le communiqué De Ritu Coptorum29), alors que le P. Pierre-Marie impute commodément sans craindre l’absurdité, cette amputation essentielle du rite à « une malencontreuse erreur de copiste », tout à fait impossible en cette matière essentielle à la validité sacramentelle du rite ainsi que l’a souligné le CIRS dans De Erratis30)
Toutes ces malhonnêtetés désormais mises publiquement à nu, l’abbé Calderon, impa- vide, les reprend désormais implicitement à son compte, sous le contrôle de son Supé- rieur à La Reja, Mgr Williamson (ancien Anglican – variante méthodiste), membre émi- nent du Comité de Lecture du Sel de la Terre, dans son texte de 6 pages de cette revue des Dominicains d’Avrillé.
Comment doit-on à présent qualifier un tel comportement systématique de la part de ces personnages et de la rédaction du Sel de la Terre ?
8 A l’encontre du magistère Pontifical infaillible (Léon XIII, Pie XII), l’évocation réitérée de la thèse du Chanoine Berthod sur la prétendue non-sacramentalité de l’épiscopat catholique C’est avec un vif étonnement que nous découvrons dans le texte de l’abbé Caldéron le retour de la thèse du chanoine Berthod, premier Directeur du séminaire d’Ecône, qui n’hésitait pas à soutenir à Fribourg en 1946 la prétendue « non sacramentalité » de l’épiscopat catholique, thèse déjà évoquée du reste dans le n°54 du Sel de la terre par le Père Pierre-Marie.
Depuis la parution des Notitiae de Rore Sanctifica en février 2006, l’enseignement de Pie XII sur ce sujet, dispensé avec les notes de l’infaillibilité pontificale, dans sa constitution aposto-
28 http://www.rore-sanctifica.org/etudes/2006/RORE-2006-07-15- FR_Rore_Sanctifica_III_Notitia_6_Refutation_brochure_Pierre_Marie_A.pdf 29 http://www.rore-sanctifica.org/etudes/2006/RORE-2006-04-26-FR-De_Ritus_Coptorum.pdf 30 http://www.rore-sanctifica.org/etudes/2006/RORE-2006-07-15- FR_Rore_Sanctifica_III_Notitia_6_Refutation_brochure_Pierre_Marie_A.pdf
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lique Sacramentum Ordinis du 30 novembre 1947, déjà présenté dans le tome I paru en août 2005, a été largement exposé, et cette thèse du Chanoine Berthod aurait dû tout naturellement être classée dans une bibliothèque sur le rayon des thèses théologiques désavouées par le Ma- gistère catholique infaillible.
Mais il n’en est rien ! L’abbé Calderon nous la ressort aujourd’hui comme si de rien n’était, et fait mine devant ses lecteurs peu avertis d’envisager comme une sérieuse possibilité, tou- jours ouverte aux débats, la non-sacramentalité de l’épiscopat catholique !
Note [1] : Dans un sacrement on distingue la matière (par exemple le fait de verser l'eau par ma-
nière d'ablution lors du baptême) et la forme qui consiste en des paroles prononcée par le ministre
du sacrement (dans le baptême : «Je te baptise au nom du Père, du Fils et du Saint-Esprit»). La
sacramentalité de l'épiscopat (c'est-à-dire le fait que l'épiscopat confère un caractère différent de
celui du sacerdoce) est aujourd'hui communément tenue par les théologiens, mais ce n'est pas
une question qui a été tranchée par le magistère : voir l'article du chanoine Berthod paru dans
Le Sel de la terre 29, p. 8 et sq. Même si l'épiscopat n'était pas un sacrement, on pourrait parler
encore de matière et de forme dans un sens large. (Note du Sel de la terre)
Décidément ces pseudo-théologiens d’Avrille sont incorrigibles en continuant à prétendre que la sacramentalité de l’Episcopat catholique resterait une question théologique ouverte et qu’elle n’aurait pas été déjà close définitivement dès 1896 par Léon XIII par un acte du Magistère Pontifical infaillible dans sa Bulle solennelle Apostolicae Curae, revêtue des quatre notes d’infaillibilité de ce Magistère : faut-il ici leur rappeler une fois encore ce texte irréformable de ce Magistère Pontifical infaillible, pourtant rappelé par le CIRS dans le premier Tome de Rore Sanctifica publié aux Editions Sainte Rémi dès le 02 août 2005 :
"Il est hors de doute et il ressort de l’institution même du Christ que l’épiscopat fait
véritablement partie du sacrement de l’Ordre et qu’il est un sacerdoce d’un degré su-
périeur ; c’est d’ailleurs ce qu’insinue le langage habituel des saints Pères et les ter-
mes usités dans notre rituel où il est appelé "le sacerdoce suprême, le sommet du mi-
nistère sacré"".
Apostolicae Curae, Acta Apostolicae Sedis.
De plus, si l’épiscopat catholique n’était pas pleinement sacramentel, et donc justiciable des critères de validité sacramentelle enseignés par le Magistère infaillible de la Sainte Eglise et de ses Pontifes, quel objet aurait pu donc viser la Constitution Apostolique Sacramentum ordinis du 30 novembre 1947 par laquelle le Pape Pie XII définissait infailliblement ses critères de validité sacramentelle pour les trois degrés des Saints Ordres catholiques ?
Nous ne pouvons que rester confondus de l’absence de surveillance dogmatique de Mgr Williamson (ancien anglican – variante méthodiste), Supérieur de l’abbé Calderon, et membre éminent du Comité de Lecture du Sel de la Terre, qui laisse ainsi publier par les Dominicains d’Avrillé de telles insanités aussi absurdes sur une question aussi vitale. Cet évêque exerce-t-il encore sa mission de surveillance sur les publications des Domini- cains d’Avrillé, en matière de foi et de propositions découlant de la Foi catholique, comme ses grâces d’Etat d’Evêque catholique lui en font le strict devoir ?
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9 L’invention du sophisme « formel-effectif » afin d’éliminer le concept catholique traditionnel de la « forme sacramentelle essentielle » C’est alors que l’abbé Calderon va inventer un nouveau concept théologique de son cru, ce- lui du « formalisme effectif » sacramentel dans le but d’escamoter le véritable concept central de théologie sacramentelle catholique, celui de « forme sacramentelle essentielle », concept rigoureusement défini par les normes et définitions précises du Magistère Pontifical catholi- que infaillible, sur lequel précisément le Pape Pie XII a enseigné ses deux critères de va- lidité sacramentelle en novembre 1947 dans sa Constitution apostolique Sacramentum Or- dinis : la désignation univoque de la Potestas ordinis épiscopale et la désignation univoque de la Gratia ordinis épiscopale devant figurer l’une et l’autre explicitement au sein même de cette forme sacramentelle essentielle, à peine d’en annuler toute validité sacramentelle.
On comprend dès lors pourquoi ce concept bien défini de « forme sacramentelle essen- tielle » de la théologie sacramentelle catholique gêne considérablement l’abbé Caldéron, et pourquoi il se sent obligé de le remplacer par un nouveau concept sophistique, qu’il invente aussitôt, afin de tenter de tourner l’obstacle infranchissable que ce concept traditionnel bien défini dresse devant sa tentative désespérée de « démonstration » de la prétendue validi- té sacramentelle de la nouvelle pseudo-forme sacramentelle essentielle épiscopale conci- liaire, inventée par le trio diabolique Bugnini∴-DomBotte-Lécuyer, définie et promulguée le 18 juin 1968, au prix d’un énorme mensonge (cf. supra), par la « constitution apostoli- que » Pontificalis romani de Montini-Paul VI.
En introduisant ce nouveau concept sophistique, l’abbé Calderon tente en effet de dissocier l’étude de la nouvelle forme du rite épiscopal conciliaire de celle de sa pseudo-forme sa- cramentelle essentielle pourtant définie par Montini-Paul VI lui-même, afin surtout de tenter de mieux soustraire cette nouvelle pseudo-forme sacramentelle essentielle épisco- pale conciliaire, promulguée par Montini-Paul VI, à l’application des deux critères de vali- dité sacramentelle imposés pour la transmission sacramentelle de l’Episcopat par l’enseignement infaillible du Pape Pie XII le 30 novembre 1947.
9.1 Rappel de la forme essentielle du nouveau rite de consécration épiscopale Rappelons la pseudo-forme sacramentelle essentielle du rite telle que désignée par Paul VI : Nous décomposons ainsi : • PR1 Répands sur cet élu, la force, qui est de toi, Spiritus principalis, lequel tu as donné à ton Fils bien-aimé JC, (effunde super hunc electum eam virtutem, quae a te est, Spiritum principalem, quem dedisti dilecto Filio tuo JC,) • PR2 qui l’(Spiritus principalis) a lui-même donné aux saints Apôtres, (quem de- disti dilecto Filio tuo, quem ipse donavit sanctis Apostolis,).
Nous constatons que cette forme essentielle ne possède, dans aucune de ses deux parties, la signification de la plénitude du pouvoir d’Ordre qui est celle de l’épiscopat, la potestas ordi- nis épiscopale.
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9.2 Le cadre méthodologique de « ressemblance » de l’abbé Calde- ron
L’argumentation de l’abbé Calderon est entièrement fausse et s’effondre d’elle-même en rai- son des points suivants.
L’étude de la forme en elle-même (intrinsèque) seule permet de déterminer la validité d’une forme sacramentelle. Or, l’abbé Calderon, qui est familier de la pensée réaliste aristotélico- thomiste, sait bien que l’objet doit d’abord être étudié en lui-même, in se, dans son essence et non par comparaison. A fortiori, sur un sujet aussi capital, et aux conséquences aussi dramati- ques pour les âmes et leur salut éternel que le rite de consécration épiscopal, une étude sé- rieuse de la validité sacramentelle de la nouvelle forme doit étudier d’abord la validité du rite sacramentel en lui-même, et en aucun cas, elle ne peut en faire l’économie.
9.2.1 L’abbé Calderon adopte la méthode d’examen de la validité sacra- mentelle par « ressemblance »
Tout cela récuse déjà d’emblée la démonstration par « ressemblance » élaborée par le Père Pierre-Marie d’Avrillé et que tente de sauver l’abbé Calderon quand il reproche à l’abbé Ce- kada d’en faire le procès :
« M. l'abbé Cekada repousse la ressemblance avec le rite copte »
Très simplement, la forme sacramentelle du nouveau rite exprime-t-elle l’intention de faire ce que fait l’Eglise, qui ne fait que ce fait le Christ, véritable ministre de ce sacrement, c’est-à- dire l’intention de conférer l’épiscopat catholique, c’est-à-dire la plénitude sacramentelle des Saints Ordres Catholiques ?
Le Magistère a contraint cette expression univoque par la Constitution apostolique du Pape Pie XII, Sacramentum Ordinis (30 novembre 1947), qui a identifié et confirmé dans l’ancien rite épiscopal immémorial la constante forme sacramentelle essentielle : cette partie de la forme sacramentelle qui est absolument nécessaire pour la validité du sacrement.
Le Pape Pie XII a fixé infailliblement des critères de validité sacramentelle intrinsèque à la forme sacramentelle essentielle du rite épiscopal, il n’a nullement défini des critères de « res- semblance », ni d’ « analogie » de cette forme sacramentelle essentielle.
9.2.2 La méthode de validité sacramentelle par « ressemblance » a été forgée et appliquée par les réformateurs liturgistes modernistes de 1968
En emboîtant le pas à Avrillé dans cette méthode de « ressemblance », l’abbé Calderon s’affilie en réalité à la méthode inventée par les réformateurs liturgistes modernistes de 1968 qui ont été les innovateurs de cette méthode sophistique de « ressemblance » comme le mon- trent les archives officielles du Consilium, car dans l’appendice au Schemata n°220, ces ré- formateurs liturgistes modernistes ont introduit deux formes orientales traduites en latin par Denzinger (l’une, non sacramentelle, celle de l’intronisation purement juridictionnelle du Pa- triarche maronite, et l’autre sacramentelle, celle de la consécration de l’évêque Copte), et les réformateurs liturgistes modernistes Dom Botte-Lécuyer-Bugnini∴ ; comme ils le confessent
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eux-mêmes dans leurs mémoires, ont tenté de justifier la prétendue validité sacramentelle de leur nouvelle pseudo-forme sacramentelle essentielle épiscopale par une « ressemblance » prétendue avec ces deux textes orientaux.
9.3 L’abbé Calderon s’oppose à l’application de la méthodologie d’examen de la validité intrinsèque énoncée par le Pape Pie XII 9.3.1 Cette méthode de prétendue « ressemblance » s’oppose à la mé- thode d’examen de validité intrinsèque de la forme sacramentelle essentielle définie par le Pape Pie XII
En s’affiliant à la méthode sophistique innovante, et donc révolutionnaire, des réformateurs li- turgistes modernistes d’une prétendue « ressemblance », le professeur du séminaire de la FSSPX à La Reja s’oppose à la méthode fixée par le Pape Pie XII qui repose sur l’application de deux critères de validité sacramentelle intrinsèque de la forme sacramentelle essentielle pour la transmission sacramentelle de l’épiscopat catholique.
Dans son article du n°58 du Sel de la terre, l’abbé Calderon adopte donc la méthode des révo- lutionnaires modernistes liturgistes de 1968, et, agissant ainsi, se refuse à appliquer la mé- thode traditionnelle et approuvée par le Magistère infaillible, celle de la méthode d’examen des deux critères de validité sacramentelle intrinsèque de la forme sacramentelle essentielle.
Or, le 30 novembre 1947 le Pape Pie XII a fixé infailliblement les deux critères nécessaires et suffisants auxquels doit obligatoirement satisfaire les formes sacramentelles essentielles des Saints Ordres catholiques pour exprimer de manière UNIVOQUE l’intention de l’Eglise pour ce qui concerne le rite sacramentel de consécration épiscopale.
9.3.2 Les 2 critères de validité de la forme sacramentelle essentielle dé- finis par le Pape Pie XII ne sont pas facultatifs, ils doivent être ap- pliqués à la pseudo-forme sacramentelle essentielle définie par Montini-Paul VI lui-même
Montini-Paul VI, ayant engagé sa prétendue autorité pontificale, que reconnaît l’abbé Calde- ron, selon les critères de l’infaillibilité pontificale ex cathedra, pour promulguer sa « Constitu- tion Apostolique » du 18 juin 1968 (Pontificalis Romani), y a formellement identifié (pré- tendument infailliblement aux yeux de l’abbé Calderon) le passage qui constituerait la forme sacramentelle essentielle de son nouveau rite épiscopal.
Par là même, sauf à nier explicitement qu’il soit le Pape légitime régnant en 1968, ce que ne fait pas l’abbé Calderon qui reconnaît Paul VI pour Pape, cette forme sacramentelle essen- tielle du nouveau rite épiscopal identifiée par Montini-Paul VI doit être elle-même soumise aux exigences infaillibles du Pape Pie XII enseignées par sa Constitution Apostolique Sacramentum Ordinis du 30 novembre 1947. Et il doit lui être appliqués les deux mêmes critères de validité sacramentelle formulés et exi- gés par Pie XII dans ce texte, revêtu des marques de l’infaillibilité pontificale, que l’abbé Cal- deron ne saurait ne pas vouloir reconnaître pour tel.
Or, Montini-Paul VI lui-même se réclame de Sacramentum Ordinis du Pape Pie XII et en rappelle les deux critères de validité dans sa propre Constitution Pontificalis Romani :
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« D'autre part, entre les autres documents du Magistère suprême relatifs aux Ordres sacrés,
nous estimons digne d'une mention particulière la Constitution apostolique Sacramentum Or-
dinis promulguée par notre prédécesseur Pie XII, le 30 novembre 1947, qui déclare : «Les
Ordres du diaconat, du presbytérat et de l'épiscopat ont pour matière, et pour matière unique,
l'imposition des mains ; quant à la forme, également unique, ce sont les paroles déterminant
l'application de cette matière, paroles qui signifient sans équivoque les effets du sacrement
— à savoir le pouvoir d'ordre et la grâce du Saint-Esprit — et qui sont reçues et employées
comme telles par l'Église» Pontificalis Romani, 1968
Ces deux critères sont : la signification UNIVOQUE du pouvoir d’ordre propre à l’épiscopat, la potestas ordinis épiscopale, et, distinctement et tout aussi nécessairement, la signification UNIVOQUE de la grâce du Saint-Esprit, la gratia ordinis épiscopale.
Or, à aucun moment l’abbé Calderon n’examine l’application de ces deux critères de validité sacramentelle exigés par Pie XII à la nouvelle pseudo-forme sacramentelle essentielle épisco- pale définie et promulguée par Montini-PaulVI le 18 juin 1968.
Bien au contraire, lorsque l’abbé Cekada cite l’un des deux critères, la mention du pouvoir d’ordre épiscopal, la potestas ordinis épiscopale, l’abbé Calderon renvoie au contexte :
« La deuxième raison de M. l'abbé Cekada ne paraît pas suffisante pour répandre des doutes
sérieux sur la validité. En effet il est question de défauts dans le contexte, et ce contexte est
très ample, car il ne se réduit pas à la seule préface mais il faut prendre en compte le rite
complet ». Sel de la terre, n°58, page 214
Et dans ce renvoi vers le contexte « du rite complet » promulgué par Montini-PaulVI, l’abbé Calderon se contente d’introduire une citation du Pape Léon XIII, d’une façon très générale, mais en restant très vague sur la présence dans ce contexte d’éléments qui seraient éventuel- lement, selon lui, susceptibles de corroborer sa thèse.
Et, aplomb ahurissant de la part d’un théologien, après un tel alignement de flous, d’omissions, de généralisations, d’imprécisions et de citations hors sujet, l’abbé Calderon n’hésite pas à conclure avec la plus grande assurance avoir trouvé dans une prétendue « res- semblance » avec le rite sacramentel épiscopal Copte, « un sérieux argument en faveur argu- ment en faveur de la validité du rite nouveau ».
« La validité certaine et assurée du rite copte, par conséquent, paraît un sérieux argument en
faveur de la validité du rite nouveau » Sel de la terre, n°58, page 215
9.3.3 L’abbé Calderon ne cite à aucun moment l’objet de la controverse : la nouvelle pseudo-forme sacramentelle essentielle
Or, dans son articulet de 6 pages du n°58 du Sel de la terre, à aucun moment l’abbé Calderon n’examine si ces deux critères fixés par le Pape Pie XII dans sa constitution apostolique du 30 novembre 1947 Sacramentum Ordinis, invoquée par Montini-Paul VI lui-même, sont bien respectés par la pseudo-forme sacramentelle essentielle du nouveau rite.
Fait révélateur de la superficialité de l’article de l’abbé Calderon, à aucun moment il ne donne, que ce soit dans le texte de son article de 6 pages, ou dans une note, le texte de cette pseudo-forme sacramentelle essentielle du nouveau rite épiscopal conciliaire.
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L’abbé Calderon ne pouvait en effet mieux illustrer son intention de se refuser à étudier la validité intrinsèque de cette nouvelle pseudo-forme sacramentelle essentielle épiscopale qu’en manifestant ainsi son refus d’énoncer l’objet même de la controverse.
Il est clair qu’en agissant ainsi, l’abbé Calderon ne peut s’attendre à ce que soit accordé à son étude une véritable valeur théologique rigoureuse dans le débat contradictoire sur l’invalidité sacramentelle du nouveau rite épiscopal. Dans le domaine profane, en effet, une communication d’un soi-disant expert sur un sujet quelconque qui ferait, lors d’un colloque scientifique, totalement l’impasse sur l’objet même de son étude, se verrait clairement immédiatement discréditée en tant que bavardages sans au- cune portée significative. Les « théologiens » d’Avrillé-La Reja de 2006 se sentiraient-ils affranchis des règles du sé- rieux scientifique que la communauté universitaire fait respecter en son sein, quelle qu’en soit la matière ?
9.3.4 L’invention par l’abbé Calderon d’une innovation : le concept de « phrase formelle-effective »
9.3.4.1 L’abbé Calderon tente d’enfermer l’abbé Cekada dans un faux di- lemne
L’abbé Cekada suit à la fois les affirmations de Montini-Paul VI et le Magistère de l’Eglise et il compare d’une part la pseudo-forme sacramentelle essentielle du nouveau rite de Montini- Paul VI, et d’autre part la forme sacramentelle complète du rite épiscopal Copte, car c’est celle qui a été approuvée par l’Eglise qui n’y a pas identifié et défini précisément la forme sa- cramentelle essentielle. La démarche de l’abbé Cekada est logique et respecteuse du Magistère de l’Eglise, néanmoins, l’abbé Calderon va la contester radicalement, n’hésitant pas à qualifier l’approche de l’abbé Cekada de « fallacieuse » :
« La première raison est fallacieuse, parce que M. l'abbé Cekada considère comme «forme» la
préface copte complète (en réalité une seule phrase doit être «formelle-effective») et, en même temps, il nie que le contexte de la nouvelle préface puisse déterminer l'ambiguïté de la phrase «formelle-effective» du nouveau rite. »
C’est afin d’asseoir sa contestation radicale de l’approche de l’abbé Cekada, que ce faux di- lemme est avancé par l’abbé Calderon : Il consiste à prétendre enfermer l’abbé Cekada dans le choix suivant :
Première option :
Soit l’abbé Calderon veut contraindre l’abbé Cekada à accepter la validité de la pseudo- forme sacramentelle essentielle du nouveau rite de Montini-Paul VI au motif que le pas- sage qui constituerait, selon lui, la forme sacramentelle essentielle « probable » du rite épis- copal Copte, et qui présenterait, selon lui, une prétendue « ressemblance » avec la pseudo- forme sacramentelle essentielle du rite épiscopal de Montini-Paul VI, serait nécessairement une forme sacramentelle épiscopale valide, puisque constituant, selon lui, la forme sacramen- telle essentielle du rite épiscopal copte, alors que ce même passage serait lui-même « plus
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bref » et « autant ou plus ambigü » que la pseudo forme sacramentelle essentielle de Montini- PaulVI.
En bref selon l’abbé Calderon, l’abbé Cekada refuserait la validité sacramentelle à la pseudo- forme essentielle de Montini-Paul VI, alors qu’elle serait plus longue et moins ambiguë que le passage du rite épiscopal copte que l’abbé Caderon déclare constituer la forme sacramentelle essentielle de ce dernier, donc sacramentellement valide.
Deuxième option :
Soit l’abbé Calderon veut contraindre l’abbé Cekada à accepter la validité sacramentelle de la forme complète du nouveau rite de Montini-Paul VI prise dans son ensemble, au motif – à l’encontre de l’enseignement infaillible et irréformable de Pie XII – qu’il faudrait non seu- lement prendre en compte cette pseudo-forme sacramentelle essentielle, mais aussi l’ensemble de son contexte, et que l’on devrait alors constater précisément que le contexte de cette nou- velle forme sacramentelle serait très proche de la forme du rite épiscoapl Copte pris dans son ensemble, rite épiscopal Copte assurément sacramentellement valide.
En bref selon l’abbé Calderon, pourquoi l’abbé Cekada refuserait la validité à l’ensemble de la nouvelle forme de Montini-Paul VI, même si sa forme sacramentelle essentielle est ambi- guë et déficiente, car il en serait de même, prétend l’abbé Calderon, dans le rite épiscopal Copte, alors que ce rite épiscopal Copte est sacramentellement valide et que, selon l’abbé Calderon, les deux formes se « ressemblent ».
9.3.4.2 L’usage implicite du faux principe sophistique et révolutionnaire de la « ressemblance » des rites
L’abbé Calderon prétend ainsi enfermer l’abbé Cekada dans un dilemme dont chaque terme le conduirait à conclure à la prétendue validité sacramentelle du nouveau rite épiscopal de Mon- tini-PaulVI.
Remarquons que, encouragé par la comparaison des nombres de mots avancée, peut-être im- prudemment, par l’abbé Cekada, il y apperçoit une voie d’argumentation sophistique, qui, considérant comme acquis le principe révolutionnaire de « démonstration par analogie » de la prétendue validité sacramentelle du nouveau rite épiscopal de Montini-PaulVI, pourrait lui permettre de créer de toutes pièces ce faux dilemme sans jamais avoir à citer à aucun moment les phrases précises du rite en question, ni sans jamais avoir à se référer précisément aux critè- res de validité sacramentelle énoncés par le Magistère, en particulier ceux du Pape Pie XII (Sacramentum Ordinis) auxquels son étude doit être soumise.
9.3.4.3 La substitution de l’expression moderniste « phrase formelle- effective » à l’expression « forme sacramentelle essentielle » du Ma- gistère catholique
Bien plus, afin de s’affranchir des contraintes que lui impose le Magistère du Pape Pie XII, l’abbé Calderon évacue les termes précisément définis par le Magistère, ceux de « forme sa- cramentelle essentielle » pour leur substituer une nouveauté sémantique « théologique », celle de « phase formelle-effective ».
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Ce procédé est anti-traditionnel, et ne s’apparente à rien d’autre qu’une pratique moderniste. C’est ce type même de procédé que le Pape Saint Pie X, le saint patron de la FSSPX à la- quelle appartient l’abbé Calderon, dénonce et condamne dans son encyclique Pascendi (1907).
9.3.4.4 La première option du faux dilemme : la prétendue validité sacra- mentelle d’une forme essentielle « ambiguë » dans le nouveau rite
Nous avons résumé ainsi la première option du faux dilemme imaginé par l’abbé Calderon :
En bref selon l’abbé Calderon, l’abbé Cekada refuserait la validité sacramentelle à la pseudo-
forme essentielle de Montini-Paul VI, alors qu’elle serait plus longue et moins ambiguë que le
passage du rite épiscopal copte que l’abbé Caderon déclare constituer la forme sacramentelle
essentielle de ce dernier, donc sacramentellement valide.
En écrivant :
« si le contexte ne détermine pas la signification de la forme, il faudrait préciser quelle est la
phrase «formelle-effective» du rite copte et la comparer avec celle du rite nouveau »
l’abbé Calderon va l’identifier « probablement » (voir la section suivante) en des termes qui ne peuvent désigner que cette phrase :
« Tu iterum nunc effunde virtutem Spiritus tui hegemonici, quem donasti Apostolis
sanctis tuis in nomine tuo »
Nous constatons que cette phrase ne signifie aucunement le pouvoir d’Ordre épiscopal, la po- testas ordinis épiscopale, pas même de manière ambiguë, contrevenant ainsi formellement à l’une des exigences obligatoires fixées infailliblement pour la validité du sacrement par le Pape Pie XII dans la Constitution Apostolique Sacramentum Ordinis (1947), alors que nous avons déjà montré que le rite épiscopal Copte satisfait en réalité très précisément aux deux critères de validité sacramentelle éxigés par Pie XII31.
Cette option imaginée par l’abbé Calderon est basée sur le postulat qu’il aurait identifié ce qu’il prétend constituer à ses yeux la forme sacramentelle essentielle « probable » du rite épiscopal Copte, passage de ce rite qui apparaît comme sans fondement au regard des critères de validité sacramentelle fixés par le Pape Pie XII.
Ainsi, l’abbé Calderon voudrait nous faire accepter comme constituant à ses yeux la forme sa- cramentelle essentielle « probable » du rite épiscopal Copte, un passage de ce rite valide qu’il a identifié de manière erronée et fallacieuse pour les besoins de sa démonstration qui pré- tend conclure à une validité certaine, alors que ce passage ainsi identifié ne satisfait même pas aux critères de validité sacramentelle enseignés par Pie XII !
9.3.4.5 La deuxième option du faux dilemme : la prétendue validité sacra- mentelle du nouveau rite épiscopal de Montini-PaulVI sauvée par
31 http://www.rore-sanctifica.org/etudes/2006/RORE-2006-04-26-FR-De_Ritus_Coptorum.pdf
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son contexte en dépit de l’« ambiguïté »de sa forme sacramentelle es-
sentielle
Nous avons résumé ainsi la deuxième option du faux dilemme imaginé par l’abbé Calderon :
En bref selon l’abbé Calderon, pourquoi l’abbé Cekada refuserait la validité à l’ensemble de la
nouvelle forme de Montini-Paul VI, même si sa forme sacramentelle essentielle est ambiguë et
déficiente, car il en serait de même, prétend l’abbé Calderon, dans le rite épiscopal Copte,
alors que ce rite épiscopal Copte est sacramentellement valide et que, selon l’abbé Calderon,
les deux formes se « ressemblent ».
La pseudo-démonstration de l’abbé Calderon s’articule comme suit, si l’on admet le principe sophistique et révolutionnaire de démonstration de la validité sacramentelle par « ressem- blance » :
• la « probable » forme sacramentelle essentielle du rite épiscopal Copte – ainsi
que définie et identifiée de manière arbitraire et erronée par l’abbé Calde-
ron - serait « autant, sinon plus ambiguë » que la pseudo-forme sacramentelle
essentielle du nouveau rite de Montini-Paul VI
« la phrase probablement «formelle-effective» du rite copte (qui correspond
à celle qui est considérée comme telle dans le rite nouveau) est plus brève
que celle du rite nouveau ; et par conséquent, autant ou plus ambiguë. »
• or
o le rite épiscopal Copte est sacramentellement valide, et, sa forme sacramentelle
essentielle – ainsi que définie et identifiée de manière arbitraire et erronée
par l’abbé Calderon – devant être constatée elle-même défectueuse et « ambi-
guë », sa validité sacramentelle ne pourrait donc dès lors être sauvée, sans être
obligé de recourir à son contexte dans le rite épiscopal Copte,
« si, au contraire, le contexte détermine la signification »
• donc
o par transposition « analogique » du rite Copte vers le nouveau pseudo-
rite sacramentel épiscopal de Montini-Paul VI, il deviendrait dès lors
également nécessaire, selon l’abbé Calderon, de prendre en compte
l’ensemble du contexte du nouveau rite épiscopal de Montini-Paul VI
pour lever l’ambiguïté de sa forme sacramentelle essentielle, telle
qu’identifiée dans son rite par Montini-Paul VI
« il faut comparer préface complète avec préface complète »
Et ainsi, à partir de son identification arbitraire et erronée de la forme sacramentelle es- sentielle du rite épiscopal Copte, par ce tour de passe-passe théologique, l’abbé Calderon espère avoir affranchi la nouvelle pseudo-forme sacramentelle essentielle, désignée par Mon- tini-Paul VI lui-même, des critères de validité sacramentelle fixés infailliblement par le Pape Pie XII pour la forme sacramentelle essentielle de l’épiscopat catholique.
Nous allons montrer que ce syllogisme est un pur sophisme.
En effet : L’abbé Calderon suggère que la forme sacramentelle essentielle du rite épiscopal Copte devrait nécessairement être celle qui serait sémantiquement proche de la pseudo- forme sacramentelle essentielle du nouveau rite de Montini-PaulVI,
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« la phrase probablement «formelle-effective» du rite copte (qui correspond à celle
qui est considérée comme telle dans le rite nouveau) est plus brève que celle du rite
nouveau »
Or quelle est la pseudo-forme sacramentelle essentielle du nouveau rite épiscopal de
Montini-PaulVI ?
« Et nunc effunde super hunc electum eam virtutem, quæ a te est, Spiritum principa-
lem, quem dedisti dilecto Filio tuo Iesu Christo, quem ipse donavit sanctis Apostolis,
qui constituerunt Ecclesiam per singula loca ut sanctuarium tuum, in gloriam et lau-
dem indeficientem nominis tui. »
Or quelle phrase désigne l’abbé Calderon – de manière arbitraire et erronée - comme
étant probablement la forme sacramentelle essentielle du rite épiscopal Copte ? Il ne le
précise pas, mais il indique qu’elle « correspond » à celle du rite épiscopal nouveau de
Montini-PaulVI.
Il n’existe dès lors nulle autre possibilité que cette phrase tirée du rite épiscopal Copte :
« Tu iterum nunc effunde virtutem Spiritus tui hegemonici, quem donasti Apostolis
sanctis tuis in nomine tuo »
Quelle autorité possède donc l’abbé Calderon, professeur à La Reja, pour affirmer
qu’il s’agirait bien là de la forme sacramentelle essentielle du rite épiscopal Copte ?
Détaillons les objections que nous avons abordées auparavant dans la réponse à la
première option.
a. Cette phrase du rite épiscopal Copte ne satisfait pas aux deux critères de va-
lidité sacramentelle énoncés par le Pape Pie XII. Elle ne saurait donc en au-
cune façon constituer la forme sacramentelle essentielle du rite épiscopal
Copte
b. Cette phrase du rite épiscopal Copte ne comporte aucune « transitivité » hé-
rétique à la différence de la pseudo-forme sacramentelle essentielle du nou-
veau rite épiscopal de Montini-Paul VI à laquelle elle est comparée, qui, elle
est « transitive » et hérétique
c. Cette phrase n’est affectée d’aucune ambiguïté contrairement à ce qu’affirme
l’abbé Calderon. Mais il est très clair qu’elle ne saurait constituer la forme sa-
cramentelle essentielle épiscopale Copte car ne satisfaisant pas aux deux
conditions requises par le Pape Pie XII pour la signification de la forme sacra-
mentelle essentielle de l’épiscopat.
d. Qu’est-ce qui permet à l’abbé Calderon d’affirmer que le rite épiscopal Copte
ne serait validé sacramentellement qu’en faisant nécessairement appel à
son « contexte » ?
i. L’absence d’identification de la forme sacramentelle essentielle de la
consécration épiscopale Copte par le Magistère Catholique, n’autorise
aucunement l’abbé Calderon à identifier lui-même faussement et arbi-
trairement au sein de ce rite épiscopal Copte une dite « forme sacra-
mentelle essentielle », puis, devant le constat des carences, défectuosi-
tés ou ambigüités de cette « forme sacramentelle essentielle » ainsi ar-
bitrairement et fallacieusement désignée dans le rite épiscopal
Copte, prétendre qu’il deviendait – contrairement à l’enseignement
infaillible de Pie XII - absolument nécessaire, pour en sauver la validi-
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té sacramentelle, de prendre en compte le contexte de l’ensemble du
rite épiscopal Copte.
ii. L’abbé Calderon n’a nullement en réalité identifié le passage du rite
épiscopal Copte qui répond véritablement aux critères de validité de la
forme sacramentelle essentielle épiscopale, et qui par conséquent la
constitue véritablement dans ce rite épiscopal Copte. En suggérant
d’emblée de choisir une phrase « probable » du rite épiscopal Copte
qui « corresponde » à la pseudo-forme sacramentelle essentielle du
nouveau rite épiscopal de Montini-PaulVI, l’abbé Calderon exclut
précisément ce faisant les deux autres phrases de la forme intégrale
Copte qui satisfont bien, elles, aux deux critères de validité sacra-
mentelle énoncés pour l’épiscopat par le Pape Pie XII. En réalité,
c’est par cette méthode sophistique, que l’abbé Calderon relègue
ainsi dans le prétendu « contexte » du rite Copte les deux phrases
précisément qui constituent en fait la forme sacramentelle essen-
tielle du rite épiscopal Copte, car satisfaisant précisément aux deux
critères de validité sacramentelle énoncés infailliblement pour
l’épiscopat par le Pape Pie XII.
e. La pseudo-forme sacramentelle essentielle du nouveau rite épiscopal de Mon-
tini-PaulVI ne peut être à la fois une forme sacramentelle essentielle et être
ambiguë ou défectueuse, car, comme l’a bien précisé le Pape Pie XII, elle doit
exprimer de façon univoque les deux effets du sacrament : la potestas ordinis
épiscopale d’une part, la gratia ordinis épiscopale d’autre part.
Voila un théologien qui affecte d’ignorer que cela s’appelle en théologie sacramentelle catho- lique « la forme essentielle d’un sacrement » !
Pourquoi invente-t-il ici, tel les « théologiens » modernistes, une terminologie sophistique nouvelle non définie, un concept sophistique nouveau non défini ?
L’abbé Calderon résume ainsi l’argumentation de l’abbé Cekada :
- la forme du rite Copte est un texte long (ensemble de la préface)
- la pseudo-forme sacamentelle essentielle du nouveau rite épiscopal de Montini-PaulVI est ambiguë et défectueuse et cette ambiguïté et cette déficience ne saurait – prétend l’abbé Calderon en opposition flagrante à l’enseignement infaillible de Pie XII – qu’être levée que par le recours contexte dans la préface du nouveau rite.
C’est ainsi que s’exprime l’abbé Calderon :
« M. l'abbé Cekada repousse la ressemblance avec le rite copte pour deux raisons : 1°) la forme [1] est plus courte (42 mots contre 340) ; 2°) elle omet des phrases relatives au pouvoir d'ordre de l'évêque, ce qui serait justement le défaut substantiel de la nouvelle forme.
- La première raison est fallacieuse, parce que M. l'abbé Cekada considère comme «forme» la
préface copte complète (en réalité une seule phrase doit être «formelle-effective») et, en même temps, il nie que le contexte de la nouvelle préface puisse déterminer l'ambiguïté de la phrase «formelle-effective» du nouveau rite. Mais il faut choisir : si le contexte ne détermine pas la signification de la forme, il faudrait préci- ser quelle est la phrase «formelle-effective» du rite copte et la comparer avec celle du rite nou-
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veau ; si, au contraire, le contexte détermine la signification, il faut comparer préface complète
avec préface complète. » Sel de la terre, n°58 page 213
10 L’abbé Calderon invente le sophisme du « parrallélisme sacramentel à la majorité » L’imagination fertile de l'abbé Calderon en vient en outre à inventer la méthode que l’on peut désigner comme le « Parallèlisme sacramentel à la majorité » !
Voici donc un nouveau sophisme ad hoc de ce curieux théologien grâce auquel il va être possible de tout justifier, y compris en introduisant subrepticement dans les rites SA- CRAMENTELS valides orientaux, par le subterfuge de raccords indus de passages tron- çonnés - à la suite de Dom Botte et du P. Pierre-Marie d’Avrillé - l’infection de la « transiti- vité onctionniste », dont ces rites sont pourtant TOUS SCRUPULEUSEMENT INDEM- NES (cf les travaux du CIRS la Notitia IV De Spiritu Principali32, la Notitia III De Ordina- tione Patriarchae33)
« p. 214
Il est fallacieux de comparer une préface complète d'une part, avec la phrase «formelle-
effective» de l'autre.
Il faut tenir compte de ce que la théologie romaine, avec un esprit plus rationnel et juridique, a
toujours cherché à préciser quelle est la phrase «formelle-effective» dans les diverses préfaces
consécratoires ; tandis que la théologie orientale ne cherche pas ces précisions. C'est pour cela
que, par exemple, les romains ont ordonné la consécration eucharistique autour des paroles de
Notre-Seigneur, signalant par là que ce sont ces paroles qui réalisent la transsubstantiation, tan-
dis que les orientaux ne procédèrent pas ainsi, si bien qu'ensuite ils ne surent pas bien si la consé-
cration se réalisait à ce moment, ou lors de l'épiclèse (l'invocation du Saint-Esprit).
Si Denzinger présente les préfaces orientales complètes comme des «formes», c'est parce que la
théologie orientale n'a jamais déterminé avec précision quelle est, dans chaque préface, la pro-
position essentielle («formelle-effective») qui produit l'effet du sacrement. Selon l'enseignement
de saint Thomas, ce doit être une phrase «pratique» unique (avec un seul sujet et un seul prédi-
cat, lequel peut avoir plusieurs compléments déterminatifs) qui produit ce qu'elle signifie.
L'argument de M. l'abbé Cekada ne paraît pas honnête, car en comparant les rites (comme le fait
le frère Pierre-Marie dans son article) le parallèle de la majorité des phrases saute à la vue (le
rite copte est un peu plus long). »
« M. l'abbé Cekada compte les mots : 340 contre 42 ! Mais il ne signale pas que la majorité de
ces 340 mots (commentaire du CIRS : lesquels ?) sont dans le reste de la préface nouvelle.
Bien plus, la phrase probablement «formelle-effective» (commentaire du CIRS : quelle est-elle ?)
du rite copte (qui correspond à celle qui est considérée comme telle dans le rite nouveau) est
plus brève que celle du rite nouveau ; et par conséquent, autant ou plus ambiguë. S'il est licite
de dire que toute la préface est forme de la consécration, c'est justement parce que le contexte
dans lequel la phrase «formelle-effective» est insérée influe sur la détermination de sa significa-
tion ». Sel de la terre, n°58 page 214
32 http://www.rore-sanctifica.org/etudes/2006/RORE-2006-08-05- FR_Rore_Sanctifica_III_Notitia_4_Les_Significations_heterodoxes_de_la_Forme_de_Montini_PaulVI_A.pdf 33 http://www.rore-sanctifica.org/etudes/2006/RORE-2006-06-13-FR_Rore_Sanctifica_III-Notitiae_3- Sacramentalite_des_rites_orientaux.pdf
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Et peu soucieux des libertés qu’il ne cesse de prendre avec la logique et la théologie sacra- mentelle catholique, comme avec l’enseignement infaillible du Magistère pontifical, l’abbé Calderon a le toupet d’écrire que « l’argument de l’abbé Cekada ne paraît pas honnête ». Quelle impudence !
10.1 Face aux mentions précises des omissions essentielles du rite copte, l’abbé Calderon les élude par des généralités
En mars 2006, l’abbé Cekada souligne les omissions dans le nouveau rite épiscopal de Montini-PaulVI de phrases qui, dans le rite épiscopal Copte, mentionnent « trois pouvoirs sacramentels spécifiques considérés comme propres à l’ordre de l’évêque seul » :
« Cette longue forme du rite copte mentionne trois pouvoirs sacramentels spécifiques considérés
comme propres à l’ordre de l’évêque seul : «afin d’établir un clergé selon Son commandement
pour la prêtrise,… de nouvelles maisons de prière, et afin de consacrer les autels»34.
Alors que la Préface de Paul VI enchâssant la nouvelle forme, contient de nombreuses phrases qui
se trouvent dans la forme copte (y compris « l’Esprit d’autorité ou qui fait les chefs », dont nous
traiterons plus bas), ces phrases sont omises.
Cette omission est d’autant plus significative, que la controverse sur la validité de la forme de
Paul VI tourne autour de la question de savoir si elle exprime adéquatement le pouvoir de l’ordre
qui est conféré - c’est-à-dire l’épiscopat. » Absolument nul et entièrement vain, Abbé Cekada, 25
mars 2006, page 5
Face à l’argument factuel, précis et constatable par quiconque, de l’abbé Cekada, l’abbé Calderon se contente d’une réponse banale et évasive, qui choque par son caractère flou, gé- néral et imprécis.
« La deuxième raison de M. l'abbé Cekada ne paraît pas suffisante pour répandre des doutes sé-
rieux sur la validité. En effet il est question de défauts dans le contexte, et ce contexte est très
ample, car il ne se réduit pas à la seule préface mais il faut prendre en compte le rite complet. »
Sel de la terre, n°58 page 214
Ces trois phrases du rite épiscopal copte qui caractérisent très explicitement et de manière univoque la potestas ordinis épiscopale et qui ont été intentionnellement (cf. supra les dé- clarations du « frère » Bugnini∴, dit Buan de son nom de code maçonnique) omises dans le nouveau rite, pour complaire aux Protestants et à leur « théologie » anti-catholique du Sacerdoce (cf. supra), sont devenus sous la plume de l’abbé Calderon de simples « défauts dans le contexte » !
L’abbé Cekada se situe là au cœur même de la problématique soulevée par l’application d’un des critères obligatoires défini par le Pape Pie XII, et l’abbé Calderon, lui, élude cette ques- tion décisive en qualifiant son absence de simples « défauts dans le contexte ».
Dans ce cas, l’étude du Magistère de l’Eglise et de la théologie sacramentelle catholique a-t- elle encore un sens aux yeux de l’abbé Calderon ?
34 Traduction dans O.H.E. KHS-Burmester, Les Rites d’ordinations de l’Eglise copte, (Le Caire, 1985), 110:-1. RO 2-24 traduit en latin la phrase « afin d’établir un clergé selon Son commandement au sujet de la prêtrise… » ainsi : « constituendi cleros (klêros Arabe : Clericos) secundum mandatum ejus ad sanctuarium », ajoutant en note de bas de page « in ordine sacerdotali ».
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Comment peut-on se réclamer de la rigueur théologique de Saint Thomas d’Aquin et traiter de façon aussi légère un argument aussi factuel, sérieux et décisif quant à la validité sacramen- telle de la consécration épiscopale ?
10.2 Un aveu de taille de l’abbé Calderon : la signification exigée de la postestas ordinis épiscopale est bien absente de la nouvelle préface, mais doit être recherchée dans « le rite complet »
Et l’abbé Calderon nous explique maintenant, parlant du contexte du nouveau rite épiscopal, que « ce contexte est très ample », sous-entendant ainsi que la signification exigée par Pie XII dans la forme sacramentelle essentielle épiscopale elle-même, à peine de l’invalidité de celle- ci, pourrait être trouvée ailleurs que là où l’abbé Cekada l’a recherchée selon les enseigne- ments de Pie XII, c'est-à-dire qu’elle devrait être recherchée dans la partie du nouveau rite sa- cramentel épiscopal que le Père Pierre-Marie a comparée au rite copte et que l’abbé Caldéron vient d’invoquer quelques lignes plus haut afin de tenter d’échapper à la comparaison avec les 42 mots de la nouvelle pseudo-forme sacramentelle essentielle épiscopale promulguée le 18 juin 1968 par Montini-PaulVI.
L’abbé Calderon auto-détruit ainsi son argument précédent de démonstration de la préten- due validité sacramentelle du nouveau rite par ressemblance avec le texte épiscopal copte latin mutilé par Dom Botte de sa potestas ordinis épiscopale.
Il reconnaît ainsi implicitement que le texte du rite épiscopal copte, mutilé par Dom Botte de sa potestas ordinis épiscopale, cité par le Père Pierre-Marie dans sa mise en tableau (reprise des Schemata de Dom Botte du Consilium) ne suffit pas, et qu’il faut aller chercher ailleurs dans le nouveau rite sacramentel épiscopal de Montini-PaulVI la signification univoque de la potestas ordinis épiscopale exigée par Pie XII.
Et où donc l’abbé Calderon suggère-t-il de chercher le palliatif nécessaire aux « défauts dans le contexte » qu’a identifiés l’abbé Cekada ? Eh bien dans « le rite complet » !
L’abbé Calderon vient donc de reconnaître, face aux 3 omissions volontaires des phrases du rite épiscopal copte dans le nouveau rite épiscopal de Montini-PaulVI, qui l’ont amputé de sa potestas ordinis épiscopale, et, pour être, en toute rigueur, conforme aux critères de validité sacramentelle du Pape Pie XII, qu’il faut chercher la signification de la potestas ordinis épis- copale dans la totalité du nouveau rite épiscopal de la CA Pontificalis Romani, promulguée le 18 juin 1968 par Montini-PaulVI.
Nous pourrions alors nous attendre, pour le moins, à ce que l’abbé Calderon, en théologien thomiste rigoureux, nous indique dans quelles phrases il trouve cette signification man- quante qu’il appelle à son secours, mais il n’en est rien.
L’abbé Calderon reste en effet muet la dessus et enchaîne immédiatement sur une citation du Pape Léon XIII pour souligner l’importance du contexte, sans donner aucune indication sur les phrases situées hors de la préface promulguée par Montini-PaulVI, qui selon sa suggestion seraient de nature, selon lui, à pallier les trois ommissions relevées par l’abbé Cekada.
Malgré ce qui s’apparente à un échappatoire ou une fuite en avant dans le « rite conciliaire complet », l’abbé Calderon pousse l’audace plus loin encore pour oser conclure tout de go -
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avec une assurance d’autant plus surprenante qu’elle rompt avec les tâtonnements de son dé- veloppement précédent - à la validité sacramentelle certaine du nouveau rite épiscopal promu le 18 juin 1968 par Montini-PaulVI, sans avoir le moins du monde répondu aux objections de l’abbé Cekada35.
10.3 La citation de Léon XIII faite par l’abbé Calderon se retourne contre lui, car l’intention des réformateurs liturgistes modernis- tes de 1968 est publiquement anti-catholique
Et, après cette généralité, et ce propos allusif et approximatifs, l’abbé Calderon cite l’analyse de l’intention des auteurs du rite anglican développée par le Pape Léon XIII pour la condam- ner dans sa Bulle infaillible Apostolicae Curae de 1896, tentant ainsi de donner du volume à sa réponse, en invoquant ici en outre une autorité incontestable de fide.
L’ennui pour l’abbé Calderon est que la citation du Pape Léon XIII qu’il produit là s’avère précisément à contre-sens, et se retourne directement et de manière absolument décisive contre sa piètre tentative de « démonstration ».
« En ce qui concerne l'importance du contexte dans la détermination de la forme et de la ma-
tière, Léon XIII est assez clair dans Apostolicæ curæ [1] :
« Lorsqu'un rite a été adopté dans lequel, nous l'avons vu, a été nié ou dénaturé le sacre-
ment de l'ordre36 et dans lequel a été répudiée toute mention de la consécration et du sa-
crifice, la formule «Reçois l'Esprit Saint», c'est-à-dire l'Esprit qui, avec la grâce du sacre-
ment, est infusé dans l'âme, n'a plus de
p. 215
consistance ; et de même les expressions «pour l'office et la charge de presbytre» ou
«d'évêque» et d'autres semblables n'ont plus de consistance et demeurent comme des mots
sans la réalité qu'a instituée le Christ (DS 3317b). »
Il reconnaît évidemment que, si dans le reste du rite il était question de consécration et de sacri-
fice, les paroles de la forme pourraient avoir consistance. »
Note [1] : Dans ce document, le pape Léon XIII a tranché – par la négative – la question de la va-
lidité des ordinations épiscopales chez les anglicans. (Note du Sel de la terre) »
Sel de la terre, n°58 page 214
En effet, cette citation du Pape Léon XIII joue directement à rebours de l’argument de l’abbé Caldéron et condamne sa conclusion.
Pour bien comprendre la méthode suivie par Léon XIII (méthode du Votum au saint-Office du Cardinal Franzelin) dans le texte de sa Bulle Apostolicae Curae de 1896, il est néces-
35 Cf. http://www.rore-sanctifica.org/etudes/2006/RORE-2006-04-26-FR-Cekada- Absolument_nul_et_entierement_vain.pdf Ainsi que : http://www.rore-sanctifica.org/etudes/2007/RORE-2007-01-27-FR_AbbeCEKADAToujoursNul- ReponsesAuxObjectionsJanv2007FRANCAIS1.pdf 36 Note du CIRS : Saint Pie X 1910, Lettre encyclique Ex quo nono : « Alors que l’on sait que l’Eglise n’a le droit de rien innover pour ce qui touche la substance [forme + matière] du sacrement »
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saire d’avoir lu et médité la Défense (Vindication) de la Bulle Apostolicae Curae publiée en 1898 par les évêques catholiques anglais, sur l’apport éventuel du contexte à la forme sacramentelle essentielle (Significatio ex adjunctis), Vindication dont le CIRS a placé l’original anglais ainsi qu’une traduction française sur son site www.rore-sanctifica.org.
Tous ces textes démontrent que la manifestation publique d’une intention anti- catholique caractérisée de la part des auteurs des nouveaux rites sacramentels suffit à elle seule, de par son caractère public, formel, établi et précis, à forcer la signification des formulations ou des termes qui pourraient être ambiguës ou défectueux, et en interdi- sant dès lors leur interprétation dans un sens catholique éventuel, ces ambiguïtés et dé- fectuosités essentielles ayant dès lors un caractère volontaire traduisant une volonté de tromper, apporte ainsi la certitude de l’invalidité sacramentelle radicale de ces rites, car procédant clairement et publiquement d’une intention contraire à celle de la Sainte Eglise et de Notre Seigneur, véritable Ministre du Sacrement.
Il ne semble pas, à le lire, que l’abbé Calderon, ni même Mgr Williamson (pourtant lui- même ancien anglican – variante méthodiste), ni les moines d’Avrillé, aient jamais fait cet effort de réflexion et d’analyse. Cf : Vindication, traduction française37, Vindication, texte original anglais38
C’est précisément ici tout à fait le cas en raison de la déclaration officielle et publique d’intention protestante et ANTICATHOLIQUE préalable du « frère »∴ d’Annibale Bu- gnini, dit Buan de son nom de code maçonnique : En effet, le Franc-Maçon, prêtre lazariste, et liturgiste moderniste, Annibale Bugnini Û, nommé par Montini-Paul VI Secrétaire général du Consilium, c'est-à-dire Chef des équipes de « Réformateurs » liturgistes, avait déclaré officiellement le 15 mars 1965 à l’Osservatore Romano, un an après l’institution du Consilium le 25 mars 1964, et plus de trois ans avant la promulgation fallacieuse de Pontificalis Romani le 18 juin 1968 :
« Nous devons dépouiller nos prières Catholiques et la Liturgie Catholi-
que de tout ce qui pourrait représenter l’ombre d’une pierre
d’achoppement pour nos frères séparés, c'est-à-dire pour les Pro-
testants »
Y COMPRIS DONC DANS LA PSEUDO-FORME SACRAMENTELLE ESSENTIELLE EPISCOPALE DEFINIE PAR MONTINI-PAULVI LE 18 JUIN 1968 !
10.4 Un travail de l’abbé Calderon à 50%
37 http://www.rore-sanctifica.org/etudes/2006/RORE-2006-09-24- FR_Vindication_traduction_en_francais_1898.pdf 38 http://www.rore-sanctifica.org/etudes/2006/RORE-2006-02-17-EN- Vindication_of_Apostolicae_Curae_1898.pdf
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10.4.1 Une déontologie théologique très défaillante : l’abbé Calde- ron laisse la moitié des objections publiques sans réponse
En rédigeant sa réponse à l’abbé Cekada par son article publié dans le n°58 du Sel de la terre, l’abbé Calderon semble avoir pris très largement ses aises avec la déontologie du débat contradictoire. En effet, l’abbé Cekada traite en deux fois (page 5 et 15 de son étude) la question du rite épis- copal Copte, et à chaque fois il montre sur deux points que ce rite ne saurait en aucun cas ser- vir d’argument pour démontrer la prétendue validité sacramentelle du nouveau rite épiscopal promulgué le 18 juin 1968 par Montini-PaulVI.
Il s’agit d’objections sérieuses, factuelles et publiques, qui concluent à l’invalidité sacra- mentelle du nouveau rite épiscopal.
Or étant donné l’enjeu, ces arguments ont des conséquences gravissimes.
Ils doivent être examinés avec sérieux et précision, avant d’oser prétendre conclure avec certitude à une soi-disant validité sacramentelle du nouveau rite épiscopal.
Or nous constatons que l’abbé Calderon fait son choix : il choisit de ne répondre qu’à la page 5 du texte de l’abbé Cekada39, et nous venons de voir avec quel manque de sérieux et de rigueur il l’a fait, et il ignore superbement et complètement la page 15 de ce texte, en faisant comme si cette page et les deux arguments précis qu’elle contient n’existaient pas.
10.4.2 Les deux arguments de l’abbé Cekada que l’abbé Calderon a pris soin d’ignorer : la non-fiabilité des versions latines du rite épiscopal copte et l’absence de mention du pouvoir d’ordre (potes- tas ordinis) par Dom Botte
Voici les deux arguments de l’abbé Cekada en page 15 de son texte :
« (5) Le rite copte de la consécration épiscopale. Ici au moins le Fr. Pierre-Marie fournit un
texte basé sur une forme de consécration épiscopale, reconnue pour être valide. Malheureusement :
(a) Il a tiré sa traduction latine des Ritus Orientalium40 de Denzinger, lequel, dans le cas des
textes coptes, provenait d’une autre version latine «parsemée d’erreurs de traductions »41, et qui
par conséquent « devait être utilisé avec précautions »42.
(b) Cette version fait une traduction fautive d’une phrase qui spécifie le pouvoir de l’évêque
de «fournir un clergé pour la prêtrise selon le commandement [de Notre-Seigneur]»43. Dom Botte
a masqué cette phrase par l’expression «répartir les ministères» dans sa « reconstitution »
d’Hippolyte de 1963, et dans la Préface de la consécration épiscopale de 1968 par
39 Cf. http://www.rore-sanctifica.org/etudes/2006/RORE-2006-04-26-FR-Cekada- Absolument_nul_et_entierement_vain.pdf 40 RO 2:23ff 41 Emmanuel. Lanne, “Les Ordinations dans le Rite Copte,” L’Orient Syrien 5 (1960), 90–1. “Denzinger se base sur une version établie par Scholz… La traduction de Scholz contient des gros contresens.” 42 Bradshaw, 8. 43 Trans. Burmester, Ordination Rites, 110-1. RO 2:24 rend le Copte comme “constituendi cleros secundum mandatum ejus ad sanctuarium.” La note de bas de page lit : “in ordine sacerdotali.”
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l’expression «distribuer les dons»44. Ce changement aurait dû donner l’alerte, mais ce ne fut pas
le cas, parce que le Fr. Pierre-Marie s’est servi d’une traduction non-fiable.
En somme, le Fr. Pierre-Marie présente dans ses tableaux trois anciens textes contestés («La
reconstitution» d’Hippolyte par Dom Botte, les Constitutions et le Testament), un rite non sa-
cramentel d’intronisation (pour le patriarche maronite), ainsi qu’une traduction non fiable (de
Denzinger / Scholz en latin) qui omet une phrase-clé (ordonner des prêtres) dans la forme sa-
cramentelle copte.
Rien de tout cela, bien évidemment, ne plaide pour la validité du nouveau rite. » Absolument nul
et entièrement vain, Abbé Cekada, 25 mars 2006, page 15
Ces deux objections sont fortes, factuelles et publiques.
Elles correspondent à ce que nous avions nous-mêmes publié dans notre communiqué du 25 avril 2006 dans « De Ritu Coptorum ».
Nous avons intégré ce communiqué au présent dossier afin qu’il soit complet et qu’il puisse fournir en un seul document les éléments clés pour l’analyse du rite sacramentel épiscopal Copte.
Face à ces deux points :
- Les textes latins des rites sacramentels coptes ne sont pas fiables, le texte latin
de Denzinger utilisé par Dom Botte et les réformateurs liturgistes modernistes
ne constituant pas une traduction fidèle du texte du Pontifical Copte rédigé en
bohairique, seule langue dans lesquelles les consécrations sacramentelles épis-
copales coptes sont effectuées.
- Une phrase essentielle du rite sacramentel épiscopal copte qui exprime clairement
et de manière univoque le pouvoir d’ordonner des prêtres (suffisante à désigner de
manière univoque la potestas ordinis épiscopale), a été volontairement éliminée
dans le nouveau rite, Dom Botte et les réformateurs liturgistes modernistes du
Groupe XX du Consilium ayant inséré volontairement à sa place une phrase
dénaturée, pour complaire aux Protestants selon le « frère » Bugnini∴ (cf. su-
pra), phrase qui parle de « distribuer des dons » ce qui a un sens profane et laïque
volontaire.
L’abbé Calderon reste muet et sans réponse aucune sur ce sujet crucial et public, décisif à lui seul pour caractériser l’invalidité sacramentelle du nouveau rite épiscopal de Monti- ni-PaulVI.
Mais, en dépit de sa carence décisive sur ces deux objections graves, factuelles et publiques, le professeur du séminaire de la FSSPX à La Reja va néanmoins oser prétendre conclure avec assurance, contre en particulier Apostolicae Curae de LéonXIII (1896), la Vindication des évêques catholiques anglais (1898) ou le Votum du Cardinal Franzelin, à la validité sacramen- telle certaine du nouveau rite épiscopal de Montini-PaulVI.
11 La conclusion de l’abbé Calderon d’autant plus assurée qu’elle n’est nullement fondée
44 “distribuat munera,” “dare sortes.” Botte a également mis complètement au rebut les phrases qui mention- naient la consécration des églises et des autels.
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Et l’abbé Calderon conclut à la validité sacramentelle du nouveau rite épiscopal :
« La validité certaine et assurée du rite copte, par conséquent, paraît un sérieux argument en fa- veur de la validité du rite nouveau. » Sel de la terre, n°58 page 215
Après l’échaffaudage d’omissions, d’innovations sophistiques (« formel-effectif », « parallé- lisme sacramentel à la majorité »), le choix d’une méthodologie par « ressemblance » oppo- sée à celle de l’examen de la validité sacramentelle intrinsèque de la forme sacramentelle es- sentielles de la consécration épiscopale exigée par le Pape Pie XII, l’invocation à rebours de la Bulle Apostolicae Curae du Pape Léon XIII (1896) pour appeler à l’examen de l’intention dégagée du contexte de la nouvelle pseudo-forme sacramentelle essentielle épis- copale définié et promulguée le 18 juin 1968 par Montini-PaulVI, l’impasse délibérée face à deux objections majeures, factuelles et publiques, décisives pour conclure à l’invalididité sa- cramentelle, soulevées par l’abbé Cekada à la suite du CIRS, l’abbé Calderon n’hésite pas à conclure effrontément à la validité sacramentelle certaine du nouveau rite épiscopal dans un domaine sacramentel, pour lequel, au cours de son histoire, l’Eglise n’a jamais toléré le moin- dre doute.
Autant de légèreté, de plus sur une matière aussi grave et dans une revue qui se veut rester d’une certaine tenue, de la part d’un professeur de séminaire est inconcevable et ne laisse pas d’inquiéter.
Cet article de 6 pages de l’abbé Calderon, ce bavardage pseudo-« théologique », qui fait suite aux précédents articles erronés de la revue Le Sel de la Terre sur ce sujet, constitue une nouvelle preuve du manque de rigueur dans lequel est tombé cette revue des Dominicains d’Avrillé en perdition, qui n’hésitent plus à ne présenter à leurs lecteurs, sur ce sujet vital pour la Sainte Eglise et pour le salut des âmes, que de la pure poudre aux yeux.
Ce texte de l’abbé Caldéron achève de déconsidérer et la revue Le Sel de la Terre des Dominicains d’Avrillé et son censeur de son Comité de lecture Mgr Willianson (ancien anglican – variante méthodiste), son supérieur au séminaire de LaReja.
Quel est le niveau et la qualité de l’enseignement dispensé par l’abbé Calderon aux candidats au Sacerdoce dans ce séminaire de LaReja ?
Face à de tels écrits, nous ne pouvons que nourrir les plus grandes craintes.
Note :
Comme le signale le frère Pierre-Marie, la grande variété des formes dans les rites consécra-
toires (pour l'ordination sacerdotale c'est la même chose), montre que Notre-Seigneur n'a pas
déterminé de manière spécifique les paroles à utiliser, mais qu'il a indiqué seulement le sens
général du sacrement.
Bien plus, tant la matière (imposition des mains) que les paroles formelles des préfaces sont
en général plutôt ambiguës et générales, même dans le rite romain traditionnel (l'imposition
des mains est utilisée dans tous les sacrements, encore que pas toujours comme partie de la
matière, et est utilisée aussi en beaucoup de sacramentaux). C'est pourquoi les romains, qui
aiment la précision, ont jugé [1] que le rite de l'ordination sacerdotale obtenait son effet non
pas dans la préface mais dans la tradition des instruments, où l'on précisait justement le
pouvoir transmis [2]. Cela montre que, d'une part on se rendait compte de l'ambiguïtés des
formules, et d'autre part que l'Église possède un pouvoir très ample pour déterminer la
forme et la matière dans le sacrement de l'ordre [3].
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Note [1] : Jusqu'à la Constitution apostolique de Pie XII Sacramentum ordinis du 30 novem-
bre 1947, DS 3860. (Note du Sel de la terre)
Note [2] : Saint Thomas disait au début de son enseignement que par l'imposition des mains
(et donc par les paroles de la préface) était donnée la grâce mais non pas le pouvoir : «Per
manus impositionem datur plenitudo gratiae, per quam ad magna officia sint idonei» (Suppl.
q. 35, a. 7). Par la suite, assurément il changea d’opinion puisqu’il enseignera que la grâce,
Qu’appelle-t-il ici grâce ? Ne désignerait-il pas ainsi la Potestas Ordinis et non pas la Gratia Ordinis ?
« est infusée par le moyen du caractère, de manière qu'elle ne peut être donnée sans celui-
ci ; mais, hélas !, il n'a pas traité de nouveau ce sacrement dans la Somme (restée inachevée).
De toute manière, cela laisse bien voir qu'il considérait que la grâce »
S’agit-il là réellement de la Gratia Ordinis ? « était exprimée clairement dans les paroles de la préface, mais pas autant le pouvoir d'or- dre : pour cela la tradition instruments convenait. (Note de M. l'abbé Calderon) »
Note [3] : Voir la Constitution apostolique de Pie XII Sacramentum ordinis du 30 novembre
1947, DS 3860. (Note du Sel de la terre) »
A quoi sert alors la forme essentielle du Sacrement, dont Pie XII et même Montini- PaulVI prévoient que la formulation exacte et univoque est indispensable à la validité du sacrement ?
« Saint Thomas donne une raison profonde expliquant pourquoi il en est ainsi : dans les au-
tres sacrements, le ministre agit comme instrument, et il doit déterminer de façon bien précise
l'effet qu'il produit au nom de la Sainte Trinité. Mais dans le cas de l'ordre, il agit comme une
cause seconde, comme s'il s'agissait d'une génération, parce que le ministre transmet un pou-
voir tel qu'il le possède lui-même (ou une partie de ce pouvoir). Voir Suppl. q. 34, a. 4
p. 216
et 5 : «Le pouvoir est transmis par le pouvoir, comme le semblable par le semblable. [...]
L'ordre comporte comme une communication univoque du pouvoir. [...] Une certaine auto-
rité appartient à l'évêque à l'égard du pouvoir de l'ordre qu'il transmet : car ce pouvoir est
une émanation de son pouvoir à lui. [...] Pour les autres sacrements, ce qu'ils confèrent ne
vient que de Dieu et nullement du ministre qui les dispense. Pour l'ordre, ce qui est transmis -
le pouvoir spirituel -, vient aussi de celui qui administre le sacrement, comme tout pouvoir
imparfait [celui du prêtre] vient d'un pouvoir parfait [celui de l'évêque]»[1]. Pour cette rai-
son saint Thomas signale que l'efficacité du sacrement ne réside pas dans le seul signe sacra-
mentel, mais aussi dans le ministre-même qui le dispense, l'évêque, et que la matière est
ajoutée pour que soit déterminée quelle participation de pouvoir est donnée :
Note [1] : Potestas a potestate traducitur sicut simili ex simili (...] in hoc sacramento est
quasi quaedam communicatio univoca (...] episcopo habet aliquam potestatem respectu potes-
tatis ordinis quae confertur per ipsum, inquantum a sua potestate derivatur (...] Hoc quod in
sacramento confertur, in aliis sacramentis derivatur tantum a Deo, non a ministro, qui sacra-
mentum dispensat : sed illud quod in hoc sacramento traditur, scilicet spiritualis potestas, de-
rivatur etiam ab eo qui sacramentum dat, sicut potestas imperfecta [sacerdoti] a perfecta
(episcopi] »
.
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Et alors, quand bien-même cela est, le sacrement serait de fide (Pie XII Sacramentum Or- dinis, Magistère infaillible) invalide si sa forme sacramentelle n’énonce pas DE MA- NIERE UNIVOQUE 1°) La Potestas Ordinis 2°) La Gratia Ordinis en des termes ou paroles toujours reçus comme tels par l’Eglise : « paroles qui signifient de manière univoque les effets sacramentels, à savoir le pour d’ordre et la grâce du sacrement, paroles que l’Eglise accepte et emploie comme tel- les » Pie XII SO.
Et nous continuons la citation du Sel de la terre :
«L'efficacité de l'ordre réside en premier lieu dans celui qui administre ce sacrement »
« Le rôle de la matière alors est de délimiter, plutôt que de causer, le pouvoir transmis par-
tiellement par celui qui en possède la plénitude» [2]. Ce qu'il dit de la matière vaut aussi
d'une certaine manière pour la forme. De là vient que l'imposition des mains est une matière
suffisante du fait que ce sont des mains d'évêque ; de là vient aussi que l'Église a pu ajouter
aussi pour la validité la tradition des instruments, et que les formes peuvent être aussi va-
riées ; de là vient encore que l'Église a pu diviser le diaconat en des ordres mineurs divers.
Note [2] : Efficacia hujus sacramenti principaliter residet penes eum qui sacramentum dis-
pensat. Materia autem adhibetur magis ad determinandum potestatem quae traditur particu-
lariter ab habente eam complete, quam ad potestatem causandum”
12 L’expression Summum sacerdotum externe à la forme essentielle ne peut suppléer à l’insuffisance de celle-ci Bien que reconnaissant la forme essentielle du nouveau rite « ambiguë », ce qui contrevient à l’exigence du Pape Pie XII, l’abbé Calderon tente de justifier la validité du rite par le contexte. Pour cela, il ne précise pas quelles phrases permettraient de justifier la validité.
Parmi celles-ci, il en est une qui se trouve parfois citée par les partisans de la validité. Il s’agit de la phrase suivante : « Da, cordium cognitor Pater, huic servo tuo, quem elegisti ad Episcopatum, ut pascat gregem sanctum tuum, et summum sacerdotium tibi exhibeat sine reprehensione »
Or, deux autorités, chacune d’un bord opposé sur la question de la validité du nouveau rite, se sont exprimés sur cette question, et ont écarté l’idée que cette phrase puisse exprimer la potes- tas ordinis épiscopale.
Tout d’abord, un réformateur, le Père Lécuyer, analysant la prétendue Tradition apostolique fallacieusement atribuée à Hippolyte, écrit en 1953, dans une revue du CNRS, que cette phrase exprime l’idée d’un Sacerdoce qui est déjà pleinement réalisé. « A ce point, la prière de consécration introduit un nouveau thème, celui du sacerdoce. Il en a bien été question au début, mais il s'agissait des prêtres de l'ancienne Loi, qui étaient nommés avec les chefs. A ces derniers, l'évêque correspond : mais, jusqu'ici, rien ne l'a mis en relation avec les ίερείς de plus haut. En revanche, désormais, les expres-
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sions en rapport avec le sacerdoce vont se multiplier : άρχιερατεύειυ, λειτουργεϊυ, ίλάσχεσθαι,
πρσφέρειυ τά δώρα . Et surtout il est question du πυεύμα άρχιερατιχόυ, de la grâce spirituelle du
souverain sacerdoce.
Or il est remarquable que le texte de la prière ne demande pas l'effusion de ce πυεύμα,
mais uniquement la grâce d'en faire l'usage qui plaît à Dieu : « qu'il exerce sans repro-
che le souverain sacerdoce..., qu'il rende votre visage propice..., qu'il vous offre » :
puis, dans une deuxième partie, on demande pour le nouvel évêque les pouvoirs
(έξουσίαυ) qui découlent de son souverain sacerdoce : délier les péchés, distribuer les
parts ou les charges (αλήρους), délier tout lien en vertu du pouvoir accordé aux Apôtres. Tout
se passe comme si le fait de recevoir le « pneûma de chef » avait par le fait même consti-
tué l'évêque élu comme grand prêtre : comme si pneûma hègemonikon et pneûma archie-
ratikon n'étaient qu'un unique don spirituel. Mais l'accent est mis sur le caractère de chef :
l'évêque est prêtre, mais c'est un prêtre qui est chef, άργωυ, un prêtre-chef, άρχιερεύς 45. »
Père Joseph Lécuyer, Revue de recherches des sciences religieuses du CNRS, Tome XLI, 1953
En 1978, le bénédictin Dom Kröger, va expliquer que cette phrase exprime l’idée d’un Sacer- doce déjà réalisé, rejoignant l’analyse du Père Lécuyer.
« Alors en tant que théologien, on cherche quand même une possibilité de supprimer
l’ambiguïté46 de la formule d’« Hippolyte ». C’est que, dans la mesure où – dans le cadre de
l’ensemble de la prière de consécration – au sens élargi – on puisse trouver quelque chose qui
exprime la dignité de l’évêque, le manque de clarté pourrait être éventuellement dissipé. Deux
phrases selon la « forma sacramenti » fixée s’offrent : « Vous avez élu Votre Serviteur à la
Charge d’Evêque (quem elegisti ad Episcopatum) afin de guider Votre peuple et de vous ser-
vir jour et nuit comme sublime47 prêtre sans reproche… (ut… summum sacerdotium tibi exi-
beat…). « Charge d’évêque » et « sublime prêtre » sont certainement des expressions pertinen-
tes. Mais la formulation est inaccessible dans la mesure où, ni impérativement on dit : « Rece-
vez la charge d’évêque… la Prêtrise sublime… », ni on implore simultanément de Dieu, en
demandant pardon, (= deprekaiv Abbitte leisten) le Sacre. Bien plus, le texte est rédigé de
telle manière qu’il implique le sacre déjà accompli. La forme du passé composé : « Vous
avez …élu » n’est pas compréhensible autrement.
Une phrase ultérieure dit la chose suivante : « Donnez-lui, par la force du Saint-Esprit, les
pleins pouvoirs de grand prêtre, de remettre les péchés, en Votre Nom, de répartir les char-
ges, selon Votre volonté et de délier ce qui est lié comme Vous l’avez conféré aux Apôtres ».
(Da, ut virtute Spiritus summi sacerdotii habeat potestatem dimittendi peccata secundum man-
datum tuum…). La première partie de la phrase, on pourrait peut-être la considérer comme
forme d’expression suffisante pour la transmission de la dignité d’évêque parce que les
« pleins pouvoirs du prêtre sublime » sont implorés déprécativement (= par amende honora-
ble). Si la phrase : « Donnez-lui les pleins pouvoirs du prêtre sublime » figurait seule pour
elle-même, elle serait UNIVOQUE. Mais ce qu’on entend par pleins pouvoirs, est donc péri-
phrasé plus amplement :
1. pardonner des péchés,
2. répartir des charges,
45 Note du Père Lécuyer : L'expression se retrouve à deux autres reprises dans La Tradition apostolique : au chapitre 9, à propos du sacrifice eucharistique (Botte, p. 41, 3e ligne) : au chapitre 30, à propos des vi- sites que l'évêque doit faire aux malades (BOTTE, p. 66, 3e ligne). 46 (NDT) Plutôt l’incertitude, voire le risque, le danger : Le mot littéral est insécurité, ce qui est plus qu’ambiguïté ; la formule ne laisse pas la place à une bonne interprétation. 47 (NDT) C’est plutôt grand prêtre : Hoherpriester. C’est le terme utilisé dans les traductions alleman- des des textes évangéliques de la Passion pour désigner Ann et Caïphe. Cette remarque vaut pour la suite.
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3. délier ce qui est lié.
Par ces pleins pouvoirs limités, l’élément décisif ne trouve malheureusement pas son ex-
pression, à savoir le POUVOIR D’ORDONNER. Les pleins pouvoirs de remettre les péchés,
mentionnés, n’importe quel prêtre les possède. La compétence de répartir les charges est un
aspect juridique qui ne concerne pas directement le sacre des évêques (p. 65). Le pouvoir de
délier est également à comprendre surtout au sens juridique. A ce propos, il faut penser à la
promesse du Christ qu’Il a faite à tous les Apôtres : « Tout ce que vous lierez sur la Terre, se-
ra aussi lié dans les Cieux, et tout, ce que vous délierez sur la Terre, sera aussi délié dans les
Cieux ». (Matth., XVIII, 18). » Dom Athanasius Kröeger, o.s.b., UNA VOCE KORRESPON-
DENZ (CAHIER 2, 1978, P. 95-96 ). Reflexions theologiques au sujet du nouveau rite
d’ordination des eveques
13 L’invocation à Mgr Lefebvre qui masque la manipulation dont fut victime l’archevêque Après ce ramassis de nombreux sophismes sur trois pages, intervient la trahison finale de l’œuvre de Mgr Lefebvre.
Pour cela le Sel de la terre va tenter d’invoquer l’autorité de Mgr Lefebvre afin de couvrir la pseudo-démonstration qui vient d’être faite.
p. 217
LA VRAIE NATURE DU LIBERALISME
PAR MGR MARCEL LEFEBVRE
[Résumé de ce qui précède : La mentalité libérale est un esprit faux, toujours en contradiction
avec lui-même, qui affirme une chose et son contraire, qui se situe dans une incohérence
continuelle.]
On comprend mieux, dès lors, la situation dans laquelle se trouve aujourd'hui l'Église : une si-
tuation inconcevable qui pousse certains fidèles désemparés à dire qu'il n'y a pas de pape,
qu'il n'y a plus de sacrements valides, qu'il n'y a plus de messes valides... Un radicalisme
complet qui ignore ce qu'est le libéralisme ; il faut avoir des jugements plus prudents, parce
que les libéraux, justement, ne sont pas des gens «absolus» ; ils sont toujours entre l'erreur et
la vérité, ils se contredisent et sont insaisissables. Alors évidemment, ils détruisent la vérité, le
dogme, la foi, mais ils ne vont pas jusqu'à accomplir des actes absolument invalides. Ils
connaissent suffisamment la religion pour ne pas s'engager dans des affirmations qui soulève-
raient une opposition générale contre eux ; ils s'arrangent pour faire des choses acceptables
en principe, du moins à la limite de l'orthodoxie et de la validité, puis franchement mauvaises
dans la pratique. Une chose est la messe qui est sortie des imprimeries du Vatican et qui ré-
sulte des décrets, autre chose sont les messes, les traductions, tout ce qui apparaît dans la
pratique et qui permet de dire que très souvent ces messes sont invalides [1]1.
1
LEFEBVRE Mgr Marcel, C'est moi l'accusé qui devrais vous juger ! Commentaire des
actes du magistère condamnant les erreurs modernes, Sainte-Foy lès Lyon, Fideliter, 1994, p.
142.
La réflexion de Mgr Lefebvre concerne la nouvelle messe, mais elle s'applique aussi très
naturellement au nouveau rite de consécration épiscopale
Affirmation purement gratuite de l’abbé Calderon ! Qu’est-ce qui l’autorise à prétendre que cette réflexion de Mgr Lefebvre qui concerne la synaxe conciliaire, s’appliquait, dans
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l’esprit de Mgr Lefebvre, à la consécration épiscopale conciliaire, alors qu’il avait exprimé dans les années 1970 ses doutes48 dans les références citées plus haut (cf. par exemple son sermon de la Messe de Lille en 1976 où il parle de « sacrements bâtards » et de « prêtres bâ- tards »)
L’abbé Calderon se garde bien d’évoquer la manière dont Mgr Lefebvre fut abusé par la prétendue « étude », en réalité d’une seule page, réalisée par les abbés Bisig et Bauman au séminaire de Zaitzkofen sur commande de l’abbé Schmidberger en 1983, afin de faire accepter au fondateur de la FSSPX la validité sacramentelle du nouvelle rite de consécration épiscopale par recours aux rites orientaux et « ressemblance ».
C’est exactement ce que tente l’abbé Calderon en 2006, sous l’autorité de Mgr Williamson. Le même Mgr Williamson (ancien anglican – variante méthodiste) s’était déjà fait remarquer en 1982 et 1983 aux Etats-Unis en bloquant la publication d’articles sur l’invalidité des ordi- nations conciliaires.
Mgr Williamson est en outre visiblement très lié à l’abbé Schmidberger, comme les faits l’ont encore tout récemment prouvé.
Le Sel de la terre poursuit dans une note :
« Note [1] :
Si dom Botte et ses amis avaient présenté un rite certainement invalide, les personnes capa-
bles de le remarquer n'auraient pas manqué »
Le CIRS, comme l’abbé Cekada et le P. Pierre-Marie d’Avrillé lui-même dans son premier ar- ticle du n°54 du Sel de la Terre de novembre 2005, ont tous souligné que tel avait bien été le cas depuis le début :
Le CIRS dans le document De Occultatione suivant du 11 mai 2006 a fait l’historique des clercs et théologiens qui avaient déjà soulevé en leurs temps les motifs d’invalidité sacramen- telle de cette pseudo consécration épiscopale conciliaire, dont entre autres: - Monseigneur Lefebvre lui-même tout au cours des années 1970, - Le Père Kröger o.s.b., théologien, en 1978, à la mort de Montini-Paul VI, - Monsieur l’abbé Moureaux (Bonum Certamen), en 1981, - La sœur théologienne catholique Maureen Day, en 1995 dans sa lettre ouverte à Mgr Fellay, à la veille du centenaire de la Bulle Apostolicae Curae (1896) du Pape Léon XIII, - Le théologien R. Coomaraswamy, en 1995 et en 2001 - Mgr Tissier de Malleray, en 1998 cf. De Occultatione49 cf. Père Kröger50
48 http://www.rore-sanctifica.org/etudes/2006/RORE-2006-05-11-FR_III-Notitiae_5- Histoire_Pontificalis_Romani_dans_la_FSSPX.pdf 49 http://www.rore-sanctifica.org/etudes/2006/RORE-2006-05-11-FR_III-Notitiae_5- Histoire_Pontificalis_Romani_dans_la_FSSPX.pdf 50 http://www.rore-sanctifica.org/etudes/2006/RORE-2006-02-07-FR- Kroger_Reflexions_Theologiques_Consecration_Eveques_1978.pdf http://www.rore-sanctifica.org/etudes/2006/RORE-2006-02-17-DE- Kroeger_Theologische_Erwagungen_Ritus_Bischofsweihe_1978.pdf
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cf. Maureen Day51 cf. R. Coomaraswamy52
Il faudrait citer aussi ici le Père Morero o.p. Dominicain conciliaire, Professeur à l’Angelicum à Rome en 1998, ainsi qu’il est mentionné dans l’étude du CIRS De Occulatione précitée.
L’abbé Cekada a en outre témoigné lui-même dans son étude référencée plus haut : « C’est par hasard (en 1975-1976) au cours de ma première année passée au séminaire de la Fraternité Saint Pie X (FSSPX) à Ecône en Suisse, que j’ai rencontré ce problème. Je suis allé demander à Mgr Marcel Lefebvre si des amis conservateurs du séminaire où je me trouvais auparavant, pourraient collaborer avec la Fraternité une fois ordonnés prêtres. Il me répondit que, oui, en principe, mais qu’ils devraient d’abord être réordon- nés sous condition, parce que Paul VI avait changé le rite du sacrement des Saints Or- dres. Monseigneur Lefebvre expliquait que la nouvelle forme (la forme essentielle) du rite de l’ordination sacerdotale était douteuse à cause d’un seul mot qui avait été sup- primé. Et Monseigneur de continuer : pour ce qui est de la forme nouvelle de la consé- cration épiscopale, elle est complètement différente et donc invalide. »
De surcroît, le P. Pierre-Marie d’Avrillé écrivait lui-même, en citant l’un des collègues de Dom Botte au Consilium, en page 91 de son article du n°54 du Sel de la Terre de novembre 2005 : « Mgr Hervas53 : Il ne nous appartient pas de modifier la forme [du sacrement] » et en page 95 : « Dernière objection : nous avons vu que Mgr Jean Hervas y Benet, un évêque espagnol, avait émis une objection lors de la première présentation du nouveau rite devant le Consilium. Il revint à la charge dans une note dactylographiée de trois pages, datée du 14 octobre 1966, écrite en latin54. Tout en louant l'érudition et le travail des experts, il fait part de quelques anxiétés de conscience. Il remarque que la nouvelle formule consécratoire éliminerait complètement la préface consécratoire actuellement en vigueur, dont la partie essentielle venait d'être déclarée par Pie XII dans la constitution Sacramentum Ordinis. Or, dit-il, pour justifier une telle démarche, il faudrait : a) Qu'on puisse montrer, par des raisons graves, qu'on ne peut perfectionner la for- mule de consécration existante, en enlevant ou ajoutant quelque partie, selon la norme du Concile : «en sorte que les nouvelles formes continuent organiquement les anciennes» [...] b) [...] Il faudrait constater de façon certaine que la nouvelle forme signifie mieux et plus parfaitement l'action sacramentelle et son effet. C'est-à-dire qu'on devrait cons- tater de façon certaine qu'elle ne contient aucune ambiguïté et qu'elle n'omet rien parmi les principales charges qui sont propres à l'ordre épiscopal. Il proposait de comparer l'ancienne formule et la nouvelle en les mettant en colonnes pa- rallèles, ce qu'il commença à faire pour les paroles essentielles et pour le passage qui
51 http://www.rore-sanctifica.org/etudes/2006/RORE-2006-02-17-FR- Maureen_Day_Lettre_a_Mgr_Fellay_1995.pdf http://www.rore-sanctifica.org/etudes/2006/RORE-2006-02-17-EN- Maureen_Day_Letter_to_Mgr_Fellay_1995.pdf 52 http://www.rore-sanctifica.org/etudes/2006/RORE-2006-02-17-FR- Coomaraswany_Succession_Apostolique_intacte_2001.pdf http://www.rore-sanctifica.org/etudes/2006/RORE-2006-02-17-EN- Coomaraswany_Apostolic_Succession_intact_2001.pdf 53 Mgr Jean Hervas y Benet, évêque de Mayorque en Espagne (1905-1982). 54 Archives du Deutsches Liturgisches Institut (Trèves), fond Kleinheyer, B 117. Traduction par nos soins.
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indique le pouvoir de gouverner («ut pascat gregem sanctum tuum» dans le nouveau rite).
Et il s'interrogeait :
Il me vient un doute au sujet des paroles : «Spiritus principales» : ont-elles une valeur
significative suffisante du sacrement ? Et les paroles «pascere gregem tuum» ne peuvent-
elles être interprétées uniquement du pouvoir d'enseigner et de sanctifier, en excluant le
pouvoir de gouverner ?
Et il concluait en disant qu'on n'avait pas donné suffisamment d'éléments au Consilium
pour juger une affaire aussi importante. »
La critique était grave, et appelait une réponse sérieuse. Nous ne savons si une telle ré-
ponse a été donnée, car nous n'avons rien trouvé dans les archives du secrétariat du
Cœtus 20. »
On ne peut donc que constater ici à quel point l’abbé Calderon ne manque pas ici d’aplomb, sinon de toupet, pour ne pas dire de culot, pour oser, devant toutes ces références déjà publiées depuis longtemps déjà, et, pour certaines, dans les précédentes publications du Sel de la Terre sur ce sujet, à présent rassemblées sur le site internet public www.rore- sanctifica.org, déclarer comme il le fait : « si dom Botte et ses amis avaient présenté un rite certainement invalide, les personnes capables de le remarquer n'auraient pas manqué » !
Comment qualifier un tel comportement de la part de l’abbé Calderon, qui se révèle ici parfait disciple de l’abbé Schmidberger dans sa volonté d’occultation de la question, si- non de parfaite mauvaise foi pour tenter d’impressionner son lecteur ignorant du Sel de la Terre, en lui mentant effrontément ?
(en 1967 le cardinal Ottaviani était encore préfet de la congrégation pour la Doctrine de la
foi).
Quelle mauvaise foi encore de la part de l’abbé Calderon !
Celui-ci fait mine en effet d’ignorer pour ses innocents lecteurs, que le P. Pierre-Marie d’Avrillé lui-même en page 83 de son premier article du n°54 du Sel de la Terre, novem- bre 2005, soulevait lui-même cette question : « Or, jamais le cardinal Ottaviani n'aurait laissé passer un rite douteux quant à sa validité »
à laquelle le P. Pierre-Marie d’Avrillé répondait lui-même en page 118 :
« Du fait que la réforme ait été examinée par la commission du Saint-Office alors que le car-
dinal Ottaviani en était le préfet, on ne saurait non plus tirer un argument définitif.
D'une part, nous l'avons vu, Dom Botte s'est arrangé pour que le représentant du Saint-Office
soit écarté des réunions de la commission d'examen.
D'autre part, il faut se rappeler que le cardinal Ottaviani a perdu la vue dans les derniers
temps de sa charge. C'est sans doute la raison pour laquelle il a commencé par «laisser pas-
ser» la nouvelle messe. Il a fallu que Mgr Lefebvre vienne le voir et insiste pour obtenir qu'il
revienne sur sa décision et signe le Bref examen critique.
De même que pour la nouvelle messe, le cardinal Ottaviani aurait pu laisser passer d'éven-
tuelles déficiences du nouveau rite de consécration des évêques »
L’abbé Calderone prendrait-il ses lecteurs pour de parfaits benêts, ne sachant ni lire ni se sou- venir ?
Et les rédacteurs du Sel de la Terre de poursuivre :
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« Il n'aurait pas été nécessaire d'attendre jusqu'à 2005 qu'un ingénieur statisticien et un an-
cien séminariste fassent enfin la «démonstration» (qui varie tous les deux mois) de l'invali-
dité systématique de ce rite. Les libéraux ont travaillé plus subtilement. »
Les rédacteurs de ce commentaire font ici preuve d’une venimeuse mauvaise foi dans l’intention de tromper leurs lecteurs : évitant soigneusement de faire référence précisément aux travaux de recherche publiés par le CIRS, de peur que leurs lecteurs n’en prennent connaissance, ces personnes laissent entendre que les équipes du Comité International de Re- cherches Scientifiques sur les origines et la validité de Pontificalis Romani qui publient les ré- sultats de leurs travaux sur le site internet www.rore-sanctifica.org seraient l’action d’un « in- génieur statisticien et un ancien séminariste », alors que ces équipes réunissent les collabora- tions de plusieurs professionnels clercs et laïcs, y compris en Théologie, Histoire et linguisti- que, français et étrangers.
En utilisant ce même procédé nous pourrions nous-mêmes prétendre que le véritable auteur de la présente courte note de l’abbé Calderon ne serait autre que Mgr Williamson (ancien anglican – variante méthodiste), son Supérieur au séminaire de LaReja, et membre éminent du Comité de lecture du Sel de la Terre)
La mauvaise foi venimeuse des clercs auteurs de cette incise (sur les « deux mois ») est ici encore patente : Le CIRS a déjà fait très précisément le 10 juillet 2006 litière de cette in- sertion calomniatrice du P. Pierre-Marie dans le n°56 du Sel de la Terre : cf pages 3 à 6/33 de De Erratis55 :
Nous mettons au défi les clercs et autres auteurs responsables de cette incise déshon-
nête et calomniatrice de préciser en quoi la démonstration publiée par le CIRS de
l’invalidité sacramentelle certaine de la pseudo consécration épiscopale conciliaire
promulguée le 18 juin 1968 dans Pontificalis Romani par Montini-Paul VI, aurait
« variée tous les deux mois ».
Bien au contraire, les travaux du CIRS n’ont cessé de préciser au fil de leur publica-
tion les différents motifs – chacun suffisants par eux-mêmes – de l’invalidité sa-
cramentelle intrinsèque certaine de ce pseudo rite sacramentel épiscopal conciliaire
de Montini-PaulVI, motifs énoncés dès la publication du premier tome de Rore-
Sanctifica aux Editions Saint Rémi le 02 août 2005.
Ces auteurs de mauvaise foi redoutent en fait tout particulièrement que leurs lecteurs
ne prennent connaissance de ces réfutations publiques.
Car en réalité ce sont les textes publiés par les Dominicains d’Avrillé qui ne cessent
de varier et de reculer au fur et à mesure des publications des travaux du CIRS ainsi
qu’il est prouvé, dans le document du CIRS référencé ci-dessus, par les dates des sup-
pressions subreptices de leurs erreurs grossières successives qu’ils n’ont cessé
d’effectuer dans leurs propres publications successives.
55 http://www.rore-sanctifica.org/etudes/2006/RORE-2006-07-15- FR_Rore_Sanctifica_III_Notitia_6_Refutation_brochure_Pierre_Marie_A.pdf
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14 Extrait des chapitres 6.2 et 6.3 de la Notitia VI – De Erra- tis au sujet de la satisfaction du rite Copte aux 2 critères du Pape Pie XII Cette Notitia VI56 a été publiée par le CIRS en juillet 2006. Début de la citation de la Notitia VI
14.1 Le texte bohaïrique cité par Dom Lanne confirme la phrase exacte qui mentionne le pouvoir d’ordonner des prêtres Poursuivant son étude, Dom Lanne mentionne ses sources bohaïriques. « Du texte bohaïrique on possède deux éditions imprimées : celle du Pontifical de Ra- phaël Tuki et le texte avec traduction française donnée par le P.V.Ermoni dans la Re- vue de l’Orient Chrétien. Une collation du texte du Pontifical sur les meilleurs manuscrits du Vatican m’a mon- tré que R.Tuki avait travaillé avec grand soin, bien que les options critiques qu’il a prises pour quelques détails soient discutables. Quant à la publication d’Ermoni, faite d’après le codex 88 de la Bibliothèque Natio- nale, tant le texte que la traduction sont si défectueux qu’ils sont à peine utilisables » (page 91) Dom Lanne explique ensuite que le rite copte peut se comparer aux Constitutions apostoli- ques, mais qu’il comporte des modifications (gloses). Il va pour cela utiliser l’édition de Tuki (Pontificale, t. 1, p. 65) « L’oraison copte de son côté apporte à première vue un certain nombre de gloses » « La première partie est donc parrallèle au texte grec, mais on y relève un certain nombre d’interpolations qui se trouvent pour la plupart vers la fin de la prière ». (pa- ges 92 et 93) Et sur le point précis de la phrase « constituendi cleros » (en grec : didonaï kleros), Dom Lanne écrit qu’elle est « précisée par epieraton, c’est-à-dire : pour le clergé, ou pour le sanctuaire ». Cela confirme l’ajout « in ordine sacerdotali » que donne Assemani en complément au texte du Denzinger : « constituendi cleros secundum mandatum ejus ad sanctuarium »
Nous reproduisons la photocopie des pages 92 et 93 de l’article de Dom Lanne, où les lecteurs pourront constater par eux-mêmes.
56 http://www.rore-sanctifica.org/bibilotheque_rore_sanctifica/01- publications_de_rore_sanctifica/rore_sanctifica-2006-02-notitiae_(ex_tomo_3)/2006-07-notitia_6- de_erratis/rs_notitia_3_de_erratis_2006_07_a.pdf
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PHOTOCOPIE DE L’ARTICLE DE DOM LANNE (L’Orient-Syrien) - 1960
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14.2 Le refus arbitraire du Père Pierre-Marie de reconnaître le pou- voir d’ordonner dans le rite copte Voici ce qu’écrit l’abbé Cekada le 25 mars 2006 en réponse au Père Pierre-Marie dans le n°54 du Sel de la terre : « (5) Le rite copte de la consécration épiscopale. Ici au moins le Fr. Pierre-Marie fournit un texte basé sur une forme de consécration épiscopale, reconnue pour être va- lide. Malheureusement : (a) Il a tiré sa traduction latine des Ritus Orientalium57 de Denzinger, lequel, dans le cas des textes coptes, provenait d’une autre version latine «parsemée d’erreurs de traductions »58, et qui par conséquent « devait être utilisé avec précautions »59. (b) Cette version fait une traduction fautive d’une phrase qui spécifie le pouvoir de l’évêque de «fournir un clergé pour la prêtrise selon le commandement [de Notre- Seigneur]»60. Dom Botte a masqué cette phrase par l’expression «répartir les ministè- res» dans sa « reconstitution » d’Hippolyte de 1963, et dans la Préface de la consécra- tion épiscopale de 1968 par l’expression «distribuer les dons»61. Ce changement aurait dû donner l’alerte, mais ce ne fut pas le cas, parce que le Fr. Pierre-Marie s’est servi d’une traduction non-fiable. En somme, le Fr. Pierre-Marie présente dans ses tableaux trois anciens textes contestés («La reconstitution» d’Hippolyte par Dom Botte, les Constitutions et le Tes- tament), un rite non sacramentel d’intronisation (pour le patriarche maronite), ainsi qu’une traduction non fiable (de Denzinger / Scholz en latin) qui omet une phrase- clé (ordonner des prêtres) dans la forme sacramentelle copte. Rien de tout cela, bien évidemment, ne plaide pour la validité du nouveau rite. » Abbé Cekada – Absolument nul et entièrement vain62
Le rite copte pris dans une source fiable, exprime le pouvoir de conférer l’Ordre. Voici ce qu’il donnerait : « constituendi cleros secundum mandatum ejus ad sanctuarium in ordine sacerdotali » Cette signification implique nécessairement que c’est bien le pouvoir de l’Ordre épis- copal est conféré. En effet ce pouvoir de l’Ordre épiscopal a pour spécificité, entre au- tres, de disposer du pouvoir de conférer l’Ordre. Ainsi, de façon indirecte, l’un des deux critères de Pie XII (la signification univoque du pouvoir de l’Ordre épiscopal conféré) est signifiée par le rite de consécration de l’évêque copte. Par contre, dans son tableau comparatif du rite de consécration de l’évêque copte avec le nouveau rite de 1968, le Père Pierre-Marie reprend le texte incorrect du Denzinger : « constituendi cleros secundum mandatum ejus ad sanctuarium »
57 Note Abbé Cekada : RO 2:23ff 58 Note Abbé Cekada : Emmanuel. Lanne, “Les Ordinations dans le Rite Copte,” L’Orient Syrien 5 (1960), 90–1. “Denzinger se base sur une version établie par Scholz… La traduction de Scholz contient des gros contresens.” 59 Note Abbé Cekada : Bradshaw, 8. 60 Note Abbé Cekada : Trans. Burmester, Ordination Rites, 110-1. RO 2:24 rend le Copte comme “constituendi cleros secundum mandatum ejus ad sanctuarium.” La note de bas de page lit : “in ordine sacerdotali.” 61 Note Abbé Cekada : “distribuat munera,” “dare sortes.” Botte a également mis complètement au rebut les phrases qui mentionnaient la consécration des églises et des autels. 62 http://www.rore-sanctifica.org
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Le Père Pierre-Marie compare ainsi un texte non fiable (incomplet) du rite Copte, ce- lui de Denzinger, à celui de Pontificalis Romani (p39 ligne 31 de la Brochure) et il affirme deux choses : (A) Pour le Père Pierre-Marie, seule une variante du rite copte mentionne « in or- dine sacerdotale », il s’agit de celle d’Assemani63. Pour le dominicain, cela ne lui suffit pas à dire que le texte du Denzinger est une mauvaise traduction, mais que simplement le rite copte est connu selon quatre sources dont l’une seule parle de l’Ordre sacerdotal. o Nous avons vu plus haut que c’est faux et que l’abbé Cekada est fondé à cri- tiquer la fiabilité du texte de Denzinger et que la version bohaïrique (édition de Tuki) est plus fiable et contient l’équivalent de l’ajout d’Assemani men- tionné par Denzinger et qui exprime l’ordre sacerdotal à l’identique d’Assemani. (B) Pour le Père Pierre-Marie, le texte de Denzinger (amputé de l’ajout d’Assemani) ne signifie pas le pouvoir de conférer l’Ordre à des prêtres. Il met donc en équivalence les deux textes : o « distribuat munera » (distribuer des charges) de Pontificalis Romani (1968) – Sens profane o Et « constituendi cleros » (faire des clercs) dans le rite copte - Sens ecclé- siatique Cette affirmation est fausse. Le second terme a un sens ecclésiastique, alors que le premier a un sens profane. Cela a déjà été démontré dans le tome I de Rore Sancti- fica (août 2005) et ce point fut également traité dans l’étude de l’abbé Zins (18 jan- vier 2006). Ce n’est qu’au prix de cette affirmation gratuite et péremptoire que le Père Pierre-Marie croit être autorisé à prétendre que le nouveau rite serait équiva- lent « en substance » au rite copte. En résumé à partir des affirmations fausses (A) et (B), pour le Père Pierre-Marie, le texte du rite copte, à cet endroit de la forme, ne signifierait plus le pouvoir de conférer l’ordre. C’est à partir de ce tour de passe-passe qu’il croit pouvoir expliquer que la suppression de « secundum mandatum unigeniti tui Filii Jesu Christi Domini nostri, constituendi cleros » telle qu’elle fut faite dans le texte du Consilium du 31 mars 1967, n’aurait nulle importance par rapport à la validité du rite. Or, nous avons vu que le propos de l’abbé Cekada est confirmé par les sources bohaïri- ques citées par Dom Lanne et que le rite copte exprime bien à cet endroit le pouvoir de conférer l’Ordre est bien signifié.
63 « C’est le texte d'Assemani, donné en note dans Denzinger, qui précise qu'il s’agit de «constituer des clercs selon l'ordre sacerdotal». Cette précision ne se trouve ni dans la traduction de Scholz sui- vie par Denzinger, ni dans les traductions de Kircher et de Renaudot dont Denzinger mentionne les variantes en notes. » Père Pierre-Marie, Sont-ils évêques ? p 78
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Le rite copte, par cette formule, répond bien à l’un des deux critères de validité exigé par Pie XII pour la consécration épiscopale. Et ce n’est justement pas le cas du nouveau rite. Cette signification du pouvoir d’ordonner des prêtres exprimée dans le rite copte est absente de l’expression profane « distribuerat munera » du nouveau rite. Le comparatif du tableau du Père Pierre-Marie est erroné, et un véritable tableau comparatif des sources exactes mon- trerait bien au contraire la divergence du nouveau rite et du rite copte sur ce point. Le Père Pierre-Marie procède ainsi afin de justifier à tout prix – même à celui de la vérité - le sens profane « distribuat munera » qui représente une véritable félonie réfléchie de la part de Dom Botte.
Fin de la citation de la Notitia VI
14.3 Signification de la gratia ordinis épiscopale dans la forme du rite Copte Cette signification est exprimée dans la phrase : « Ita, Pater omnipotens, per Christum tuum, da ei unitatem Spiritus Sancti tui, ut sit ipsi potes- tas dimittendi peccata » Cette phrase exprime la grâce du Saint-Esprit très clairement. Il n’est là nullement question de l’expression équivoque Spiritus principalis. Cette phrase précède celle qui exprime la po- testas ordinis épiscopale. La forme du rite Copte contient donc la signification de la gratia ordinis épiscopale.
14.4 Conclusion
La signification de la potestas ordinis épiscopale et de la gratio ordinis épiscopale sont toutes deux exprimées de façon univoque dans le rite épiscopal Copte, comme nous venons de le voir. Cela montre que ce rite est parfaitement conforme aux exigences fixées infailliblement par le Pape Pie XII en 1947.
Ce n’est absolument pas le cas pour le nouveau rite de consécration épiscopale tiré de la pré- tendue Tradition apostolique fallacieusement atribuée à Hippolyte et promulgué en 1968.
Dans son article du n°58 du Sel de la terre, l’abbé Calderon n’identifie aucunement ces deux phrases. Bien au contraire, il suggère que la forme essentielle, donc celle qui doit satisfaire aux deux critères du Pape Pie XII, correspondrait à :
« Tu iterum nunc effunde virtutem Spiritus tui hegemonici, quem donasti Apostolis
sanctis tuis in nomine tuo »
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Et ensuite, il vient expliquer que cette phrase étant « autant ou sinon plus ambiguë », il fau- drait chercher la signification manquante dans le « rite complet ». Cet article de l’abbé Calde- ron est d’une très grande mauvaise foi, car comme il écrit en septembre 2006, il est parfaite- ment informé de la Notitia VI du CIRS qui a été mise sur internet en juillet 2006, soit deux mois plus tôt. Nous savons que ces abbées suivent à la loupe les mises à jour du site, l’abbé Calderon a donc écrit ses sophismes du n°58 du Sel de la terre, en sachant pertinemment de quoi il s’agissait et de la vérité des réfutations publiées par le CIRS.
15 Communiqué du CIRS du 25 avril 2006 – De Ritu Copto- rum
15.1 Une pièce historique des archives du Consilium en date du 31 mars 1967 contredit le Sel de la terre
15.1.1 L’intention des réformateurs de 1968 de rendre le nouveau rite de consécration épiscopale invalide
Notre étude prolonge les travaux déjà publiés dans les trois tomes de Rore Sanctifica, qui dé- montrent que le nouveau rite de consécration épiscopale promulgué en 1968 (Pontificalis Ro- mani) est invalide. S’appuyant sur l’exploitation des archives du Consilium qui prépara la réforme de 1965 à 1968, cette présente étude, textes à l’appui, contredit les affirmations fallacieuses publiées par les dominicains d’Avrillé, sous la signature du Père Pierre-Marie : Le nouveau rituel de consécration épiscopale est-il valide ? (pages 72 à 129) du numéro 54 du Sel de la terre (no- vembre 2005). Nous sommes en possession des archives du Consilium et l’exhumation de ces documents historiques montre maintenant clairement que la pseudo-démonstration d’Avrillé de novem- bre 2005 recopie exactement la démarche des responsables liturgistes modernistes de la Com- mission de 1965-68, à savoir Dom Botte, le Père Lécuyer et l’abbé Kleinheyer. Reprenant en effet à son compte la justification de l’adoption du nouveau rite, dérivé d’une essai de reconstitution artificielle d’une prétendue Tradition apostolique, fallacieusement at- tribuée à Hippolyte de Rome, la revue Le Sel de la terre prétend que ce nouveau rite « contiendrait la substance du rite copte ». Or, il a déjà été démontré que la forme essentielle du nouveau rite épiscopal de Montini- PaulVI ne comprend déjà pas la signification du pouvoir d’Ordre, la potestas ordinis, propre à l’épiscopat. Cette étude de Rore Sanctifica démontre de plus que lors de la préparation du nouveau rite, le rite copte fut utilisé pour abuser les Pères conciliaires, à l’image de la pseudo- démonstration du Sel de la terre. Et, fait nouveau et majeur, le segment de phrase exprimant le pouvoir de transmission du Sacerdoce de l’évêque et extrait du rite copte – la potestas or- dinis épiscopale - , lui-même déjà issu d’une traduction mise en cause, fut littéralement cou-
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pée du texte Copte présenté aux Pères. Cette amputation habile, car la continuité de la phrase était maintenue artificiellement, trahit l’intention des réformateurs de vouloir mas- quer la présence dans le rite épiscopal copte du segment de phrase exprimant la trans- mission du Sacerdoce, c'est-à-dire sa potestas ordinis. Ainsi le texte profane du nouveau rite épiscopal de Montini-PaulVI (« distribuer des dons » ou « des offices ») était de nature à endormir sur ce point les soupçons éventuels des Pères du Consilium.
Ajoutons que de toute manière la forme essentielle du nouveau rite est indemne de toute signification du pouvoir d’Ordre, potestas ordinis (de l’épiscopat). Le recours à un comparatif au rite copte relèverait d’une recherche de la signification hors de la forme essentielle, dans le contexte. Mais cela s’oppose l’un des deux exigences obligatoires fixées infailliblement par Pie XII qui exige que cette signification soit présente dans la forme essentielle de façon uni- voque, à peine d’invalidité sacramentelle de la consécration épiscopale. Intrinsèquement la forme essentielle du nouveau rite est donc invalide. Elle ne saurait donc pas être sauvée par une prétendue « analogie de substance » alléguée avec le rite copte. Bien au contraire la com- paraison du nouveau rite avec le rite copte ne fait que confirmer son invalidité.
Lorsqu’en 1896, dans sa lettre apostolique Apostolicae Curae, Léon XIII déclara les ordi-
nations anglicanes « absolument nulles et totalement vaines », il invoqua comme cause d’invalidité non seulement la forme sacramentelle des rites anglicans mais également l’intention anti-catholique des réformateurs anglais.
« A ce vice de forme intrinsèque, se lie le défaut d'intention : or, la forme et l'intention sont
également nécessaires à l'existence du sacrement. La pensée ou l’intention, en temps qu'elle est
une chose intérieure, ne tombe pas sous le jugement de l'Eglise ; mais celle-ci doit en juger la
manifestation extérieure. Ainsi, quelqu'un qui, dans la confection et la collation d'un sacrement,
emploie sérieusement et suivant le rite la matière et la forme requises, est censé, par le fait même,
avoir eu l'intention de faire ce que fait l'Eglise.
C'est sur ce principe que s'appuie la doctrine d'après laquelle est valide tout sacrement confé-
ré par un hérétique ou un homme non baptisé, pourvu qu'il soit conféré selon le rite catholique.
Au contraire, si le rite est modifié dans le dessein manifeste d'en introduire un autre non
admis par l'Eglise et de rejeter celui dont elle se sert et qui, par l'institution du Christ, est atta-
ché à la nature même du sacrement, alors, évidemment, non seulement l’intention nécessaire au
sacrement fait défaut, mais il y a là une intention contraire et opposée au sacrement. » Pape
Léon XIII, Apostolicae Curae, 1896
Le 31 mars 1967, les responsables du Groupe 20, à savoir Dom Botte et le Père Lécuyer ont clairement manifesté, non seulement leur volonté de rejeter le rite romain admis par l’Eglise depuis plus de 17 siècles, mais de plus ils ont aggravé leur intention anti- catholique en dissimulant aux Pères de la Commission la signification du pouvoir d’Ordre, la potestas ordinis épiscopale, bien présente dans le rite valide de consécration épiscopale copte, pour complaire à la « théologie » hérétique du « Sacerdoce » des Pro- testants (cf. supra), ce qui rajoute une cause supplémentaire d’invalidité sacramentelle, décisive par elle-même, au vice de forme intrinsèque au nouveau rite. Les réformateurs ont ainsi exprimé leur intention de « ne pas faire ce que fait l’Eglise », que l’Eglise le fasse dans le rite épiscopal romain d’avant 1968 ou qu’elle le fasse dans le rite épiscopal copte valide.
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Ils attirent ainsi sur le nouveau rite de consécration épiscopale de 1968 de Montini-PaulVI, la condamnation que prononça, pour des raisons de fond identiques, le Pape Léon XIII sur les ordinations anglicanes : ‘Absolument nulles et totalement vaines’
Le 25 avril 2006, Comité Rore Sanctifica
15.2 Développement
Il a déjà été expliqué dans les Notitiae de Rore Sanctifica que la nouvelle pseudo-forme sa- cramentelle essentielle du rite de consécration épiscopal n’exprime pas explicitement la com- munication du pouvoir d’ordre, la potestas ordinis, qui est propre au statut épiscopal qui pos- sède le degré le plus élevé du Sacerdoce et donc sa plénitude.
Rappelons la pseudo-forme sacramentelle essentielle du rite telle que désignée par Paul VI : Nous décomposons ainsi : • PR1 Répands sur cet élu, la force, qui est de toi, Spiritus principalis, lequel tu as donné à ton Fils bien-aimé JC, (effunde super hunc electum eam virtutem, quae a te est, Spiritum principalem, quem dedisti dilecto Filio tuo JC,) • PR2 qui l’(Spiritus principalis) a lui-même donné aux saints Apôtres, (quem de- disti dilecto Filio tuo, quem ipse donavit sanctis Apostolis,).
Nous constatons que cette forme essentielle ne possède, dans aucune de ses deux parties, la signification de la plénitude du pouvoir d’Ordre qui est celle de l’épiscopat, la potestas ordi- nis épiscopale.
Par contre dans le rite romain supprimé en 1968, cette plénitude est exprimée : « Comple in Sacerdote tuo ministerii tui summam, et ornamentis totius glorificationis instructum coeles- ti… » C’est cette forme qui a été utilisée en 1988 à Ecône par Mgr Lefebvre pour sacrer Mgr Tissier de Mallerais, Mgr Williamson, Mgr de Galaretta et Mgr Fellay.
Les réformateurs ont tenté de justifier la nouvelle forme sacramentelle essentielle de consé- cration épiscopale en prétendant qu’il s’agissait d’une forme sacramentelle encore en usage, mais sous une forme plus développée, dans des rites orientaux encore en usage dans l’Eglise catholique en 1968.
Cet argument a été repris en novembre 2005 dans l’article Le nouveau rituel de consécration épiscopale est-il valide ? (pages 72 à 129) du numéro 54 du Sel de la terre, paru sous la signa- ture du Frère Pierre-Marie o.p. du couvent des dominicains d’Avrillé.
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Les rédacteurs de l’article du n°54 écrivent en effet en page 100 de la revue Le Sel de la Terre :
« Pour s’assurer de la validité du rite de Paul VI, il nous suffira donc de mettre en
parallèle la nouvelle prière du sacre avec les deux rites orientaux en question [le rite
de consécration épiscopale copte, et le rite d’intronisation du Patriarche maronite]. La
validité de ces deux rites ne saurait être remise en cause..(..).. »
« La comparaison entre ces diverses prières nous paraît suffisamment éloquente par
elle-même : le nouveau rite contient la substance des deux rites coptes et syriens. »
Nous rappelons un comparatif déjà publié dans les Notitiae de Rore Sanctifica et paru en fin janvier 2006.
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La revendication d’un soi-disant « accord foncier »
entre la prétendue Tradition apostolique attribuée fallacieusement à Hippolyte de Rome et les rites orientaux valides
Paul VI (18 P. Lécuyer (18 Dom Botte (1969) Dom Botte (1973) Annibale Bugnini (1983) Sel de la terre juin 1968) juin 1968) (nov. 2005) La comparaison et qui, pour une Il y avait un autre grand C’est un texte vivant qui, Si je m’étais arrêté à ce texte, ce Les patriarches d’Antioche et d’Alexandrie entre ces diverses grande partie, avantage dans ce choix, sous des formes dérivées, n’était pas parce que je venais d’en utilisent toujours deux textes qui, malgré les prières nous paraît est encore ob- parce que cette for- est encore en usage dans faire une édition critique, mais parce différences observables entre eux, sont identi- suffisamment élo- servée dans la li- mule est conservée en les rites orientaux de Sy- que, en étudiant les rites orientaux, ques sur le fond et proviennent de la même quente par elle- turgie de grande partie dans rie et d’Egypte. J’ai fourni j’avais constaté que la formule était source, la Traditio Apostolica d’Hyppolite. même : le nouveau l’ordination chez deux rites orientaux, le aux Pères une version la- toujours vivante sous des formes Cette prière est d’une grande richesse théologi- rite contient la les Coptes et les rite copte et, avec une tine de ces formules orien- plus évoluées. Ainsi dans le rite sy- que. Elle exprime en effet l’enseignement tradi- substance des Syriens occiden- forme plus développée, tales en soulignant tout ce rien, la prière pour l’ordination du tionnel selon lequel l’évêque est non seulement deux rites coptes taux le rite syrien occidental. qui venait de la Tradition patriarche n’était autre que celle grand prêtre, mais aussi berger du troupeau du et syriens. On ne apostolique. Il apparaissait du Testament de Notre-Seigneur, Christ et successeur des apôtres ayant reçu du peut mettre en doute clairement que c’était remaniement de la Tradition apos- Christ le « Spiritus principalis ». Si l’on compare sa validité sans bien Hippolyte qui avait tolique. De même dans le rite copte, les trois textes – celui proposé par le Père rayer de l'histoire de inspiré ces formules et, en la prière pour l’ordination de l’évêque Botte et ceux en usage dans les patriarcats l'Église ces deux même temps, que l’original est proche de celle des Constitu- d’Antioche et d’Alexandrie –, il apparaît clai- Églises qui ont fourni était plus riche et plus clair tions apostoliques, autre rema- rement que les idées fondamentales et la suc- de grands saints et que les adaptations. Ce- niement du texte d’Hippolyte. On cession logique sont les mêmes, bien que des docteurs. pendant, malgré quelques retrouvait partout les idées essentiel- extensions aient été introduites dans l’un ou différences, il y avait un ac- les de la Tradition apostolique. l’autre de ces textes, sans toutefois nuire à la cord foncier, beauté et à l’intelligibilité de la prière.
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La consultation des archives du Consilium a permis de prendre connaissance des rites orien- taux qui ont été utilisés pour fonder cette assertion et convaincre la Commission du Consi- lium. Deux rites ont été mis en avant par Dom Botte, le Père Lécuyer et leur équipe : le rite d’intronisation d’un patriarche maronite et le rite de consécration d’un évêque Copte. Dans leur tentative de justification de la validité du nouveau rite, les rédacteurs du Sel de la terre (numéro 54) ont également eu recours à ces mêmes rites orientaux. La consultation des archives du Consilium montrent que l’article signé par le Père Pierre-Marie constitue une vul- garisation des travaux de Dom Botte et du Père Lécuyer. Les rédacteurs du Sel de la terre et les réformateurs de 1968 ont utilisé les mêmes arguments et les mêmes textes.
Intéressons-nous plus particulièrement au rite copte. L’abbé Cekada mets déjà en cause le re- cours à ce rite dans son étude du 25 mars 2006, en raison d’une mauvaise traduction du Den- zinger.
« (5) Le rite copte de la consécration épiscopale. Ici au moins le P. Pierre-Marie donne un
texte qui est basé sur une forme de consécration épiscopale qui est reconnue pour être valide.
Malheureusement
(a) Il a puisé sa traduction dans le Ritus Orientalium dans Denzinger qui était, dans le cas
des textes coptes, basé sur une autre version latine «remplie tout au long de traductions fauti-
ves »64 et qu’on « devrait traiter pour cette raison avec réserve »65.
(b) Cette version fait une traduction fautive dune phrase qui spécifie que le pouvoir de
l’évêque consiste à «pourvoir un clergé selon le commandement de Notre-Seigneur en rap-
port avec le sacerdoce» 66 . En 1963 Dom Botte voilait cette phrase de la reconstitution
d’Hippolyte par l’expression «répartir les ministères» et dans la Préface de la consécration
épiscopale en 1968 par l’expression «distribuer les dons». C’est un changement qui aurait dû
donner l’alerte, mais cela ne se faisait pas, parce que le P. Pierre-Marie s’est servi dune tra-
duction non-fiable.
En somme, le P. Pierre-Marie présente dans ses tableaux trois anciens textes contestés («La reconstitution» d’Hippolyte, les Constitutions et le Testament) et un rite non sacramentel d’installation (d’un patriarche maronite) et une traduction non fiable (Denzinger/ Scholz en latin) qui omet une phrase-clé (ordonner des prêtres) de la forme sacramentelle copte.
Aucun de ces arguments ne conforte donc la validité du nouveau rite, évidemment » Abbé Ceka-
da, 25 mars 2006
Le tome 2 de Ritus Orientalium précise bien dans la note 14 attachée à ‘ad sanctuarium’ (en page 24) : ‘in ordine sacerdotali’ au sujet de la phrase :
64 Emmanuel. Lanne, “Les Ordinations dans le Rite Copte,” L’Orient Syrien 5 - (1960), 90–1. “Den- zinger se base sur une version faite par Scholz… La traduction de Scholz contient des gros contre- sens.” 65 Bradshaw Paul F. Ordination Rites of the Ancient Churches of East and West. New York: Pueblo 1987. 66 Trans. Burmester, Ordination Rites, 110-1. RO 2:24 renders the Coptic as “constitutendi cleros se- cundum mandatum ejus ad sanctuarium.” The footnote reads: “in ordine sacerdotali.”
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« Constituendi cleros secundum mandatum ejus ad sanctuarium »
Voici la reproduction du Denzinger en page 24 du tome 2 (rite copte) d’après l’édition de Graz de 1961 qui reproduit l’édition de 1864 :
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Le comparatif du Sel de la terre est bien basé sur cette traduction non fiable du Denzinger, et met en vis-à-vis le « constituendi cleros » avec le « distribuat munera », mais encore, cette partie du rite copte a été dissimulée dans la présentation du rite copte aux Pères de la Commission. Nous produisons ci-dessous dans un tableau comparatif les quatre textes du rite copte : • Denzinger (mal traduit – édition de Graz de 1961 reproduisant celle de 1864) • Le Denzinger cité par Le Sel de la terre (n° 54) • Le rite copte cité par le schemata n°220 du Consilium (Appendice) le 31 mars 1967 • Le nouveau rite de consécration épiscopale (Pontificalis Romani) promulgué en 1968
Non seulement en 1963 Dom Botte voilait la signification du pouvoir d’ordonner – la potestas ordinis épiscopale - figurant elle explicitement dans le rite copte, mais de plus, le 31 mars
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1967 cette phrase fut habilement masquée aux membres de la Commission qui eut à se prononcer en faveur de l’adoption du nouveau rite épiscopal de Montini-PaulVI qui de- vait intervenir en 1968.
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Rite Copte (Denzinger – p23-24) Rite Copte (Sel de la terre – p 101-104) Rite Copte cité au Consilium - 1967 Rite Paul VI (1968) (mal traduit) (n°54 – nov. 2005) Dominator Domine Deus omnipotens Dominator Domine Deus Qui es; Domine Deus omnipotens, Deus et omnipotens Pater Domini nostri et Dei nostri et Pater Domini nostri et Dei nostri et Salva- Pater Domini nostri et Dei nostri et Salvatoris Iesu Pater Domini nostri Jesu Christi, Salvatoris nostri Jesu Christi, toris nostri Jesu Christi, Christi, une sole ingenite, sine principio (αρχή) [...] unus solus ingenitus, sine principio, nullum regem nullum regem habens super te, qui es sem- habens super te, qui es semper et ante saecula, infi- per12 et es ante saecula, infinite et sole nitus et solus altissimus, solus sapiens, solus bonus, altissime, sole sapiens (σοφός), sole bone invisibilis in natura tua, prin-cipii expers et apud (αγαθός), invisibilis in natura (φύσις) tua, quem est scientia incomprehensibilis et incompara- principii expers (άναρχος), et apud quem bilis, cognoscens occulta, est scientia incomprehensibilis et incomparabilis13 (ασύγκριτος), cognoscens occulta, Pater misericordiarum et Deus totius consolationis, qui in excelsis habitas et humilia respicis cognoscens omnia antequam fiant, cognoscens omnia antequam fiant, cognoscens omnia antequam fiant, qui cognoscis omnia antequam nascantur qui es in altissimis et respicis humiles, qui es in altissimis et respicis humiles, qui dedisti s t a t u t a ( A r a b s : qui dedisti statuta ecclesiastica qui donasti statuta ecclesiastica tu qui dedisti in Ecclesia tua normas c a n o n e s ) ecclesiastica per unigenitum Filiium tuum Dominum per unigenitum Filium tuum Dominum per unigenitum Filium tuum D.N.I.C., per verbum gratiæ tuæ, nostrum Jesum Christum nostrum Jesum Christum, qui prædestinasti ex principio genus ius- torum ab Abraham qui constituisti sacerdotes ab initio, qui constituisti sacerdotes ab initio, qui constituisti sacerdotes ab initio qui constituisti principes et sacerdotes ut adsisterent populo tuo, [...] ut assisterent populo tuo, qui non reliquisti locum tuum sanctum qui non reliquisti locum tuum sanctum qui non reliquisti locum sanctum sine ministerio, et sanctuarium tuum sine ministerio non sine ministerio, sine ministerio, dereliquisti,
qui complacuisti tibi glorificari in iis, qui complacuisti tibi glorificari in iis, qui complacuisti tibi glorificari in iis quos elegisti. cui ab initio mundi placuit in his quos quos elegisti : quos elegisti : elegisti glorificari : tu iterum nunc tu iterum nunc Tu iterum nunc Et nunc
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Rite Copte (Denzinger – p23-24) Rite Copte (Sel de la terre – p 101-104) Rite Copte cité au Consilium - 1967 Rite Paul VI (1968)
(mal traduit) (n°54 – nov. 2005)
effunde virtutem Spiritus tui hegemonici, effunde virtutem Spiritus tui hegemonici, effunde virtutem Spiritus tui principalis, effunde super hunc electum eam virtu- tem, quæ a te est, Spiritum principa- lem, quem dedisti dilecto Filio tuo Iesu Christo, quem donasti Apostolis sanctis tuis quem donasti Apostolis sanctis tuis quem donasti apostolis sanctis tuis quem ipse donavit sanctis Apostolis, qui constituerunt Ecclesiam per sin- gula loca ut sanctuarium tuum, in glo- riam et laudem indeficientem in nomine tuo. in nomine tuo. in nomine tuo nominis tui. Da igitur Da igitur Da igitur Da, cordium cognitor Pater,
hanc eandem gratiam hanc eandem gratiam hanc eamdem gratiam super servum tuum N, quem elegisti in super servum tuum N, quem elegisti in super servum tuum quem elegisti in episcopum, huic servo tuo, quem elegisti ad Episco- episcopum, episcopum, patum, ut pasceret gregem tuum sanctum, ut pasceret gregem tuum sanctum, ut pascat gregem tuum sanctum ut pascat gregem sanctum tuum, et ut tibi esset in ministrum irreprehensibi- et ut tibi esset in ministrum irreprehensibi- et ut sit tibi in ministrum irreprehensibilem, et summum sacerdotium tibi exhibeat lem, lem, sine reprehensione, orans ante benignilatem tuam die ac nocte, orans ante benignitatem tuam die ac nocte, orans ante benignitatem tuam die ac nocte, serviens tibi nocte et die, ut incessanter vultum tuum propitium reddat Congregans (conservans?) nume-rum sal- congregans (conservans?) numerum sal- congregans numerum salvandorum, offerens tibi et offerat dona sanctæ Ecclesiæ tuæ; vandorum, offerens tibi dona (δώρον) in vandorum, offerens tibi dona in sanctis ec- dona in sanctis ecclesiis sanctis ec-clesiis. clesis. Ita, Pater omnipotens, per Christum tuum, Ita, Pater omnipotens, per Christum tuum, Ita, Pater omnipotens, per Christum tuum, da ut virtute Spiritus summi sacerdotii da ei unitatem Spiritus Sancii tui, ut sit ipsi da ei unitatem Spiritus Sancti tui, ut sit ipsi da ei participationem Spiritus Sancti tui, ut habeat potestatem dimittendi peccata poteslas dimittendi peccata potestas dimittendi peccata sit ei potestas dimittendi peccata secundum mandatum (εντολή) unigeniti secundum mandatum unigeniti tui Filii Je- SUPPRESSION DE LA secundum mandatum tuum ; ut distribuat tui Filii Jesu Christi Domini nostri, consti- su Christi Domini nostri, constituendi cle- munera tuendi cleros (Κλήρος, Arabs : Clericos) ros, MENTION DU POUVOIR D’ORDONNER
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Rite Copte (Denzinger – p23-24) Rite Copte (Sel de la terre – p 101-104) Rite Copte cité au Consilium - 1967 Rite Paul VI (1968)
(mal traduit) (n°54 – nov. 2005)
secundum mandatum ejus13 ad sanctu- secundum mandatum ejus ad sanctuarium secundum mandatum eius ad sanctuarium secundum præceptum tuum arium14 (ίερατεΐον), et solvendi vincula omnia ecclesiastica, et solvendi vincula omnia ecclesiastica, et solvendi vincula omnia ecclesiastica, et solvat omne vinculum secundum potestatem quam dedisti Apos- tolis ; faciendi domos novas orationis 15 [...] faciendi domus novas orationis et sanctificandi (ευκτηριον), et sanctificandi (άγιάζειν) alta- altaria; ria (θυσιαστηριον) ; et placeat tibi in mansuetudine et corde et placent tibi in mansuetudine et corde et placeat tibi in mansuetudine et corde humili, placeat tibi in mansuetudine et mundo humili, offerens tibi in innocentia et irre- humili, offerens tibi in innocentia et irre- offerens tibi in inno-centia et irreprehensibilitate corde, offerens tibi odorem suavitatis, prehensihilitate sacrificium sanctum in- prehensibilitate sacrificium sanctum in- sacrificium incruentum, mysterium huius cruentum, mysterium (μυστηριον) hujus16 cruentum, mysterium hujus Testamenti Testamenti novi in odorem suavitatis. Testamenti Novi, in odorem suavitatis17. novi, in odorem suavitatis
per Filium tuum Iesum Christum, per
quem tibi gloria et potentia et honor, cum
Spiritu Sancto in sancta Ecclesia et nunc et
in sæcula sæculorum. Amen.
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Comité international Rore Sanctifica Réfutation du Sel de la terre n°58 (Abbé Calderon)
15.2.1 Les archives du Consilium trahissent la volonté de Dom Botte (responsable du Groupe 20) de supprimer la signification de la transmission du Sacerdoce par un évêque.
Dans l’appendice du schemata n°220 du 31 mars 1967, figurent deux rites orientaux, l’un qui est celui du rite d’intronisation du patriarche maronite et l’autre qui est celui de la consécra- tion de l’évêque copte.
Lorsque l’on compare le rite copte qui figure dans le document du Consilium et la source qui est produite dans le Denzinger à la page 24, on s’aperçoit que le segment de phrase : « secun-
Version 1 Page 65 sur 69 Comité international Rore Sanctifica Réfutation du Sel de la terre n°58 (Abbé Calderon) dum mandatum unigeniti tui Filii Jesu Christi Domini nostri, constituendi cleros » a été sup- primé, sans indication de suppression, ce qui évite ainsi d’attirer l’attention des membres de la Commission qui seraient ignorants du texte original des Coptes :
Ce segment supprimé exprime le pouvoir pour un évêque de transmettre le sacerdoce « cons- tituendi cleros (constituer des clercs) ». Dans le nouveau rite, cette expression deviendra d’ailleurs « distribuat munera (distribue des charges ou dons) »67, ce qui représente un sens purement juridictionnel (charges) et même profane (dons). Un Anglican peut dès lors – ainsi que le réclame publiquement le « frère » Bugnini∴, se- crétaire du Consilium (cf. supra) - se satisfaire parfaitement d’une telle caractérisation ainsi amputée du pouvoir de l’« évêque », mais son rite est invalide68.
Nous avons là une marque évidente de la volonté des réformateurs de masquer la pré- sence dans le rite copte de la signification de la transmission du sacerdoce, pour com- plaire à la « théologie » hérétique des Protestants sur le « sacerdoce » (cf. supra). Ainsi abusés, les Pères de la Commission, ignorant des paroles exactes du rite épiscopal cop- te, pouvaient plus facilement accepter le remplacement de cette expression précise par une « distribution des charges » qui ne désigne nullement le caractère propre au pouvoir sacra-
67 Ce point avait déjà été relevé dans l’étude de l’abbé Zins en date du 11 juillet 2005 (voir le Tome II de Rore Sanctifica en page 5) ainsi que dans le tome I de Rore Sanctifica (pages 78 à 81 ) paru en début août 2005. Il est également développé dans l’étude de l’abbé Zins du 18 janvier 2006. Tous ces textes sont disponibles sur le site http://www.rore-sanctifica.org 68 Condamnation des rites anglicans par Léon XIII en 1896 dans Apostolicae Curae.
Version 1 Page 66 sur 69 Comité international Rore Sanctifica Réfutation du Sel de la terre n°58 (Abbé Calderon) mentel épiscopal de l’évêque catholique de transmettre le caractère ontologique de la prêtrise catholique. Les réformateurs avaient donc bien l’intention de ne pas exprimer le pouvoir d’ordre propre à l’épiscopat – la potestas ordinis épiscopale - en particulier dans l’expression de la transmission du Sacerdoce (au sens ontologique). Au contraire, le rite copte le contient bien, ce qui montre à quel point le recours artificiel à ce rite pour exciper d’une validité sacramentelle extrinsèque du nouveau rite épiscopal de Mon- tini-PaulVI, par analogie prétendue avec le rite copte de consécration de l’évêque, est parfai- tement factice, et ne démontre aucunement la validité de la forme sacramentelle essen- tielle du nouveau rite épiscopal de Montini-PaulVI.
Laissons la conclusion à l’abbé Cekada :
Une note à propos des Coptes
« Après la conquête du Nord de l’Afrique par les Musulmans, les Coptes tombèrent dans une
décadence de longue durée.
Parfois des candidats pas bien formés accédèrent au patriarcat grâce à la corruption. La for-
mation du clergé séculier était quant à elle nulle, tandis que les monastères étaient meilleurs à
ce point de vue.
Voici quelques notes au sujet de la pratique sacramentelle chez les Coptes:
Si un bébé qui est à la mort ne peut pas être porté à l’église pour recevoir le baptême, les prê-
tres se contenteraient de leur donner une onction, de les bénir et de réciter l’exorcisme, parce
que la législation copte des sacrements prévoit que chacune de ces cérémonies peut rempla-
cer le baptême.
Au 12e et 13e siècle il y avait une tentative sérieuse pour abolir totalement la confession auri-
culaire en la remplaçant par une espèce d’absolution générale à la messe.
L’évêque copte responsable de l’Ethiopie ne voyait pas d’inconvénient à ordonner prêtres en
une fois des milliers d’Africains alors que certains d’entre eux se présentaient sans vêtements.
A cause de la façon dont certains prêtres coptes administraient les baptêmes, il y avait une
raison de douter de la validité. Ainsi le Saint Office publia un décret en 1885 qui stipulait qu’il
fallait faire une enquête chaque fois qu’un copte se convertit.
Le fait que les modernistes sont allés jusqu’à effacer la vénérable Préface de la consécration
épiscopale romaine pour mettre à la place un texte liturgique ayant des liens avec cette secte
schismatique, hérétique décadente est une indication permanente de leur arrogance insuppor-
table et de leur folie. » Abbé Cekada, Appendice 2 – Absolument nulles et totalement vaines,
25 mars 2006
Version 1 Page 67 sur 69 Comité international Rore Sanctifica Réfutation du Sel de la terre n°58 (Abbé Calderon)
15.3 ANNEXE - Textes complets du rite copte : version du Denzin- ger et version tronquée du Consilium
Nous donnons ci-dessous les deux sources complètes du rite copte : Source du Denzinger, page 24 :
Source du Schemata n°220 – Appendice – Consilium – 31 mars 1967 : Traduction en français : 2) Prière consécratoire d’un Evêque dans le rite d’Alexandrie Vous qui êtes, Seigneur Dieu tout-puissant, Père de Notre-Seigneur, notre Dieu et Sauveur Jé- sus-Christ, un et seul unique sans principe, n’ayant aucun roi au-dessus de vous, vous qui êtes toujours et avant les siècles, infini et le seul plus haut, seul sage, seul bon, invisible dans votre nature, qui n’êtes pas soumis à une direction et en qui il y a une science incompréhensible et incomparable, qui connaissez ce qui est caché, vous qui connaissez tout avant que ce ne soit, vous qui avez donné les statuts de l’Eglise par votre Fils unique Notre-Seigneur Jésus–Christ, vous qui avez établi les prêtres dès le commencement pour qu’ils assistent le peuple, vous n’avez pas laissé le lieu saint sans ministère, qui avez trouvé plaisir à être glorifié par ceux que vous avez choisis. Maintenant, veuillez répandre à nouveau la vertu de l’Esprit qui fait les chefs que vous avez donné à vos Apôtres en votre nom. Donnez donc cette même grâce à vo- tre serviteur que vous avez élu comme évêque, pour qu’il paisse votre saint troupeau et pour
Version 1 Page 68 sur 69 Comité international Rore Sanctifica Réfutation du Sel de la terre n°58 (Abbé Calderon) qu’il exerce pour vous un ministère irréprochable, en priant jour et nuit en présence de votre bonté, en rassemblant nombreux ceux qui doivent être sauvés, en vous offrant des dons dans vos saintes églises. Ainsi, Père tout-puissant, par votre Christ, donnez-lui de participer à votre Saint Esprit, pour qu’il reçoive le pouvoir de remettre les péchés selon le commandement au sanctuaire et de dé- lier tous les liens ecclésiastiques, en édifiant de nouvelles maisons de prière et en consacrant des autels ; et qu’il vous plaise dans la clémence et d’un cœur humble, en vous offrant dans l’innocence et de manière irréprochable le sacrifice non-sanglant, le mystère de ce Nouveau Testament, en odeur de suavité. Image du texte :
Document téléchargeable depuis :
http://www.rore-sanctifica.org
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