CIRS — Comité international Rore Sanctifica · communique · 3 novembre 2010

RORE Communique 2010 11 03 Declaration de l abbe Maury

Post-Vatican II etude-privee
Version unique

http://www.rore-sanctifica.org Communiqué du 3 novembre 2010

                        Ordonné par Mgr Lefebvre, l’abbé Yves Maury déclare le
                     nouveau rite de consécration épiscopale totalement invalide
                     Une déclaration-choc de la part d’un abbé très érudit qui a très bien
                       connu la fondation et les débuts d’Ecône : « le rite de l’église
                    réformée de Vatican II est invalide 1 et ne peut d’aucune façon
                                       servir à sacrer un évêque. »

L’abbé Yves Maury a vécu à Ecône dans les années 1970 et a très bien connu les débuts de la FSSPX. Il a été ordonné prêtre selon le rite latin catholique préconciliaire par Mgr Lefebvre.

L’abbé Maury est diplômé d’une grande école française d’ingénieurs (Ecole Centrale de Paris) et poursuit une vie sacerdotale d’étude et de prière en Vendée.

Clerc érudit, au jugement très posé, il nous livre ici une déclaration de poids.

Après avoir étudié avec précision et rigueur le problème posé par le nouveau rite conciliaire de consécration épiscopale instauré le 18 juin 1968 par Montini-Paul VI (Pontificalis Romani, 1968), l’abbé Yves Maury en est arrivé à une conclusion simple et définitive : ce nouveau rite est totalement invalide, selon les raisons que voici résumées ici :

   « Le rite de l’église réformée de Vatican II est invalide et ne peut d’aucune façon servir à sacrer un
   évêque. ».

   « L’Église conciliaire n’a donc plus d’évêque sacré validement depuis la mise en place de la réforme
   promulguée en 1969, et sans doute mise en application générale quelques mois plus tard. Il ne lui reste
   plus que quelques évêques bien âgés. L’église conciliaire n’a plus que quelques prêtres de plus de 60
   ans validement ordonnés, (sans entrer dans la considération du caractère douteux de son rite
   d’ordination) ».

   « L’église conciliaire n’est pas mieux lotie que les anglicans, ou autres branches protestantes qui
   partagent ses faveurs : elle n’est qu’un rameau mort. »
                                                                              Comité international Rore Sanctifica

Voici le texte du communiqué de l’abbé Yves Maury :

1 http://www.rore-sanctifica.org/bibilotheque_rore_sanctifica/01-publications_de_rore_sanctifica/rore_sanctifica- communiques/communique-2010-10-29_Publication/RORE_Communique-2010-10-29_Publication-11-Plaquettes-ESR.pdf

Page 1 sur 4 http://www.rore-sanctifica.org Communiqué du 3 novembre 2010

                Déclaration2 de l’abbé Yves Maury du 2 octobre 2010

                                 Invalidité des sacres conciliaires

            Rome le 28 novembre 2005
            Cher X,

            En réponse aux questions posées par : THILO STOPKA et par PHILIPPE BOURCIER de CARBON

                     Voici les réponses (aux 6 questions posées)

            Il est arrivé une seule fois, le 24 avril 1802, qu’un prêtre (Père Michel DAHERYE né à Alep le 27 avril 1761) fut
            élut Patriarche d’Antioche pour les Syriens Catholiques. Il fut Sacré évêque le 04 mai 1802 puis à la fin de son
            Sacre épiscopal, fut tout de suite intronisé Patriarche.
                       Le degré patriarcal n’est pas une ordination. L’épiscopat est la plénitude du sacerdoce. Donc après
            l’épiscopat il n’y a plus d’ordination. Le patriarche comme le Pape n’ont, après leur élection, que le rite de
            l’intronisation qui n’est pas du tout une ordination.
                                                                                                          + Mikhael Al Jamil
                                                                                               Archevêque Syrien Catholique
                                                                                       Procureur patriarcal près le Saint Siège

                    « Sur le site Rore sanctifica 3, on trouve cette reproduction d’une attestation de Mgr Al
            Jamil représentant du Patriarchat syrien d’Antioche à Rome 4, selon laquelle le rite qui a été
            copié par les conciliaires est un rite d’intronisation du Patriarche qui est déjà sacré évêque
            auparavant, ou qui était déjà évêque avant d’être élu.
                    Le Père Pierre-Marie d’Avrillé 5 a copieusement montré que le nouveau rite latin de la
            consécration épiscopale conciliaire instauré le 18 juin 1968 par Montini-Paul VI est bien
            conforme dans sa partie essentielle à ce rite d’intronisation du Patriarche d’Antioche de rite
            syrien.
                    Or l’Église ne réitère jamais le sacrement de l’ordre, (comme le baptême et la
            confirmation qui confèrent un caractère) ce qui serait un péché mortel et un sacrilège.

2 [NDLR] les caractères gras des commentaires de M. l’Abbé Yves Maury proviennent de la rédaction 3 [NDLR] cf. www rore-sanctifica.org , Notitia III De Ordinatione Patriarchae, pages 13 et suivantes http://www rore-sanctifica.org/etudes/2006/RORE-2006-06-13-FR_Rore_Sanctifica_III-Notitiae_3- Sacramentalite_des_rites_orientaux.pdf 4 [NDLR] cf. www rore-sanctifica.org, http://www rore-sanctifica.org/etudes/2007/RORE_Communique-2007-05-07_Canon_235.pdf http://www rore-sanctifica.org/bibilotheque_rore_sanctifica/01-publications_de_rore_sanctifica/rore_sanctifica- communiques/communique_(2007-04)-avril/RORE_Communique-2007-03-31-Le_Canon_75_des_Orientaux_2.pdf 5 [NDLR] cf. http://www.rore-sanctifica.org/etudes/2009/RORE_Communique-2009-11-21_Refutation_SdT_n70.pdf

Page 2 sur 4 http://www.rore-sanctifica.org Communiqué du 3 novembre 2010 Dans le cas de l’Ordre, une forme invalide entraînerait la disparition à brève échéance de l’ordre et simultanément de l’Église, ce que le Saint-Esprit ne peut pas permettre étant données les promesses de Notre-Seigneur que son Église durerait jusqu’à la fin des siècles, et qu’il serait avec elle tous les jours jusqu’à la consommation des siècles. L’Église est évidemment infaillible pour déterminer des formes valides à utiliser pour les sacrements : ceci est une vérité certaine, d’une certitude fondée directement sur l’infaillibilité de l’Église.

                    De là cette conclusion immédiate et qui découle directement d’une prémisse infaillible :
           c’est que le rite de l’église réformée de Vatican II est invalide et ne peut d’aucune façon servir
           à sacrer un évêque.
                    L’Église conciliaire n’a donc plus d’évêque sacré validement depuis la mise en place de
           la réforme promulguée en 1968, et sans doute mise en application générale quelques mois plus
           tard. Il ne lui reste plus que quelques évêques bien âgés. L’église conciliaire n’a plus que quel-
           ques prêtres de plus de 60 ans validement ordonnés, (sans entrer dans la considération du
           caractère douteux de son rite d’ordination.)
                    L’église conciliaire n’est pas assistée du Saint-Esprit, elle n’est pas l’Église catholique
           (on le savait déjà par toutes les hérésies propagées par elle dans et après le Concile) mais cette
           fois la conclusion est hors de toutes les discussions et subterfuges des libéraux et autres semi-ral-
           liés ou ralliés à tant pour cent, qui ne veulent parler que d’erreurs, cela découle directement de
           l’admission d’un rite invalide pour sacrer ses évêques. Elle n’a certainement pas un Pape légiti-
           me à sa tête.
                    L’église conciliaire n’est pas mieux lotie que les anglicans, ou autres branches
           protestantes qui partagent ses faveurs : elle n’est qu’un rameau mort.

                   Les tenants de la thèse de Cassissiacum qui se posaient en seuls savants et raisonnables
           et qui regardaient de haut les pauvres sédévacantistes bornés qui croient qu’il est possible de re-
           connaître un hérétique, sont cette fois, sans discussion possible, acculés à reconnaître que “leurs
           évêques matérialiter qui gardent validement les sièges catholiques” ne sont le plus souvent que
           de simples prêtres ou des laïcs, et que leur “pape matérialiter” qui n’est qu’un simple abbé
           Ratzinger ne peut certainement être l’évêque de Rome, et encore moins un pape même
           matérialiter, à moins que pour sauver la face, ils n’inventent une pirouette dans le genre de
           celles des (…), mais qui ne trompe qu’eux-mêmes.
                   (…)
                   Qu’en dit la Fraternité, qui se dépense tant pour se faire reconnaître officiellement, et
           Mgr Lefebvre qui dans un accès de ferveur pour le ralliement sous JP II disait dans un de ses
           sermons : Je peux vous annoncer que sous peu on nous recevra à Rome avec notre serment
           anti-moderniste à la main ? (27-06-80.) Continueront-ils à se faire photographier en compagnie
           de l’ignoble Benoît XVI avec un sourire qui en dit long sur le plaisir qu’ils ont de le rencontrer ?
           Leur grande charité leur permettra-t-elle de continuer à désigner par le terme de schismatiques
           les catholiques et spécialement les prêtres qui tiennent la bonne doctrine ? Continueront-ils à
           dépenser l’argent des fidèles pour alimenter en littérature leurs “frères prêtres” et leur
           distribuer le kit S. Pie V sur DVD, pour leur faire faire des parodies de messes et des
           sacrilèges ? En Mai 2010 dans la Lettre aux amis et bienfaiteurs, on ne peut que constater que
           leur aveuglement ne s’améliore pas et qu’ils sont toujours dans une complète illusion. Il est vrai
           qu’ils se croient sincèrement des prêtres exceptionnels et Notre-Seigneur a promis à Anne-Marie
           Taïgi que ceux qui sortiront indemnes de cette crise seront ceux auxquels il accordera l’humilité.

                   Où sont ceux qui prétendaient que la situation actuelle ne pouvait être jugée que par un
           futur Pape qui en jugerait infailliblement, et qu’en attendant il fallait se tenir dans une prudente
           réserve, salva reverentia ? Nous l’avons ici ce jugement infaillible déjà porté par l’Église qui a
           reçu de son Dieu et Seigneur qu’il serait avec elle tous les jours jusqu’à la consommation des
           siècles. Nous avions déjà ceux de tous les Conciles et de tous les Papes antérieurs, mais cela ne

Page 3 sur 4 http://www.rore-sanctifica.org Communiqué du 3 novembre 2010 leur suffisait pas pour appliquer les principes de la Bulle de Paul IV, reprise par S. Pie V, Cum ex apostolatus.

                  Tous ces amis du monde et qui pensaient beaucoup trop à l’opinion qu’il peut avoir
           d’eux, n’ont plus qu’une ressource, celle de reconnaître qu’ils se sont bien trompés et ont bien
           trompé les autres, de s’humilier et faire leur mea culpa et réparer les dégâts qu’ils ont causés
           (…).
                  Cum omni humilitate, et mansuetudine, cum patientia, supportantes invicem in
           caritate, solliciti servare unitatem spiritus in vinculo pacis.
                                           (Éphés., 4, 2.) (Épître du 26° dimanche après la Pentecôte.)

                                                                                        Abbé Yves Maury
                                                                                       Le 02 Octobre 2010

Fin du communiqué du 3 novembre 2010 du Comité international Rore Sanctifica Ce communiqué peut être téléchargé depuis le site http://www.rore-sanctifica.org

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