Notitia VI De « Erratis » Brochure « Sont-ils évêques ? » d’Avrillé : L’abbé Cekada constate l’incapacité du Père Pierre-Marie d’Avrillé à lui répondre
Réfutation de la brochure d’Avrillé –
Persistance dans l’erreur face aux évidences
publiées, dissimulations et manipulations…
• Une Brochure datée d’avril, mais remaniée après le 14 juin 2006 et placée sous embargo jusqu’à l’ouverture de la retraite des 40 votants du Chapitre Général de la FSSPX, • Une Brochure qui recopie les travaux précédents, mais effectue des coupes subreptices, • Contre les faits, Avrillé persiste, sans preuve aucune, à déclarer consécratoire la prière dite « de Clément » du rite du Patriarche maronite, ce qui contredit les usages orientaux et conduit à accepter une réitération des sacrements, • Contre les faits, Avrillé persiste à nier l’onctionisme de la nouvelle forme interprétée par le Père Lécuyer, • Le Père Pierre-Marie supprime subrepticement la note 2 p 178 du n°56 du Sel de la terre qui démontrait son incompétence (original grec perdu du Testamentum, et manipulation des écrits du R.P.Hanssens), • Contrairement à ses propos, le Père Pierre-Marie ne corrige pas l’erratum dans le texte du Testamentum Domini, conservant volontairement une source erronée, • Cette suppression de la note 2 p 178 du n°56 du Sel de la terre oblige désormais Avrillé à devoir examiner les sources syriaques, • Dans une lettre l’abbé Cekada commente la Brochure et constate l’incapacité du Père Pierre-Marie à lui répondre selon les normes de la diputatio théologique, • Rite copte : Le Père Pierre-Marie inverse le sens de l’article cité de Dom Lanne pour se créer un faux argument contre l’abbé Cekada, • Le Père Pierre-Marie refuse arbitrairement de reconnaître la désignation du pouvoir d’ordonner dans le rite copte, s’opposant au texte de Dom Lanne, • L’attribution fallacieuse par le dominicain à une impossible erreur de copiste pour justifier la coupure du rite Copte dans le texte du Consilium (1967), • Le Père Pierre-Marie entretient à dessein la confusion sur les critères de Pie XII.
Première version corrigée de la Notitia VI 1/33 Révision A Table des matières 1 Avertissement – Les principes scientifiques du Comité international Rore Sanctifica ..... 3 2 La date et la période de diffusion de la brochure ............................................................... 6 3 Réfutation de la préface (pages 3 à 4) ................................................................................ 7 4 Réfutation de la recopie de l’article du n°54 du Sel de la terre (pages 5 à 67) (publié en novembre 2005).......................................................................................................................... 8 5 Réfutation de la Note 1 (pages 68 à 74) qui recopie, avec une suppression subreptice, le n°56 du Sel de la terre (publié en mai 2006) ............................................................................. 8 5.1 La fausse affirmation du caractère consécratoire du rite d’intronisation du Patriarche Maronite ................................................................................................................................. 8 5.2 La négation fallacieuse de l’onctionisme de la forme essentielle du nouveau rite telle qu’explicitée par le Père Lécuyer ................................................................................. 13 5.3 Du n°56 à la Brochure, le Père Pierre-Marie recule, en supprimant (note 2 p 178 du n°56) discrètement ses erreurs sur le Testamentum sur la citation de Hanssens ................. 13 5.3.1 Dans la note 2 du n°56, le Père Pierre-Marie se dérobait à la réfutation qui lui est faite à partir du syriaque en invoquant un original grec que la communauté scientifique dit être perdu................................................................................................. 16 5.3.2 Dans la note 2 du n°56, le Père Pierre-Marie faisait dire au R.P.Hanssens, spécialiste des rites orientaux, le contraire de ce qu’il écrit............................................. 18 5.4 A contrario du propos du Père Pierre-Marie, dans la Brochure, la correction des errata est seulement partielle, le quem est maintenu dans le Testamentum, malgré les sources syriaques contraires ................................................................................................. 19 5.5 Conséquence logique inévitable de la suppression de la note 2 p 178 du n°56 : Avrillé doit désormais accepter la critique de Rore formulée dans les Notitiae .................. 19 6 Réfutation de la Note 2 (page 75 à 76) qui se veut une réponse à l’étude de l’abbé Cekada (« Absolument nul et entièrement vain » du 25 mars 2006)........................................ 20 6.1 Dans sa lettre l’abbé Cekada réagit à la Brochure du Père Pierre-Marie d’Avrillé et constate l’incapacité de celui-ci à lui répondre .................................................................... 20 6.2 Rite Maronite : le Père Pierre-Marie se décharge en vain d’avoir à apporter la preuve de la sacramentalité du rite du Patriarche Maronite. Réfutation par Mgr Al-Jamil . 20 6.3 Rite Copte : Tout en le citant, le Père Pierre-Marie inverse le sens du texte de Dom Lanne afin de se dérober à la critique de mauvais choix de sa source que lui fait l’abbé Cekada21 6.4 Le refus arbitraire du Père Pierre-Marie de reconnaître la désignation du pouvoir d’ordonner dans le rite copte................................................................................................ 27 7 Réfutation de la Note 3 (page 77 à 78) qui se veut une réponse à Rore Sanctifica.......... 29 7.1 Rite copte : L’attribution fallacieuse par le Père Pierre-Marie à une impossible erreur de copiste de la coupure du texte du Consilium ........................................................ 29 7.2 Rite copte : La négation par le Père Pierre-Marie du pouvoir d’ordonner des prêtres dans le rite copte................................................................................................................... 31 8 Conclusion – Les critères de Pie XII deviennent incontournables et Avrillé ne pourra plus s’obstiner à les éluder ....................................................................................................... 32 8.1 Le Père Pierre-Marie entretient une confusion au sujet des critères de validité de Pie XII 32 8.2 L’impasse de la démonstration d’Avrillé ................................................................. 33
Première version corrigée de la Notitia VI 2/33 Révision A Le débat sur la question de l’invalidité du nouveau rite conciliaire de la « consécration » épiscopale s’enrichit d’une nouvelle contribution des dominicains d’Avrillé. Malheureusement nous allons voir que le Père Pierre-Marie de Kergorlay se contente de réasséner sa pseudo-« démonstration » de validité extrinsèque empruntée à Dom Botte, chef des réformateurs du rite de 1968. Il ne répond toujours pas au fond sur les objections que lui a produites publiquement le Comité international Rore Sanctifica (CIRS) depuis maintenant plus de huit mois, et il cherche au contraire, d’une publication à l’autre, à supprimer subrepticement de ses textes déjà publiés tout ce qui peut le gêner et laisser paraître le manque de rigueur de ses travaux. Nous allons le constater sur des cas très concrets. Cette thèse de la « justification par les rites orientaux » ne tient déjà plus, la comparaison rigoureuse avec les rites orientaux sacramentels accusant au contraire l’invalidité sacramentelle du nouveau rite. Pour tenter encore de faire passer pour vraie auprès des fidèles et des clercs encore abusés, la thèse fallacieuse réfutée de Dom Botte, que les Dominicains d’Avrillé ont désormais épousée, il ne leur reste guère plus que leur aplomb et leur réputation. Mais cette dernière est en train de sombrer dans cette affaire de Pontificalis Romani. Nous publions cette première version de la Notitia VI qui réfute la dernière Brochure « Sont- ils évêques ? » du Père Pierre-Marie d’Avrillé, datée soi-disant « d’avril 2006 », mais rendue disponible seulement depuis le 5 juillet 2006 (Les lecteurs seront ainsi trompés !). Dans cette Brochure, le Père Pierre-Marie maintient sa pseudo-« démonstration » « par analogie » prétendue avec des rites orientaux de la validité sacramentelle extrinsèque du nouveau rite de « consécration » épiscopale promulgué par Montini-Paul VI le 18 juin 2006 (Pontificalis Romani). Nous avons souhaité livrer dans cette première édition nos premiers constats sur cette Brochure. Nous livrerons plus tard une étude plus complète de cette étude..
1 Avertissement – Les principes scientifiques du Comité international Rore Sanctifica
Nous sommes aujourd’hui contraints de constater avec regret que le Père Pierre-Marie ne suit pas les principes de rigueur scientifique auxquels le Comité international Rore Sanctifica s’est astreint depuis le début de ses travaux, et que le Père Pierre-Marie se méprend même sur nos principes, qui sont ceux de la communauté scientifique universitaire et des chercheurs scientifiques, ainsi que sur la nature et sur les objectifs de nos travaux de recherche. Voilà ce qu’écrit le signataire dominicain de la Brochure :
« Un signe de la faiblesse d'une position, c'est qu'elle a besoin sans cesse de nouveaux
arguments : cela montre que les raisons précédentes n'étaient pas suffisantes. Pour notre part, nous avons donné notre position dans Le Sel de la terre 54, et nous n'avons pas besoin de nouveaux arguments : la comparaison entre le rite de Paul VI et deux rites d'ordination orientaux (copte et maronite) nous semble suffisamment probante pour s'assurer de la validité du premier. Par contre Rore ajoute tome sur tome, communication sur communication, à ses démonstrations kilométriques, prétendant chaque fois avoir découvert «la» preuve irréfutable de l'invalidité du nouveau rite. » Père Pierre-Marie
Depuis le début de ses travaux de recherches sur l’origine, la genèse et la validité sacramentelle de la nouvelle pseudo-« consécration » épiscopale conciliaire, inventée par Dom Botte, Lécuyer et Bugnini, et promulguée le 18 juin 1968 par la CA Pontificalis Romani
Première version corrigée de la Notitia VI 3/33 Révision A de Montini-Paul VI, le CIRS (Comité International Rore Sanctifica) a adopté la démarche suivante : Il a d’abord, en confrontant les textes officiels de cette pseudo « consécration » épiscopale aux textes infaillibles du Magistère catholique portant sur la théologie sacramentelle, démontré logiquement et rigoureusement à tout catholique l’invalidité sacramentelle INTRINSEQUE ce cette pseudo « consécration »au regard des normes de matière et de forme édictées par ce Magistère catholique infaillible (en particulier la Bulle Apostolicae Curae de 1896 de Léon XIII et la CA Sacramentum Ordinis de 1947 de Pie XII). Ce travail a été édité en deux volumes (Rore I et Rore II) en août et septembre 2005 par les éditions Saint Rémi, et placés ensuite sur le site internet de M le Curé Schoonbroodt www.rore-sanctifica.org pour être disponibles auprès des catholiques francophones du monde entier. Cette démonstration se suffit déjà à elle-même pour conclure à l’invalidité sacramentelle INTRINSEQUE certaine de cette pseudo « consécration » épiscopale selon les normes du Magistère infaillible catholique. L’abbé Cekada a par la suite synthétisé ces premiers travaux dans les 16 pages de présentation de théologien professionnel de son étude définitive « Absolument Nul et Entièrement Vain » qu’il a placée le 25 mars 2006 sur son site www.traditionalmass.org, et qui, traduite rapidement en Français, fut placée également sur www.rore-sanctifica.org. A la suite de ces publications, le 11 novembre 2005, en liaison avec Zaitzkofen et les abbés Gaudron, Pflüger et Schmidberger, le Fr. Pierre-Marie d’Avrillé, qui n’avait jamais, au cours des décennies passées, évoqué cette question de l’invalidité sacramentelle de la nouvelle pseudo « consécration » épiscopale de Pontificalis Romani du 18 juin 1968, a tenté, contre l’évidence, de justifier dans un article du n°54 du Sel de la Terre, revue de son couvent dominicain, d’une prétendue validité sacramentelle EXTRINSEQUE de cette pseudo « consécration » épiscopale conciliaire par « analogie » prétendue avec des rites orientaux. Pour cela il est allé exhumer des archives officielles du Groupe 20 du Consilium, chargé par Montini d’inventer ce nouveau rite, conservées à Trêves (Allemagne), les éléments de la pseudo « démonstration » de validité EXTRINSEQUE, « par analogie » alléguée avec des rites orientaux, prétendument sacramentels, reconnus par l’Eglise Catholique, de Dom Botte lui-même, reprenant ainsi implicitement à son compte les supercheries et les roueries avec lesquelles ce dernier avait réussi à l’époque à circonvenir ses collègues pour les convaincre d’adopter cette contrefaçon inouïe pour nouvelle forme essentielle de la pseudo « consécration » des évêques conciliaires. Entre temps, conformément à ses objectifs, le CIRS avait poursuivi ses recherches historiques sur la genèse de Pontificalis Romani, en particulier ses liens historiques avec les réseaux et le monde anglican (ainsi que les travaux de ces derniers sur les liturgies orientales antique et actuelle), et leurs rapports avec les cinq Conversations de Malines de 1925 et avec les agissements de Dom Beauduin, l’un de leurs agents d’influence, tout en se procurant les copies des archives officielles du Groupe 20 du Consilium. A la suite de la publication du 11 novembre 2005 du n°54 du Sel de la Terre ressuscitant les supercheries et roueries de Dom Botte, le CIRS a publié en février 2006 aux éditions Saint Remi (en le plaçant sur le site www.rore-sanctifica.org) le troisième volume de ses travaux, les « Notitiae » qui exposaient les falsifications des textes liturgiques orientaux, utilisées par Dom Botte, ainsi que ses « réarrangements » ad hoc destinés à impressionner et circonvenir ses collègues, et repris à son compte par le Fr. Pierre-Marie dans sa publication du 11 novembre 2006.
Première version corrigée de la Notitia VI 4/33 Révision A Par ailleurs, le CIRS s’adjoignait les compétences de membres de la Société d’Etudes Syriaques et de spécialistes de la langue liturgique syriaque et arabe (langues liturgiques des rites orientaux reconnus par l’Eglise) tout en consultant par écrit les responsables compétents des hiérarchies des patriarcats orientaux reconnus par le Saint-Siège sur la sacramentalité de certaines prières et certains rites, tels par exemple celui de l’intronisation du Patriarche maronite, et en obtenant de ces autorités les réponses claires écrites, précises et signées, qui confirment explicitement ses conclusions sur la non-sacramentalité de tels rites, invoqués par le Fr. Pierre-Marie pour les besoins de sa pseudo-démonstration « par analogie » prétendue avec des rites orientaux, faussement présentés comme sacramentels. Quelques unes de ces déclarations ont été publiées par le CIRS. Par ailleurs, pour élucider les origines et la genèse de Pontificalis Romani, les théologiens qui collaborent avec le CIRS avaient entrepris de démasquer la réintroduction subreptice dans la nouvelle forme essentielle conciliaire par le Père Lécuyer, l’ennemi personnel de Mgr Lefebvre, des vieilles hérésies onctionistes et adoptionistes condamnées par plusieurs des grands conciles œcuméniques d’Asie mineure au cours des IV et Vème siècles. Quelques unes de ces études ont été placées sur le site www.rore-sanctifica.org (cf. « Quelle conception les Dominicains d’Avrillé se font-ils de la consécration en tant que telle ? »). Ces études explicitaient ce faisant les formulations théologiques hétérodoxes ou erronées, telles l’épiscopat conçu comme « Grâce ou Don du Saint Esprit » introduites par le Fr Pierre-Marie dans ses écrits. Avrillé bien sûr ne les a jamais réfutées. Ce n’est que le 30 avril 2006, que, suite à la parution en février 2006 des « Notitiae » du CIRS qui se répandaient de plus en plus parmi les fidèles et les clercs, que le Fr. Pierre-Marie faisait paraître dans la section « Lectures, Recensions » du n°56 du Sel de la Terre, une note de 6 pages (pp.174-179) intitulée « A propos du nouveau rite de consécration épiscopale », dans laquelle il concédait enfin discrètement que le rite du Patriarche maronite, pilier de sa pseudo démonstration du n°54 de la validité sacramentelle EXTRINSEQUE « par analogie » prétendue avec des rites orientaux, « n’était plus sacramentel aujourd’hui », tout en persistant à proclamer sans plus d’arguments, et contre toute évidence, la validité sacramentelle de la nouvelle forme essentielle inventée par Dom Botte-Lécuyer-Bugnini de la pseudo « consécration » épiscopale de Pontificalis Romani du 18 juin 1968 de Montini- PaulVI. Il affirmait en même temps, sans preuve aucune, un prétendu usage sacramentel historique de la prière dite « de Clément » dans le rite du Patriarche maronite, tout en invoquant un original en langue grecque du Testamentum Domini, alors que la communauté internationale des spécialistes le déclare avoir été perdu... Perseverare diabolicum…. ! Ayant tenté sans résultat de mettre sur pied une disputatio rigoureuse, honnête et équilibrée avec ce moine dominicain, et ayant dû essuyer un refus arrogant de sa part (« une perte de temps » écrivit le Père Pierre-Marie le 14 mars 2006), le CIRS poursuivait son programme de recherches sur les origines et la genèse de ce crime clérical inouï et secret contre l’Episcopat et le Sacerdoce catholiques que constitue la CA Pontificalis Romani du 18 juin 1968 de Montini-Paul VI, tout en publiant régulièrement pour le moment les étapes de ses travaux de recherche, sous la forme de plusieurs « Notitiae » (telles par exemple une étude sur l’histoire des églises orientales, une autre sur l’histoire du rite –non sacramentel - d’intronisation des Patriarches, ou sur l’histoire de l’occultation de la question de l’invalidité sacramentelle de la nouvelle pseudo « consécration » épiscopale conciliaire au sein de la FSSPX, etc…), sur le site de M. le Curé Schoonbroodt www.rore-sanctifica.org, étapes devant être bientôt rassemblées sous la forme d’un troisième tome des travaux du CIRS, publié aux Editions Saint-Remi.
Première version corrigée de la Notitia VI 5/33 Révision A Face à la rigueur et à l’ampleur des travaux du programme de recherche du CIRS auxquels la minceur et l’amateurisme des travaux du Fr. Pierre-Marie sur Pontificalis Romani ont bien du mal désormais à se comparer de manière crédible, ce dernier évoque désespérément ce qu’il appelle « les démonstrations kilométriques de Rore Sanctifica » dans sa plaquette de 79 pages des éditions du Sel « Sont-ils évêques ? » (publiées le 03 juillet 2006 pour les 40 électeurs au Chapitre général de la FSSPX) qui rassemble, en n’y apportant que 5 ou 6 pages nouvelles, les publications, subrepticement modifiées ou amendées à la suite de celles du CIRS, des n°54 du 11 novembre 2005 et du n°56 du 30 avril 2006 déjà publiées sur la question par Le Sel de la Terre. L’examen des textes publiés et le constat de leurs dates de publication suffit malheureusement à démontrer que les éditeurs du Sel de la Terre, au lieu d’entreprendre honnêtement leurs propres travaux de recherche sur l’origine, la genèse et la validité de Pontificalis Romani, crime clérical inouï et secret commis le 18 juin 1968 contre l’Episcopat et le Sacerdoce catholiques, comme leur bure de Dominicains devrait l’exiger d’eux, sont en fait à l’affût des publications des travaux de recherche du CIRS, pour tenter vaille que vaille de modifier subrepticement les erreurs qu’ils ont déjà publiées et qui révèlent leur incompétence, tout en faisant mine de traiter ces mêmes travaux du CIRS par le mépris (« Arsène Lupin », « flore sanctifica », « roman », etc.) devant leurs fidèles et devant les clercs de la FSSPX. Avec le recul du temps de plus en plus de clercs et de fidèles en prennent conscience avec effarement et consternation. La diffusion des travaux de l’abbé Cekada, qui sont parfaitement en accord avec ceux du CIRS, a lieu en France depuis le 25 mars 2006. Cette diffusion a pris de l’ampleur depuis les deux passages de l’abbé Cekada sur Radio Courtoisie, dans l’émission de Serge de Beketch, en mai et en juin 2006. Désormais plusieurs milliers d’exemplaires de cette étude circulent entre les mains des fidèles et des clercs, alors que les téléchargements des travaux du CIRS se multiplient sur le site www.rore-sanctifica.org, ainsi que les ventes des trois premiers volumes de ses études publiées aux Editions Saint Remi. Lors de ces interventions radiophoniques, le Père Pierre-Marie d’Avrillé a été interpellé. La prise de conscience désormais très large du caractère tout-à-fait insuffisant et même fallacieux de la pseudo-« démonstration » de Dom Botte et de ses roueries, vulgarisée par le Père Pierre-Marie, accroît de plus en plus l’isolement du couvent dominicain dans sa persistance à maintenir, à présent contre toutes les évidences publiées, et les supercheries démontées, une position faite d’incompétences et d’arguments fallacieux, qui perd rapidement tout crédit.
2 La date et la période de diffusion de la brochure La brochure du Père Pierre-Marie d’Avrillé, Sont-ils évêques ? a été annoncée par la Lettre des dominicains d’Avrillé n°38 de juin 2006, et elle est datée d’« avril 2006 ». Elle inclut une tentative de réponse à l’étude du CIRS publiée en date du 27 avril 2006. 27 avril 2006 - Etude De Ritus Coptorum. Le faux argument du rite copte. Le Sel de la Terre contredit par les archives du Consilium La brochure d’Avrillé, datée d’« avril 2006 », n’est en réalité disponible à la vente pour le public que depuis le 3 juillet 2006, cependant un lecteur a pu se la procurer le 30 juin. La rédaction de la brochure du Père Pierre-Marie est donc antérieure aux documents suivants de Rore Sanctifica qui complètent plus encore les travaux précédents de Rore, apportant des précisions complémentaires à sa réfutation des publications d’Avrillé : 11 mai 2006 - Notitia V (de Rore Sanctifica)– De Occultatione - Mgr Lefebvre abusé sur le nouveau rite de consécration épiscopale (1968)
Première version corrigée de la Notitia VI 6/33 Révision A 13 juin 2006 – Notitia III (de Rore Sanctifica) – De Ordinatione Patriarchae - La thèse de Dom Botte avalisée par Avrillé (Sel de la terre n° 54 et 56) disqualifiée 14 juin 2006 – Communiqué de Rore Sanctifica - Un spécialiste universitaire de littérature pseudo-canonique syriaque disqualifie les écrits du Père Pierre-Marie d’Avrillé 15 juin 2006 – Etude de Thilo Stopka (10 mai 2006) - Réfutation des articles du Fr. Pierre-Marie du Sel de la terre n°54 et n°56. Thilo Stopka – Quelle idée les Dominicains d’Avrillé se font-ils de la consécration en tant que telle ? La mise en vente au public n’a commencé qu’après l’ouverture le 3 juillet 2006 de la retraite fermée des quarante votants du Chapitre général de la FSSPX. Ce retard, dont il est impossible de penser qu’il soit un pur hasard, a eu pour conséquence d’empêcher toute réfutation de la brochure avant que ne commence la retraite des quarante votants de la FSSPX qui précède l’élection du Supérieur général et de ses deux assistants pour un mandat de 12 ans. Actuellement Mgr Fellay et l’abbé Schmidberger (défenseurs acharnés de la thèse fallacieuse de Dom Botte-Lécuyer-Bugnini, et désormais Pierre-Marie de Kergorlay op) sont candidats à leur propre succession. Nous allons voir dans l’analyse que la Brochure a très probablement été remaniée après le 14 juin 2006, suite à la publication d’un Communiqué de notre Comité international Rore Sanctifica (CIRS). La brochure se décompose en cinq parties que nous allons examiner une par une.
3 Réfutation de la préface (pages 3 à 4) Cette préface signée non pas du Père Pierre-Marie, mais « Les Editeurs » ne contient aucun argument. Elle se content de reproduire les affirmations erronées et déjà réfutées du Sel de la terre. « le principal argument des sédévacantistes repose sur une grossière erreur : la confusion entre deux prières d'ordination dans le rite syriaque » Cette affirmation absolument fausse a été amplement réfutée par les Notitiae. La confusion se trouve chez le Père Pierre-Marie qui, pour sa démonstration extrinsèque de validité sacramentelle, recourre au rite maronite du Patriarche dont il extrait arbitrairement une partie, la prière dite « de Clément », qu’il prétend consécratoire et dont il n’apporte à aucun moment la preuve qu’elle ait été par le passé un rite consécratoire sacramentel. Bien au contraire, les Notitiae, complétées par la Notitia III du 13 juin, démontrent que la prière dite « de Clément » et extraite arbitrairement du rite du Patriarche maronite, n’est pas consécratoire, et qu’il n’existe aucune preuve historique connue qu’elle l’ait jamais été. Les autorités Orientales confirment ce fait, le Patriarche, par cette prière dite « de Clément » ne reçoit qu’une intronisation (c’est-à-dire une grâce pour le gouvernement) et non pas une consécration sacramentelle (c’est-à-dire en particulier un pouvoir d’Ordre ou potestas ordinis). Elle contient également une pétition de principe gratuite et non argumentée du Sel de la terre : « cette étude [du n°54 du Sel de la terre] prouve qu'aucune preuve sérieuse n'a été apportée contre la validité du rite tel qu'il a été publié en latin par le Vatican » C’est justement tout le contraire qui a été amplement démontré, tant par la démonstration de l’invalidité intrinsèque du rite, que par la réfutation des arguments de la validité sacramentelle extrinsèque « par analogie » alléguée avec des prières et rites orientaux faussement présentés comme sacramentels.
Première version corrigée de la Notitia VI 7/33 Révision A 4 Réfutation de la recopie de l’article du n°54 du Sel de la terre (pages 5 à 67) (publié en novembre 2005) Cet article a été entièrement réfuté par : Les Notitiae de Rore Sanctifica publiées le 4 février 2006 et disponibles sur www.rore-sanctifica.org ainsi qu’aux Editions Saint-Rémi. L’étude de l’abbé Cekada, « Absolument nul et entièrement vain », publiée en anglais le 25 mars 2006. Disponible en version française et en version anglaise sur www.rore- sanctifica.org et sur www.traditionalmass.org. Cette étude a été également résumée sur 2 pages. Ces deux études démontrent l’invalidité sacramentelle intrinsèque du rite par défaut de satisfaction aux deux critères exigés infailliblement par Pie XII pour la validité sacramentelle de la forme essentielle de la consécration épiscopale, à savoir la signification univoque : Du pouvoir de l’ordre conféré (potestas ordinis) (il s’agit ici de l’ordre épiscopal) De la grâce du Saint-Esprit. Les deux études démontrent que le premier critère n’est pas satisfait, la signification du pouvoir de l’ordre conféré (potestas ordinis) est totalement absente. Et elles montrent aussi que le deuxième critère ne peut être satisfait car l’expression Spiritus Principalis ne signifie pas de façon univoque l’Esprit-Saint.
5 Réfutation de la Note 1 (pages 68 à 74) qui recopie, avec une suppression subreptice, le n°56 du Sel de la terre (publié en mai 2006)
5.1 La fausse affirmation du caractère consécratoire du rite
d’intronisation du Patriarche Maronite
Rappelons un passage important de cet article du Père Pierre-Marie du n°56 du Sel de la Terre où il affirme :
« On reproche à dom Botte d'avoir comparé la prière de consécration épiscopale dite
d'Hippolyte, qui a servi à faire le nouveau rite, avec «un rite d'ordination» du patriarche maronite. En effet, dit-on, celui qui est choisi pour devenir patriarche est déjà évêque et par conséquent il s'agit dans ce dernier cas d'une simple institution et non pas d'une ordination. Il est fort probable que cette objection lui a été faite lors des discussions au Consilium, mais nous n'en avons pas trouvé trace. Voici comment il nous semble qu'il aurait pu répondre : La coutume de choisir les patriarches parmi les évêques est relativement récente dans l'Église. Pendant des siècles, du fait que l'évêque est en quelque sorte marié avec son Église, on a considéré qu'il fallait éviter de changer un évêque de siège, même pour faire un patriarche. On choisissait donc un clerc qui n'était pas évêque pour remplir ce siège. Cela se faisait aussi pour le pape, évêque de Rome et patriarche de l'Église latine. On comprend dès lors qu'il y ait eu une cérémonie particulière pour sacrer le patriarche (ou le pape) comme évêque de sa ville patriarcale et l'instituer dans sa charge. Plus tard, lorsqu'on prit
Première version corrigée de la Notitia VI 8/33 Révision A l'habitude de ne choisir comme patriarche (ou comme pape) que des évêques, la cérémonie se perdit, ou du moins perdit sa valeur consécratoire1. En ce qui concerne le sacre du patriarche maronite, le rite est pratiquement le même que celui du sacre d'un évêque. La différence principale réside précisément dans la prière consécratoire. Dans le cas du patriarche, une rubrique dit qu'on doit remplacer la prière ordinaire par une prière «tirée de Clément». Il s'agit de saint Clément de Rome, auquel le Pontifical Maronite attribue cette prière2. Cette prière, toujours conservée dans le rituel, n'a plus aujourd'hui une valeur consécratoire quand elle est récitée sur un candidat déjà évêque. Mais elle l'avait autrefois, quand elle l'était sur un candidat non évêque. » Sel de la terre n°56 (pages 175-176) et Brochure (pages 70 et 71) Ainsi le Père Pierre-Marie revient sur ses écrits du n°54 du Sel de la terre (mais sans le reconnaître) en admettant enfin que le rite du Patriarche Maronite n’était pas consécratoire en 1968. Cela montre que le Fr. Pierre-Marie admet désormais que Montini-Paul VI a proféré un énorme mensonge dans sa Constitution Apostolique Pontificalis Romani du 18 juin 1968 en prétendant que le rite oriental auquel il comparait la nouvelle forme sacramentelle était toujours en usage sacramentel dans l’Eglise. Mais de ce constat implicite le Fr. Pierre-Marie se garde bien sûr de tirer une conclusion quelconque. Par contre le Père Pierre-Marie continue à prétendre que la prière dite « de Clément » extraite de ce rite d’intronisation du Patriarche Maronite aurait été par le passé un rite sacramentel consécratoire, mais il n’en apporte aucune preuve. Or cet article du n°56 a été réfuté par la Notitia III (De Ordinatione Patriarchae) publiée le 13 juin 2006. Nous rappelons quelques faits principaux démontrés par notre étude :
La valeur non sacramentelle de la prière dite « de Clément » dans le rite
d’intronisation du Patriarche Maronite ou Syriaque catholique,
La prière dite « de Clément » ne peut servir à justifier la validité de la prétendue
Tradition Apostolique faussement attribuée à Hippolyte de Rome,
En novembre 2005 à Rome, le Patriarcat des Syriaques catholiques dément les
affirmations d’Avrillé,
L’exégèse du Pontifical de Charfet par Mgr Khouri-Sarkis (l’Orient Syrien -1963)
dément la thèse d’Avrillé,
Les textes de Denzinger (1864) et des auteurs cités (Assemanus - 1758, Renaudot -
1708) contredisent la thèse d’Avrillé,
La thèse de doctorat sur le Pontifical Maronite du Vicaire Général de l'Archidiocèse
maronite de Beyrouth (Joseph Merhej - 1975) disqualifie les articles du Père Pierre-
Marie d’Avrillé,
L’examen théologique (Cardinal Franzelin, 1875) condamne la méthode d’Avrillé et
de Dom Botte, qui consiste à comparer sans distinction une forme essentielle latine
avec un extrait d’une forme intégrale orientale,
La thèse fallacieuse du Sel de la terre (n°54 et 56) impliquerait la réitération des
sacrements, sacrilège condamné par Benoît XIV (1743),
1 Note du Père Pierre-Marie : Chez certains orientaux, comme les nestoriens, on continue de répéter l'entière consécration épiscopale pour instituer un patriarche : voir Henricus DENZINGER, Ritus orientalium coptorum, syrorum et armenorum in administrandis sacramentis, t. 2, Graz, Autrriche, 1961, p. 77. 2 Note du Père Pierre-Marie : C'est aussi à saint Clément qu'on attribuait les Constitutions apostoliques (dans l’édition de Migne, c'est dans le tome relatif à Clément de Rome qu'on trouve ces Constitutions). Or les Constitutions apostoliques donnent une prière consécratoire pour l’évêque, qui ressemble fort à la prière consécratoire du rite copte (voir Le Sel de la terre 54, p. 126 et sq.). Par où l'on voit que tant le rite copte que le rite maronite pouvait prétendre (à tort ou à raison) se référer au trroisième successeur de saint Pierre.
Première version corrigée de la Notitia VI 9/33 Révision A L’incompétence historique et théologique d’Avrillé au secours d’un leurre historico- liturgique : la prétendue sacramentalité de la prière extraite du rite du Patriarche maronite.
Nous avions résumé quelques points clés de la Notitia III du 13 juin 2006 :
Nous nous référons aux parties suivantes du rite de consécration du patriarche maronite (Denzinger-Assémani) qui commence en page 219 et se termine en page 221. Nous identifions trois parties. Prière (A) : « Deus, qui virtute tua omnia coelesti fecisti », Denz. t.2, page 219 Prière (B) : « Imponimus manus nostras », Denz., t.2, page 219 – 220 Prière (C) : dite « de Clément » « Deus, qui omnia in virtutue fecisti », Denz., t.2, page 220 La prière que les rédacteurs du Sel de la terre retiennent arbitrairement pour leur comparaison avec le nouveau rite est la prière (C) (prière dite « de Clément »). Les prières (A) et (C) apparaissent également dans la traduction du Pontifical Syriaque catholique effectuée par Dom de Smet (L’Orient Syrien), ainsi que dans l’analyse du rite par Mgr Khouri-Sarkis en 1963 dans la même revue. Quelques points clés :
- Le rite du Patriarche syriaque catholique jacobite : a. Le rite actuel d’intronisation du patriarche Syriaque catholique (Charfet – Ms 51) : la prière (C) seule est utilisée I. La prière (A) n’est pas utilisée dans le rite lorsque l’ordinand est déjà évêque : le rite n’est qu’un sacramental non-sacramentel (intronisation du patriarche) II. La prière (C) est toujours utilisée aujourd’hui lorsque l’ordinand est déjà évêque : le rite n’est qu’un sacramental non-sacramentel (intronisation du patriarche) b. Les autorités orientales Jacobites confirment que l’ordinand est déjà évêque et ainsi ces autorités : I. Contredisent la déclaration officielle littéralement mensongère de Paul VI dans sa CA Pontificalis Romani (18 juin 1968) II. Contredisent les affirmations d’Avrillé
- Les règles de la théologie sacramentelle catholique déclarent sacrilège la réitération d’une prière consécratoire : I. Il n’est pas permis par l’Eglise de réitérer une forme consécratoire sur un ordinand déjà évêque. II. La réitération d’une forme consécratoire sur un ordinand déjà évêque telle que pratiquée par les Nestoriens est condamnée par l’Eglise. III. La présence de cette prière (C) et l’absence de la prière (A) dans le rite actuel d’intronisation du patriarche Jacobite (non-sacramentel) suffit à ôter à (C) toute signification consécratoire, sinon il y aurait réitération sacrilège
- Le rite du Patriarche Maronite :
Première version corrigée de la Notitia VI 10/33 Révision A a. Il existe une très grande similitude entre le Pontifical Maronite et le Pontifical Syriaque Jacobite (Mgr Joseph Merhej). b. Le rite de consécration du patriarche Maronite (Denzinger-Assemani) contient déjà une prière sacramentellement consécratoire : la prière (A) : I. Le rite de consécration du patriarche (Denzinger) qui s’appliquait aussi lorsque l’ordinand était simple prêtre contient déjà une autre prière de type consécratoire et sacramentel : la prière (A) Prière (A) : « Deus, qui virtute tua omnia coelesti fecisti », Denz. t.2, page 219 Cette prière est accompagnée d’une imposition des mains, et elle signifie clairement l’Ordre conféré (potestas ordinis). II. Cette prière (A) satisfait aux critères de Pie XII pour la forme essentielle Nous constatons que la prière (A) satisfait aux deux critères fixés par Pie XII pour la validité sacramentelle d’une forme essentielle de consécration épiscopale : La signification univoque du pouvoir de l’Ordre conféré (potestas Ordinis) : « …ut pascat et visitet oves sibi concreditas, utque ordinet sacerdotes, etc. » La signification univoque de la grâce du Saint-Esprit : « Tu mitte super hunc servum tuum Spiritum Sanctum et spiritualem,… » Cette prière (A) est donc de type consécratoire sacramentellement valide. c. Cette prière (A) est également la prière qui est utilisée dans le Pontifical Jacobite (traduction de Dom de Smet) pour la consécration de l’évêque, et elle est omise dans ce même Pontifical Jacobite lorsqu’il s’agit d’une intronisation du Patriarche. d. La prétention par Avrillé d’attribuer à la prière (C) dite « de Clément » la propriété consécratoire et sacramentelle : I. Contredit l’usage du Pontifical Jacobite (traduction de Dom de Smet) et le rendrait sacrilège, II. Contredit la présence de la prière (A) déjà consécratoire et sacramentelle dans le Pontifical Maronite, III. Contredit l’usage des autorités orientales et les déclarations officielles Syriaques catholiques jacobites ou Maronites 4. Conclusion : la prière (C) (prière dite « de Clément ») n’est pas sacramentelle, et ne saurait l’être à peine de sacrilège.
Cela signifie que l’affirmation du Père Pierre-Marie :
« Cette prière, toujours conservée dans le rituel, n'a plus aujourd'hui une valeur consécratoire
quand elle est récitée sur un candidat déjà évêque. Mais elle l'avait autrefois, quand elle l'était
sur un candidat non évêque. »
est purement gratuite et sans aucun fondement. Une telle affirmation d’Avrillé impliquerait d’ailleurs la réitération du sacrement, ce qui est sacrilège.
Et nous avions ainsi conclu au sujet du n°56 du Sel de la terre :
Première version corrigée de la Notitia VI 11/33 Révision A « Face à la diversité des rites orientaux, à l’instabilité des Pontificaux, et aux réformes successives, la plus grande prudence s’impose. Les spécialistes Orientaux eux-mêmes s’affrontent et Rome a toujours agit avec prudence ; en témoigne la période du synode Maronite (1736). Il nous apparaît absolument inconcevable : Que l’on puisse faire du raisonnement suivant le cœur de sa démonstration de validité, en ignorant l’examen intrinsèque de la forme alors même que deux études récentes (Rore Sanctifica et abbé Cekada) mettent en évidence la non satisfaction des deux critères de Pie XII (absence de signification du pouvoir de l’Ordre conféré – potestas ordinis - et absence de signification univoque de la grâce de l’Esprit-Saint), Que l’on puisse extraire arbitrairement d’un rite issu de ce contexte Maronite aussi complexe que nous venons de décrire, une prière (dite « de Clément ») dont on prétend sans aucune preuve historique, et à l’encontre des règles de la théologie catholique, qu’elle puisse être consécratoire, Que l’on puisse persister à affirmer le caractère consécratoire de cette prière dite de Clément, à l’encontre des déclarations officielles des Patriarcats et de leur usage effectif des Pontificaux Maronites, Que l’on puisse persister à maintenir cette affirmation, à l’encontre de l’usage codifié et dans un sens opposé dans l’Eglise Jacobite, alors que les contextes et les usages en cette matière du Patriarcat sont similaires à tel point que l’on ne peut dire entre les pontificaux qui fut la source de l’autre (Maronite ou Jacobite), Qu’à partir en outre de cette prière (dite « de Clément »), on puisse la comparer avec une autre prière (abusivement attribuée à Hippolyte), et du fait de similitudes, prétendre en exciper le caractère soi-disant consécratoire de la prière dite « d’Hippolyte », De persévérer dans ce procédé, alors que la dite prière dite « d’Hippolyte » n’est qu’une création de Dom Botte, « reconstitution » artificielle à partir de sources multiples et incomplètes, que cet essai est contesté depuis 1975 par la thèse de Doctorat d’un spécialiste, Jean Magne, et qu’il n’existe aucune preuve historique d’un quelconque usage sacramentel réel de cette prière par l’Eglise, De reprendre ensuite cette prière artificielle dite « d’Hippolyte », afin de la modifier, D’isoler, au sein de cette prière (dite « d’Hippolyte ») et de façon arbitraire, une partie que l’on déclare arbitrairement être essentielle, ce qui n’a toujours pas même été fait pour le rite Maronite choisi, ni par les Maronites eux-mêmes, Et au terme d’un tel échafaudage d’hypothèses, d’affirmations gratuites, de choix arbitraires, de « reconstitution » artificielle, de pseudo-« démonstration » « par analogie », de conclure de façon CERTAINE à la validité de la nouvelle forme essentielle, ainsi artificiellement créée. Cette démarche est absolument INCONCEVABLE et nous ne connaissons pas de scientifique sérieux ou de logicien qui oserait soutenir un tel raisonnement. Cet enchaînement de déclarations et de raisonnements hasardeux et de sophismes va à l’encontre de toute démarche épistémologique sérieuse. C’est là néanmoins la
Première version corrigée de la Notitia VI 12/33 Révision A prétendue démonstration que le Père Pierre-Marie de Kergorlay demande à ses lecteurs d’accepter, en novembre 2005 (n°54), puis en mai 2006 (n°56). La question suivante s’impose dès lors dans toute sa nudité : le Directeur du Sel de la terre est-il compétent ? ou s’agirait-il d’une tentative de manipulation de la part d’Avrillé ? »
5.2 La négation fallacieuse de l’onctionisme de la forme
essentielle du nouveau rite telle qu’explicitée par le Père
Lécuyer
Pour ce qui est de la partie qui concerne le Père Lécuyer, les réponses ont déjà été apportées dans la Notitia IV publiée en février 2006 dans les Notitiae. Une réponse encore plus approfondie va paraître dans la prochaine édition de la Notitia IV.
5.3 Du n°56 à la Brochure, le Père Pierre-Marie recule, en
supprimant (note 2 p 178 du n°56) discrètement ses
erreurs sur le Testamentum sur la citation de Hanssens
Dans la brochure, pour la Note 1, le Père Pierre-Marie écrit : « * Cette note est parue dans Le Sel de la terre 56. Nous avons supprimé les errata, les corrections ayant été faites dans l'étude elle-même. » Pierre-Marie
Ce qui est partiellement vrai, voici le texte de la Brochure où nous pouvons constater la suppression des errata, mais aussi de la note 2 présente en page 178 du n°56 du Sel de la terre :
Première version corrigée de la Notitia VI 13/33 Révision A Après vérification, nous découvrons que la suppression ne s’est pas arrêtée aux Errata, mais va au-delà, elle s’étend à la suppression de la note 2 de la page 178 (n° 56). Le lecteur pourra le constater par comparaison avec la photocopie suivante de la page 178 du n°56 du Sel de la terre.
Première version corrigée de la Notitia VI 14/33 Révision A Voici la transcription le texte du n°56 du Sel de la terre qui a été supprimé avec sa note 2 de la page 178 (n° 56) : ∗ « Notre article ayant été passé au peigne fin, on nous signale deux «errata» :
Première version corrigée de la Notitia VI 15/33 Révision A — A la page 102, ligne 16 du tableau, colonne 4 (ainsi qu'à la page 125, ligne 5, colonne 2), il faut lire : Quam [et non pas quem] tradidisti dilecto Filio tuo, Domino nostro Jesu Christo ; Nous avions suivi le texte donné par dom Cagin, mais la version de Denzinger est plus fidèle à l'original syriaque. L'antécédent de «quam» est «gratiam et intelligentiam Spiritus tui principalis» : c'est la grâce qui fait l'évêque. Dans le rite de Paul VI, la formule correspondante «quem dedisti dilecto Filio tuo Iesu Christo» a pour antécédent «Spiritum principalem» dont nous avons expliqué (p. 107) que le sens est : «le don du Saint-Esprit qui crée l'évêque». On voit donc que les deux rites ont la même signification, et que cela apparaît même mieux 2 encore quand on restitue la vraie leçon (quam au lieu de quem) (15) — A la page 112 il faut lire : En résumé, l'imposition de l'évangéliaire (et non pas : «l'imposition des mains») sur la tête de l'ordinand pendant la consécration épiscopale est une pratique qui existe encore actuellement dans les rites orientaux, et qui s'est pratiquée à Rome autrefois. Les lecteurs attentifs auront fait d'eux-mêmes la correction de cette faute due à un lapsus calami. » Pierre-Marie
Note 2 : Notons que le Testamentum Domini Nostri Jesu Christi que nous avons reproduit dans
notre article, p. 124-126 (d'après dom Cagin), donne «quem» et non pas «quam» (de même
dans le texte donné par J.-M. JANSSENS, La Liturgie d'Hippolyte, t. 1, Rome, 1959, p. 118
[reprint ESR, 20051). Même si «quam» est meilleur, nous ne voyons pas de difficulté à
admettre un «quem» : le Saint-Esprit a bien été envoyé par le Père (et le Fils en tant que Dieu)
à l'humanité de Notre-Seigneur Jésus-Christ (le Fils en tant qu'homme). — Le Testament était
originellement en grec (JANSSENS, p. 71) : toute la littérature de nos adversaires sur le
sens et le genre des mots syriaques nous paraît dépourvue d'intérêt. — Nous ne
répondrons pas au reproche qu'ils nous font d'avoir fait un «réaménagement arbitraire du rite
maronite» : nous avons suivi le tableau fait par dom Cagin, en supprimant les lignes qui ne
contiennent pas les passages correspondant au texte d'Hippolyte, comme tout le monde peut
constater. Par ailleurs, nous avons donné en annexe les textes complets des rites coptes et
maronites, si bien que tout lecteur peut voir les passages que nous avons supprimés dans le
tableau comparatif. Nos adversaires ont beaucoup d'imagination, à défaut d'arguments sérieux.
— Puisqu'ils sont si attentifs aux variantes, nous leur signalons au passage que, dans plusieurs
textes, on trouvait «flore» au lieu de «rore» dans le rite romain. Nous conseillons donc au
«Comité international de recherches scientifiques etc.» de changer le titre de leur publication en
Flore au lieu de Rore : cela mettra au moins un peu de poésie, à défaut d'autre chose. » Père
Pierre-Marie
Il n’y a donc pas que des errata de supprimé, mais aussi et SURTOUT la Note 2 de la page 178 (n° 56 du Sel de la terre).
Le Père Pierre-Marie essaie ainsi de supprimer subrepticement une note 2 devenue gênante. Cependant le lecteur attentif aura constaté l’opération. Mais que contient donc cette note 2 qui soit si gênant pour Avrillé ? Nous allons l’exposer ci-dessous.
5.3.1 Dans la note 2 du n°56, le Père Pierre-Marie se dérobait à la réfutation qui lui est faite à partir du syriaque en invoquant un original grec que la communauté scientifique dit être perdu A un moment où la Brochure n’était pas encore en vente, mais déjà annoncée par la Lettre des dominicains d’Avrillé n°38 de juin 2006, nous avions publié le Communiqué de Rore Sanctifica du 14 juin 2006. Dans ce Communiqué nous avons démontré qu’un spécialiste universitaire de littérature pseudo-canonique syriaque disqualifie les écrits du Père Pierre- Marie d’Avrillé. En effet, dans la deuxième publication d’Etudes syriaques parue chez Geuthner, le Professeur Hubert Kaufhold de l’Université de Munich, écrit :
Première version corrigée de la Notitia VI 16/33 Révision A « Aux livres I et II [de l’Octateuque Clémentin], est préposé le Testament de Notre-Seigneur Jésus- Christ, connu sous le nom latin de Testamentum Domini Nostri Jesu Christi. Les textes sont désignés explicitement comme livres I à VIII3. Le Testamentum Domini a également été composé originellement en grec, mais le texte grec n'est pas conservé. Nous savons quand il a été traduit en syriaque, parce qu'à la fin, une note affirme : « Fin du deuxième livre de Clément. L'a traduit du grec en syriaque le faible Jacques en l'an 998 des Grecs » (c'est-à-dire 687 ap. Jésus-Christ). Il s'agit de Jacques d'Édesse que j'ai déjà nommé. De la formule convenue d'humilité, on peut déduire que cette note provient du traducteur lui-même et non d'un copiste ultérieur. Si l'indication, qui concerne le livre II de Clément, se trouvait déjà dans l'original grec, on est tenté d'émettre l'hypothèse que le Testamentum Domini était déjà dans la partie constituante grecque d'un octateuque. Jacques d'Édesse connaissait déjà un octateuque canonique, ce dont témoigne une lettre qu'il écrivit à un certain Jean stylite. On y lit : « II est bien vrai que saint Clément, disciple de l'apôtre Pierre, a écrit dans la huitième constitution (διαταξις) au sujet des canons comme l’écrit ta Fraternité qu'il y a cinq livres de Salomon ... »4. Il s'agit sans aucun doute du 85e canon apostolique dans lequel sont énumérés les livres. (…) Comme le montre la mention des Canons des apôtres, il était évident pour lui [patriarche syro- occidental Kyriakos, qui officia de 793 à 817] que tout dans l’Octateuque ne pouvait pas être considéré comme testament du Christ. Pour clarifier cette constatation remarquable, c'est l'ensemble de la transmission du Testamentum Domini qui doit être exploré avec exactitude, y compris en arabe et en éthiopien. Cela n'est pas près d'arriver. »
Professeur Hubert Kaufhold, Université de Munich, Les Apocryphes Syriaques,
Geuthner, 2005
Cette conférence du Professeur Kaufhold fut prononcée à l’occasion d’une
table ronde organisée en 2005 avec le soutien du Ministère des Affaires
Etrangères (Direction de la coopération scientifique, universitaire et de la
recherche), du Laboratoire des études sémitiques anciennes (CNRS – Collège
de France – Université de Paris IV), de l’Institut de recherches et d’histoire des
textes (CNRS), du GDR 2135 Textes pour l’histoire de l’Antiquité tardive
(CNRS).
Puisque le Père Pierre-Marie d’Avrillé se refuse à prendre en considération nos
analyses sur « le sens et le genre des mots syriaques » au motif que l’original
du Testamentum serait en grec, nous l’invitons urgemment le Père Pierre-Marie
à communiquer l’original grec auquel il se réfère. Puisque Avrillé semble en
possession d’un manuscrit grec que toute la communauté scientifique
considère comme perdu, il serait du plus grand intérêt pour la connaissance de
la littérature pseudépigraphique, que le Père Pierre-Marie fasse partager sa
découverte aux spécialistes de cette discipline.
3 Édition et traduction latine du Testamentum Domini : RAHMANI 1899 ; édition avec traduction anglaise: VÖÖBUS 1975, p. 1-39 (texte), 27-57 (traduction). Référence citée: RAHMANI p. 148/149 (ne se trouve pas dans VÖÖBUS). A coté du Testamentum Domini et du livre 8 (Canons apostoliques), dont il est question plus haut, n'ont été jusqu'à présent imprimés en syriaque que deux autres livres de l'Octateuaue : LAGARDE 1856b, p. 19-32 (= livres 3 et 6) ; VÖÖBUS 1975, p 72-94 (traduction : p. 84-94) (= livre 6). Traduction française de 1'ensemble de l'Octateuque : NAU 1913 (référence citée : p. 77 et rééd. CIPROTTI 1967, p. 68). Voir aussi CPG 1983, n°. 1733, 1743 ; VÖÖBUS 1973. 4 NAU 1909, p. 428, qui renvoie déjà à l'Octateuque Clémentin. BAUMSTARK 1922, p. 252, suppose à cause de cela que Jacques d'Édesse aurait «été le traducteur de l'ensemble de l'œuvre».
Première version corrigée de la Notitia VI 17/33 Révision A 5.3.2 Dans la note 2 du n°56, le Père Pierre-Marie faisait dire au R.P.Hanssens, spécialiste des rites orientaux, le contraire de ce qu’il écrit
Dans le communiqué du 14 juin 2006, nous avions écrit :
« Le Père Pierre-Marie cite Janssens et commet une faute d’orthographe, il s’agit en
fait de Hanssens, un jésuite auteur de « La Liturgie d’Hippolyte » en deux tomes, et
professeur à l’Institut Pontifical des Etudes Orientales. De l’avis général, l’auteur est
une sommité de ces questions. Contemporain de Dom Botte, le Père Hanssens
contredit les travaux du bénédictin belge sur la prétendue Tradition apostolique
fallacieusement attribuée à Hippolyte de Rome. Notre Comité avait pris l’initiative
d’offrir gracieusement ces deux tomes du Père Hanssens au Père Pierre-Marie, afin
de l’aider à travailler sur des sources fiables. Et pour cela, l’un de nos amis avait fait
transmettre par notre éditeur, les Editions Saint-Rémi5, les deux tomes en question
en octobre 2005, aux dominicains d’Avrillé à destination du Père Pierre d’Avrillé 6 .
Nous aurions pu nous réjouir de constater que ce cadeau avait porté des fruits utiles
à la manifestation de la vérité, mais, encore aurait-il fallu pour cela que le Père
Pierre-Marie d’Avrillé fasse preuve de plus de rigueur dans son usage. En effet, s’il
cite un fait exact mentionné par le Père Hanssens en page 71 du tome I, le Père
Pierre-Marie oublie de dire qu’en page 70 du même tome I, le R.P.Hanssens, qui était
un jésuite compétent, écrit :
« Le Testamentum nous est conservé dans une recension syriaque, dans une double
recension arabe et dans une recension éthiopienne. » R.P.Hanssens, La Liturgie
d’Hippolyte – Tome I, p 70 (1959)
Puisqu’il ne la cite pas, cela signifie clairement que la version grecque originale
n’est pas conservée, le propos du Père Hanssens en 1959 est tout à fait concordant
avec celui du Professeur Kaufhold en 2005. Et d’ailleurs, le R.P.Hanssens complète
par d’abondants détails dans les pages 72 et 73. Et il y revient dans le tome II, où il
dit qu’il exploite la recension syriaque, car les recensions arabes et éthiopiennes sont
encore inédites :
« Les documents collationnés dans la présente synopse sont : (…) Le
Testament de Notre Seeigneur, dans sa recension syriaque (d’après l’édition
de Rahmani, faute d’une meilleure), ses recensions arabe et éthiopienne
étant encore inédites ». R.P.Hanssens, La Liturgie d’Hippolyte – Tome II, p 3 (1970)
Tout cela montre bien que pour le Père Hanssens, il n’est nullement question de
recourir à un texte grec qu’il ne mentionne pas, mais que la recension syriaque du
Testament constitue la version de base de ses études. En rejetant nos considérations
des Notitiae sur « le genre et le sens des mots syriaques », le Père Pierre-Marie
d’Avrillé agit à l’encontre de la rigueur du Père Hanssens alors même qu’il l’invoque à
son secours par ailleurs, et le dominicain fait preuve publiquement d’un amateurisme
et d’une incompétence complète dans le raisonnement sur ces sujets. »
Dans cette Communication du 14 juin, Rore avait mis en évidence cette incompétence caractérisée du signataire du Sel de la terre, en mettant à jour ces deux erreurs.
5 Ce même éditeur a mis à son catalogue les deux tomes du Père Hanssens : http://editions.saint-remi.chez- alice fr/la_liturgie_d_hippolyte htm 6 Nous n’avons encore reçu à ce jour, de la part du Père Pierre-Marie d’Avrillé, ni accusé de réception ni remerciement pour le don de ces deux tomes.
Première version corrigée de la Notitia VI 18/33 Révision A Cette suppression de la note 2, devenue très embarrassante, car elle ruinait la crédibilité du travail du Père Pierre-Marie et était facilement et matériellement constatable, signifie que la Brochure a été remaniée après le 14 juin 2006.
Bien que datée d’« avril 2006 », nous constatons à travers cette suppression que la Brochure a été remaniée après le 14 juin 2006. Cela explique le retard dans sa publication et le blocage de sa publication pour le public jusqu’au 30 juin, lendemain des ordinations à Ecône.
Les dominicains ont essayé de dissimuler qu’ils enlevaient discrètement leurs erreurs flagrantes en invoquant la « prise en compte des errata ». Et de plus la correction des errata n’est que partielle. Le Père Pierre-Marie conserve en effet son texte erroné du Testamentum Domini.
5.4 A contrario du propos du Père Pierre-Marie, dans la
Brochure, la correction des errata est seulement
partielle, le quem est maintenu dans le Testamentum,
malgré les sources syriaques contraires
Nous constatons ici encore une nouvelle manipulation. Alors que le Père Pierre-Marie prétend avoir corrigé les errata dans les sources erronées qu’il a utilisées (à partir de Dom Cagin), il s’avère qu’il n’a remplacé le quem erroné par quam correct que dans le texte du rite du Patriarche maronite. Il ne l’a pas fait pour le texte du Testamentum (voir la page 63 de la brochure), alors que nous avons montré dans les Notitiae de février (pages 57 à 64) que le véritable texte original du Testamentum Domini de Mgr Rahmani comprend un quam et non pas un quem. Les sources syriaques, que le Père Pierre-Marie avait écartées par sa note 2 p 178 du n°56, le confirment. La transitivité spécifique à la prière dite d’Hippolyte ne se retrouve donc nullement dans le rite maronite, ni dans le Testamentum. Cela dément la fausse allégation du Père Pierre-Marie dans la note 2 p 178 du n°56 du Sel de la terre : « On voit donc que les deux rites ont la même signification, et que cela apparaît même mieux encore quand on restitue la vraie leçon (quam au lieu de quem) » Père Pierre-Marie Derrière cette erreur du quem au lieu de quam, se trouve aussi toute la question du genre féminin évité par les Syriaques catholiques quand ils désignent l’Esprit-Saint, pour éviter ainsi les influences hébraïques et leurs dérives tirées de la Kabbale. Et donc l’amalgame autour du Spiritus Principalis que tire Avrillé de cette transcription erronée ou falsifiée qu’il maintient, ne tient pas.
5.5 Conséquence logique inévitable de la suppression de la
note 2 p 178 du n°56 : Avrillé doit désormais accepter la
critique de Rore formulée dans les Notitiae
Cette suppression subreptice constitue l’aveu tardif et tacite de la part d’Avrillé que l’original grec du Testamentum Domini n’étant pas consultable, car perdu, il leur faut donc désormais prendre en compte nos objections formulées à partir du texte syriaque dans les Notitiae parues en début février 2006. Et ces considérations sur le syriaque montrent que la substitution d’un quam à un quem, qu’Avrillé opère à titre d’ « errata » sur le texte maronite, tout en persistant à s’y refuser sur le texte du Testamentum, pose en pleine lumière la question de la signification réelle de la forme essentielle du nouveau rite de Montini-Paul VI. Cette signification est en effet fort différente de l’usage que le père Pierre-
Première version corrigée de la Notitia VI 19/33 Révision A Marie veut en faire pour justifier la prière abusivement attribuée à Hippolyte. Nous y revenons dans la Notitia IV très enrichie qui va paraître et qui produit une étude détaillée de la signification du Spiritus Principalis.
6 Réfutation de la Note 2 (page 75 à 76) qui se veut une réponse à l’étude de l’abbé Cekada (« Absolument nul et entièrement vain » du 25 mars 2006) 6.1 Dans sa lettre l’abbé Cekada réagit à la Brochure du Père Pierre-Marie d’Avrillé et constate l’incapacité de celui-ci à lui répondre
Le 5 juillet 2006, à la suite d'une première lecture rapide de la plaquette (79 pages), "Sont-ils Evêques ? Le nouveau rituel de consécration épiscopale est-il valide ?", publiée par les éditions du SEL des dominicains d'Avrillé, datée d'Avril 2006 (et placée sous embargo jusqu'au 3 juillet 2006), l'Abbé Cekada répond à l'un de nos correspondants :
"Les brefs commentaires du Fr. Pierre-Marie démontrent seulement son incapacité à
apporter une réponse sérieuse aux arguments que nous avons exposés.
Il me paraît en particulier difficile de croire que quiconque a lu ma propre étude
pourrait estimer que le Fr Pierre-Marie aurait apporté là une réponse adéquate.
C'est à dessein que j'ai disposé arguments et preuves de telle manière que le Fr.
Pierre-Marie puisse y répondre succinctement et point par point, à la manière propre
à la Disputatio théologique.
On aurait pensé qu'un Dominicain se serait au moins efforcé de répondre à des
arguments clairement formulés, mais un habit de dominicain, ne signifie pas hélas, de
manière univoque un "habitus mentis" Dominicain.
Quelques commentaires de la part du Fr. Pierre-Marie dans son pamphlet et du
Frère Ansgar Santogrossi dans la revue Objections, sans avoir ni l’un ni l’autre
effectué de recherches sérieuses sur les principes fondamentaux de la théologie
sacramentelle, c'est là tout ce que les défenseurs du nouveau rite peuvent produire ! Je
pense que nous sommes donc désormais fondés à affirmer que nous avons gagné sur
le plan intellectuel le débat sur cette question.
Il demeure encore, bien sûr, de faire connaître au public nos conclusions."
Abbé Anthony Cekada"
L’abbé Cekada base son étude (« Absolument nul et entièrement vain ») du 25 mars 2006, comme nous-mêmes dans les Notitiae de février, sur les deux critères exigés par Pie XII pour la validité sacramentelle d’une forme essentielle de consécration épiscopale. Le Père Pierre- Marie se refuse à rentrer dans cette discussion qui ruinerait sa pseudo-« démonstration » extrinsèque « par analogie » alléguée avec les rites orientaux faussement présentés comme sacramentellement valides.
6.2 Rite Maronite : le Père Pierre-Marie se décharge en vain d’avoir à apporter la preuve de la sacramentalité du rite du Patriarche Maronite. Réfutation par Mgr Al-Jamil Voici ce qu’écrit le Père Pierre-Marie dans la Brochure :
Première version corrigée de la Notitia VI 20/33 Révision A « Nous dirons donc brièvement : – M. l'abbé Cekada affirme, sans preuve, la non-sacramentalité de la prière d'ordination du patriarche maronite. Nous avons expliqué dans la note précédente notre position sur ce point. » Nous avons déjà réfuté la prétention de sacramentalité de la prière dite « de Clément » du rite du Patriarche Maronite qui correspond à une prière utilisée seulement pour une intronisation non sacramentelle et non pas à une consécration sacramentelle. Nous renvoyons à la démonstration des Notitiae de février 2006, ainsi qu’à l’étude complémentaire approfondie qui avait été publiée le 13 juin 2006 : « Notitia III (de Rore Sanctifica) – De Ordinatione Patriarchae - La thèse de Dom Botte avalisée par Avrillé (Sel de la terre n° 54 et 56) disqualifiée ». De cette Notitia III, extrayons simplement la lettre de Mgr Al-Jami, Procureur Patriarcal (Syriaque Jacobite Catholique) près le Saint-Siège : Rome le 28 novembre 2005
En réponse aux questions posées voici les réponses :
« Il est arrivé une seule fois, le 24 avril 1802, qu’un prêtre (Père Michel DAHERYE
né à Alep le 27 avril 1761) fut élut Patriarche d’Antioche pour les Syriens
Catholiques. Il fut Sacré évêque le 04 mai 1802 puis à la fin de son Sacre épiscopal,
fut tout de suite intronisé Patriarche. Le degré patriarcal n’est pas une ordination.
L’épiscopat est la plénitude du sacerdoce. Donc après l’épiscopat il n’y a plus
d’ordination. Le patriarche comme le Pape n’ont, après leur élection, que le rite de
l’intronisation qui n’est pas du tout une ordination. »
+ Mikhael Al Jamil
Archevêque Syrien Catholique
Procureur patriarcal près le Saint Siège
Si le Père Pierre-Marie prétend : « Cette prière, toujours conservée dans le rituel, n'a plus aujourd'hui une valeur consécratoire quand elle est récitée sur un candidat déjà évêque. Mais elle l'avait autrefois, quand elle l'était sur un candidat non évêque. » C’est donc dès lors au Père Pierre-Marie qu’il incombe désormais de nous apporter la preuve et les documents nécessaires pour démontrer qu’« autrefois » la prière dite « de Clément » qu’il a choisi arbitrairement dans le rite du Patriarche Maronite était réellement et sacramentellement consécratoire. Ce n’est pas à l’abbé Cekada de le faire, car il est, lui, parfaitement en phase avec les déclarations des autorités orientales et avec les travaux universitaires sur l’historique du Pontifical Maronite.
6.3 Rite Copte : Tout en le citant, le Père Pierre-Marie inverse
le sens du texte de Dom Lanne afin de se dérober à la
critique de mauvais choix de sa source que lui fait l’abbé
Cekada
Puis le Père Pierre-Marie prétend : « M. l'abbé Cekada cite une critique de Dom Emmanuel Lanne (bénédictin œcuméniste) à propos de la traduction faite par Denzinger du rite copte, traduction que nous avons utilisée
Première version corrigée de la Notitia VI 21/33 Révision A (voir ci-dessus, p. 64). Dom Lanne écrit : «Denzinger se base sur une version faite par Scholz… La traduction de Scholz contient des gros contresens151». M. l'abbé Cekada a omis, en remplaçant par trois points, la précision suivante : «Denzinger donne en note les variantes de Kircher et d'Assemani, et de plus celle de Renaudot pour l'ordination de l’évêque». Le texte de Denzinger est donc une édition critique et l'on ne saurait se fonder sur les erreurs (supposées) d'une de ses sources pour la récuser. Dans la prière d'ordination d'un évêque, la seule phrase que M. l’abbé Cekada reproche à Denzinger d'avoir mal traduite est celle-ci : «constitutendi [sic] cleros secundum mandatum ejus ad sanctuarium» (voir p. 39, ligne 31 ; p. 45 ; p. 69, ligne 19). En effet le texte d'Assemani, donné en note, ajoute : «in ordine sacerdotali». Cette précision est intéressante, et effectivement utile dans le rite copte qui ne mentionne pas le souverain sacerdoce (voir p. 45). » Ainsi le Père Pierre-Marie s’oppose à l’argument de l’abbé Cekada et récuse la mise en cause du Denzinger pour ses erreurs de traduction bien connues des spécialistes. Bien au contraire, le Père Pierre-Marie accorde au Denzinger le statut d’« édition critique » pour tenter de sacraliser ainsi certaines de ses formulations erronées (cf. Dom Lanne) dans le rite copte, quand ces dernières paraissent convenir à ses sophismes.. Avant d’aller plus loin, précisons que les sources du Denzinger sont en latin, mais qu’il ne s’agit que de traductions en latin des sources originelles en langue copte des rites d’ordination coptes. La langue copte est la seule descendance de l'égyptien ancien. C'est donc une langue afro- asiatique, chamitique. On compte plusieurs dialectes : bohaïrique ; sahidique ; fayoumique ; oxyrhynchite (ou moyen-égyptien); akhmimique ; lycopolitain (ou subakhmimique). Seul le bohaïrique est encore utilisé et uniquement dans la liturgie. Il a remplacé, en tant que langue liturgique, le sahidique au XIe siècle. La langue copte s'écrit au moyen de l'alphabet copte, semblable au grec et complété par sept caractères démotiques qui servent à noter des phonèmes que l'alphabet grec ne pouvait rendre. Or il se trouve que Dom Lanne, alors même que son article est invoqué par le Fr. Pierre-Marie à l’encontre de l’abbé Cekada, abonde au contraire en réalité dans le sens de ce dernier en contredisant les affirmations du Père Pierre-Marie. En effet, une édition critique est un texte secondaire par rapport aux sources originelles. Et Dom Lanne préconise de recourir à la source bohaïrique qui est la langue même du rite copte : « Cette étude [ndlr : des formules d’ordination copte] doit être faite sur le texte bohaïrique, les diverses versions latines utilisées par Denzinger étant sujettes à caution » (Note 27) Note 27 : « Denzinger se base sur une version faite par Scholz et donne en note les variantes de Kircher et d’Assemani et de plus celles de Renaudot pour l’ordination de
151 Dom Emmanuel LANNE, « Les Ordinations dans le Rite Copte », L’Orient Syrien 5 (1960), p. 90- 91.
Première version corrigée de la Notitia VI 22/33 Révision A l’évêque. La traduction de Scholz contient de grossier contresens » Dom Lanne – L’Orient Syrien – VolumeV – 1960 – page 90 La supposée « omission » que le Père Pierre-Marie prête intentionnellement à l’abbé Cekada ne permet pas de rétablir le Denzinger comme étant une source fiable pour le rite d’ordination des Coptes. En effet, Dom Lanne, avant de mentionner le manque de fiabilité du Denzinger, a expliqué qu’il faut se fonder sur la version bohaïrique du rite Copte, version authentique et fiable. Or, cela, le Père Pierre-Marie l’occulte complètement. Il ne retient que la prétendue « omission » dont l’Abbé Cekada se serait rendu coupable. En écrivant cela, le Père Pierre-Marie contredit l’auteur de l’article dont pourtant il se réclame et accorde une crédibilité aux sources latines de seconde main du Denzinger que ce même Dom Lanne écarte pour leur préférer une version en dialecte éthiopien, car plus authentique et plus fidèle à la réalité du rite. Le Père Pierre-Marie, comme l’abbé Cekada, a connaissance de l’étude de Dom Lanne, il ne peut donc pas ignorer ce que le spécialiste du copte écrit. Il n’écrit donc pas sur ce sujet par incompétence, mais cela montre clairement qu’il veut occulter le véritable contenu de l’article et de créer une fausse opposition entre le propos de Dom Lanne et de celui de l’abbé Cekada. Le Père Pierre-Marie joue donc sur l’ignorance de ses lecteurs qui n’ont pas en main le texte de l’article de Dom Lanne. Nous avons donc reproduit des photocopies de cet article, afin que tous puissent par eux-mêmes constater les faits.. Voici ci-dessous un fac-similé de l’article de Dom Lanne, on y voit la note citée par le Père Pierre-Marie et l’abbé Cekada sur les pages 90 et 91. Or, une ligne plus haut, Dom Lanne écrit : « Cette étude [ndlr : des formules d’ordination copte] doit être faite sur le texte bohaïrique, les diverses versions latines utilisées par Denzinger étant sujettes à caution » C’est donc bien l’abbé Cekada qui a respecté la pensée de Dom Lanne et qui conclut correctement en se défiant des sources latines du Denzinger. Au contraire le Père Pierre-Marie accorde au Denzinger le statut d’« édition critique » cherchant à sacraliser ainsi les formulations qui s’y trouvent lorsqu’elles se prêtent à ses sophismes..
Première version corrigée de la Notitia VI 23/33 Révision A PHOTOCOPIE DE L’ARTICLE DE DOM LANNE (L’Orient-Syrien) - 1960
Première version corrigée de la Notitia VI 24/33 Révision A Poursuivant son étude, Dom Lanne mentionne ses sources bohaïriques. « Du texte bohaïrique on possède deux éditions imprimées : celle du Pontifical de Raphaël Tuki et le texte avec traduction française donnée par le P.V.Ermoni dans la Revue de l’Orient Chrétien. Une collation du texte du Pontifical sur les meilleurs manuscrits du Vatican m’a montré que R.Tuki avait travaillé avec grand soin, bien que les options critiques qu’il a prises pour quelques détails soient discutables. Quant à la publication d’Ermoni, faite d’après le codex 88 de la Bibliothèque Nationale, tant le texte que la traduction sont si défectueux qu’ils sont à peine utilisables » (page 91) Dom Lanne explique ensuite que le rite copte peut se comparer aux Constitutions apostoliques, mais qu’il comporte des modifications (gloses). Il va pour cela utiliser l’édition de Tuki (Pontificale, t. 1, p. 65) « L’oraison copte de son côté apporte à première vue un certain nombre de gloses » « La première partie est donc parrallèle au texte grec, mais on y relève un certain nombre d’interpolations qui se trouvent pour la plupart vers la fin de la prière ». (pages 92 et 93) Et sur le point précis de la phrase « constituendi cleros » (en grec : didonaï kleros), Dom Lanne écrit qu’elle est « précisée par epieraton, c’est-à-dire : pour le clergé, ou pour le sanctuaire ». Cela confirme l’ajout « in ordine sacerdotali » que donne Assemani en complément au texte du Denzinger : « constituendi cleros secundum mandatum ejus ad sanctuarium »
Nous reproduisons la photocopie des pages 92 et 93 de l’article de Dom Lanne, où les lecteurs pourront constater par eux-mêmes.
Première version corrigée de la Notitia VI 25/33 Révision A PHOTOCOPIE DE L’ARTICLE DE DOM LANNE (L’Orient-Syrien) - 1960
Première version corrigée de la Notitia VI 26/33 Révision A 6.4 Le refus arbitraire du Père Pierre-Marie de reconnaître la désignation du pouvoir d’ordonner dans le rite copte Voici ce qu’écrit l’abbé Cekada le 25 mars 2006 en réponse au Père Pierre-Marie dans le n°54 du Sel de la terre : « (5) Le rite copte de la consécration épiscopale. Ici au moins le Fr. Pierre-Marie fournit un texte basé sur une forme de consécration épiscopale, reconnue pour être valide. Malheureusement : (a) Il a tiré sa traduction latine des Ritus Orientalium7 de Denzinger, lequel, dans le cas des textes coptes, provenait d’une autre version latine «parsemée d’erreurs de traductions »8, et qui par conséquent « devait être utilisé avec précautions »9. (b) Cette version fait une traduction fautive d’une phrase qui spécifie le pouvoir de l’évêque de «fournir un clergé pour la prêtrise selon le commandement [de Notre- Seigneur]» 10 . Dom Botte a masqué cette phrase par l’expression «répartir les ministères» dans sa « reconstitution » d’Hippolyte de 1963, et dans la Préface de la consécration épiscopale de 1968 par l’expression «distribuer les dons» 11 . Ce changement aurait dû donner l’alerte, mais ce ne fut pas le cas, parce que le Fr. Pierre- Marie s’est servi d’une traduction non-fiable. En somme, le Fr. Pierre-Marie présente dans ses tableaux trois anciens textes contestés («La reconstitution» d’Hippolyte par Dom Botte, les Constitutions et le Testament), un rite non sacramentel d’intronisation (pour le patriarche maronite), ainsi qu’une traduction non fiable (de Denzinger / Scholz en latin) qui omet une phrase-clé (ordonner des prêtres) dans la forme sacramentelle copte. Rien de tout cela, bien évidemment, ne plaide pour la validité du nouveau rite. » Abbé Cekada – Absolument nul et entièrement vain12
Le rite copte pris dans une source fiable, exprime le pouvoir de conférer l’Ordre. Voici ce qu’il donne : « constituendi cleros secundum mandatum ejus ad sanctuarium in ordine sacerdotali » Cette signification implique nécessairement que c’est bien le pouvoir de l’Ordre épiscopal qui est conféré. En effet ce pouvoir de l’Ordre épiscopal, cette potestas ordinis épiscopale, a pour spécificité, entre autres, de disposer du pouvoir de conférer l’Ordre. Ainsi, de façon indirecte, l’un des deux critères de Pie XII (la signification univoque du pouvoir de l’Ordre épiscopal conféré, la potestas ordinis) est bien signifiée par le rite de consécration de l’évêque copte. Par contre, dans son tableau comparatif du rite de consécration de l’évêque copte avec le nouveau rite de 1968, le Père Pierre-Marie reprend à dessein le texte copte incorrect du Denzinger :
7 Note Abbé Cekada : RO 2:23ff 8 Note Abbé Cekada : Emmanuel. Lanne, “Les Ordinations dans le Rite Copte,” L’Orient Syrien 5 (1960), 90–1. “Denzinger se base sur une version établie par Scholz… La traduction de Scholz contient des gros contresens.” 9 Note Abbé Cekada : Bradshaw, 8. 10 Note Abbé Cekada : Trans. Burmester, Ordination Rites, 110-1. RO 2:24 rend le Copte comme “constituendi cleros secundum mandatum ejus ad sanctuarium.” La note de bas de page lit : “in ordine sacerdotali.” 11 Note Abbé Cekada : “distribuat munera,” “dare sortes.” Botte a également mis complètement au rebut les phrases qui mentionnaient la consécration des églises et des autels. 12 http://www.rore-sanctifica.org
Première version corrigée de la Notitia VI 27/33 Révision A « constituendi cleros secundum mandatum ejus ad sanctuarium »
Le Père Pierre-Marie choisit à dessein de comparer ainsi un texte non fiable (incomplet) du rite Copte, celui de Denzinger, à celui de Pontificalis Romani (p39 ligne 31 de la Brochure) et il affirme deux choses : (A) Pour le Père Pierre-Marie, seule une variante du rite copte mentionne « in ordine sacerdotale », il s’agit de celle d’Assemani13. Pour le dominicain, cela ne lui suffit pas à dire que le texte du Denzinger est une mauvaise traduction, mais que simplement le rite copte serait « connu selon quatre sources » dont l’une seule parlerait de l’Ordre sacerdotal. o Nous avons vu plus haut que c’est entièrement faux et que l’abbé Cekada est fondé, avec Dom Lanne, à critiquer la fiabilité du texte de Denzinger et que la version bohaïrique (édition de Tuki) est plus fiable et la plus athentique et qu’elle contient bien l’équivalent de l’ajout d’Assemani mentionné par Denzinger, et qu’à l’identique d’Assemani, elle exprime bien l’ordre sacerdotal. (B) Pour le Père Pierre-Marie, le texte du rite copte de Denzinger (amputé de l’ajout d’Assemani) ne signifie pas le pouvoir de conférer l’Ordre à des prêtres. Il choisit donc de mettre en équivalence les deux textes : o « distribuat munera » (distribuer des charges) de Pontificalis Romani (1968) – Sens profane o Et « constituendi cleros » (faire des clercs) de la traduction incomplète et défective du rite copte par le Denzinger - Sens ecclésiatique Cette équivalence est entièrement fallacieuse. Le second terme a un sens ecclésiastique précisé par la langue copte du rite copte, alors que le premier n’a qu’un sens profane. Cela a déjà été démontré dans le tome I de Rore Sanctifica (août 2005) et ce point fut également traité dans l’étude de l’abbé Zins (18 janvier 2006). Ce n’est qu’au prix de cette affirmation gratuite et péremptoire et de ce tour de passe-passe que le Père Pierre-Marie se prétend autorisé à oser soutenir que le nouveau rite serait équivalent « en substance » au rite copte. En résumé à partir de l’affirmation fausse (A) et de l’équivalence fallacieuse (B), pour le Père Pierre-Marie, le texte du rite copte, à cet endroit de la forme, ne signifierait plus le pouvoir de conférer l’ordre. C’est à partir de ce tour de passe-passe qu’il croit pouvoir expliquer que la suppression de « secundum mandatum unigeniti tui Filii Jesu Christi Domini nostri, constituendi cleros » telle qu’elle fut faite dans le texte du Consilium du 31 mars 1967, n’aurait nulle importance par rapport à la validité du rite. Or, nous avons vu que le propos de l’abbé Cekada est confirmé par les sources bohaïriques citées par Dom Lanne, et que le rite copte exprime bien à cet endroit le pouvoir de conférer l’Ordre, spécifique de la potestas ordinis épiscopale. 13 « C’est le texte d'Assemani, donné en note dans Denzinger, qui précise qu'il s’agit de «constituer des clercs selon l'ordre sacerdotal». Cette précision ne se trouve ni dans la traduction de Scholz suivie par Denzinger, ni dans les traductions de Kircher et de Renaudot dont Denzinger mentionne les variantes en notes. » Père Pierre-Marie, Sont-ils évêques ? p 78
Première version corrigée de la Notitia VI 28/33 Révision A Le rite copte, par cette formule, répond bien à l’un des deux critères de validité exigé par Pie XII pour la consécration épiscopale. Et ce n’est justement pas le cas du nouveau rite. Cette signification du pouvoir d’ordonner des prêtres, exprimée dans le rite copte, est entièrement absente de l’expression profane « distribuerat munera » du nouveau rite. Le comparatif du tableau du Père Pierre-Marie est erroné et trompeur, et un véritable tableau comparatif des sources exactes et fiables montrerait bien au contraire la divergence du nouveau rite et du rite copte sur ce point décisif. Le Père Pierre-Marie procède ainsi afin de justifier à tout prix – même à celui de la vérité - le sens profane « distribuat munera » qui représente une véritable félonie réfléchie de la part de Dom Botte.
7 Réfutation de la Note 3 (page 77 à 78) qui se veut une réponse à Rore Sanctifica 7.1 Rite copte : L’attribution fallacieuse par le Père Pierre- Marie à une impossible erreur de copiste de la coupure du texte du Consilium Dans la communication du 25 avril 2006, De Ritus Coptorum, nous avions montré que dans les textes du Consilium, il existe un Schemata n°220, du 31 mars 1967, qui montre que le texte du rite copte présenté aux Pères comportait une partie tronquée. Il s’agit précisément du segment qui exprime le sens ecclésiastique de « faire des clercs » : « secundum mandatum unigeniti tui Filii Jesu Christi Domini nostri, constituendi cleros »
Première version corrigée de la Notitia VI 29/33 Révision A Or, le Père Pierre-Marie se réfèrant à notre étude, explique cette suppression ainsi : « L'omission en question s'explique tout naturellement par une erreur de copiste. En effet, les mots «secundum mandatum» se trouvent deux fois de suite, à une ligne d'intervalle. Il est facile de sauter par inadvertance le passage qui se trouve entre les deux. » Père Pierre-Marie, Sont-ils évêques ? page 78. Le lecteur pourra voir que la phrase supprimée comporte une virgule, avant « constituendi cleros » qui isole bien ce segment de phrase, et qui marque bien qu’entre les deux « secundum mandatum », il ne peux y avoir de confusion du fait de cette césure. De plus le texte du Denzinger est parsemé de termes grecs, notamment le « constituendi cleros » est suivi d’une parenthèse qui donne le terme grec (kleros) du cleros latin et aussi un terme tiré de l’arabe. Affirmer devant un tel texte qu’un copiste aurait fait un « saut par inadvertance », tel que le fait le Père Pierre-Marie, tient d’un propos destiné à donner le change au lecteur pressé et complaisant. Par ailleurs, le Père Pierre-Marie tente de jeter un doute sur la date du document du Consilium auquel nous nous référons. Il s’agit là d’une diversion. Le document du Schemata n°220 que nous produisons est bien daté du 31 mars 1967. En voici à nouveau la reproduction.
Première version corrigée de la Notitia VI 30/33 Révision A 7.2 Rite copte : La négation par le Père Pierre-Marie du pouvoir d’ordonner des prêtres dans le rite copte Le Père Pierre-Marie écrit : « Même si l'on remet le passage omis, il n'est pas clair à première vue qu’il est question dans ce paragraphe du pouvoir d'ordonner des prêtres. » Nous avons déjà réfuté ces affirmations plus haut dans le § 6.4.
Première version corrigée de la Notitia VI 31/33 Révision A 8 Conclusion – Les critères de Pie XII deviennent incontournables et Avrillé ne pourra plus s’obstiner à les éluder 8.1 Le Père Pierre-Marie entretient une confusion au sujet des critères de validité de Pie XII Dans le dernier paragraphe d’une brochure de 79 pages, et 8 mois après la première publication de ses premiers travaux sur le sujet, le dominicain d’Avrillé aborde (enfin !) la question de l’application des critères promulgués infailliblement par Pie XII en 1947 pour la validité sacramentelle d’une forme essentielle de consécration épiscopale. Le Père Pierre-Marie aborde ces critères non pas directement, mais incidemment à travers le rite copte.
« Indépendamment de l'omission dans le texte du Coetus 20 et de la mauvaise traduction
supposée de Denzinger, tous les membres du Consilium (et ceux du Saint-Office) qui ont examiné le nouveau rite ont pu constater facilement que le rite de Paul VI n'affirme pas explicitement que l’évêque a le pouvoir d'ordonner des prêtres. Or aucun d'entre eux n'a jugé que cela rendait le rite nul, du fait que cela irait, affirme Rore, contre «l'un (sic) des deux exigences obligatoires fixée infailliblement par XII». Nous avons expliqué dans la note précédente pourquoi nous pensons qu'ils avaient raison : indépendamment de cette précision, il est suffisamment clair que le rite confère la plénitude du sacerdoce. » Père Pierre-Marie Le Père Pierre-Marie affirme péremptoirement que les Pères du Consilium auraient tous constaté que le pouvoir d’ordonner des prêtres n’était pas mentionné dans le nouveau rite, et qu’aucun n’y aurait vu de contradiction avec les exigences de Pie XII. Le Père Pierre-Marie fait une confusion (incompétence ou volonté délibérée ?) entre le pouvoir de conférer l’ordre et le pouvoir de l’Ordre conféré, la potestas ordinis, (critère de Pie XII). Pie XII n’a pas exigé que soit signifié le premier, mais il a requis le second (ou une expression qui l’implique nécessairement en lui étant logiquement équivalente, telles pour la potestas ordinis épiscopale, les expressions plénitude du Sacerdoce, plénitudes des pouvoirs sacerdotaux, pouvoir d’ordonner des prêtres, etc…). Or le Père Pierre-Marie prétend que le constat de l’absence du premier (pouvoir de conférer l’ordre), aurait été connu des Pères du Coetus 20, et qu’il ne les aurait nullement émus quant aux critères de Pie XII. C’est absolument faux, puisqu’un évêque espagnol, Mgr Jean Hervas y Benet, que le Père Pierre-Marie a cité dans le n°54 du Sel de la terre (page 95), et qu’il cite à nouveau dans la Brochure, s’est ému des « ambiguïtés » de la nouvelle forme et a fait part, dans une lettre officielle conservée aux archives de Trèves, de sa crainte et de son interrogation, demandant si cette nouvelle forme « n’omet rien parmi les principales charges qui sont propres à l’épiscopat ». Nous avons vu que le rite copte respecte les critères de validité sacramentelle de Pie XII, contrairement à la contrefaçon que constitue la pseudo « consécration » épiscopale de Montini-Paul VI. Désormais le Père Pierre-Marie reconnaît que le rite de Montini-Paul VI n’exprime pas le pouvoir d’ordonner des prêtres. Donc le comparatif qu’il s’est évertué à faire entre le nouveau rite conciliaire et le rite copte aboutit en réalité à démontrer clairement la divergence entre ces deux rites.
Première version corrigée de la Notitia VI 32/33 Révision A La méthode pseudo « démonstration par analogie » connaît ici son échec patent : débarrassée des roueries, à peu près, falsifications, et réarrangements ad hoc des fausses traductions des véritable rites orientaux, elle aboutit même au résultat inverse à celui escompté par le Père Pierre-Marie en portant en pleine lumière les carences criantes du nouveau rite qui l’invalident sacramentellement en toute certitude.
8.2 L’impasse de la démonstration d’Avrillé
L’analyse de validité sacramentelle intrinsèque du nouveau rite que Rore a effectuée dès le mois d’août 2005, et qu’Avrillé s’est évertué à écarter depuis près d’un an, est devenue désormais inéluctable et irrécusable, et le Père Pierre-Marie ne peut plus s’y dérober par des affirmations gratuites et péremptoires telles que « il est suffisamment clair que le nouveau rite confère la plénitude du sacerdoce ». Nous avons vu, tant dans les Notitiae que dans l’étude de l’abbé Cekada, que la nouvelle forme essentielle ne respecte pas les critères infaillibles de validité sacramentelle de Pie XII. La comparaison du nouveau rite avec les rites orientaux sacramentellement valides s’est ainsi retournée inévitablement contre les défenseurs des supercheries de la thèse fallacieuse de Dom Botte. Ces critères de validité sacramentelle de Pie XII DOIVENT s’appliquer A LA FORME ESSENTIELLE de la consécration épiscopale, or désormais le Père Pierre- Marie cherche la signification du souverain sacerdoce A L’EXTERIEUR de la forme essentielle. En cela il contrevient aux critères de validité sacramentelle infailliblement exigés par Pie XII, et il semble ignorer que le théologien Dom Kröger (dont il connaît les travaux) a déjà souligné que cette mention du souverain sacerdoce à l’extérieur de la forme essentielle dans le nouveau le rite de Montini-Paul VI, qu’invoque vainement le Fr. Pierre-Marie, n’est pas exprimée sur le mode impératif, et qu’au contraire, elle est exprimée d’une manière telle qu’elle est considérée comme déjà réalisée. Tout cela a déjà été amplement détaillé tant dans les Notitiae de février 2006 que dans le travail de l’abbé Cekada. Aujourd’hui nous devons donc effectuer le même constat que celui de l’abbé Cekada, à savoir l’incapacité du Père Pierre-Marie d’Avrillé à apporter une argumentation cohérente en faveur de la validité sacramentelle du nouveau rite de la consécration épiscopale inventée par Dom Botte-Lécuyer-Bugnini, et promulguée le 18 juin 1968 par Montini-Paul VI. Reprenant les propres termes de Léon XIII à l’égard des Ordres Anglicans dans la Bulle Apostolicae Curae (1896), nous devons donc conclure que ce nouveau rite épiscopal promulgué par Montini-Paul VI dans Pontificalis Romani (1968) est « absolument nul et entièrement vain ».
Première version corrigée de la Notitia VI 33/33 Révision A Notitia De Ecclesiis orientalibus
Notitia
‘De Ecclesiis orientalibus’
Eléments historiques et liturgiques
sur les rites orientaux
Document de travail et de recherches, à destination des historiens et des théologiens,
sur le sujet :
Le nouveau rite de consécration des évêques est invalide
intrinsèquement et ne peut être justifié par aucun rite Oriental valide1
1 Voir les Notitiae ex tomo III (Rore Sanctifica) disponibles gratuitement en téléchargement sur http://www.rore- sanctifica.org
Première version 1 4 mars 2006 Notitia De Ecclesiis orientalibus
1 Notitia ‘De Ecclesiis orientalibus’ – Eléments historiques et liturgiques sur les rites orientaux Avertissement Ce document présente des éléments historiques et liturgiques sur les Eglises orientales. Les sources utilisées remontent pour la plupart à la première moitié du XX° siècle environ, à l’exception de la présentation contemporaine et statistique de ces Eglises orientales qui date de 2005. Ce document est à destination des historiens et des théologiens qui effectuent des recheches sur les origines et la validité du nouveau rite de consécration épiscopale de Pontificalis Romani (1968).
1.1 Eléments fondamentaux pour la connaissance des rites orientaux et du contexte d’application de ces rites. 1.1.1 Brève introduction à l’histoire des Eglises orientales et à ses rites. Nous citerons ici la synthèse du Père Janin, qui paru en 1922 puis fut rééditée en 1925, 1933 et 1955 et fut à nouveau rééditée (sans modification) en 19972. Le professeur Etienne
2 Nous citons ici la Préface. « Ce livre est la cinquième édition d'un ouvrage publié pour la première fois en 1922 et repris après mise à jour par l'auteur en 1925, 1933 et 1955. Seule la bibliographie en a été complétée, car le père Raymond Janin n'a pu cette fois revoir son texte : il est décédé, presque nonagénaire, en 1972. Ce savoyard né en 1882 a consacré l'essentiel de ses forces et de son intelligence à l'Orient chrétien. Entré dans la congrégation des Augustins de l'Assomption en 1900 (année de la dissolution de celle-ci par le gouvernement Waldeck-Rousseau) , il a effectué ses études cléricales au séminaire de Kadiköy (Chalcédoine !), avant de venir y enseigner lui-même à partir de 1911. En Turquie, puis en Roumanie de 1937 à 1947, et enfin en France après l'installation d'un pouvoir communiste à Bucarest, il a illustré de belle manière l'une des vocations de sa famille religieuse : connaître à fond le christianisme oriental pour mieux le convaincre de revenir à Rome. Comme chercheur, il s'est spécialisé dans les disciplines austères de la géographie ecclésiastique et de la topographie religieuse : ses études sur la Constantinople byzantine sont devenues classiques. Membre à part entière d'une congrégation apostolique et apôtre lui-même, il ne s'est toutefois pas enfermé dans des recherches pointues. Mois après mois, les Échos d'Orient publiés par l'Assomption ont recueilli ses articles de haute vulgarisation sur le passé, mais aussi le présent, des divers rameaux de l'Orient chrétien. Ce sont ces articles, et bien d'autres observations vécues, qui ont fourni la matière de l'ouvrage Les Églises orientales et les rites orientaux. L'objet du livre est clair : présenter de la façon le plus didactique et le plus solide possible, à un lecteur occidental cultivé, la multiplicité des trajectoires et des composantes du christianisme oriental, séparé de Rome ou non. La précision et l'ampleur de la documentation ont fait d'emblée de ce livre une référence, longtemps seule de son espèce en langue française. Et il demeure plus utile que jamais au moment où le relâchement de l'emprise communiste donne un peu d'air au poumon oriental de l'Europe chrétienne, pour filer la métaphore chère au pape Jean-Paul II. Mais Les Églises orientales et les rites orientaux sont aussi une démonstration qui porte la date de leur conception. Pour le père Janin, il n'y a qu'une véritable Église : la sienne, la catholique. Et les trésors de l'Orient chrétien qu'il découvre doivent la rejoindre tôt ou tard, par un chemin assez différent de ce que nous appelons aujourd'hui œcuménisme, terme que notre auteur n'appréciait guère. Son unionisme implique le retour au giron romain. Il ne se gêne donc pas pour critiquer, parfois durement, tout ce qui éloigne d'un tel but dans le comportement des Églises et des chrétiens qu'il nomme volontiers « dissidents », voire « schismatiques ». Plus profondément et à l'instar de la plupart des catholiques de son temps, il tend à réduire le christianisme oriental au rite, conçu comme un ensemble de manifestations extérieures de la foi plutôt que comme une manière, parmi d'autres, de la vivre. Le plan de l'ouvrage ne renverse-t-il pas, de façon significative, son titre ? Dans chacun des cas envisagés, la description du rite précède l'évocation des Églises. Le fait que les historiens d'aujourd'hui, mais aussi les responsables des Églises d'Occident, ont profondément changé d'avis sur ce point ne rend pas obsolète pour autant le patient travail de Raymond Janin, bien au contraire.
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Fouilloux (Université Lumière Lyon 2) : « La précision et l’ampleur de la documentation ont fait d’emblée de ce livre une référence, lontemps seule de son espèce en langue française »3.
1.1.1.1 Les Églises orientales. Sous le nom général d'Églises orientales on désigne ordinairement les chrétientés de l'est de l'Europe et de l'Asie antérieure qui suivent un rite différent de celui qui est le plus répandu dans les cinq parties du monde et qu'on appelle communément le rite latin. Mais cette dénomination vague cache bien des choses disparates avec lesquelles on est en général très peu familiarisé. Souvent même on n'aperçoit qu'une minime partie de ce vaste champ d'étude et les notions qu'on a retenues de rapides lectures restent trop floues pour qu'on puisse parler avec un peu de compétence du mouvement religieux en Orient. Les manuels d'histoire sont d'ailleurs très sobres de détails sur cette question, sauf en ce qui concerne les huit ou dix premiers siècles. Le schisme a, depuis longtemps, produit une séparation telle entre l'Église catholique et les chrétientés orientales qui l'ont abandonnée, que de part et d'autre on se heurte à une ignorance profonde et à des préjugés regrettables. Quel intérêt n'y aurait-il pas cependant, pour le bien de l'Église et des âmes, à ce que tombent enfin les barrières séculaires qui nous séparent de nos frères désunis de l'Orient ! En étudiant le passé glorieux de ces chrétiens que le schisme a fait déchoir, comment n'éprouverait-on pas à leur égard une vive sympathie ! Comment ne chercherait-on pas à les éclairer pour les ramener enfin à l'unité de la foi et de la hiérarchie ! Ces études offrent d'ailleurs un intérêt considérable à cause des événements qu'elles déroulent devant les yeux de l'historien. L'« immuable Orient » se montre sans cesse vivant et agité, malgré sa torpeur apparente. Les querelles soulevées par les hérétiques et les compétitions nationales qui se sont exercées jusque dans le domaine de la religion sont bien faites pour piquer la curiosité. Le développement des nombreuses Églises issues des différents schismes, leur évolution, leurs relations avec les pouvoirs civils auxquels elles ont été soumises, leurs luttes intérieures, toutes ces questions peuvent faire l'objet de recherches très intéressantes. Un cadre aussi vaste ne saurait convenir à un ouvrage restreint comme le nôtre ; il y faudrait plusieurs volumes. Il nous suffira d'avoir montré ce que sont les Églises orientales, leurs origines, les rites qu'elles suivent, leur mode de gouvernement, l'état actuel de leur hiérarchie, du clergé, des fidèles, etc. Si l'on veut se rendre un compte exact des transformations radicales que l'Orient a subies depuis le début du siècle, il importe de mieux connaître ces pays si proches de nous et pourtant si énigmatiques encore. Les questions religieuses ont souvent avec les questions politiques des liens si étroits qu'il est impossible de négliger celles-là pour ne se préoccuper que de celles-ci. C'est particulièrement le cas pour les contrées qui nous intéressent dans cette étude. Enfin la question du problème de l'Église préoccupe de plus en plus les âmes de bonne volonté qui sont saisies par 1' « angoisse de l'unité ». Chez les orientaux, comme chez les protestants, une élite étudie les questions qui les séparent de l'Église romaine et rectifient bien des positions. Il est donc nécessaire que les catholiques, soucieux de réaliser le vœu du Christ qu'il n'y ait qu' « un seul troupeau et un seul pasteur », se renseignent exactement sur leurs frères séparés afin de pouvoir leur apporter non seulement le témoignage de leur sympathie, mais encore une compréhension qui fera disparaître bien des erreurs et des préjugés et rapprochera tous les disciples du même Maître. Rien n'est simple en Orient, pas plus les choses d'Église que les choses d'État. On croit souvent être suffisamment renseigné lorsqu'on a étudié le schisme grec et les débuts des Églises slaves ; on ne se demande pas ce que sont devenues ces chrétientés séparées de la véritable société de Jésus-Christ ; on néglige complètement celles qui ont une importance moindre pour ne s'occuper que de celles que les travaux historiques ou le voisinage ont rendues plus familières. Or, les Églises gréco-slaves dissidentes, si elles réunissent le plus
Sans forcément reprendre à son compte les jugements de valeur, souvent dépréciatifs, qui parsèment l'ouvrage, le lecteur du xxe siècle finissant fera son miel de la masse d'informations qu'il rassemble et appréciera à sa juste valeur une synthèse ordonnée qui lui rendra accessible un univers religieux trop souvent étranger au public français. » Etienne FOUILLOUX Université Lumière Lyon 2 3 Les Eglises Orientales et les rites orientaux – R.Janin, Letouzé & Ané, 1997, p.7
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grand nombre de fidèles, ne sont point les seules en Orient. Il existe aussi des groupements
catholiques importants dont l'histoire commence à peine à s'écrire. Il y a encore les
chrétientés qui ont plus vite disparu de l'histoire générale et que l'on connaît fort peu.
Cependant, elles ont conservé des coutumes liturgiques qui n'ont parfois qu'une
ressemblance assez lointaine avec celles qui sont en usage chez les chrétiens de rite
byzantin ; cela seul suffirait à fixer l'attention. De plus, leur histoire et leur état actuel
méritent également qu'on s'y arrête. C'est pourquoi, tout en faisant aux Églises gréco-slaves
la part très large qui leur revient légitimement, nous nous occuperons aussi des autres, afin
que cette étude soit aussi complète que possible.
1.1.1.2 Formation des Églises orientales. Pour bien comprendre comment se sont formées les chrétientés orientales dissidentes, il faut se rappeler quelle était la situation de l'Église en Orient vers 429, c'est-à-dire à l'époque où l'évêque Nestorius de Constantinople prêchait l'hérésie qui allait aboutir à un premier schisme. Le pape gouvernait encore en maître incontesté toutes les chrétientés du monde, à part les peuples barbares qui avaient embrassé les erreurs d'Arius et qui ne se convertirent les uns après les autres qu'au siècle suivant. Depuis plus de cent ans, l'Église jouissait de la paix sous la protection des empereurs romains qui régnaient à Ravenne et à Constantinople. Il semblerait qu'elle n'eût plus rien à souhaiter pour développer ses œuvres d'apostolat auprès des derniers partisans du paganisme gréco-romain ou des peuples barbares campés au delà des frontières. Cependant, si l'on y regarde de plus près, on découvre çà et là des causes de faiblesse, des ferments de discorde dont les ravages ne tarderont pas à se faire sentir. A maintes reprises, les hérésies ont agité les esprits, en Orient comme en Occident ; la querelle arienne, qui a si profondément troublé les chrétientés de l'empire byzantin, vient à peine de se calmer que d'autres maîtres d'erreur se mettent à répandre des doctrines dangereuses. La conversion officielle de la cour avait amené à la religion catholique une foule d'esprits inquiets, amateurs de nouveautés et que n'avait point formés l'austère discipline de la primitive Église. La protection même du pouvoir civil devenait un danger pour la religion. Comment le gouvernement impérial n'aurait-il pas subi la tentation d'imposer ses volontés à une société qui trouvait auprès de lui aide et assistance ? Comment l'empereur, hanté par le souvenir de ses prédécesseurs païens qui se paraient du titre de pontifes suprêmes, ne chercherait-il pas comme eux à réunir dans sa main la puissance spirituelle et la puissance temporelle ? A plusieurs reprises il a déjà nettement manifesté son sentiment à cet égard. Ne l'a-t-on pas vu, pendant la querelle arienne, réunir les évêques en concile et leur imposer son Credo ? De plus, Constantin, en faisant de Byzance transformée la capitale de son empire, a posé en principe le partage de ses États, ce qui n'a pas tardé à créer entre l'Orient et l'Occident un antagonisme funeste. Les différences de langue, de civilisation, de mœurs, l'invasion des barbares et l'établissement de leur autorité sur tout l'Occident, toutes ces raisons grossirent encore l'obstacle et préparèrent la séparation complète. Il s'y ajoutera bientôt, au sein même de l'empire byzantin, un nationalisme jaloux qui entraînera dans le schisme et l'hérésie des provinces entières. L'Egypte et la Syrie refuseront de reconnaître l'Église officielle et la précéderont de plusieurs siècles dans la séparation d'avec l'Église catholique. Trois autorités spirituelles se partagent alors l'Orient. Les deux plus anciennes, les Églises d'Antioche et d'Alexandrie, commencent à s'affaiblir au profit de leur jeune rivale établie dans la capitale de l'empire. Antioche commande sans con teste à la Syrie, à la Palestine et à quelques provinces environnantes ; elle exerce aussi une autorité efficace, quoique moins directe, sur les deux Églises de Perse et d'Ibérie (Géorgie). Alexandrie voit se ranger sous ses ordres les nombreux diocèses de l'Egypte, de la Libye (Tripolitaine) et de la Pentapole ; elle intervient dans tous les débats d'ordre général et jouit depuis un siècle d'une sorte de délégation de la part des Souverains pontifes. Constantinople a peu à peu absorbé les Églises voisines. Héraclée de Thrace, Éphèse et Césarée de Cappadoce, qui n'ont jamais exercé une influence comparable à celle d'Antioche et d'Alexandrie perdent encore le peu d'autorité qu'elles avaient eue dans les siècles précédents. Césarée a même vu repousser son obédience par la jeune Église d'Arménie qui s'était fondée sous ses auspices. Un antagonisme fâcheux met aux prises ces trois autorités principales. Toutefois, la lutte se limite bientôt entre Constantinople et Alexandrie, Antioche ayant perdu dans les schismes
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intérieurs la plus grande partie de son prestige. L'hérésie va profiter de ces divisions pour
troubler l'Église et pour jeter des millions de fidèles dans le schisme.
Telle est, rapidement esquissée, la situation de l'Église en Orient, au moment des
premières déchirures importantes faites dans la robe immaculée que Jésus-Christ a tissée à
son Église.
Vers 429, Nestorius, évêque de Constantinople, enseignait qu'en Notre Seigneur il y a
deux personnes, la personne divine et la personne humaine, et que Dieu habite en l'homme
Jésus comme dans un temple. C'était détruire le mystère de l'Incarnation et enlever à la
Sainte Vierge le titre glorieux de Mère de Dieu. Immédiatement, les protestations
s'élevèrent de toutes parts contre ces doctrines erronées. Saint Cyrille d'Alexandrie réussit à
faire assembler à Éphèse un concile qui condamna Nestorius et ses erreurs (431).
Malheureusement, l'hérésie ne disparut pas pour autant ; elle trouva même d'ardents
défenseurs dans les provinces orientales de l'empire, surtout dans la fameuse école de
théologie établie à Édesse (Syrie), où les professeurs l'enseignaient ouvertement. C'est par
là qu'elle se répandit dans la Mésopotamie et dans toute la Perse. La conséquence fatale fut
la séparation, à la fin du Ve siècle, des chrétiens de ce pays d'avec l'Église universelle.
Depuis cette époque, ils ont constamment vécu en dehors des querelles qui ont agité l'Orient
et se sont constitués en Église particulière, l'Église nestorienne, dont on retrouve encore
aujourd'hui de faibles restes dans la Mésopotamie et la Syrie. Du VIe au XIVe siècle, elle
étendit ses conquêtes au loin, dans le Turkestan, la Chine et l'Inde. Il y a encore sur la côte
du Malabar (Inde) des chrétientés assez nombreuses dont les origines remontent
probablement à l'apostolat nestorien.
Par réaction contre les erreurs de Nestorius, certains esprits arrivèrent à proclamer si
étroite l'union des deux natures en Jésus-Christ qu'ils nièrent leur coexistence dans sa
personne. La nature humaine avait été absorbée, au moment de l'union hypostatique, par la
nature divine qui lui est infiniment supérieure ; elle s'était perdue dans la divinité comme un
morceau de cire dans un immense brasier, comme la goutte d'eau dans l'océan. C'est ce qu
on a appelé le monophysisme ou doctrine d'une seule nature (µόυη φύσις, une seule nature).
Cette erreur détruit l'Incarnation, puisque, au lieu de l'Homme-Dieu, il ne reste que la nature
divine. Eutychès, archimandrite d'un monastère de Constantinople, se fit l'ardent
propagateur de cette doctrine subversive. La querelle passionna bientôt tous les esprits.
Dioscore, patriarche d'Alexandrie, un monophysite déclaré, réunit à Éphèse un soi-disant
concile qui proclama orthodoxe la doctrine d'Eutychès et que l'histoire a justement flétri du
nom de « Brigandage d'Éphèse » (449). Deux ans plus tard, les rôles étaient renversés. Le
concile de Chalcédoine, auquel assistaient les légats du pape saint Léon, rétablissait la
véritable doctrine de l'Église catholique, condamnait le monophysisme et déposait le
patriarche Dioscore (451).
L'hérésie ne s'avoua pas vaincue. Elle se répandit au contraire dans tout l'Orient, grâce
aux complaisances de la cour, mais elle infecta plus particulièrement les provinces
méridionales de l'empire. Il faut remarquer cependant, à rencontre de l'opinion courante,
que ce monophysisme était plus apparent que réel. La grande majorité des dissidents
rejetaient avec horreur la doctrine d'Eutychès, mais ils s'obstinaient à repousser la formule
de Chalcédoine pour s'en tenir à celle de saint Cyrille d'Alexandrie que le concile,
prétendaient-ils, avait condamnée. Or, cette formule (µία φύσις τού Θεού Λόγου
σεσαρχωµένη), qui manque de précision, s'entend fort bien dans un sens catholique. Le
monophysisme de Sévère d'Antioche, le grand théologien du parti, est purement verbal,
comme le prouvent les textes publiés au début du siècle4. Ceux qui l'admirent furent donc
avant tout schismatiques, ils ne méritent le nom d'hérétiques que parce qu'ils ont refusé de
reconnaître l'autorité de l'Église.
C'est en vain que les empereurs Justin et Justinien persécutèrent les dissidents au VIe
siècle, le schisme était irréparable. Dès 491, l'Église d'Arménie avait anathématisé le
concile de Chalcédoine et rompu avec le reste de la chrétienté, au synode national de
Vagharchapat. En Syrie et en Egypte, c'est au VIe siècle que les monophysites (au sens
restreint que nous venons de dire) réussirent, avec la connivence de l'impératrice Théodora,
à constituer une hiérarchie régulière (542). L'Église jacobite, ainsi nommée à cause de son
principal organisateur, Jacques Baradaï, se divisa bientôt en deux, celle du patriarcat
4 J. Lebon, Le monophysisme sévérien, Louvain, 1910.
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d'Antioche qui devint l'Église syrienne jacobite et celle du patriarcat d'Alexandrie que les
conquérants arabes désignèrent plus tard sous le nom de copte. L'introduction de
l'islamisme porta à toutes deux un coup fatal, moins d'un siècle après leur fondation. De
l'une comme de l'autre, il ne reste plus aujourd'hui que des débris. Les missionnaires
monophysites pénétrèrent en Ethiopie au VIe siècle, y convertirent peu à peu toute la
population à leurs doctrines et y fondèrent une nouvelle Église qui a relevé du patriarche
copte d'Alexandrie jusqu'à ces dernières années.
De nouveaux hérétiques, tirant la conclusion logique des erreurs monophysites,
prétendirent, au début du VIIe siècle, qu'après l'union hypostatique et la fusion de la nature
humaine dans la nature divine, il n'y a plus en Jésus-Christ qu'une seule volonté, la volonté
divine. Cette doctrine, rejetée même par beaucoup de monophysites, après avoir été pendant
quelque temps la doctrine officielle de l'empire byzantin, ne se maintint que dans les
montagnes du Liban, chez les tribus syriennes groupées autour du célèbre monastère de
Saint Maron. C'est de là que tirent leur origine les Maronites qui ont plus tard reconnu leur
erreur et sont revenus au catholicisme.
Tous ces schismes successifs avaient beaucoup affaibli l'Église byzantine dans les
provinces du Sud et du Sud Est ; il ne lui restait que quelques centaines de mille de fidèles
dans les deux patriarcats d'Antioche et d'Alexandrie. Par contre, le patriarche de
Constantinople se voyait désormais le seul chef religieux de l'Orient et, fort de la protection
impériale, il imposait son autorité à tous les évêques byzantins. Il se crut même assez
puissant pour refuser de se sou mettre au pape et pour revendiquer l'autorité suprême sur
toutes les chrétientés orientales. A cinq reprises principales, l'Église de Constantinople
rompit avec Rome : de 343 à 382, pendant le triomphe de l'arianisme ; de 403 à 415, à la
suite de la condamnation de saint Jean Chrysostome par le conciliabule du Chêne ; de 484 à
518, à propos du patriarche Acace et de l'Hénotique de Zénon ; de 640 à 681, pendant la
querelle suscitée par le monothélisme ; de 761 à 787 enfin, à cause de la controverse sur les
images, soit en tout 152 ans de schisme en moins de cinq siècles, sans compter quelques
petites ruptures passagères. Encore faut-il faire remarquer que les trois derniers schismes
ont disparu beaucoup plus parce que les empereurs l'ont voulu et parce qu'ils ont su imposer
leur volonté, qu'en vertu des libres aspirations du clergé grec. Une Église aussi peu unie au
centre de la catho licité était mûre pour une séparation complète. Photius, au milieu du IXe
siècle, ramassa les divers griefs que ses compatriotes ne cessaient de faire valoir contre
Rome et causa une rupture violente. Cependant, l'union se fit de nouveau tant bien que mal,
sous le second patriarcat de Photius, mais elle était à la merci de la moindre querelle.
Michel Cérulaire reprit, au XIe siècle, l'œuvre de Photius et la conduisit à son terme en 1054.
Dès lors, l'Église grecque a constamment vécu dans le schisme, malgré les unions
passagères et purement politiques conclues aux conciles de Lyon (1274) et de Florence
(1439).
Pour leur malheur, les peuples slaves se convertirent au christianisme au moment où
Constantinople rompait avec Rome. Les missionnaires byzantins présidèrent à l'entrée dans
l'Église de la plupart des barbares qui habitaient la Russie et la presqu'île balkanique et les
entraînèrent tout naturellement dans le schisme. Au IXe siècle, ce sont les Bulgares ; au Xe et
au XIe, ce sont les Serbes et les Russes qui embrassent le christianisme selon le rite
byzantin. Formés par les Grecs, ces peuples ont constamment témoigné à l'Église romaine
une hostilité presque aussi farouche que leurs maîtres eux-mêmes. C'est à peine si elle a pu
arracher au schisme quelques millions de Ruthènes et de Roumains et quelques milliers de
Serbes et de Bulgares.
Les Ibères ou Géorgiens, longtemps isolés dans les montagnes du Caucase, n'avaient
guère pris part aux querelles qui divisaient Orientaux et Occidentaux. Cependant, sous
l'influence des Grecs, ils s'étaient peu à peu éloignés de l'Église romaine, en sorte qu'ils se
trouvèrent schismatiques vers le début du XIIIe siècle, et le restèrent toujours. La Russie les
incorpora de force dans son Église officielle en 1811.
A l'époque des Croisades, tout l'Orient est à peu près séparé de Rome. Cependant, grâce
au zèle des missionnaires envoyés par les différents ordres religieux : Franciscains,
Dominicains, Capucins et surtout Jésuites, l'Église catholique a réussi à ramener un certain
nombre d'égarés au vrai bercail. Il s'est ainsi constitué aux dépens de chacune des
chrétientés dissidentes une communauté unie qui a reçu une organisation régulière. L'Église
maronite a même renoncé tout entière au schisme et à l'hérésie, depuis plu sieurs siècles
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déjà. Nous nous occuperons de chacune de ces communautés au même titre que des
communautés séparées.
1.1.1.3 Les rites orientaux. Après cette course rapide à travers les siècles pour y étudier la formation des diverses Églises orientales, nous croyons bien faire d'ajouter quelques mots sur la manière dont se sont constitués les différents rites que nous trouverons chez elles. On en compte actuellement six principaux : le rite byzantin, le rite arménien, le rite syrien, le rite chaldéen, le rite maronite et le rite copte. Il n'en fut pas toujours ainsi. L'Église primitive ne possédait pas un rite unique. Les formules de prières, identiques dans le fond, variaient avec les pays et même avec les officiants. Cependant, il se forma peu à peu dans les principales Églises des traditions qu'adoptèrent les communautés de moindre importance qui subissaient leur influence. Il en fut ainsi en Occident comme en Orient. On eut les liturgies de l'Italie centrale, de la Haute Italie, les liturgies gallicanes, celtiques et espagnoles. En dehors de la liturgie romaine, qui a subi de nombreuses modifications et qui s'est finalement imposée à presque tous les catholiques de rite latin en adoptant quelques- uns des usages des autres liturgies, on ne trouve plus aujourd'hui en Occident que la liturgie ambrosienne à Milan, la liturgie mozarabe à Tolède5 et la liturgie lyonnaise dans le diocèse de Lyon. Les ordres religieux les plus anciens, soit les moines, Bénédictins avec leurs diverses familles, Chartreux, Cisterciens, soit les chanoines réguliers, Prémontrés, etc., ont également un certain nombre de coutumes et de particularités qui modifient sur plusieurs points la liturgie romaine. Celle-ci forme cependant le fonds de leur messe et de leur office. Ces divers rites occidentaux n'ont cependant jamais employé qu'une seule langue, le latin. Toutefois, il est un pays où le rite romain authentique est célébré dans une langue différente. C'est la Dalmatie, où un certain nombre de paroisses jouissent du privilège de célébrer en slavon, mais écrit avec des caractères spéciaux appelés glagolitiques. En Orient, nous trouvons au début la même variété dans les cérémonies du culte ; cependant, certaines Églises, plus puissantes, finissent par imposer les leurs. Ce sont d'abord Alexandrie et Antioche, puis Constantinople quelques siècles plus tard. Alexandrie prétend faire remonter une des formes de sa messe à saint Marc lui-même, que la tradition proclame le fondateur de cette Église. Quoi qu'il en soit, toute l'Egypte adopta les usages liturgiques de sa capitale. Dans les villes, toutes plus ou moins hellénisées depuis le règne des Ptolémées, la langue employée dans les offices publics était le grec. Mais dans les campagnes où le christianisme ne se répandit guère qu'au IIIe siècle, et surtout dans la Haute Egypte, où le grec n'avait que fort peu pénétré, on adopta, peut-être dès le commencement, la langue populaire, c'est-à-dire l'égyptien, qui prit plus tard le nom de copte. Quand le monophysisme eut séparé de l'Église officielle la majorité de la population, les deux partis adverses conservèrent les mêmes usages, avec cette différence que les dissidents introduisirent certaines formules destinées à affirmer leurs doctrines et n'acceptèrent bientôt plus que la langue nationale dans la liturgie. Plus tard, les usages byzantins s'imposèrent aux chrétiens d'Egypte restés fidèles à l'Église impériale, comme ils s'étaient imposés aux diverses pro vinces de l'empire. D'Egypte, le rite copte pénétra en Ethiopie avec les missionnaires monophysites qui évangélisèrent ce pays. Il y emprunta une nouvelle langue, le ghéez, et y subit un certain nombre de modifications, qui ne paraissent pas assez importantes pour qu'on puisse dire qu'elles ont constitué un rite nouveau. Le rite éthiopien ou abyssin n'est qu'une variété du rite copte. En Syrie, deux villes ont joué un grand rôle dans la formation de la liturgie : Antioche et Jérusalem. La première, capitale incontestée de ce qu'on appelait alors l'Orient, c'est-à-dire les provinces du sud-est de l'empire byzantin, fit adopter par toute cette région ses usages particuliers, mais elle subit elle-même l'influence de Jérusalem en lui empruntant la messe dite de saint Jacques et peut-être d'autres formulaires de prières. La langue employée
5 La liturgie mozarabe n'est plus célébrée que par le collège spécial des chapelains mozarabes de la cathédrale de Tolède, qui officient à part du chapitre. Celui-ci a adopté le rite romain depuis fort longtemps. Il y a deux paroisses et 300 fidèles à peine de rite mozarabe.
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primitive ment semble avoir été le grec, qui était la langue officielle et dont l'usage était
courant, au moins dans les villes. Toutefois, il n'est pas impossible qu'on ait aussi fait usage
de la langue populaire, l'araméen, principalement dans les campagnes.
Tout en acceptant les usages d'Antioche, les Eglises de la Mésopotamie et de la Perse
leur firent subir d'importantes modifications, surtout après qu'elles eurent adopté le
nestorianisme et qu'elles se furent séparées du reste de la chrétienté. Il se forma ainsi un
nouveau rite qu'on a appelé chaldéen, à cause de la contrée dans laquelle il s'est élaboré. Les
missionnaires nestoriens qui évangélisèrent une grande partie de l'Asie le firent pénétrer
jusque dans l'Inde, où nous le retrouvons encore aujourd'hui sur la côte de Malabar. Bien
qu'il ait subi dans ce pays quelques changements inévitables, il a cependant conservé la
même langue, le syro-chaldaïque, dialecte araméen oriental, parlé jadis dans toute la
Mésopotamie et la Chaldée, et que l'on emploie encore dans quelques régions. Le
syro-chaldaïque diffère très peu du syriaque proprement dit, autre dialecte araméen
employé dans la Syrie et la Palestine jusqu'au XIIe siècle et qui ne se parle plus que dans
quelques villages de la Mésopotamie.
Le syriaque prit bientôt le dessus dans le patriarcat d'Antioche et expulsa le grec, au
moins chez les monophysites ou jacobites. Le rite se modifia aussi sous l'influence des
doctrines ambiguës de la secte qui s'exprimèrent en de multiples formules. Ce rite
antiochien, plus connu sous le nom de syrien, devint particulier aux schismatiques quand
les fidèles de l'Église impériale, les melkites (de mélek, empereur, roi), adoptèrent le rite de
Constantinople. Il ne s'est conservé que chez eux et dans la communauté catholique formée
après le retour d'une partie d'entre eux à l'unité romaine.
La population syrienne, qui devint monothélite au VIIe siècle, emprunta aux jacobites le
rite antiochien, mais elle le transforma presque complètement, surtout quand elle eut fait
son union avec Rome. Le rite maronite est sorti d'une combinaison des usages syriens et des
usages romains. L'Église maronite, entièrement catholique, est seule à l'employer.
L'Église arménienne se constitua de bonne heure un rite spécial, par des emprunts faits
aux Églises voisines, principalement à celles d'Antioche et de Césarée de Cappadoce. Elle
substitua la langue nationale, l'arménien, au grec et au syriaque employés primitivement. Il
n'y a jamais eu que les Arméniens, catholiques ou dissidents, à suivre ce rite.
Dans l'empire byzantin, le rite de Constantinople finit par supplanter tous les autres et
par s'imposer dans toutes les provinces, même dans l'Italie méridionale et la Sicile, où il
subsista plusieurs siècles et ne disparut qu'après la conquête des Normands. Parti
d'Antioche, il subit un certain nombre de modifications à Césarée de Cappadoce,
principalement sous l'influence de saint Basile, avant de pénétrer dans la capitale de
l'empire. C'est à Constantinople surtout qu'il évolua, du IVe au Xe siècle, s'enrichissant
d'oeuvres nouvelles et prenant une physionomie tout à fait originale. Il se servait
uniquement de la langue grecque dans les pays soumis aux empereurs. Quand il pénétra en
Syrie, après la conquête arabe, il dut adopter la langue du pays, le syriaque, du XIe au XVIIIe
siècle, puis l'arabe. Actuellement, il se sert dans cette contrée de l'arabe et du grec à doses
plus ou moins fortes, suivant les lieux et suivant le célébrant.
Les Ibères ou Géorgiens, convertis par des missionnaires grecs, au début du IVe siècle,
avaient tout naturellement adopté le rite byzantin, mais ils substituèrent au grec leur propre
langue, le géorgien, vers le VIe siècle. Les peuples slaves n'eurent pas à faire ce changement,
car ils traduisirent dès le début les œuvres liturgiques des Grecs dans leur idiome, le
staro-slave ou slavon. Enfin, au XVIIe siècle, les Roumains commencèrent à se servir, eux
aussi, de leur langue nationale dans les cérémonies du culte.
1.1.1.4 Considérations générales. Ces notions rapides sur la formation des rites orientaux venant après celles que nous avons données plus haut sur la constitution des diverses Églises, montrent assez à quel point est compliquée l'étude des chrétientés orientales. Pour la rendre plus facile nous croyons bien faire de résumer en quelques lignes tout ce qui précède. Le rite byzantin est suivi par toutes les Églises que le schisme grec a directement ou indirectement séparées de Rome et aux fractions d'entre elles qui sont redevenues catholiques. Il emprunte cinq langues principales, suivant les régions : le grec dans les pays
Première version 8 4 mars 2006 Notitia De Ecclesiis orientalibus
hellénisés, le slavon chez les Russes, les Serbes et les Bulgares, le roumain chez les
Roumains, le géorgien chez les Géorgiens, l'arabe chez les Melkites ou Gréco-Arabes
d'Egypte et de Syrie6. Le rite arménien est propre à la race arménienne et n'emploie qu'une
seule langue, l'arménien ancien. Le rite syrien pur est répandu dans la Syrie et la
Mésopotamie ; il n'a égale ment qu'une langue à son service, le syriaque. Il en est de même
du rite chaldéen, suivi par les chrétientés de la Mésopotamie, de la Syrie et de la côte du
Malabar, dans l'Inde. Le rite maronite n'est en usage que dans le Liban et dans les colonies
maronites dispersées à travers le monde ; sa langue est le syriaque. Enfin, le rite copte se
pratique chez les chrétiens indigènes de l'Egypte et chez ceux d'Éthiopie (Abyssinie) ; il se
sert du copte dans le premier de ces deux pays, du ghéez dans le second.
Ces notions une fois précisées, il nous reste à faire quelques considérations qui nous
paraissent indispensables avant d'aborder chacun de ces rites et chacune de ces Églises.
Rome s'est toujours montrée respectueuse des usages liturgiques, anciens pour la
plupart, qui nous ont transmis les admirables prières de l'antiquité chrétienne en Orient. Elle
les a scrupuleusement conservés dans les communautés qu'elle a réussi à constituer aux
dépens du schisme, se contentant de faire disparaître les traces qu'y avaient laissées le
schisme ou l'hérésie. Depuis 1949, elle travaille à donner à ces communautés catholiques
une législation canonique conforme à leurs traditions. C'est avec les mêmes sentiments qu'il
faut s'intéresser aux Églises orientales, unies et non unies, et ne pas s'arrêter aux défauts
parfois très apparents qui cachent çà et là des vertus admirables. La plupart de ces
chrétientés ont eu à supporter des épreuves terribles. Elles ont subi, pendant de longs
siècles, le joug des musulmans turcs ou arabes, qui les ont pillées et persécutées de mille
manières. Et cependant elles ont conservé inébranlable leur foi au Christ, même au prix du
sang de leurs fidèles. Cette considération rendra le lecteur plus indulgent devant la
décadence où se débattent aujourd'hui certaines des Églises séparées. Il saluera aussi avec
un joyeux espoir les efforts que tentent les missionnaires catholiques pour ramener ces
dissidents à l'Église romaine.
Il ne faut pas non plus oublier les communautés unies, qui vivent au milieu des
dissidents. Leur situation n'est pas toujours aussi satisfaisante qu'on le désirerait ; elles ont
encore à se débarrasser de certains défauts contractés pendant leur séparation d'avec Rome ;
la formation du clergé et l'instruction des fidèles laissent çà et là à désirer ; l'union est
parfois chancelante dans certaines régions ; en d'autres, l'intrusion des laïcs dans le
gouvernement de l'Église para lyse l'action de celle-ci. Ce sont là des misères fort
compréhensibles quand on se rend compte des conditions pénibles qui ont été souvent faites
à ces chrétientés et des épreuves cruelles par lesquelles il leur a fallu passer pour se montrer
fidèles au catholicisme.
Certains usages, communs aux Églises unies et aux Églises séparées, étonneront
probablement beaucoup de lecteurs qui ne sont point familiarisés avec l'histoire de l'Église.
S'il en est de blâmables, il en est aussi de très légitimes, malgré leur opposition avec ceux
que l'on rencontre chez les catholiques de rite latin. Le plus discuté de tous et qui choque le
plus vivement les gens non avertis, c'est sans contredit le mariage des prêtres, que l'Église a
toujours combattu en Occident, alors qu'elle le permettait en Orient. Qu'on ne se scandalise
point de cette différence d'attitude. S'il n'est pas douteux que pour le prestige du clergé et
pour le plus grand profit des âmes le célibat des prêtres soit bien préférable à leur mariage,
c'est un fait que la coutume antique s'est conservée en Orient, avec l'approbation des papes
et des conciles, et il n'y a point à la condamner. Disons d'ailleurs qu'elle disparaîtra à la
longue chez les catholiques. Presque tous les prêtres formés dans les séminaires dirigés par
des missionnaires latins adoptent le célibat, qu'ils gardent fidèlement et qu'ils font aimer
autour d'eux. Certaines Églises unies les comptent déjà en majorité dans le clergé séculier.
Plusieurs ont même rendu le célibat obligatoire pour tous les aspirants au sacerdoce. Quant
au clergé régulier et à l'épiscopat, aucune Église n'admet pour eux la légitimité du mariage,
pas plus chez les dissidents que chez les catholiques.7
6 Il faut y ajouter l'albanais, le letton, l'allemand, le finnois, le tartare, l'esquimau, le chinois, le japonais, et même l'anglais et le français. 7 Bibliographie. — Où en est l'histoire des religions ?, Paris, Letouzey, t.II, art. Les divers schismes d'Orient, par J. BOUSQUET. — Sur chacune des Églises orientales, on trouvera aussi des articles très bien informés dans les Échos d'Orient, Paris, Bonne Presse,
Première version 9 4 mars 2006 Notitia De Ecclesiis orientalibus
1.1.2 Une typologie des rites orientaux8.
1.1.2.1 Différences avec les liturgies latines. II ne nous appartient pas de soulever le problème si intéressant et si débattu de la correspon- dance que pourraient avoir ces liturgies entre elles; mais les divergences peuvent se ramener à deux points principaux : la composition de la liturgie, et les paroles de la consécration. 1. Le calendrier a guidé la composition des liturgies latines ; c'est pourquoi on trouve le temporal et le sanctoral, avec des parties qui varient d'un jour à l'autre. Outre les lectures, ce sont les oraisons, les préfaces, les sécrètes; ce sera l'omission du Gloria ou du Credo. Au contraire le canon est invariable, sauf quelques légères exceptions. Dans les liturgies orientales, la composition de la messe est indépendante de la fête des saints ou du calendrier. — II est vrai que dans quelques rits on trouve une hymne propre à la solennité, mais qui n'est pas obligatoire, et l'on peut se servir tous les jours de l'hymne commune. — Aussi, dans les liturgies Orientales, à l'exception des lectures, la messe des catéchumènes est invariable ; par contre l'anaphore — partie correspondant au canon de la messe romaine — l'anaphore varie. Le célébrant peut choisir, ad libitum, une des anaphores du rit. Toujours dans le même cadre et avec le même thème, les différentes parties de l'anaphore ont un développement plus ou moins grand. Le nombre des anaphores varie d'un rit à l'autre. La liturgie arménienne n'en a qu'une, alors que les jacobites en possèdent plus de cent. 2. Quoique toutes ces anaphores soient différentes, cependant le récit de la cène et les paroles de la consécration sont toujours empruntés à saint Paul, I Cor., xi, 23, in qua nocte tradebatur..., alors que les latins se sont servis de laformule : quipridie quam pateretur... A la fin de la consécration du pain, on ajoute, en Orient, quod datur vobis in remissioncm peccatorum et in vitam œternam. Amen. Voilà le second point de divergence entre les deux liturgies. Ce sont là deux points distinctifs; si l'on en tient compte, on peut sans trop de difficultés distinguer une liturgie orientale d'une occidentale. Si l'une des liturgies a perdu avec le temps la formule primitive en adoptant l'autre, cela ne change en rien sa nature : ainsi trouve-t-on dans quelques manuscrits de la liturgie mozarabe, la formule orientale, comme on trouve le pridie... dans les liturgie» maronite, chaldéenne et syro-malabare; cf. art. M OZARABE (Liturgie), t. x, col. 2540.
1.1.2.2 Nombre des liturgies orientales. Ces caractères communs aux liturgies orientales ne s'appliquent pourtant pas à une liturgie unique. En effet, en Orient, on est en face de deux grandes familles liturgiques : la liturgie d'Antioche- Jérusalem et celle d'Alexandrie, toutes deux antérieures au IVe siècle. Chacune formera dans la suite plusieurs types de liturgies que nous appelons rit. (Cette transcription du mot rit sera même maintenue au pluriel pour établir une distinction entre rite, mot réservé dans cet article pour désigner les cérémonies liturgiques par exemple : les bénédictions, la messe, etc., et rit, type d'une
1897-1942 ; dans Bessarione, Rome, 1901-1923 ; dans Roma e l'Oriente, Rome, 1910-
1921 ; dans le Stoudion, Rome, 1923-1929 ; dans The Catholic Encyclopedia, New-York ;
dans Orientalia christiana, Rome, depuis 1923 ; dans le Dictionnaire de théologie
catholique, Paris ; dans le Dictionnaire d'histoire et de géographie ecclésiastiques, Paris.
Nous indiquerons pour chacune d'elles les principaux ouvrages à consulter.
Ouvrages généraux : A. FORTESCUE, The orthodox Eastern Churches, 3e éd.,
Londres, 1916 ; The lesser Eastern Churches, ibid., 1913 ; The Uniate Eastern Churches :
The Byzantine Rite in Italy, Sicily, Syria and Egypt, ibid., 1923. — R. JANIN, Les Églises
séparées d'Orient, Paris, 1930. — C. DE CLERCQ, Les Églises unies d'Orient, ibid., 1930.
— D. ATWATER, The Catholic Eastern Churches, Milwaukee (U. S. A.). — Statistica con
cenni storici della gerarchia e de fedeli di rito orientale, Rome, 1932. — C. RICCIOTTI,
Roma cattolica e Oriente cristiano, Florence, 1935. — B. SPULER, Die Gegenwartslage
der Ostkirchen, Wiesbaden, 1949. — C. GATTI et C. KOROLEVSKIJ, I riti e le Chiese
orientali, t. I : Il rito bizantino e le Chiese bizantine, Gênes, 1942. — G. SMIT, Roma e
l'Oriente cristiano, Rome, 1944 ; Incontro ai fratelli separati di Oriente, Rome, 1945. —
G. DE VRIES, Oriente cristiano ieri e oggi, Rome, 1950. — Ch. LAGIER, L'Orient
chrétien, 2 vol., Paris, 1935-1950. — P. Rondot, Les chrétiens d'Orient (Les Cahiers
d'Afrique et d'Asie), Paris, [1955].
8 source : Dictionnaire de Théologie Catholique (DTC), Tome 11, volume II, colonnes 1434-1436
Première version 10 4 mars 2006 Notitia De Ecclesiis orientalibus
famille liturgique : exemple : le rit arménien, persan..., etc.) Dans la liturgie d'Antioche on a
actuellement trois rits syriaques : syriaque pur ou jacobite, maronite et nestorien ou persan.
Cette même liturgie d'Antioche, avec une influence marquée de l'Église de Césarée de Cappadoce,
donnera le rit byzantin pur. Quant au rit arménien il a subi la double influence de Césarée et
d'Édesse.
La liturgie alexandrine, de son côté, n'a donné que deux rits : le rit copte et le rit éthiopien ou
abyssin.
Chaque rit a subi, avec le temps, l'influence des rits voisins et quelquefois cette influence est
réciproque.
1.1.2.3 La différence entre les rites orientaux. Ce qui diversifie un rit d'un autre, ce n'est pas la langue dans laquelle il est célébré. La même liturgie byzantine est célébrée en grec, slavon, arabe, roumain... en français et même en chinois. Bile le fut à un moment, en syriaque. Cf. un manuscrit en cette langue, à la bibliothèque orientale de l'Université Saint-Joseph de Beyrouth (Liban). Le rit n'est pas devenu pour cela, slave, arabe ou syriaque. Ni la liturgie de saint Jacques n'est devenue byzantine pour être rédigée en grec. L'usage de se servir de deux langues existe dans quelques rits. Les Grecs de Syrie et d'Egypte se servent simultanément dans la même liturgie du grec et de l'arabe; les maronites et les jacobites uniates, du syriaque et de l'arabe. Quant aux coptes, ils emploient le copte et l'arabe. On peut conclure qu'en Orient la question de la langue, dans la liturgie, n'a pas une importance aussi grande qu'en Occident et que les Orientaux se sont toujours accommodés à la langue du peuple. La divergence réelle entre les liturgies eucharistiques consiste dans l'arrangement différent des actes, dans leur omission ou bien dans l'introduction de nouveaux actes. Quant au fond, c'est le développement spécial plus ou moins grand donné à telles ou telles prières, avec les mêmes parties essentielles à toute liturgie
1.1.2.4 Origine des rites. Pourquoi cette multiplicité de rits, en Orient, alors qu'au ive siècle on n'avait que deux familles liturgiques : à Antioche et à Alexandrie? Si nous parlons de la liturgie d'Antioche et de celle d'Alexandrie, il ne faut pas croire, pour cela, que toutes les Églises filiales de l'une ou de l'autre métropole se servaient d'un texte identique; à ce moment on n'avait pas les conceptions strictes de la liturgie, que nous avons, et l'on était plus ou moins libre de modifier les prières et les rites. Penser que les diverses communautés avaient un missel approuvé par le métropolitain et identique à celui de l'Église-mère, c'est prêter au ive siècle des conceptions toutes modernes. Cette époque touche à la période où la liturgie était encore improvisée. La divergence est nettement marquée entre Antioche et Alexandrie, parce que ce sont deux métropoles indépendantes, ayant eu un passé liturgique à part, et — ne l'oublions pas — ayant eu deux écoles continuellement en lutte. Ce qui amènera dans chaque famille la distinction de plusieurs rits, ce seront principalement les schismes qui ont déchiré pendant trois siècles l'Orient. C'est donc le fait qu'une « nation » a rompu ses rapports avec la nation voisine ou sa métropole ecclésiastique, par particularisme national, à l'occasion d'une condamnation fulminée par un concile. La question de l'origine n'est pourtant pas claire pour tous les rits.
1.1.3 Une classification des rites orientaux9 Les rites orientaux peuvent faire l’objet d’une classification telle que la présente le tableau suivant : LES RITES ORIENTAUX Antiochien Alexandrin Syriaque Byzantin (Cappadocien) Jacobite Maronite Persan Byzantin Arménien Copte-
9 source : Dictionnaire de Théologie Catholique (DTC), Tome 11, volume II, colonnes 1436-1438
Première version 11 4 mars 2006 Notitia De Ecclesiis orientalibus
pur éthiopien
(source : DTC, Tome 11, volume II, colonnes 1485-1486) Le comparatif de la forme de la prière de consécration épiscopale de la prétendue Tradition apostolique attribuée à Hippolyte de Rome aux rites orientaux par les réformateurs de Pontificalis Romani (1968) fait appel au rite maronite et au rite copte.
1.1.3.1 La liturgie d'Antioche. a. Le rit persan. — L'anaphore de saint Jacques, qui est proprement celle d'Antioche, semble avoir été déjà en usage, dans le texte grec et peut-être syriaque, quand Nestorius fut condamné au Concile d'Éphèse (431). L'Église de Perse, dans le demi-siècle qui suivit, se trouva séparée de la catholicité; mais cela n'amena qu'assez lentement la distinction entre rit antiochien pur et rit persan ou nestorien; car c'est bien tard que l'on trouve l'anaphore des « Apôtres Addée et Maris » révisée par le catholicos Iso'yahb III (650), cf. Janin : Les Églises orientales et les rites orientaux, p. 533-534. Ce rit existe encore en Perse et Mésopotamie, c'est pourquoi on le désigne sous le nom de nestorien, persan, ou rit des Syriens orientaux. Le nom de chal- déen est réservé à la branche revenue à l'unité catholique, depuis le xvie siècle (1553). Elle garde sa liturgie primitive. La liturgie persane a subi avec le temps l'influence byzantine. On rencontre une autre branche, sur la côte mala-bare; cette fois, c'est une influence romanisante qui s'est exercée sur ce rit, par les missionnaires latins; le synode de Diamper (1599) accentua encore la latinisation de ce rit, qui a reçu le nom de Syro-malabare. Cf. art. NESTORIENNE (Église). Pour les corrections faites au rit'malabare, voir Le Brun, Explication de la messe, t. m, p. 451-467. b. Le rit jacobite ou syriaque pur. — En Syrie, la branche restée fidèle au Concile d'Éphèse (431) était du rit syriaque pur : elle célébrait sa liturgie en grec, à Antioche, et en syriaque peut-être à Édesse et dans les petites localités. L'hérésie monophysite divisa à son tour cette branche catholique en deux groupes : les catholiques, partisans du concile de Chalcédoine (451) et de l'empereur, recevront le nom de «melkites », quant aux monophysites, ils seront nommés, en Syrie jacobites, probablement du nom de Jacques Baradai (f 578). Ce dernier groupe se servira dorénavant de la liturgie de saint Jacques, dans le texte syriaque, et la conservera assez pure, jusqu'à nos jours; une branche est revenue à la vraie foi au XVIIIe siècle, tout en gardant sa liturgie primitive. Ses fidèles sont appelés indifféremment : Syriens catholiques, Uniates et même Syriens tout court; le rit est dit rit des Syriens occidentaux, par opposition aux Syriens orientaux, les nestoriens. Cf. Janin, op. cit., c. XIII, p. 489 sq.; cf. art. MONOPHYSISME, t. x, col. 2216-2251.
c. Le rit maronite. — Un petit groupe des melkites de Syrie, cantonné dans les
montagnes du Liban, où l'usage du syriaque était exclusif, conserva jusqu'à nos
jours, sa foi et sa liturgie d'Antioche. Ce sont les Maronites. Les croisades
d'abord, plus tard l'action de leurs sujets qui allèrent étudier à Rome, celle des
délégués du Saint-Siège et des religieux latins amenèrent une sérieuse
romanisation de toute leur liturgie, chose très regrettable à cause de ce
mélange incohérent de rites romains et syriaques; cf. art. Maronite (Église), t. x,
col. 1 sq.; Revue des sciences religieuses, 1924, p. 429-439.
d. Le rit byzantin. — Les Maronites — on le sait — échappèrent au grand schisme
d'Orient; ce ne fut pas le cas de l'autre groupe melkite, qui, jusqu'au XIIe siècle,
avait gardé la liturgie de saint Jacques, même après sa séparation de Rome. Il a
fallu, semble-t-il, l'avènement d'un Byzantin au siège d'Antioche, Théodore III
Balsamon (entre 1185 et 1191), pour imposer la liturgie byzantine dans le
patriarcat grec d'Antioche et de Jérusalem. Son opposition à toute liturgie qui
n'était pas byzantine, est très marquée dans une lettre à son collègue
d'Alexandrie, Marc II (1195). P. G., t. cxxxvm, col. 954. Cf. Dict. d'archéol. et
de
liturgie, art. Antioche, t. I, col. 2429.
La résidence des patriarches d'Antioche à Constantinople, pendant deux
siècles, depuis Jean V (1098), semble encore expliquer le mouvement de
byzantini-sation, dans leur patriarcat. Cf. Dict. d'archéol., t. VI, col. 1607.
Première version 12 4 mars 2006 Notitia De Ecclesiis orientalibus
Chose curieuse, les prêtres grecs de Jérusalem et de Chypre ont gardé un
vestige de leur ancien rit antiochien, en célébrant la messe, à la fête de saint
Jacques (23 oct.), avec l'anaphore attribuée à ce saint.
Dès ce moment le rit byzantin remplaça la liturgie de saint Jacques. Une
partie de ces grecs melkites revint à l'unité, tout en conservant la liturgie byzan-
tine, traduite, à un moment, en syriaque, pour les habitants de la campagne et
célébrée actuellement, soit en arabe, soit en grec, soit dans les deux langues à la
fois.
En Egypte, ceux qui ne passèrent pas au monophy-sisme gardèrent le rit
alexandrin en langue grecque. L'influence de Byzance se fit sentir néanmoins et
tous durent passer au schisme de Michel Cerulaire (+ 1058). Au début du XIIIe
siècle, ils reçurent le rit byzantin par leur patriarche Marc II, après un voyage de
celui-ci à Byzance (1203-1204), cf. Dict. d'archéol., art. Alexandrie, t. I, col.
1187 sq. ; Dict. d'histoire et de géographie ecclés., t. II, col. 326. Théodore III
Balsamon raconte que Marc II avait promis d'adopter le rit byzantin dans son
Église d'Alexandrie. P. G., t. CXXXVII, col. 621.
Ceux qui sont revenus à la vraie foi sont sous la juridiction du
patriarche grec-catholique d'Antioche, qui a reçu aussi le titre de patriarche
d'Alexandrie.
Nous avons parlé du rit byzantin, en Syrie et en Egypte, comme
provenant de Byzance. Mais comment ce rit s'était-il formé dans la
capitale, et de quelle famille liturgique descendait-il? L'opinion la plus
courante rattache ce rit à la liturgie d'Antioche. Cf. ici art. LituRgie, t. IX,
col. 817; L. Duchesne, Origines du culte chrétien, p. 72 sq. Ce serait une
importation faite par les nombreux évêques de Byzance, soit origi naires
d'Antioche ou de Césarée de Cappadoce, soit formés à l'école d'Antioche :
Eudoxe, Grégoire de Nazianze, Nectaire, Jean Chrysostome,
Nestorius.
En passant par Césarée, cette liturgie a évolué avant d'arriver à
Byzance. Elle recevra, dans la suite un développement tout particulier qui
rappelle la pompe et la magnificence des empereurs de Byzance. Ce rit se
propagera dans les Balkans et les pays slaves. Pour dom Moreau, la
liturgie byzantine est à l'origine de toutes les liturgies orientales. Dom
Moreau, Les liturgies eucharistiques, p. 29. Cstte opinion ne semble pas
tenir compte des données liturgiques.
e. Le rit arménien. — Quant à la liturgie arménienne, elle semble procéder
de la liturgie de Césarée et d'Édesse; cela se comprend à cause de la
proximité de ces villes, de l'Arménie. L. Duchesne, loc. cit., p. 75, y voit
un stade ancien de la liturgie byzantine. Le cachet byzantin est nettement
accusé, peut-être plus encore de nos jours à cause des emprunts
postérieurs. Elle est en usage chez les Grégoriens ou Arméniens
monophysites et dans un groupe converti à l'Église catholique au XVIIIe
siècle, cf. art. Arménie, t. I, col. 1892 sq., 1954 sq.
1.1.3.2 La liturgie d'Alexandrie. a. Le rit copte. — L'Église d'Alexanirie a sa liturgie propre, entièrement indépendante de celle d'Antioche. Toutefois à partir d'une certaine date, elle a subi l'influence byzantine. La liturgie la plus ancienne et dont on se sert encore est attribuée à saint Marc ; elle a été revisée par saint Cyrille (t 444). Lorsque l'Église d'Alexandrie passa, en grande partie, au schisme monophysite antichal- cédonien, elle se servait du grec — du moins dans les villes — pour la célébration de sa liturgie. La faction hérétique pour garder son indépendance et marquer son nationalisme et sa séparation, adopta la langue copte, qui semble avoir été déjà en usage dans la célébration de cette liturgie à la campagne.
Première version 13 4 mars 2006 Notitia De Ecclesiis orientalibus
b. Le rit éthiopien ou abyssin. — Au IVe siècle, l'Abyssinie se convertissait et
venait demander sa hiérarchie à l'Église d'Alexandrie. C'est ainsi qu'elle reçut la
liturgie alexandrine, puis le schisme monophysite; mais la langue ghez fut
substituée au copte.
Après plusieurs tentatives de conversion, une minime partie de l'Église
copte fut convertie et reçut sa hiérarchie à la fin du XIXe siècle. Un groupe
abyssin ou éthiopien catholique s'est également formé; il est encore sous la
juridiction d'un délégué apostolique; cf. Janin, op.cit., c. XVII, p. 637 sq.
C'est par ces deux groupes catholiques que l'ancien rit d'Alexandrie
reprend sa place d.ans l'Église catholique.
1.1.4 Brève introduction à l’Eglise maronite et à ses rites, en particulier pour l’intronisation du patriarche.
1.1.4.1 Le rite maronite10. Le rite maronite est le seul parmi les rites orientaux qui ne soit suivi que par des catholiques. Cela vient de ce que la nation tout entière au sein de laquelle il s'est formé a fait son union avec Rome. Les Maronites sont des Syriens comme les melkites et les jacobites ; ils n'ont constitué un groupe à part qu'à la suite des querelles religieuses dont nous dirons un mot plus loin. Pour mieux marquer encore leur différence d'avec les Églises rivales, ils ont modifié le vieux rite syrien d'Antioche qui leur était commun avec les jacobites ou monophysites de Syrie. Ils ne parlent plus le syriaque, mais l'arabe, et habitent principalement le mont Liban ou Montagne Blanche. Ainsi que nous venons de le dire, le rite maronite n'est pas autre chose que le rite syrien d'Antioche modifié au cours des siècles par les monothélites du Liban et remanié encore après leur conversion au catholicisme afin de le faire ressembler davantage au rite romain. Il emploie, comme le rite syrien proprement dit, l'ancien araméen qui n'est plus parlé depuis longtemps en Syrie. Les textes sont écrits de la même façon que chez les Syriens et se lisent de droite à gauche, comme pour l'hébreu et la plupart des langues orientales. Afin de rendre plus intelligibles au clergé, qui n'est pas toujours très instruit, les Missels, Bréviaires et autres livres liturgiques, les Maronites ont adopté l'arabe pour les rubriques, mais ils l'écrivent avec des caractères syriaques ordinaires appelés pour cette raison karchouni.
1.1.4.1.1 Ordre11. On distingue trois ordres mineurs : ceux de chantre, de lecteur et de sous-diacre (chidjâk), et trois ordres majeurs : ceux de diacre, de prêtre et d'évêque. Les archidiacres, économes, périodeutes, chorévêques et archiprêtres, dont nous parlerons plus loin, exercent des fonctions qui n'exigent point d'ordination. Pour être chantre, il faut avoir sept ans et savoir lire ; le lectorat et le sous-diaconat exigent qu'on ait douze ans, au moins en principe, car il y a des lecteurs beaucoup plus jeunes. On est diacre à vingt et un ans et prêtre à vingt-cinq ou trente. Là encore, il y a des exceptions à la règle générale. Pour les ordres mineurs, l'ordination consiste essentiellement dans la porrection ou remise des instruments ; pour les ordres majeurs, il y a en plus l'imposition des mains. Les fonctions du chantre et du lecteur sont assez clairement indiquées par leurs noms ; le sous-diacre cumule les rôles du portier, de l'acolyte et du sous- diacre de l'Église latine ; sa fonction ordinaire est de servir le prêtre et le diacre à l'autel. Le diacre est le ministre principal qui aide le célébrant pendant la messe solennelle.
10 Extrait – page 446 in Les Eglises orientales et les rites orientaux, Père Raymond Janin, Réédition, Letouzey et Ané, 1997 11 Extrait – page 453 in Les Eglises orientales et les rites orientaux, Père Raymond Janin, Réédition, Letouzey et Ané, 1997
Première version 14 4 mars 2006 Notitia De Ecclesiis orientalibus
1.1.4.2 L'Église maronite12. 1.1.4.2.1 Histoire Vers la fin du IVe et au commencement du Ve siècle, vivait près de la ville de Cyr, sur le versant occidental de l'Amanus, un pieux solitaire nommé Maron, dont Théodoret nous a retracé les vertus admirables. C'est probablement à lui que saint Jean Chrysostome écrivait de son exil de Cucuse, en 405. Ce saint Maron mourut avant 423. Son corps fut dérobé par des fidèles du diocèse d'Apamée, qui bâtirent une église et un couvent pour y déposer ses restes. Ce couvent, dit de Saint-Maron, s'élevait entre Émèse et Apamée, sur la rive droite de l'Oronte. Il joua un grand rôle dans les discussions théologiques qui agitèrent la Syrie au vie siècle. Ses moines furent, en effet, constamment à la tête des catholiques pour défendre la foi contre les monophysites ou jacobites de Syrie. Malheureusement, ils se montrèrent aveugles dans leur dévouement à l'empereur Héraclius et le suivirent dans le monothélisme, erreur qu'ils conservèrent pendant plus de cinq siècles. Ce n'est pourtant pas ainsi que les auteurs maronites racontent les origines de leur Église. Ils ont constamment émis la prétention d'avoir toujours été catholiques, mais leur « perpétuelle orthodoxie » est reléguée aujourd'hui dans le domaine de la légende. Grecs de Byzance, Grecs melkites de Syrie, nestoriens, monophysites jacobites et arméniens, tous les chrétiens orientaux, depuis le VIIIe siècle, s'accordent à dire que les Maronites furent monothélites, c'est-à-dire partisans de l'erreur de Sergius. Cet hérésiarque prétendait qu'après l'union hypostatique il n'y avait qu'une seule volonté en Notre-Seigneur, la volonté divine. Les Maronites font remonter l'organisation de leur Église et le titre de patriarche d'Antioche que porte leur chef à un moine du couvent de Saint-Maron, au VIIe siècle, nommé Jean Maron, dont ils font un saint. Il aurait été patriarche d'Antioche de 685 à 707. Ou Jean Maron n'a pas été patriarche d'Antioche, ou bien il était hérétique, car on ne trouve nulle part son nom sur les listes très complètes des titulaires catholiques de ce siège à cette époque. On ne voit d'ailleurs pas dans le récit des Maronites qu'il ait eu des successeurs. Leur thèse ne peut faire valoir qu'un seul argument, celui de la tradition. Or, cette dernière n'est pas antérieure au XIVe siècle ; en effet, le plus ancien témoignage qu'on puisse citer sur la vie de Jean Maron n'est que de 1392. Il est vrai que l'auteur prétend qu'il l'a rédigée d'après un très ancien manuscrit. On n'est pas encore fixé de nos jours sur l'existence et les actions de ce problématique Jean Maron. Voici l'opinion la plus vraisemblable sur les origines de l'Église maronite. Le couvent de Saint-Maron prit peu à peu de l'influence, groupa autour de lui les montagnards chrétiens des environs, s'érigea en évêché et finit par étendre sa juridiction sur une bonne partie de la Syrie. C'est au VIIIe siècle que le parti religieux dont il formait le noyau commença à constituer une Église à part, une Église monothélite, au moment où la cour de Constantinople renonçait à l'erreur de Sergius. Cette Église avait plusieurs évêques au début du IXe siècle, mais on ne saurait dire si elle s'était déjà donné un patriarche. En tout cas, ses adhérents avaient réussi à conquérir une véritable indépendance politique dans les montagnes du Liban, où ils s'étaient retirés pour échapper aux persécutions des musulmans. Guillaume de Tyr raconte qu'en 1182 les Maronites se rapprochèrent « par une inspiration du ciel » du patriarche latin d'Antioche, Amaury, et qu'ils abjurèrent l'hérésie monothélite au nombre de 40 000. Peu après ce retour en masse, il y eut encore des velléités de rechute. Au commencement du XIIIe siècle, le pape Innocent III dut même excommunier le patriarche Luc (†1209). Le successeur de ce dernier, Jérémie, assista au concile de Latran (1215) et quitta Rome avec un cardinal légat qui tint un synode à Tyr afin de rattacher de nouveau la nation maronite à l'Église catholique. Le pape adressa alors au patriarche Jérémie une lettre dans laquelle il lui demandait de confesser la doctrine des deux volontés en Notre-Seigneur. Au XVe siècle, il existait encore des Maronites monothélites, puisque ceux de Chypre abjurèrent l'hérésie avec leur archevêque Élie, en 1445. La conversion définitive se produisit au XVIe siècle, grâce surtout aux missions du célèbre Jésuite Eliano. Depuis cette époque, l'union n'a jamais été rompue. En 1584, Grégoire XIII fonda à Rome le
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Collège ou Séminaire maronite qui existe encore. C'est là que se formèrent une pléiade de
savants qui firent grandement honneur à leur pays. Les plus célèbres furent les quatre
Assémani, qui, pendant tout le XVIIIe siècle, travaillèrent à faire connaître la littérature et la
liturgie syriaques.
Confinés dans les montagnes du Liban, où ils vivaient dans une indépendance à peu près
complète vis-à-vis de l'empire ottoman, les Maronites conservèrent intacte la foi catholique
qu'ils avaient enfin recouvrée et rendirent aux autres catholiques de Syrie, Melkites, Syriens
et Arméniens, les plus grands services en leur donnant asile pendant la persécution. Au XVIe
et au XVIIe siècle, ils modifièrent leur liturgie pour la rapprocher, au moins extérieurement,
du rite latin. La discipline ecclésiastique était alors si peu définie qu'il y avait souvent des
conflits entre le patriarche et les évêques. Ceux-ci n'avaient pas de résidences fixes ni de
diocèses bien délimités. Pour mettre fin à ce fâcheux état de choses et aux graves abus qui
s'étaient introduits dans les monastères, un synode se tint, en 1736, dans les environs de
Beyrouth. Cette assemblée prit d'excellentes mesures qui ne furent malheureusement mises
en pratique que petit à petit et sur les pressantes instances des papes. L'Église maronite fut
encore troublée au XVIIIe siècle par des élections patriarcales, parfois doubles, et surtout par
l'imposture d'une femme d'Alep, Hendyé Aggémy, qui fonda une congrégation vouée au
culte du Sacré-Cœur, tomba dans des erreurs multiples et finit par se prétendre unie
hypostatiquement à Jésus-Christ ! La querelle suscitée par cette visionnaire ne prit fin qu'au
début du XIXe siècle.
Divers synodes se tinrent encore au cours du siècle dernier pour mettre fin aux abus déjà
condamnés par celui de 1736. Le principal est celui de 1818. C'est alors que les évêques se
virent imposer une résidence fixe. Un autre s'est tenu en 1934.
En 1860, plusieurs milliers de Maronites furent massacrés par les Druses, avec la
complicité du gouvernement ottoman. Ces graves événements donnèrent lieu à une
intervention des troupes françaises et à l'établissement, dans le Liban, d'un gouvernement
particulier dont bénéficièrent la plupart des Maronites. Ils ont toujours montré le plus grand
attachement à la France qui les a constamment protégés depuis François Ier. Pendant la
première guerre mondiale, nombre d'entre eux, laïcs et ecclésiastiques, ont été mis à mort
en haine de la France, et la population a été affamée par les Turcs. C'est par dizaines de
milliers qu'il faut compter les victimes de la férocité musulmane.
1.1.4.2.2 Organisation ecclésiastique Patriarche. Le chef de l'Église maronite est le patriarche, élu par les métropolites et les évêques réunis en synode. C'est toujours un des prélats de la nation, âgé d'au moins quarante ans ; il doit réunir les deux tiers des suffrages. Il peut arriver aussi que le pape nomme un coadjuteur avec future succession ; c'est alors ce prélat qui devient patriarche, sans qu'il y ait intervention du synode épiscopal. Quand l'élection est terminée, le plus ancien des évêques procède à la consécration du nouvel élu. La principale cérémonie consiste dans l'imposition des mains par tous les prélats présents. Le clergé vient ensuite faire son obédience en baisant la main du patriarche et le peuple en lui baisant le pied. Les évêques notifient alors l'élection à la S. Congrégation Pro Ecclesia orientali pour demander la confirmation pontificale. Le pape répond, comme aux autres patriarches orientaux, par l'envoi du pallium. Le patriarche agit de même pour faire sa profession de foi et reconnaître l'autorité pontificale. Le patriarche est nommé à vie. Il a la juridiction sur tous les Maronites de l'ancien empire ottoman et de l'Egypte. Parmi les nombreux privilèges que la coutume et le synode libanais de 1736 lui ont reconnus, les principaux sont les suivants : c'est lui qui consacre tous les évêques maronites ; seul, il a le droit de nommer les périodeutes, les archi-prêtres et les chorévêques ; seul, il consacre le saint Chrême ; il se réserve l'absolution de certains péchés, comme l'apostasie, l'emploi des choses saintes pour la sorcellerie, l'attentat commis sur la personne d'un évêque et l'expulsion d'un curé par ses paroissiens. Il doit s'occuper de l'édition des livres liturgiques, des catéchismes et autres écrits destinés à l'instruction religieuse du peuple. Aucune traduction du syriaque en arabe ne peut être publiée sans sa
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permission. Pour maintenir la discipline dans son Église, il convoque tous les trois ans les
évêques en synode et envoie tous les dix ans à Rome un prélat chargé de rendre compte de
la manière dont est gouvernée l'Église maronite.
Il porte le titre de « patriarche d'Antioche et de tout l'Orient », qui lui a été reconnu, au
moins pour la première partie, par le pape Alexandre IV, en 1254. A son nom de baptême, il
joint aussi celui de Pierre, en souvenir de saint Pierre, qui fut le premier évêque d'Antioche.
Sa résidence a beaucoup varié au cours des siècles, sans toutefois s'éloigner du Liban.
Actuellement, il réside à Bkerké, près de Beyrouth, pendant l'hiver, et à Deman, dans la
montagne, pendant l'été. Comme ornements particuliers, il porte le capuchon ou maçnafta,
analogue au biroun des nestoriens, et son étole affecte la forme de l'omophorion grec. Dans
les prières publiques, il est nommé immédiatement après le pape.
Pour subvenir à ses dépenses, le patriarche perçoit les revenus de plusieurs monastères
qui lui appartiennent, une partie de la capitation que chaque adulte doit payer tous les ans à
l'évêque et une taxe imposée au clergé. Ces ressources couvrent difficilement les dépenses
générales du patriarcat, qui ne pourrait pas vivre sans les secours venus de l'Occident.
Métropolites et évêques.
Au point de vue de la juridiction, il n'existe entre eux aucune différence, car le titre de
métropolite est devenu purement honorifique. C'est le patriarche et les évêques seuls, réunis
en synode, qui nomment les uns et les autres, sans que le clergé ou les fidèles du diocèse à
pourvoir aient le droit d'intervenir. Quand l'élection est faite, le patriarche, assisté de deux
évêques, consacre le nouveau prélat.
Contrairement à la coutume en vigueur dans toutes les Églises orientales, même
catholiques, ce sont les chefs des diocèses qui administrent le sacrement de confirmation.
Ils peuvent se réserver l'absolution de deux péchés : le meurtre prémédité et l'inconduite
publique. Ils ont le droit de dispenser de certains empêchements de mariage et de permettre
le travail les jours de fêtes et les dimanches, à condition qu'on entende la messe.
Leurs principales fonctions sont de prêcher, d'instruire le peuple et de censurer les
livres. Ils ne doivent pas s'absenter de leurs diocèses sans la permission du patriarche. Les
ressources dont ils disposent viennent des revenus fournis par les biens de l'église
cathédrale, des produits d'une capitation payée par chaque fidèle adulte et dont une partie va
au patriarche, des droits d'étole et des taxes pour les dispenses de mariage.
Diocèses.
L'Église maronite comprend actuellement deux archevêchés ou métropoles : Beyrouth et
Damas, et huit évêchés : Alep, Baalbek, Batroun-Djibaïl, Chypre, Egypte, Sidon, Tripoli et
Tyr. Celui d'Egypte a été créé le 22 juin 1946 sous le nom de Cahir (Le Caire). Le
patriarche s'est réservé le gouvernement des deux diocèses unis de Djibaïl et Batroun. Il se
fait aider par deux vicaires patriarcaux revêtus de la dignité épiscopale, chargés
spécialement l'un des questions spirituelles, l'autre des questions temporelles.
Chaque diocèse, administré par un métropolite ou par un évêque, possède encore
d'autres dignitaires ecclésiastiques. L'archidiacre et l'économe, qui reçoivent leur charge
d'après le même cérémonial, ont aussi le même emploi ou à peu près. L'archidiacre est plus
particulièrement le vicaire général de l'évêque. Il s'occupe des biens d'église et des procès
ecclésiastiques. Il n'y en a qu'un par diocèse. L'archidiacre n'a aucune autorité sur les
prêtres. L'économe s'occupe uniquement des biens ecclésiastiques, même quand le siège est
vacant.
La charge de périodeute ou bardoût (du grec περιοδευτής, visiteur) consiste
essentiellement dans la visite des églises. Il a le droit de consacrer les baptistères, les églises
et les autels ; il peut aussi, avec la permission du patriarche, administrer le sacrement de
confirmation. Il doit veiller spécialement à l'observation des décisions du synode de 1736 et
se rendre compte de la manière dont les curés s'acquittent de leurs devoirs. Il n'y a qu'un
bardoût par diocèse. Il a droit à la crosse.
Le chorévêque porte la crosse et la mitre. Il peut, avec l'autorisation du patriarche,
administrer le sacrement de confirmation et conférer les ordres mineurs. Dans toute localité
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un peu populeuse, l'évêque doit mettre un chorévêque qui joue à peu près le rôle du doyen
dans l'Église latine.
L'archiprêtre ou khouri est le chorévêque de la résidence épiscopale. Lui aussi, il a le
droit à la crosse et à la mitre. Il a le pas sur tous les autres dignitaires et occupe la première
place dans la cathédrale, quand l'évêque est absent.
Le bardoût, le chorévêque et l'archiprêtre doivent entrer dans un monastère si l'évêque
les relève de leurs fonctions.
1.1.5 Brève introduction à l’Eglise syrienne et à ses rites, en particulier pour le sacrement de l’ordre et l’épiscopat. 13 1.1.5.1 Le rite syrien Le rite syrien est dans son ensemble le rite primitif de l'Église d'Antioche qui s'est modifié à travers les âges. Après s'être d'abord servi de la langue grecque, au moins dans les villes qui étaient à peu près toutes hellénisées, il a emprunté la langue populaire, le syriaque, afin d'être mieux compris des populations auxquelles il s'adressait. Cette substitution s'accentua particulièrement, grâce à des préoccupations nationalistes, après l'adoption des erreurs monophysites et le schisme qui en fut la conséquence naturelle. C'était comme une protestation contre les Byzantins qui prétendaient imposer à toutes les races de l'empire leur langue et leurs coutumes. Actuellement encore, c'est le syriaque ou dialecte araméen occidental qui est employé à la messe, à l'office, dans l'administration des sacrements. Comme, dans la plupart des provinces, il n'est plus compris du peuple depuis de longs siècles, on lit en arabe l'Épître et l'Évangile, après l'avoir fait en syriaque ou même sans s'être donné cette peine. D'autres parties, par exemple toutes les prières à haute voix, sont aussi dites en arabe. Chez les catholiques, cette coutume est toujours en vigueur, mais on conseille aux prêtres d'employer le syriaque plutôt que l'arabe à la messe basse. L'alphabet dont se servent les Syriens proprement dits et les Maronites diffère de celui qui est en usage chez les Chaldéens, mais la langue ne présente que des différences peu importantes. Il y a actuellement deux Églises à suivre le rite syrien pur, une hérétique et schismatique appelée jacobite, et une autre unie à Rome, qui se désigne communément sous le nom d'Église syrienne. Avant d'aborder ce qui constitue le rite proprement dit, c'est-à-dire les prières et les cérémonies publiques du culte (messe, office) ou de l'administration des sacrements, nous dirons quelques mots des églises et des accessoires nécessaires aux fonctions sacrées (vases sacrés, vêtements).
Ordre14 — Il n'y a que trois ordres mineurs : ceux de chantre (mzamrôno), de lecteur
et acolyte (korouyo ou aghnusto) et de sous-diacre ( hapodiaconos ). Le diacre
(mchamchôno ou diaconos), le prêtre (kachicho) et l'évêque (épiscopos) reçoivent les ordres
majeurs. L'archidiacre (arkidiaconos), chargé de la surveillance du clergé, le chorévêque
(korépiscopos) et le périodotos, visiteur des diocèses, reçoivent une sorte de consécration
très solennelle, les chorévêques ne sont jamais revêtus du caractère épiscopal, comme leur
nom pourrait le faire croire.
Le chantre et le lecteur sont ordonnés à l'Élévation de la messe. L'évêque leur pose la
main sur le front et leur dit : « N. est ordonné (lecteur) dans la sainte Église de Jésus-Christ,
au nom du Père et du Fils et du Saint-Esprit. Ainsi soit-il. » Cette formule sert pour tous les
ordres. Le lecteur reçoit le livre des prophéties et l'étole. Au sous-diacre l'évêque remet une
burette et un cierge allumé. Le sous-diacre n'est pas tenu à la récitation de l'office divin.
13 Extrait - pages 365 et 366 in Les Eglises orientales et les rites orientaux, Père Raymond Janin, Réédition, Letouzey et Ané, 1997 14 Extrait - page 375 in Les Eglises orientales et les rites orientaux, Père Raymond Janin, Réédition, Letouzey et Ané, 1997
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L'ordination du diacre est plus solennelle. Il doit faire une profession de foi et la signer
avant de pénétrer dans le sanctuaire. L'évêque lui impose les mains, puis le met sous sa
chape et lui frotte la tête, le dos et les épaules, en récitant des prières. Le prêtre est ordonné
par l'imposition des mains, sans onctions. Il ne concélèbre pas avec l'évêque. Celui-ci le
présente aux fidèles à la fin de la messe et on vient baiser la main du nouveau prêtre et le
livre des Évangiles qu'il tient. C'est le patriarche qui consacre les évêques.
1.1.5.2 L'Église jacobite ou dissidente15 L'Église jacobite de Syrie est née d'un schisme plutôt que d'une hérésie, au milieu du V e siècle. Le concile de Chalcédoine (451) ayant condamné les erreurs d'Eutychès relativement à l'union des deux natures dans la personne de Notre-Seigneur, de la plupart des clercs et des fidèles, en Syrie comme en Egypte, refusèrent d'accepter la sentence des Pères parce qu'ils y voyaient à tort la condamnation de saint Cyrille. Ils s'en tinrent à la formule de ce docteur qui, imprécise par elle- même, peut fort bien cependant recevoir une interprétation catholique. Ils n'étaient donc monophysites qu'en paroles et repoussaient les erreurs d'Eutychès avec autant d'ardeur que les plus purs orthodoxes. Les moines dirigeaient le mouvement d'opposition au concile, qui était au moins autant national que religieux. De 451 à 518, il y eut tour à tour sur le siège d'Antioche des patriarches catholiques et des patriarches monophysites, suivant que les empereurs de Constantinople se montraient favorables ou hostiles aux décisions de Chalcédoine. Le plus célèbre des titulaires fut Sévère d'Antioche, le théologien du parti, qui lui donna une puissante impulsion et dont les doctrines ne ressemblent en rien aux extravagances d'Eutychès. La situation changea en 518, à l'avènement de l'empereur Justin, qui se prononça nettement contre toutes les formes du monophysisme. Son neveu Justinien (527-561) alla plus loin. Il prit une mesure radicale en faisant arrêter et emprisonner dans des couvents les évêques suspects de la Syrie et de l'Egypte. C'était à bref délai la fin du schisme. Malheureusement, l'impératrice Théodora vint au secours des monophysites en cédant aux instances de Harith ibn Djabalah, roi des Arabes ghassanides au service de l'empire byzantin, qui lui demandait des évêques de la secte. Deux moines, Théodore et Jacques Zanzalos ou Baradaï, réussirent à se faire donner la consécration épiscopale et s'intitulèrent, le premier, évêque de Bostra, avec juridiction sur l'Arabie et la Palestine ; l'autre, évêque d'Édesse, avec juridiction sur la Syrie, la Mésopotamie et l'Asie Mineure. Théodore disparut sans laisser de traces, mais Jacques Baradaï fut plus heureux. Pendant de longues années, il parcourut les immenses régions qui lui étaient assignées, sous les déguisements les plus divers, pour dépister la police impériale. Il fut le véritable chef de l'Église monophysite de Syrie. C'est de lui que ses partisans tirent le nom de jacobites, sous lequel ils se désignent volontiers. Ils font même dater la fondation de leur Église de 543, année où il reçut la consécration épiscopale. Pour assurer à la secte une hiérarchie, Jacques Baradaï réussit une seconde fois à trouver des prélats complaisants, puis les nouveaux évêques en consacrèrent d'autres à leur tour. La hiérarchie de l'Église jacobite fut calquée sur celle de l'Église officielle de Syrie par l'établissement d'évêques partout où il y en avait de catholiques. Après quelques tiraillements, le nouveau patriarcat d'Antioche continua de s'organiser, surtout après la conquête de la Syrie par les Arabes. Les monophysites favorisèrent de tout leur pouvoir les entreprises des conquérants, afin de se débarrasser de la domination byzantine qui leur était devenue odieuse depuis longtemps. Pendant un bon nombre d'années, ils n'eurent qu'à se féliciter d'avoir suivi cette ligne de conduite, car ils furent tout-puissants à la cour des califes, tandis que les catholiques se voyaient durement traités, parce que les Arabes les accusaient d'être les alliés des Byzantins. Les monophysites usèrent plusieurs fois de leur crédit pour persécuter leurs adversaires religieux. Cependant, le patriarche n'avait pas de résidence fixe et habitait de préférence à Diarbékir ou au couvent de Barsoumas, près de
15 Extrait - pages 377 à 393 in Les Eglises orientales et les rites orientaux, Père Raymond Janin, Réédition, Letouzey et Ané, 1997
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Mélitène. Le patriarche Élie réussit à bâtir une église à Antioche au commencement du ixe
siècle, mais il n'obtint point la permission d'y établir son siège.
Bien qu'ils fussent favorisés par les princes arabes et qu'ils eussent de nombreux
diocèses, les jacobites ne furent cependant jamais qu'une minorité, car une bonne
partie de la population avait presque aussitôt adopté la religion des conquérants et
il restait encore un certain nombre de catholiques. De plus, ils furent en proie à une
multitude de schismes locaux que faisait naître presque chaque élection de
patriarche. Les Grecs ayant reconquis une partie de la Syrie en 968, ils essayèrent
vainement de ramener les monophysites à l'orthodoxie. Pour éviter les
persécutions des Byzantins, le siège du patriarcat fut reporté, vers 1030, à
Diarbékir, en dehors des frontières de l'empire. Michel le Syrien le fixa à Mardin,
un siècle et demi plus tard. Pendant le XIIIe siècle, il y eut plusieurs tentatives
d'union avec Rome, mais elles restèrent sans résultat. L'autorité du patriarche
allait en s'affaiblissant, d'autant plus qu'il partageait le gouvernement de l'Église
avec le maphrian, dignitaire analogue au catholicos, qui exerçait une juridiction
absolument indépendante sur les diocèses de Mésopotamie. En 1293, il y eut en même
temps trois chefs dans l'Église jacobite, ayant chacun une partie des évêques et des fidèles.
Cette situation dura près de deux cents ans. A partir du XVI e siècle, l'histoire
des monophysites de Syrie se résume à peu près tout entière dans les démarches
qui aboutirent finalement à la constitution d'une Église catholique et dans les
persécutions que les jacobites firent subir aux partisans de l'union avec Rome.
Nous en reparlerons plus loin, à propos des Syriens catholiques.
Le patriarche voit se rétrécir de plus en plus le cercle autrefois si étendu de son
influence. Le catholicisme fait de grands progrès parmi ses partisans, et l'on peut
prévoir le jour où le patriarche jacobite deviendra un pasteur sans troupeau, à moins que
lui-même ne fasse l'union avec Rome. L'Église qu'il gouverne n'est d'ailleurs plus
que l'ombre de ce qu'elle a été jadis. Il semble cependant qu'il se produit un certain
réveil, mais ce n'est pas toujours à l'avantage de la religion. En 1913-1914, les laïcs ont
obtenu la création d'une Assemblée nationale qui doit participer au gouvernement de
l'Église, comme cela se pratique dans presque toutes les Églises séparées.
Le patriarche actuel a fondé un séminaire et des écoles.
La science ecclésiastique fut pendant longtemps très développée chez les jacobites. Les
plus célèbres de leurs auteurs sont Sévère d'Antioche, au vie siècle ; Denys-Bar-Salibi,
évêque de Diarbékir, mort en 1171, et Grégoire Abou'l Faradj, plus connu sous le nom
de Bar-Hébraeus, historien, philosophe et théologien, mort en 1286. Aujourd'hui, on
n'étudie plus guère chez les jacobites que dans les couvents de la province de
Mossoul, encore s'y occupe-t-on à peu près uniquement des questions bibliques. C'est
dans ces monastères que se forment les adversaires les plus acharnés de l'union.
1.1.5.2.1 Divergences dogmatiques La principale erreur des jacobites porte sur l'union des deux natures en Notre-Seigneur. Les premiers docteurs n'étaient monophysites qu'en paroles, leur formule empruntée à saint Cyrille s'expliquant parfaitement dans un sens catholique. Actuellement, les jacobites répètent la même formule, sans la comprendre, le plus souvent. Il en est cependant qui affirment que la nature humaine a été absorbée par la nature divine, mais ils sont incapables d'expliquer comment, ou de répondre aux objections que soulève cette doctrine. On ne sait donc pas jusqu'à quel point ils méritent l'épithète de monophysites qu'on leur donne ordinairement. Jusqu'au xiiie siècle au moins, les auteurs jacobites ont enseigné que la transsubstantiation s'opère au moment où le prêtre prononce les paroles de l'institution. Depuis lors, ils ont quelque peu varié, car ils font intervenir l'action du Saint-Esprit au moment de la prière de l'épiclèse. Pour les fins dernières, les jacobites ont certainement subi l'influence des Grecs. D'après eux, les âmes vont dans les régions lumineuses ou dans les régions ténébreuses, suivant qu'elles sont justes ou pécheresses ; les bienheureux ne seront admis à la contemplation de
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Dieu qu'après le jugement dernier. Ils nient l'existence du purgatoire, ce qui ne les empêche
pas de prier fréquemment pour les morts.
Ils rejettent évidemment l'autorité du pape et sont partisans des Églises nationales qui
ont toutes un chef commun, Jésus-Christ.
1.1.5.2.2 Hiérarchie ecclésiastique. Les jacobites distinguent onze degrés dans la hiérarchie ecclésiastique : ceux de chantre, de lecteur, de sous-diacre, de diacre, d'archidiacre, de prêtre, de chorévêque, de périodeute, d'évêque, de métropolite et de patriarche. Les chantres, les lecteurs et les sous-diacres sont considérés comme ayant reçu les ordres mineurs ; le diaconat, la prêtrise et l'épiscopat sont les seuls ordres majeurs. Quant aux chorévêques et périodeutes, leurs fonctions, fixées par l'évêque, comportent une ordination spéciale. L'archidiacre joue le rôle de vicaire général et veille à la tenue du clergé ; le chorévêque correspond à la fois à l'abbé mitré et à l'archiprêtre ou doyen de la hiérarchie latine ; le périodeute est un prêtre chargé de la visite des paroisses. Patriarche C'est le synode des archevêques et évêques qui le choisit. L'élection devait être précédée d'une retraite au monastère de Zapharan. Elle durait théoriquement quarante jours. Chacun des prélats est tenu de consulter ses fidèles pour fixer son choix. S'il ne peut venir à l'élection, il fait connaître son candidat au synode et y joint le rapport de ses diocésains. Après l'élection on devait présenter au ministère des Cultes, par l'entremise du représentant patriarcal à Constantinople, les trois archevêques ou évêques qui avaient eu le plus de voix. Le gouvernement faisait faire une enquête locale sur la conduite extérieure du premier des candidats. Si celui-ci n'était pas agréé, le choix des Cultes se portait sur le second ou sur le troisième, après nouvelle enquête. En fait, l'élu était ordinairement celui qui avait pu payer la plus forte somme. Comme les Syriens vivent presque tous en dehors de la Turquie, cette procédure est devenue caduque. Le patriarche résidant à Homs, il doit être reconnu par le gouvernement de Damas. Aujourd'hui, on ne choisit jamais qu'un évêque, et le plus souvent le maphrian. Nous parlerons de ce dignitaire un peu plus loin. C'est l'évêque le plus ancien ou le maphrian qui procède à l'intronisation du chef de l'Église jacobite en présence de tous les évêques. Quand ceux-ci l'ont acclamé comme le « père commun de toute l'Église et le père des pères », l'élu fait une profession de foi solennelle suivie de prières et de la prestation du serment de fidélité. Il n'y a pas de consécration spéciale, le patriarche étant déjà évêque. Le chef de l'Église jacobite a juridiction sur tous les Syriens monophysites de la Syrie, de la Mésopotamie et du Kurdistan. Il exerce aussi une certaine suzeraineté sur les chrétiens jacobites du Malabar, dont nous traiterons plus loin. Seul il a le droit de nommer le maphrian, les métropolites et les évêques, de les transférer, de les consacrer et de les déposer. C'est également lui qui consacre le myron ou saint Chrême. Avant de faire aucun acte de juridiction, il devait jadis avoir reçu du sultan le bérat qui le proclamait officiellement chef de son Église. Comme à tous les autres patriarches de l'empire ottoman, ce bérat lui reconnaissait aussi la juridiction civile sur ses fidèles. Le titre qu'on lui décerne d'habitude est celui de « patriarche de la ville de Dieu Antioche ». Dans les pièces officielles, il s'appelle lui-même « patriarche d'Antioche, la ville de Dieu, et des provinces d'Orient » (on entend par là les provinces qui formaient le gouvernement dit de l'Orient).
Première version 21 4 mars 2006 Notitia De Ecclesiis orientalibus
Depuis 878, il change de nom dès qu'il est élu ; actuellement il s'appelle
toujours Ignace, en souvenir de saint Ignace, évêque d'Antioche et martyr ;
il en est ainsi depuis 1293. Ses ornements distinctifs sont les mêmes que
ceux de tous les évêques syriens, plus une coiffure spéciale, sorte de mitre
ou de tiare.
La résidence patriarcale a beaucoup varié au cours des siècles, le plus
souvent à cause des vicissitudes politiques. Ce fut tour à tour Amida
(Diarbékir), le couvent de Barsoumas, près de Mélitène, Mardin, le
couvent de Deir-Zapharan, près de Mardin, Mossoul. Il a fini par se fixer à
Homs, en Syrie, en 1932.
Il doit toujours avoir auprès de lui deux évêques. Pour faire un voyage,
soit en Europe, soit au Malabar, il faut qu'il ait le consentement de tous les
archevêques et de l'Assemblée nationale, sauf dans certains cas urgents et
extraordinaires. S'il se trouve hors de sa résidence, il lui suffit alors du
consentement de quelques notables du diocèse ou de la paroisse où il se
trouve.
Le patriarche peut être destitué pour plusieurs motifs religieux ou
civils. Il doit toujours porter une petite calotte blanche ou noire (phyra)
sous son capuchon, sans quoi il est censé perdre non seulement sa
consécration épiscopale, mais encore son onction sacerdotale. Sont
également soumis à cette loi les archevêques, les évêques et les prêtres. Le
patriarche peut destituer les prélats et les simples clercs pour des raisons
religieuses ou civiles.
Maphrian
Aussitôt après le patriarche vient le maphrian, dont la dignité est tout à
fait particulière à l'Église jacobite de Syrie. Primitivement, c'était un
métropolite qui avait juridiction sur une douzaine de diocèses d'Arabie et
de Perse, une soixantaine plus tard, qu'il gouvernait comme délégué du
patriarche, mais sans que celui-ci pût jamais intervenir. Il pouvait nommer,
consacrer, transférer, déposer les évêques de sa juridiction, absolument
comme le patriarche pour le reste de l'Église jacobite ; il avait même
le droit de consacrer le saint Chrême. Les événements politiques ou
religieux qui ont amené la décadence complète de l'Église monophysite de
Syrie ont aussi fait disparaître les privilèges du maphrian. Aujourd'hui,
c'est un titre purement honorifique. Le métropolite qui le porte s'appelle
« maphrian et catholicos de l'Orient » ; il fait fonction de vicaire patriarcal.
Métropolites et évêques.
Le titre de métropolite (métropolito, moutran) est de même
purement honorifique et ne donne aucune autorité particulière. Le
métropolite et l'évêque ont les mêmes pouvoirs. D'après les canons, l'un et
l'autre doivent être dignes, pieux, instruits et avoir pratiqué pendant
quelque temps la vie monastique. Actuellement, on ne choisit plus
que des moines qui n'ont jamais été mariés. C'est le patriarche qui
consacre les évêques et les métropolites, assisté de deux ou trois prélats.
Après que le candidat a fait sa profession de foi, on lui place le
livre des Évangiles sur la tête et on le revêt des insignes de sa
dignité, puis le patriarche lui impose les mains en disant : Est
ordonné dans la sainte Église de N... l'évêque (ou le métropolite)
de la sainte Église de N...
L'évêque ne doit pas quitter son diocèse ; il ne peut pas ordonner son
frère ou un autre de ses proches parents sous peine d'excommunication,
ni faire une ordination dans un autre diocèse que le sien, ni accepter
aux ordres un candidat qui n'est pas de ses fidèles. Sa vie est une
abstinence perpétuelle, puisqu'il lui est absolument interdit de manger de
la viande.
Première version 22 4 mars 2006 Notitia De Ecclesiis orientalibus
D'une façon générale, les évêques jacobites sont fort peu instruits et ne
connaissent guère que les Saintes Écritures et les livres nécessaires au
culte. Ils ne prêchent à peu près jamais, le plus souvent parce qu'ils
en sont incapables. Quant aux visites pastorales, ils n'en font pas,
sinon à l'occasion d'une ordination ou de la consécration d'une église,
ou bien pour réunir les collectes des fidèles.
1.1.5.2.3 Diocèses L'Église jacobite de Syrie compta, au temps de sa plus grande splendeur, jusqu'à 20 métropolites et 103 évêques. A la fin du XVIe siècle, on ne trouvait déjà plus que 20 diocèses. Aujourd'hui, il y a 7 métropolites et 2 évêques, encore tous n'exercent-ils pas de juridiction. Les métropolites sont : 1° le maphrian, qui est en même temps métropolite de Jérusalem ; il réside habituellement auprès du patriarche et administre son diocèse par l'intermédiaire d'un prélat établi à Jérusalem ; 2° le métropolite de Mossoul ; 3° celui du couvent de Chekh-Matti, près de Mossoul ; il en est aussi l'abbé ; 4° celui de Djéziréh ; 5° celui d'Alep. Les deux autres métropolites appelés tibéloyé ou universels, parce qu'ils n'ont aucun diocèse déterminé, vivent auprès du patriarche. Il y a deux évêques dans les couvents du Djebel-Tôr
1.1.5.2.4 Clergé séculier Pour être sous-diacre, il faut avoir au moins dix ans et pouvoir lire le psautier. On peut être diacre à vingt-cinq ans, prêtre à trente, évêque à trente-cinq. En fait, les canons sont souvent violés, et il n'est pas rare de trouver des diacres et des prêtres beaucoup plus jeunes. Ni le prêtre ni le diacre ne peuvent se marier après leur ordination, ou bien alors ils doivent rentrer dans le rang des fidèles, mais leur mariage est valide. Il n'existe encore qu'un seul séminaire. Toute la formation du clergé a consisté, pendant un certain temps, à apprendre à lire le rituel dans un couvent. Encore les prêtres ont-ils parfois une connaissance très insuffisante de leurs fonctions ; ils se considèrent comme de simples fonctionnaires attachés au service des églises et chargés de présider l'office, de dire la messe de temps en temps et d'administrer les sacrements. Ils ne se préoccupent ni de l'enseignement du catéchisme ni de la prédication, deux choses dont ils sont absolument incapables et auxquelles ils ne songent même pas. Leur situation matérielle ne leur permet pas d'ailleurs de montrer beaucoup de zèle. Chargés de famille et obligés de travailler pour vivre, ils ne reçoivent des fidèles, qui sont eux-mêmes très pauvres, que des rétributions insignifiantes. Leur costume est à peu près le même que celui des prêtres grecs, y compris la coiffure ; ils ne portent cependant jamais les cheveux longs.
1.1.5.2.5 Clergé régulier La vie religieuse fut jadis très florissante en Syrie, même longtemps après le schisme. C'est ainsi que saint Siméon Stylite eut des imitateurs jusqu'à la fin du XIVe siècle. Les jacobites possèdent encore un grand nombre de monastères, mais ils sont presque tous en ruines. Au bout d'un an de postulat, le candidat à la vie religieuse reçoit la tonsure (souphora) et l'habit religieux composé d'une robe de laine noire (bouthino), d'une ceinture en cuir (zounoro), d'un capuchon (bonsitho) qui tient lieu de coiffure et d'un manteau (betcha-dio- goulo). Les simples moines couchent par terre ou sur une natte. Ils ont la tête entière ment rasée, ne mangent jamais de viande et ne boivent du vin que lorsqu'ils sont malades. Pendant les cinq Carêmes, ils s'abstiennent de laitage, d'huile et de poisson. Chaque monastère est gouverné par un abbé (rabban) élu par les moines et consacré par l'évêque ou le métropolite dans le diocèse duquel se trouve le couvent. La cérémonie consiste principalement dans l'imposition des mains. L'abbé a le gouvernement complet de son monastère, c'est lui qui distribue les divers emplois de la maison. Seul il a un lit, mais il ne doit point se déshabiller pour dormir. Des nombreux monastères qu'ils possédaient jadis, les jacobites n'en ont conservé qu'une dizaine. Ils ont perdu celui de Deir-Zapharan, à 4 km au nord de Mardin, où résidaient le patriarche, le maphrian et plusieurs évêques. Il leur reste celui de Mar Mattaï, sur le
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mont Makloub, dans les environs de Mossoul. Quant aux deux de Midiat et de Ba-
Sabrina, dans le district de Tour-Abdin, qui servaient de résidence aux trois évêques
de la région, c'est tout ce qui reste des 70 anciens monastères du Djebel-Tôr. On trouve
encore le couvent d'Amar et celui d'Esseïdé, dans le village de Kasr Marbaba, où l'on
vient enterrer les morts de cinq journées de marche ; celui de Mar Melki (Saint-Mélèce), où
l'on apporte les épileptiques ; enfin celui de Saint-Jean-Marc à Jérusalem. Les moines de ce
couvent desservent aussi la petite chapelle obscure que les jacobites possèdent derrière le
tombeau de Notre-Seigneur, dans la basilique du Saint-Sépulcre.
1.1.5.2.6 Fidèles On estime actuellement à 70 000 le nombre des Syriens jacobites. Ils habitent la Syrie, la Mésopotamie et le Liban ; ils parlent l'arabe, le kurde, l'arménien ou le syriaque,suivant les régions. Quant à ceux des Indes qui reconnaissent l'autorité du patriarche, nous en reparlerons plus loin. Dans l'ensemble, les jacobites sont pauvres et souvent très ignorants, bien qu'ils possèdent quelques écoles. Ils montrent un profond attachement à leur religion, pratiquent le jeûne très rigoureusement et se convertiraient en plus grand nombre si l'on pouvait développer les missions qui existent parmi eux.
1.1.5.3 Les Jacobites du Malabar Au XVIIe siècle, les chrétiens du Malabar (sud-ouest de l'Inde) qui abandonnèrent l'Église catholique se mirent sous la juridiction du patriarche syrien d'Antioche. Pour plus de clarté, nous parlerons d'eux au chapitre consacré aux Églises de rite chaldéen (p. 440).
1.1.5.4 L'Église syrienne catholique Les catholiques qui suivent le rite syrien pur sont d'anciens jacobites revenus à l'unité romaine, surtout depuis le xviiie siècle. Ils constituent une Église qui possède un patriarche et des évêques. Elle s'intitule simplement Église syrienne sans aucun autre qualificatif. Il y eut quelques timides essais d'union avec Rome pendant les Croisades, puis à diverses reprises, en 1444, à la suite du concile de Florence, et au XVIe siècle. C'est au XVIIe siècle seulement que les démarches aboutirent enfin à la formation d'une Église catholique. Vers le milieu de ce siècle, les missionnaires Capucins parvinrent à ramener à la vraie foi la plus grande partie des jacobites d'Alep. On leur donna pour évêque un ancien élève de la Propagande, André Akhidjan, qui devint patriarche en 1662. Pour enrayer le mouvement d'union à Rome qui se généralisait de plus en plus, les schismatiques recoururent à la violence ; avec la connivence des autorités turques, ils s'emparèrent de l'église d'Alep et persécutèrent de mille manières les catholiques. André Akhidjan se préoccupait de trouver un successeur partisan de l'union. Comme il ne voyait pas de candidat assez capable chez les catholiques, il sonda l'évêque de Jérusalem, nommé Pierre, fort bien disposé en faveur de Rome, et qui voyageait alors en Mésopotamie. Pierre accepta, vers 1678, mais il tarda à se rendre à Alep, ce qui permit aux jacobites de faire venir l'antipatriarche qui s'empara de la place. Il y eut dès lors lutte continuelle entre le pasteur légitime et son compétiteur, Abd-ul-Messih. Déposé deux fois par les schismatiques, Pierre se rendit à Rome pour y réclamer l'intervention du pape. Le résultat de ses démarches fut que l'empereur d'Allemagne, dans un traité passé avec les Turcs, obtint son rétablissement en 1700. Mais la persécution recommença quelques mois plus tard. Le patriarche, un archevêque et dix prêtres furent envoyés à Adana et jetés en prison (novembre 1701). Les deux premiers y moururent en 1706, les autres avaient été remis en liberté deux ans plus tôt. Les violences exercées par les jacobites avaient été si fortes que l'Église syrienne catholique fut presque totalement détruite et resta sans patriarche de 1706 à 1783. A cette dernière date, le patriarcat fut rétabli, non plus avec le titre d'Alep, mais avec celui d'Antioche. L'archevêque d'Alep, Michel Jaroué, catholique de cœur, fut désigné par le patriarche jacobite mourant pour son successeur légitime (1783). Il se hâta de gagner la ville de Mardin, siège du patriarcat schismatique, attira à son parti quatre évêques et un archevêque et se fit reconnaître par eux comme patriarche d'Antioche. Il demanda ensuite la confirmation à Rome, avant de réclamer de la Porte le bérat ou diplôme d'investiture. Ces
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délais causèrent sa perte. Les jacobites, un instant décontenancés, se ressaisirent bientôt et
nommèrent un autre patriarche qui se rendit en hâte à Constantinople, d'où il revint avec
tous les pouvoirs nécessaires. Jaroué, poursuivi par son adversaire, n'échappa à la mort
qu'au prix de mille dangers. Il s'enfuit d'abord à Bagdad, puis au mont Liban, où il trouva
un asile assuré auprès des Maronites indépendants. Il y jeta les fondements du célèbre
monastère de Charfé, où il établit le siège patriarcal. Lorsqu'il mourut, en 1801, le nombre
des catholiques avait augmenté et l'Église syrienne se trouvait reconstituée.
En 1830, la Porte accorda le firman qui consacrait définitivement la séparation civile et
religieuse d'avec les jacobites. Toutefois, le patriarche catholique ne fut reconnu comme
chef civil de ses fidèles qu'en 1843. En 1831, le patriarche Jaroué (1820-1853) transporta sa
résidence de Charfé à Alep. La conversion de cinq évêques jacobites influents suscita alors
un mouvement de retour vers le catholicisme et aussi des persécutions violentes de la part
des schismatiques et des musulmans. Le successeur de Jaroué établit le siège patriarcal à
Mardin, au milieu des populations jacobites, qu'il pouvait ainsi atteindre plus facilement.
Pour suppléer au manque de prêtres, Mgr Chelhât réorganisa vers 1880, la congrégation des
Frères de Saint-Éphrem, qui a malheureusement été massacrée par les Turcs en 1916-1917.
Les conversions d'évêques jacobites se sont reproduites à plusieurs reprises, notamment en
1913. Cependant, ce n'est pas tant sur eux qu'il y a lieu de compter que sur les fidèles
jacobites qui reviennent plus sincèrement à l'union. Le patriarche Éphrem-Ignace Rahmani
(1898-1929) s'est fait connaître en Europe par ses travaux d'érudition. Il mourut le 7 mai
1929 et fut remplacé par Mgr Tappouni qui a été créé cardinal le 16 décembre 1935.
L'Église syrienne catholique a été durement éprouvée par la persécution turque
(1915-1922). Plusieurs diocèses ont disparu et les fidèles survivants ont quitté un pays
devenu inhospitalier.
1.1.5.4.1 Hiérarchie ecclésiastique Patriarche. En vertu du concile de Charfé (1888), le patriarche est élu par le synode des évêques réunis sous la présidence d'un métropolite. Le nouvel élu est intronisé immédiatement et sacré le dimanche suivant. Il doit, en prenant possession de son siège, faire la profession de foi solennelle imposée par Urbain VIII aux Orientaux et promettre obéissance au pape. Rome lui reconnaît la dignité patriarcale en lui envoyant le pallium. Il s'intitule « patriarche d'Antioche pour les Syriens ». Sa juridiction s'étend sur tous les Syriens catholiques de l'ancien empire ottoman et de l'Egypte. Il communique avec la Congrégation Pro Ecclesia orientali par l'intermédiaire de son procureur près le Saint-Siège. Seul, il a le droit de consacrer le saint Chrême pour toute son Église. En vertu du bérat que le sultan lui envoyait pour le reconnaître officiellement comme chef de son Eglise, il administrait ses fidèles au point de vue civil, au même titre que les autres patriarches. Le gouvernement d'Ankara a supprimé ce droit. Depuis 1854, le patriarche résidait à Mardin. Mgr Rahmani se fixa à Beyrouth, où se trouve encore le siège du patriarcat. Évêques. Les archevêques et évêques sont élus par le clergé et les fidèles des diocèses à pourvoir. Seuls, les évêques sans diocèse sont choisis directement par le patriarche sans aucune intervention du clergé ou du peuple. Quant aux chorévêques, ils reçoivent ce titre honorifique de leur évêque, en récompense de leurs travaux apostoliques. Ils ont droit au violet dans leur diocèse ; de plus, ils peuvent porter la croix et l'anneau avec une permission spéciale de leur évêque.
1.1.5.4.2 Diocèses Malgré le nombre restreint de ses fidèles, l'Église syrienne catholique ne comptait pas moins de six archevêchés et de quatre évêchés en 1914. Les premiers étaient ceux de Mossoul, de Bagdad, de Damas, d'Alep, d'Émèse (Homs) et de Djézireh. Les évêchés étaient : Beyrouth et Tripoli, Amida (Diarbékir), Édesse (Orfa) et Nabik (au nord de Damas). Il y avait aussi quatre vicariats patriarcaux à Viranchéhir, Sévérek, Adana et
Première version 25 4 mars 2006 Notitia De Ecclesiis orientalibus
Alexandrie (Egypte). Les graves événements survenus depuis 1914 ont complètement
changé cette organisation. Il n'existe plus que deux métropoles (Damas et Mossoul), deux
archevêchés (Alep et Bagdad), quatre évêchés (Homs, Djézireh, Le Caire et Beyrouth) et
trois vicariats patriarcaux (Mardin, Jérusalem et Constantinople).
1.1.5.4.3 Clergé séculier Il existe, depuis 1801, un séminaire patriarcal à Charfé, dans le Liban, pour la formation du clergé séculier. Cet établissement avait subi tant de vicissitudes qu'il n'avait pas rendu beaucoup de services. Réorganisé en 1930 sous la direction des Pères Bénédictins de La Pierre-qui-Vire, il compta 20 élèves en philosophie et théologie. La maison que les mêmes Bénédictins avaient fondée sur le mont des Oliviers en 1903 est devenue petit séminaire (50 élèves). Les deux établissements sont actuellement à Charfé. Jusqu'en 1952 ils ont fourni 49 prêtres au patriarcat. A cette date la direction en a été confiée aux Assomptionnistes de la province de Hollande. Les Pères Dominicains élèvent une dizaine de jeunes gens dans leur séminaire syro-chaldéen de Mossoul. Depuis sa fondation (1882) à juin 1913, cet établissement avait donné à l'Église syrienne catholique un évêque et 26 prêtres. Les Pères Jésuites de Beyrouth et les Pères Capucins de Constantinople ont formé quelques prêtres syriens catholiques. D'autres ont étudié à Rome. Tant d'institutions diverses ont réussi à donner à l'Église syrienne catholique nombre de prêtres instruits que les décisions du synode de Charfé (1888) maintiennent dans leurs bonnes dispositions. Le célibat est obligatoire depuis ce synode, mais le patriarche peut accorder des dispenses. L'obligation de l'office existe également depuis 1888. La situation matérielle du clergé est quelquefois pénible, surtout dans les campagnes, et les ressources manquent pour développer les missions auprès des jacobites. Les circonstances semblent cependant favorables à cet apostolat.
1.1.5.4.4 Congrégations religieuses La congrégation des Frères de Saint-Éphrem, réformée vers 1888, a été dispersée pendant la guerre de 1914. Il n'y a plus que quelques prêtres employés au ministère dans le diocèse de Mardin. Le couvent de Charfé renferme le séminaire patriarcal et une imprimerie. Près de Mossoul se trouve le mo na s tèr e d e M ar B en h a m, q ui d ép e nd d i r ect e me n t du patriarche; ses 22 moines, Pères et Frères, forment une congrégation à part, qui n'est pas encore approuvée. Mgr Rahmani a essayé de ressusciter la vie religieuse parmi les femmes et fondé à Beyrouth les religieuses de Saint-Éphrem tenues à l'office au chœur, mais cette institution a disparu pendant la première guerre mondiale.
1.1.5.4.5 Fidèles Les Syriens catholiques sont à peu près 70 000 dans l'étendue du patriarcat, 8 000 aux États-Unis et 10 000 en d'autres pays (France, Canada, Amérique du Sud, Australie, etc.). Suivant les régions qu'ils habitent, Syrie, Mésopotamie, Kurdistan, ils parlent l'arabe, le syriaque, le kurde ou l'arménien. Ils ne possèdent encore qu'une cinquantaine d'écoles avec 3 000 élèves ; ils comptent sur les nombreux établissements scolaires organisés par les missionnaires latins des deux sexes, en Syrie et en Mésopotamie. Ils se montrent généralement fidèles à leurs devoirs religieux. L'introduction des pratiques de dévotions latines, telles que le chapelet, le scapulaire du Mont-Carmel, la bénédiction du Saint Sacrement, le Tiers-Ordre de Saint-Dominique, le chemin de croix, les neuvaines, etc., produit les meilleurs résultats.
1.1.5.4.6 Les Syriens catholiques du Malabar Le rite syrien pénétra au Malabar vers le milieu du XVII e siècle quand les dissidents se mirent sous la juridiction du patriarche d'Antioche (voir plus
Première version 26 4 mars 2006 Notitia De Ecclesiis orientalibus
loin, p. 440). Dès le XIX e siècle, les jacobites sentirent le besoin de se rapprocher
de l'Église catholique. Toutefois le mouvement ne donna des résultats sérieux
qu'à partir de 1925. Vers 1913, un prêtre jacobite, le P. Ghiverghis (Georges),
fonda une fraternité d'hommes sous le nom d'Imitation du Christ, et une autre de
femmes (1915). Devenu évêque (1925), puis métropolite (1928), sous le nom de
Mar Ivanios, il pressa ses collègues de s'unir à Rome. Le Saint-Siège accepta que
les nouveaux catholiques gardent leur rite et leur hiérarchie. Mar Ivanios et un de
ses disciples, Mar Téofilos, firent l'union (20 septembre 1930). Depuis lors, les retours
se multiplient, malgré les persécutions des jacobites. Les Syriens du Malabar ont à leur tête
un métropolite à Trivandrum et un évêque à Tiruvalla. Ils sont 76 700 (fin 1952), avec 244
églises, 19 chapelles, 178 prêtres. La fraternité de l'Imitation du Christ compte 4 maisons,
18 prêtres, 4 frères et 12 novices. Les tertiaires réguliers du Carmel sont au nombre de 13
prêtres en 2 maisons. Les sœurs de l'Imitation du Christ possèdent 10 maisons, avec 92
sœurs et 7 novices ; elles tiennent des écoles. Les Filles de Marie enseignent le catéchisme
(7 maisons, 67 sœurs et 7 novices).
Il se publie trois journaux, dont un hebdomadaire et deux mensuels, au tirage total de 10
000 exemplaires.
Il existe un petit séminaire à Trivandrum. Une trentaine de scolastiques étudient la
philosophie et la théologie au séminaire pontifical d'Alwaye.
Les catholiques de rite syrien du Malabar sont appelés Malankars pour les distinguer de
leurs compatriotes catholiques de rite chaldéen.
1.1.5.5 Bibliographie E. RENAUDOT, Liturgiarum orientalium collectio, 2 vol., Paris, 1712. — H. DENZINGER, Ritus Orientalium, 2 vol., Wurzbourg, 1863-1864. — A. FORTESCUE, Syrian Rite (West), dans The catholic Encyclopedia, New York, t. XIV, p. 417-419. — J. S. ASSEMANI, Bibliotheca orientalis, 4 vol., Rome, 1719-1728. — S. VAILHE, art. Antioche (patriarcats syrien jacobite et syrien catholique), dans Dictionnaire de théologie catholique, t.I, col. 1425-1433. — I. ZIADE, art. Syriennes (Églises), ibid., t. XIV, p. 3017-3088. — Pour le Malabar : A. BROU, Bulletin des Missions, dans Études, 1931, p. 468-486. Constitution Christo pastorum principi, du 11 juin 1932. — E. card. TISSERANT, art. Syro-malabare (Église), dans Dictionnaire de théologie catholique, t. XIV, col. 3146-3149. — Documentation catholique, n. 1207 du 4 sept. 1955, à l'occasion du 25e anniversaire du mouvement de réunion.
1.1.6 Brève introduction à l’Eglise copte et à ses rites, en particulier pour le sacrement de l’ordre et l’épiscopat.
AVERTISSEMENT
CE CHAPITRE 1.1.6 CONSACRE A L’EGLISE COPTE SERA COMPLETE DANS
LA DEUXIEME VERSION (A PARAITRE)
Première version 27 4 mars 2006 Notitia De Ecclesiis orientalibus
1.1.7 Situation des Eglises orientales en 200616
Abréviations : arch. : archevêque ; Égl. : Église ; év. : évêque.
1.1.7.1 Eglises orientales catholiques 1.1.7.1.1 Rites d'Antioche-Jérusalem. En syriaque occidental (dialecte araméen d'Édesse-Nisibis, dit occidental). Fin IVe-début Ve s. Au Ve s., les anaphores de St Jacques le Mineur et celles des 12 apôtres prirent leurs formes définitives. Les Byzantins utilisent la 1re le 23-10. La 2e fut adaptée et est attribuée à St Jean Chrysostome. Églises séparées monophysites syriaques (voir p. 675 b). Égl. catholiques : patriarcat d'Antioche des Syriaques [rallié à Rome en 1662 ; résidence actuelle Beyrouth ; patriarche : Ignatios Boutros VIII (Boutros Abdel-Ahad. né 1930) depuis 16-2- 2001 ; en dépendent 3 vicaires patriarcaux (]érusalem, Liban, Turquie), 2 arch. iraqiens (Baghdad, Mossoul), 2 métropolitains syriens (Damas, Homs), 2 arch. syriens (Alep, Hassaké-Nisibe), 1 év. égyptien (Le Caire)]. Fidèles: 100 000 à 200 000. France : Égl. syriaque St-Éphrem 17, rue des Carmes 75005 Paris.150 000 fidèles. Inde : catholiques : Égl. métropolitaine de Trivandrum des Syro-Malankars [Inde, Kerala (fondée 1930 par Mar Ivanios)]. Archidiocèse de Trivandrum : Mgr Cyril Mar Basélios, Malancharuvil (6- 11-1995), arch. Diocèses suffragants : Tiruvalla, Bathery et Marthandom. Ordres religieux: Imitation du Christ (fondé 1919, rallié à Rome 1930) ; monastère de la Montagne-de-la- Croix créé 1958 par un bénédictin et un trappiste français : vie des ashrams hindous avec office de rite syrien.
1.1.7.1.2 Église maronite de rite syriaque antiochien. Liturgie de l'Église syriaque mère. Subit l'influence latine a partir du xiie s. Pratiquée par les maronites, disciples de saint Maroun (Ve s.) restés catholiques après la crise monophysite. Patriarche « d'Antioche et de tout l'Orient » : depuis 19-4-1986, Nasrallah Pierre Sfeir (né 1920). Résidence : Bkerké (Liban) ; 23 archevêchés ou évêchés (Liban 10, Syrie 3, USA 2, Terre sainte 1, Chypre 1, Egypte 1, Brésil 1, Australie 1, Canada 1, Argentine 1, Mexique 1). Vicariat en France : Notre-Dame-du-Liban, 15-17, rue d'Ulm. 75005 Paris. Fidèles: plus de 4 millions (dont 25 % au Liban).
1.1.7.1.3 Rite chaldéen. En syriaque oriental [dialecte araméen d'Édesse-Nisibis, dit oriental (chaldéen a été longtemps, ,pour les linguistes, synonyme d'« araméen »)]. Évangélisation de la Mésopotamie par l'apôtre Thomas et ses compagnons Addaï et Mari, qui ont créé la liturgie eucharistique ; modifié en 410, puis 650, après la coupure avec les Églises d'Antioche et d'Alexandrie ; viiie-xive s. : répandu de l'Arabie à la Chine par les missionnaires nestoriens (chrétienté la plus importante après l'Occident) ; diminué par les persécutions musulmanes. Commun aux Eglises séparées « nestoriennes » ou « assyriennes » (voir p. 675 b) et aux catholiques du patriarcat de Babylone. Créé en 1551 à Diarbékir (Turquie). Fidèles: 550 000 en Irak, 150 000 à l'étranger ; siège actuel: Baghdad ; patriarche : 1989 (21-5) Raphaël Ier Bidawid ( 17-4-1922/7-7-2003), 2003 (3-12) Emmanuel III (Karim Delly, né 1927 à Telkaïf, élu à Rome par un synode extraordinaire de 22 év. chaldéens réunis du 19-8 au 2-9-2003 et qui n'avaient pas réussi à s'accorder après 15 jet 54 séances de scrutin) ; Iraq 10 diocèses ; Iran 4 ; Liban 1 ; Syrie 1 ; Turquie 1 (archevêché de Diarbékir) ; 2 vicariats patriarcaux : Jérusalem et Paris (égl. N.-D.-de-Chaldée, 13-15, rue Pajol, 75018 Paris), 1 exarchat : USA (Southfield, Michigan). En malayalam (depuis Vatican II) : liturgie des Indiens chrétiens «syro-malabars », commune à plusieurs Égl. séparées et aux catholiques des archevêchés de Changanacherry et d'Ernakulam (avec certains rites romains adoptés depuis 1599). En février 1986, Jean-Paul II a béatifié 2 membres de cette Église : Kyriakos Elias Chavos et
16 Extrait du QUID 2006 – page 674 et 675- Article Eglises orientales catholiques, Edition Robert Laffont2005
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mère Alphonsa. Fidèles en France : 3 500 [régions parisienne : 2 000 (500 arrivés de
Turquie en 1983) et marseillaise : 130 familles].
1.1.7.1.4 Église syro-malabare. Fondée en 72 par l'apôtre Thomas. 1599 latinisée par les Portugais. 1919 retrouve son origine « orientale » et son rite chaldéen. 1923 établissement d'une hiérarchie. 1962 mission à Chanda (nord de l'Inde). « Arch. majeur » (siège à Ernakulam ; en dépendent : 3 métropoles et 20 évêchés) : Varkey Vithayathil (23-12-1999), cardinal le 21-2-2001. Catholiques : 3 048 888 dont 2 898 000 sous la juridiction de leurs évêques et 150 000 sous celle d'évêques latins. 2 200 prêtres diocésains, 1 500 prêtres religieux, 21 000 religieuses. Principales congrégations et, entre parenthèses, nombre de religieuses : mères du Carmel (5013), clarisses franciscaines (5 549), sœurs de l'adoration du St-Sacrement (3 455), Sacré- Cœur (2 690).
1.1.7.1.5 Rite byzantin. Pratiqué par 200 millions d'orthodoxes et, plus ou moins fidèlement, mêlé d'influences latines, par 8 ou 9 millions de catholiques issus, à l'origine, de l'orthodoxie. Dérive des rites de Jérusalem-Antioche. Liturgies eucharistiques principales dites de St-Jean Chrysostome et de St-Basile le Grand. Patriarcat grec-melkite-catholique d'Antioche (transféré à Damas au XIVe s.). Siège épiscopal d'origine apostolique érigé en patriarcat au concile de Chalcédoine (451 ). Melkite signifie « royal », car il était celui des Grecs de Syrie, qui au viie s. ont refusé de rallier l'Égl. de Jacques Baradaï et sont restés fidèles au « roi » (l'empereur de Constantinople). 1724 scission en 2 branches (catholique, orthodoxe). Primitivement de langue syriaque et de rite antiochien, arabisé au viiie s., opte pour le rite byzantin au XIIe s. 1772 Rome étend la juridiction patriarcale aux Grecs catholiques résidant dans les patriarcats d'Alexandrie et de Jérusalem, c.-à-d. pratiquement tout le Proche-Orient arabe. Patriarche « d'Antioche et de tout l'Orient, d'Alexandrie et de Jérusalem » : depuis 29-11;2000, S.B. Gregorios III Lutfi Lahham (né 1936). Évêchés résidentiels Proche-Orient : 15, émigration 8 (2 USA, 1 Canada, 1 Brésil, 1 Australie, 1 Venezuela, 1 Mexique, 1 Argentine). En France: 2 paroisses. St-Nicolas-de-Myre [19, rue E.-Rostand, 13006 Marseille] ( 1821 ), St-Julien-le-Pauvre [79, rue Galande, 75005 Paris] (attribuée le 5-5-1889). En Belgique: 1 paroisse. En G.-B. : 1 paroisse à Londres. En Hongrie : exarchat catholique de Hajdudorog (Hongrie), fondé 1912. En Italie : 1 paroisse ( Rome). En Roumanie : Egl. métropolitaine catholique de Fagaras d'Alba Julia [siège à Blaj, 4 diocèses ( supprimés 1948-89 par les communistes)]. Arch. Lucian Muresan (4-7- 1994). Centre à Paris : Égl. roumaine St-Georges 38, rue Ribéra, 75016. En vieux slavon : 9 Égl. séparées de pays slavophones (voir p. 677 c). Catholiques : Bulgarie : exarchat de Sofia ; Yougoslavie : évêché de Crisio (Krizevci), siégeant à Zagreb ; Ruthénie : 4 diocèses aux USA ; Ukraine : 8 diocèses gréco-catholiques ukrainiens de rite byzantin (8 évêques) ; 5 diocèses polonais de rite romain (7 évêques) ; diocèses greco-catholiques de la diaspora : Canada 5, USA 4, Australie, Argentine, Brésil, Macédoine, Rép. tchèque, ex-Yougoslavie 1 ; exarchats : France 1, G.-B. 1, Allemagne 1 (Munich) ; Slovaquie évêque de Presov (Prjasev). Centres à Paris : Egl. catholique russe de la Ste-Trinité fondée 1932 par Mgr Alexandre Evreinoff, environ 300 fidèles, paroisse : 39, rue François-Gérard, 75016; à Lyon : Foyer oriental St-Basile, 25, rue Sala, 69002. Effectifs revendiqués des Églises catholiques de rite byzantin. Patriarcat melkite d'Antioche 1 000 000 ; Égl. gréco-cathol. ukrainienne (archevêché majeur de Lviv) : Ukraine 5 000 000, Pologne 85 000, USA 121 000, Canada 174 000, Australie 38 000, Europe occ.(n.c) : Égl. cathol ruthèn d'Ukraine (évêché de Mukačevo) : Ukraine 533 000. USA 170 000 ; Égl. byzantine (ruthène) de Slovaquie (év. de Prešov) : 222 000 ; Exarchat,apostolique (ruthène) de la Rép. tchèque : 40 000 ; Égl. gréco-cathol. de Hongrie (év. de Hajdúdorog) : 282 000; Égl. gréco-cathol. de Roumanie (archevêché de Fǎgǎrǎs et d'Alba Julia) : 1 000 000 ; Égl. gréco-cathol. de l'ex-Yougoslavie (év. de Križevci) : 49 000 ; Exarchat apostolique de Bulgarie : 15 000 ; de Grèce (rien à Istanbul) : 2 345 ; Diocèses italo-albanais de Calabre et de Sicile : 64 000 ; sans hiérarchie propre : Russes, Biélorussiens, Géorgiens, paroisse grecque-cathol. de Cargèse (Corse)... Église gréco-catholique ukrainienne : « Arch. majeur» (siège à Lviv): LubomyrHusar( 25-1-2001), cardinal 21-2-2001. 988 christianisée (baptême des habitants de Kiev). 1596 de
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rite byzantin, les évêques des diocèses orthodoxes d'Ukraine (qui faisait alors partie de la
couronne de Pologne) signent avec Rome l'union de Brest-Litovsk. L'Egl. unie à Rome
(d'où uniates) ne survécu qu'en Ukraine occidentale, attribuée à l'Autriche en 1772 puis à la
Pologne. 1946 un synode, auquel ne participe aucun évêque catholique, proclame sa
réintégration dans l'Égl. orthodoxe. L'Égl.uniate est déclarée illégale: 3000 égliseset 150
monastères sont confisqués, ses évêques emprisonnés ou tués. 1963 PURSS expulse le
dernier survivant : Mgr Josef Slypyi (1892-1984). 1980 (21-3) Jean-Paul II réunit un
synode d'évêques ukrainiens à Rome, malgré la protestation du patriarcat moscovite
(l'Ukraine lui fournit 90 % de ses séminaristes et la majeure partie de ses revenus). 1990
(juin) synode à Rome, 29 évêques (dont 11 venusd'Ukraine). 1991 10 évêchés créés (900
des églises, attribuées par Staline aux orthodoxes ou fermées, lui sont restituées). 350
remises à l'Église orthodoxe, une centaine aux orthodoxes dépendant du patriarcat de
Moscou. Diocèses en Ukraine : 8 dont Lviv (archevêque majeur). Effectifs : communautés
3 317. monastères 79, moines et moniales 1 168, prêtres 1 872, églises 2 777 (305
construites depuis sa sortie de la clandestinité). Membres : Ukraine 5 000 000. Emigrés : 1
000 000 dont Europe 400 000 (Allemagne 25 000, France 16 000, G.-B. 15 000), Amér. du
Sud 250 000 (Brésil 140 000), Canada 200 000, USA 160 000, Australie 25 000. En
France. Paris : Egl. catholique ukrainienne St-Vladimir-le-Grand 51, rue des Saints-Pères,
75006 (depuis 1943, 500 familles) ; Lourdes : Égl. ukrainienne, 8 bis, rue de l'Ukraine ;
Alsace : Foyer ukrainien à Mackwiller. 67430 Diemeringen.
1.1.7.1.6 Rite arménien. Église chalcédonienne (voir Patriarcat de Constantinople p. 676 b). Égl. arménienne catholique patriarcat de Cilicie des Arméniens [restauré 1742 à Bzommar (Liban), actuellement Beyrouth] : diocèse patriarcal, Liban, catholicos, patriarche : Nersès Bedros XIX Tarmouni (Boutros Taza, né 17-1-1940) élu 7-10-1999 ; 3 archevêques (Alep- Syrie, Iraq, Turquie) ; 5 évêques (Djeziré-Syrie, Egypte, Iran. Liban 2) ; depuis 1983, 2 exarchats (Amér. du Nord et Amér. latine), 1 éparchie (France depuis 1986) ; depuis 1992, 1 archevêque (Arménie-Géorgie) : depuis 2002,1 exarchat patriarcat (Jérusalem et Jordanie) Mgr Georges Khazoumian. Membres : (en milliers) : 400 (dont Caucase 150 ; Proche- Orient 70 ; Canada-USA 50, France 30). Centre à Paris : cathédrale arménienne catholique Ste-Croix, 13. rue du Perche. 75003 (depuis 1970) ; évêché, chancellerie et Centre culturel St-Mesrob, 10 bis, rue Thouin, 75005 (depuis 1920).
1.1.7.1.7 Rite paulicien. Proche du rite arménien. Du viie au xiie s., rite des hérésiarques pauliciens, d'origine arménienne, aux tendances gnostiques et rejetant tout le Nouveau Testament, sauf St Paul. Implantés en Bulgarie. Pour échapper à l'autorité du patriarche de Constantinople, ils se font catholiques au xiiie s. Environ 70 000, formant 2 diocèses (distincts de l'exarchat bulgare de rite byzantin) : Nicopoli (à Roussé) et Solia-Philippopoli (à Plovdiv).
1.1.7.1.8 Rite d'Alexandrie. Appelé « liturgie de St Marc ». Célébré en grec jusqu'au Xe s., puis en copte. Comprend des prières très particulières, les diptyques. Liturgie copte (actuellement bilingue, arabe et copte): Égl. non chalcédonienne copte (voir p. 675 a), Égl. copte catholique (patriarcat d'Alexandrie, restauré en 1824) : 10 évêques dont 2 émérites, plus le patriarche Stéphanos II Ghattas (depuis 9-6-1986, cardinal 21-2-2001), 7 évêques ordinaires pour les éparchies : patriarcale d'Alexandrie, Ismaïlia, Minya. Assioût, Sohag, Louxor et Guizeh, 2 évêques auxiliaires du patriarche et 2 évêques émérites. Rite éthiopien (en guèze) : Égl. nationale éthiopienne (voir p. 675 a), Égl. métropolitaine catholique d'Addis-Abéba (fondée 1961) : 3 évêques (Adigrat, Keren, Barentù). Arch. d'Addis Abeba : Berhane-Yesus Demerew Souraphiel depuis le 7-7-1999. Église copte d'Erythrée, autocéphale ( 1998) siège : Asmara. Fidilus: 1907 : 14 576; 1991:168 503.
1.1.7.1.9 Classification. On distingue les orientaux catholiques (en communion avec le pape de Rome) dont les maronites (1 cardinal) de tout temps en union avec Rome et les uniates (5 autres
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patriarches), branches de patriarcats homologués non catholiques, retournés à l'union avec
Rome à différentes périodes depuis 5 siècles ; les orientaux non catholiques qui ne
reconnaissent pas la juridiction du pape de Rome, soit pré-chalcédoniens, soit
véritablement orthodoxes.
1.1.7.1.9.1 Effectifs approximatifs en milliers dont, entre parenthèses, % des catholiques (uniates). Rite arménien : 6 000 (10). Byzantin : 200 000 (4,5) dont Grecs 9 000(0,2) ; Arabes(melkites) 620,au Proche-Orient 1500 émigrés (40) ; Albanais 180 (42); Italo- Albanais et Italo-Grecs 150 (100); Ukrainiens-Ruthènes 270 ; Biélorusses 100, émigrés 1 000 (80) ; Hongrois 200 (83) ; Roumains 18 000 [12 (?) ; il n'y avait plus de hiérarchie organisée] ; Russes émigrés en Amérique 3,5. Chaldéen : Moyen-Orient 1 000 (84); Inde 2 500 (99,8). Copte : Egypte 10 000 (4), Ethiopie-Erythrée 14 000 (0,4). Maronite : 4 000 [dont Liban 1 600, émigrés 750 (100)]. Syriaque : Moyen-Orient 190 (45) ; Inde I 020. dont anglicans 300 (7).
1.1.7.1.9.2 Estimation démographique (en milliers) de la diaspora française (d'après les sources religieuses) : Arméniens orthodoxes 300, catholiques 30, évangéliques 3 ; Maronites 30 ; Grecs orthodoxes 50, catholiques 10 ; Syriaques catholiques 35, orthodoxes 2 ; Coptes orthodoxes 5, catholiques 3 ; Assyro-Chaldéens 15 ; Total : 451,5 environ.
1.1.7.1.9.3 Ordinariats communs à plusieurs rites orientaux. Buenos Aires ( Argentine) ; Vienne (Autriche) ; Rio de Janeiro (Brésil) ; Paris (l'archevêque de Paris est l'ordinaire en titre ; vicaire général délégué : Mgr Pierre Gervaise, 24, rue de Babylone, 75007 Paris).
1.1.7.2 Eglises orientales non chalcédoniennes Le prêtre Jean : copte parmi les infidèles..XIIe s.on le situe en Inde ou Afrique orientale. 1160 une lettre de lui, prétendument envoyée à l'empereur de Byzance Manuel Comnène, pour l'inciter à la croisade, circule. XIIIe-début XIVe s on pense qu'il pourrait être le khan des Mongols, XIVe s. on l'identifie au roi des rois de l'Ethiopie copte.
1.1.7.2.1 Coptes Déformation arabe du mot grec aiguptios, égyptien. Font remonter leur Église à St Marc. Langue liturgique : dérivée de la langue parlée à l'époque pharaonique, mais écrite en caractères grecs. Egypte : Église patriarcale distincte des patriarcats copte-catholique et grec-orthodoxe d'Alexandrie. Patriarche d'Alexandrie et de toute l'Afrique, pape d'Alexandrie et patriarche de la prédication de saint Marc : Shenouda III (Antonios Raphaël Nazir Gayyed, élu 31-10-1971). Il a rencontré Paul VI le 10-5-1973 (lre rencontre depuis 15 siècles entre les Églises copte et catholique) ; ils ont signé une déclaration christologique commune et crée une commis sion de dialogue ; les coptes discutent sur la question du Purgatoire qu'ils refusent, de la procession du St-Esprit, du Père et du Fils « Filioque » et surtout de la « primauté » du siège apostolique de Rome. Fidè les : de 8 à 10 000 000. Ethiopie : Église autocéphale depuis 1951, patriarcale depuis 25-6-1959 ; langue liturgique : le guèze. Fidèles : 14 000 000. Chef: Aba Melaku Woldie-Michael, sous le nom d'Abouna Tikle Haimanot [a rencontré à Rome Jean-Paul II en 1981 (1re rencontre pape- Abouna depuis 15 siècles)] ; Marqorewos Ier démissionne ; 1992-5-6 Paulos Ier (Guebre Yohannes). Erythrée : autocéphale séparée de l'Église d'Ethiopie en 1998. Patriarche : Philipos Ier Tewolde Berhan ( 1998). Soudan : 60 000. Jérusalem, USA : 56 communautés. Canada : 20. Australie : 10. France : éparchie créée 1974 ; 1’évêque : Mgr Markos, résidant à Toulon ; 1 prêtre : père Girgis Luka (Georges Luc) Iskander (scientifique égyptien établi en France depuis 1967 et chef du service de virologie à l'Institut Pasteur de Paris) pour Paris. Fidèles : 1 500. L'église catholique Ste-Monique de Châtenay-Malabry (Hts-de-S.) est devenue une paroisse copte (Ste-Marie-St-Marc).
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1.1.7.2.2 Arméniens. Église apostolique, fondée selon la tradition par les apôtres saint Thaddée (martyrisé en 50, tombeau vénéré à Ardaze) et saint Barthélémy (martyre 68, tombeau à Caschkolé). Appelée aussi Église arménienne. 301 Grégoire, dit l'Uluminateur (chrétien), guérit miraculeusement le roi d'Arménie Tiridate III qui décrète la conversion officielle de son royaume au christianisme. 313 Grégoire sacré catholicos à Césarée, rase les temples païens et zoroastriens, expulse les mages. Son fils lui succède au catholicossat. 404 le moine Mesrop invente l'alphabet arménien. Ses disciples (Saints Traducteurs) transcrivent la Bible en arménien classique intégrant des textes considérés apocryphes par Rome ou Byzance, telle la Lettre de Néhémie ou Esdras 2. 451 en guerre contre les Perses et soucieux de prouver leur indépendance à l'égard de Byzance, les Arméniens ne vont pas au concile de Chalcédoine au cours duquel les participants reconnaissent les 2 natures (humaine et divine) du Christ. L'Église arménienne est préchalcédonienne et considère que le Christ a une seule natureà la fois humaine et divine. Rejette certaines croyances tardives (Purgatoire, indulgences). A développé le culte de la Vierge et des saints dont la liste comprend martyrs et héros arméniens et saints universels des 3 premiers siècles du christianisme (close depuis le XIIIe s. ). 505 puis 554, les évêques arméniens, réunis en concile à Dvin, rejettent les définitions du concile de Chalcédoine sur les 2 natures du Christ ; l'Église arménienne est alors considérée comme monophysite par les orthodoxes byzantins (et plus tard par les latins), alors qu'elle rejette la doctrine d'Eutychès. 1923 adopte le calendrier grégorien (sauf le patriarcat de Jérusalem). 1970-8/12-3 Paul VI reçoit Vazken Ier (Levon-Garabed Baldjian, Bucarest 20-9-1908/18-8-1994). 1996-10/14-12 Jean-Paul II reçoit Karekine Ier ; signent déclaration commune. Rite : variante du rite byzantin. Fêtes : 6-1 Théophanie groupe Noël, épiphanie et baptême de Jésus. Précédée de la Cinquantaine (50 j ponctués de 3 semaines de jeûne et de 3 dimanches de carnaval). 13-1 circoncision de Jésus. 14-2 présentation au Temple. Dimanche le plus proche du 7 mai apparition de la Croix dans le ciel de Jérusalem. Pâques, Ascension, Pentecôte. 15-8 Théotokos (maternité divine). 8-9 nativité de la Vierge. Dimanche le plus proche du 14-9 exaltation de la Croix. 3 dimanches plus tard Croix de Varag (découverte en 650 d'un morceau de la Croix sur le mont Varag). 9-10 Saints Traducteurs. 7 dimanches plus tard invention de la Croix. 21-11 présentation de la Vierge au Temple. 9-12 conception de la Vierge. Hiérarchies : 1°) catholicosat de tous les Arméniens : siège : Etchmiadzine (Arménie ; depuis le IVe s.) ; catholicos et patriarche suprême de tous les Arméniens : 1995 (4-4) Karékine Ier Sarkissian (Syrie 1932/29-6-1999); 1999 (27-10) Karékine II Nersissian (né 1951 en Arménie). 2°) Catholicosat arménien de la grande maison de Cilicie depuis 1441 ; siège : Antélias (Liban) ; catholicos de Cilicie : 1995 (28-6) Aram Ier Keshishian. 3°) Patriarcat arménien de St-Jacques-de-Jérusalem depuis 1311, gardien des Lieux saints ; patriarche : Sa Béatitude l'archevêque Torkom II Manoogian (1990). 4°) Patriarcat arménien de Constantinople-Istanbul depuis 1461 ; patriarche : 1998 (14-10) Sa Béatitude Mesrop II Minas Moutafian. Fidèles (en millions) : 7 [dont Arménie 2, Russie 2, diaspora 3 (dont France 0,4)]. En France : cathédrale St- Jean-Baptiste, 17, rue Jean-Goujon, 75008 Paris ; archevêque : Kude Nacachian, délégué pour l'Europe du catholicosat de tous les Arméniens, prélat des Arméniens de Paris.
1.1.7.2.3 Église Syrienne Occidentale (syriaque). Langue liturgique : araméen ou syriaque occidental (dialecte d'Édesse). Origine : Église syriaque orthodoxe, issue du monophysisme, appelée aussi jacobite [de Jacques Baradaï qui lui redonna une nouvelle hiérarchie, ayant lui-même été consacré évêque à Constantinople avec l'appui de l'impératrice Théodora (VIe s.)]. VIIIe s. prend parti pour les conquérants musulmans contre les Byzantins. Jusqu'au XVIe s. domination musulmane.1783 persécutions et invasions. Patriarche (syriaque d'Antioche) : siège : 1034 Diarbékir, 1293 Deir-es-Zafaran, 1924 Homs, 1959 Damas. Titulaire : Sa Béatitude Ignace XL, Nicolas (Zakka) Ier (Eiwas, né 1932) [depuis 11-7-1980, succède à Ignace XXXIX, Jacques III]. Fidèles : Syrie 50 000 (3 diocèses : Hassake, Alep et Homs), Iraq 30 000 (plusieurs diocèses), USA 60 000 ( 1 diocèse), Europe 70 000 (2 diocèses), Australie 25 000 ( 1 diocèse), Inde (Égl. syro-malabare) 1 000 000 (12 diocèses). Église syrienne orthodoxe (jacobite) de Kottayam (Inde) : autonome par rapport au patriarcat d'Antioche, maphrian et catholicos 1975 (8-9) Baselios-Paulos II. Église syrienne orthodoxe (jacobite) malankare de Kottayam : fondée 3-1-1653, soumise au
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patriarcat syrien d'Antioche (1665-1909, 1955-1975), proclame son indépendance avec un
catholicos (1912), catholicos de l'Orient : 1991 : Baselios Thomâ Mathews II. Église
syrienne (jacobite) d'Anjur-Thoziur (Inde) : fondée 1772, métropolite (indépendant) :
Matthews Kurilose. Église syrienne Mar-Thomite (réformée) d'Inde : fondée 1875,
métropolite : 1976 : Alexandre Thomâ.
1.1.7.2.4 Église Syrienne Orientales (souriennes). Langue liturgique : araméen ou syriaque oriental (dialecte de Nisibis et d'Édesse). Appelées longtemps « nestoriennes », elles ont rejeté en 1976 cette appellation, jugée injurieuse ; certaines ont choisi le nom d'« assyriennes », qui était, depuis le xixe s. celui des Églises protestantes issues de leur sein. L'Église d'Orient mésopotamien, devenue nestorienne après le concile d'Éphèse, a fondé des Églises prospères dans toute l'Asie, jusqu'au Tibet et en Chine. Quelques-unes ont subsisté au Kurdistan, en Mésopotamie, Iran et Turquie. Patriarcat : jusqu'en 1976, héréditaire d'oncle à neveu dans la famille des Ishaï [le patriarche portait le nom de Shimoun ( Simon) en y ajoutant son prénom : le dernier (Mar Shimoun XXIII) fut assassiné à San Francisco 6-11-1975]. Le 17-10-1976 l'év. métropolite d'Iran, Khanania Denkha (né 1935), a pris (en G.-B.) le titre de patriarche de l'Église assyrienne d'Orient (siège à Chicago : Séleucie-Ctésiphon) et le nom de Mar Denkha IV. Fidèles : USA 250 000, Syrie et Liban 15 000, Iraq 3 000. De nombreux Mésopotamiens chrétiens demeurés en Iraq se sont ralliés en 1968 à un patriarche dissident, Mar Thomas Darmo (décédé 1969) ; patriarche actuel : Mar Addaï II(Baghdad) depuis 20- 2-1972 ; Inde 60 000, Iraq 20 000, Syrie et Liban 10 000.
Première version 33 4 mars 2006 Notitia De Ecclesiis orientalibus
Table des matières
1 Notitia ‘De Ecclesiis orientalibus’ – Eléments historiques et liturgiques sur les rites orientaux..................................................................................................................................... 2 1.1 Eléments fondamentaux pour la connaissance des rites orientaux et du contexte d’application de ces rites. ....................................................................................................... 2 1.1.1 Brève introduction à l’histoire des Eglises orientales et à ses rites.................... 2 1.1.1.1 Les Églises orientales. .................................................................................... 3 1.1.1.2 Formation des Églises orientales.................................................................... 4 1.1.1.3 Les rites orientaux. ......................................................................................... 7 1.1.1.4 Considérations générales................................................................................ 8 1.1.2 Une typologie des rites orientaux..................................................................... 10 1.1.2.1 Différences avec les liturgies latines............................................................ 10 1.1.2.2 Nombre des liturgies orientales.................................................................... 10 1.1.2.3 La différence entre les rites orientaux. ......................................................... 11 1.1.2.4 Origine des rites. .......................................................................................... 11 1.1.3 Une classification des rites orientaux............................................................... 11 1.1.3.1 La liturgie d'Antioche................................................................................... 12 1.1.3.2 La liturgie d'Alexandrie. .............................................................................. 13 1.1.4 Brève introduction à l’Eglise maronite et à ses rites, en particulier pour l’intronisation du patriarche. ............................................................................................ 14 1.1.4.1 Le rite maronite. ........................................................................................... 14 1.1.4.1.1 Ordre....................................................................................................... 14 1.1.4.2 L'Église maronite.......................................................................................... 15 1.1.4.2.1 Histoire ................................................................................................... 15 1.1.4.2.2 Organisation ecclésiastique .................................................................... 16 1.1.5 Brève introduction à l’Eglise syrienne et à ses rites, en particulier pour le sacrement de l’ordre et l’épiscopat................................................................................... 18 1.1.5.1 Le rite syrien................................................................................................. 18 1.1.5.2 L'Église jacobite ou dissidente ..................................................................... 19 1.1.5.2.1 Divergences dogmatiques ...................................................................... 20 1.1.5.2.2 Hiérarchie ecclésiastique........................................................................ 21 1.1.5.2.3 Diocèses ................................................................................................. 23 1.1.5.2.4 Clergé séculier........................................................................................ 23 1.1.5.2.5 Clergé régulier........................................................................................ 23 1.1.5.2.6 Fidèles .................................................................................................... 24 1.1.5.3 Les Jacobites du Malabar ............................................................................. 24 1.1.5.4 L'Église syrienne catholique......................................................................... 24 1.1.5.4.1 Hiérarchie ecclésiastique........................................................................ 25 1.1.5.4.2 Diocèses ................................................................................................. 25 1.1.5.4.3 Clergé séculier........................................................................................ 26 1.1.5.4.4 Congrégations religieuses ...................................................................... 26 1.1.5.4.5 Fidèles .................................................................................................... 26 1.1.5.4.6 Les Syriens catholiques du Malabar....................................................... 26 1.1.5.5 Bibliographie ................................................................................................ 27 1.1.6 Brève introduction à l’Eglise copte et à ses rites, en particulier pour le sacrement de l’ordre et l’épiscopat................................................................................... 27 1.1.7 Situation des Eglises orientales en 2006 .......................................................... 28 1.1.7.1 Eglises orientales catholiques....................................................................... 28 1.1.7.1.1 Rites d'Antioche-Jérusalem. En syriaque occidental.............................. 28
Première version 34 4 mars 2006 Notitia De Ecclesiis orientalibus
1.1.7.1.2 Église maronite de rite syriaque antiochien. .......................................... 28
1.1.7.1.3 Rite chaldéen. En syriaque oriental........................................................ 28
1.1.7.1.4 Église syro-malabare. ............................................................................. 29
1.1.7.1.5 Rite byzantin. ......................................................................................... 29
1.1.7.1.6 Rite arménien. ........................................................................................ 30
1.1.7.1.7 Rite paulicien.......................................................................................... 30
1.1.7.1.8 Rite d'Alexandrie.................................................................................... 30
1.1.7.1.9 Classification. ......................................................................................... 30
1.1.7.1.9.1 Effectifs approximatifs en milliers dont, entre parenthèses, % des
catholiques (uniates)............................................................................................. 31
1.1.7.1.9.2 Estimation démographique (en milliers) de la diaspora française .. 31
1.1.7.1.9.3 Ordinariats communs à plusieurs rites orientaux. ........................... 31
1.1.7.2 Eglises orientales non chalcédoniennes ....................................................... 31
1.1.7.2.1 Coptes..................................................................................................... 31
1.1.7.2.2 Arméniens. ............................................................................................. 32
1.1.7.2.3 Église Syrienne Occidentale (syriaque). ................................................ 32
1.1.7.2.4 Église Syrienne Orientales (souriennes). ............................................... 33
Première version 35 4 mars 2006 Communication du Comité international Rore Sanctifica
De Ritus Coptorum
Une pièce historique des archives du Consilium
en date du 31 mars 1967 contredit le Sel de la terre
L’intention des réformateurs de 1968
de rendre le nouveau rite de consécration épiscopale invalide
Notre étude prolonge les travaux déjà publiés dans les trois tomes de Rore Sanctifica et qui démontrent que le nouveau rite de consécration épiscopale promulgué en 1968 (Pontificalis Romani) est invalide. S’appuyant sur l’exploitation des archives du Consilium qui prépara la réforme de 1965 à 1968, cette présente étude, textes à l’appui, contredit les affirmations fallacieuses publiées par les dominicains d’Avrillé, sous la signature du Père Pierre-Marie : Le nouveau rituel de consécration épiscopale est-il valide ? (pages 72 à 129) du numéro 54 du Sel de la terre (novembre 2005). Nous sommes en possession des archives du Consilium et l’exhumation de ces documents historiques montre maintenant clairement que la pseudo-démonstration d’Avrillé de novembre 2005 recopie exactement la démarche des responsables de la Commission de 1965- 68, à savoir Dom Botte, le Père Lécuyer et l’abbé Kleinheyer. Reprenant à son compte la justification de l’adoption du nouveau rite, dérivé d’une essai de reconstitution artificielle d’une prétendue Tradition apostolique, fallacieusement attribuée à Hippolyte de Rome, la revue Le Sel de la terre prétend que le nouveau rite « contiendrait la substance du rite copte ». Or, il a déjà été démontré que la forme essentielle du nouveau rite ne comprend déjà pas la signification du pouvoir d’Ordre propre à l’épiscopat. Cette étude de Rore Sanctifica démontre de plus que lors de la préparation du nouveau rite, le rite copte fut utilisé pour abuser les Pères conciliaires, à l’image de la pseudo-démonstration du Sel de la terre. Et, fait nouveau et majeur, le segment de phrase exprimant le pouvoir de transmission du Sacerdoce de l’évêque et extrait du rite copte, lui-même déjà issu d’une traduction mise en cause, fut littéralement coupée du texte Copte présenté aux Pères. Ce tronçonnement habile, car la continuité de la phrase était maintenue artificiellement, trahit l’intention des réformateurs de vouloir masquer la présence dans le rite copte d’un segment de phrase exprimant la transmission du Sacerdoce. Ainsi le texte profane du nouveau rite (distribuer des dons ou des offices) éveillait moins les soupçons des Pères du Consilium.
Ajoutons que de toute manière la forme essentielle du nouveau rite est indemne de toute
signification du pouvoir d’Ordre (de l’épiscopat). Le recours à un comparatif au rite copte relèverait d’une recherche de la signification hors de la forme essentielle, dans le contexte. Mais cela contredit l’un des deux exigences obligatoires fixée infailliblement par Pie XII qui exige que cette signification soit présente dans la forme essentielle de façon univoque. Intrinsèquement la forme essentielle du nouveau rite est donc invalide. Elle ne peut donc pas être sauvée par une « analogie » de « substance » avec le rite copte. Bien au contraire la comparaison du nouveau rite avec le rite copte ne fait que confirmer son invalidité.
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Communication du Comité international Rore Sanctifica
Lorsqu’en 1896, dans sa lettre apostolique Apostolicae Curae, Léon XIII déclara les
ordinations anglicanes « absolument nulles et totalement vaines », il invoqua comme cause d’invalidité non seulement la forme sacramentelle des rites anglicans mais également l’intention anti-catholique des réformateurs anglais.
« A ce vice de forme intrinsèque, se lie le défaut d'intention : or, la forme et l'intention sont
également nécessaires à l'existence du sacrement. La pensée ou l’intention, en temps qu'elle est
une chose intérieure, ne tombe pas sous le jugement de l'Eglise ; mais celle-ci doit en juger la
manifestation extérieure. Ainsi, quelqu'un qui, dans la confection et la collation d'un sacrement,
emploie sérieusement et suivant le rite la matière et la forme requises, est censé, par le fait
même, avoir eu l'intention de faire ce que fait l'Eglise.
C'est sur ce principe que s'appuie la doctrine d'après laquelle est valide tout sacrement
conféré par un hérétique ou un homme non baptisé, pourvu qu'il soit conféré selon le rite
catholique. Au contraire, si le rite est modifié dans le dessein manifeste d'en introduire un
autre non admis par l'Eglise et de rejeter celui dont elle se sert et qui, par l'institution du
Christ, est attaché à la nature même du sacrement, alors, évidemment, non seulement l’intention
nécessaire au sacrement fait défaut, mais il y a là une intention contraire et opposée au
sacrement. » Pape Léon XIII, Apostolicae Curae, 1896
Le 31 mars 1967, les responsables du Groupe 20, à savoir Dom Botte et le Père Lécuyer
ont clairement manifesté, non seulement leur volonté de rejeter le rite romain admis par l’Eglise depuis plus de 17 siècles, mais de plus ils ont aggravé leur intention anti-catholique en dissimulant aux Pères de la Commission la signification du pouvoir d’Ordre présente dans le rite valide de consécration épiscopale copte ce qui rajoute une cause supplémentaire d’invalidité au vice de forme intrinsèque au nouveau rite. Les réformateurs ont ainsi exprimé leur intention de « ne pas faire ce que fait l’Eglise », que l’Eglise le fasse dans le rite épiscopal romain d’avant 1968 ou qu’elle le fasse dans le rite épiscopal copte valide.
Ils attirent ainsi sur le nouveau rite de consécration épiscopale de 1968, la condamnation
que prononça, pour des raisons de fond identiques, le Pape Léon XIII sur les ordinations anglicanes : ‘Absolument nulles et totalement vaines’
Le 25 avril 2006,
Comité Rore Sanctifica
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Communication du Comité international Rore Sanctifica
Développement
Il a déjà été expliqué dans les Notitiae de Rore Sanctifica que la nouvelle forme du rite de consécration épiscopal n’exprime pas explicitement la communication du pouvoir d’ordre qui est propre au statut épiscopal qui possède le degré le plus élevé du Sacerdoce et donc sa plénitude.
Rappelons la forme essentielle du rite telle que désignée par Paul VI : Nous décomposons ainsi : • PR1 Répands sur cet élu, la force, qui est de toi, Spiritus principalis, lequel tu as donné à ton Fils bien-aimé JC, (effunde super hunc electum eam virtutem, quae a te est, Spiritum principalem, quem dedisti dilecto Filio tuo JC,) • PR2 qui l’(Spiritus principalis) a lui-même donné aux saints Apôtres, (quem dedisti dilecto Filio tuo, quem ipse donavit sanctis Apostolis,).
Nous constatons que cette forme essentielle ne possède, dans aucune de ses deux parties, la signification de la plénitude du pouvoir d’Ordre qui est celle de l’épiscopat.
Par contre dans le rite romain supprimé en 1968, cette plénitude est exprimée : « Comple in Sacerdote tuo ministerii tui summam, et ornamentis totius glorificationis instructum coelesti… » C’est cette forme qui a été utilisée en 1988 par Mgr Lefebvre pour sacrer Mgr Tissier de Mallerais, Mgr Williamson, Mgr de Galaretta et Mgr Fellay.
Les réformateurs ont tenté de justifier la nouvelle forme de consécration épiscopale en prétendant qu’il s’agissait d’une forme encore en usage, mais sous une forme plus développée, dans des rites orientaux encore en usage dans l’Eglise catholique en 1968.
Cet argument a été repris en novembre 2005 dans l’article Le nouveau rituel de consécration épiscopale est-il valide ? (pages 72 à 129) du numéro 54 du Sel de la terre, paru sous la signature du Frère Pierre-Marie o.p. du couvent des dominicains d’Avrillé.
Les rédacteurs de l’article du n°54 écrivent en effet en page 100 de la revue Le Sel de la Terre :
« Pour s’assurer de la validité du rite de Paul VI, il nous suffira donc de mettre en
parallèle la nouvelle prière du sacre avec les deux rites orientaux en question [le rite
de consécration épiscopale copte, et le rite d’intronisation du Patriarche maronite]. La
validité de ces deux rites ne saurait être remise en cause..(..).. »
« La comparaison entre ces diverses prières nous paraît suffisamment éloquente par
elle-même : le nouveau rite contient la substance des deux rites coptes et syriens. »
Nous rappelons un comparatif déjà publié dans les Notitiae de Rore Sanctifica et paru en fin janvier 2006.
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Communication du Comité international Rore Sanctifica
La revendication d’un soi-disant « accord foncier »
entre la prétendue Tradition apostolique attribuée à Hippolyte de Rome et les rites orientaux valides
Paul VI (18 P. Lécuyer (18 Dom Botte (1969) Dom Botte (1973) Annibale Bugnini (1983) Sel de la terre juin 1968) juin 1968) (nov. 2005) La comparaison et qui, pour une Il y avait un autre grand C’est un texte vivant qui, Si je m’étais arrêté à ce texte, ce Les patriarches d’Antioche et d’Alexandrie entre ces diverses grande partie, avantage dans ce choix, sous des formes dérivées, n’était pas parce que je venais d’en utilisent toujours deux textes qui, malgré les prières nous paraît est encore parce que cette est encore en usage dans faire une édition critique, mais parce différences observables entre eux, sont suffisamment observée dans la formule est conservée les rites orientaux de que, en étudiant les rites orientaux, identiques sur le fond et proviennent de la éloquente par elle- liturgie de en grande partie dans Syrie et d’Egypte. J’ai j’avais constaté que la formule était même source, la Traditio Apostolica même : le nouveau l’ordination chez deux rites orientaux, le fourni aux Pères une toujours vivante sous des formes d’Hyppolite. Cette prière est d’une grande rite contient la les Coptes et les rite copte et, avec une version latine de ces plus évoluées. Ainsi dans le rite richesse théologique. Elle exprime en effet substance des Syriens forme plus développée, formules orientales en syrien, la prière pour l’ordination du l’enseignement traditionnel selon lequel l’évêque deux rites coptes occidentaux le rite syrien occidental. soulignant tout ce qui venait patriarche n’était autre que celle est non seulement grand prêtre, mais aussi et syriens. On ne de la Tradition apostolique. Il du Testament de Notre-Seigneur, berger du troupeau du Christ et successeur des peut mettre en doute apparaissait clairement remaniement de la Tradition apôtres ayant reçu du Christ le « Spiritus sa validité sans que c’était bien Hippolyte apostolique. De même dans le rite principalis ». Si l’on compare les trois textes – rayer de l'histoire de qui avait inspiré ces copte, la prière pour l’ordination de celui proposé par le Père Botte et ceux en l'Église ces deux formules et, en même temps, l’évêque est proche de celle des usage dans les patriarcats d’Antioche et Églises qui ont fourni que l’original était plus riche Constitutions apostoliques, autre d’Alexandrie –, il apparaît clairement que les de grands saints et et plus clair que les remaniement du texte d’Hippolyte. idées fondamentales et la succession logique docteurs. adaptations. Cependant, On retrouvait partout les idées sont les mêmes, bien que des extensions aient malgré quelques différences, essentielles de la Tradition été introduites dans l’un ou l’autre de ces textes, il y avait un accord foncier, apostolique. sans toutefois nuire à la beauté et à l’intelligibilité de la prière.
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Communication du Comité international Rore Sanctifica
La consultation des archives du Consilium a permis de prendre connaissance des rites orientaux qui ont été utilisés pour fonder cette assertion et convaincre la Commission du Consilium. Deux rites ont été mis en avant par Dom Botte, le Père Lécuyer et leur équipe : le rite d’intronisation d’un patriarche maronite et le rite de consécration d’un évêque Copte. Dans leur tentative de justification de la validité du nouveau rite, les rédacteurs du Sel de la terre (numéro 54) ont également eu recours à ces mêmes rites. La consultation des archives du Consilium montrent que l’article signé par le Père Pierre-Marie constitue une vulgarisation des travaux de Dom Botte et du Père Lécuyer. Les rédacteurs du Sel de la terre et les réformateurs de 1968 ont utilisé les mêmes arguments et les mêmes textes.
Intéressons-nous plus particulièrement au rite copte. L’abbé Cekada mets déjà en cause le recours à ce rite dans son étude du 25 mars 2006, en raison d’une mauvaise traduction du Denzinger.
« (5) Le rite copte de la consécration épiscopale. Ici au moins le P. Pierre-Marie donne un
texte qui est basé sur une forme de consécration épiscopale qui est reconnue pour être valide.
Malheureusement
(a) Il a puisé sa traduction dans le Ritus Orientalium dans Denzinger qui était, dans le cas
des textes coptes, basé sur une autre version latine «remplie tout au long de traductions
fautives »1 et qu’on « devrait traiter pour cette raison avec réserve »2.
(b) Cette version fait une traduction fautive dune phrase qui spécifie que le pouvoir de
l’évêque consiste à «pourvoir un clergé selon le commandement de Notre-Seigneur en
rapport avec le sacerdoce»3. En 1963 Dom Botte voilait cette phrase de la reconstitution
d’Hippolyte par l’expression «répartir les ministères» et dans la Préface de la consécration
épiscopale en 1968 par l’expression «distribuer les dons». C’est un changement qui aurait dû
donner l’alerte, mais cela ne se faisait pas, parce que le P. Pierre-Marie s’est servi dune
traduction non-fiable.
En somme, le P. Pierre-Marie présente dans ses tableaux trois anciens textes contestés («La
reconstitution» d’Hippolyte, les Constitutions et le Testament) et un rite non sacramentel
d’installation (d’un patriarche maronite) et une traduction non fiable (Denzinger/ Scholz en
latin) qui omet une phrase-clé (ordonner des prêtres) de la forme sacramentelle copte.
Aucun de ces arguments ne conforte donc la validité du nouveau rite, évidemment » Abbé
Cekada, 25 mars 2006
Le tome 2 de Ritus Orientalium précise bien dans la note 14 attachée à ‘ad sanctuarium’ (en page 24) : ‘in ordine sacerdotali’ au sujet de la phrase :
« Constituendi cleros secundum mandatum ejus ad sanctuarium »
Voici la reproduction du Denzinger en page 24 du tome 2 (rite copte) d’après l’édition de Graz de 1961 qui reproduit l’édition de 1864 :
1 Emmanuel. Lanne, “Les Ordinations dans le Rite Copte,” L’Orient Syrien 5 - (1960), 90–1. “Denzinger se base sur une version faite par Scholz… La traduction de Scholz contient des gros contresens.” 2 Bradshaw Paul F. Ordination Rites of the Ancient Churches of East and West. New York: Pueblo 1987. 3 Trans. Burmester, Ordination Rites, 110-1. RO 2:24 renders the Coptic as “constitutendi cleros secundum mandatum ejus ad sanctuarium.” The footnote reads: “in ordine sacerdotali.”
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Communication du Comité international Rore Sanctifica
Le comparatif du Sel de la terre est bien basé sur cette traduction non fiable du Denzinger, et mets en vis-à-vis le « constituendi cleros » avec le « distribuat munera » mais encore, cette partie du rite copte a été dissimulée dans la présentation du rite copte aux Pères de la Commission. Nous produisons ci-dessous dans un tableau comparatif les quatre textes du rite copte : • Denzinger (mal traduit – édition de Graz de 1961 reproduisant celle de 1864) • Le Denzinger cité par Le Sel de la terre (n° 54) • Le rite copte cité par le schemata n°220 du Consilium (Appendice) le 31 mars 1967 • Le nouveau rite de consécration épiscopale (Pontificalis Romani) promulgué en 1968
Non seulement en 1963 Dom Botte voilait la signification du pouvoir d’ordonner figurant elle explicitement dans le rite copte, mais de plus, le 31 mars 1967 cette phrase fut habilement masquée aux membres de la Commission qui eut à se prononcer en faveur de l’adoption du nouveau rite qui devait intervenir en 1968.
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Communication du Comité international Rore Sanctifica
Rite Copte (Denzinger – p23-24) Rite Copte (Sel de la terre – p 101-104) Rite Copte cité au Consilium - 1967 Rite Paul VI (1968) (mal traduit) (n°54 – nov. 2005) Dominator Domine Deus omnipotens Dominator Domine Deus Qui es; Domine Deus omnipotens, Deus et omnipotens Pater Domini nostri et Dei nostri et Pater Domini nostri et Dei nostri et Pater Domini nostri et Dei nostri et Salvatoris Iesu Pater Domini nostri Jesu Christi, Salvatoris nostri Jesu Christi, Salvatoris nostri Jesu Christi, Christi, une sole ingenite, sine principio (αρχή) [...] unus solus ingenitus, sine principio, nullum regem nullum regem habens super te, qui es habens super te, qui es semper et ante saecula, semper12 et es ante saecula, infinite et sole infinitus et solus altissimus, solus sapiens, solus altissime, sole sapiens (σοφός), sole bone bonus, invisibilis in natura tua, prin-cipii expers et (αγαθός), invisibilis in natura (φύσις) tua, apud quem est scientia incomprehensibilis et principii expers (άναρχος), et apud quem incompara-bilis, cognoscens occulta, est scientia incomprehensibilis et incomparabilis13 (ασύγκριτος), cognoscens occulta, Pater misericordiarum et Deus totius consolationis, qui in excelsis habitas et humilia respicis cognoscens omnia antequam fiant, cognoscens omnia antequam fiant, cognoscens omnia antequam fiant, qui cognoscis omnia antequam nascantur qui es in altissimis et respicis humiles, qui es in altissimis et respicis humiles, qui dedisti s t a t u t a (Arabs : qui dedisti statuta ecclesiastica qui donasti statuta ecclesiastica tu qui dedisti in Ecclesia tua normas c a n o n e s ) ecclesiastica per unigenitum Filiium tuum Dominum per unigenitum Filium tuum Dominum per unigenitum Filium tuum D.N.I.C., per verbum gratiæ tuæ, nostrum Jesum Christum nostrum Jesum Christum, qui prædestinasti ex principio genus iustorum ab Abraham qui constituisti sacerdotes ab initio, qui constituisti sacerdotes ab initio, qui constituisti sacerdotes ab initio qui constituisti principes et sacerdotes ut adsisterent populo tuo, [...] ut assisterent populo tuo, qui non reliquisti locum tuum sanctum qui non reliquisti locum tuum sanctum qui non reliquisti locum sanctum sine ministerio, et sanctuarium tuum sine ministerio non sine ministerio, sine ministerio, dereliquisti,
qui complacuisti tibi glorificari in iis, qui complacuisti tibi glorificari in iis, qui complacuisti tibi glorificari in iis quos elegisti. cui ab initio mundi placuit in his quos quos elegisti : quos elegisti : elegisti glorificari : tu iterum nunc tu iterum nunc Tu iterum nunc Et nunc
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Communication du Comité international Rore Sanctifica
Rite Copte (Denzinger – p23-24) Rite Copte (Sel de la terre – p 101-104) Rite Copte cité au Consilium - 1967 Rite Paul VI (1968)
(mal traduit) (n°54 – nov. 2005)
effunde virtutem Spiritus tui hegemonici, effunde virtutem Spiritus tui hegemonici, effunde virtutem Spiritus tui principalis, effunde super hunc electum eam virtutem, quæ a te est, Spiritum principalem, quem dedisti dilecto Filio tuo Iesu Christo, quem donasti Apostolis sanctis tuis quem donasti Apostolis sanctis tuis quem donasti apostolis sanctis tuis quem ipse donavit sanctis Apostolis, qui constituerunt Ecclesiam per singula loca ut sanctuarium tuum, in gloriam et laudem indeficientem in nomine tuo. in nomine tuo. in nomine tuo nominis tui. Da igitur Da igitur Da igitur Da, cordium cognitor Pater,
hanc eandem gratiam hanc eandem gratiam hanc eamdem gratiam super servum tuum N, quem elegisti in super servum tuum N, quem elegisti in super servum tuum quem elegisti in episcopum, huic servo tuo, quem elegisti ad episcopum, episcopum, Episcopatum, ut pasceret gregem tuum sanctum, ut pasceret gregem tuum sanctum, ut pascat gregem tuum sanctum ut pascat gregem sanctum tuum, et ut tibi esset in ministrum et ut tibi esset in ministrum et ut sit tibi in ministrum irreprehensibilem, et summum sacerdotium tibi exhibeat irreprehensibilem, irreprehensibilem, sine reprehensione, orans ante benignilatem tuam die ac nocte, orans ante benignitatem tuam die ac nocte, orans ante benignitatem tuam die ac nocte, serviens tibi nocte et die, ut incessanter vultum tuum propitium reddat Congregans (conservans?) nume-rum congregans (conservans?) numerum congregans numerum salvandorum, offerens tibi et offerat dona sanctæ Ecclesiæ tuæ; salvandorum, offerens tibi dona (δώρον) in salvandorum, offerens tibi dona in sanctis dona in sanctis ecclesiis sanctis ec-clesiis. ecclesis. Ita, Pater omnipotens, per Christum tuum, Ita, Pater omnipotens, per Christum tuum, Ita, Pater omnipotens, per Christum tuum, da ut virtute Spiritus summi sacerdotii da ei unitatem Spiritus Sancii tui, ut sit ipsi da ei unitatem Spiritus Sancti tui, ut sit ipsi da ei participationem Spiritus Sancti tui, ut habeat potestatem dimittendi peccata poteslas dimittendi peccata potestas dimittendi peccata sit ei potestas dimittendi peccata secundum mandatum (εντολή) unigeniti secundum mandatum unigeniti tui Filii SUPPRESSION DE LA secundum mandatum tuum ; ut distribuat tui Filii Jesu Christi Domini nostri, Jesu Christi Domini nostri, constituendi munera constituendi cleros (Κλήρος, Arabs : cleros, MENTION DU POUVOIR Clericos) D’ORDONNER
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Communication du Comité international Rore Sanctifica
Rite Copte (Denzinger – p23-24) Rite Copte (Sel de la terre – p 101-104) Rite Copte cité au Consilium - 1967 Rite Paul VI (1968)
(mal traduit) (n°54 – nov. 2005)
secundum mandatum ejus13 ad secundum mandatum ejus ad sanctuarium secundum mandatum eius ad sanctuarium secundum præceptum tuum 14 sanctuarium (ίερατεΐον), et solvendi vincula omnia ecclesiastica, et solvendi vincula omnia ecclesiastica, et solvendi vincula omnia ecclesiastica, et solvat omne vinculum secundum potestatem quam dedisti Apostolis ; faciendi domos novas orationis 15 [...] faciendi domus novas orationis et sanctificandi (ευκτηριον), et sanctificandi (άγιάζειν) altaria; altaria (θυσιαστηριον) ; et placeat tibi in mansuetudine et corde et placent tibi in mansuetudine et corde et placeat tibi in mansuetudine et corde humili, placeat tibi in mansuetudine et mundo humili, offerens tibi in innocentia et humili, offerens tibi in innocentia et offerens tibi in inno-centia et irreprehensibilitate corde, offerens tibi odorem suavitatis, irreprehensihilitate sacrificium sanctum irreprehensibilitate sacrificium sanctum sacrificium incruentum, mysterium huius incruentum, mysterium (μυστηριον) hujus16 incruentum, mysterium hujus Testamenti Testamenti novi in odorem suavitatis. Testamenti Novi, in odorem suavitatis17. novi, in odorem suavitatis
per Filium tuum Iesum Christum, per
quem tibi gloria et potentia et honor, cum
Spiritu Sancto in sancta Ecclesia et nunc et
in sæcula sæculorum. Amen.
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Communication du Comité international Rore Sanctifica
Les archives du Consilium trahissent la volonté de Dom Botte (responsable du Groupe 20) de supprimer la signification de la transmission du Sacerdoce par un évêque.
Dans l’appendice du schemata n°220 du 31 mars 1967, figurent deux rites orientaux, l’un qui est celui du rite d’intronisation du patriarche maronite et l’autre qui est celui de la consécration de l’évêque copte.
Lorsque l’on compare le rite copte qui figure dans le document du Consilium et la source qui est produite dans le Denzinger à la page 24, on s’aperçoit que le segment de phrase :
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Communication du Comité international Rore Sanctifica
« secundum mandatum unigeniti tui Filii Jesu Christi Domini nostri, constituendi cleros » a été supprimé, sans indication de suppression, ce qui évite ainsi d’attirer l’attention des membres de la Commission qui seraient ignorants du texte original des Coptes :
Ce segment supprimé exprime le pouvoir pour un évêque de transmettre le sacerdoce « constituendi cleros (constituer des clercs) ». Dans le nouveau rite, cette expression deviendra d’ailleurs « distribuat munera (distribue des charges ou dons) »4, ce qui représente un sens juridictionnel (charges) et même profane (dons). Un Anglican pourrait se satisfaire d’une telle caractérisation du pouvoir de l’évêque, mais son rite est invalide5.
Nous avons là une marque évidente de la volonté des réformateurs de masquer la présence dans le rite copte de la signification de la transmission du sacerdoce. Ainsi abusés, les Pères de la Commission, ignorant des paroles exactes des rites coptes, pouvaient plus facilement accepter le remplacement de cette expression précise par une « distribution des charges » qui ne désigne pas le caractère ontologique du sacerdoce. Les réformateurs avaient donc bien l’intention de ne pas exprimer le pouvoir d’ordre propre à l’épiscopat, et en particulier dans l’expression de la transmission du Sacerdoce (au sens ontologique). Au contraire, le rite copte le contient bien, ce qui montre à quel point le recours artificiel à ce rite pour exciper d’une validité extrinsèque du nouveau rite, par analogie avec le
4 Ce point avait déjà été relevé dans l’étude de l’abbé Zins en date du 11 juillet 2005 (voir le Tome II de Rore Sanctifica en page 5) ainsi que dans le tome I de Rore Sanctifica (pages 78 à 81 ) paru en début août 2005. Il est également développé dans l’étude de l’abbé Zins du 18 janvier 2006. Tous ces textes sont disponibles sur le site http://www rore-sanctifica.org 5 Condamnation des rites anglicans par Léon XIII en 1896 dans Apostolicae Curae.
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rite copte de consécration de l’évêque, est parfaitement factice, et ne démontre aucunement la validité de la forme du nouveau rite.
Laissons la conclusion à l’abbé Cekada :
Une note à propos des Coptes
« Après la conquête du Nord de l’Afrique par les Musulmans, les Coptes tombèrent dans une
décadence de longue durée.
Parfois des candidats pas bien formés accédèrent au patriarcat grâce à la corruption. La
formation du clergé séculier était quant à elle nulle, tandis que les monastères étaient
meilleurs à ce point de vue.
Voici quelques notes au sujet de la pratique sacramentelle chez les Coptes:
Si un bébé qui est à la mort ne peut pas être porté à l’église pour recevoir le baptême, les
prêtres se contenteraient de leur donner une onction, de les bénir et de réciter l’exorcisme,
parce que la législation copte des sacrements prévoit que chacune de ces cérémonies peut
remplacer le baptême.
Au 12e et 13e siècle il y avait une tentative sérieuse pour abolir totalement la confession
auriculaire en la remplaçant par une espèce d’absolution générale à la messe.
L’évêque copte responsable de l’Ethiopie ne voyait pas d’inconvénient à ordonner prêtres en
une fois des milliers d’Africains alors que certains d’entre eux se présentaient sans vêtements.
A cause de la façon dont certains prêtres coptes administraient les baptêmes, il y avait une
raison de douter de la validité. Ainsi le Saint Office publia un décret en 1885 qui stipulait qu’il
fallait faire une enquête chaque fois qu’un copte se convertit.
Le fait que les modernistes sont allés jusqu’à effacer la vénérable Préface de la consécration
épiscopale romaine pour mettre à la place un texte liturgique ayant des liens avec cette secte
schismatique, hérétique décadente est une indication permanente de leur arrogance
insupportable et de leur folie. » Abbé Cekada, Appendice 2 – Absolument nulles et totalement
vaines, 25 mars 2006
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Communication du Comité international Rore Sanctifica
ANNEXE
Textes complets du rite copte : version du Denzinger et version tronquée du Consilium
Nous donnons ci-dessous les deux sources complètes du rite copte : Source du Denzinger, page 24 :
Source du Schemata n°220 – Appendice – Consilium – 31 mars 1967 : Traduction en français : 2) Prière consécratoire d’un Evêque dans le rite d’Alexandrie Vous qui êtes, Seigneur Dieu tout-puissant, Père de Notre-Seigneur, notre Dieu et Sauveur Jésus-Christ, un et seul unique sans principe, n’ayant aucun roi au-dessus de vous, vous qui êtes toujours et avant les siècles, infini et le seul plus haut, seul sage, seul bon, invisible dans votre nature, qui n’êtes pas soumis à une direction et en qui il y a une science incompréhensible et incomparable, qui connaissez ce qui est caché, vous qui connaissez tout avant que ce ne soit, vous qui avez donné les statuts de l’Eglise par votre Fils unique Notre- Seigneur Jésus–Christ, vous qui avez établi les prêtres dès le commencement pour qu’ils assistent le peuple, vous n’avez pas laissé le lieu saint sans ministère, qui avez trouvé plaisir à être glorifié par ceux que vous avez choisis. Maintenant, veuillez répandre à nouveau la vertu de l’Esprit qui fait les chefs que vous avez donné à vos Apôtres en votre nom. Donnez donc cette même grâce à votre serviteur que vous avez élu comme évêque, pour qu’il paisse votre saint troupeau et pour qu’il exerce pour vous un ministère irréprochable, en priant jour et nuit en présence de votre bonté, en rassemblant nombreux ceux qui doivent être sauvés, en vous offrant des dons dans vos saintes églises.
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Communication du Comité international Rore Sanctifica
Ainsi, Père tout-puissant, par votre Christ, donnez-lui de participer à votre Saint Esprit, pour qu’il reçoive le pouvoir de remettre les péchés selon le commandement au sanctuaire et de délier tous les liens ecclésiastiques, en édifiant de nouvelles maisons de prière et en consacrant des autels ; et qu’il vous plaise dans la clémence et d’un cœur humble, en vous offrant dans l’innocence et de manière irréprochable le sacrifice non-sanglant, le mystère de ce Nouveau Testament, en odeur de suavité. Image du texte :
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Comité international Rore Sanctifica Réfutation d’ « Objections » (A.Santogrossi)
Réfutation de l’« implicitisme » sacramentel, sophisme inventé par Ansgar Santogrossi o.s.b. (Réfutation de l’article « Réponse à l’abbé Cekada » cosigné par l’abbé de Tanoüarn et le Fr. Ansgar Santogrossi, o.s.b. de l’Eglise conciliaire)
Sans aucune argumentation théologique réelle, A.Santogrossi cherche à abuser un public non averti en prétendant avoir réfuté l’invalidité sacramentelle intrinsèque de la forme du nouveau rite de consécration épiscopale (Pontificalis Romani, 18 juin 1968)
Le texte d’ « Objections » est dépourvu de toute rigueur théologique.
Il ose même s’opposer délibérément au Magistère catholique infaillible
(Pie XII, Léon XIII, Conciles d’Asie Mineure,…)
• Convergence du Père Pierre-Marie d’Avrillé, d’Ansgar Santogrossi, Bénédictin conciliaire, et de l’abbé de Tanoüarn pour adopter les conceptions hétérodoxes de Lécuyer sur l’Episcopat (n°56 - Sel de la terre), • Spiritus principalis : l’abbé de Tanoüarn et A.Santogrossi reprennent à leur compte l’onctionisme anti-christ de 1952 du Père Lécuyer, ennemi personnel de Mgr Lefebvre. • Afin de justifier fallacieusement ses sophismes, A.Santogrossi introduit de fausses traductions des formes essentielles diaconale, presbytérale et épiscopale identifiées par Pie XII • L’abbé de Tanoüarn et A.Santogrossi confondent le pouvoir de l’Ordre conféré (potestas ordinis) associé au caractère de nature ontologique, et la grâce du sacrement (gratias ordinis) • A l’exemple de la fausse justification conciliaire de l’anaphore d’Addaï et Mari, Santogrossi use d’expressions floues et non définies, typiquement modernistes et non théologiques (formu- les, signification implicite, effusion maximale de l’Esprit-Saint, signification intégrale…) qu’il substitue systématiquement au langage théologique thomiste précis du Magistère catholique infaillible (Pie XII, Léon XIII, Cardinal Franzelin…).
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Comité international Rore Sanctifica Réfutation d’ « Objections » (A.Santogrossi)
• La théologie du Sacerdoce, totalement absente du texte d’A.Santogrossi, est vidée de tout contenu pour justifier la « transitivité » anti-christ de la nouvelle forme épiscopale qui réduit le Christ à un simple canal de transmission de l’Esprit-Saint, du Père vers l’Eglise militante pour fonder le Sacerdoce. • Dans la forme intégrale du nouveau rite épiscopal de Montini-Paul VI l’absence d’univocité de la forme sacramentelle essentielle ne saurait être compensée, selon les sophisme de Santogrossi, par une « formule » (dite « intégrale ») prétendue ‘suffisamment’ implicite. • La revue Objections contribue à étendre le débat sur l’invalidité du nouveau rite épiscopal, mais elle se disqualifie par le peu de sérieux de cet article qui apparaît n’être qu’une provoca- tion.
Document téléchargeable depuis :
http://www.rore-sanctifica.org
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Comité international Rore Sanctifica Réfutation d’ « Objections » (A.Santogrossi)
Table des matières
1 Résumé de notre réfutation de l’article cossigné par Santogrossi et l’abbé de Tanoüarn.. 6 2 Préambule sur l’article d’Ansgar Santogrossi, auteur moderniste à la théologie approximative........................................................................................................................... 10 3 Le texte de Santogrossi est-il crédible ? Manque de rigueur intellectuelle et théologique 10 3.1 Santogrossi, un religieux conciliaire édité par l’abbé Celier et promu par l’abbé Barthe 10 3.2 Absence de référence de Santogrossi à la littérature spécialisée, au Magistère ou aux manuels usuels de théologie ou de dogmatique ................................................................... 12 3.3 Santogrossi ignore visiblement la distinction entre pouvoir de l’Ordre conféré (potestas ordinis, associée au caractère de nature ontologique) et la grâce sacramentelle (gratia ordinis) ...................................................................................................................... 12 3.4 Une grave erreur de sens logique : « Paul VI » mentionné au lieu de « Pie XII ». Qui a véritablement relu et contrôlé cet article ? ................................................................. 12 4 Rappel des faits ................................................................................................................ 13 4.1 Le Magistère de l’Eglise exprimé par les Papes Léon XIII et Pie XII..................... 13 4.2 La promulgation du nouveau rite par Montini-Paul VI en 1968.............................. 15 5 Premier argument réfuté : contrairement aux allégations de Santogrossi, les critères d’univocité de Pie XII (1947) s’appliquent bel et bien aux formes sacramentelles traditionnelles explicites du diaconat et du presbytérat ........................................................... 15 5.1 Santogrossi affirme faussement l’insuffisance du terme « presbytérat » dans la forme sacramentelle traditionnelle de la prêtrise (Pie XII) .................................................. 15 5.1.1 Le sens catholique implicite de ‘presbyterat’ présenté arbitrairement par Santogrossi comme devant faire l’objet d’une formulation explicite et externe.............. 16 5.1.2 Faux argument protestant de Santogrossi contredit par la Bible Alioli : « presbyteros » signifie le pouvoir de consacrer (Concile de Trente) et pas seulement l’« Ancien » ...................................................................................................................... 16 5.1.3 La négation du sens de ‘presbytérat’ par Santogrossi déjà réfutée dès 1898 par les évêques catholiques Anglais opposés aux Anglicans. ................................................ 17 5.1.4 Les expressions liturgiques (presbyteros, ministerium, etc) doivent être prises dans le sens de la Tradition de l’Eglise et non pas dans leur sens étymologique seul ..... 18 5.1.5 Le rite latin traditionnel de l’ordination presbytérale équipare « presbyteros » et « sacerdos », contrairement aux allégations de Santogrossi ........................................ 18 5.1.6 La dérobade de Santogrossi présupposant la conclusion qu’il n’a pas encore démontrée ......................................................................................................................... 19 5.2 La fausse traduction par Santogrossi de la forme sacramentelle traditionnelle du diaconat en vue de la solliciter au secours de son montage ................................................. 20 5.3 Santogrossi substitue des termes dans la forme sacramentelle traditionnelle du rite épiscopal pour alléguer d’une ambiguïté prétendue sur la « plénitude du ministère » ........ 20 5.3.1 La fausse allégation d’ambiguïté du rite traditionnel pour l’épiscopat............ 20 5.3.2 La fausse traduction par Santogrossi de la forme épiscopale sacramentelle essentielle de rite latin identifiée par Pie XII (1947) ....................................................... 21 6 Deuxième argument réfuté : les faits contredisent la signification du pouvoir d’Ordre épiscopal (potestas ordinis) attribuée au Spiritus principalis par Santogrossi (à la manière du Père Lécuyer et d’Avrillé)........................................................................................................ 22 6.1 Exposé de la signification de Spiritus principalis par Santogrossi........................... 22 6.2 Santogrossi déjà réfuté par la Notitia IV.................................................................. 22 6.3 La traduction abusive de hegemonikos par principalis ............................................ 23
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6.4 Un adjectif dérivé (principalis) ne peut transférer au mot (Spiritus) le sens du substantif (Princeps) pour lui conférer éventuellement la signification du pouvoir d’Ordre (potestas ordinis). ................................................................................................................. 24 6.5 Santogrossi affirme faussement que le Spiritus principalis pourrait signifier le pouvoir de l’Ordre conféré (potestas ordinis épiscopale : plénitude des pouvoirs sacramentels) en sus de la grâce (gratias ordinis) du sacrement .......................................... 24 6.6 La signification du Spiritus principalis de Santogrossi contredite par le rite Copte de simple bénédiction non sacramentelle d’un abbé................................................................. 25 6.7 Le Spiritus principalis du nouveau rite véhicule une hérésie adoptioniste et dynamiste anti-christ condamnée par le concile d’Ephèse................................................... 25 7 Troisième argument réfuté : l’absence d’univocité de la forme sacramentelle essentielle ne saurait être compensée par une « formule » (dite « intégrale ») prétendue ‘suffisamment’ implicite dans le nouveau rite épiscopal conciliaire................................................................. 26 7.1 Santogrossi réduit la forme sacramentelle (substance du sacrement) à une simple « formule » explicative......................................................................................................... 26 7.1.1 Le texte de Santogrossi introduit le sophisme moderniste de la « formule » en lieu et place de la forme sacramentelle qui seule a un sens théologique. ........................ 26 7.1.2 Selon Santogrossi, la forme sacramentelle deviendrait une simple ‘formule’ qui ne serait qu’‘implicite’ ..................................................................................................... 26 7.2 La pseudo-démonstration finale de Santogrossi enchaîne sophismes et confusions de termes et de concepts....................................................................................................... 27 7.2.1 Le texte final de Santogrossi ............................................................................ 27 7.2.2 La réinterprétation du Spiritus principalis par le moyen d’un échafaudage de sophismes et de confusions théologiques entre pouvoir d’Ordre (potestas ordinis et caractère ontologique) et juridiction épiscopale.............................................................. 29 7.2.3 Une conception anti-théologique de l’épiscopat, proche de celle des pentecotistes et des charismatiques américains................................................................ 30 7.3 L’absence d’analyse de la théologie du Sacerdoce qui est exprimée par la forme « transitive » anti-christ du nouveau rite.............................................................................. 31 7.4 La forme onctioniste du nouveau rite véhicule l’hérésie dynamiste anti-christ condamnée par le concile d’Ephèse (canon 9) ..................................................................... 31 7.4.1 La pseudo-« forme » de Paul VI en usage chez les Episcopaliens (Anglicans américains) depuis 1979................................................................................................... 32 7.4.2 La pseudo-« forme » de Paul VI en usage dans une secte théosophique américaine ........................................................................................................................ 32 7.5 L’oxymore de l’ « Ecclésiovacantisme » de l’abbé de Tanoüarn ............................ 32 7.6 Quelques exemples de rites qui ruinent le sophisme de l’« implicitisme » inventé par Santogrossi ..................................................................................................................... 34 7.6.1 Les Zwingliens en Suisse ................................................................................. 34 7.6.2 La version syriaque-orthodoxe de l’Anaphore de Chrysostome ...................... 35 7.6.3 L’Anaphore syriaque-orthodoxe de Xystus de Rome ...................................... 35 7.6.4 Le Testamentum Domini .................................................................................. 36 7.6.5 Le précédent de l’abbé Lugmayr qui inventa un fausse justification de la prétendue validité de l’anaphore d’Addaï et Mari ........................................................... 36 7.7 L’ « implicitisme » ruiné par l’équivocité des traductions vernaculaires passées sous silence par Santogrossi ......................................................................................................... 37 7.8 A rebours de l’argument de Santogrossi sur Pie XII, l’incertitude de la version promulguée par Montini-Paul VI pour le rite presbytéral.................................................... 38 7.9 Le silence de Santogrossi sur le mensonge de Montini-Paul VI concernant le prétendu usage de la nouvelle forme dans les rites sacramentels orientaux ........................ 39
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8 Un florilège de sophismes dans le texte de l’abbé de Tanoüarn et d’Ansgar Santogrossi 40 8.1 Un premier sophisme introduit par Santogrossi : le « degré d’univocité ».............. 40 8.2 Autre sophisme de Santogrossi, doublé d’une traduction biaisée du rite traditionnel, celui de la « signification implicite » qui procèderait de « connaissances implicites »....... 41 9 Conclusion : questions sur la compétence et l’orthodoxie de l’abbé de Tanoüarn et de sa revue « Objections »................................................................................................................. 42
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1 Résumé de notre réfutation de l’article cossigné par Santogrossi et l’abbé de Tanoüarn Auteur bénédictin conciliaire moderniste, édité par l’abbé Celier et promu par l’abbé Barthe, Ansgar Santogrossi cosigne avec l’abbé de Tanoüarn dans le numéro 6 de la revue Objections (datée juin 2006, mais publiée en fait dans les tout derniers jours du mois de juin 2006), un ar- ticle sans crédibilité, intitulé « Réponse à l’abbé Cekada ». Ce texte est présenté comme une « véritable référence », et il prétend réfuter la démonstration de l’invalidité sacramentelle du nouveau rite de consécration épiscopale (Pontiifcalis Romani, 1968) qui a été formulée par l’abbé Cekada le 25 mars 2006 dans son étude : « Absolument nul et entièrement vain ».1 Ce texte d’Ansgar Santogrossi s’avère manquer de la rigueur intellectuelle et théologique la plus élémentaire. Nous remarquons d’emblée l’absence totale de références à une littérature spécialisée, au Magistère ou aux manuels usuels de théologie ou de dogmatique. De plus Santogrossi, piètre théologien, ignore visiblement toute distinction entre pouvoir de l’Ordre conféré (potestas ordinis associée au caractère de nature ontologique, conférés ex opere operato par le sacrement des Saints Ordres catholiques), et la grâce sacramentelle (gra- tia ordinis).
Premier argument réfuté : nous démontrons que contrairement aux allégations de Santo- grossi, les critères d’univocité de Pie XII (1947) s’appliquent bel et bien aux formes sacra- mentelles traditionnelles du diaconat et du presbytérat. Santogrossi affirme en effet témérairement l’insuffisance du terme « presbytérat » dans la forme sacramentelle traditionnelle de la Prêtrise (Pie XII) qui, selon lui, renverrait au terme profane d’« Ancien » et ignorerait les pouvoirs sacramentels liés à la prêtrise. Le sens catholique implicite de ‘presbyterat’, reçu de manière immémoriale dans le sacrement des Saints Ordres catholique par l’enseignement de l’Eglise, est présenté arbitrairement par Santogrossi comme devant faire l’objet d’une formulation explicite et externe. Ce faux argument protestant de Santogrossi est contredit par la Bible Alioli : « presbyteros » signifie bien le pouvoir de consacrer (Concile de Trente) et ne renvoit pas au seul sens pro- fane d’« Ancien ». Cette négation du sens implicite de ‘presbytérat’, reprise ici par Santogrossi, avait déjà été ré- futée dès 1898 par les évêques catholiques Anglais opposés aux Anglicans. D’ailleurs, les ex- pressions liturgiques (presbyteros, ministerium, etc) doivent être prises dans le sens de la Tradition de l’Eglise et non pas dans leur sens étymologique seul, c'est-à-dire selon le sens même des « paroles que l'Eglise accepte et emploie comme telles. » depuis toujours dans le sacrement des Saints Ordres catholiques (Pie XII, Sacramentum Ordinis, 1947. Or, de surcroît le rite latin traditionnel de l’ordination presbytérale équipare lui-même explicitement les ter- mes « presbyteros » et « sacerdos », contrairement aux allégations fallacieuses de Santogrossi. Inventant une réplique de l’abbé Cekada à son argument, Santogrossi finit par une dérobade en présupposant précisément sa conclusion qu’il cherche encore à fonder. Santogrossi produit une fausse traduction de la forme sacramentelle traditionnelle du diaconat en vue de la solliciter au secours de son montage, en laissant entendre que la grâce pourrait apporter le pouvoir d’ordre (potestas ordinis). Il suggère également une substitution de termes dans la forme sacramentelle tradition- nelle du rite épiscopal pour alléguer d’une ambiguïté prétendue sur la signification de la
1 http://www.rore-sanctifica.org
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« plénitude du ministère » qui figure dans cette forme essentielle épiscopale traditionnelle. Santogrossi introduit en effet subrepticement une fausse traduction dans cette forme épisco- pale sacramentelle essentielle de rite latin identifiée par Pie XII (1947), laissant croire que la notion du sacerdoce en serait absente, et que seul le terme « ministère » y figurerait, alors que le terme « sacerdote » univoque y figure bien explicitement juste quelques mots avant l’expression « plénitude du ministère ».
Deuxième argument réfuté : les faits contredisent la signification du pouvoir d’Ordre épis- copal (potestas ordinis épiscopale) attribuée arbitrairement par Santogrossi à Spiritus princi- palis (à la manière du Père Lécuyer et d’Avrillé). Santogrossi est déjà réfuté par la Notitia IV pour son interprétation du Spiritus principalis. Il produit en outre une traduction abusive de « hegemonikos » par « principalis ». Contrairement à ce qu’affirme le bénédictin conciliaire, l’adjectif dérivé (principalis) ne peut transférer au mot (Spiritus) le sens du substantif (Princeps) pour lui conférer éventuellement la signification du pouvoir d’Ordre (potestas ordinis). Santogrossi affirme ainsi faussement que le Spiritus principalis pourrait signifier le pouvoir de l’Ordre conféré (potestas ordinis épiscopale : plénitude des pouvoirs sacramentels) en sus de la grâce (gratias ordinis) du sacrement. Cette signification du Spiritus principalis donnée par Santogrossi est contredite par le rite Copte de simple bénédiction non sacramentelle d’un abbé. Ajoutons que le Spiritus principalis du nouveau rite épiscopal conciliaire véhicule une hérésie adoptioniste et dynamiste anti-christ déjà condamnée par le concile d’Ephèse.
Troisième argument réfuté : l’absence d’univocité de la forme sacramentelle essentielle ne saurait être compensée par une « formule » (dite « intégrale ») prétendue ‘suffisamment’ im- plicite dans le nouveau rite épiscopal conciliaire. Santogrossi réduit en effet la forme sacramentelle (cœur de la substance du sacrement) à une simple « formule » explicative. Son texte introduit le sophisme moderniste du terme « formule » en lieu et place de la « forme sacramentelle » qui seule a un sens théologique précis et univoque. Selon Santogrossi, la forme sacramentelle ne serait réduite qu’à une simple ‘formule’ qui ne serait qu’‘implicite’. C’est à partir de cet échafaudage de sophismes que la pseudo-« démonstration finale » de Santogrossi enchaîne sophismes et confusions de termes et de concepts.
Le sophisme final de Santogrossi consiste en effet, à partir des deux précédents sophismes, à prétendre faussement que le Spiritus principalis signifierait le « pouvoir d’Ordre épiscopal » (potestas ordinis), car, selon lui, il signifierait de « manière principale » la juridiction de l’épiscopat. Or, comme cette juridiction serait, selon Santogrossi, inséparable du pouvoir d’Ordre épis- copal (potestas ordinis), le Spiritus principalis exprimerait bien implicitement le pouvoir d’Ordre épiscopal (potestas ordinis), et donc le critère de Pie XII serait bien respecté par la nouvelle « forme sacramentelle » épiscopale conciliaire de Montini-PaulVI. Pour effectuer cette fausse démonstration, Santogrossi recours ici à plusieurs erreurs : • la confusion entre la juridiction (pouvoir juridique d’organisation de l’Eglise et de sa hiérarchie) et ce qui est de nature non pas juridique mais ontologique (potestas ordinis de l’évêque ou pouvoir d’Ordre épiscopal, ou encore plénitude des pouvoirs spirituels, associée au caractère de nature ontologique, conférés ex opere operato par la consécration sacramentelle épiscopale valide) • la prétention arbitraire que le Spiritus principalis serait spécifique à l’épiscopat, alors que cette même expression apparaît également dans la simple bénédiction non sacra-
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mentelle d’un abbé copte, comme dans l’inronisation non sacramentelle d’un pa-
triarche oriental (prière (C) dite de Clément)2, car il signifie tout simplement un don
pour le gouvernement, une grâce de pure juridiction et non pas des pouvoirs sa-
cramentels.
• la prétention que cet ensemble de sous-entendus seraient univoques. Mais Santogrossi
s’est déjà soustrait à cette obligation, car il a introduit précédemment son sophisme de
la « signification implicite » selon un « degré d’univocité » [sic !] : l’« implicitisme ».
• la prétention que la « prédisposition à recevoir et posséder la juridiction d'une ma-
nière "principale", à savoir sans la recevoir d'un ordre supérieur » désignerait le
« caractère (sic) épiscopal », expression qui dans le vocabulaire de Santogrossi dé-
signe la juridiction de l’évêque, mais peut aussi bien, selon lui, désigner le pouvoir
d’Ordre épiscopal (potestas ordinis). Il peut aussi, toujours dans le langage charisma-
tico-pentecôtiste de Santogrossi, signifier « un appel à Dieu, pour une effusion
maximale de l’Esprit-Saint » (sic !)
Le texte de Santogrossi révèle une absence d’analyse de la théologie du Sacerdoce qui est ex- primée par la forme « transitive » anti-christ du nouveau rite « sacramentel » conciliaire. En effet, la forme onctioniste du nouveau rite épiscopal conciliaire véhicule l’hérésie dyna- miste déjà condamnée par le concile d’Ephèse (canon 9). Nous invitons les lecteurs à se repor- ter à la Notitia IV19.
Signalons en outre que la forme de Paul VI est en usage depuis 1979 chez les Episcopaliens (Anglicans américains), ainsi que dans une secte théosophique américaine. Pourquoi ?. Santogrossi et Tanoüarn pourraient-ils répondre à cette question légitime et naturelle ?
Nous citons par ailleurs quelques exemples de rites pseudo « sacramentels » qui ruinent le sophisme de l’« implicitisme » inventé par Santogrossi pour les besoins de son article : les Zwingliens en Suisse, la version syriaque-orthodoxe de l’Anaphore de Chrysostome, l’Anaphore syriaque-orthodoxe de Xystus de Rome et le Testamentum Domini. Le texte de Santogrossi rappelle le précédent de l’abbé Lugmayer qui inventa un fausse justi- fication de la prétendue validité sacramentelle de l’anaphore d’Addaï et Mari, dénuée pour- tant de toute parole de consécration sacramentelle des Saintes Espèces.
Par ailleur l’« implicitisme » de Santogrossi est totalement ruiné par l’équivocité des traduc- tions vernaculaires officielles du Vatican passées pieusement sous silence par Santogrossi.
Enfin, à rebours de l’argument de Santogrossi contre les formes sacramentelles identifiées et confirmées par Pie XII en 1947 dans Sacramentum Ordinis qu’il ne craint pas de qualifuer d’« ambiguës », ce qui, selon lui, justifierait son invention du sophisme de l’« implicitisme, signalons le fait certain et constatable de l’incertitude de la version promulguée par Montini- Paul VI pour son nouveau rite conciliaire de consécration à la Prêtrise.
Pour finir, nous prenons acte également du silence de Santogrossi et de Tanoüran sur le men- songe énorme de Montini-Paul VI affirmant dans sa « Constitution apostolique » Pontificalis Romani du 18 juin 1968 l’usage en 1968 de sa nouvelle forme sacramentelle épiscopale dans les rites sacramentels orientaux.
2 Et dont le Père Pierre-Marie d’Avrillé affirme sans aucunes preuves et contre les usages orientaux qu’elle « a été » sacramentelle dans le passé.
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Ce texte de l’abbé de Tanoüarn et d’Ansgar Santogrossi contient un florilège d’autres so- phismes : tels sa trouvaille du « degré d’univocité » [sic !], ou celle de « l’effusion maximale du Saint Esprit » [sic !], ou encore, autre sophisme de Santogrossi, doublé d’une traduction biaisée du rite traditionnel, celui de la « signification implicite » qui procèderait de « connaissances implicites ». Nous avons aussi noté l’oxymore proprement absurde de l’« Ecclésiovacantisme », inventé par l’abbé de Tanoüarn, et montré son sens anti-théologique et son non sens littéral. En conclusion nous ne pouvons que poser des questions sur la compétence et l’orthodoxie de l’abbé de Tanoüarn et de sa revue « Objections ». La publication de cet article par la revue Objections pose en réalité la question du devenir des travaux théologiques dans la Tradition. Pour l’abbé de Tanoüarn, il serait salutaire, pour lui comme pour les âmes qui dépendent de lui, qu’il effectue de toute urgence cet examen et cet « audit » interne. L’article de Santogrossi représente pour la revue Objections, la sanction qui cumule toutes ces tares et constitue bien en un certain sens « une véritable référence » : cet article, il est vrai, qualifie désormais le niveau de cette revue, qui ne vise qu’à impressionner à bon compte les ignorants et les âmes simples.
L’abbé Cekada apporte cette conclusion très nette en écrivant le 5 juillet 2006 :
« (…) Quelques commentaires de la part du Fr. Pierre-Marie dans son pamphlet et du
Frère Ansgar Santogrossi dans la revue’Objections’, sans avoir ni l’un ni l’autre ef-
fectué de recherches sérieuses sur les principes fondamentaux de la théologie sa-
cramentelle, c'est là tout ce que les défenseurs du nouveau rite peuvent produire !
Je pense que nous sommes donc désormais fondés à affirmer que nous avons gagné
sur le plan intellectuel le débat sur cette question.
Il demeure encore, bien sûr, de faire connaître au public nos conclusions."
Venons-en maintenant à l’analyse détaillée du texte de Santogrossi et de l’abbé de Tanoüarn et à sa réfutation.
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2 Préambule sur l’article d’Ansgar Santogrossi, auteur moderniste à la théologie approximative. Le présent texte répond à l’article du Frère Ansgar Santogrossi o.s.b., cosigné par l’abbé de Tanoüarn sous le titre « Réponse à l’abbé Cekada » dans le numéro 6 (juin 2006) de sa revue « Objections ». A vrai dire ce serait d’abord à M. l’abbé Cekada qu’il reviendrait d’apporter la réplique à la revue „Objections“, car c’est lui qu’elle met directement en cause. Cependant ce dernier considère à juste titre ce texte comme une simple provocation médiatique qui n’apporte rien à l’étude théologique sérieuse de la question (cf. la lettre de l’abbé Cékada en fin de document).
Nous avions quant à nous déjà pris connaissance avec consternation de ce texte de la revue Objections en constatant son absence totale de rigueur et la liste impressionante des sophis- mes sur lesquels il prétend se fonder.
La médiocrité et les incohérences évidentes de ce texte ne nous semblaient pas mériter de réponse : cette soi-disant « réfutation de l’abbé Cekada » étalant par elle-même son insuf- fisance, son amateurisme et son manque de rigueur.
Il est apparu cependant que de nombreux fidèles peu avertis de ces questions auraient été troublés par une certaine couverture médiatique accordée à l’abbé de Tanoüarn et à ses amis qui prétendent que ce texte aurait définitivement réfuté la démonstration de l’abbé Cékada de l’invalidité sacramentelle intrinsèque du nouveau rite épiscopal conciliaire du 18 juin 1968.
Les fidèles souhaitant dès lors disposer d’un argumentaire précis, la situation nous a donc paru présenter un certain caractère d’urgence, car nous constatons que de nombreux laïcs ne sont pas en mesure de réordonner les réponses que nous avions à l’avance, et depuis long- temps déjà, opposées publiquement à ces prétendues „objections“.
Tout d’abord, quelques remarques préliminaires sur le texte de Frère Ansgar Santogrossi, un Bénédictin conciliaire qui, à ce que l’on dit, aurait étudié à Paris sans porter la coule de son ordre.
3 Le texte de Santogrossi est-il crédible ? Manque de ri- gueur intellectuelle et théologique 3.1 Santogrossi, un religieux conciliaire édité par l’abbé Celier et promu par l’abbé Barthe Sur la quatrième de couverture de son récent ouvrage sur l’œcuménisme, Ansgar Santogrossi est présenté ainsi : « Fr. Ansgar Santogrossi, o.s.b., est né en Californie en 1962. Docteur en philosophie de l’Institut catholique de Paris, spécialiste de Duns Scot, après avoir enseigné à Mount Angel Seminary (Oregon) pendant onze ans, il est actuellement maître des jeu- nes profès du monastère Nuestra Señora de Los Angeles (Cuernavaca, Mexique) et il y professe la philosophie. Auteur de l’Evangile prêché à Israël. A propos du dialogue judéo-chrétien (Clovis, 2002), il a publié dans de nombreuses revues d’un côté comme
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de l’autre de l’Atlantique des articles concernant la philosophie, la théologie et la li-
turgie. »
Le texte d’Ansgar Santogrossi, cosigné par l’abbé de Tanoüarn, se caractérise surtout d’emblée par son manque de rigueur intellectuelle. En effet le vocabulaire employé par le bénédictin conciliaire, reste systématiquement flou et ambigu (« formule » au lieu du terme Magistériel (et aristotélicien) de ‘forme’ sacramentelle, « degré d’univocité », « effusion maximum de l’Esprit-Saint », etc). Un tel vocabulaire reste totalement étranger à celui de la discipline théologique dont il prétend se réclamer : la théolo- gie du sacrement des Saint Ordres catholiques et ses définitions du Magistère catholique infaillible. Les concepts introduits ou manipulés restent flous, obscurs et manquent de précision. Son ab- sence de respect des règles de la matière théologique qu’il prétend traiter est patent. La légère- té du texte va jusqu’à remplacer « Pie XII » par « Paul VI » dans ses mentions. Le fait qu’une telle bévue ait pu passer en dit long et sur le manque de rigueur du rédacteur et sur le manque de contrôle de l’abbé de Tanoüarn sur la revue qu’il publie. Cette absence de soumission à la rigueur théologique, cet éloignement regrettable de la préci- sion thomiste propre à la théologie catholique, sont malheureusement typiques d’un auteur moderniste. Venant de la part d’Ansgar Santogrossi, auteur promu par l’abbé Barthe pour son apologie d’un oecuménisme pan-chrétien3 (condamné par Saint Pie X dans Mor- talium Animos), nous pourrions ne pas nous en étonner. Mais qu’un tel texte puisse être cos- signé et édité par l’abbé de Tanoüarn, voilà qui témoigne de l’affaissement intellectuel impressionnant de celui qui, naguère encore (printemps 2004), était présenté comme le théologien parisien de Mgr Fellay, Supérieur de la FSSPX ! Il faut en outre souligner que cet auteur bénédictin conciliaire moderniste a également été pu- blié par l’abbé Celier (FSSPX) aux Editions Clovis en 2002. Nous ne pouvons que nous inter- roger sur ces complaisances et ces connivences. Devant la confusion intellectuelle du texte, il nous a parfois été difficile de préciser clairement la pensée brumeuse d’Ansgar Santogrossi dans le domaine très précis de la théologie sacra- mentelle. Après avoir apporté quelque clarté sur les arguments invoqués, nous avons mis en lumière leurs insuffisances ou leur caractère fallacieux. Le propre du flou introduit (à des- sein ?) par un auteur en cette matière est de conduire à plusieurs interprétations possibles. Aussi faut-il nécessairement se limiter dans la réponse à un auteur qui refuse de (ou n’a pas pu) clarifier sa pensée sur ces sujets. Nous ne pouvons que déplorer la publication d’un article aussi médiocre qui témoigne même d’une véritable décadence théologique, sans commune mesure avec le niveau des théologiens modernistes des années 1960 qui ont accompli la réforme conciliaire. Bien que nous nous op- posions aux réformateurs de 1968, nous convenons en effet cependant que des clercs tels que le Père Lécuyer possédaient, eux, une véritable connaissance théologique approfondie, et sa- vaient par ailleurs jouer des nuances de leur science pour dissimuler sous leur érudition leurs interprétations hérétiques. Finalement et bien que le propos puisse paraître sévère, nous croyons poser un juste constat en qualifiant cet article d’Ansgar Santogrossi de texte d’une médiocrité théologique telle que rarement rencontrée jusqu’ici parmi nos contradicteurs.
3 Vers quelle unité ? Un œcuménisme en quête de cohérence. Ansgar Santogrossi, 2005 Editions Hora Decima. Présdentation par l’abbé Claude Barthe.
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3.2 Absence de référence de Santogrossi à la littérature spéciali- sée, au Magistère ou aux manuels usuels de théologie ou de dogmatique
Dans ce texte de Santogrossi, force est de noter l’absence de notes de bas de page, l’absence de références quelconques à la littérature spécialisée, aussi bien qu’au Magistère ou aux manuels usuels de théologie ou de dogmatique.
L’astuce de Santogrossi par laquelle il prétend, à partir d’un sens „implicite“, rendre compte de la forme d’un sacrement, forme sacramentelle qu’il assimile et réduit systémati- quement à des formules selon sa terminologie, fait penser à l’argumentation prétendant „dé- montrer“ la soi-disant validité sacramentelle, selon l’Osservatore Romano du 17.01.2001, de l’anaphore d’Addai & Mari pourtant dénuée de toute parole de consécration.
3.3 Santogrossi ignore visiblement la distinction entre pouvoir de l’Ordre conféré (potestas ordinis, associée au caractère de na- ture ontologique) et la grâce sacramentelle (gratia ordinis) Dans son texte ne figure pas non plus la moindre discussion à propos du sacrement de la con- sécration en tant que tel, ni ne sont énoncés les différents effets que produit ce sacrement de la consécration, ainsi que déjà exposés dans notre seconde réponse4 à Avrillé. Dans ce document, le lecteur pourra trouver par ailleurs maintes références et notes de bas de page sur le sujet.
Comme Santogrossi ne traite même pas de la consécration sacramentelle en tant que telle, le lecteur non spécialisé ne pourra non plus par conséquent avoir la moindre idée du fait que cel- le-ci introduit une différence ontologique entre Caractère et Grâce. Ainsi, selon Saint Thomas d’Aquin, pouvoirs sacramentels (potestas ordinis) et Caractère (de nature ontologique) sont identiques, et non pas pouvoirs sacramentels (potestas ordi- nis) et Grâce (gratia ordinis). La Grâce produite par le sacrement des Saints Ordres catholi- ques est en effet toujours quelque chose qui, dans le sacrement, accompagne le don des pou- voirs sacramentels, tout en demeurant conditionnée à la présence de la grâce sanctifiante dans l’âme de l’impétrant. Le pouvoir sacramentel (potestas ordinis) est donc reçu ex opere operato sans la grâce du sacrement (gratia ordinis) si l’impétrant est en état de péché mortel. Nous renvoyons le lecteur à nos précédentes études1 où nous avons traité en détail cette question.
3.4 Une grave erreur de sens logique : « Paul VI » mentionné au lieu de « Pie XII ». Qui a véritablement relu et contrôlé cet arti- cle ? Fait très significatif de l’absence de rigueur de Santogrossi et de son cosignataire l’abbé de Tanoüarn, en deuxième ligne de la page 40 de la revue, l’auteur attribue à Paul VI la forme épiscopale « plénitude du ministère » alors qu’il s’agit en réalité d’un extrait de la forme sa- cramentelle traditionnelle essentielle confirmée et identifiée pour l’épiscopat par Pie XII dans Sacramentum Ordinis.
4 http://www.rore-sanctifica.org/etudes/2006/RORE-2006-02-24-DE-Stopka Avrille Antwort 2006.pdf Et voici le lien à notre dernière réponse à Avrillé : http://www.rore-sanctifica.org/public html/etudes/2006/RORE-2006- 06-15-FR Thilo-Stopka QuelleIdeeLesdomincainssefont-ilsdelaConsecration.pdf
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Ainsi Santogrossi a, malencontreusement pour son argumentation, remplacé « Pie XII » par Paul VI. Or, toute sa démonstration repose, dans ce paragraphe et dans celui qui suit, sur la comparaison entre les formes sacramentelles traditionnelles du diaconat et de l’épiscopat au sein du rite latin, tel que confirmées et identifiées par Pie XII en 1947 dans sa Constitution Apostolique Sacramentum Ordinis.
Le fait que Santogrossi ait ainsi commis cette confusion, qui se retourne contre sa propre ar- gumentation, est énorme, et démontre qu’il ne peut nullement être ici question d’une coquille typographique malencontreuse. Cette erreur logique illustre le peu de rigueur de nos apprentis théologiens à propos de Ponti- ficalis Romani. Comment se fait-il que ni Santogrossi, ni l’abbé de Tanoüarn ne l’aient rele- vée, alors que pour celui qui lit l’article attentivement et qui connaît le dossier, elle saute aux yeux, tant elle rend le raisonnement de Santogrossi illogique et incohérent.
Nous en sommes réduits à nous poser la question : l’abbé de Tanoüarn serait-il à ce point fâ- ché avec la logique, ou alors ne relirait-il pas ce qu’il cosigne et publie, alors même qu’il n’hésite pas à qualifier son texte de réfutation décisive ? Serait-ce là ce que l’abbé de Ta- noaüarn veut désigner par son expression de « catholicisme baroque »5 ?
Ou serait-ce plutôt que l’abbé de Tanoüarn aurait eu le dessein de publier rapidement n’importe quel texte dans sa revue, escomptant bien qu’il ne soit pas lu, compte tenu du caractère technique, voire rébarbatif, du sujet, lui permettant ainsi de proclamer sur les medias de la Tradition partout à bon compte auprès d’un public de fidèles abusés que l’invalidité sacramentelle de la consécration épiscopale conciliaire du 18 juin 1968 aurait été définitivement réfutée par la revue « Objections ».
4 Rappel des faits 4.1 Le Magistère de l’Eglise exprimé par les Papes Léon XIII et Pie XII
Rappelons tout d’abord, comme nous l’avions écrit dans les Notitiae de Rore Sanctifica pu- bliées en début février 2006, ce qu’énonce infailliblement le Magistère de l’Eglise, par la voix des Papes Léon XIII et Pie XII, au sujet de la validité d’un sacrement.
L’examen d’un rite sacramentel distingue sa matière et sa forme (et non sa « formule ») qui doivent ensemble signifier de manière univoque les effets du sacrement. « Dans le rite qui concerne la confection et l'administration de tout sacrement, on distingue avec raison entre la partie cérémoniale et la partie essentielle, qu'on appelle la matière et la forme. Chacun sait que les sacrements de la nouvelle loi, signes sensibles et efficaces d’une grâce invisible, doivent signifier la grâce qu'ils produisent et produire la grâce qu’ils signifient. Cette signification doit se trouver, il est vrai, dans tout le rite essentiel, c'est-à- dire dans la matière et la forme ; mais elle appartient particulièrement à la forme, car la matière est une partie indéterminée par elle-même, et c'est la forme qui la détermine. » Léon XIII, Apostolicae Curae, 1896 L’intention doit également être examinée et s’avérer exprimer l’intention de « faire ce que fait l’Eglise » :
5 En l’occurrence, il s’agirait plutôt ici de « catholicisme burlesque »
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« la forme et l’intention sont également nécessaires à l’existence du sacrement. La pensée
ou l’intention, en temps qu'elle est une chose intérieure, ne tombe pas sous le jugement de
l'Eglise ; mais celle-ci doit en juger la manifestation extérieure. » Léon XIII, Apostolicae
Curae, 1896
Pie XII, avec les notes de l’infaillibilité du magistère pontifical, souligne en 1947 dans sa Constitution Apostolique Sacramentum Ordinis, que la forme doit être univoque dans l’expression des effets sacramentels et exprimer sans ambiguïté les deux effets du sacre- ment : le pouvoir d’ordre (potestas ordinis, associée au caractère ontologique, conférée ex opere operato) et la grâce de l’Esprit-Saint (gratia ordinis) : « C'est pourquoi, après avoir invoqué la lumière divine, en vertu de Notre suprême Auto- rité apostolique et en pleine connaissance de cause, Nous déclarons et, autant qu'il en est besoin, Nous décidons et décrétons ce qui suit : la matière et la seule matière des Ordres sacrés du diaconat, de la prêtrise et de l'épiscopat est l'imposition des mains ; de même, la seule forme sont les paroles qui déterminent l'application de cette matière, paroles qui si- gnifient d'une façon univoque les effets sacramentels, à savoir le pouvoir d'ordre et la grâce de l'Esprit-Saint, paroles que l'Eglise accepte et emploie comme telles. » Pie XII, Sacramentum Ordinis, 1947. Et Pie XII définit en 1947, dans sa Constitution Apostolique Sacramentum Ordinis, texte revêtu des notes de l’infaillibilité pontificale, que la matière du rite de consécration épisco- pale est constituée par l’imposition des mains, et la forme par les paroles de la Préface. Il identifie également dans cette forme la partie essentielle, « nommée forme essentielle », à savoir celle qui exprime la partie absolument requise pour la validité. « Dans l'ordination ou consécration épiscopale, la matière est l'imposition des mains faite par l'évêque consécrateur. La forme est constituée par les paroles de la Préface, dont les suivantes sont essentielles et partant requises pour la validité : Comple in Sacerdote tuo ministerii tui summam, et ornamentis totius glorificationis instructum coelestis unguenti rore sanctifica6. Tous ces rites seront accomplis conformément aux prescriptions de Notre Constitution apostolique « Episcopalis Consecrationis » du 30 novembre 1944 » Pie XII, Sacramentum Ordinis, 1947. Il s’agit de la validité intrinsèque d’un rite sacramentel, c’est-à-dire que l’examen de la matière, de la forme et de l’intention exprimée, soumet le rite en lui-même à des critères stricts de validité parfaitement objectifs et constatables par quiconque.
Pie XII a énoncé ainsi deux critères auxquels doivent répondre une forme essentielle (diaco- nale, presbytérale ou épiscopale) afin qu’elle soit sacramentellement valide.
L’abbé Cekada, ainsi que notre Comité Rore Sanctifica, ont établi le constat que ces deux cri- tères ne sont nullement respectés dans la nouvelle pseudo-« forme sacramentelle » épiscopale conciliaire de Montini-Paul VI : le pouvoir d’Ordre (potestas ordinis) n’est en rien expri- mé dans la forme sacramentelle essentielle du nouveau rite conciliaire. Quant à la grâce de l’Esprit-Saint (gratia ordinis), dans le meilleur des cas où le Spiritus principalis préten- drait l’exprimer, elle ne saurait revêtir une signification univoque dans la forme sacramen- telle essentielle du nouveau rite épiscopal conciliaire, et en outre elle véhiculerait une héré- sie christo-judaïsante19 anti-christ (ce dont ni le Frère Santogrossi ni l’abbé de Tanoüarn n’ont cure !). Or l’absence d’un seul de ces critères suffit selon le Pape Pie XII et à rendre le rite sa- cramentel invalide. La confirmation solennelle de la désignation de la forme sacramentelle essentielle dans le rite de consécration épiscopale de rite latin date de 1947, lorsque Pie XII, au terme du travail 6 Donnez à votre prêtre la plénitude de votre ministère, et, paré des ornements de l'honneur le plus haut, sanctifiez-le par la rosée de l'onction céleste.
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d’une Commission compétente10, décida à cet effet de promulguer la Constitution Apostoli- que Sacramentum Ordinis le 30 novembre 1947, en constatant que cette forme sacramen- telle essentielle avait été en usage constant, invariable et documenté pour consacrer tous les évêques catholiques dans le rite latin depuis avant même l’an 300 !
4.2 La promulgation du nouveau rite par Montini-Paul VI en 1968 Les réformateurs de 1968, qui répudièrent totalement le rite latin, dont la forme sacramen- telle épiscopale essentielle, confirmée par Pie XII, était pourtant constante et invariable depuis avant même l’an 300, décidèrent alors, sous l’autorité de Montini-Paul VI, et à l’instar de Pie XII, de désigner le 18 juin 1968 par la « Constitution Apostolique » Pontificalis Romani de Montini-PaulVI, une forme essentielle dans la nouvelle forme artificielle recons- truite et adoptée. Voyons maintenant quelle est cette forme essentielle dans le nouveau rite. Voici ce qu’écrit Montini-Paul VI dans la « Constitution » Pontificalis Romani (1968) : « Enfin, dans l'ordination de l'évêque, la matière est cette imposition des mains qui est faite en silence sur la tête de l'élu, avant la prière consécratoire, par les évêques consacrants ou au moins par le consécrateur principal. La forme consiste dans les paroles de cette prière consécratoire ; parmi elles, voici celles qui appartiennent à la nature essentielle, si bien qu'elles sont exigées pour que l'action soit valide : «Et nunc effunde super hunc electum eam virtutem, quæ a te est, Spiritum principalem, quem dedisti dilec- to Filio Tuo Jesu Christo, quem ipse donavit sanctis apostolis, qui constituerunt Eccle- siam per singula loca, ut sanctuarium tuum, in gloriam et laudem indeficientem nominis tui»7. (…) Nous voulons que ces décisions et prescriptions, dès maintenant et à l'avenir, soient fermement établies et demeurent en vigueur, nonobstant, pour autant que ce soit néces- saire, les Constitutions et Ordonnances apostoliques promulguées par nos prédéces- seurs, et les autres prescriptions, même dignes de mention et de dérogation particulières. Donné à Rome, près Saint-Pierre, le 18 juin de l'année 1968, la cinquième de notre Pontificat. PAUL VI, PAPE. »
5 Premier argument réfuté : contrairement aux allégations de Santogrossi, les critères d’univocité de Pie XII (1947) s’appliquent bel et bien aux formes sacramentelles tra- ditionnelles explicites du diaconat et du presbytérat 5.1 Santogrossi affirme faussement l’insuffisance du terme « pres- bytérat » dans la forme sacramentelle traditionnelle de la prê- trise (Pie XII) L’un des fondements de l’argumentation de Santogrossi en vue de contourner l’exigence d’univocité de Pie XII consiste à prétendre que le terme « presbytérat » utilisé dans la forme essentielle du rite traditionnel d’ordination presbytérale serait insuffisant à désigner de manière univoque le sacerdoce catholique. « Car si la formule pour l'épiscopat doit mentionner la plénitude du pouvoir d'Ordre, en tant que celui-ci est distinct du pouvoir de la juridiction épiscopale, ainsi que le
7 «Et maintenant, Seigneur, répands sur celui que tu as choisi la force qui vient de toi, l'Esprit qui fait des chefs, l'Esprit que tu as donné à ton Fils bien-aimé, Jésus Christ, celui qu'il a donné lui-même aux saints Apôtres, qui établirent l'Église en chaque lieu comme ton sanctuaire, à la louange inces- sante et à la gloire de ton nom».
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présuppose notre abbé, alors la formule de l'ordination du prêtre devrait mentionner,
elle, le pouvoir d'offrir le Sacrifice, caractéristique du Hiereus grec, du Sacerdos latin,
c'est-à-dire du Sacrificateur. En réalité, il n'en est rien. La formule classique retenue
par Pie XII parle seulement de la «dignité du presbytérat». Chacun sait que le mot
"presbyter" , utilisé par exemple dans l'Épître de saint Pierre, signifie "ancien"
d'après l'étymologie grecque, et non pas le "sacrificateur". ». Santogrossi, page 39.
5.1.1 Le sens catholique implicite de ‘presbyterat’ présenté arbitraire- ment par Santogrossi comme devant faire l’objet d’une formulation explicite et externe
Employant un Circiterismus (la manie de l’à-peu-près, si chère aux modernistes) post- conciliaire, pour parler comme Romano Amerio, Santogrossi échange des sens implicites de l’expression «dignité du presbytérat» avec ce qui n’est exprimé qu’à l’extérieur de la forme, en en faisant une condition de validité explicite présupposée et externe. La signification du pouvoir d’offrir le sacrifice est implicite à l’expression « dignité du pres- bytérat » depuis toujours dans l’ordination selon le rite catholique traditionnel, ce qui ne veut nullement dire qu’il faille que la forme essentielle l’exprime explicitement, ni moins en- core que la signification explicite de ce pouvoir d’offrir le sacrifice soit exprimée à l’extérieur de la forme essentielle, ni qu’elle constitue une condition requise pour la validité du sacre- ment. La « dignité du presbytérat » est en effet une expression dénuée de toute ambiguïté dans l’usage constant qu’en fait l’Eglise dans le sacrement des Saints Ordres : cette expression figure précisément parmi celles que visent Pie XII dans Sacramentum Ordinis en les quali- fiants de « ….paroles que l'Eglise accepte et emploie comme telles. ».
De manière analogue on pourrait prétendre avec Santogrossi qu’il serait impossible par exem- ple de conclure des seules prières de la consécration elles-mêmes à la Messe, que derrière l’hostie et la coupe dont il est question dans ces prières, que l’on doive comprendre qu’il s’agisse bien de pain de froment et de vin de raisins. Il est cependant bien précisé expressé- ment de la nature de ces matières à la rubrique de defectibus du Missel traditionnel. Et de plus cela est enseigné à tout catholique par le catéchisme depuis le Concile de Trente.
5.1.2 Faux argument protestant de Santogrossi contredit par la Bible Alioli : « presbyteros » signifie le pouvoir de consacrer (Concile de Trente) et pas seulement l’« Ancien »
De la même manière, il faut réfuter l’argument non pertinent selon lequel l’expression presby- teros ne désignerait que des Anciens dans le Nouveau Testament, mais nullement un officiant du culte muni du pouvoir de consacrer. C’est là un argument tiré directement de l’impudence des modernistes. Que l’on examine seulement, dans la lettre de Saint Jacques dans la Vulgate de l’édition de la Bible Alioli, le passage où il est question de l’extrême- onction (5.14 – 15) :
14 Infirmatur quis in vobis? Advocet presbyteros ecclesiae, et orent super eum, un-
guentes eum oleo in nomine Domini.
15 Et oratio fidei salvabit infirmum, et allevabit eum Dominus; et si peccata opera-
tus fuerit, dimittentur ei.
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Les commentaires de la Bible-Alioli, tout comme ceux du Catéchisme du Concile de Trente, indiquent pourtant très clairement que sous le terme de presbyteros, il faut comprendre des dispensateurs de sacrements investis des pouvoirs sacramentels, et c’est bien en ce sens que l’Eglise8 a toujours utilisé ce terme : « ….paroles que l'Eglise accepte et emploie comme tel- les. » (PieXII, 1947). Ni Santogrossi, ni Tanoüarn ne semblent le savoir !
C’est encore ici chez les libéraux et chez la critique protestante de la Bible que Santo- grossi continue à puiser son argumentation, ce que l’éditeur de la revue „Objections“, l’abbé Guillaume de Tanoüarn, qui signe l’introduction de l’article de Santogrossi, laisse passer sans piper mot.
5.1.3 La négation du sens de ‘presbytérat’ par Santogrossi déjà réfutée dès 1898 par les évêques catholiques Anglais opposés aux Angli- cans.
Il reste qu’il n’était pas toujours clair de savoir si le terme presbyteros s’appliquait toujours à un Prêtre, ou s’il pouvait s’appliquer aussi à un Evêque9. C’est précisément pour cette raison que la forme traditionnelle précise secundi meriti munus,- ministère du deuxième rang. Il existait alors des expressions alternatives, qui éliminaient soigneusement tout malentendu10.
Comme toujours des expressions employées pour désigner la postestas ordinis elle-même, se distinguent bien clairement des expressions qui signifient les grâces correspondantes. A ce su- jet le sens n’est nullement implicite, mais tout à fait explicite, consigné ailleurs, et en partie dans les rubriques elles-mêmes. Du reste, la „Vindication“ (Défense) des évêques catholiques anglais, écrite en défense de la Bulle Apostolicae Curae de Léon XIII (1896) et en réponse aux Anglicans, réfutait déjà en 1898 cet argument récupéré par Santogrossi. Apparemment Tanoüarn et Santogrossi l’ignorent totalement ! Que l’on se reporte seulement, en pages 24 et 25 de ce document, à ce qu’écrivaient alors les évêques catholiques anglais sur cette question11.
8 Catechismus Romanus, pars secunda, caput VI, §3 9 Lexikon für Theologie und Kirche, tome 2, columne 370, HERDER 1931 10 P. Hürth SJ, Commentarius ad Const. Apost. ‘Sacramentum Ordinis”, Periodica 37, 1948, page 30: in op- positione ad primi meriti munus, quod est episcopatus. 11 http://www.angelfire.com/nj/malleus/PDFs/Vindication-AC.pdf http://www rore-sanctifica.org/etudes/2006/RORE-2006-02-17-EN- Vindication of Apostolicae Curae 1898.pdf “A further objection considered : Do the terms ’bishop,’ ’priest,’ signify definitely ? Before we leave this branch of the subject, one word may be useful to meet an objection which per- haps occurs to you. The terms ’ priest,’ ’ bishop,’ it may be said, are now declared to be the accepted terms to denote those who have received in substance or in plenitude the sacrificial power. Why, then, have they been rejected in an earlier part of this Letter as not bearing that meaning when they occur in your prayer, Almighty God, Giver of all good things ? The objection is specious, but it forgets that words take their meanings from the communities in which they are used. Now in the Catholic Church the terms ’ priest ’ and ’bishop’ have always had a sacrificial meaning ; and hence when used in our ’ essential forms ’ they definitely convey the required sacrificial meaning. The same is true of the Oriental Communions which use these various ancient ordination forms–as may be seen, if anyone doubts the fact, by an inspection of their Liturgies for the Mass. But with your Communion it is different. Your Reformers no doubt retained the terms ’ priest ’ and ’bishop’ as the distinctive names of the two higher degrees of their clergy–probably because they did not dare to discard terms so long established and so familiar. But whilst retaining the terms they
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Les expressions liturgiques (presbyteros, ministerium, etc) doivent être prises dans le sens de la Tradition de l’Eglise, selon le sens des « ….paroles que l'Eglise accepte et emploie comme telles.», et non pas dans leur sens étymologique seul.
5.1.4 Les expressions liturgiques (presbyteros, ministerium, etc) doivent être prises dans le sens de la Tradition de l’Eglise et non pas dans leur sens étymologique seul
En outre les expressions ne doivent pas être comprises selon leur sens etymologique pur, mais selon leur sens toujours entendu par l’Eglise (« ….paroles que l'Eglise accepte et emploie comme telles.»). Sous cet aspect, le terme ministerium dans la forme du Diaconat ne signifie rien d’autre qu’une traduction littérale du mot grec diakonia12, alors que l’expression summa ministerii tui désigne l’Episcopat selon l’usage liturgique commun reconnu et commenté, et cela bien longtemps avant la Constitution Apostolique Sacramentum ordinis13 de Pie XII de 1947. Ces sens ne sont nullement implicites, mais sont, bien au contraire, consignés très ex- plicitement dans des commentaires qualifiés très communs et aisés à trouver, figurant pour la plupart dans les documents du Magistère lui-même.
5.1.5 Le rite latin traditionnel de l’ordination presbytérale équipare « presbyteros » et « sacerdos », contrairement aux allégations de Santogrossi
protested against the meanings attached to them by the Catholics, and, insisting on the etymo- logical signification, used them, and desired that in future they should be used, to denote, not ministers empowered to offer sacrifice, but pastors set over their flocks, to teach them, to administer to them such Sacraments as they believed in, and generally to tend them spiritually. This meaning they professed to regard as that of Scripture and of the Primitive Church, which explains the language of the Preface of your Ordinal. In illustration of this mode of employing the terms we cannot do better than remind you of the wellknown passage from Hooker : Seeing, then, that sacrifice is now no part of the Church ministry, how should the name of priesthood be thereunto rightly applied ?... The Fathers of the Church [this is Hooker’s view]... call usually the ministry of the Gospel priesthood in regard of that which the Gospel hath proportionable to ancient sacrifices, namely, the communion of the Blessed Body and Blood of Christ, although it have properly now no sacrifice. As for the people, when they hear the name it draweth no more their minds to any cogitation of sacrifice than the name of a senator or an alderman causeth them to think on old age. 15 Thus the mere employment of the terms ’priest ’ and ’bishop ’ in one or two prayers in your rite would go for nothing, even if in other respects those prayers, or any of them, fulfilled the requirements of an essential form. It has been shown, however, that they fail also in these other respects, being sepa- rated from the imposition of hands. It is only ex abundantia, therefore, that your appeal to the use of these terms in the said prayers can be entertained by us at all.” Vindication, 1898, Réponse des évê- ques catholiques anglais aux Anglicans qui contestaient Apostolicae Curae de Léon XIII (1896) 14The Responsio points also in another place (see the footnote to its Appendix on the Gordon case) to the alleged recognition by the Holy See, in 1704, of the sufficiency of the mere words Accipe Spiritum Sanctum. On this see Appendix C. 12 P. Hürth SJ, Commentarius, page 26. 13 Nikolaus Gihr, Sakramentenlehre, tome 2, page 283, 1921.
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En outre Santogrossi joue sur la méconnaissance par les lecteurs des textes des rites sa- cramentels : nous avons en effet déjà fait observer qu’il prétend que le terme Presbyteros n’aurait dans le nouveau Testament nulle signification sacrée, telle que la signification des termes sacerdos ou hieros. Mais voici justement comment cette fonction sacrée du terme Presbyteros est spécifiée très exactement par le Rite Tridentin : « Consecrandi, filii dilectissimi, in Presbyteratus officium, illud digne suscipere, ac susceptum laudabiliter exsequi studeatis. Sacerdotem etenim oportet offerre, benedi- cere, praeesse, praedicare, et baptizare ».14
Ainsi que nous pouvons le constater, c’est dans le rite tridentin lui-même que les termes Pres- byteratum et Sacerdotium sont équiparés. Nous en arrivons dès lors à une désinformation des plus sérieuses, lorsque l’auteur prétend que ce ne serait seulement que de manière purement „implicite“ que l’on pourrait savoir que la forme essentielle du rite latin désigne bien le sacerdoce sacrificiel, et que, par suite, la forme sacramentelle traditionnelle essentielle de la consécration à la Prêtrise ne mentionnerait qu’insuffisamment le sacerdoce (usage de l’adverbe ‘seulement’), car il au- rait déjà prouvé, prétend-il faussement, que le terme Presbyteros n’aurait pour seule significa- tion que la signification profane de l’Ancien. « La formule classique retenue par Pie XII parle seulement de la ‘dignité du presby- térat’ ». Santogrossi, page 39.
5.1.6 La dérobade de Santogrossi présupposant la conclusion qu’il n’a pas encore démontrée Anticipant une réponse de l’abbé Cekada à ce faux argument du sens prétendument non sa- cramentel de « presbytérat », Santogrossi prétend anticiper la réponse de l’abbé Cékada à cette pseudo argumentation, et tente en même temps de la réfuter par une contre-réplique qui n’est rien d’autre qu’un sophisme. « Tout à sa volonté de réfuter la validité du nouveau rite d'ordination des évêques, Cekada ironise à ce sujet. Selon lui, l'idée de gouvernement sous-jacente à l'expres- sion "Spiritus principalis" ne distingue pas l'évêque catholique de son homologue... mormon. Mais une telle remarque s'appliquerait également au mot "presbyter", fixé par Pie XII comme le substantif essentiel dans la forme du sacerdoce. C'est que "Presbyter" a fini par acquérir, dans l'Eglise, la signification d'un sacerdoce sacrifi- ciel, répliquerait, sans doute, l'abbé Cekada.
Contre-réplique : comme l'indique le dictionnaire patristique cité par Cekada lui-
même, le mot hegemonikon, dont principalis est une traduction latine, a acquis, lui
aussi, une nouvelle signification chrétienne, celle de l'épiscopat. » Santogrossi, page
39
En effet, dire que c’est au cours de l’histoire que le presbytérat aurait signifié des pouvoirs sacramentels et, par analogie, affirmer gratuitement que le Spiritus Principalis (ou hegemoni- kon) aurait aussi acquis à son tour au cours de l’histoire la signification d’une consécration épiscopale est tout à fait abusif et ne repose sur rien. Que fait Santogrossi ? Par une pirouette de rhétorique, il imagine une réplique à son argument et ensuite invente une fausse contre-réplique en s’appuyant sur la conclusion de son article alors même qu’il cherche à en poser les bases de la démonstration. Le procédé ne trompera personne.
14 http://www.angelfire.com/nj/malleus/ordines/prtradpriests html
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5.2 La fausse traduction par Santogrossi de la forme sacramentelle traditionnelle du diaconat en vue de la solliciter au secours de son montage
A ce propos, au sujet de la forme sacramentelle traditionnelle de la consécration du Diacre, on ne saurait se contenter de la manière dont Santogrossi la cite, alors qu’il ne mentionne même pas les versions vernaculaires officielles. Une bonne traduction figure dans l’ouvrage „Les Ordinations“, douzième édition stéréotypée, conforme à la Const. Apost. sur les ordres sacrés du 30. Nov. 1947 (Sacramentum ordinis). Imprimatur, Tournai 14.01.1950 : « Répandez en eux votre Esprit Saint, nous vous en prions, Seigneur ; qu’il les ré- conforte par les sept dons de la grâce pour le fidèle accomplissement de votre minis- tère ».15 Nous insistons sur le mot « fidèle », parce que la grâce conférée (gratia ordinis) ici n’est pas le pouvoir d’ordre (potestas ordinis), mais celle-ci justement doit accompagner ce dernier pour le fidèle accomplissement du ministère, fidélité liée précisément à cette grâce sacramentelle, et à la présence de la grâce sanctifiante dans l’âme de l’impétrant. Mais Santogrossi, lui, présente cette forme sacramentelle traditionnelle de la manière sui- vante : «Envoyez en celui-ci, nous le demandons, Seigneur, l'Esprit Saint, par lequel il sera fortifié par le don de votre grâce septiforme pour l'œuvre de l'accomplissement de vo- tre service (ministerii)». Santogrossi, page 38 Santogrossi, par sa fausse traduction, donne ainsi l’impression, que la grâce du diaconat (gratia ordinis) constituerait le pouvoir d’ordre (potestas ordinis) du diaconat, alors qu’ils diffèrent par leur nature même.16 Dans nos deux précédentes réfutations des articles d’Avrillé, nous avions déjà démasqué cette erreur protestante, que l’on retrouve également chez les soi-disant orthodoxes.17
5.3 Santogrossi substitue des termes dans la forme sacramentelle traditionnelle du rite épiscopal pour alléguer d’une ambiguïté prétendue sur la « plénitude du ministère » 5.3.1 La fausse allégation d’ambiguïté du rite traditionnel pour l’épiscopat Voici comment Santogrossi avance sa fausse thèse : « Passons à la formule traditionnelle du diaconat pour la comparer avec celle de l'épiscopat selon Paul VI [sic !] : on dit que le diacre reçoit le Saint-Esprit pour "l'œuvre du ministère" tandis que l'évêque reçoit la "plénitude du ministère". La for- mule épiscopale ne dit pas "plénitude du sacerdoce", mais "du ministère", ce qui est générique et donc moins univoque que "sacerdoce". Mais alors, comment l'abbé Ce-
15 Page 71 – 72, « …., quo in opus ministerii tui fideliter exsequendi, ….. ». Il faut introduire une petite correc- tion, parce que « ministerii tui » a été traduit dans cet ouvrage par « leur ministère », alors qu’il faut lire « votre ministère ». 16 C’est plutot le mot ministerium (grèc : diakonia) 17 http://deposit.ddb.de/cgi-bin/dokserv?idn=976187868&dok var=d1&dok ext=pdf&filename=976187868.pdf « Ekklesiologie und Palamismus ». Doctorat à l’Université de Munich par Nikolai Krokoch. Nous insistons sur les pages 83 – 94, où Krokoch égalise pouvoir d’ordre, grâce et charisme. Il écrit qu’en occident seuls les protestants ont une écclésiologie pneumatique (page 92) semblable à celle des orthodoxes. Il rejette toute no- tion de caractère ontologique. Logiquement pour lui, la grâce constitue le pouvoir d’ordre.
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kada a-t-il la certitude que "plénitude du ministère" fait un évêque et non un archidia-
cre ?
Parce qu'il est dit que c'est un prêtre qui reçoit le sacrement, répliquerait-il peut-être.
Contre-réplique : cette réplique présuppose que la signification de "plénitude du mi-
nistère" est déterminée par tout un domaine de connaissances implicites, car rien
dans la formule elle-même n'indique qu'un prêtre ne peut être archidiacre ni que l'ar-
chidiaconat n'est pas un degré du sacrement de l'Ordre. Nous allons montrer ci-
dessous que c'est justement un champ semblable de significations implicites qui
donne une signification épiscopale à la phrase [sic !] "Spiritum principalem" dans
la formule de Paul VI. » Santogrossi, page 40.
Contrairement à ces allégations, nous allons voir que la forme sacramentelle de Pie XII contient bel et bien l’expression de la plénitude du sacerdoce, et que le terme ministerium se rapporte très explicitement à un prêtre. Signalons eb outre que ce texte de Santogrossi contient une grossière erreur, il s’agit ici de Pie XII et non pas de Paul VI.
5.3.2 La fausse traduction par Santogrossi de la forme épiscopale sa- cramentelle essentielle de rite latin identifiée par Pie XII (1947)
Pour l’information des lecteurs il faut ici souligner à ce propos une substitution de termes, introduite subrepticement par Santogrossi dans la forme sacramentelle de la consécra- tion épiscopale latine traditionnelle, telle que confirmée en 1947 par le Pape Pie XII dans sa Constitution Apostolique Sacramentum Ordinis. Santogrossi suggère en effet l’idée suivante de cette forme sacramentelle de la consécration épiscopale : „comple in presbytero tuo summa ministerii tui“,
alors que la véritable forme sacramentelle de la consécration épiscopale latine traditionnelle utilise précisément le terme exact et univoque de sacerdos : „comple in sacerdote tuo summa ministerii tui“. Pie XII, 1947
Ce tour de passe-passe subreptice une fois mis au jour sous les yeux des lecteurs, toute l’argumentation de Santogrossi s’effondre, et par conséquent l’Abbé Cekada est pleine- ment fondé dans son étude.
Du reste le Rite traditionnel de la consécration sacerdotale énonce : “Accipe potestatem offerre sacrificium Deo, Missasque celebrare, tam pro vivis, quam pro defunctis. In nomine Domini.18 » C’est donc le rite lui-même qui définit lui aussi ce qu’il faut entre par les termes Presbyterus et Sacerdos, et cela de manière aussi explicite que possible, et non pas de manière „impli- cite“ ainsi que le soutiennent faussement Santogrossi et Tanoüarn.
Conclusion
Nous venons de démontrer que contrairement aux allégations de Santogrossi, les critères d’univocité de Pie XII (1947) s’appliquent bel et bien aux formes sacramentelles traditionnel- les du diaconat et du presbytérat.
18 http://www.angelfire.com/nj/malleus/ordines/prtradpriests html
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6 Deuxième argument réfuté : les faits contredisent la si- gnification du pouvoir d’Ordre épiscopal (potestas ordi- nis) attribuée au Spiritus principalis par Santogrossi (à la manière du Père Lécuyer et d’Avrillé) 6.1 Exposé de la signification de Spiritus principalis par Santo- grossi
Voici comment Santogrossi tente d’interpréter le Spiritus principalis présent dans la nouvelle pseudo-forme sacramentelle essentielle de Montini-Paul VI. Le moine bénédictin essaie de présenter comme une « évidence » le lien entre l’Esprit principal et l’épiscopat.
« L'adjectif "principalem" qualifie le nom "Spiritum" dans la forme Paul VI : «l'Es-
prit qui fait les chefs». Il renvoie au latin princeps (le premier) et il est la traduction
latine du grec hegemonikon, un mot qui normalement signifie pouvoir, domination ou
gouvernement. L'expression pneuma hegemonikon (Spiritum principalem) se trouve
mentionnée comme exprimant un don divin, dans le psaume 50. Elle a été utilisée dans
de nombreuses prières consécratoires orientales pour des charges et des bénédictions
diverses. Toutes ces charges ont quelque chose à voir avec l'autorité, et il se trouve
aussi que le champ sémantique naturellement associé à ce concept — vocables tels
prince ou chef— est bien présent dans la pensée des Pères et des écrivains ecclésiasti-
ques médiévaux quand ils caractérisent les évêques comme "princes", "premiers" ou
"chefs" dans l'Eglise. Les dictionnaires de grec et de latin patristique cités par l'abbé
Cekada lui-même associent hegemonikon et principalis avec la charge épiscopale. En
outre, la première chose que le Concile de Trente enseigne sur les évêques, décret sur
le sacrement de l'Ordre au chapitre 4, c'est le fait qu'ils sont les membres principaux
de la hiérarchie. Ils sont établis par l'Esprit Saint pour régir l'Eglise — la charge
épiscopale de gouvernement est mentionnée avant le pouvoir de confirmer et ordonner.
Et même l'Introït du commun de la messe des Confesseurs Pontifes, que l'abbé Ceka-
da lit un certain nombre de fois dans l'année, dit à propos du saint évêque commémo-
ré : "principem fecit eum", "[Dieu] l'a fait un prince". Santogrossi, pages 38 et 39
Nous allons voir que cette association entre Spiritus principalis et épiscopat est tout à fait gratuite.
6.2 Santogrossi déjà réfuté par la Notitia IV19 Nous renvoyons nos lecteurs à la Notitia IV de Rore Sanctifica qui fait le point sur les di- verses interprétations de Spiritus principalis. Pour Santogrossi, à l’instar du Père Pierre-Marie d’Avrillé et du Père Lécuyer, il l’interprète comme un don. Nous avons vu dans la Notitia IV comment cette interprétation dans la nouvelle pseudo-forme sacramentelle du rite épisco- pal mène à l’hérésie, en raison de sa signigication hétérodoxe résolument « transitive » anti-christ : A donne (le Spiritus principalis) à B qui le donne à C
19 http://www rore-sanctifica.org/etudes/2006/RORE-2006-08-05- FR Rore Sanctifica III Notitia 4 Les Significations heterodoxes de la Forme de Montini PaulVI A.pdf
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Ne souhaitant pas ici répéter cette étude, nous invitons les lecteurs à s’y référer. Signalons simplement que le Père Lécuyer tentant en 1953 d’interpréter la prétendue prière épiscopale dite faussement d’Hippolyte de Rome bute sur l’obstacle du Spiritus principalis. Il ne trouve que chez Théodore de Mopsueste (hérétique notoire20) la signification du gouvernement des autres : « Une simple lecture aura fait remarquer le parallélisme avec les lignes qui précé- daient : à la place de l'ancien temple, les Apôtres ont construit l'Église, nouveau temple de Dieu, comme nous le disions plus haut. De même donc qu'autrefois Dieu instituait des chefs et des prêtres, on le prie de donner à l'élu de l'Église la force dont il a besoin, la grâce spirituelle qui convient aux chefs (το ήγεμουιχόυ πνεύμα). Cette dernière expression est extraite du Ps. 50, le Miserere, et la version latine de la Tradition apostolique la rend par l'expression latine du psautier : principalis spiritus. On pourrait hésiter sur le sens précis qu'a eu en vue Hippolyte : le psalmiste n'y voyait sans doute qu'un principe spirituel d'origine divine opérant dans l'homme, et qu'on a nommé très justement un « esprit géné- reux21 ». Et ce sens nous rapproche de celui que les philosophes stoïciens donnaient à la partie supérieure, rectrice, de l'âme, τό ύγεμουιχόυ, par opposition à la partie soumise, l'esprit inférieur, τό ύποχείμευου. Clément d'Alexandrie, au temps d'Hippolyte, suivra cette terminologie des philosophes 22 , qui se perpétuera chez Cyrille d'Alexandrie 23 et chez Théodoret 24 . Pouvoir de se commander soi-même chez tous ces auteurs, le πνεύμα ήγεμουιχόυ devient chez Théodore de Mopsueste le pouvoir « de conduire et de dominer les autres25 ». 26Père Lécuyer
6.3 La traduction abusive de hegemonikos par principalis
Le terme Prince nous semble plutôt devoir être réservé aux Apôtres : « Memento verbi princi- pis (κορυφαιος) Petri, quod dixit », de la catéchèse au nouveau prêtre copte, Denz., Ritus orientalium, tome 2, page 14. C’est donc koryphaios, qui signifie prince, et principalis n’est pas une traduction adéquate pour hegemonikos.
Mais laissons cela pour le moment de côté, et supposons que le Substantif (le nom) princeps puisse désigner l’Evêque, et que principalis en soit l’adjectif dérivé.
20 Cet auteur a fait l’objet, sous le Pape Vigile, d’une anathémisation dans le 2° concile de Constantinople, en juin 553 : « Si quelqu’un prend la défense de l’impie Théodore de Mopsueste qui affirme qu’un autre est le Dieu Verbe et un autre le Christ qui, troublé par les passions de l’âme et les désirs de la chair, s’est peu à peu libéré des attraits inférieurs et ainsi, rendu meilleur par le progrès de ses œuvres est devenu tout à fait irréprochable par son comportement, a été baptisé comme un simple homme au nom du Père, du Fils et du Saint-Esprit ; et, par le baptême, a été jugé digne de recevoir la grâce du Saint-Esprit et de l’adoption filiale ; et, à l’égal d’une image royale, est adoré en la personne du Dieu Verbe ; et après sa résurrection est devenu immuable en ses pensées et totalement impeccable… qu’il soit anathème » Denzinger, Symboles et définitions de la Foi catholique, n°434, Cerf, p.553 21 Note du P. Lécuyer : J. GUILLET, Thèmes bibliques, Paris, 1951, p. 251 22 Note du P. Lécuyer : Cf. Strom., VI, XVI, 134-136 (éd. Stählin, II, p. 499-501). 23 Note du P. Lécuyer : Comment. in Ps. 50 (P. G., 69, 1101 A) : c'est l'εώ?αυδρία, la mâle vigueur qui per- met à l'homme de « dominer parfaitement sur tous ses désirs, et d'être plus fort que toutes les astuces diaboli- ques, parce que, en lui, c'est l'esprit qui commande ». 24 Note du P. Lécuyer : In Ps. 50 (P. G., 80, 1249 A). Voit-aussi le PS.-CHRYSOSTOME, In Ps. 50 (P. G., 55, 586). 25 Note du P. Lécuyer : Comment, in Ps. 50, éd. DEVREESSE, p. 339, 22 ss. 26 Episcopat et presbytérat dans les écrits d’Hippolyte de Rome – Père Lécuyer, 1953
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6.4 Un adjectif dérivé (principalis) ne peut transférer au mot (Spiri- tus) le sens du substantif (Princeps) pour lui conférer éventuel- lement la signification du pouvoir d’Ordre (potestas ordinis).
C’est encore en pratiquant un Circiterismus, que Santogrossi identifie l’adjectif au substan- tif.
Cependant ce n’est qu’en tant que détermination complémentaire, que l’adjectif principa- lis pourrait se rapporter à un substantif. Spiritus principalis pourrait dès lors désigner la grâce (gratia ordinis) qui accompagne la fonction, mais non pas la fonction elle-même, ni le pou- voir qui la caractérise (potestas ordinis), que le substantif princeps seul pourrait éven- tuellement et à l’extrême rigueur peut-être signifier. En outre, dans l’usage reçu et accepté par l’Eglise, cet adjectif devrait se rapporter à d’autres substantifs, avec lesquels ils pourraient ensemble former des expressions qui désigne- raient la Potestas ordinis, tels par exemple plenitudo potestatis principalis, ministerium prin- cipale, sacerdotium principale, culmen principale pastoralis officii, etc. Or il n’existe au- cune expression de ce genre reçue par l’Eglise pour désigner la potestas ordinis de l’Evêque.
Un adjectif ne peut apporter à un substantif que la détermination que ce dernier lui permet. C’est ce qu’enseigne déjà la logique elle-même. Le terme Spiritus ne peut permettre à un ad- jectif que la signification de variantes de la grâce, ou même le Saint Esprit Lui-même, mais nullement la Potestas ordinis, laquelle n’étant en effet nullement attachée à la Caritas, ne saurait Lui être attachée.
6.5 Santogrossi affirme faussement que le Spiritus principalis pourrait signifier le pouvoir de l’Ordre conféré (potestas ordinis épiscopale : plénitude des pouvoirs sacramentels) en sus de la grâce (gratias ordinis) du sacrement
Mais, en suivant Santogrossi, une expression telle que Spiritus principalis devrait signi- fier tout aussi bien la Grâce (gratia ordinis) que la plénitude des pouvoirs sacramentels (potestas ordinis épiscopale). Or, en raison de la distinction entre pouvoir sacramentel (po- testas ordinis) et caractère (de nature ontologique) associé conféré ex opere operato d’une part, et Grâce (gratia ordinis) d’autre part, une telle expression ne pourrait tout au plus que désigner éventuellement la Grâce (gratia ordinis), et par suite Spiritus signifie soit le Saint Esprit Lui-même, ou alors Ses dons, lesquels sont attachés à la Caritas27, à laquelle ne sau- rait appartenir le Caractère ontologique, qui seul exprime la plénitude des pouvoirs sa- cramentels (potestas ordinis) conférée ex opere operato par le sacrement valide.
Remarquons ici, en nous reportant à la version italienne officielle de Pontificalis Romani, éditée par le Vatican, ainsi que Thilo Stopka l’a déjà souligné dans ses précédentes étu-
27 Catechismus Romanus, I. pars, caput VIII, §8
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des28, que pour cette version italienne officielle du Vatican il s’agirait bien là clairement de la Personne Elle-même du Saint Esprit29.
6.6 La signification du Spiritus principalis de Santogrossi contre- dite par le rite Copte de simple bénédiction non sacramentelle d’un abbé Santogrossi qui écrit très justement que l’expression Spiritus principalis apparaît sous la forme de pneumatos hégémonikos dans le rite copte de consécration épiscopale30, ne semble cependant pas, dans sa critique de l’abbé Cekada, avoir aperçu que cette même expression apparaît également pour la simple bénédiction non sacramentelle d’un Père Abbé 31 copte. Ce qui est pleinement logique, puisque l’hegoumenos désigne purement et simplement l’Abbé. Aussi est-ce bien cette même expression qui apparaît dans la simple bénédiction (non sa- cramentelle) d’un Père Abbé, accompagnée de l’imposition des mains. Tout au contraire, pneumatos hegemonikos est une expression que les Coptes orthodoxes emploient tout aussi bien pour signifier la grâce épiscopale que celle de l’Hegoumen, le Père Abbé, mais elle ne peut en aucune façon désigner la potestas ordinis, le pouvoir sacra- mentel lui-même (tout à fait indissociable du caractère ontologique conféré ex opere operato par la reception du sacrement des saints ordres catholiques).
6.7 Le Spiritus principalis du nouveau rite véhicule une hérésie adoptioniste et dynamiste anti-christ condamnée par le concile d’Ephèse
Une fois encore, nous faisons remarquer que la manière selon laquelle l’expression Spiritus principalis est employée dans la Forme de Paul VI, tombe ici apparemment sous le coup de l’anathème du Canon 9 du Concile d’Ephèse et de la condamnation des „Trois Chapitres“. Thilo Stopka a déjà traité en détail de cette question ailleurs32. Nous renvoyons également à la Notitia IV.33
Conclusion
Nous venons de démontrer que les faits contredisent la signification du pouvoir d’Ordre épis- copal attribuée par Santogrossi à l’expression Spiritus principalis (à la manière du Père Lé- cuyer et d’Avrillé).
28 http://www rore-sanctifica.org/etudes/2006/RORE-2006-02-24-DE-Stopka Avrille Antwort 2006.pdf Et voi- ci le lien à notre dernière réponse à Avrillé : http://www.rore-sanctifica.org/public html/etudes/2006/RORE- 2006-06-15-FR Thilo-Stopka QuelleIdeeLesdomincainssefont-ilsdelaConsecration.pdf 29 « il tuo Spirito che regge e guida » Il n’existe aucun Spiritus principalis dans la forme italienne officielle : http://www.vatican.va/holy father/paul vi/apost constitutions/documents/hf p-vi apc 19680618 pontificalis- romani it html 30 Denz., Ritus Orientalium, tome 2, page 24 31 idem, page 16. Hegemonikum paraît cependant faire défaut dans la traduction de Kircher (abreviée K), ainsi que l’indique Denzinger dans une note de bas de page. 32 http://www.rore-sanctifica.org/public html/etudes/2006/RORE-2006-06-15-FR Thilo- Stopka QuelleIdeeLesdomincainssefont-ilsdelaConsecration.pdf 33 http://www rore-sanctifica.org
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7 Troisième argument réfuté : l’absence d’univocité de la forme sacramentelle essentielle ne saurait être compen- sée par une « formule » (dite « intégrale ») prétendue ‘suffisamment’ implicite dans le nouveau rite épiscopal conciliaire. 7.1 Santogrossi réduit la forme sacramentelle (substance du sa- crement) à une simple « formule » explicative 7.1.1 Le texte de Santogrossi introduit le sophisme moderniste de la « formule » en lieu et place de la forme sacramentelle qui seule a un sens théologique.
Voici donc ce qu’écrit Santogrossi dans le troisième tiers de son article.
« Les formules latines traditionnelles n'étant pas aussi univoques que Cekada le
pense, voyons maintenant que la formule de Paul VI pour l'épiscopat n'est pas aussi
ambiguë qu'il le croit. Rappelons tout d'abord que tout ce qui est principalis a quelque
chose à voir avec la primauté, c'est-à-dire avec le fait d'être premier sous quelque as-
pect, ce qui fonde le fait d'être une source, une origine et un principe de direction, du
moins pour la philosophie la plus saine et la plus simple. Un principe ou un prince di-
rige par la connaissance du bien et par sa science des moyens par lesquels le bien
peut s'accomplir. Pour notre propos, il s'agit d'une primauté et d'un pouvoir de di-
rection selon l'Esprit Saint, dans l'Eglise. La fin de l'évêque est le Bien divin et le
moyen la Parole divine qui instruit, qui commande et, au moins lorsqu'elle est sacra-
mentelle, qui réalise ce qu'elle signifie, c'est-à-dire qui l'effectue. » Santogrossi, page
40.
Ce texte introduit le sophisme de la ‘formule’, terme que Santogrossi substitue systémati- quement à celui de ‘forme sacramentelle’, seule expression revêtue d’un sens théologique précis.
7.1.2 Selon Santogrossi, la forme sacramentelle deviendrait une simple ‘formule’ qui ne serait qu’‘implicite’
Le terme de Formule utilisé systématiquement par ces auteurs modernistes n’a pas le sens théologique précis du terme de forme sacramentelle.
En mettant en œuvre le principe même de l’“implicitisme“ inventé ici par Santogrossi pour les besoins de son article, on pourrait prétendre en effet que ce serait la prière du Quam oblatio- nem du Canon de la Messe qui serait en fait implicitement la forme sacramentelle véritable de la consécration des espèces à la Messe, sous prétexte que celle-ci spécifie plus précisément le récit de l’institution qui la suit avec les Paroles de Notre-Seigneur. Ce n’est cependant nullement possible, car la forme sacramentelle ne peut être que cela seul qui appartient, de par l’institution du Christ Lui-même, à la Substance du sacre- ment. Il est tout à fait impossible d’inverser l’ordre établi des prières, comme on le ferait si l’on cherchait à remplacer la forme sacramentelle par des explications qui lui seraient proches, en dégradant ainsi la forme sacramentelle elle-même en simple spécification in adjunctis.
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D’ailleur, la forme sacramentelle s’appelle forme, parce qu’elle donne une face, une figure et un caractère spécifique à quelque chose non déterminée par elle-même, la matière. Le mot grec pour désigner la forme et morphe, c'est-à-dire tout à fait le contraire de l’amorphe, du non-formé, alors que le terme formule désigne simplement une phrase ou une expres- sion particulière choisie comme telle. Chaque forme est une formule, mais chaque formule ne saurait être une forme. Si les formes sacramentelles étaient toutes « implicites », comme le prétend Santogrossi, la forme du sacrement serait « non-forme », et la « non-forme » serait la forme du sacrement. Apparemment ni Santogrossi ni Tanoüarn ne semblent guère sensibles au principe de non- contradiction.
7.2 La pseudo-démonstration finale de Santogrossi enchaîne so- phismes et confusions de termes et de concepts. 7.2.1 Le texte final de Santogrossi
Les paragraphes précédents de l’article de Santogrossi, dont nous venons de constater l’absence de fondements, avaient pour finalité de préparer les éléments nécessaires à la « dé- monstration » finale qui suit. Nous citons ce texte final du bénédictin conciliaire américain :
« Celui donc qui reçoit le caractère spirituel au titre de "premier", c'est-à-dire au titre
de principalis devient source première de l'Esprit dans l'Eglise. Tel est bien l'episko-
pos, l'évêque, celui qui surveille le troupeau en ayant la Parole divine présente à l'es-
prit, pour en être le témoin et le maître (didaskalos). On touche là au pouvoir du ma-
gistère.
L'évêque est aussi celui qui doit produire les directives qui sont nécessaires pour met-
tre en œuvre la doctrine — il s'agit alors de son pouvoir de juridiction.
Il doit également l'appliquer aux fidèles de son troupeau de manière efficace et com-
plète — et nous pouvons en déduire son pouvoir de sanctification. C'est à travers ce
pouvoir de sanctification que l'évêque est le ministre ordinaire du sacrement de
Confirmation (marquant la perfection spirituelle des fidèles) et du sacrement de l'or-
dre.
Ce raisonnement théologique [sic] ne signifie pas pour autant qu'un évêque reçoit le
pouvoir de juridiction par son sacre même. Et, par ailleurs, il faut admettre que les
diacres et les prêtres aussi peuvent recevoir le pouvoir d'enseigner publiquement — in
medio ecclesiae — et qu'ils sont radicalement aptes à exercer une part du pouvoir de
juridiction qui est celui de l'évêque. Néanmoins il faut noter un point capital complè-
tement négligé par l'abbé Cekada, à savoir que les prêtres, qui jouissent de ce pou-
voir d'enseigner ou de cette participation à la juridiction épiscopale, ne reçoivent
pas leur part d'enseignement ou de juridiction en vertu d'un caractère principalis ou
hegemonikon. Leur pouvoir, en effet, dépend du consentement d'un ordre supérieur,
tandis que l'évêque, lui, reçoit son pouvoir d'un autre évêque, à savoir l'évêque de
Rome, détenant les clés de saint Pierre, c'est-à-dire un pouvoir sur toute l'Église que
le concile Vatican I a qualifié de pouvoir épiscopal.
Ainsi le caractère épiscopal est principalis ou hegemonikon dans un sens propre à
l'épiscopat. C'est l'ordre épiscopal en tant que tel qui gouverne l'Église, et ceci de
droit divin. Le pape ne peut pas confier le gouvernement des diocèses de manière ha-
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bituelle à de simples prêtres... Rien donc de surprenant, rien d'invalidant dans l'usage
sacramentel des expressions pneuma hegemonikon, Spiritus principalis, esprit qui
fait les chefs ou "governing Spirit" (traduction anglaise). Cette expression signifie
bien le pouvoir d'Ordre épiscopal. (Même la traduction anglaise provisoire, "the ex-
cellent Spirit", pouvait se comprendre dans cette optique, puisqu'en bonne métaphysi-
que celui qui possède quelque chose au degré de l'excellence peut communiquer et di-
riger comme cause première dans son ordre.).
Certes Pie XII exigeait que la formule d'ordination des évêques signifie le "pouvoir
d'Ordre" pour être valide, mais l'abbé Cekada fait une interprétation personnelle en
exigeant qu'elle signifie le pouvoir de sanctification en tant que celui-ci se distingue
du pouvoir de juridiction, car le caractère épiscopal se distingue non seulement par le
pouvoir d'ordonner et de confirmer, mais aussi par sa prédisposition à recevoir et
posséder la juridiction d'une manière "principale", à savoir sans la recevoir d'un or-
dre supérieur, participant ainsi du gouvernement suprême de l'Église. En signifiant ce
fait par "principalis" ou "hegemonikon", on signifie effectivement le pouvoir d'Ordre
épiscopal.
Ceux qui refusent ce constat devraient logiquement conclure de ce refus de la nouvelle
formule d'ordination épiscopale que la formule définie par Pie XII pour le sacerdoce
n'est pas valide, puisqu'elle ne signifie pas plus explicitement que "Spiritus princi-
palis" un pouvoir proprement sacerdotal. Mais on tomberait alors dans l'absurde. Je
prétends quant à moi tout autre chose : de même que, dans la formule traditionnelle
de l'ordination sacerdotale, le mot presbyter peut signifier le pouvoir sacerdotal de
manière implicite, de même, dans la nouvelle formule d'ordination épiscopale, les
mots "Spiritus principalis" peuvent signifier, de manière implicite, le pouvoir d'Or-
dre épiscopal qui est lié à la juridiction.
Loin donc d'être ambiguë, l'expression "Spiritum principalem" trouve effectivement
sa signification première et sa réalisation première dans l'épiscopat.
L'abbé Cekada a dressé une liste de plusieurs significations ecclésiastiques de la pa-
role hegemonikon : père abbé, patriarche, et autres. Mais dans tous ces usages, il
s'agit d'une charge d'autorité et d'une demande des grâces d'état. Or toute charge
dans l'Église est une charge en vue de la diffusion de l'Évangile de la vérité à la fois et
indivisiblement doctrinale, sacramentelle et pratique. Cette charge est confiée en tout
premier lieu aux évêques.
Ces évêques sont doués de tous les caractères que l'Esprit infuse comme autant de
dispositions à la grâce sanctifiante et par là aux grâces d'état pour la diffusion du
Royaume. » Santogrossi, pages 40 et 41
Examinons maintenant le contenu de ce texte, en recensant les approximations, confusions et erreurs qu’il contient. Et aussi en soulignant des aspects hérétiques anti-christ de la nouvelle pseudo-forme de consécration épiscopale que Santogrossi se garde bien de traiter.
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7.2.2 La réinterprétation du Spiritus principalis par le moyen d’un écha- faudage de sophismes et de confusions théologiques entre pou- voir d’Ordre (potestas ordinis et caractère ontologique) et juridic- tion épiscopale
Le sophisme final de Santogrossi consiste, à partir des deux précédents sophismes, à préten- dre faussement que le Spiritus principalis signifierait le « pouvoir d’Ordre épiscopal » (potes- tas ordinis épiscopale) car il signifierait, selon lui, de « manière principale » la juridiction de l’épiscopat. Or, comme celle-ci serait, selon Santogrossi, inséparable du pouvoir d’Ordre épiscopal (po- testas ordinis), le Spiritus principalis exprimerait bien implicitement le pouvoir d’Ordre épiscopal (potestas ordinis), et donc le critère de Pie XII serait bien respecté par la nouvelle « forme sacramentelle » épiscopale conciliaire de Montini-PaulVI.
Pour effectuer cette fausse démonstration, Santogrossi recourt ici à plusieurs erreurs : • la confusion entre la juridiction (pouvoir juridique d’organisation de l’Eglise et de sa hiérarchie) et ce qui est de nature non pas juridique mais ontologique (po- testas ordinis de l’évêque ou pouvoir d’Ordre épiscopal, ou encore plénitude des pou- voirs spirituels, associée au caractère de nature ontologique, conférés ex opere ope- rato par la consécration sacramentelle épiscopale valide) • la prétention arbitraire que le Spiritus principalis serait spécifique à l’épiscopat, alors qu’il apparaît également dans la simple bénédiction non sacramentelle d’un abbé copte et dans l’inronisation non sacramentelle d’un patriarche (prière (C) dite de Clément)34, car Spiritus principalis signifie tout simplement un don pour le gou- vernement, une grâce de pure juridiction et non pas des pouvoirs sacramentels. • la prétention que cet ensemble de sous-entendus serait univoque. Mais Santogrossi s’est déjà soustrait à cette obligation, car il a introduit précédemment son sophisme de la « signification implicite » selon un « degré d’univocité » [sic !] : l’« implicitisme ». • la prétention que la « prédisposition à recevoir et posséder la juridiction d'une ma- nière "principale", à savoir sans la recevoir d'un ordre supérieur » désignerait le « caractère épiscopal », expression qui dans le vocabulaire de Santogrossi désigne la juridiction de l’évêque, mais peut aussi bien, selon lui, désigner le pouvoir d’Ordre épiscopal (potestas ordinis). Il peut aussi, toujours dans le langage charismatico- pentecôtiste de Santogrossi, signifier « un appel à Dieu, pour une effusion maximale de l’Esprit-Saint » (sic !)
Le frère Santogrossi et l’abbé de Tanoüarn ne semblent pas avoir bien réalisé que si la pleni- tude des pouvoirs sacramentels qui caractérise la potestas ordinis de l’évêque, relevait, ainsi qu’ils le prétendent, de son pouvoir de juridiction, ces pouvoirs sacramentels (en particulier le pouvoir d’ordonner validement des prêtres ou de consacrer des évêques) pourraient lui être retirés par simple décision administrative du Saint-Siège. Ce qui bien sûr n’est nullement le cas. Sinon du reste, Mgr Lefebvre qui s’est opposé par ses ordinations et sacres épiscopaux aux volontés expresses de Wojtyla-JPII, et qui pour cette raison a été frappé d’« excommunication » par ce dernier, eut été privé de ses pouvoirs sacramentels, et les ordinations et sacres épiscopaux qu’il a réalisés eussent été frappés de nullité sacramen- telle : Nos Seigneurs Tissier, Williamson, Galaretta et Fellay ne seraient donc plus que de simples laïcs, ainsi que l’abbé de Tanoüarn lui-même !
34 Et dont le Père Pierre-Marie d’Avrillé affirme sans preuves qu’elle « a été » sacramentelle.
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Bien sûr il n’en est rien.
Mais il est encore plus effrayant de réaliser qu’un véritable évêque, validement consacré, muni de la plénitude des pouvoirs sacramentaux (en particulier le pouvoir d’ordonner vali- dement des prêtres ou de consacrer des évêques) peut parfaitement apostasier et rejoindre une secte illuministe sataniste, tout en conservant l’intégralité de la réalité de ses pou- voirs sacramentels pour « validement » ordonner des prêtres ou consacrer des évêques au sein de la secte à laquelle il s’est affilié. Il ne s’agit nullement de cas théorique : ce fut le cas historique de Mgr Rampolla del Tin- daro, Cardinal Rampolla, Secrétaire d’Etat du Pape Léon XIII qui avait rejoint la secte illuministe sataniste de l’Ordo Templi Orientalis (OTO), alors même qu’il était en passe d’être élu au Trône de Léon XIII lors du conclave de 1903, mais qui fut aussitôt démasqué par les soins du Cardinal de Cracovie, lequel, apportant aux membres du conclave les preuves de la félonie de Rampolla rassemblées par la police de l’Empereur François-Joseph, exerça le veto hérité des privilèges au conclave du Saint Empereur Romain Germanique.
Cet attelage « un peu pêle-mêle » des deux signataires, Ansgar Santogrossi et l’abbé de Ta- noüarn va même conférer à cette démonstration sophistique une apothéose grandiose et digne de la nouvelle spiritualité charismatique conciliaire…et même à présent carré- ment…« baroque », sinon « burlesque » !
7.2.3 Une conception anti-théologique de l’épiscopat, proche de celle des pentecotistes et des charismatiques américains.
Et voici le paragraphe final de Santogrossi : Le caractère [sic !] épiscopal constitue en lui-même un appel à Dieu, pour une effu- sion maximale de l'Esprit Saint. [sic !] Ce n'est donc pas pour rien que les signes vi- sibles du catholicisme latin traditionnel enfoncent dans l'esprit des fidèles cette asso- ciation maximale entre l'évêque et l'Esprit Saint. L'évêque est en quelque sorte le pre- mier analogué de la signification de "Spiritus principalis". Non seulement donc cette expression n'est pas ambiguë sur les lèvres d'un évêque consécrateur, mais elle y trouve sa signification... principale. » Santogrossi, page 41
Le dévoiement de l’expression de « caractère [sic !] épiscopal » pour lui faire signifier la ju- ridiction de l’évêque révèlait déjà une profonde incompétence théologique. Mais alors, la dé- signation du « caractère [sic !] épiscopal » comme « constituant un appel à Dieu, pour une effusion maximale de l’Esprit-Saint » [sic !] révèle bien plus encore que l’ignorance, la nullité théologique totale de cet article. Une « effusion maximale [sic !] de l’Esprit-Saint » ??? Où donc les deux signataires ont-ils été chercher un tel concept ? Santogrossi s’est-il imprégné des textes des pentecôtistes améri- cains ? Pense-t-il que l’action du Saint Esprit se mesure en bars ou même en kilo bars, comme dans une station de pneumatiques automobiles !
Comment se fait-il que l’abbé de Tanoüarn, formé à Ecône, cosigne un article qui, à défaut d’avoir la moindre tenue théologique, ne peut même pas être considéré comme un mauvais ar- ticle de spiritualité, sans prétention théologique, mais s’apparente de fait à une véritable farce intellectuelle. Est-ce là la « magnifique méditation sur l’épiscopat » que vante l’abbé de Tanoüarn dans son introduction à Santogrossi ?
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Ce texte par sa nullité disqualifie totalement et définitivement ses auteurs et signataires par rapport à la question de l’invalidité sacramentelle de Pontificalis Romani (1968) : il ne peut s’agir que d’une pure provocation médiatique.
A l’image de son Bourgeois Gentilhomme, Molière en eût écrit une satyre salvatrive !
7.3 L’absence d’analyse de la théologie du Sacerdoce qui est ex- primée par la forme « transitive » anti-christ du nouveau rite
Nous rappelons que dans la Notitia IV35 figure toute une analyse théologique de la conception du Sacerdoce et de la Sanctification de Notre Seigneur Jésus-Christ telle qu’elle est véhiculée par le nouveau rite épiscopal conciliaire. Ce point est d’autant plus important qu’il a été amplement explicité par le Père Lécuyer, l’un des architectes principaux de l’adoption de ce nouveau rite. Rappelons en effet que dès 1952 et 1953 le Père Lécuyer avait publié dans une revue du CNRS des articles qui fournissaient une exégèse théologique précise à la prétendue prière de consécration épiscopale de la soi-disant Tradition Apostolique attribuée abusivement à Hippo- lyte de Rome, exégèse par laquelle il exposait sa nouvelle théologie hérétique et anti-christ de l’épiscopat. Le Père Lécuyer, l’ennemi personnel de Mgr Lefebvre, qu’il parvint à force de mensonges et de calomnies à supplanter en 1968 à la tête des Pères du Saint-Esprit, fut en effet, lors du concile Vatican II, l’une des références théologiques principales pour les textes conciliai- res se rapportant au Sacerdoce (presbytérat et épiscopat). Ce fait est central, aussi sommes-nous stupéfait que l’article de Santogrossi, qui se voudrait constituer une justification imparable de la nouvelle psudo-forme sacramentelle de consécra- tion épiscopale conciliaire promulguée par Montini-Paul VI puisse faire complètement l’impasse sur cette question et ignorer totalement les explications du Père Lécuyer, l’un des principaux « architectes » de ce pseudo rite « sacramentel » épiscopal conciliaire.
7.4 La forme onctioniste du nouveau rite véhicule l’hérésie dyna- miste anti-christ condamnée par le concile d’Ephèse (canon 9)
Nous avons en effet suffisamment dénoncé ailleurs1 les sens onctioniste et dynamique36 de la nouvelle forme sacramentelle conciliaire. Le Canon 9 du Concile d’Ephèse est à ce propos suffisamment explicite. Que l’on veuille bien se reporter à la nouvelle pseudo « forme sacra- mentelle » épiscopale conciliaire de Paul VI :
« Et nunc effunde super hunc electum eam virtutem, quae a te est, Spiritum principa-
lem, quem dedisti dilecto Filio tuo Iesu Christo, quem ipse donavit sanctis Apostolis,
qui constituerunt Ecclesiam per singula loca ut sanctuarium tuum, in gloriam et lau-
dem indeficientem nominis tui. »
35 http://www rore-sanctifica.org 36 Le Dynamisme, de dynamis (virtus – Force) est une fausse doctrine qui remonte aux IIème et IIIème siècles. Selon cette fausse doctrine l’homme Jésus aurait été élevé à la dignité de Fils de Dieu par une Force émanant de Dieu. Cette Force aurait été souvent alors identifiée au Saint Esprit. Can. 9. Si quelqu'un dit que l'unique Seigneur Jésus Christ a été glorifié par l'Esprit, comme s'il avait utilisé un pouvoir étranger qui lui venait de l'Esprit et qu'il a reçu de lui le pouvoir d'agir contre les esprits impurs et d'accomplir ses signes divins parmi les hommes, et ne dit pas plutôt que cet Esprit, par lequel il a opéré les si- gnes divins, était le sien propre, qu'il soit anathème.
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7.4.1 La pseudo-« forme » de Paul VI en usage chez les Episcopaliens (Anglicans américains) depuis 1979
Il est absolument nécessaire de se demander d’ailleurs pourquoi les Episcopaliens (Angli- cans des Etats-Unis) utilisent précisément cette prière de « consécration » épiscopale de- puis 1979, et pourquoi ils se refusent obstinémént à faire usage, pour leurs consécrations, de la prière de consécration épiscopale traditionnelle confirmée en 1947 par Pie XII dans Sacra- mentum Ordinis, alors que l’ancien rite en vieil anglais du Sarum37 n’est plus du tout utilisé par les Anglicans :
« Nunc Episcopus Praesidens et Episcopi alii manus super caput episcopi electi impo-
nunt, simul dicentes :
N. fac igitur, Pater, episcopum in Ecclesia tua. Effunde super eum virtutem quae
a te est, principalis Spiritus quem dedisti dilecto Filio tuo Iesu Christo, quod do-
navit sanctis apostolis qui constituerunt Ecclesiam per singula loca, sanctificatio-
nem tuam in gloriam et laudem indeficientem Nomini tuo.38 »
7.4.2 La pseudo-« forme » de Paul VI en usage dans une secte théoso- phique américaine
On peut découvrir également une secte aux Etats-Unis, l’„Eglise Celtique Anamchara“, laquelle se trouve pareillement associée à cette nouvelle Forme en usage chez elle :
“Bishops : Therefore, Father, make N. a Bishop in Your Church. Pour out upon him the power
of Your priestly Spirit, whom You bestowed upon Your beloved Son Jesus Christ, with whom
He endowed the Apostles, and by whom Your Church is built up in every place, to the glory
and unceasing praise of Your Name. Name, receive the Holy Spirit for the office and work of a
Bishop in the Church of God.39
Les évêques : C’est pourquoi, Père, daigne faire de N. un Evêque dans Ton Eglise. Répands
sur lui le pouvoir de Ton Esprit sacerdotal, Esprit dont Tu as oint Ton Fils bien-aimé Jésus
Christ, dont Il a doté les Apôtres, et par Lequel Ton Eglise est construite en tout lieu, à la
gloire et à l’incessante louange de Ton Nom. N. recevez le Saint Esprit pour la charge et
l’œuvre d’un Evêque dans l’Eglise de Dieu17. »
Pour ce qui est de cette secte, elle n’a rien par elle-même de „Celtique“: il s’agit en réalité d’un groupe40 théosophique. Aussi soulevons-nous ici cette question : Les Anglicans et ces Théosophes auraient-ils copié Paul VI, ou bien serait-ce bien plutôt Paul VI qui aurait in- troduit ce qui était depuis longtemps en usage chez des ésotéristes et occultistes ? Il vaudrait la peine de consulter ces pages internet et d’examiner ces individus d’un peu plus près41.
7.5 L’oxymore de l’ « Ecclésiovacantisme » de l’abbé de Tanoüarn
Il est un autre point de l’article d’« Objections » qui nous stupéfie : Comment peut-on, face à la Bulle de Paul IV Cum ex Apostolatum Officio, lequel déclare pourtant infailliblement 37 Utilisé jusqu’au temps de Henri VIII en Angleterre. 38 http://justus.anglican.org/resources/bcp/Latin1979/LPP 09 Episcopal Services.doc 39 http://www.lyon.edu/webdata/users/jchiaromonte/episcopal consecration should fa.htm 40 http://www.lyon.edu/webdata/users/jchiaromonte/currach2B htm 41 http://www.lyon.edu/webdata/users/jchiaromonte/anamcharacelticchurch htm
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lui-même qu’aucun hérétique ne saurait être Pape, parler d’« Ecclésiovacantisme » (?) ? C’est pour nous une énigme. Ou alors Paul IV aurait-il été lui-même un Ecclésiovacantiste ? Peut-être se pourrait-il bien que ce Pape eût été lui-même le père de l’„Hérésie“ du Sédéva- cantisme et que le Saint Siège était alors vacant à l’époque de Paul IV ?
En fait ce néologisme, un oxymore42 pour être précis, serait la dernière invention de l’abbé de Tanoûarn, terrifié devant les FAITS désormais mis à nus sous les yeux des fidèles, clercs et laïcs de la Tradition, chaque jours plus nombreux, à propos du complot clérical qui a dé- bouché sur le crime inoui perpétré le 18 juin 1968 contre l’épiscopat catholique et la succes- sion apostolique de rite latin de la promulgation, par la pseudo « Constitution Apostolique » mensongère Pontificalis Romani de Montini-Paul VI, d’une fausse consécration épiscopale qui, à dessein, avait été conçue comme sacramentellement invalide par ces clercs réformateurs criminels.
La simple dénonciation de ces FAITS jusqu’alors largement inconnus, lesquels peuvent être à présent vérifiés et contrôlés par quiconque, est désignée désormais sous l’étiquette infâmante du terme proprement absurde d’« Ecclésiovacantisme » par l’abbé de Tanoüarn.
Voici ce qu’en dit l’abbé Marchiset :
« En effet, contrairement au terme sedevacantisme (l’Eglise est en situation de
sede vacans lors de la mort d’un pontife légitime) 43 , ce terme
d’ecclésiovacantisme est une absurdité anti-théologique. L’Eglise, contrairement
au Siège apostolique, ne peut être vacante. Nous savons que les Portes de l’Enfer
n’auront jamais le dernier mot contre elle (ce qui se traduit par ‘ne prévaudront pas’)44 et
cela sans même avoir à rentrer dans le développement de la doctrine sur le Corps mys-
tique de l’Eglise.
Le terme ecclésio-vacantisme n’a donc pas plus de sens que : un rond carré, un
triangle rectangulaire…
42 http://fr.wikipedia.org/wiki/Oxymore « On nomme oxymore (parfois oxymoron) une figure de rhétorique où deux mots désignant des réalités contra- dictoires ou fortement contrastées sont étroitement liées par la syntaxe. En exprimant ce qui est inconcevable, le poète crée ainsi une nouvelle réalité poétique qui suscite un effet de surprise. Si certains oxymores (voir les exemples cités plus bas) ont été imaginés pour attirer l'attention du lecteur ou de l'auditeur, d'autres le sont pour créer une catégorie verbale décrivant une réalité qui ne possède pas de nom spéci- fique. Ce sont les oxymores discrets : étant entrés dans le langage courant, ils sont peu remarqués en tant que tels. Ainsi les noms composés tels que clair-obscur (de l'italien chiaro oscuro) ou aigre-doux, doux-amer, sont nés de l'application de ce procédé. Le terme oxymoron provient du grec ὀξύμωρος :oxumôron (de ὀξύς :oxus « aigu, pénétrant » et μωρός : môros, « émoussé, sot »). Exemples : « Je sais que c'est la coutume / D'adorer ces nains géants. », Victor Hugo « Cette obscure clarté qui tombe des étoiles. », Pierre Corneille « Candide [...] se cacha du mieux qu'il put pendant cette boucherie héroïque », Voltaire « Je la comparerais à un soleil noir, si l'on pouvait concevoir un astre noir versant la lumière et le bonheur », Baudelaire « Un silence assourdissant ». « Plus de goût moins de sucre » Lipton (nouvel Ice Tea). Exemple particulièrement sophistiqué : « Une chute sans gravité » » 43 qui possède bien une signification théologique réelle 44 « Non praevalebunt portae infernorum »
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L’abbé de Tanoüarn, emploie tout simplement une méthode bien connue : face
à un problème effrayant qui le déstabilise, il créé et utilise un terme court, si ab-
surde soit-il, et tout en faisant un appel implicite à des tendances de paresse et de
lâcheté qu’il espère bien trouver chez ses auditeurs, il voudrait faire en sorte que
ce terme deviennent chez eux un réflexe qui les dispense de réfléchir et d’étudier
sérieusement la question. Ainsi l’abbé G. de T. a bien retenu ce procédé trotskiste
en inventant le terme absurde d’« Ecclésiovacantisme » pour tenter d’interdire
l’étude sérieuse du crime clérical inouï et secret qui a consisté dans l’invention
d’une pseudo « consécration » épiscopale conciliaire sacramentellement absolu-
ment invalide, et promulguée le 18 juin 1968 par la « Constitution Apostolique »
Pontificalis Romani, texte mensonger et trompeur de Montini-Paul VI.
Par contre si le terme sédé-vacantisme garde un sens théologique dans le langage
de l’Eglise, nous préférons rappeler la formule45 très claire de la Très sainte Vierge Ma-
rie : L’Eglise est éclipsée.
Ainsi pour conclure notre analyse, nous voyons combien les conséquences des er-
reurs sur la conception de l’Eglise et de son infaillibilité sont déjà bien avancées. » Abbé
Marchiset (20 juillet 2006)46
On voit ici à quel point l’Abbé de Tanoüarn se montre un grand défenseur de la vérité !
7.6 Quelques exemples de rites qui ruinent le sophisme de l’« im- plicitisme » inventé par Santogrossi
Nous réservons ici encore quelques autres exemples stimulants à l’intention de Santogrossi (et alii), qui lui fourniront matière à continuer à s’exercer à ses „implicitismes“.
7.6.1 Les Zwingliens en Suisse
Par exemple proposons lui la forme sacramentelle de Baptême suivante : „je te baptise au Nom de Jésus“. N’est-elle pas proprement biblique, n’est-ce pas ? Des évangélistes et des Baptistes l’utilisent fréquemment, ainsi que des Zwingliens en Suisse. Notre forme de Bap- tême traditionnelle y serait-elle implicitement exprimée ?
Et par ailleurs, où se situent donc les „Paroles de la consécration euchologiquement47 épar- pillées“ de l’Anaphore d’Addai & Mari, dont nous entendons parler depuis 2001 ? Peut-être devrions-nous interroger à ce sujet l’abbé Martin Lugmayr de la Fraternité Saint Pierre48 ?
Le texte d’une Missa praesanctificatorum de l’époque qui précède la réforme de la Semaine Sainte, possède-t-il toutes les caractéristiques qui puissent garantir une consécration valide, lorsqu’on le compare à l’Anaphore d’Addai & Mari ?
45 A la Salette en 1846 et qui, en l’occurrence est beaucoup plus exacte 46 http://www.virgo-maria.org/articles_HTML/2006/007_2006/VM-2006-07-20/VM-2006-07-20-1-00- Le_plan_Tanouarn_Celier_pour_diriger_la_FSSPX.htm 47 Expression utilisée par l’Osservatore : euchologia a un sens proche de eucharistia, mais semble exprimer l’idée de « louange ». 48 http://www.stjosef.at/artikel/anaphora addai mari dogmatik.htm
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Pourrait-on également consacrer les saintes espèces avec la Didachè, laquelle non plus ne comporte aucune parole de Notre-Seigneur ? l’Abbé Lugmayr ne craint pourtant nullement de soutenir que cela serait possible49.
7.6.2 La version syriaque-orthodoxe de l’Anaphore de Chrysostome
Quelle position Santogrossi adopte-t-il devant la version syriaque-orthodoxe de l’Anaphore de Chrysostome, où font défaut les mots „Ceci est mon Sang“ ? “Likewise, He took the cup, He blessed + +, He sanctified + and gave His disciples, saying : Take, drink of it all of you for the remission of debts, the forgiveness of sins and for everlasting life.50” « De même, Il prit la coupe, Il la bénit + +, Il la sanctifia + et la donna à Ses disciples, en di- sant : Prenez, buvez en tous pour la rémission des dettes, le pardon des péchés et pour la vie éternelle 22. »
7.6.3 L’Anaphore syriaque-orthodoxe de Xystus de Rome
Quelle position adopter par exemple devant l’Anaphore syriaque-orthodoxe de Xystus de Rome, où les Paroles de la consécration figurent dans le style du discours indirect ? Que nous diront Santogrossi et Tanoüarn ? “The celebrant takes the host from the paten with his right hand. He puts it on the palm of his left hand, and raising his eyes skyward, says aloud:
When he was prepared for the redemptive passion, in the bread which by Him was blessed +
+ +, broken and divided unto His holy apostles, He gave us His propitiatory Body for life
eternal.
People : Amen.
The celebrant takes the chalice with both hands, then he holds it with his left hand and
makes over it the sign of the Cross three times. Then he puts the second finger of his right
hand on its edge and tilts it crosswise, saying :
Likewise, also in the cup which by Him was signed, sanctified + + + and given to His holy
apostles, He gave us His propitiatory Blood for life eternal.51
Le célébrant prend l’hostie sur la patène de la main droite. Il la pose sur la paume de sa
main gauche, et en levant les yeux au ciel, dit à voix haute :
Quand il fut prêt pour la passion rédemptrice, dans le pain qui fut béni par Lui + + +,
brisé et divisé pour Ses saints Apôtres, Il nous donna son Corps propitiatoire pour la vie éter-
nelle.
Le Peuple : Amen.
Le célébrant prend le calice des deux mains, puis il le tient de la main gauche et fait sur lui
le signe de la croix trois fois. Puis il place l’index de sa main droite sur le bord du calice, et
le penche de travers, en disant :
De même, également dans la coupe qui par Lui fut bénie, sanctifiée + + + et donnée à Ses
saints Apôtres, Il nous donna son Sang propitiatoire pour la vie éternelle52. »
49 L’Abbé Lugmayr est en excellente compagnie : Sur la base de la Didachè, la secte judaïsante néonestorienne de Mar („Mgr“) Michai propose également un service liturgique http://www.churchofjerusalem.org/index.php 50 http://sor.cua.edu/Liturgy/Anaphora/Chrysostom.html 51 http://sor.cua.edu/Liturgy/Anaphora/Xystus html
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7.6.4 Le Testamentum Domini
Nous n’oublions pas non plus les paroles mutilées de la consécration, telles qu’elles figurent dans la Liturgie du TESTAMENTUM :
« Qui cum traderetur passioni voluntariae,....accipiens panem dedit discipulis suis dicens :
accipite et manducate. Hoc est corpus[« meum » manque] quod pro vobis confringitur in re-
missionem peccatorum. Quotiescumque hoc facietis, in ressurectionem meam facietis.
Similiter calicem vini quod miscuit dedit in typum sanguinis, qui effusus est pro nobis.53 »
Ces Paroles seraient-elles sacramentellement valides pour la Messe au sens de sa théorie des implicitismes, telle qu’exposée par Santogrossi ? Il devrait certainement pouvoir fournir aisé- ment sa réponse à ce sujet. Et nous l’attendons avce un vif intérêt.
Plus loin, l’on tombe justement sur une forme „implicite“ du Baptême dans le TESTAMEN- TUM, car à la place du rite usuel avec sa forme sacramentelle à l’indicatif, le Scrutinium lui substitue simplement à ce moment même54 une triple submersion.
Si de telles questions ne sont nullement tirées par les cheveux, c’est précisément parce que l’équipe du Franc-maçon Bugnini, patron du Consilium, s’est ingéniée à recourir à de tels documents apocryphes afin de fabriquer leur nouveau rite de pseudo- « consécration » sacramentelle épiscopale55.
Ce serait du reste rendre un immense service à la théologie sacramentelle catholique, si San- togrossi était capable de nous expliciter toutes les conséquences de sa théorie de l’« implicitisme » qu’il ébauche ainsi pour les besoins de sa thèse sophistique dans son article de la revue « Objections ».
7.6.5 Le précédent de l’abbé Lugmayr qui inventa un fausse justification de la prétendue validité de l’anaphore d’Addaï et Mari
Pour notre part, nous ne pouvons nous empêcher de penser que Santogrossi et son éditeur de la revue „Objections“, l’abbé Guillaume de Tanoüarn, auraient dû prendre des cours particu- liers auprès d’un homme tel que l’abbé Martin Lugmayr, car ce dernier est un Maître en sa partie pour ce qui est d’inventer des sophismes. Ce pseudo-prêtre de la Fraternité Saint Pierre mérite en effet tout notre respect, car il eût tiré bien meilleur parti de ces quelque quatre ou cinq pages de cette article de cette revue « Objec- tions ». Après tout, c’est lui qui avait réussi à occuper Dr. Barth et Jens Mersch pendant deux ans à propos de l’anaphore d’ Addai & Mari, pour tenter de prouver que point n’était besoin de consécration pour la Messe.
52 L’Abbé Lugmayr FSSP prétendait, que toutes les prières eucharistiques des jacobites-orthodoxes ont été re- connues par l’Eglise catholique. Mais, après vérification, on pouvait découvrir, par exemple, que, lors de l’union avec Mar Ivanos et ses 30.000 milles syro-malankares au cours des années 30, Rome n’avait autorisé l’usage que d’une seule anaphore. Cf. Hambye/Madey, « 1900 Jahre Thomaschristen in Indien », Edition Kanisius, 1972, page 72. Le Professeur Johannes Madey, co-auteur de cet ouvrage, est un spécialiste allemand très réputé des sy- riaques en Inde. Evidémment depuis Wojtyla-JPII les choses ont bien évolué. 53 Edition Rahmani, Georg Olms, Hildesheim, page 41 - 43 54 Le Credo du Baptême est divisé en trois parties. A chaque „je crois“ l’impétrant est plongé dans l’eau. Idem, page 129. 55 Daprès Dom Cagin le TESTAMENTUM serait un écrit patripassien et montaniste. „Les témoins de l’anaphore apostolique », page 43 – 49.
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Sur ce terrain, l’Abbé de Tanoüarn et le Frère Santogrossi ont vraiment encore beaucoup à apprendre !
7.7 L’ « implicitisme » ruiné par l’équivocité des traductions verna- culaires passées sous silence par Santogrossi
En ce qui concerne les versions vernaculaires de la consécration épiscopale, en France, l’expression Spiritus Principalis du rite épiscopal conciliaire a été traduite par l’Esprit qui fait les chefs, puis nous avons eu droit à des versions encore nouvelles. C’est ainsi par exemple qu’à Dax en 2002 „Mgr“ Breton à été consacré „évêque“ par un Es- prit souverain, alors que, dans une consécration épiscopale conciliaire effectuée en 2005 à Auray-Vannes, il ne s’agissait plus que de l’esprit souverain, avec une minuscule dans le texte officiel. Or Santogrossi vient nous apprendre aujourd’hui que le terme princeps désignerait, d’après lui, l’Evêque ou l’Episcopat56. Mais à présent que ce terme princeps (ou principalis) a entiè- rement disparu des versions vernaculaires françaises actuelles, quid du nouveau terme souve- rain ? Par ce terme souverain l’on pense au souverain Pontife, ou à quoi d’autre ? Mais peut-être existerait-il également depuis le Concile des évêques souverains ?
Or, à présent que depuis des décennies quasiment toute les consécrations épiscopales conci- liaires sont conférées presque exclusivement en langues vernaculaires, c’est donc désor- mais à ces consécrations épiscopales en langues vernaculaires, et à celles-ci seulement, que revient de facto d’exprimer la signification exclusive dans la réception de la succession apos- tolique. Aussi saurions-nous gré au Père Pierre Marie d’Avrillé38, après sa dernière brochure du 05 juillet 2006 sur la question „Sont-ils évêques ?“, de nous préciser si, selon lui, les trois for- mes sacramentelles de la consécration épiscopale conférées en français peuvent transmet- tre avec certitude la Succession Apostolique (nous mettons exceptionnellement à part ici l’aspect de l’onctionisme qui infecte toutes ces formes sacramentelles conciliaires de la nou- velle „consécration“ épiscopale) :
Rite de la consécration épicopale en France en 1977: Et maintenant, Seigneur, répands sur celui que tu as choisi la force qui vient de toi, l'Esprit qui fait les chefs, l'Esprit que tu as donné à ton Fils bien-aimé, Jésus Christ, celui qu'il a donné lui-même aux saints Apôtres qui établirent l'Église en chaque lieu comme ton sanctuaire, à la louange incessante et à la gloire de ton Nom.
Consécration épiscopale de „Mgr“ Breton, Dax 2002 :
Et maintenant, Seigneur, répands sur celui que tu as choisi la force qui vient de toi,
l'Esprit souverain que tu as donné à ton Fils bien-aimé, Jésus Christ, l'Esprit qu'il a
56 Or dès lors que la traduction latine du terme grec Koriphaios correspond au mot latin Princeps et que le terme grec Hegumenos se rapporte au Père Abbé, la signification de l’adjectif hegemonikos demeure équivoque. Ces constats démontrent à tout le moins qu’il est devenu impossible de continuer à soutenir que le nouveau rite conciliaire de Paul VI proviendrait magna ex parte de celui des Coptes. De manière générale, le concept de princeps est plutôt rapporté aux Apôtres, mais non pas à chaque évêque en particulier. Pourtant Lumen gentium, le nouveau rite de consécration épiscopale de Paul VI, ainsi que le nouveau Droit Canon, semblent tous généra- lement vouloir accorder le statut d’Apôtres aux évêques conciliaires pris individuellement. Sur ce sujet aussi les réfutations nécessaires ont été apportées dans les précédents écrits déjà publiés.
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lui-même communiqué aux saints Apôtres qui établirent l'Église en chaque lieu comme
ton sanctuaire, à la louange incessante et à la gloire de ton Nom.
Diocèse de Vannes-Auray, Mars 2005 :
Et maintenant, Seigneur, répands sur celui que tu as choisi la force qui vient de toi,
l'esprit souverain que tu as donné à ton fils bien-aimé, Jésus Christ, l'esprit qu'il a
lui-même communiqué aux saints Apôtres qui établirent l'Église en chaque lieu comme
ton sanctuaire, à la louange incessante et à la gloire de ton Nom.
Dans le Tome II des travaux de RORE SANCTIFICA publiés aux éditions Saint Remi ont été présentées toute une série de „formes sacramentelles“ de la „consécration“ épiscopale conci- liaire en langues vernaculaires. A ce jour, le caractère douteux de la validité de ces „formes sacramentelles“ vernaculaires n’a jamais été contesté le moins du monde, ni même par la re- vue „Objections“.
Dans le monde germanophone, c’est un Geist der Leitung (l’esprit de la direction) qui est imploré dans la forme sacramentelle conciliaire en langue allemande. Santogrossi sera certainement capable de nous démontrer bientôt que l’expression mon- sieur le directeur pourrait être un synonyme du terme Evêque. Et nous espérons sa « dé- monstration » très prochaine.
A propos l’abbé Ratzinger n’aurait-il pas lui-aussi été consacré „évêque“ dans ce rite de consécration épiscopale conciliaire en langue allemande ? Ou alors l’aurait-il été en lan- gue italienne, ou alors en latin ?
Que pensent à ce sujet le Frère Santogrossi et l’abbé de Tanoüarn ? Leurs précions se- raient bien précieuses, compte-tenu des enjeux de cette seule question.
7.8 A rebours de l’argument de Santogrossi sur Pie XII, l’incertitude de la version promulguée par Montini-Paul VI pour le rite presbytéral
Santogrossi invente par ailleurs l’argument artificiel suivant : le Pape Pie XII aurait, selon ce « théologien », échoué à exprimer de façon univoque l’épiscopat dans la forme sacramentelle de la consécration épiscopale catholique latine traditionnelle, confirmée par sa Constitution Apostolique Sacramentum Ordinis de 1947. Quel échec pour un Pape comme Pie XII ! Fort heureusement, Santogrossi a fini par voler à son secours. Il est utile de souligner ici, au contraire, que c’est justement Paul VI qui n’est pas parvenu, dans sa « Constitution Apostolique » Pontificalis Romani, à fixer définitivement sa nouvelle forme sacramentelle conciliaire pour conférer la prêtrise : dans l’editio typica, en effet, cette forme sacramentelle presbytérale conciliaire n’est malheureusement pas identique avec celle de sa promulgation dans Pontificalis Romani.
Sans même évoquer la grave différence de sens théologique que l’on doit constater entre ces deux versions liturgiques « officielles » du sacrement des « ordres » conciliaires, cette contra- diction introduit une incertitude juridique dans la liturgie sacramentelle des Saints Ordres in- connue des textes officiels du Saint Siège dans les siècles préconciliaires.
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Laissons ici de côté la grave incertitude sur le sens théologique de ces deux versions officiel- les de cette nouvelle forme consécratoire presbytérale conciliaire : si, en effet, cette forme sacramentelle de l’ordre de la Prêtrise n’est pas spécifiée in forma specifica de manière uni- voque, quel est donc le texte qui constitue aujourd’hui la norme juridique véritable ?
Mais face à la pluriformité extraordinaire des versions vernaculaires, on peut bien à présent tenir une telle confusion introduite par Montini-Paul VI pour quantité négligeable. En résumé en effet, la forme sacramentelle conciliaire pour conférer la Prêtrise de l’editio typica précise « in hos famulos tuos »57, là où sa promulgation dans Pontificalis Romani écrit « his famulis tuis »58. Equivocité juridique, ou alors serions nous attachés à des « détails futiles » pour ce qui concerne la précision des formes sacramentelles des Saints Ordres catholiques et leur signifi- cation théologique exacte ? Il faut être large, quoi ! Alors, soyons larges, et cessons de « chipoter » ! C’est cela l’« Eglise conciliaire » !!!
7.9 Le silence de Santogrossi sur le mensonge de Montini-Paul VI concernant le prétendu usage de la nouvelle forme dans les ri- tes sacramentels orientaux
Rappellons enfin, que contrairement aux affirmations mensongères et trompeuses de la nommée « Constitution Apostolique » (sic) Pontificalis Romani du 18 juin 1968 de Montini- Paul VI, aucun rite de consécration épiscopale catholique oriental analogue à cette nou- velle pseudo-« consécration » épiscopale conciliaire inventée par Dom Botte-Lécuyer- Bugnini et promulguée par Montini-Paul VI, n’était à cette date, et n’est toujours au- jourd’hui, en usage sacramentel chez les catholique orientaux, que ce soit chez les syria- ques catholiques, les maronites ou les coptes catholiques, pour consacrer sacramentelle- ment leurs évêques, comme ce dernier le prétend faussement dans sa promulgation du 18 juin 196859.
De ce mensonge inouï de Montini-Paul VI, de ce fait constatable par quiconque, le Frêre Santogrossi ni l’abbé de Tanoüarn bien sûr ne soufflent mot !
Conclusion
Nous venons de démontrer que l’absence d’univocité de la forme sacramentelle essentielle ne saurait être compensée par une « formule » (dite « intégrale ») prétendue ‘suffisamment’ im- plicite dans le nouveau rite épiscopal conciliaire
57 http://www.angelfire.com/nj/malleus/ordines/pr1968priests.html 58 http://www.vatican.va/holy father/paul vi/apost constitutions/documents/hf p- vi apc 19680618 pontificalis-romani lt html 59 http://www.rore-sanctifica.org/etudes/2006/RORE-2006-06-13-FR Rore Sanctifica III-Notitiae 3- Sacramentalite des rites orientaux.pdf http://www rore-sanctifica.org/etudes/2006/RORE-2006-07-15- FR Rore Sanctifica III Notitia 6 Refutation brochure Pierre Marie A.pdf http://www rore-sanctifica.org/etudes/2006/RORE-2006-04-26-FR-De Ritus Coptorum.pdf http://www rore-sanctifica.org/etudes/2006/RORE-2006-03-05-FR-Notitia De Ecclesiis orientalibus.pdf http://www rore-sanctifica.org/etudes/2006/RORE-2006-05-11-FR III-Notitiae 5- Histoire Pontificalis Romani dans la FSSPX.pdf
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8 Un florilège de sophismes dans le texte de l’abbé de Ta- noüarn et d’Ansgar Santogrossi Ce texte court de quelques pages de Santogrossi fourmille de sophismes et d’arguments biai- sés. Nous en avons rassemblé quelques uns ci-dessous.
8.1 Un premier sophisme introduit par Santogrossi : le « degré d’univocité »
L’univocité est une notion purement qualitative et nullement quantitative : ce qui est univo- que possède cette qualité de l’univocité totalement, sinon il n’y aurait pas d’univocité, mais serait introduite une équivocité. Il ne saurait donc exister de « degré » quelconque d’univocité. Et il ne peut non plus exister un degré d’univocité en deça duquel une signification deviendrait équivoque. Or, Santogrossi ne craint pas d’introduire la notion de « degré d’univocité » [sic] et prétend que le « degré d’univocité » qu’appliquerait l’abbé Cekada serait « exagéré » [sic] ! « Il sera question plus tard de savoir si ces deux formules traditionnelles pour les or- dres presbytéraux et diaconaux satisfont bien au degré d'univocité [sic] que Cekada exige et qu'il déclare ne pas retrouver dans la formule pour l'ordination épiscopale promulguée par Paul VI. » Santogrossi, page 38
«… l'ouvrage de Cekada pèche néanmoins par une conception manifestement exagé-
rée de l'univocité de signification requise pour une formule sacramentelle. » Santo-
grossi, page 37
Pour Santogrossi, les formes sacramentelles traditionnelles utilisées respectivement pour l’ordination au diaconat et pour l’ordination au Presbytérat, ne satisferaient pas, prétend-t-il, « au principe d'univocité de signification aux formules latines traditionnelles avec toute la ri- gueur d'un abbé Cekada »60. Et ainsi Pie XII aurait déclaré valides des formes sacramentelles qui, selon ses propre critères, ne le seraient pas !
Et Santogrossi de décliner ainsi son argumentation pour le cas de la forme essentielle tradi- tionnelle d’ordination à la Prêtrise: • Si la forme essentielle traditionnelle pour l’épiscopat devait signifier la plénitude du Pouvoir d’Ordre (potestas ordinis épiscopale), alors la forme essentielle traditionnelle du presbytérat devrait signifier le pouvoir d’offrir le Sacrifice o Or, la forme essentielle du presbytérat ne signifie pas le pouvoir d’offrir le Sacrifice • Donc il n’est pas exigé que la forme essentielle traditionnelle pour l’épiscopat doive signifier la plénitude du pouvoir d’Ordre (potestas ordinis épiscopale). Et, fort de ce « raisonnement », Santogrossi en conclut qu’il faut réinterpréter l’exigence d’univocité de Pie XII et la contourner en introduisant le concept de « degré d’univocité » [sic]. Puis il transfère cette conclusion sur la nouvelle « forme sacramentelle » essentielle épisco- pale conciliaire de Montini-Paul VI afin d’expliquer que puisque le critère d’univocité de si- gnification du pouvoir d’Ordre (potestas ordinis) de Pie XII ne serait pas, selon lui, rigoureu- sement applicable, il ne saurait l’être non plus pour cette « forme sacramentelle » épiscopale essentielle de Montini-Paul VI.
60 Santogrossi, page 39
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Par ce tour de passe-passe qui repose sur un faux syllogisme dont la mineure est fausse, et par le recours fallacieux à l’invention du sophisme du « degré d’univocité » [sic], Santo- grossi tente d’illusionner son lecteur en essayant de lui faire croire que les critères de Pie XII seraient élastiques et pure affaire d’interprétation. Cela lui permet de soustraire la pseudo-« forme sacramentelle » épiscopale essentielle conci- liaire imposée par Montini-Paul VI, au verdict définitif des critères objectifs de Pie XII qui sont clairs et décisifs pour conclure à l’invalidité sacramentelle de cette nouvelle pseudo- « forme sacramentelle » épiscopale conciliaire. Mais cette acrobatie sophistique de Santogrossi reste bien vaine et impuissante à dissimuler la réalité du fait de l’invalidité sacramentelle de cette forme du nouveau rite épiscopal conci- liaire au regard des critères objectifs de Pie XII, constatables par quiconque.
8.2 Autre sophisme de Santogrossi, doublé d’une traduction biai- sée du rite traditionnel, celui de la « signification implicite » qui procèderait de « connaissances implicites »
De même, Santogrossi décline également son argumentation sur le cas de la forme essentielle traditionnelle de l’ordination au diaconat. Sur ce deuxième exemple, il compare la forme essentielle traditionnelle pour le diaconat : « on dit que le diacre reçoit le Saint-Esprit pour l’’œuvre du ministère’ », à la forme essen- tielle traditionnelle pour l’épiscopat en prétendant que lorsque l’ordinant « reçoit la ‘plénitude du ministère’ » : « La formule épiscopale ne dit pas "plénitude du sacerdoce", mais "du ministère", ce qui est générique et donc moins univoque que "sacerdoce". Mais alors, comment l'abbé Cekada a-t-il la certitude que "plénitude du ministère" fait un évêque et non un archidiacre ? » Santogrossi, page 40 Selon lui, rien n’indiquerait dans ce contexte que le terme ‘plénitude du ministère’ doive se comprendre comme la plénitude du sacerdoce, car rien n’indiquerait, selon lui, que le mi- nistère soit celui du prêtre (sacerdos). Santogrossi conlut alors que « rien dans la formule elle-même n'indique qu'un prêtre ne peut être archidiacre ni que l'archidiaconat n'est pas un degré du sacrement de l'Ordre. »
Il imagine alors que la formule traditionnelle pour être valide doive faire appel à des « connaissances implicites » et que de ces « connaissances implicites » procèderait une « si- gnification implicite » dans la forme essentielle traditionnelle de la consécration sacramen- telle épiscopale identifiée par Pie XII.
Partant de là, il ne lui reste plus alors qu’à transposer sa prétendue conclusion sur le nouveau rite épiscopal de Montini-Paul VI pour conclure qu’une « signification implicite » suffirait à la « phrase » [sic !] Spiritum principalem, et qu’elle serait donc sacramentellement valide.
Manipulateur sans scrupule, Santogrossi a dû pour cela fausser la traduction de la forme essentielle traditionnelle pour la consécration épiscopale et escamoter le terme « sacer- dote » qui s’y trouve bel et bien pour suggérer à sa place le terme « Presbytero ».
Dès lors, son argumentation ne peut qu’apparaître pour ce qu’elle est : un travail bâclé des- tiné à abuser le lecteur.
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9 Conclusion : questions sur la compétence et l’orthodoxie de l’abbé de Tanoüarn et de sa revue « Ob- jections » De véritables objections théologiques ? Tant par la „science“ religieuse, liturgique et théolo- gique ou historique qu’elle démontre dans ses articles, la revue „Objections“ en paraît, encore bien éloignée ! Et ce n’est là qu’un euphémisme charitable.
L’abbé de Tanoüarn développe une introduction qui s’avère à rebours du contenu de l’article que nous venons de disséquer et de réfuter.
Il parle de « théorie » au sujets des FAITS exposés par l’abbé Cekada.
A la différence d’une discussion doctrinale en effet, dans le cas des sacrements, qui sont in- carnés car ils exigent une matière et une forme, l’invalidité d’un sacrement peut ET DOIT être constatée par un simple fidèle à partir des critères publics et objectifs énon- cés par le Magistère catholique infaillible. Point n’est besoin pour cela du verdict d’un tribunal ecclésiastique : Si un baptême est ef- fectué avec du jus de fruit ou si la forme employée est « Je te baptise au nom de Jésus », n’importe quel fidèle peut ET DOIT conclure publiquement sans erreur qu’il s’agit d’un baptême totalement invalide, sans intervention d’une autorité ecclésiatique quelconque !. Dans le cas du nouveau rite de consécration épiscopale, les faits accumulés, et contrôlables par quiconque, sont désormais absolument accablants et ils ôtent à ce pseudo rite sacra- mentel conciliaire toute prétention à la validité sacramentelle. Il ne s’agit nullement ici de « théorie » mais de constats factuels face aux normes objectives, connues et vérifiables par quiconque et irréformables du Magistère catholique infaillible en matière de validité sacramentelle. Avec l’« ecclésiovacantisme », l’abbé de Tanoüarn développe un oxymore, c’est-à-dire un terme autocontradictoire, une absurdité dans les termes. Ce terme en effet n’a aucun sens, l’Eglise ne pouvant être vacante. Par contre le Siège de Pierre peut l’être. « Ecclesio- vacantisme » : cette extrapolation grotesque du terme « sédévantisme » disqualifie tant son inventeur que celui qui l’emploie. « L’absurdité de la situation engendrée par une telle théorie devrait suffire à la disqualifier. » écrit l’abbé de Tanoüarn. Il oublie que l’on ne juge pas intrinsèquement d’une chose par ses conséquences. Mais au contraire, il s’agit d’abord d’examiner intrinsèquement si le nouveau rite est valide à la lumière de l’enseignement infaillible du Magistère catholique supposé connu de tout catholique. Au sujet de l’abbé Cekada, l’abbé de Tanoüarn ose parler d’« apparences de démonstration sérieuse », de « critères sémantiques ultra-rigides ». Il oublie qu’il s’agit d’un travail réalisé par un clerc, qui enseigne précisément ces matières théologiques et liturgiques, et qui possède de par sa formation, ses travaux et l’exercice quotidien de son enseignement sur ces questions précises un savoir en la matière dont rien n’indique, bien au contraire au vu de cet article, que l’abbé de Tanoüarn en soit lui-même doté, même de manière approchée ! Et oui, le véritable langage théologique est contraignant ! Car on ne saurait faire dire aux mots autre chose que ce qu’ils signifient. Mais nous conseillons quant à nous à l’abbé de Tanoüarn d’appliquer à Santogrossi et à lui-même ses propres jugements : ils seraient plus appropriés.
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Quant à la « grande rigueur » de Santogrossi nous venons d’en fournir un aperçu. Et la « magnifique méditation sur l’épiscopat » que l’abbé de Tanoüarn lui attribue révèle que dé- cidemment l’abbé de Tanoüarn se contente de peu, à moins que lui-même n’ait rien compris à la question. La publication de cet article par l’abbé de Tanoüarn dans sa revue Objections pose la question du devenir des travaux théologiques dans la Tradition. Une telle accumulation de sophismes, un tel travail bâclé sans référence, sans analyse appro- fondie des textes, cet assaut d’ignorance des notions théologiques élémentaires de la théologie sacramentelle, cette impassibilité devant les hérésies anti-christ les plus manifestes, cette pré- dilection pour une sémantique non théologique et floue, ce manque de rigueur logique et in- tellectuelle, ce traitement très ‘brouillon’ des problèmes, cette imprécision dans la formula- tion et dans l’analyse, cet usage de fausses traductions, et cet empilement de raisonnements sophistiques ou hasardeux desquels sont induites des certitudes assénées avec un aplomb et une autosatisfaction stupéfiants, bref cette attitude même pose désormais la question de la crédibilité intellectuelle de certains clercs dans la Tradition. Pour l’abbé de Tanoüarn, il serait salutaire, pour lui comme pour les âmes qui dépendent de lui, qu’il effectue de toute urgence cet examen et cet « audit » interne. L’article de Santogrossi représente pour la revue Objections, la sanction qui cumule toutes ces tares et constitue en un certain sens « une véritable référence » : cet article, il est vrai, qualifie désormais par son indigence le niveau de cette revue. Et l’on comprend les termes de la lettre que l’abbé Cékada adressait le 05 juillet dernier à l’équipe du CIRS, après avoir pris rapidement connaissance de la brochure « Sont-ils évê- ques ? » publiée le 2 juillet par Avrillé, ainsi que de l’article de Tanoüarn et Santogrossi pu- blié sur cinq pages de la revue Objections.
"Les brefs commentaires du Fr. Pierre-Marie démontrent seulement son incapacité à
apporter une réponse sérieuse aux arguments que nous avons exposés.
Il me paraît en particulier difficile de croire que quiconque a lu ma propre étude
pourrait estimer que le Fr Pierre-Marie aurait apporté là une réponse adéquate.
C'est en effet à dessein que j'ai disposé arguments et preuves de telle manière que le
Fr. Pierre-Marie puisse y répondre succinctement et point par point, à la manière
propre à la Disputatio théologique.
On aurait pensé qu'un Dominicain se serait au moins efforcé de répondre à des argu-
ments clairement formulés, mais un habit de dominicain, ne signifie pas hélas, de ma-
nière univoque un "habitus mentis" Dominicain.
Quelques commentaires de la part du Fr. Pierre-Marie dans son pamphlet et du Frère
Ansgar Santogrossi dans la revue’Objections’, sans avoir ni l’un ni l’autre effectué
de recherches sérieuses sur les principes fondamentaux de la théologie sacramen-
telle, c'est là tout ce que les défenseurs du nouveau rite peuvent produire !
Je pense que nous sommes donc désormais fondés à affirmer que nous avons gagné
sur le plan intellectuel le débat sur cette question.
Il demeure encore, bien sûr, de faire connaître au public nos conclusions."
Abbé Anthony Cekada, le 5 juillet 2006
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Réfutation du faux argument du rite Copte de l’abbé Alvaro Calderon (FSSPX – La Reja) qui invente les sophismes du « formalisme-effectif » sacra- mentel et du « parallélisme sacramentel à la majorité »
Réfutation de l’article « Sont-ils évêques ? » (SdT – n°58 – octobre 2006) signé par l’abbé
Calderon et publié par le Père Pierre-Marie de Kergorlay, Directeur du Sel de la terre
(SdT), et auteur de la vulgarisation (SdT, n°54 – novembre 2005) de la pseudo-
« démonstration » de la prétendue validité sacramentelle du nouveau rite établie par
Dom Botte-Lécuyer en 1967
Sans aucune argumentation théologique nouvelle ni réfutation des arguments déjà publiés, le professeur du Séminaire dirigé par Mgr Williamson (ancien anglican – variante méthodiste) cherche à abuser un public non averti en prétendant avoir réfuté l’invalidité sacramentelle intrinsèque de la forme du nouveau rite de consécration épiscopale (Pontificalis Romani, 18 juin 1968)
L’abbé Calderon se désolidarise d’une partie des arguments du Père Pierre-Marie Ce texte de 6 pages du n°58 Sel de la terre, ne constitue en rien une étude théologique sérieuse et digne d’intérêt. Se désolidarisant du Père Pierre-Marie d’Avrillé sur l’emploi du pseudo argument du rite non sacramentel du Patriarche Maronite, il se replie derrière le dernier paravent du rite sacramentel épiscopal Copte, mais au prix
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d’une opposition manifeste au Magistère catholique infaillible (Pie XII, Léon XIII, Conciles d’Asie Mineure,…), allant même jusqu’à violer le texte de Paul VI lui-même qui définit précisément sa nouvelle pseudo-« forme sacramentelle essentielle épisco- pale » et dans une fuite en avant (« il faudrait étudier le rite complet »), sans citations ni références, ni précision mais formules vagues et ramassées. • Un article de « colmatage » médiatique par l’abbé Calderon, et non pas une véritable étude théologique digne d’un clerc de la FSSPX • L’article de l’abbé Calderon marque un tournant, car il se désolidarise du Père Pierre-Marie et il fait à l’abbé Cekada une concession qui conduit à accuser Montini-Paul VI de mensonge • L’abbé Caldron endosse la pseudo- « démonstration » par « analogie » prétendue avec les rites orientaux, méthode forgée par les révolutionnaires liturgiques de 1968 • A l’encontre du magistère Pontifical infaillible (Léon XIII, Pie XII), l’évocation réitérée de la thèse du Chanoine Berthod sur la prétendue non-sacramentalité de l’épiscopat catholique • L’abbé Calderon s’oppose à l’application de la méthodologie d’examen de la validité intrinsè- que énoncée par le Pape Pie XII • Cette méthode de prétendue « ressemblance » s’oppose à la méthode d’examen de validité intrinsèque de la forme sacramentelle essentielle définie par le Pape Pie XII • L’abbé Calderon ne cite à aucun moment l’objet de la controverse : la nouvelle pseudo-forme sacramentelle essentielle • L’abbé Calderon tente d’enfermer l’abbé Cekada dans un faux dilemne • L’usage implicite du faux principe sophistique et révolutionnaire de la « ressemblance » des rites • La substitution de l’expression moderniste « phrase formelle-effective » à l’expression « forme sacramentelle essentielle » du Magistère catholique • La première option du faux dilemme : la prétendue validité sacramentelle d’une forme essen- tielle « ambiguë » dans le nouveau rite • La deuxième option du faux dilemme : la prétendue validité sacramentelle du nouveau rite épiscopal de Montini-PaulVI sauvée par son contexte en dépit l’« ambiguïté »de sa forme sa- cramentelle essentielle • L’abbé Calderon invente le sophisme du « parrallélisme sacramentel à la majorité » • Un aveu de taille de l’abbé Calderon : la signification exigée de la postestas ordinis épiscopale est bien absente de la nouvelle préface, mais doit être recherchée dans « le rite complet » • La citation de Léon XIII faite par l’abbé Calderon se retourne contre lui, car l’intention des réformateurs liturgistes modernistes de 1968 est publiquement anti-catholique • Un travail de l’abbé Calderon à 50% : une déontologie théologique très défaillante : l’abbé Calderon laisse la moitié des objections publiques sans réponse • Les deux arguments de l’abbé Cekada que l’abbé Calderon a pris soin d’ignorer : la non- fiabilité des versions latines du rite épiscopal copte et l’absence de mention du pouvoir d’ordre (potestas ordinis) par Dom Botte • L’expression Summum sacerdotum externe à la forme essentielle ne peut suppléer à l’insuffisance de celle-ci • L’invocation à Mgr Lefebvre qui masque la manipulation dont fut victime l’archevêque • Une pièce historique des archives du Consilium en date du 31 mars 1967 contredit le Sel de la terre : l’intention des réformateurs de 1968 de rendre le nouveau rite de consécration épisco- pale invalide • Les archives du Consilium trahissent la volonté de Dom Botte (responsable du Groupe 20) de supprimer la signification de la transmission du Sacerdoce par un évêque
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Voici une perle qui restera dans les annales de l’histoire de la Tradition catholique et de sa ré- action à la révolution au sein de l’Eglise depuis Vatican II : « La théologie est rigoureuse, mais elle est un piège pour les esprits trop rigoureux (d’une rigueur mathématique) » Sel de la terre, automne 2006 n°58, page 212 C’est donc par l’invocation impudique de tels principes que depuis des décennies, les domini- cains d’Avrillé, fils auto-proclamés de Saint Thomas d’Aquin, pourtant lui-même auteur de la Somme théologique, modèle de rigueur intellectuelle, de logique précise et contraignante, de respect scrupuleux, exigeant et nuancé de la vérité, que ces fils - d’une filiation spirituelle toute de revendication - sont parvenus à masquer aux fidèles catholiques la réalité non- sacramentelle d’une Eglise conciliaire, dépourvue désormais de clergé sacramentellement valide et devenue similaire à la secte Anglicane. 39 ans d’occultation délibérée et de négation obstinée de la réalité de la question auront ainsi permis quasiment d’achever l’éradication biologique silencieuse de la Succession apostolique de rite latin sur terre, alors que dans le même temps des agents modernistes in- filtrés au sein de la Tradition catholique ont préparé la chute final du seul bastion internatio- nal du Sacerdoce latin sacramentellement valide – la FSSPX - dont les chefs religieux craintifs esquivaient déjà tout combat doctrinal décisif, à grands renforts de sophismes et de faire-valoirs autoritaires et prétentieux, d’une compétence théologique le plus sou- vent très approximative et incertaine.
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Table des matières
1 Quelques remarques préliminaires tirées de notre réfutation de l’article de l’abbé Calderon paru dans le Sel de la terre n°58................................................................................. 6 2 Un tentative de « colmatage » médiatique de la pseudo « démonstration » déjà ruinée, signée par le Père Pierre-Marie de Kergorlay o.p. ..................................................................... 7 2.1 Une forme valide immémoriale, confirmée infailliblement par Pie XII en 1947, totalement remplacée en 1968 par un texte artificiel et disqualifié par les spécialistes de la paléographie religieuse........................................................................................................... 7 2.2 Une tentative de justification de la prétendue validité sacramentelle extrinsèque du nouveau rite par l’invocation de deux textes orientaux.......................................................... 7 2.3 L’examen de la validité intrinsèque de la forme sacramentelle essentielle en elle- même, par rapport aux deux critères fixés par Pie XII. Aucun des deux critères n’est satisfait. .................................................................................................................................. 9 2.4 La chronologie du débat sur l’invalidité sacramentelle du nouveau rite épiscopal et les variations des Dominicains d’Avrillé sur le sujet........................................................... 11 2.5 Le contexte de l’entrée en lice du « poulain » de Mgr Williamson : l’abbé Calderon 13 3 Le Sel de la terre récuse l’analyse rigoureuse de l’invalidité sacramentelle, déclarant cette rigueur antinomique de la « science théologique » ......................................................... 15 4 L’abbé Calderon endosse la pseudo-« démonstration » « par analogie » prétendue avec des rites orientaux..................................................................................................................... 16 5 L’abbé Calderon désavoue le Père Pierre-Marie sur la validité de la prétendue « Tradition apostolique » et donne raison à l’abbé Cekada..................................................... 17 6 L’abbé Calderon évite de se solidariser avec le Père Pierre-Marie sur le recours au rite du Patriarche Maronite .................................................................................................................. 18 7 L’abbé Calderon tente, en ultime recours, de s’appuyer sur le rite sacramentel épiscopal Copte en dépit des nombreuses réfutations décisives déjà publiées ........................................ 19 8 A l’encontre du magistère Pontifical infaillible (Léon XIII, Pie XII), l’évocation réitérée de la thèse du Chanoine Berthod sur la prétendue non-sacramentalité de l’épiscopat catholique ................................................................................................................................. 20 9 L’invention du sophisme « formel-effectif » afin d’éliminer le concept catholique traditionnel de la « forme sacramentelle essentielle » ............................................................. 22 9.1 Rappel de la forme essentielle du nouveau rite de consécration épiscopale............ 22 9.2 Le cadre méthodologique de « ressemblance » de l’abbé Calderon ........................ 23 9.2.1 L’abbé Calderon adopte la méthode d’examen de la validité sacramentelle par « ressemblance » .............................................................................................................. 23 9.2.2 La méthode de validité sacramentelle par « ressemblance » a été forgée et appliquée par les réformateurs liturgistes modernistes de 1968 ...................................... 23 9.3 L’abbé Calderon s’oppose à l’application de la méthodologie d’examen de la validité intrinsèque énoncée par le Pape Pie XII.................................................................. 24 9.3.1 Cette méthode de prétendue « ressemblance » s’oppose à la méthode d’examen de validité intrinsèque de la forme sacramentelle essentielle définie par le Pape Pie XII24 9.3.2 Les 2 critères de validité de la forme sacramentelle essentielle définis par le Pape Pie XII ne sont pas facultatifs, ils doivent être appliqués à la pseudo-forme sacramentelle essentielle définie par Montini-Paul VI lui-même.................................... 24 9.3.3 L’abbé Calderon ne cite à aucun moment l’objet de la controverse : la nouvelle pseudo-forme sacramentelle essentielle........................................................................... 25 9.3.4 L’invention par l’abbé Calderon d’une innovation : le concept de « phrase formelle-effective »........................................................................................................... 26
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9.3.4.1 L’abbé Calderon tente d’enfermer l’abbé Cekada dans un faux dilemne .... 26
9.3.4.2 L’usage implicite du faux principe sophistique et révolutionnaire de la
« ressemblance » des rites............................................................................................ 27
9.3.4.3 La substitution de l’expression moderniste « phrase formelle-effective » à
l’expression « forme sacramentelle essentielle » du Magistère catholique ................. 27
9.3.4.4 La première option du faux dilemme : la prétendue validité sacramentelle
d’une forme essentielle « ambiguë » dans le nouveau rite........................................... 28
9.3.4.5 La deuxième option du faux dilemme : la prétendue validité sacramentelle
du nouveau rite épiscopal de Montini-PaulVI sauvée par son contexte en dépit de
l’« ambiguïté »de sa forme sacramentelle essentielle .................................................. 28
10 L’abbé Calderon invente le sophisme du « parrallélisme sacramentel à la majorité » .. 32 10.1 Face aux mentions précises des omissions essentielles du rite copte, l’abbé Calderon les élude par des généralités ................................................................................................. 33 10.2 Un aveu de taille de l’abbé Calderon : la signification exigée de la postestas ordinis épiscopale est bien absente de la nouvelle préface, mais doit être recherchée dans « le rite complet » .............................................................................................................................. 34 10.3 La citation de Léon XIII faite par l’abbé Calderon se retourne contre lui, car l’intention des réformateurs liturgistes modernistes de 1968 est publiquement anti- catholique ............................................................................................................................. 35 10.4 Un travail de l’abbé Calderon à 50% ....................................................................... 36 10.4.1 Une déontologie théologique très défaillante : l’abbé Calderon laisse la moitié des objections publiques sans réponse ............................................................................. 37 10.4.2 Les deux arguments de l’abbé Cekada que l’abbé Calderon a pris soin d’ignorer : la non-fiabilité des versions latines du rite épiscopal copte et l’absence de mention du pouvoir d’ordre (potestas ordinis) par Dom Botte........................................ 37 11 La conclusion de l’abbé Calderon d’autant plus assurée qu’elle n’est nullement fondée 38 12 L’expression Summum sacerdotum externe à la forme essentielle ne peut suppléer à l’insuffisance de celle-ci........................................................................................................... 41 13 L’invocation à Mgr Lefebvre qui masque la manipulation dont fut victime l’archevêque 43 14 Extrait des chapitres 6.2 et 6.3 de la Notitia VI – De Erratis au sujet de la satisfaction du rite Copte aux 2 critères du Pape Pie XII ................................................................................. 48 14.1 Le texte bohaïrique cité par Dom Lanne confirme la phrase exacte qui mentionne le pouvoir d’ordonner des prêtres ............................................................................................ 48 14.2 Le refus arbitraire du Père Pierre-Marie de reconnaître le pouvoir d’ordonner dans le rite copte ........................................................................................................................... 50 14.3 Signification de la gratia ordinis épiscopale dans la forme du rite Copte................ 52 14.4 Conclusion................................................................................................................ 52 15 Communiqué du CIRS du 25 avril 2006 – De Ritu Coptorum ........................................ 53 15.1 Une pièce historique des archives du Consilium en date du 31 mars 1967 contredit le Sel de la terre.................................................................................................................... 53 15.1.1 L’intention des réformateurs de 1968 de rendre le nouveau rite de consécration épiscopale invalide ........................................................................................................... 53 15.2 Développement......................................................................................................... 55 15.2.1 Les archives du Consilium trahissent la volonté de Dom Botte (responsable du Groupe 20) de supprimer la signification de la transmission du Sacerdoce par un évêque. 65 15.3 ANNEXE - Textes complets du rite copte : version du Denzinger et version tronquée du Consilium ......................................................................................................... 68
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1 Quelques remarques préliminaires tirées de notre réfuta- tion de l’article de l’abbé Calderon paru dans le Sel de la terre n°581 Nous n’avons pas trouvé un seul mot de l’abbé Calderon, ni des Dominicains d’Avrillé dans ces 6 pages sur :
- 1°) la « transitivité » hérétique anti-christ de la pseudo forme sacramentelle essentielle épiscopale de Montini-Paul VI (cf. Rore-Sanctifica Tome I et RS- Notitia IV), dénoncée par le CIRS dès le 02 août 2005 dans le premier Tome de Rore Sanctifica, paru aux éditions Sainte Rémi, alors que les rites orientaux SACRAMENTELS valides sont TOUS RIGOU- REUSEMENT EXEMPTS DE L’INFECTION DE CETTE « TRANSITIVITE » HERETIQUE (hérésie onctioniste ou adoptioniste), ainsi que les travaux du CIRS l’ont très précisément ex- plicité sur le site internet www.rore-sanctifica.org.
- 2°) l’hérésie anti-christ de l’« onctionisme accidentel » qu’elle manifeste, telle qu’explicitée par le Père Lécuyer, architecte et présentateur officiel du nouveau rite conci- liaire (cf. Rore-Sanctifica Tome I et RS- Notitia IV : De Spiritu Principali), dénoncée par le CIRS dès le 02 août 2005 dans le premier Tome de Rore Sanctifica, paru aux éditions Sainte Rémi.
- 3°) Les déclarations d’intentions officielles protestantes ET ANTICATHOLIQUES préalables à l’Osservatore Romano d’Annibale Bugnini Û, dit Buan de son nom de code maçonnique, Prêtre Lazariste Franc-Maçon, nommé par Montini-PaulVI Secrétaire Géné- ral du Consilium pour préparer ce nouveau rite : Le Franc-Maçon, prêtre lazariste, et liturgiste moderniste, Annibale Bugnini Û, nommé par Montini-Paul VI Secrétaire général du Consilium, c'est-à-dire Chef des équipes de « Réforma- teurs » liturgistes modernistes, avait en effet déclaré officiellement le 15 mars 1965 à l’Osservatore Romano, un an après l’institution du Consilium le 25 mars 1964, et plus de trois ans avant la promulgation de Pontificalis Romani le 18 juin 1968 : « Nous devons dépouiller nos prières Catholiques et la Liturgie Catholi- que de tout ce qui pourrait représenter l’ombre d’une pierre d’achoppement pour nos frères séparés, c'est-à-dire pour les Protes- tants »
Cf. sur ces points en premier lieu le tome 12 de Rore Sanctifica, la Notitia IV De Spiritu Principali3, la Notitia VI De Erratis4, la Notitia III De Ordinatione Patriarchae5
1 L’abbé Cekada a publié le 24 janvier 2007 une première réfutation de cet articulet de l’abbé Calderon dans sa réplique « Toujours Nul et toujours Vain » cf. http://www.rore-sanctifica.org/etudes/2007/RORE-2007-01-27- FR_AbbeCEKADAToujoursNul-ReponsesAuxObjectionsJanv2007FRANCAIS1.pdf 2 http://www.rore-sanctifica.org/etudes/2006/RORE-2006-03-17-FR-Rore Sanctifica Tome1.pdf 3 http://www rore-sanctifica.org/etudes/2006/RORE-2006-08-05- FR Rore Sanctifica III Notitia 4 Les Significations heterodoxes de la Forme de Montini PaulVI A.pdf 4 http://www.rore-sanctifica.org/etudes/2006/RORE-2006-07-15- FR Rore Sanctifica III Notitia 6 Refutation brochure Pierre Marie A.pdf 5 http://www.rore-sanctifica.org/etudes/2006/RORE-2006-06-13-FR Rore Sanctifica III-Notitiae 3- Sacramentalite des rites orientaux.pdf
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2 Un tentative de « colmatage » médiatique de la pseudo « démonstration » déjà ruinée, signée par le Père Pierre- Marie de Kergorlay o.p. Si nous voulons résumer en avril 2007 la question de l’invalidité sacramentelle du nouveau rite de « consécration » épiscopale, nous dirons ceci.
2.1 Une forme valide immémoriale, confirmée infailliblement par Pie XII en 1947, totalement remplacée en 1968 par un texte arti- ficiel et disqualifié par les spécialistes de la paléographie reli- gieuse. La forme sacramentelle essentielle du rite épiscopal latin immémorial, confirmée infail- liblement par le Pape Pie XII dans sa Constitution Apostolique Sacramentum Ordinis du 30 novembre 1947, a été remplacé à 100% par une nouvelle pseudo-forme sacramentelle essen- tielle épiscopale, promulguée par Montini-Paul VI au prix d’un énorme mensonge au- jourd’hui constatable par quiconque6, dans sa « constitution apostolique » Pontificalis Ro- mani du 18 juin 1968, nouvelle forme sacramentelle épiscopale en réalité totalement in- ventée et fabriquée par le trio diabolique Bugnini∴-DomBotte-Lécuyer7. Cette pseudo-forme sacramentelle essentielle épiscopale a été présentée comme issue de recherches scientifiques sérieuses qui auraient mis à jour l’antique forme primitive de la Tra- dition romaine. Cette dernière fut désignée, à tort, sous le nom de « Tradition apostolique » et fallacieusement attribuée à « Hippolyte de Rome ». Or, il n’en est rien : les travaux universitaires qui font autorité dans le monde des spécialis- tes de la pseudépigraphie et de la paléographie chrétiennes démontrent aujourd’hui qu’il s’agit là d’une escroquerie, et que les fragments d’où sont extrapolés ce nouveau texte, sont en fait des copies très difficiles à identifier (Document X selon Jean Magne, auteur d’une thèse de doctorat sur le sujet) et qui seraient probablement extraites d’un « fatras de compilations » connues sous le nom des « constitutions de l’Eglise égyptienne ».
2.2 Une tentative de justification de la prétendue validité sacramen- telle extrinsèque du nouveau rite par l’invocation de deux tex- tes orientaux Un premier texte de justificationa été tiré d’un rite Maronite invoqué, rite en réalité non sacramentel Pour justifier la validité sacramentelle de ce nouveau rite épiscopal, les réformateurs mo- dernistes du Consilium ont recouru à deux textes rituels orientaux. Le premier, la prière « dite de Clément », est repris du rite de l’intronisation du Patriarche maronite. Or il s’agit en fait, avec la plus grande certitude, d’une prière non sacramen-
6 Cf. http://www.rore-sanctifica.org/etudes/2007/RORE Communique-2007-03-31- Le Canon 75 des Orientaux 1.pdf 7 Cf. http://www.rore-sanctifica.org/bibilotheque rore sanctifica/01- publications de rore sanctifica/rore sanctifica-2006-02-notitiae (ex tomo 3)/2006-06-notitia 3- de ordinatione patriarchae/rs notitia 3 de patriarchae 2006 06.PDF et http://www.rore- sanctifica.org/bibilotheque rore sanctifica/01-publications de rore sanctifica/rore sanctifica-2006-02- notitiae (ex tomo 3)/2006-07-notitia 4-de spiritu principali/rs notitia 4 de spiritu principali 2006 07 a.pdf
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telle5. Elle a pour objet unique d’accorder au Patriarche des grâces propre à la JURI- DICTION relative à sa fonction. Elle est donc entièrement hors sujet s’il s’agit de prétendre qu’elle serait semblable « en substance » (ce qui a du reste déjà été démontré entièrement faux par le CIRS dans ses pre- mières réfutations) à la pseudo-forme sacramentelle essentielle du nouveau rite sacramentel épiscopal conciliaire, et qu’elle pourrait par là même justifier la prétendue validité sacramen- telle de ce nouveau rite. Or cet argument, qui n’est autre en réalité que celui du trio infernal Bugnini∴-DomBotte- Lécuyer, inventeurs de ce nouveau pseudo rite sacramentel épiscopal conciliaire, constitue l’axe principal et l’argument majeur de la pseudo-« démonstration » signée et publiée par le Père Pierre-Marie de Kergorlay o.p. d’Avrillé qui a utilisé ce texte en affirmant d’abord gra- tuitement, sans l’ombre d’un indice ni d’une preuve, qu’il s’agirait d’un texte qui serait « consécratoire » (n°54), puis, reculant pas à pas sous le feu de nos objections et critiques précises et publiques, en venant désormais à affirmer non moins arbitrairement et gratuite- ment qu’il « aurait eu dans le passé un caractère consécratoire » (n°56). Depuis nous avons publié dans un communiqué le canon 75 (Code de Droit Canon Orien- tal) et la lettre apostolique Cleri sanctitati du Pape Pie XII du 2 juin 1957, qui contient le ca- non 235 dont le canon 75 a conservé la substance et qui affirme que l’intronisation d’un Pa- triarche oriental, donc Maronite, n’est pas sacramentelle. Ces documents qui s’accumulent ne cessent d’accabler la pseudo-démonstration d’Avrillé et montrent le mensonge de Montini- Paul VI dans Pontificalis Romani (1968). Ces affimations gratuites vont à l’encontre des déclarations et canons des autorités orienta- les et des études sur le Pontifical maronite et de son usage chez les catholiques jacobites. Un montage effectué sur le texte du rite en utilisant des sources erronées ou falsifiées. Ce faisant, supposant arbitrairement ce texte maronite « consécratoire », le Père Pierre- Marie s’est livré à un découpage et à un montage ad hoc des tronçons ainsi obtenus de ce texte maronite, à partir de sources erronées ou falsifiées8, de façon à le comparer au nouveau rite épiscopal conciliaire, pour mieux conclure rapidement à la validité sacramentelle de ce dernier « par analogie » prétendue avec ce rituel oriental, en réalité non sacramentel, car s’agissant en fait de l’intronisation purement juridictionnelle du Patriarche maronite. Un second texte du rituel épiscopal Copte invoqué, mais tronqué à dessein sur une partie essentielle à sa validité sacramentelle : la désignation univoque de la potestas ordinis épis- copale Les réformateurs liturgistes modernistes du Groupe XX du Consilium ont également eu re- cours à un deuxième texte, celui de la consécration épiscopale sacramentelle Copte. Bien que le texte de la consécration épiscopale copte soit le plus éloigné du nouveau rite, les réformateurs liturgistes modernistes du Groupe XX du Consilium l’ont comparé avec le nouveau rite pseudo-sacramentel épiscopal conciliaire qu’ils venaient d’inventer. Ils ont pris bien soin d’expurger le texte sacramentel Copte de la phrase essentielle du rite Copte qui exprime de façon explicite et univoque le pouvoir d’ordonner des prêtres (la potestas ordinis épiscopale), rite copte satisfaisant ainsi du reste, et grâce à cette phrase supprimée (par une prétendue erreur de copiste), à la désignation explicite et univoque du
8 Cf. pages 43 à 67 de http://www.rore-sanctifica.org/bibilotheque rore sanctifica/01- publications de rore sanctifica/rore sanctifica-2006-02-notitiae (ex tomo 3)/2006-02- notitiae (ex tomo 3)/rs notitiae 2006 02 07.pdf
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pouvoir de l’ordre conféré, potestas ordinis, désignation explicite et univoque formelle- ment et infailliblement exigée au sein de la forme sacramentelle essentielle par le Pape Pie XII dans sa constitution apostolique Sacarmentum Ordinis de 1947, à peine d’invalidité sacramentelle de la consécration épiscopale (voir plus loin). Et le Père Pierre-Marie poussé dans ses retranchements finira par inventer que cette su- pression dans le rite Copte de la phrase qui exprime le pouvoir d’ordonenr des prêtres serait une simple et innocente « erreur de copiste » alors même qu’il s’agit d’un point absolument essentiel à sa validité sacramentelle. Cette suppression vitale était du reste indispensable, comme l’annonçait déjà offi- ciellement dès 1965 le « frère »∴ Annibale Bugnini à l’Osservatore Romano, dit Buan de son nom de code maçonnique, (cf. plus haut) pour lever, selon sa propre déclaration pu- blique rappelée plus haut, cette essentielle « pierre d’achoppement pour nos frères sépa- rés, c'est-à-dire pour les Protestants », qui les auraient précisément empêchés d’utiliser ce nouveau rite épiscopal conciliaire pour « introniser », comme ils le font depuis lors, leurs « évêques » qui n’ont, chez ces hérétiques et schismatiques, que des fonctions juridic- tionnelles et non sacramentelles, et encore moins sacrificielles. En outre, le texte latin du rite épiscopal copte ici utilisé à titre de comparaison, est lui- même très sujet à caution, car les scientifiques et les spécialistes d’histoire liturgique et de linguistique s’accordent tous à reconnaître pour fiable la seule version en bohairique, seule langue dans laquelle la consécration épiscopale copte est de fait toujours réalisée, et à souligner les déficiences de ses traductions en latin compilées par Denzinger qui ne sont jamais utilisées pour réaliser les consécrations épiscopales coptes. La pseudo-forme sacramentelle essentielle épiscopale identifiée par Montini-Paul VI ne se retrouve nullement dans le rite Copte (même dans sa traduction latine déficiente de Denzin- ger). L’usage de ces deux textes orientaux s’inscrit ainsi dans la tentative de démonstration ex- trinsèque de la validité sacramentelle prétendue de la nouvelle pseudo-forme épiscopale conciliaire, en alléguant d’une prétendue « analogie » avec le rite du patriarche maronite (en fait non-sacramentel), ainsi qu’avec le rite sacramentel de la consécration épiscopale Copte.
2.3 L’examen de la validité intrinsèque de la forme sacramentelle essentielle en elle-même, par rapport aux deux critères fixés par Pie XII. Aucun des deux critères n’est satisfait. Ensuite, vient l’examen de la nouvelle pseudo-forme sacramentelle en elle-même du nou- veau rite épiscopal conciliaire. Cette nouvelle forme contient une forme sacramentelle essentielle désignée solennellement et très précisément pour telle par Montini-Paul VI lui-même pour conférer l’épiscopat dans le texte de sa « Constitution apostolique » Pontificalis Romani du 18 juin 1968. Or, le 30 novembre 1947, le Pape Pie XII avait déclaré solennellement en engageant son infaillibilité pontificale, que, pour l’épiscopat catholique, la forme sacramentelle essentielle devait, à peine de nullité sacramentelle, toujours exprimer de façon univoque deux notions bien distinctes : la signification du pouvoir d’Ordre épiscopal, la potestas ordinis épisco- pale, et la signification de la grâce du Saint-Esprit, la gratia ordinis épiscopale. Une forme sacramentelle qui contient des hérésies du fait de sa « transitivité » onctioniste
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D’un point de vue théologique, la nouvelle forme est « transitive » : elle affirme que le Père transmettrait le Saint-Esprit au Fils qui Le transmettrait Lui-même à Son tour à Ses apôtres. Cette affirmation est hérétique : elle relève de l’hérésie onctionniste, telle qu’explicitée par le Père spiritain Joseph Lécuyer9, compère de Dom Botte dans l’invention de cette nou- velle pseudo-forme sacramentelle épiscopale conciliaire, qui affirme que Notre Seigneur au- rait reçu un « complément » à son Sacerdoce au moment du baptême du Jourdain. Elle contient également une hérésie contre la Sainte Trinité, le Saint-Esprit étant ainsi transmis au Fils, ce qui contredit la spiratio activa (la force spirative) qui est numériquement une dans le Père et le Fils (les deux sont un spirateur, mais deux spirants, Concile de Lyon Denz. 460, Saint Thomas : 1 q.36 a.4 ad 7). Le produit, L’Esprit Saint comme spiratio passiva, procède du Père et du Fils comme d’un seul principe. Cette même erreur se trouve aussi dans le Com- pendium du nouveau Catéchisme, publié en avril 2006 (Question N°47)10.
9 http://www.rore-sanctifica.org/bibilotheque rore sanctifica/01- publications de rore sanctifica/rore sanctifica-2006-02-notitiae (ex tomo 3)/2006-07-notitia 4- de spiritu principali/rs notitia 4 de spiritu principali 2006 07 a.pdf 10 1 q. 36 a.4 ad 7 : http://www.newadvent.org/summa/1036.htm#4
“….It seems, however, better to say that because spirating is an adjective, and spirator a sub- stantive, we can say that the Father and the Son are two spirating, by reason of the plurality of the "supposita" but not two spirators by reason of the one spiration. For adjectival words de- rive their number from the "supposita" but substantives from themselves, according to the form signified…..”
DH850, Concile de Lyon, http://catho.org/9.php?d=bwk#c30
Nous professons avec fidélité et dévotion que le Saint-Esprit procède éternellement du Père et du Fils, non pas comme deux principes, mais comme d'un seul principe, non pas par deux spirations, mas par une seule et unique spiration. C'est ce que la sainte Eglise romaine, mère et maîtresse de tous les fidèles, a jusqu'à maintenant professé, prêché et enseigné ; c'est ce qu'elle tient ferme- ment, prêche, professe et enseigne ; c'est là l'immuable et véritable doctrine des Pères et des Doc- teurs orthodoxes, aussi bien latins que grecs.
Mais parce que certains, en raison d'une ignorance de la vérité irréfutable affirmée plus haut, sont tombés dans diverses erreurs, nous-mêmes désireux de fermer la route à des erreurs de ce genre, avec l'approbation du saint concile, nous condamnons et réprouvons tous ceux qui oseraient nier que le Saint-Esprit procède éternellement du Père et du Fils, ou qui même, dans une audace témé- raire, iraient jusqu'à affirmer que le Saint-Esprit procède du Père et du Fils comme de deux princi- pes et non comme d'un seul.
DH260, Concile d’Ephèse, Canon 9 : http://catho.org/9.php?d=bv2#cn0
- Si quelqu'un dit que l'unique Seigneur Jésus Christ a été glorifié par l'Esprit, comme s'il avait uti- lisé un pouvoir étranger qui lui venait de l'Esprit et qu'il a reçu de lui le pouvoir d'agir contre les esprits impurs et d'accomplir ses signes divins parmi les hommes, et ne dit pas plutôt que cet Es- prit, par lequel il a opéré les signes divins, était le sien propre, qu'il soit anathème.
DH426, IIème Concile de Constantinople, Canon 5, http://catho.org/9.php?d=bwa#csw
- Si quelqu'un admet l'unique hypostase de notre Seigneur Jésus Christ comme si celle-ci impli- quait le sens de plusieurs hypostases, et essaie par ce moyen d'introduire au sujet du mystère du Christ deux hypostases ou deux personnes, et qu'après avoir introduit deux personnes, il parle d'une personne, selon la dignité, l'honneur ou l'adoration, comme l'ont écrit dans leur folie Théo-
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Cette transitivité hérétique réduit ainsi le Fils, le Verbe éternel incarné, à n’être qu’un simple « canal de transmission » du Saint-Esprit, Lequel serait ainsi envoyé du Père jus- qu’aux apôtres, par l’intermédiaire de Notre Seigneur Jésus-Christ. Or, ni le rite maronite (non sacramentel) ni le rite sacramentel Copte ne contiennent cette transitivité hérétique. Ni d’ailleurs non plus aucun des nombreux rites sacramentels orientaux reconnus valides par la Sainte Eglise que nous avons examinés, ainsi que nous l’avons am- plement fait observer dans les publications du CIRS. Sur la question de la satisfaction des deux critères de Pie XII, il a été démontré qu’aucune des deux conditions requises n’est satisfaite par le nouveau pseudo-rite sacramentel épiscopal conciliaire inventé par le trio diabolique Bugnini∴-DomBotte-Lécuyer.
2.4 La chronologie du débat sur l’invalidité sacramentelle du nou- veau rite épiscopal et les variations des Dominicains d’Avrillé sur le sujet Chronologiquement, le Père Pierre-Marie a publié son article (n°54 du Sel de la terre) en novembre 2005, afin de répondre aux deux premiers tomes de Rore Sanctifica qui sont parus dès les mois d’août et septembre 2005. Ces deux tomes du CIRS démontrent en effet, sur la base des données du Magistère infaillible de la Sainte Eglise et de ses Pontifes concernant la Théologie sacramentelle catholique, l’invalidité sacramentelle intrinsèque de la nouvelle pseudo-forme sacramentelle essentielle épiscopale conciliaire.
dore et Nestorius ; et s'il calomnie le saint concile de Chalcédoine, comme si celui-ci avait employé l'expression " une seule hypostase " dans ce sens impie ; et s'il ne confesse pas que le Verbe de Dieu s'est uni à la chair selon l'hypostase et que, dès lors, il n'y a qu'une seule hypostase ou personne, et que c'est dans ce sens que le saint concile de Chalcé- doine a confessé une seule hypostase de notre Seigneur Jésus Christ, qu'un tel homme soit ana- thème. Car la sainte Trinité n'a pas reçu l'adjonction d'une personne ou hypostase, même après l'Incarna- tion de l'un de la sainte Trinité, le Verbe de Dieu.
DH434, IIème Concile de Constantinople, Canon 12
- Si quelqu'un prend la défense de l'impie Théodore de Mopsueste qui affirme qu'un autre est le Dieu Verbe et un autre le Christ qui, troublé par les passions de l'âme et les désirs de la chair, s'est peu à peu libéré des attraits inférieurs et ainsi, rendu meilleur par le progrès de ses oeuvres et de- venu tout à fait irréprochable par son comportement, a été baptisé comme un simple homme au nom du Père, du Fils et du Saint-Esprit ; et, par le baptême, a été jugé digne de recevoir la grâce du Saint-Esprit et de l'adoption filiale ; et, à l'égal d'une image royale, est adoré en la personne du Dieu Verbe ; et après sa résurrection est devenu immuable en ses pensées et totalement impecca- ble. Le même impie Théodore a dit encore que l'union du Dieu Verbe au Christ a été du même ordre que celle dont parle l'Apôtre pour l'homme et la femme : " Ils seront deux en une seule chair " Ep 5,31. Et en plus de ses autres innombrables blasphèmes, il a osé dire qu'après la Résurrection, quand le Seigneur a soufflé sur ses disciples en disant : " Recevez l'Esprit-Saint " Jn 20,22, il ne leur a pas donné l'Esprit-Saint, mais n'a soufflé sur eux qu'en apparence ; et cet homme dit aussi que la confession de Thomas, lorsqu'il toucha les mains et le côté du Seigneur après la Résurrection, le " Mon Seigneur et mon Dieu " Jn 20,28, Thomas ne l'a pas dit à propos du Christ, mais que stupéfait devant la merveille de la Résurrection, Thomas a loué Dieu qui avait ressuscité le Christ.
DH527, 11ème Concile de Tolède, http://catho.org/9.php?d=bwc#cvk
(12) Car il ne procède pas du Père vers le Fils ni ne procède du Fils pour sanctifier les créatures, mais il apparaît bien comme ayant procédé à la fois de l'un et de l'autre, parce qu'il est reconnu comme la charité ou la sainteté de tous deux.
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Ensuite, les Notitiae du CIRS, publiées dès février 20067, ont ruiné entièrement la pseudo-« démonstration », signée du Père Pierre-Marie de Kergorlay o.p., de la prétendue va- lidité sacramentelle du nouveau rite épiscopal, en démontrant son caractère artificiel et « re- construit » à partir de la prétendue Tradition apostolique faussement attribuée à Hippolyte de Rome, ainsi que l’usage de sources erronées ou falsifiées, le montage effectué sur un tron- çonnement ad hoc et fallacieux du texte du rituel du Patriarche maronite, la prise en compte du rite sacramentel épiscopal Copte expurgé délibérément par les réformateurs liturgistes modernistes de sa potestas ordinis épiscopale explicite et univoque, la non satisfaction des deux critères de Pie XII par la pseudo-forme sacramentelle essentielle épiscopale conciliaire, etc… L’abbé Cekada11 a publié le 25 mars en anglais une synthèse qui vulgarise en grande partie les travaux des Notitiae du CIRS. La version française visée par l’abbé Cekada en a aussitôt été placée par le CIRS, avec son original anglais, sur le site www.rore-sanctifica.org Le CIRS a aussi produit une note montrant, en tirant une preuve des archives officielles du Consilium, que les réformateurs liturgistes modernistes ont délibérément coupé la désignation univoque du pouvoir d’Ordre – potestas ordinis - du texte latin du rite sacramentel épiscopal copte (une des deux conditions nécessaires à la validité sacramentelle de la forme essen- tielle)12 En réponse à tout cela, le Père Pierre-Marie a publié une note (n°56 du Sel de la terre) en mai 2006 afin de prétendre que le texte du rite du Patriarche Maronite « aurait été consécra- toire dans le passé » mais sans apporter aucun indice ni preuve à l’appui de son affirmation toute gratuite, tout en niant, et en se refusant à la constater, l’hérésie onctioniste du rite, telle qu’explicitée pourtant par le Père Lécuyer lui-même9, l’un des architectes de ce nouveau rite sacramentel épiscopal, hérésie explicite présente dans la nouvelle pseudo-forme sacra- mentelle essentielle épiscopale conciliaire, tout en persistant également à prétendre, contre les travaux universitaires qui font à présent autorité dans le monde des spécialistes de la question, que la prétendue Tradition apostolique serait bien présente dans les rituels Maronite et Copte. En outre, le Père Pierre-Marie a totalement ignoré dans son article l’étude de l’abbé Cekada citée plus haut. Cette note et ce premier article du n°54 ont été regroupés par les dominicains d’Avrillé dans une brochure « Sont-ils évêques ? » diffusée en fin juin 2006, à l’occasion de la réunion solennelle (une fois tous les douze ans) du Chapitre Général de la FSSPX. Entretemps le CIRS a publié la Notitia III De Ordinatione Patriarchae6 qui produit une étude approfondie retraçant l’historique du Pontifical Maronite, étude qui enterre définitive- ment la thèse de la prétendue « valeur consécratoire » de la prière « dite de Clément » utilisée exclusivement pour l’intronisation purement juridictionnelle et non sacramentelle du Patriarche.
11 L’abbé ANTHONY CEKADA enseigne la Théologie morale et sacramentelle, le Droit canon et la Liturgie au séminaire de la Très Sainte Trinité à Brooksville en Floride. Il a été ordonné en 1977 par Mgr l’Archevêque Marcel Lefebvre, et il a écrit de nombreux articles et études concernant la question traditionaliste. Il réside à côté de Cincinnati où il célèbre la messe latine traditionnelle. 12 http://www.rore-sanctifica.org/bibilotheque rore sanctifica/01- publications de rore sanctifica/rore sanctifica-communiques/communique (2006-04-25)- de ritus coptorum/rs 2006 04 25 communication de ritus coptorum.pdf
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De même le CIRS a publié la notitia V De Occultatione 13 qui établit l’historique de l’occultation de la question de l’invalidité sacramentelle du nouveau rite épiscopal romain au sein de la FSSPX. Réagissant à ces publications du CIRS, la brochure « Sont-ils évêques ? » introduit une oblitération discrète du texte du n°56 du Sel de la Terre, lequel comportait une erreur gros- sière (dénoncée par le CIRS) sur les sources d’un texte invoqué par Avrillé (Testamentum Domini) En juillet 2006, le CIRS a produit la Notitia IV De Spiritu Principali9 qui détaille théolo- giquement le contenu hérétique onctionniste explicité par le Père Lécuyer lui-même de la nou- velle forme, ainsi que la Notitia VI De Erratis3 qui reprend chaque point de la brochure « Sont-ils évêques ? » pour réfuter cette brochure point par point sur la base des arguments dé- jà développés depuis 12 mois par le CIRS. Entretemps, était apparue une nouvelle pseudo-« démonstration » de la prétendue validité sacramentelle intrinsèque de la nouvelle forme épiscopale conciliaire, concoctée par le Frère Santogrossi, bénédictin conciliaire (déjà préfacé par l’abbé Barthe) et présentée élogieusement par l’abbé de Tanoüarn dans sa revue Objections (juin 2006). Bâtie sur le sophisme de l’« implicitisme sacramentel », le CIRS a eu vite fait de démystifier cette farce « théologi- que » dès le mois d’août 200614 par une étude très complète et référencée.
2.5 Le contexte de l’entrée en lice du « poulain » de Mgr William- son : l’abbé Calderon C’est dans ce contexte de la ruine totale de l’argument fallacieux du recours aux rites orientaux et de la large diffusion du caractère hérétique onctionniste de la nouvelle pseudo- forme sacramentelle essentielle épiscopale, qu’intervient finalement l’articulet de 6 pages de l’abbé Calderon publié par Le Sel de la Terre en octobre 2006 dans son n°58. Le discrédit des travaux d’Avrillé, et du Père Pierre-marie en particulier, est en effet alors devenu tel qu’il est jugé nécessaire par Mgr Williamson (ancien Anglican – variante métho- diste), membre éminent du Comité de lecture de cette revue des Dominicains d’Avrillé, de faire monter au créneau un nouveau clerc : il choisit pour cette mission l’abbé Calderon, pro- fesseur au séminaire de La Reja que cet évêque dirige. Ce dernier, va d’emblée concéder à l’abbé Cekada, la caractère artificiel et l’origine incer- taine de la prétendue Tradition apostolique fallacieusement attribuée à Hippolyte de Rome. Cet abandon de ce qui constitue la prétendue « base scientifique » de la réforme liturgique conciliaire réalisée par le trio diabolique Bugnini∴-DomBotte-Lécuyer, constitue déjà par lui- même un aveu de taille. Dans le n°56 du Sel de la terre, le Père Pierre-Marie persistait en ef- fet à s’y attacher encore désespérément. Ce recul de l’abbé Calderon dans le Sel de la terre constitue un aveu implicite du mensonge de Montini-Paul VI. En outre, l’abbé Calderon refuse ostensiblement de se solidariser avec le Père Pierre-Marie dans son recours indu au texte du rite du Patriarche Maronite. Tout au contraire, il le laisse de côté, ayant bien compris, suite aux études déjà publiées par le CIRS sur le Pontifical Maronite et son historique, et devant les déclarations de Mgr Al-Jamil déjà diffusées, que cette partie de
13 http://www.rore-sanctifica.org/etudes/2006/RORE-2006-05-11-FR III-Notitiae 5- Histoire Pontificalis Romani dans la FSSPX.pdf 14 http://www.rore-sanctifica.org/etudes/2006/RORE-2006-08-20- FR Rore Sanctifica Refutation de Santogrossi.pdf
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la pseudo-« démonstration » de la prétendue validité sacramentelle du nouveau rite de consé- cration épiscopale conciliaire était désormais devenue absolument insoutenable. Afin de sauver ce qui lui paraît encore pouvoir l’être de la pseudo-« démonstration » ex- trinsèque de la prétendue validité sacramentelle du nouveau rite de consécration épiscopale conciliaire du n°54 du Sel de la terre, l’abbé Calderon va s’employer dans cet articulet à justi- fier cette prétendue validité sacramentelle par le recours au rite sacramentel épiscopal Copte. Ce faisant, l’abbé Calderon reste sur le terrain d’une approche extrinsèque et se garde bien d’examiner la validité sacramentelle intrinsèque de la nouvelle pseudo-forme sacramentelle épiscopale conciliaire. Pour ce faire il invente le sophisme de la « phrase forme-effective » afin de tenter d’escamoter le concept théologique catholique traditionnel de « forme sacramentelle essen- tielle » de la théologie sacramentelle catholique authentique, qui, avec ses définitions infailli- bles et ses caractéristiques précises, vouerait d’emblée à l’échec patent sa tentative d’élaborer une pseudo-« démonstration » de validité sacramentelle du pseudo-rite épiscopal de Montini- PaulVI, qui soit susceptible d’égarer encore quelques lecteurs non avertis et trop confiants du Sel de la Terre. C’est grâce à cette astuce qu’il prétend pouvoir se permettre de s’affranchir ainsi artificiel- lement de la définition de cette pseudo-forme sacramentelle essentielle épiscopale conciliaire précisée par Montini-Paul VI lui-même dans sa propre « constitution apostolique » Pontifi- calis Romani du 18 juin 1968, comme des contraintes rigoureuses exigées infailliblement par le Pape Pie XII dans sa constitution apostolique Sacramentum Ordinis du 30 novembre 1947, à peine d’invalidité sacramentelle de la forme sacramentelle essentielle de la consécration épiscopale. L’article de l’abbé Calderon est présenté par le Sel de la terre comme une réponse à l’étude de l’abbé Cekada publiée le 25 mars 2006, et un « complément » aux précédents travaux d’Avrillé, alors qu’il s’agit en premier lieu d’un désaveu cinglant d’une bonne partie de la pseudo-« démonstration » de cette prétendue validité sacramentelle du nouveau rite épiscopal conciliaire, publiée depuis le n°54, automne 2005, du Sel de la terre, et d’une suite de nou- veaux sophismes et de redites sophistiques sur le rite sacramentel épiscopal Copte, qui ne tient aucun compte des réfutations publiques déjà publiées et republiées par le CIRS, ni des documents apportés par le CIRS à l’appui de ses réfutations réitérées. Nous allons voir que cet article sans références ni citations appropriées représente une fuite en avant dans le flou, le recours à l’examen « du rite complet » de Montini-Paul VI étant dé- sormais considéré comme nécessaire.
Texte d’introduction du Sel de la Terre
SEL DE LA TERRE N° 58, AUTOMNE 2006
SONT-ILS EVEQUES ? (SUITE)
p. 212
Dans le numéro 54 du Sel de la terre, nous avons publié un article intitulé «Le nouveau rituel
de consécration épiscopale est-il valide ?» (p. 72-129), et dans le numéro 56 une note «A pro-
pos du nouveau rituel de consécration épiscopale» (p. 174-179).
Ces deux textes, auxquels ont été ajoutées deux notes pour répondre à de nouvelles objec-
tions (Commentaire du CIRS lesquelles et par qui sinon par les publications du CIRS que
ni Avrillé, ni l’abbé Calderone ne veulent nommer ?) (notamment celles de M. l'abbé Ceka-
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da [1]), ont été réunis dans une plaquette intitulée «Sont-ils évêques ?» parue au éditions du
Sel [2].
Note [1] : M. l'abbé Cekada est un ancien prêtre de la Fraternité Sacerdotale Saint-Pie X. Il
s'est séparé de cette société à cause de ses idées sédévacantistes. Il a résumé les principaux
arguments des partisans de la nullité systématique du nouveau rite de consécration épiscopale
dans un document qui a été largement diffusé par Internet. On trouvera une réponse à ces
arguments dans une des annexes de la plaquette des éditions du Sel, et dans le texte M. l'abbé
Calderon ci-dessous (cf. commentaire et observation )
Note [2] : Disponible à nos bureaux, pour 9 € + 1,8 € de port.
Pour compléter cette étude du nouveau rituel de consécration épiscopale, nous donnons ici
deux autres textes :
Le premier est une note rédigée par M. l'abbé Calderon, professeur de théologie au sémi-
naire de la FSSPX en Argentine. Elle répond de façon claire et mesurée aux arguments de M.
l'abbé Cekada.
Le deuxième est une réflexion faite par Mgr Lefebvre au sujet du libéralisme. Elle montre que
certaines personnes, qui se présentent comme des champions de l'anti-libéralisme, connais-
sent en réalité bien mal l'ennemi qu'elles prétendent combattre [3].
Le Sel de la terre.
3 Le Sel de la terre récuse l’analyse rigoureuse de l’invalidité sacramentelle, déclarant cette rigueur anti- nomique de la « science théologique » La rédaction du Sel de la terre publie la note suivante :
« Note [3] : On lit dans un bulletin favorable aux thèses sédévacantistes [commentaires du
CIRS : Quel Bulletin ?] : «Si un mathématicien décidait que 1 = 0, il bouleverserait les ma-
thématiques entières. [...] Il en est de même dans la sainte doctrine». - Certes, la théologie est
une science, mais elle ne procède pas de la même manière que les mathématiques. La vie n'est
pas illogique, disait Chesterton, mais elle est un piège pour les logiciens. On pourrait dire de
même : la théologie est rigoureuse, mais elle est un piège pour les esprits trop rigoureux
(d'une rigueur mathématique). » Sel de la terre, n°58, page 212
Les mathématiques sont la Science de la Logique pure, fondée en dernier ressort sur les Principes de NON-CONTRADICTION et du Tiers exclu. Aucune Science, quelle qu’elle soit, ne peut s’abstraire des principes de la Logique et en particulier de ces derniers principes qui sont absolument fondamentaux, pas même la Théologie, à peine de tomber dans le Logico-vacantisme ou la pensée magique, laquelle permet aussitôt de sembler justifier rigoureusement, c’est à dire apparemment logiquement, n’importe quelle thèse. C’est précisément ce que fait dans ce but la Sophistique qui constitue l’art de construire de faux syllogismes (qui violent discrètement et habilement l’un au moins de ces principes fon- damentaux et salvateurs).
C’est pourquoi, il importe au plus haut point de bien distinguer la droite logique de la sophistique habile, et sans doute les Dominicains d’Avrillé gagneraient-ils à se livrer plus souvent à cet exercice salutaire. Cette habitude leur eût épargné la situation pénible où ils se retrouvent aujourd’hui.
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Sans logique, il n’existe bientôt plus de vérité objective, et le mensonge et l’arbitraire re- gnent aussitôt en maître sous la parure de « l’argument d’autorité » : la logique libère l’esclave des abus spirituels de son maître abusif et tyrannique.
Car la logique, et en particulier le principe de non contradiction, touchent à l’ontologie même : « une même chose ne peut être et ne pas être en même temps et sous le même rap- port ». C’est assez dire si elle est essentielle à la manifestation de la vérité comme pour révéler le mensonge en pleine lumière, tâches vitales de la science théologique en parti- culier. Le Cardinal Franzelin, cette lumière de la théologie n’était-il pas d’abord un logicien hors pair ?
Du reste toute la Somme théologique de Saint Thomas d’Aquin, Docteur de l’Eglise, et réfé- rence absolue de toute la théologie catholique, ne constitue-t-elle pas un monument de PURE LOGIQUE édifié à partir des principes de la Révélation et des Saintes Ecritures ?
Et bien sûr qui n’aura pas compris que si la logique et la rigueur devaient être enfin bannies des règles et définitions du Magistère catholique infaillible dans le domaine de la Théologie sacramentelle catholique, comme semblent l’appeler de leurs vœux les Dominicains d’Avrillé, la tâche tout à fait impossible de « démontrer » selon les normes catholiques la prétendue va- lidité sacramentelle de la nouvelle pseudo-« forme sacramentelle essentielle » du nouveau rite épiscopal conciliaire du 18 juin 1968, à laquelle s’est attachée le Père Pierre-Marie de Kergor- lay o.p., lui deviendrait soudain envisageable, ne serait-ce qu’en ayant recours aussitôt à la to- tologie de l’argument de l’autorité cléricale : je dis que cette forme est sacramentellement va- lide parce que c’est moi qui vous le dis de ma propre autorité de Père Dominicain.
L’Abbé Calderon serait-il, lui aussi, un sophiste, un théologien adepte à son tour du Logico- vacantisme, afin d’éliminer le Principe de NON-CONTRADICTION si gênant désormais pour défendre la prétendue validité sacramentelle de cette pseudo « consécration » épiscopale promulguée le 18 juin 1968 par Montini-Paul VI, désormais absolument indéfendable face aux textes irréformables et infaillibles du Magistère Catholique immuable sur ces questions, en raison en particulier des FAITS PUBLICS nouveaux15 que constituent les publications successives des documents officiels du Consilium des liturgistes modernistes conciliaires anti-christs qui ont inventé ce nouveau rite, rendu volontairement invalide, ainsi que révé- lé publiquement par le CIRS sur son site internet www.rore-sanctifica.org.
4 L’abbé Calderon endosse la pseudo-« démonstration » « par analogie » prétendue avec des rites orientaux L’intervention de l’abbé Calderon se fait dans le cadre de la pseudo-« démonstration » « par analogie » prétendue avec des rites sacramentels orientaux reconnus par l’Eglise catho- lique, de la prétendue validité sacramentelle du nouveau rite épiscopal conciliaire, diffusée par le Père Pierre-Marie, reprise en réalité des sophismes de Dom Botte et du Père Lécuyer
15 Cf. par exemple le canon 75, anciennement 235, des orientaux promulgué le 02 juin 1957 par le Pape Pie XII dans sa lettre apostolique Motu proprio « Cleri Sanctitati », nié cyniquement quoique sans le dire, onze ans plus tard par le texte délibérément mensonger de la constitution apostolique Pontificalis Romani du 18 juin 1968 de Montini-Paul VI, énorme mensonge public déléibéré que quiconque peut désormais constater : voir http://www.rore-sanctifica.org/bibilotheque rore sanctifica/01-publications de rore sanctifica/rore sanctifica- communiques/communique (2007-04)-avril/RORE Communique-2007-03-31- Le Canon 75 des Orientaux 1.pdf
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présentés aux Pères du Consilium pour mieux les tromper afin de leur faire adopter la pseudo « forme sacramentelle » invalide de consécration épiscopale qu’ils venaient d’inventer. Cette approche est étrangère à la théologie catholique qui étudie la forme sacramentelle essentielle d’un sacrement en elle-même. Nous donnerons pour illustration ce que fit le Pape Léon XIII, et la Commission qu’il nomma, afin de statuer sur l’invalidité sacramentelle des rites d’ordination anglicans. A l’inverse de la démarche théologique catholique qui étudie l’invalidité ou la validité sa- cramentelle intrinsèque d’un sacrement, l’abbé Calderon, comme Avrillé dans le mimétisme des réformateurs modernistes liturgistes, procèdent à une approche extrinsèque, par compa- raison du nouveau rite sacramentel épiscopal avec des textes de rituels orientaux déjà exis- tants et reconnus par l’Eglise.
« LA VALIDITE DU RITE DE CONSECRATION EPISCOPAL
par l'abbé Calderon
Il ne semble pas que M. l'abbé Cekada affaiblisse l'argument en faveur de la validité donné par le
frère Pierre-Marie. Le frère Pierre-Marie compare le nouveau rite avec la Tradition apostolique,
rite copte et le rite maronite, puis il argumente en faveur de la validité en raison de la ressem-
blance du nouveau rite avec les rites copte et maronite. » Sel de la terre, n°58 page 213
5 L’abbé Calderon désavoue le Père Pierre-Marie sur la va- lidité de la prétendue « Tradition apostolique » et donne raison à l’abbé Cekada Le fait majeur de cet articulet de deux pages est la distance que prend l’abbé Calde- ron avec les textes des articles des n°54 et 56 du Sel de la Terre signés par le Père Pierre- Marie.
Ainsi, contrairement au Père Pierre-Marie de Kergorlay, sur la question délicate de la pré- tendue Tradition apostolique fallacieusement attribuée à Hippolyte de Rome, l’abbé Calderon n’a pas voulu tenter de s’opposer à ce qui est maintenant devenu une évidence dans les mi- lieux scientifiques de la littérature pseudépigraphique. Depuis la thèse de Doctorat de Jean Magne16 en effet, soutenue en 1975 devant le Professeur Henri-Irénée Marrou, la thèse de Dom Botte, reprise des affirmations du bénédictin anglican Dom Connolly (1917) et du luthérien Schwartz (1910), est à présent complètement discréditée. Les scientifiques ne considèrent plus en effet ce texte comme procédant de la prétendue « Tradition apostolique » qui aurait eu Hippolyte de Rome pour auteur. Jean Magne parle à propos de ce texte du « do- cument X » qu’il démontre extrait de fragments des « constitutions de l’Eglise Egyptienne », et qui ne serait qu’une compilation d’une succession de strates successives de textes n’ayant nullement un auteur unique ni une histoire précisément établie, ni un usage sacramentel avéré.
« M. l'abbé Cekada écarte avec raison la Tradition apostolique, parce que ce n'est pas un rite
dont la validité soit assurée (on ne sait rien sur lui). » Sel de la terre, n°58 page 213.
En revanche le Père Pierre-Marie continue à maintenir sa position indéfendable sans le moin- dre indice ni la moindre preuve, mais non sans une certaine arrogance de la part de qui n’est nullement un spécialiste des disciplines et spécialités impliquées pour maintenir au-
16 Vori les documents de Jean Magne sur http://www rore-sanctifica.org/biblio-num-12 html
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jourd’hui encore une telle position, dans le n°56 du Sel de la terre et dans la brochure « Sont-ils évêques ? » :
« D'autres objections faites contre notre article concernent l'origine incertaine de la prière
d'Hippolyte (…).
Nous avons déjà répondu d'avance :
— En ce qui concerne l'origine de la prière dite d'Hippolyte, qu'elle soit de lui, de saint Clé-
ment de Rome (voir la note 2 ci-dessus) ou d'un autre auteur, peu importe : le seul fait qu'elle ait
été reprise par deux rites catholiques [Note du CIRS : du rite du Patriarche Maronite et du rite
épiscopal copte – ce que le CIRS a du reste déjà entièrement réfuté dans ses publications successi-
ves référencées ici en notes] (ce qui avait complètement échappé au Dr Coomaraswamy et à ses
partisans) suffit à faire tomber les objections faites contre sa validité. Il faudrait que les adversai-
res de la validité montrent que la prière d'ordination de Paul VI diffère substantiellement des
deux rites en question, ce qu'ils n'ont pas réussi à faire17. » Sel de la terre, n°56 page 178
Le dominicain et l’abbé se contredisent donc à présent publiquement.
Pour le Père Pierre-Marie, la validité de la prétendue « Tradition apostolique » fallacieuse- ment attribuée à Hippolyte de Rome ne saurait être mise en cause, par contre pour le profes- seur de La Reja, cette validité sacramentelle n’est pas assurée, et il reconnaît que l’on ne connaît rien sur ce rite, à supposer qu’il ait jamais existé, et qu’il ait jamais servi à la consécration prétendue d’un « évêque ».
6 L’abbé Calderon évite de se solidariser avec le Père Pierre-Marie sur le recours au rite du Patriarche Maro- nite L’abbé Calderon évite aussi de se solidariser avec le Père Pierre-Marie dans son recours sophistique et illégitime au pseudo-argument du rite non sacramentel, mais seulement juri- dictionnel, de l’intronisation du Patriarche Maronite
« Il écarte aussi le rite maronite parce qu'il s'agirait de l'intronisation d'un patriarche qui est déjà
évêque et ce rite n'aurait pas de valeur sacramentelle. Le frère Pierre-Marie lui répond dans une
note postérieure, mais nous n'entrerons pas ici dans cette discussion : le seul rite copte nous suf-
fira pour répondre à M. l'abbé Cekada » Sel de la terre, n°58 page 213
Cette prise de distance de l’abbé Calderon d’avec le Père Pierre-Marie est intervenue en octobre, soit 6 mois avant que nous ne révélions le canon 75 (canon 235 de la lettre apostoli- que Cleri sanctitati du Pape Pie XII de 1957). Ce qui montre que déjà l’abbé Calderon ne ju- geait plus la position du Père Pierre-Marie sur le rite Maronite très défendable.
17 Ce que le CIRS, contrairement à cette affirmation téméraire du Père Pierre-Marie de Kergorlay, a parfai- tement déjà réalisé, en montrant très précisément depuis février 2006 dans ses publications successives que la pseudo-forme sacramentelle essentielle épiscopale de Montini-Paul VI, infectée d’une transitivité onctio- niste hérétique doublement soulignée par rapport au texte « reconstruit » par Dom Botte et attribué fallacieu- sement à Hippolyte de Rome, n’était nullement incluse, ni de près ni de loin, dans les textes authentiques et non falsifiés de ces deux rites orientaux invoqués, rites orientaux parfaitement indemnes de toute transiti- vité hérétique onctionniste.
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7 L’abbé Calderon tente, en ultime recours, de s’appuyer sur le rite sacramentel épiscopal Copte en dépit des nombreuses réfutations décisives déjà publiées Tous ces textes publiés par les Dominicains d’Avrillé ont tous été déjà disséqués, et réfutés publiquement un par un au fur et à mesure de leur parution, depuis longtemps par le CIRS qui a placé ses observations et réfutations de tous ces textes successifs du Sel de la Terre sur le site internet www.rore-sanctifica.org, dont il a été démontré (dans De Erratis, cf. supra) qu’il est suivi très attentivement tant par les Dominicains d’Avrillé, éditeurs du Sel de la Terre, que par Mgr Williamson (ancien Anglican, variante méthodiste), membre émi- nent du Comité d’édition du Sel de la Terre, Supérieur du séminaire de la FSSPX à La- Reja en Argentine, où l’abbé Calderon professe la Théologie, ce qui indique que l’abbé Cal- deron ne saurait être censé les ignorer, bien qu’il n’y réponde aucunement nulle part dans son texte de 6 pages, affectant vouloir les ignorer et surtout vouloir les faire ignorer à ses lec- teurs du Sel de la Terre. (cf. la Notitia IV De Spiritu Principali18, la Notitia VI De Erratis19, l’étude Quelle idée les Dominicains d’Avrillé se font-ils de la Consécration épiscopale ?20 la Notitia III De Ordina- 22 tione Patriarchae21, le communiqué De Ritu Coptorum , l’étude Absolument nul et entière- 23 ment vain de l’abbé Cekada)
Tout cela a donc été déjà amplement et rigoureusement réfuté par le CIRS cf. De Ordinatione Partriarchae, De Erratis, De Ritu Coptorum, etc… Or, très malhonnêtement, l’abbé Calderon, le comité de lecture du Sel de la Terre (incluant l’abbé de Cacqueray et Arnaud de Lassus), dont Mgr Williamson FAIT PARTIE, Supérieur de l’abbé Calderon à La Reja, comme la rédaction du Sel de la Terre feignent d’ignorer ces réfutations publiques complètes, et surtout tentent désespérément de les cacher à leurs lec- teurs pour mieux les abuser : Cf. Notitia VI De Erratis24, la Notitia III De Ordinatione Patriarchae25, le communi- qué Le Professeur Kaufhold et Avrillé26, le communiqué De Ritu Coptorum27
Pour le rite épiscopal copte seul le rite en Bohairique fait foi, car c’est le seul employé pour consacrer les évêques Coptes, le Denzinger comportant de grosses erreurs univer-
18 http://www rore-sanctifica.org/etudes/2006/RORE-2006-08-05- FR Rore Sanctifica III Notitia 4 Les Significations heterodoxes de la Forme de Montini PaulVI A.pdf 19 http://www.rore-sanctifica.org/etudes/2006/RORE-2006-07-15- FR Rore Sanctifica III Notitia 6 Refutation brochure Pierre Marie A.pdf 20 http://www.rore-sanctifica.org/etudes/2006/RORE-2006-06-15-FR Thilo- Stopka QuelleIdeeLesdomincainssefont-ilsdelaConsecration.pdf 21 http://www rore-sanctifica.org/etudes/2006/RORE-2006-06-13-FR Rore Sanctifica III-Notitiae 3- Sacramentalite des rites orientaux.pdf 22 http://www.rore-sanctifica.org/etudes/2006/RORE-2006-04-26-FR-De Ritus Coptorum.pdf 23 http://www.rore-sanctifica.org/etudes/2006/RORE-2006-04-26-FR-Cekada- Absolument nul et entierement vain.pdf 24 http://www.rore-sanctifica.org/etudes/2006/RORE-2006-07-15- FR Rore Sanctifica III Notitia 6 Refutation brochure Pierre Marie A.pdf 25 http://www rore-sanctifica.org/etudes/2006/RORE-2006-06-13-FR Rore Sanctifica III-Notitiae 3- Sacramentalite des rites orientaux.pdf 26 http://www.rore-sanctifica.org/etudes/2006/RORE-2006-06-14-FR RORE Communique%20 2006-06-14 - Le Professeur Kaufhold et Avrille.pdf 27 http://www.rore-sanctifica.org/etudes/2006/RORE-2006-04-26-FR-De Ritus Coptorum.pdf
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sellement reconnues dans la traduction en latin de ce rite, ainsi qu’il a été démontré par le CIRS dans De Erratis (cf. ci dessus).
En outre le même document De Erratis publié par le CIRS démontre très explicitement que, même dans sa traduction latine défectueuse publiée par Denzinger, le rite sacramentel épiscopal copte authentique satisfait, lui, très rigoureusement aux critères de validité exigés infailliblement par la constitution apostolique Sacramentum Ordinis de Pie XII de 1947, à savoir qu’il exprime bien, de manière UNIVOQUE, d’une part la Potestas Ordinis épiscopale, et d’autre part la Gratia Ordinis épiscopale, ce que le nouveau rite épiscopal de Dom Botte-Lécuyer-Bugnini-Montini-PaulVI ne fait nullement !
Par ailleurs l’abbé Calderon reste absolument muet sur la preuve que ce rite copte a été inten- tionnellement mutilé – pour satisfaire aux exigences des Protestants selon la déclaration pu- blique officielle du « frère » ∴ Annibale Bugnini (cf. supra) - de la désignation explicite et univoque de la Potestas Ordinis épiscopale, lorsqu’il a été soumis par Dom Botte à ses col- lègues du Consilium – voir les documents officiels du Consilium publiés par le CIRS (cf : Notitia VI De Erratis28, et le communiqué De Ritu Coptorum29), alors que le P. Pierre-Marie impute commodément sans craindre l’absurdité, cette amputation essentielle du rite à « une malencontreuse erreur de copiste », tout à fait impossible en cette matière essentielle à la validité sacramentelle du rite ainsi que l’a souligné le CIRS dans De Erratis30)
Toutes ces malhonnêtetés désormais mises publiquement à nu, l’abbé Calderon, impa- vide, les reprend désormais implicitement à son compte, sous le contrôle de son Supé- rieur à La Reja, Mgr Williamson (ancien Anglican – variante méthodiste), membre émi- nent du Comité de Lecture du Sel de la Terre, dans son texte de 6 pages de cette revue des Dominicains d’Avrillé.
Comment doit-on à présent qualifier un tel comportement systématique de la part de ces personnages et de la rédaction du Sel de la Terre ?
8 A l’encontre du magistère Pontifical infaillible (Léon XIII, Pie XII), l’évocation réitérée de la thèse du Chanoine Berthod sur la prétendue non-sacramentalité de l’épiscopat catholique C’est avec un vif étonnement que nous découvrons dans le texte de l’abbé Caldéron le retour de la thèse du chanoine Berthod, premier Directeur du séminaire d’Ecône, qui n’hésitait pas à soutenir à Fribourg en 1946 la prétendue « non sacramentalité » de l’épiscopat catholique, thèse déjà évoquée du reste dans le n°54 du Sel de la terre par le Père Pierre-Marie.
Depuis la parution des Notitiae de Rore Sanctifica en février 2006, l’enseignement de Pie XII sur ce sujet, dispensé avec les notes de l’infaillibilité pontificale, dans sa constitution aposto-
28 http://www.rore-sanctifica.org/etudes/2006/RORE-2006-07-15- FR Rore Sanctifica III Notitia 6 Refutation brochure Pierre Marie A.pdf 29 http://www.rore-sanctifica.org/etudes/2006/RORE-2006-04-26-FR-De Ritus Coptorum.pdf 30 http://www.rore-sanctifica.org/etudes/2006/RORE-2006-07-15- FR Rore Sanctifica III Notitia 6 Refutation brochure Pierre Marie A.pdf
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lique Sacramentum Ordinis du 30 novembre 1947, déjà présenté dans le tome I paru en août 2005, a été largement exposé, et cette thèse du Chanoine Berthod aurait dû tout naturellement être classée dans une bibliothèque sur le rayon des thèses théologiques désavouées par le Ma- gistère catholique infaillible.
Mais il n’en est rien ! L’abbé Calderon nous la ressort aujourd’hui comme si de rien n’était, et fait mine devant ses lecteurs peu avertis d’envisager comme une sérieuse possibilité, tou- jours ouverte aux débats, la non-sacramentalité de l’épiscopat catholique !
Note [1] : Dans un sacrement on distingue la matière (par exemple le fait de verser l'eau par ma-
nière d'ablution lors du baptême) et la forme qui consiste en des paroles prononcée par le ministre
du sacrement (dans le baptême : «Je te baptise au nom du Père, du Fils et du Saint-Esprit»). La
sacramentalité de l'épiscopat (c'est-à-dire le fait que l'épiscopat confère un caractère différent de
celui du sacerdoce) est aujourd'hui communément tenue par les théologiens, mais ce n'est pas
une question qui a été tranchée par le magistère : voir l'article du chanoine Berthod paru dans
Le Sel de la terre 29, p. 8 et sq. Même si l'épiscopat n'était pas un sacrement, on pourrait parler
encore de matière et de forme dans un sens large. (Note du Sel de la terre)
Décidément ces pseudo-théologiens d’Avrille sont incorrigibles en continuant à prétendre que la sacramentalité de l’Episcopat catholique resterait une question théologique ouverte et qu’elle n’aurait pas été déjà close définitivement dès 1896 par Léon XIII par un acte du Magistère Pontifical infaillible dans sa Bulle solennelle Apostolicae Curae, revêtue des quatre notes d’infaillibilité de ce Magistère : faut-il ici leur rappeler une fois encore ce texte irréformable de ce Magistère Pontifical infaillible, pourtant rappelé par le CIRS dans le premier Tome de Rore Sanctifica publié aux Editions Sainte Rémi dès le 02 août 2005 :
"Il est hors de doute et il ressort de l’institution même du Christ que l’épiscopat fait
véritablement partie du sacrement de l’Ordre et qu’il est un sacerdoce d’un degré su-
périeur ; c’est d’ailleurs ce qu’insinue le langage habituel des saints Pères et les ter-
mes usités dans notre rituel où il est appelé "le sacerdoce suprême, le sommet du mi-
nistère sacré"".
Apostolicae Curae, Acta Apostolicae Sedis.
De plus, si l’épiscopat catholique n’était pas pleinement sacramentel, et donc justiciable des critères de validité sacramentelle enseignés par le Magistère infaillible de la Sainte Eglise et de ses Pontifes, quel objet aurait pu donc viser la Constitution Apostolique Sacramentum ordinis du 30 novembre 1947 par laquelle le Pape Pie XII définissait infailliblement ses critères de validité sacramentelle pour les trois degrés des Saints Ordres catholiques ?
Nous ne pouvons que rester confondus de l’absence de surveillance dogmatique de Mgr Williamson (ancien anglican – variante méthodiste), Supérieur de l’abbé Calderon, et membre éminent du Comité de Lecture du Sel de la Terre, qui laisse ainsi publier par les Dominicains d’Avrillé de telles insanités aussi absurdes sur une question aussi vitale. Cet évêque exerce-t-il encore sa mission de surveillance sur les publications des Domini- cains d’Avrillé, en matière de foi et de propositions découlant de la Foi catholique, comme ses grâces d’Etat d’Evêque catholique lui en font le strict devoir ?
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9 L’invention du sophisme « formel-effectif » afin d’éliminer le concept catholique traditionnel de la « forme sacramentelle essentielle » C’est alors que l’abbé Calderon va inventer un nouveau concept théologique de son cru, ce- lui du « formalisme effectif » sacramentel dans le but d’escamoter le véritable concept central de théologie sacramentelle catholique, celui de « forme sacramentelle essentielle », concept rigoureusement défini par les normes et définitions précises du Magistère Pontifical catholi- que infaillible, sur lequel précisément le Pape Pie XII a enseigné ses deux critères de va- lidité sacramentelle en novembre 1947 dans sa Constitution apostolique Sacramentum Or- dinis : la désignation univoque de la Potestas ordinis épiscopale et la désignation univoque de la Gratia ordinis épiscopale devant figurer l’une et l’autre explicitement au sein même de cette forme sacramentelle essentielle, à peine d’en annuler toute validité sacramentelle.
On comprend dès lors pourquoi ce concept bien défini de « forme sacramentelle essen- tielle » de la théologie sacramentelle catholique gêne considérablement l’abbé Caldéron, et pourquoi il se sent obligé de le remplacer par un nouveau concept sophistique, qu’il invente aussitôt, afin de tenter de tourner l’obstacle infranchissable que ce concept traditionnel bien défini dresse devant sa tentative désespérée de « démonstration » de la prétendue validi- té sacramentelle de la nouvelle pseudo-forme sacramentelle essentielle épiscopale conci- liaire, inventée par le trio diabolique Bugnini∴-DomBotte-Lécuyer, définie et promulguée le 18 juin 1968, au prix d’un énorme mensonge (cf. supra), par la « constitution apostoli- que » Pontificalis romani de Montini-Paul VI.
En introduisant ce nouveau concept sophistique, l’abbé Calderon tente en effet de dissocier l’étude de la nouvelle forme du rite épiscopal conciliaire de celle de sa pseudo-forme sa- cramentelle essentielle pourtant définie par Montini-Paul VI lui-même, afin surtout de tenter de mieux soustraire cette nouvelle pseudo-forme sacramentelle essentielle épisco- pale conciliaire, promulguée par Montini-Paul VI, à l’application des deux critères de vali- dité sacramentelle imposés pour la transmission sacramentelle de l’Episcopat par l’enseignement infaillible du Pape Pie XII le 30 novembre 1947.
9.1 Rappel de la forme essentielle du nouveau rite de consécration épiscopale Rappelons la pseudo-forme sacramentelle essentielle du rite telle que désignée par Paul VI : Nous décomposons ainsi : • PR1 Répands sur cet élu, la force, qui est de toi, Spiritus principalis, lequel tu as donné à ton Fils bien-aimé JC, (effunde super hunc electum eam virtutem, quae a te est, Spiritum principalem, quem dedisti dilecto Filio tuo JC,) • PR2 qui l’(Spiritus principalis) a lui-même donné aux saints Apôtres, (quem de- disti dilecto Filio tuo, quem ipse donavit sanctis Apostolis,).
Nous constatons que cette forme essentielle ne possède, dans aucune de ses deux parties, la signification de la plénitude du pouvoir d’Ordre qui est celle de l’épiscopat, la potestas ordi- nis épiscopale.
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9.2 Le cadre méthodologique de « ressemblance » de l’abbé Calde- ron
L’argumentation de l’abbé Calderon est entièrement fausse et s’effondre d’elle-même en rai- son des points suivants.
L’étude de la forme en elle-même (intrinsèque) seule permet de déterminer la validité d’une forme sacramentelle. Or, l’abbé Calderon, qui est familier de la pensée réaliste aristotélico- thomiste, sait bien que l’objet doit d’abord être étudié en lui-même, in se, dans son essence et non par comparaison. A fortiori, sur un sujet aussi capital, et aux conséquences aussi dramati- ques pour les âmes et leur salut éternel que le rite de consécration épiscopal, une étude sé- rieuse de la validité sacramentelle de la nouvelle forme doit étudier d’abord la validité du rite sacramentel en lui-même, et en aucun cas, elle ne peut en faire l’économie.
9.2.1 L’abbé Calderon adopte la méthode d’examen de la validité sacra- mentelle par « ressemblance »
Tout cela récuse déjà d’emblée la démonstration par « ressemblance » élaborée par le Père Pierre-Marie d’Avrillé et que tente de sauver l’abbé Calderon quand il reproche à l’abbé Ce- kada d’en faire le procès :
« M. l'abbé Cekada repousse la ressemblance avec le rite copte »
Très simplement, la forme sacramentelle du nouveau rite exprime-t-elle l’intention de faire ce que fait l’Eglise, qui ne fait que ce fait le Christ, véritable ministre de ce sacrement, c’est-à- dire l’intention de conférer l’épiscopat catholique, c’est-à-dire la plénitude sacramentelle des Saints Ordres Catholiques ?
Le Magistère a contraint cette expression univoque par la Constitution apostolique du Pape Pie XII, Sacramentum Ordinis (30 novembre 1947), qui a identifié et confirmé dans l’ancien rite épiscopal immémorial la constante forme sacramentelle essentielle : cette partie de la forme sacramentelle qui est absolument nécessaire pour la validité du sacrement.
Le Pape Pie XII a fixé infailliblement des critères de validité sacramentelle intrinsèque à la forme sacramentelle essentielle du rite épiscopal, il n’a nullement défini des critères de « res- semblance », ni d’ « analogie » de cette forme sacramentelle essentielle.
9.2.2 La méthode de validité sacramentelle par « ressemblance » a été forgée et appliquée par les réformateurs liturgistes modernistes de 1968
En emboîtant le pas à Avrillé dans cette méthode de « ressemblance », l’abbé Calderon s’affilie en réalité à la méthode inventée par les réformateurs liturgistes modernistes de 1968 qui ont été les innovateurs de cette méthode sophistique de « ressemblance » comme le mon- trent les archives officielles du Consilium, car dans l’appendice au Schemata n°220, ces ré- formateurs liturgistes modernistes ont introduit deux formes orientales traduites en latin par Denzinger (l’une, non sacramentelle, celle de l’intronisation purement juridictionnelle du Pa- triarche maronite, et l’autre sacramentelle, celle de la consécration de l’évêque Copte), et les réformateurs liturgistes modernistes Dom Botte-Lécuyer-Bugnini∴ ; comme ils le confessent
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eux-mêmes dans leurs mémoires, ont tenté de justifier la prétendue validité sacramentelle de leur nouvelle pseudo-forme sacramentelle essentielle épiscopale par une « ressemblance » prétendue avec ces deux textes orientaux.
9.3 L’abbé Calderon s’oppose à l’application de la méthodologie d’examen de la validité intrinsèque énoncée par le Pape Pie XII 9.3.1 Cette méthode de prétendue « ressemblance » s’oppose à la mé- thode d’examen de validité intrinsèque de la forme sacramentelle essentielle définie par le Pape Pie XII
En s’affiliant à la méthode sophistique innovante, et donc révolutionnaire, des réformateurs li- turgistes modernistes d’une prétendue « ressemblance », le professeur du séminaire de la FSSPX à La Reja s’oppose à la méthode fixée par le Pape Pie XII qui repose sur l’application de deux critères de validité sacramentelle intrinsèque de la forme sacramentelle essentielle pour la transmission sacramentelle de l’épiscopat catholique.
Dans son article du n°58 du Sel de la terre, l’abbé Calderon adopte donc la méthode des révo- lutionnaires modernistes liturgistes de 1968, et, agissant ainsi, se refuse à appliquer la mé- thode traditionnelle et approuvée par le Magistère infaillible, celle de la méthode d’examen des deux critères de validité sacramentelle intrinsèque de la forme sacramentelle essentielle.
Or, le 30 novembre 1947 le Pape Pie XII a fixé infailliblement les deux critères nécessaires et suffisants auxquels doit obligatoirement satisfaire les formes sacramentelles essentielles des Saints Ordres catholiques pour exprimer de manière UNIVOQUE l’intention de l’Eglise pour ce qui concerne le rite sacramentel de consécration épiscopale.
9.3.2 Les 2 critères de validité de la forme sacramentelle essentielle dé- finis par le Pape Pie XII ne sont pas facultatifs, ils doivent être ap- pliqués à la pseudo-forme sacramentelle essentielle définie par Montini-Paul VI lui-même
Montini-Paul VI, ayant engagé sa prétendue autorité pontificale, que reconnaît l’abbé Calde- ron, selon les critères de l’infaillibilité pontificale ex cathedra, pour promulguer sa « Constitu- tion Apostolique » du 18 juin 1968 (Pontificalis Romani), y a formellement identifié (pré- tendument infailliblement aux yeux de l’abbé Calderon) le passage qui constituerait la forme sacramentelle essentielle de son nouveau rite épiscopal.
Par là même, sauf à nier explicitement qu’il soit le Pape légitime régnant en 1968, ce que ne fait pas l’abbé Calderon qui reconnaît Paul VI pour Pape, cette forme sacramentelle essen- tielle du nouveau rite épiscopal identifiée par Montini-Paul VI doit être elle-même soumise aux exigences infaillibles du Pape Pie XII enseignées par sa Constitution Apostolique Sacramentum Ordinis du 30 novembre 1947. Et il doit lui être appliqués les deux mêmes critères de validité sacramentelle formulés et exi- gés par Pie XII dans ce texte, revêtu des marques de l’infaillibilité pontificale, que l’abbé Cal- deron ne saurait ne pas vouloir reconnaître pour tel.
Or, Montini-Paul VI lui-même se réclame de Sacramentum Ordinis du Pape Pie XII et en rappelle les deux critères de validité dans sa propre Constitution Pontificalis Romani :
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« D'autre part, entre les autres documents du Magistère suprême relatifs aux Ordres sacrés,
nous estimons digne d'une mention particulière la Constitution apostolique Sacramentum Or-
dinis promulguée par notre prédécesseur Pie XII, le 30 novembre 1947, qui déclare : «Les
Ordres du diaconat, du presbytérat et de l'épiscopat ont pour matière, et pour matière unique,
l'imposition des mains ; quant à la forme, également unique, ce sont les paroles déterminant
l'application de cette matière, paroles qui signifient sans équivoque les effets du sacrement
— à savoir le pouvoir d'ordre et la grâce du Saint-Esprit — et qui sont reçues et employées
comme telles par l'Église» Pontificalis Romani, 1968
Ces deux critères sont : la signification UNIVOQUE du pouvoir d’ordre propre à l’épiscopat, la potestas ordinis épiscopale, et, distinctement et tout aussi nécessairement, la signification UNIVOQUE de la grâce du Saint-Esprit, la gratia ordinis épiscopale.
Or, à aucun moment l’abbé Calderon n’examine l’application de ces deux critères de validité sacramentelle exigés par Pie XII à la nouvelle pseudo-forme sacramentelle essentielle épisco- pale définie et promulguée par Montini-PaulVI le 18 juin 1968.
Bien au contraire, lorsque l’abbé Cekada cite l’un des deux critères, la mention du pouvoir d’ordre épiscopal, la potestas ordinis épiscopale, l’abbé Calderon renvoie au contexte :
« La deuxième raison de M. l'abbé Cekada ne paraît pas suffisante pour répandre des doutes
sérieux sur la validité. En effet il est question de défauts dans le contexte, et ce contexte est
très ample, car il ne se réduit pas à la seule préface mais il faut prendre en compte le rite
complet ». Sel de la terre, n°58, page 214
Et dans ce renvoi vers le contexte « du rite complet » promulgué par Montini-PaulVI, l’abbé Calderon se contente d’introduire une citation du Pape Léon XIII, d’une façon très générale, mais en restant très vague sur la présence dans ce contexte d’éléments qui seraient éventuel- lement, selon lui, susceptibles de corroborer sa thèse.
Et, aplomb ahurissant de la part d’un théologien, après un tel alignement de flous, d’omissions, de généralisations, d’imprécisions et de citations hors sujet, l’abbé Calderon n’hésite pas à conclure avec la plus grande assurance avoir trouvé dans une prétendue « res- semblance » avec le rite sacramentel épiscopal Copte, « un sérieux argument en faveur argu- ment en faveur de la validité du rite nouveau ».
« La validité certaine et assurée du rite copte, par conséquent, paraît un sérieux argument en
faveur de la validité du rite nouveau » Sel de la terre, n°58, page 215
9.3.3 L’abbé Calderon ne cite à aucun moment l’objet de la controverse : la nouvelle pseudo-forme sacramentelle essentielle
Or, dans son articulet de 6 pages du n°58 du Sel de la terre, à aucun moment l’abbé Calderon n’examine si ces deux critères fixés par le Pape Pie XII dans sa constitution apostolique du 30 novembre 1947 Sacramentum Ordinis, invoquée par Montini-Paul VI lui-même, sont bien respectés par la pseudo-forme sacramentelle essentielle du nouveau rite.
Fait révélateur de la superficialité de l’article de l’abbé Calderon, à aucun moment il ne donne, que ce soit dans le texte de son article de 6 pages, ou dans une note, le texte de cette pseudo-forme sacramentelle essentielle du nouveau rite épiscopal conciliaire.
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L’abbé Calderon ne pouvait en effet mieux illustrer son intention de se refuser à étudier la validité intrinsèque de cette nouvelle pseudo-forme sacramentelle essentielle épiscopale qu’en manifestant ainsi son refus d’énoncer l’objet même de la controverse.
Il est clair qu’en agissant ainsi, l’abbé Calderon ne peut s’attendre à ce que soit accordé à son étude une véritable valeur théologique rigoureuse dans le débat contradictoire sur l’invalidité sacramentelle du nouveau rite épiscopal. Dans le domaine profane, en effet, une communication d’un soi-disant expert sur un sujet quelconque qui ferait, lors d’un colloque scientifique, totalement l’impasse sur l’objet même de son étude, se verrait clairement immédiatement discréditée en tant que bavardages sans au- cune portée significative. Les « théologiens » d’Avrillé-La Reja de 2006 se sentiraient-ils affranchis des règles du sé- rieux scientifique que la communauté universitaire fait respecter en son sein, quelle qu’en soit la matière ?
9.3.4 L’invention par l’abbé Calderon d’une innovation : le concept de « phrase formelle-effective »
9.3.4.1 L’abbé Calderon tente d’enfermer l’abbé Cekada dans un faux di- lemne
L’abbé Cekada suit à la fois les affirmations de Montini-Paul VI et le Magistère de l’Eglise et il compare d’une part la pseudo-forme sacramentelle essentielle du nouveau rite de Montini- Paul VI, et d’autre part la forme sacramentelle complète du rite épiscopal Copte, car c’est celle qui a été approuvée par l’Eglise qui n’y a pas identifié et défini précisément la forme sa- cramentelle essentielle. La démarche de l’abbé Cekada est logique et respecteuse du Magistère de l’Eglise, néanmoins, l’abbé Calderon va la contester radicalement, n’hésitant pas à qualifier l’approche de l’abbé Cekada de « fallacieuse » :
« La première raison est fallacieuse, parce que M. l'abbé Cekada considère comme «forme» la
préface copte complète (en réalité une seule phrase doit être «formelle-effective») et, en même temps, il nie que le contexte de la nouvelle préface puisse déterminer l'ambiguïté de la phrase «formelle-effective» du nouveau rite. »
C’est afin d’asseoir sa contestation radicale de l’approche de l’abbé Cekada, que ce faux di- lemme est avancé par l’abbé Calderon : Il consiste à prétendre enfermer l’abbé Cekada dans le choix suivant :
Première option :
Soit l’abbé Calderon veut contraindre l’abbé Cekada à accepter la validité de la pseudo- forme sacramentelle essentielle du nouveau rite de Montini-Paul VI au motif que le pas- sage qui constituerait, selon lui, la forme sacramentelle essentielle « probable » du rite épis- copal Copte, et qui présenterait, selon lui, une prétendue « ressemblance » avec la pseudo- forme sacramentelle essentielle du rite épiscopal de Montini-Paul VI, serait nécessairement une forme sacramentelle épiscopale valide, puisque constituant, selon lui, la forme sacramen- telle essentielle du rite épiscopal copte, alors que ce même passage serait lui-même « plus
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bref » et « autant ou plus ambigü » que la pseudo forme sacramentelle essentielle de Montini- PaulVI.
En bref selon l’abbé Calderon, l’abbé Cekada refuserait la validité sacramentelle à la pseudo- forme essentielle de Montini-Paul VI, alors qu’elle serait plus longue et moins ambiguë que le passage du rite épiscopal copte que l’abbé Caderon déclare constituer la forme sacramentelle essentielle de ce dernier, donc sacramentellement valide.
Deuxième option :
Soit l’abbé Calderon veut contraindre l’abbé Cekada à accepter la validité sacramentelle de la forme complète du nouveau rite de Montini-Paul VI prise dans son ensemble, au motif – à l’encontre de l’enseignement infaillible et irréformable de Pie XII – qu’il faudrait non seu- lement prendre en compte cette pseudo-forme sacramentelle essentielle, mais aussi l’ensemble de son contexte, et que l’on devrait alors constater précisément que le contexte de cette nou- velle forme sacramentelle serait très proche de la forme du rite épiscoapl Copte pris dans son ensemble, rite épiscopal Copte assurément sacramentellement valide.
En bref selon l’abbé Calderon, pourquoi l’abbé Cekada refuserait la validité à l’ensemble de la nouvelle forme de Montini-Paul VI, même si sa forme sacramentelle essentielle est ambi- guë et déficiente, car il en serait de même, prétend l’abbé Calderon, dans le rite épiscopal Copte, alors que ce rite épiscopal Copte est sacramentellement valide et que, selon l’abbé Calderon, les deux formes se « ressemblent ».
9.3.4.2 L’usage implicite du faux principe sophistique et révolutionnaire de la « ressemblance » des rites
L’abbé Calderon prétend ainsi enfermer l’abbé Cekada dans un dilemme dont chaque terme le conduirait à conclure à la prétendue validité sacramentelle du nouveau rite épiscopal de Mon- tini-PaulVI.
Remarquons que, encouragé par la comparaison des nombres de mots avancée, peut-être im- prudemment, par l’abbé Cekada, il y apperçoit une voie d’argumentation sophistique, qui, considérant comme acquis le principe révolutionnaire de « démonstration par analogie » de la prétendue validité sacramentelle du nouveau rite épiscopal de Montini-PaulVI, pourrait lui permettre de créer de toutes pièces ce faux dilemme sans jamais avoir à citer à aucun moment les phrases précises du rite en question, ni sans jamais avoir à se référer précisément aux critè- res de validité sacramentelle énoncés par le Magistère, en particulier ceux du Pape Pie XII (Sacramentum Ordinis) auxquels son étude doit être soumise.
9.3.4.3 La substitution de l’expression moderniste « phrase formelle- effective » à l’expression « forme sacramentelle essentielle » du Ma- gistère catholique
Bien plus, afin de s’affranchir des contraintes que lui impose le Magistère du Pape Pie XII, l’abbé Calderon évacue les termes précisément définis par le Magistère, ceux de « forme sa- cramentelle essentielle » pour leur substituer une nouveauté sémantique « théologique », celle de « phase formelle-effective ».
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Ce procédé est anti-traditionnel, et ne s’apparente à rien d’autre qu’une pratique moderniste. C’est ce type même de procédé que le Pape Saint Pie X, le saint patron de la FSSPX à la- quelle appartient l’abbé Calderon, dénonce et condamne dans son encyclique Pascendi (1907).
9.3.4.4 La première option du faux dilemme : la prétendue validité sacra- mentelle d’une forme essentielle « ambiguë » dans le nouveau rite
Nous avons résumé ainsi la première option du faux dilemme imaginé par l’abbé Calderon :
En bref selon l’abbé Calderon, l’abbé Cekada refuserait la validité sacramentelle à la pseudo-
forme essentielle de Montini-Paul VI, alors qu’elle serait plus longue et moins ambiguë que le
passage du rite épiscopal copte que l’abbé Caderon déclare constituer la forme sacramentelle
essentielle de ce dernier, donc sacramentellement valide.
En écrivant :
« si le contexte ne détermine pas la signification de la forme, il faudrait préciser quelle est la
phrase «formelle-effective» du rite copte et la comparer avec celle du rite nouveau »
l’abbé Calderon va l’identifier « probablement » (voir la section suivante) en des termes qui ne peuvent désigner que cette phrase :
« Tu iterum nunc effunde virtutem Spiritus tui hegemonici, quem donasti Apostolis
sanctis tuis in nomine tuo »
Nous constatons que cette phrase ne signifie aucunement le pouvoir d’Ordre épiscopal, la po- testas ordinis épiscopale, pas même de manière ambiguë, contrevenant ainsi formellement à l’une des exigences obligatoires fixées infailliblement pour la validité du sacrement par le Pape Pie XII dans la Constitution Apostolique Sacramentum Ordinis (1947), alors que nous avons déjà montré que le rite épiscopal Copte satisfait en réalité très précisément aux deux critères de validité sacramentelle éxigés par Pie XII31.
Cette option imaginée par l’abbé Calderon est basée sur le postulat qu’il aurait identifié ce qu’il prétend constituer à ses yeux la forme sacramentelle essentielle « probable » du rite épiscopal Copte, passage de ce rite qui apparaît comme sans fondement au regard des critères de validité sacramentelle fixés par le Pape Pie XII.
Ainsi, l’abbé Calderon voudrait nous faire accepter comme constituant à ses yeux la forme sa- cramentelle essentielle « probable » du rite épiscopal Copte, un passage de ce rite valide qu’il a identifié de manière erronée et fallacieuse pour les besoins de sa démonstration qui pré- tend conclure à une validité certaine, alors que ce passage ainsi identifié ne satisfait même pas aux critères de validité sacramentelle enseignés par Pie XII !
9.3.4.5 La deuxième option du faux dilemme : la prétendue validité sacra- mentelle du nouveau rite épiscopal de Montini-PaulVI sauvée par
31 http://www.rore-sanctifica.org/etudes/2006/RORE-2006-04-26-FR-De Ritus Coptorum.pdf
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son contexte en dépit de l’« ambiguïté »de sa forme sacramentelle es-
sentielle
Nous avons résumé ainsi la deuxième option du faux dilemme imaginé par l’abbé Calderon :
En bref selon l’abbé Calderon, pourquoi l’abbé Cekada refuserait la validité à l’ensemble de la
nouvelle forme de Montini-Paul VI, même si sa forme sacramentelle essentielle est ambiguë et
déficiente, car il en serait de même, prétend l’abbé Calderon, dans le rite épiscopal Copte,
alors que ce rite épiscopal Copte est sacramentellement valide et que, selon l’abbé Calderon,
les deux formes se « ressemblent ».
La pseudo-démonstration de l’abbé Calderon s’articule comme suit, si l’on admet le principe sophistique et révolutionnaire de démonstration de la validité sacramentelle par « ressem- blance » :
• la « probable » forme sacramentelle essentielle du rite épiscopal Copte – ainsi
que définie et identifiée de manière arbitraire et erronée par l’abbé Calde-
ron - serait « autant, sinon plus ambiguë » que la pseudo-forme sacramentelle
essentielle du nouveau rite de Montini-Paul VI
« la phrase probablement «formelle-effective» du rite copte (qui correspond
à celle qui est considérée comme telle dans le rite nouveau) est plus brève
que celle du rite nouveau ; et par conséquent, autant ou plus ambiguë. »
• or
o le rite épiscopal Copte est sacramentellement valide, et, sa forme sacramentelle
essentielle – ainsi que définie et identifiée de manière arbitraire et erronée
par l’abbé Calderon – devant être constatée elle-même défectueuse et « ambi-
guë », sa validité sacramentelle ne pourrait donc dès lors être sauvée, sans être
obligé de recourir à son contexte dans le rite épiscopal Copte,
« si, au contraire, le contexte détermine la signification »
• donc
o par transposition « analogique » du rite Copte vers le nouveau pseudo-
rite sacramentel épiscopal de Montini-Paul VI, il deviendrait dès lors
également nécessaire, selon l’abbé Calderon, de prendre en compte
l’ensemble du contexte du nouveau rite épiscopal de Montini-Paul VI
pour lever l’ambiguïté de sa forme sacramentelle essentielle, telle
qu’identifiée dans son rite par Montini-Paul VI
« il faut comparer préface complète avec préface complète »
Et ainsi, à partir de son identification arbitraire et erronée de la forme sacramentelle es- sentielle du rite épiscopal Copte, par ce tour de passe-passe théologique, l’abbé Calderon espère avoir affranchi la nouvelle pseudo-forme sacramentelle essentielle, désignée par Mon- tini-Paul VI lui-même, des critères de validité sacramentelle fixés infailliblement par le Pape Pie XII pour la forme sacramentelle essentielle de l’épiscopat catholique.
Nous allons montrer que ce syllogisme est un pur sophisme.
En effet : L’abbé Calderon suggère que la forme sacramentelle essentielle du rite épiscopal Copte devrait nécessairement être celle qui serait sémantiquement proche de la pseudo- forme sacramentelle essentielle du nouveau rite de Montini-PaulVI,
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« la phrase probablement «formelle-effective» du rite copte (qui correspond à celle
qui est considérée comme telle dans le rite nouveau) est plus brève que celle du rite
nouveau »
Or quelle est la pseudo-forme sacramentelle essentielle du nouveau rite épiscopal de
Montini-PaulVI ?
« Et nunc effunde super hunc electum eam virtutem, quæ a te est, Spiritum principa-
lem, quem dedisti dilecto Filio tuo Iesu Christo, quem ipse donavit sanctis Apostolis,
qui constituerunt Ecclesiam per singula loca ut sanctuarium tuum, in gloriam et lau-
dem indeficientem nominis tui. »
Or quelle phrase désigne l’abbé Calderon – de manière arbitraire et erronée - comme
étant probablement la forme sacramentelle essentielle du rite épiscopal Copte ? Il ne le
précise pas, mais il indique qu’elle « correspond » à celle du rite épiscopal nouveau de
Montini-PaulVI.
Il n’existe dès lors nulle autre possibilité que cette phrase tirée du rite épiscopal Copte :
« Tu iterum nunc effunde virtutem Spiritus tui hegemonici, quem donasti Apostolis
sanctis tuis in nomine tuo »
Quelle autorité possède donc l’abbé Calderon, professeur à La Reja, pour affirmer
qu’il s’agirait bien là de la forme sacramentelle essentielle du rite épiscopal Copte ?
Détaillons les objections que nous avons abordées auparavant dans la réponse à la
première option.
a. Cette phrase du rite épiscopal Copte ne satisfait pas aux deux critères de va-
lidité sacramentelle énoncés par le Pape Pie XII. Elle ne saurait donc en au-
cune façon constituer la forme sacramentelle essentielle du rite épiscopal
Copte
b. Cette phrase du rite épiscopal Copte ne comporte aucune « transitivité » hé-
rétique à la différence de la pseudo-forme sacramentelle essentielle du nou-
veau rite épiscopal de Montini-Paul VI à laquelle elle est comparée, qui, elle
est « transitive » et hérétique
c. Cette phrase n’est affectée d’aucune ambiguïté contrairement à ce qu’affirme
l’abbé Calderon. Mais il est très clair qu’elle ne saurait constituer la forme sa-
cramentelle essentielle épiscopale Copte car ne satisfaisant pas aux deux
conditions requises par le Pape Pie XII pour la signification de la forme sacra-
mentelle essentielle de l’épiscopat.
d. Qu’est-ce qui permet à l’abbé Calderon d’affirmer que le rite épiscopal Copte
ne serait validé sacramentellement qu’en faisant nécessairement appel à
son « contexte » ?
i. L’absence d’identification de la forme sacramentelle essentielle de la
consécration épiscopale Copte par le Magistère Catholique, n’autorise
aucunement l’abbé Calderon à identifier lui-même faussement et arbi-
trairement au sein de ce rite épiscopal Copte une dite « forme sacra-
mentelle essentielle », puis, devant le constat des carences, défectuosi-
tés ou ambigüités de cette « forme sacramentelle essentielle » ainsi ar-
bitrairement et fallacieusement désignée dans le rite épiscopal
Copte, prétendre qu’il deviendait – contrairement à l’enseignement
infaillible de Pie XII - absolument nécessaire, pour en sauver la validi-
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té sacramentelle, de prendre en compte le contexte de l’ensemble du
rite épiscopal Copte.
ii. L’abbé Calderon n’a nullement en réalité identifié le passage du rite
épiscopal Copte qui répond véritablement aux critères de validité de la
forme sacramentelle essentielle épiscopale, et qui par conséquent la
constitue véritablement dans ce rite épiscopal Copte. En suggérant
d’emblée de choisir une phrase « probable » du rite épiscopal Copte
qui « corresponde » à la pseudo-forme sacramentelle essentielle du
nouveau rite épiscopal de Montini-PaulVI, l’abbé Calderon exclut
précisément ce faisant les deux autres phrases de la forme intégrale
Copte qui satisfont bien, elles, aux deux critères de validité sacra-
mentelle énoncés pour l’épiscopat par le Pape Pie XII. En réalité,
c’est par cette méthode sophistique, que l’abbé Calderon relègue
ainsi dans le prétendu « contexte » du rite Copte les deux phrases
précisément qui constituent en fait la forme sacramentelle essen-
tielle du rite épiscopal Copte, car satisfaisant précisément aux deux
critères de validité sacramentelle énoncés infailliblement pour
l’épiscopat par le Pape Pie XII.
e. La pseudo-forme sacramentelle essentielle du nouveau rite épiscopal de Mon-
tini-PaulVI ne peut être à la fois une forme sacramentelle essentielle et être
ambiguë ou défectueuse, car, comme l’a bien précisé le Pape Pie XII, elle doit
exprimer de façon univoque les deux effets du sacrament : la potestas ordinis
épiscopale d’une part, la gratia ordinis épiscopale d’autre part.
Voila un théologien qui affecte d’ignorer que cela s’appelle en théologie sacramentelle catho- lique « la forme essentielle d’un sacrement » !
Pourquoi invente-t-il ici, tel les « théologiens » modernistes, une terminologie sophistique nouvelle non définie, un concept sophistique nouveau non défini ?
L’abbé Calderon résume ainsi l’argumentation de l’abbé Cekada :
- la forme du rite Copte est un texte long (ensemble de la préface)
- la pseudo-forme sacamentelle essentielle du nouveau rite épiscopal de Montini-PaulVI est ambiguë et défectueuse et cette ambiguïté et cette déficience ne saurait – prétend l’abbé Calderon en opposition flagrante à l’enseignement infaillible de Pie XII – qu’être levée que par le recours contexte dans la préface du nouveau rite.
C’est ainsi que s’exprime l’abbé Calderon :
« M. l'abbé Cekada repousse la ressemblance avec le rite copte pour deux raisons : 1°) la forme [1] est plus courte (42 mots contre 340) ; 2°) elle omet des phrases relatives au pouvoir d'ordre de l'évêque, ce qui serait justement le défaut substantiel de la nouvelle forme.
- La première raison est fallacieuse, parce que M. l'abbé Cekada considère comme «forme» la
préface copte complète (en réalité une seule phrase doit être «formelle-effective») et, en même temps, il nie que le contexte de la nouvelle préface puisse déterminer l'ambiguïté de la phrase «formelle-effective» du nouveau rite. Mais il faut choisir : si le contexte ne détermine pas la signification de la forme, il faudrait préci- ser quelle est la phrase «formelle-effective» du rite copte et la comparer avec celle du rite nou-
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veau ; si, au contraire, le contexte détermine la signification, il faut comparer préface complète
avec préface complète. » Sel de la terre, n°58 page 213
10 L’abbé Calderon invente le sophisme du « parrallélisme sacramentel à la majorité » L’imagination fertile de l'abbé Calderon en vient en outre à inventer la méthode que l’on peut désigner comme le « Parallèlisme sacramentel à la majorité » !
Voici donc un nouveau sophisme ad hoc de ce curieux théologien grâce auquel il va être possible de tout justifier, y compris en introduisant subrepticement dans les rites SA- CRAMENTELS valides orientaux, par le subterfuge de raccords indus de passages tron- çonnés - à la suite de Dom Botte et du P. Pierre-Marie d’Avrillé - l’infection de la « transiti- vité onctionniste », dont ces rites sont pourtant TOUS SCRUPULEUSEMENT INDEM- NES (cf les travaux du CIRS la Notitia IV De Spiritu Principali32, la Notitia III De Ordina- tione Patriarchae33)
« p. 214
Il est fallacieux de comparer une préface complète d'une part, avec la phrase «formelle-
effective» de l'autre.
Il faut tenir compte de ce que la théologie romaine, avec un esprit plus rationnel et juridique, a
toujours cherché à préciser quelle est la phrase «formelle-effective» dans les diverses préfaces
consécratoires ; tandis que la théologie orientale ne cherche pas ces précisions. C'est pour cela
que, par exemple, les romains ont ordonné la consécration eucharistique autour des paroles de
Notre-Seigneur, signalant par là que ce sont ces paroles qui réalisent la transsubstantiation, tan-
dis que les orientaux ne procédèrent pas ainsi, si bien qu'ensuite ils ne surent pas bien si la consé-
cration se réalisait à ce moment, ou lors de l'épiclèse (l'invocation du Saint-Esprit).
Si Denzinger présente les préfaces orientales complètes comme des «formes», c'est parce que la
théologie orientale n'a jamais déterminé avec précision quelle est, dans chaque préface, la pro-
position essentielle («formelle-effective») qui produit l'effet du sacrement. Selon l'enseignement
de saint Thomas, ce doit être une phrase «pratique» unique (avec un seul sujet et un seul prédi-
cat, lequel peut avoir plusieurs compléments déterminatifs) qui produit ce qu'elle signifie.
L'argument de M. l'abbé Cekada ne paraît pas honnête, car en comparant les rites (comme le fait
le frère Pierre-Marie dans son article) le parallèle de la majorité des phrases saute à la vue (le
rite copte est un peu plus long). »
« M. l'abbé Cekada compte les mots : 340 contre 42 ! Mais il ne signale pas que la majorité de
ces 340 mots (commentaire du CIRS : lesquels ?) sont dans le reste de la préface nouvelle.
Bien plus, la phrase probablement «formelle-effective» (commentaire du CIRS : quelle est-elle ?)
du rite copte (qui correspond à celle qui est considérée comme telle dans le rite nouveau) est
plus brève que celle du rite nouveau ; et par conséquent, autant ou plus ambiguë. S'il est licite
de dire que toute la préface est forme de la consécration, c'est justement parce que le contexte
dans lequel la phrase «formelle-effective» est insérée influe sur la détermination de sa significa-
tion ». Sel de la terre, n°58 page 214
32 http://www rore-sanctifica.org/etudes/2006/RORE-2006-08-05- FR Rore Sanctifica III Notitia 4 Les Significations heterodoxes de la Forme de Montini PaulVI A.pdf 33 http://www rore-sanctifica.org/etudes/2006/RORE-2006-06-13-FR Rore Sanctifica III-Notitiae 3- Sacramentalite des rites orientaux.pdf
Version B Page 32 sur 69 Communication du Comité international Rore Sanctifica
Et peu soucieux des libertés qu’il ne cesse de prendre avec la logique et la théologie sacra- mentelle catholique, comme avec l’enseignement infaillible du Magistère pontifical, l’abbé Calderon a le toupet d’écrire que « l’argument de l’abbé Cekada ne paraît pas honnête ». Quelle impudence !
10.1 Face aux mentions précises des omissions essentielles du rite copte, l’abbé Calderon les élude par des généralités
En mars 2006, l’abbé Cekada souligne les omissions dans le nouveau rite épiscopal de Montini-PaulVI de phrases qui, dans le rite épiscopal Copte, mentionnent « trois pouvoirs sacramentels spécifiques considérés comme propres à l’ordre de l’évêque seul » :
« Cette longue forme du rite copte mentionne trois pouvoirs sacramentels spécifiques considérés
comme propres à l’ordre de l’évêque seul : «afin d’établir un clergé selon Son commandement
pour la prêtrise,… de nouvelles maisons de prière, et afin de consacrer les autels»34.
Alors que la Préface de Paul VI enchâssant la nouvelle forme, contient de nombreuses phrases qui
se trouvent dans la forme copte (y compris « l’Esprit d’autorité ou qui fait les chefs », dont nous
traiterons plus bas), ces phrases sont omises.
Cette omission est d’autant plus significative, que la controverse sur la validité de la forme de
Paul VI tourne autour de la question de savoir si elle exprime adéquatement le pouvoir de l’ordre
qui est conféré - c’est-à-dire l’épiscopat. » Absolument nul et entièrement vain, Abbé Cekada, 25
mars 2006, page 5
Face à l’argument factuel, précis et constatable par quiconque, de l’abbé Cekada, l’abbé Calderon se contente d’une réponse banale et évasive, qui choque par son caractère flou, gé- néral et imprécis.
« La deuxième raison de M. l'abbé Cekada ne paraît pas suffisante pour répandre des doutes sé-
rieux sur la validité. En effet il est question de défauts dans le contexte, et ce contexte est très
ample, car il ne se réduit pas à la seule préface mais il faut prendre en compte le rite complet. »
Sel de la terre, n°58 page 214
Ces trois phrases du rite épiscopal copte qui caractérisent très explicitement et de manière univoque la potestas ordinis épiscopale et qui ont été intentionnellement (cf. supra les dé- clarations du « frère » Bugnini∴, dit Buan de son nom de code maçonnique) omises dans le nouveau rite, pour complaire aux Protestants et à leur « théologie » anti-catholique du Sacerdoce (cf. supra), sont devenus sous la plume de l’abbé Calderon de simples « défauts dans le contexte » !
L’abbé Cekada se situe là au cœur même de la problématique soulevée par l’application d’un des critères obligatoires défini par le Pape Pie XII, et l’abbé Calderon, lui, élude cette ques- tion décisive en qualifiant son absence de simples « défauts dans le contexte ».
Dans ce cas, l’étude du Magistère de l’Eglise et de la théologie sacramentelle catholique a-t- elle encore un sens aux yeux de l’abbé Calderon ?
34 Traduction dans O.H.E. KHS-Burmester, Les Rites d’ordinations de l’Eglise copte, (Le Caire, 1985), 110:-1. RO 2-24 traduit en latin la phrase « afin d’établir un clergé selon Son commandement au sujet de la prêtrise… » ainsi : « constituendi cleros (klêros Arabe : Clericos) secundum mandatum ejus ad sanctuarium », ajoutant en note de bas de page « in ordine sacerdotali ».
Version B Page 33 sur 69 Communication du Comité international Rore Sanctifica
Comment peut-on se réclamer de la rigueur théologique de Saint Thomas d’Aquin et traiter de façon aussi légère un argument aussi factuel, sérieux et décisif quant à la validité sacramen- telle de la consécration épiscopale ?
10.2 Un aveu de taille de l’abbé Calderon : la signification exigée de la postestas ordinis épiscopale est bien absente de la nouvelle préface, mais doit être recherchée dans « le rite complet »
Et l’abbé Calderon nous explique maintenant, parlant du contexte du nouveau rite épiscopal, que « ce contexte est très ample », sous-entendant ainsi que la signification exigée par Pie XII dans la forme sacramentelle essentielle épiscopale elle-même, à peine de l’invalidité de celle- ci, pourrait être trouvée ailleurs que là où l’abbé Cekada l’a recherchée selon les enseigne- ments de Pie XII, c'est-à-dire qu’elle devrait être recherchée dans la partie du nouveau rite sa- cramentel épiscopal que le Père Pierre-Marie a comparée au rite copte et que l’abbé Caldéron vient d’invoquer quelques lignes plus haut afin de tenter d’échapper à la comparaison avec les 42 mots de la nouvelle pseudo-forme sacramentelle essentielle épiscopale promulguée le 18 juin 1968 par Montini-PaulVI.
L’abbé Calderon auto-détruit ainsi son argument précédent de démonstration de la préten- due validité sacramentelle du nouveau rite par ressemblance avec le texte épiscopal copte latin mutilé par Dom Botte de sa potestas ordinis épiscopale.
Il reconnaît ainsi implicitement que le texte du rite épiscopal copte, mutilé par Dom Botte de sa potestas ordinis épiscopale, cité par le Père Pierre-Marie dans sa mise en tableau (reprise des Schemata de Dom Botte du Consilium) ne suffit pas, et qu’il faut aller chercher ailleurs dans le nouveau rite sacramentel épiscopal de Montini-PaulVI la signification univoque de la potestas ordinis épiscopale exigée par Pie XII.
Et où donc l’abbé Calderon suggère-t-il de chercher le palliatif nécessaire aux « défauts dans le contexte » qu’a identifiés l’abbé Cekada ? Eh bien dans « le rite complet » !
L’abbé Calderon vient donc de reconnaître, face aux 3 omissions volontaires des phrases du rite épiscopal copte dans le nouveau rite épiscopal de Montini-PaulVI, qui l’ont amputé de sa potestas ordinis épiscopale, et, pour être, en toute rigueur, conforme aux critères de validité sacramentelle du Pape Pie XII, qu’il faut chercher la signification de la potestas ordinis épis- copale dans la totalité du nouveau rite épiscopal de la CA Pontificalis Romani, promulguée le 18 juin 1968 par Montini-PaulVI.
Nous pourrions alors nous attendre, pour le moins, à ce que l’abbé Calderon, en théologien thomiste rigoureux, nous indique dans quelles phrases il trouve cette signification man- quante qu’il appelle à son secours, mais il n’en est rien.
L’abbé Calderon reste en effet muet la dessus et enchaîne immédiatement sur une citation du Pape Léon XIII pour souligner l’importance du contexte, sans donner aucune indication sur les phrases situées hors de la préface promulguée par Montini-PaulVI, qui selon sa suggestion seraient de nature, selon lui, à pallier les trois ommissions relevées par l’abbé Cekada.
Malgré ce qui s’apparente à un échappatoire ou une fuite en avant dans le « rite conciliaire complet », l’abbé Calderon pousse l’audace plus loin encore pour oser conclure tout de go -
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avec une assurance d’autant plus surprenante qu’elle rompt avec les tâtonnements de son dé- veloppement précédent - à la validité sacramentelle certaine du nouveau rite épiscopal promu le 18 juin 1968 par Montini-PaulVI, sans avoir le moins du monde répondu aux objections de l’abbé Cekada35.
10.3 La citation de Léon XIII faite par l’abbé Calderon se retourne contre lui, car l’intention des réformateurs liturgistes modernis- tes de 1968 est publiquement anti-catholique
Et, après cette généralité, et ce propos allusif et approximatifs, l’abbé Calderon cite l’analyse de l’intention des auteurs du rite anglican développée par le Pape Léon XIII pour la condam- ner dans sa Bulle infaillible Apostolicae Curae de 1896, tentant ainsi de donner du volume à sa réponse, en invoquant ici en outre une autorité incontestable de fide.
L’ennui pour l’abbé Calderon est que la citation du Pape Léon XIII qu’il produit là s’avère précisément à contre-sens, et se retourne directement et de manière absolument décisive contre sa piètre tentative de « démonstration ».
« En ce qui concerne l'importance du contexte dans la détermination de la forme et de la ma-
tière, Léon XIII est assez clair dans Apostolicæ curæ [1] :
« Lorsqu'un rite a été adopté dans lequel, nous l'avons vu, a été nié ou dénaturé le sacre-
ment de l'ordre36 et dans lequel a été répudiée toute mention de la consécration et du sa-
crifice, la formule «Reçois l'Esprit Saint», c'est-à-dire l'Esprit qui, avec la grâce du sacre-
ment, est infusé dans l'âme, n'a plus de
p. 215
consistance ; et de même les expressions «pour l'office et la charge de presbytre» ou
«d'évêque» et d'autres semblables n'ont plus de consistance et demeurent comme des mots
sans la réalité qu'a instituée le Christ (DS 3317b). »
Il reconnaît évidemment que, si dans le reste du rite il était question de consécration et de sacri-
fice, les paroles de la forme pourraient avoir consistance. »
Note [1] : Dans ce document, le pape Léon XIII a tranché – par la négative – la question de la va-
lidité des ordinations épiscopales chez les anglicans. (Note du Sel de la terre) »
Sel de la terre, n°58 page 214
En effet, cette citation du Pape Léon XIII joue directement à rebours de l’argument de l’abbé Caldéron et condamne sa conclusion.
Pour bien comprendre la méthode suivie par Léon XIII (méthode du Votum au saint-Office du Cardinal Franzelin) dans le texte de sa Bulle Apostolicae Curae de 1896, il est néces-
35 Cf. http://www.rore-sanctifica.org/etudes/2006/RORE-2006-04-26-FR-Cekada- Absolument nul et entierement vain.pdf Ainsi que : http://www rore-sanctifica.org/etudes/2007/RORE-2007-01-27-FR_AbbeCEKADAToujoursNul- ReponsesAuxObjectionsJanv2007FRANCAIS1.pdf 36 Note du CIRS : Saint Pie X 1910, Lettre encyclique Ex quo nono : « Alors que l’on sait que l’Eglise n’a le droit de rien innover pour ce qui touche la substance [forme + matière] du sacrement »
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saire d’avoir lu et médité la Défense (Vindication) de la Bulle Apostolicae Curae publiée en 1898 par les évêques catholiques anglais, sur l’apport éventuel du contexte à la forme sacramentelle essentielle (Significatio ex adjunctis), Vindication dont le CIRS a placé l’original anglais ainsi qu’une traduction française sur son site www.rore-sanctifica.org.
Tous ces textes démontrent que la manifestation publique d’une intention anti- catholique caractérisée de la part des auteurs des nouveaux rites sacramentels suffit à elle seule, de par son caractère public, formel, établi et précis, à forcer la signification des formulations ou des termes qui pourraient être ambiguës ou défectueux, et en interdi- sant dès lors leur interprétation dans un sens catholique éventuel, ces ambiguïtés et dé- fectuosités essentielles ayant dès lors un caractère volontaire traduisant une volonté de tromper, apporte ainsi la certitude de l’invalidité sacramentelle radicale de ces rites, car procédant clairement et publiquement d’une intention contraire à celle de la Sainte Eglise et de Notre Seigneur, véritable Ministre du Sacrement.
Il ne semble pas, à le lire, que l’abbé Calderon, ni même Mgr Williamson (pourtant lui- même ancien anglican – variante méthodiste), ni les moines d’Avrillé, aient jamais fait cet effort de réflexion et d’analyse. Cf : Vindication, traduction française37, Vindication, texte original anglais38
C’est précisément ici tout à fait le cas en raison de la déclaration officielle et publique d’intention protestante et ANTICATHOLIQUE préalable du « frère »∴ d’Annibale Bu- gnini, dit Buan de son nom de code maçonnique : En effet, le Franc-Maçon, prêtre lazariste, et liturgiste moderniste, Annibale Bugnini Û, nommé par Montini-Paul VI Secrétaire général du Consilium, c'est-à-dire Chef des équipes de « Réformateurs » liturgistes, avait déclaré officiellement le 15 mars 1965 à l’Osservatore Romano, un an après l’institution du Consilium le 25 mars 1964, et plus de trois ans avant la promulgation fallacieuse de Pontificalis Romani le 18 juin 1968 :
« Nous devons dépouiller nos prières Catholiques et la Liturgie Catholi-
que de tout ce qui pourrait représenter l’ombre d’une pierre
d’achoppement pour nos frères séparés, c'est-à-dire pour les Pro-
testants »
Y COMPRIS DONC DANS LA PSEUDO-FORME SACRAMENTELLE ESSENTIELLE EPISCOPALE DEFINIE PAR MONTINI-PAULVI LE 18 JUIN 1968 !
10.4 Un travail de l’abbé Calderon à 50%
37 http://www.rore-sanctifica.org/etudes/2006/RORE-2006-09-24- FR Vindication traduction en francais 1898.pdf 38 http://www.rore-sanctifica.org/etudes/2006/RORE-2006-02-17-EN- Vindication of Apostolicae Curae 1898.pdf
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10.4.1 Une déontologie théologique très défaillante : l’abbé Calde- ron laisse la moitié des objections publiques sans réponse
En rédigeant sa réponse à l’abbé Cekada par son article publié dans le n°58 du Sel de la terre, l’abbé Calderon semble avoir pris très largement ses aises avec la déontologie du débat contradictoire. En effet, l’abbé Cekada traite en deux fois (page 5 et 15 de son étude) la question du rite épis- copal Copte, et à chaque fois il montre sur deux points que ce rite ne saurait en aucun cas ser- vir d’argument pour démontrer la prétendue validité sacramentelle du nouveau rite épiscopal promulgué le 18 juin 1968 par Montini-PaulVI.
Il s’agit d’objections sérieuses, factuelles et publiques, qui concluent à l’invalidité sacra- mentelle du nouveau rite épiscopal.
Or étant donné l’enjeu, ces arguments ont des conséquences gravissimes.
Ils doivent être examinés avec sérieux et précision, avant d’oser prétendre conclure avec certitude à une soi-disant validité sacramentelle du nouveau rite épiscopal.
Or nous constatons que l’abbé Calderon fait son choix : il choisit de ne répondre qu’à la page 5 du texte de l’abbé Cekada39, et nous venons de voir avec quel manque de sérieux et de rigueur il l’a fait, et il ignore superbement et complètement la page 15 de ce texte, en faisant comme si cette page et les deux arguments précis qu’elle contient n’existaient pas.
10.4.2 Les deux arguments de l’abbé Cekada que l’abbé Calderon a pris soin d’ignorer : la non-fiabilité des versions latines du rite épiscopal copte et l’absence de mention du pouvoir d’ordre (potes- tas ordinis) par Dom Botte
Voici les deux arguments de l’abbé Cekada en page 15 de son texte :
« (5) Le rite copte de la consécration épiscopale. Ici au moins le Fr. Pierre-Marie fournit un
texte basé sur une forme de consécration épiscopale, reconnue pour être valide. Malheureusement :
(a) Il a tiré sa traduction latine des Ritus Orientalium40 de Denzinger, lequel, dans le cas des
textes coptes, provenait d’une autre version latine «parsemée d’erreurs de traductions »41, et qui
par conséquent « devait être utilisé avec précautions »42.
(b) Cette version fait une traduction fautive d’une phrase qui spécifie le pouvoir de l’évêque
de «fournir un clergé pour la prêtrise selon le commandement [de Notre-Seigneur]»43. Dom Botte
a masqué cette phrase par l’expression «répartir les ministères» dans sa « reconstitution »
d’Hippolyte de 1963, et dans la Préface de la consécration épiscopale de 1968 par
39 Cf. http://www.rore-sanctifica.org/etudes/2006/RORE-2006-04-26-FR-Cekada- Absolument nul et entierement vain.pdf 40 RO 2:23ff 41 Emmanuel. Lanne, “Les Ordinations dans le Rite Copte,” L’Orient Syrien 5 (1960), 90–1. “Denzinger se base sur une version établie par Scholz… La traduction de Scholz contient des gros contresens.” 42 Bradshaw, 8. 43 Trans. Burmester, Ordination Rites, 110-1. RO 2:24 rend le Copte comme “constituendi cleros secundum mandatum ejus ad sanctuarium.” La note de bas de page lit : “in ordine sacerdotali.”
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l’expression «distribuer les dons»44. Ce changement aurait dû donner l’alerte, mais ce ne fut pas
le cas, parce que le Fr. Pierre-Marie s’est servi d’une traduction non-fiable.
En somme, le Fr. Pierre-Marie présente dans ses tableaux trois anciens textes contestés («La
reconstitution» d’Hippolyte par Dom Botte, les Constitutions et le Testament), un rite non sa-
cramentel d’intronisation (pour le patriarche maronite), ainsi qu’une traduction non fiable (de
Denzinger / Scholz en latin) qui omet une phrase-clé (ordonner des prêtres) dans la forme sa-
cramentelle copte.
Rien de tout cela, bien évidemment, ne plaide pour la validité du nouveau rite. » Absolument nul
et entièrement vain, Abbé Cekada, 25 mars 2006, page 15
Ces deux objections sont fortes, factuelles et publiques.
Elles correspondent à ce que nous avions nous-mêmes publié dans notre communiqué du 25 avril 2006 dans « De Ritu Coptorum ».
Nous avons intégré ce communiqué au présent dossier afin qu’il soit complet et qu’il puisse fournir en un seul document les éléments clés pour l’analyse du rite sacramentel épiscopal Copte.
Face à ces deux points :
- Les textes latins des rites sacramentels coptes ne sont pas fiables, le texte latin
de Denzinger utilisé par Dom Botte et les réformateurs liturgistes modernistes
ne constituant pas une traduction fidèle du texte du Pontifical Copte rédigé en
bohairique, seule langue dans lesquelles les consécrations sacramentelles épis-
copales coptes sont effectuées.
- Une phrase essentielle du rite sacramentel épiscopal copte qui exprime clairement
et de manière univoque le pouvoir d’ordonner des prêtres (suffisante à désigner de
manière univoque la potestas ordinis épiscopale), a été volontairement éliminée
dans le nouveau rite, Dom Botte et les réformateurs liturgistes modernistes du
Groupe XX du Consilium ayant inséré volontairement à sa place une phrase
dénaturée, pour complaire aux Protestants selon le « frère » Bugnini∴ (cf. su-
pra), phrase qui parle de « distribuer des dons » ce qui a un sens profane et laïque
volontaire.
L’abbé Calderon reste muet et sans réponse aucune sur ce sujet crucial et public, décisif à lui seul pour caractériser l’invalidité sacramentelle du nouveau rite épiscopal de Monti- ni-PaulVI.
Mais, en dépit de sa carence décisive sur ces deux objections graves, factuelles et publiques, le professeur du séminaire de la FSSPX à La Reja va néanmoins oser prétendre conclure avec assurance, contre en particulier Apostolicae Curae de LéonXIII (1896), la Vindication des évêques catholiques anglais (1898) ou le Votum du Cardinal Franzelin, à la validité sacramen- telle certaine du nouveau rite épiscopal de Montini-PaulVI.
11 La conclusion de l’abbé Calderon d’autant plus assurée qu’elle n’est nullement fondée
44 “distribuat munera,” “dare sortes.” Botte a également mis complètement au rebut les phrases qui mention- naient la consécration des églises et des autels.
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Et l’abbé Calderon conclut à la validité sacramentelle du nouveau rite épiscopal :
« La validité certaine et assurée du rite copte, par conséquent, paraît un sérieux argument en fa- veur de la validité du rite nouveau. » Sel de la terre, n°58 page 215
Après l’échaffaudage d’omissions, d’innovations sophistiques (« formel-effectif », « parallé- lisme sacramentel à la majorité »), le choix d’une méthodologie par « ressemblance » oppo- sée à celle de l’examen de la validité sacramentelle intrinsèque de la forme sacramentelle es- sentielles de la consécration épiscopale exigée par le Pape Pie XII, l’invocation à rebours de la Bulle Apostolicae Curae du Pape Léon XIII (1896) pour appeler à l’examen de l’intention dégagée du contexte de la nouvelle pseudo-forme sacramentelle essentielle épis- copale définié et promulguée le 18 juin 1968 par Montini-PaulVI, l’impasse délibérée face à deux objections majeures, factuelles et publiques, décisives pour conclure à l’invalididité sa- cramentelle, soulevées par l’abbé Cekada à la suite du CIRS, l’abbé Calderon n’hésite pas à conclure effrontément à la validité sacramentelle certaine du nouveau rite épiscopal dans un domaine sacramentel, pour lequel, au cours de son histoire, l’Eglise n’a jamais toléré le moin- dre doute.
Autant de légèreté, de plus sur une matière aussi grave et dans une revue qui se veut rester d’une certaine tenue, de la part d’un professeur de séminaire est inconcevable et ne laisse pas d’inquiéter.
Cet article de 6 pages de l’abbé Calderon, ce bavardage pseudo-« théologique », qui fait suite aux précédents articles erronés de la revue Le Sel de la Terre sur ce sujet, constitue une nouvelle preuve du manque de rigueur dans lequel est tombé cette revue des Dominicains d’Avrillé en perdition, qui n’hésitent plus à ne présenter à leurs lecteurs, sur ce sujet vital pour la Sainte Eglise et pour le salut des âmes, que de la pure poudre aux yeux.
Ce texte de l’abbé Caldéron achève de déconsidérer et la revue Le Sel de la Terre des Dominicains d’Avrillé et son censeur de son Comité de lecture Mgr Willianson (ancien anglican – variante méthodiste), son supérieur au séminaire de LaReja.
Quel est le niveau et la qualité de l’enseignement dispensé par l’abbé Calderon aux candidats au Sacerdoce dans ce séminaire de LaReja ?
Face à de tels écrits, nous ne pouvons que nourrir les plus grandes craintes.
Note :
Comme le signale le frère Pierre-Marie, la grande variété des formes dans les rites consécra-
toires (pour l'ordination sacerdotale c'est la même chose), montre que Notre-Seigneur n'a pas
déterminé de manière spécifique les paroles à utiliser, mais qu'il a indiqué seulement le sens
général du sacrement.
Bien plus, tant la matière (imposition des mains) que les paroles formelles des préfaces sont
en général plutôt ambiguës et générales, même dans le rite romain traditionnel (l'imposition
des mains est utilisée dans tous les sacrements, encore que pas toujours comme partie de la
matière, et est utilisée aussi en beaucoup de sacramentaux). C'est pourquoi les romains, qui
aiment la précision, ont jugé [1] que le rite de l'ordination sacerdotale obtenait son effet non
pas dans la préface mais dans la tradition des instruments, où l'on précisait justement le
pouvoir transmis [2]. Cela montre que, d'une part on se rendait compte de l'ambiguïtés des
formules, et d'autre part que l'Église possède un pouvoir très ample pour déterminer la
forme et la matière dans le sacrement de l'ordre [3].
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Note [1] : Jusqu'à la Constitution apostolique de Pie XII Sacramentum ordinis du 30 novem-
bre 1947, DS 3860. (Note du Sel de la terre)
Note [2] : Saint Thomas disait au début de son enseignement que par l'imposition des mains
(et donc par les paroles de la préface) était donnée la grâce mais non pas le pouvoir : «Per
manus impositionem datur plenitudo gratiae, per quam ad magna officia sint idonei» (Suppl.
q. 35, a. 7). Par la suite, assurément il changea d’opinion puisqu’il enseignera que la grâce,
Qu’appelle-t-il ici grâce ? Ne désignerait-il pas ainsi la Potestas Ordinis et non pas la Gratia Ordinis ?
« est infusée par le moyen du caractère, de manière qu'elle ne peut être donnée sans celui-
ci ; mais, hélas !, il n'a pas traité de nouveau ce sacrement dans la Somme (restée inachevée).
De toute manière, cela laisse bien voir qu'il considérait que la grâce »
S’agit-il là réellement de la Gratia Ordinis ? « était exprimée clairement dans les paroles de la préface, mais pas autant le pouvoir d'or- dre : pour cela la tradition instruments convenait. (Note de M. l'abbé Calderon) »
Note [3] : Voir la Constitution apostolique de Pie XII Sacramentum ordinis du 30 novembre
1947, DS 3860. (Note du Sel de la terre) »
A quoi sert alors la forme essentielle du Sacrement, dont Pie XII et même Montini- PaulVI prévoient que la formulation exacte et univoque est indispensable à la validité du sacrement ?
« Saint Thomas donne une raison profonde expliquant pourquoi il en est ainsi : dans les au-
tres sacrements, le ministre agit comme instrument, et il doit déterminer de façon bien précise
l'effet qu'il produit au nom de la Sainte Trinité. Mais dans le cas de l'ordre, il agit comme une
cause seconde, comme s'il s'agissait d'une génération, parce que le ministre transmet un pou-
voir tel qu'il le possède lui-même (ou une partie de ce pouvoir). Voir Suppl. q. 34, a. 4
p. 216
et 5 : «Le pouvoir est transmis par le pouvoir, comme le semblable par le semblable. [...]
L'ordre comporte comme une communication univoque du pouvoir. [...] Une certaine auto-
rité appartient à l'évêque à l'égard du pouvoir de l'ordre qu'il transmet : car ce pouvoir est
une émanation de son pouvoir à lui. [...] Pour les autres sacrements, ce qu'ils confèrent ne
vient que de Dieu et nullement du ministre qui les dispense. Pour l'ordre, ce qui est transmis -
le pouvoir spirituel -, vient aussi de celui qui administre le sacrement, comme tout pouvoir
imparfait [celui du prêtre] vient d'un pouvoir parfait [celui de l'évêque]»[1]. Pour cette rai-
son saint Thomas signale que l'efficacité du sacrement ne réside pas dans le seul signe sacra-
mentel, mais aussi dans le ministre-même qui le dispense, l'évêque, et que la matière est
ajoutée pour que soit déterminée quelle participation de pouvoir est donnée :
Note [1] : Potestas a potestate traducitur sicut simili ex simili (...] in hoc sacramento est
quasi quaedam communicatio univoca (...] episcopo habet aliquam potestatem respectu potes-
tatis ordinis quae confertur per ipsum, inquantum a sua potestate derivatur (...] Hoc quod in
sacramento confertur, in aliis sacramentis derivatur tantum a Deo, non a ministro, qui sacra-
mentum dispensat : sed illud quod in hoc sacramento traditur, scilicet spiritualis potestas, de-
rivatur etiam ab eo qui sacramentum dat, sicut potestas imperfecta [sacerdoti] a perfecta
(episcopi] »
.
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Et alors, quand bien-même cela est, le sacrement serait de fide (Pie XII Sacramentum Or- dinis, Magistère infaillible) invalide si sa forme sacramentelle n’énonce pas DE MA- NIERE UNIVOQUE 1°) La Potestas Ordinis 2°) La Gratia Ordinis en des termes ou paroles toujours reçus comme tels par l’Eglise : « paroles qui signifient de manière univoque les effets sacramentels, à savoir le pour d’ordre et la grâce du sacrement, paroles que l’Eglise accepte et emploie comme tel- les » Pie XII SO.
Et nous continuons la citation du Sel de la terre :
«L'efficacité de l'ordre réside en premier lieu dans celui qui administre ce sacrement »
« Le rôle de la matière alors est de délimiter, plutôt que de causer, le pouvoir transmis par-
tiellement par celui qui en possède la plénitude» [2]. Ce qu'il dit de la matière vaut aussi
d'une certaine manière pour la forme. De là vient que l'imposition des mains est une matière
suffisante du fait que ce sont des mains d'évêque ; de là vient aussi que l'Église a pu ajouter
aussi pour la validité la tradition des instruments, et que les formes peuvent être aussi va-
riées ; de là vient encore que l'Église a pu diviser le diaconat en des ordres mineurs divers.
Note [2] : Efficacia hujus sacramenti principaliter residet penes eum qui sacramentum dis-
pensat. Materia autem adhibetur magis ad determinandum potestatem quae traditur particu-
lariter ab habente eam complete, quam ad potestatem causandum”
12 L’expression Summum sacerdotum externe à la forme essentielle ne peut suppléer à l’insuffisance de celle-ci Bien que reconnaissant la forme essentielle du nouveau rite « ambiguë », ce qui contrevient à l’exigence du Pape Pie XII, l’abbé Calderon tente de justifier la validité du rite par le contexte. Pour cela, il ne précise pas quelles phrases permettraient de justifier la validité.
Parmi celles-ci, il en est une qui se trouve parfois citée par les partisans de la validité. Il s’agit de la phrase suivante : « Da, cordium cognitor Pater, huic servo tuo, quem elegisti ad Episcopatum, ut pascat gregem sanctum tuum, et summum sacerdotium tibi exhibeat sine reprehensione »
Or, deux autorités, chacune d’un bord opposé sur la question de la validité du nouveau rite, se sont exprimés sur cette question, et ont écarté l’idée que cette phrase puisse exprimer la potes- tas ordinis épiscopale.
Tout d’abord, un réformateur, le Père Lécuyer, analysant la prétendue Tradition apostolique fallacieusement atribuée à Hippolyte, écrit en 1953, dans une revue du CNRS, que cette phrase exprime l’idée d’un Sacerdoce qui est déjà pleinement réalisé. « A ce point, la prière de consécration introduit un nouveau thème, celui du sacerdoce. Il en a bien été question au début, mais il s'agissait des prêtres de l'ancienne Loi, qui étaient nommés avec les chefs. A ces derniers, l'évêque correspond : mais, jusqu'ici, rien ne l'a mis en relation avec les ίερείς de plus haut. En revanche, désormais, les expres-
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sions en rapport avec le sacerdoce vont se multiplier : άρχιερατεύειυ, λειτουργεϊυ, ίλάσχεσθαι,
πρσφέρειυ τά δώρα . Et surtout il est question du πυεύμα άρχιερατιχόυ, de la grâce spirituelle du
souverain sacerdoce.
Or il est remarquable que le texte de la prière ne demande pas l'effusion de ce πυεύμα,
mais uniquement la grâce d'en faire l'usage qui plaît à Dieu : « qu'il exerce sans repro-
che le souverain sacerdoce..., qu'il rende votre visage propice..., qu'il vous offre » :
puis, dans une deuxième partie, on demande pour le nouvel évêque les pouvoirs
(έξουσίαυ) qui découlent de son souverain sacerdoce : délier les péchés, distribuer les
parts ou les charges (αλήρους), délier tout lien en vertu du pouvoir accordé aux Apôtres. Tout
se passe comme si le fait de recevoir le « pneûma de chef » avait par le fait même consti-
tué l'évêque élu comme grand prêtre : comme si pneûma hègemonikon et pneûma archie-
ratikon n'étaient qu'un unique don spirituel. Mais l'accent est mis sur le caractère de chef :
l'évêque est prêtre, mais c'est un prêtre qui est chef, άργωυ, un prêtre-chef, άρχιερεύς 45. »
Père Joseph Lécuyer, Revue de recherches des sciences religieuses du CNRS, Tome XLI, 1953
En 1978, le bénédictin Dom Kröger, va expliquer que cette phrase exprime l’idée d’un Sacer- doce déjà réalisé, rejoignant l’analyse du Père Lécuyer.
« Alors en tant que théologien, on cherche quand même une possibilité de supprimer
l’ambiguïté46 de la formule d’« Hippolyte ». C’est que, dans la mesure où – dans le cadre de
l’ensemble de la prière de consécration – au sens élargi – on puisse trouver quelque chose qui
exprime la dignité de l’évêque, le manque de clarté pourrait être éventuellement dissipé. Deux
phrases selon la « forma sacramenti » fixée s’offrent : « Vous avez élu Votre Serviteur à la
Charge d’Evêque (quem elegisti ad Episcopatum) afin de guider Votre peuple et de vous ser-
vir jour et nuit comme sublime47 prêtre sans reproche… (ut… summum sacerdotium tibi exi-
beat…). « Charge d’évêque » et « sublime prêtre » sont certainement des expressions pertinen-
tes. Mais la formulation est inaccessible dans la mesure où, ni impérativement on dit : « Rece-
vez la charge d’évêque… la Prêtrise sublime… », ni on implore simultanément de Dieu, en
demandant pardon, (= deprekaiv Abbitte leisten) le Sacre. Bien plus, le texte est rédigé de
telle manière qu’il implique le sacre déjà accompli. La forme du passé composé : « Vous
avez …élu » n’est pas compréhensible autrement.
Une phrase ultérieure dit la chose suivante : « Donnez-lui, par la force du Saint-Esprit, les
pleins pouvoirs de grand prêtre, de remettre les péchés, en Votre Nom, de répartir les char-
ges, selon Votre volonté et de délier ce qui est lié comme Vous l’avez conféré aux Apôtres ».
(Da, ut virtute Spiritus summi sacerdotii habeat potestatem dimittendi peccata secundum man-
datum tuum…). La première partie de la phrase, on pourrait peut-être la considérer comme
forme d’expression suffisante pour la transmission de la dignité d’évêque parce que les
« pleins pouvoirs du prêtre sublime » sont implorés déprécativement (= par amende honora-
ble). Si la phrase : « Donnez-lui les pleins pouvoirs du prêtre sublime » figurait seule pour
elle-même, elle serait UNIVOQUE. Mais ce qu’on entend par pleins pouvoirs, est donc péri-
phrasé plus amplement :
1. pardonner des péchés,
2. répartir des charges,
45 Note du Père Lécuyer : L'expression se retrouve à deux autres reprises dans La Tradition apostolique : au chapitre 9, à propos du sacrifice eucharistique (Botte, p. 41, 3e ligne) : au chapitre 30, à propos des vi- sites que l'évêque doit faire aux malades (BOTTE, p. 66, 3e ligne). 46 (NDT) Plutôt l’incertitude, voire le risque, le danger : Le mot littéral est insécurité, ce qui est plus qu’ambiguïté ; la formule ne laisse pas la place à une bonne interprétation. 47 (NDT) C’est plutôt grand prêtre : Hoherpriester. C’est le terme utilisé dans les traductions alleman- des des textes évangéliques de la Passion pour désigner Ann et Caïphe. Cette remarque vaut pour la suite.
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3. délier ce qui est lié.
Par ces pleins pouvoirs limités, l’élément décisif ne trouve malheureusement pas son ex-
pression, à savoir le POUVOIR D’ORDONNER. Les pleins pouvoirs de remettre les péchés,
mentionnés, n’importe quel prêtre les possède. La compétence de répartir les charges est un
aspect juridique qui ne concerne pas directement le sacre des évêques (p. 65). Le pouvoir de
délier est également à comprendre surtout au sens juridique. A ce propos, il faut penser à la
promesse du Christ qu’Il a faite à tous les Apôtres : « Tout ce que vous lierez sur la Terre, se-
ra aussi lié dans les Cieux, et tout, ce que vous délierez sur la Terre, sera aussi délié dans les
Cieux ». (Matth., XVIII, 18). » Dom Athanasius Kröeger, o.s.b., UNA VOCE KORRESPON-
DENZ (CAHIER 2, 1978, P. 95-96 ). Reflexions theologiques au sujet du nouveau rite
d’ordination des eveques
13 L’invocation à Mgr Lefebvre qui masque la manipulation dont fut victime l’archevêque Après ce ramassis de nombreux sophismes sur trois pages, intervient la trahison finale de l’œuvre de Mgr Lefebvre.
Pour cela le Sel de la terre va tenter d’invoquer l’autorité de Mgr Lefebvre afin de couvrir la pseudo-démonstration qui vient d’être faite.
p. 217
LA VRAIE NATURE DU LIBERALISME
PAR MGR MARCEL LEFEBVRE
[Résumé de ce qui précède : La mentalité libérale est un esprit faux, toujours en contradiction
avec lui-même, qui affirme une chose et son contraire, qui se situe dans une incohérence
continuelle.]
On comprend mieux, dès lors, la situation dans laquelle se trouve aujourd'hui l'Église : une si-
tuation inconcevable qui pousse certains fidèles désemparés à dire qu'il n'y a pas de pape,
qu'il n'y a plus de sacrements valides, qu'il n'y a plus de messes valides... Un radicalisme
complet qui ignore ce qu'est le libéralisme ; il faut avoir des jugements plus prudents, parce
que les libéraux, justement, ne sont pas des gens «absolus» ; ils sont toujours entre l'erreur et
la vérité, ils se contredisent et sont insaisissables. Alors évidemment, ils détruisent la vérité, le
dogme, la foi, mais ils ne vont pas jusqu'à accomplir des actes absolument invalides. Ils
connaissent suffisamment la religion pour ne pas s'engager dans des affirmations qui soulève-
raient une opposition générale contre eux ; ils s'arrangent pour faire des choses acceptables
en principe, du moins à la limite de l'orthodoxie et de la validité, puis franchement mauvaises
dans la pratique. Une chose est la messe qui est sortie des imprimeries du Vatican et qui ré-
sulte des décrets, autre chose sont les messes, les traductions, tout ce qui apparaît dans la
pratique et qui permet de dire que très souvent ces messes sont invalides [1]1.
1
LEFEBVRE Mgr Marcel, C'est moi l'accusé qui devrais vous juger ! Commentaire des
actes du magistère condamnant les erreurs modernes, Sainte-Foy lès Lyon, Fideliter, 1994, p.
142.
La réflexion de Mgr Lefebvre concerne la nouvelle messe, mais elle s'applique aussi très
naturellement au nouveau rite de consécration épiscopale
Affirmation purement gratuite de l’abbé Calderon ! Qu’est-ce qui l’autorise à prétendre que cette réflexion de Mgr Lefebvre qui concerne la synaxe conciliaire, s’appliquait, dans
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l’esprit de Mgr Lefebvre, à la consécration épiscopale conciliaire, alors qu’il avait exprimé dans les années 1970 ses doutes48 dans les références citées plus haut (cf. par exemple son sermon de la Messe de Lille en 1976 où il parle de « sacrements bâtards » et de « prêtres bâ- tards »)
L’abbé Calderon se garde bien d’évoquer la manière dont Mgr Lefebvre fut abusé par la prétendue « étude », en réalité d’une seule page, réalisée par les abbés Bisig et Bauman au séminaire de Zaitzkofen sur commande de l’abbé Schmidberger en 1983, afin de faire accepter au fondateur de la FSSPX la validité sacramentelle du nouvelle rite de consécration épiscopale par recours aux rites orientaux et « ressemblance ».
C’est exactement ce que tente l’abbé Calderon en 2006, sous l’autorité de Mgr Williamson. Le même Mgr Williamson (ancien anglican – variante méthodiste) s’était déjà fait remarquer en 1982 et 1983 aux Etats-Unis en bloquant la publication d’articles sur l’invalidité des ordi- nations conciliaires.
Mgr Williamson est en outre visiblement très lié à l’abbé Schmidberger, comme les faits l’ont encore tout récemment prouvé.
Le Sel de la terre poursuit dans une note :
« Note [1] :
Si dom Botte et ses amis avaient présenté un rite certainement invalide, les personnes capa-
bles de le remarquer n'auraient pas manqué »
Le CIRS, comme l’abbé Cekada et le P. Pierre-Marie d’Avrillé lui-même dans son premier ar- ticle du n°54 du Sel de la Terre de novembre 2005, ont tous souligné que tel avait bien été le cas depuis le début :
Le CIRS dans le document De Occultatione suivant du 11 mai 2006 a fait l’historique des clercs et théologiens qui avaient déjà soulevé en leurs temps les motifs d’invalidité sacramen- telle de cette pseudo consécration épiscopale conciliaire, dont entre autres: - Monseigneur Lefebvre lui-même tout au cours des années 1970, - Le Père Kröger o.s.b., théologien, en 1978, à la mort de Montini-Paul VI, - Monsieur l’abbé Moureaux (Bonum Certamen), en 1981, - La sœur théologienne catholique Maureen Day, en 1995 dans sa lettre ouverte à Mgr Fellay, à la veille du centenaire de la Bulle Apostolicae Curae (1896) du Pape Léon XIII, - Le théologien R. Coomaraswamy, en 1995 et en 2001 - Mgr Tissier de Malleray, en 1998 cf. De Occultatione49 cf. Père Kröger50
48 http://www.rore-sanctifica.org/etudes/2006/RORE-2006-05-11-FR_III-Notitiae_5- Histoire_Pontificalis_Romani_dans_la_FSSPX.pdf 49 http://www rore-sanctifica.org/etudes/2006/RORE-2006-05-11-FR III-Notitiae 5- Histoire Pontificalis Romani dans la FSSPX.pdf 50 http://www.rore-sanctifica.org/etudes/2006/RORE-2006-02-07-FR- Kroger Reflexions Theologiques Consecration Eveques 1978.pdf http://www.rore-sanctifica.org/etudes/2006/RORE-2006-02-17-DE- Kroeger Theologische Erwagungen Ritus Bischofsweihe 1978.pdf
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cf. Maureen Day51 cf. R. Coomaraswamy52
Il faudrait citer aussi ici le Père Morero o.p. Dominicain conciliaire, Professeur à l’Angelicum à Rome en 1998, ainsi qu’il est mentionné dans l’étude du CIRS De Occulatione précitée.
L’abbé Cekada a en outre témoigné lui-même dans son étude référencée plus haut : « C’est par hasard (en 1975-1976) au cours de ma première année passée au séminaire de la Fraternité Saint Pie X (FSSPX) à Ecône en Suisse, que j’ai rencontré ce problème. Je suis allé demander à Mgr Marcel Lefebvre si des amis conservateurs du séminaire où je me trouvais auparavant, pourraient collaborer avec la Fraternité une fois ordonnés prêtres. Il me répondit que, oui, en principe, mais qu’ils devraient d’abord être réordon- nés sous condition, parce que Paul VI avait changé le rite du sacrement des Saints Or- dres. Monseigneur Lefebvre expliquait que la nouvelle forme (la forme essentielle) du rite de l’ordination sacerdotale était douteuse à cause d’un seul mot qui avait été sup- primé. Et Monseigneur de continuer : pour ce qui est de la forme nouvelle de la consé- cration épiscopale, elle est complètement différente et donc invalide. »
De surcroît, le P. Pierre-Marie d’Avrillé écrivait lui-même, en citant l’un des collègues de Dom Botte au Consilium, en page 91 de son article du n°54 du Sel de la Terre de novembre 2005 : « Mgr Hervas53 : Il ne nous appartient pas de modifier la forme [du sacrement] » et en page 95 : « Dernière objection : nous avons vu que Mgr Jean Hervas y Benet, un évêque espagnol, avait émis une objection lors de la première présentation du nouveau rite devant le Consilium. Il revint à la charge dans une note dactylographiée de trois pages, datée du 14 octobre 1966, écrite en latin54. Tout en louant l'érudition et le travail des experts, il fait part de quelques anxiétés de conscience. Il remarque que la nouvelle formule consécratoire éliminerait complètement la préface consécratoire actuellement en vigueur, dont la partie essentielle venait d'être déclarée par Pie XII dans la constitution Sacramentum Ordinis. Or, dit-il, pour justifier une telle démarche, il faudrait : a) Qu'on puisse montrer, par des raisons graves, qu'on ne peut perfectionner la for- mule de consécration existante, en enlevant ou ajoutant quelque partie, selon la norme du Concile : «en sorte que les nouvelles formes continuent organiquement les anciennes» [...] b) [...] Il faudrait constater de façon certaine que la nouvelle forme signifie mieux et plus parfaitement l'action sacramentelle et son effet. C'est-à-dire qu'on devrait cons- tater de façon certaine qu'elle ne contient aucune ambiguïté et qu'elle n'omet rien parmi les principales charges qui sont propres à l'ordre épiscopal. Il proposait de comparer l'ancienne formule et la nouvelle en les mettant en colonnes pa- rallèles, ce qu'il commença à faire pour les paroles essentielles et pour le passage qui
51 http://www.rore-sanctifica.org/etudes/2006/RORE-2006-02-17-FR- Maureen Day Lettre a Mgr Fellay 1995.pdf http://www.rore-sanctifica.org/etudes/2006/RORE-2006-02-17-EN- Maureen Day Letter to Mgr Fellay 1995.pdf 52 http://www.rore-sanctifica.org/etudes/2006/RORE-2006-02-17-FR- Coomaraswany Succession Apostolique intacte 2001.pdf http://www.rore-sanctifica.org/etudes/2006/RORE-2006-02-17-EN- Coomaraswany Apostolic Succession intact 2001.pdf 53 Mgr Jean Hervas y Benet, évêque de Mayorque en Espagne (1905-1982). 54 Archives du Deutsches Liturgisches Institut (Trèves), fond Kleinheyer, B 117. Traduction par nos soins.
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indique le pouvoir de gouverner («ut pascat gregem sanctum tuum» dans le nouveau rite).
Et il s'interrogeait :
Il me vient un doute au sujet des paroles : «Spiritus principales» : ont-elles une valeur
significative suffisante du sacrement ? Et les paroles «pascere gregem tuum» ne peuvent-
elles être interprétées uniquement du pouvoir d'enseigner et de sanctifier, en excluant le
pouvoir de gouverner ?
Et il concluait en disant qu'on n'avait pas donné suffisamment d'éléments au Consilium
pour juger une affaire aussi importante. »
La critique était grave, et appelait une réponse sérieuse. Nous ne savons si une telle ré-
ponse a été donnée, car nous n'avons rien trouvé dans les archives du secrétariat du
Cœtus 20. »
On ne peut donc que constater ici à quel point l’abbé Calderon ne manque pas ici d’aplomb, sinon de toupet, pour ne pas dire de culot, pour oser, devant toutes ces références déjà publiées depuis longtemps déjà, et, pour certaines, dans les précédentes publications du Sel de la Terre sur ce sujet, à présent rassemblées sur le site internet public www.rore- sanctifica.org, déclarer comme il le fait : « si dom Botte et ses amis avaient présenté un rite certainement invalide, les personnes capables de le remarquer n'auraient pas manqué » !
Comment qualifier un tel comportement de la part de l’abbé Calderon, qui se révèle ici parfait disciple de l’abbé Schmidberger dans sa volonté d’occultation de la question, si- non de parfaite mauvaise foi pour tenter d’impressionner son lecteur ignorant du Sel de la Terre, en lui mentant effrontément ?
(en 1967 le cardinal Ottaviani était encore préfet de la congrégation pour la Doctrine de la
foi).
Quelle mauvaise foi encore de la part de l’abbé Calderon !
Celui-ci fait mine en effet d’ignorer pour ses innocents lecteurs, que le P. Pierre-Marie d’Avrillé lui-même en page 83 de son premier article du n°54 du Sel de la Terre, novem- bre 2005, soulevait lui-même cette question : « Or, jamais le cardinal Ottaviani n'aurait laissé passer un rite douteux quant à sa validité »
à laquelle le P. Pierre-Marie d’Avrillé répondait lui-même en page 118 :
« Du fait que la réforme ait été examinée par la commission du Saint-Office alors que le car-
dinal Ottaviani en était le préfet, on ne saurait non plus tirer un argument définitif.
D'une part, nous l'avons vu, Dom Botte s'est arrangé pour que le représentant du Saint-Office
soit écarté des réunions de la commission d'examen.
D'autre part, il faut se rappeler que le cardinal Ottaviani a perdu la vue dans les derniers
temps de sa charge. C'est sans doute la raison pour laquelle il a commencé par «laisser pas-
ser» la nouvelle messe. Il a fallu que Mgr Lefebvre vienne le voir et insiste pour obtenir qu'il
revienne sur sa décision et signe le Bref examen critique.
De même que pour la nouvelle messe, le cardinal Ottaviani aurait pu laisser passer d'éven-
tuelles déficiences du nouveau rite de consécration des évêques »
L’abbé Calderone prendrait-il ses lecteurs pour de parfaits benêts, ne sachant ni lire ni se sou- venir ?
Et les rédacteurs du Sel de la Terre de poursuivre :
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« Il n'aurait pas été nécessaire d'attendre jusqu'à 2005 qu'un ingénieur statisticien et un an-
cien séminariste fassent enfin la «démonstration» (qui varie tous les deux mois) de l'invali-
dité systématique de ce rite. Les libéraux ont travaillé plus subtilement. »
Les rédacteurs de ce commentaire font ici preuve d’une venimeuse mauvaise foi dans l’intention de tromper leurs lecteurs : évitant soigneusement de faire référence précisément aux travaux de recherche publiés par le CIRS, de peur que leurs lecteurs n’en prennent connaissance, ces personnes laissent entendre que les équipes du Comité International de Re- cherches Scientifiques sur les origines et la validité de Pontificalis Romani qui publient les ré- sultats de leurs travaux sur le site internet www.rore-sanctifica.org seraient l’action d’un « in- génieur statisticien et un ancien séminariste », alors que ces équipes réunissent les collabora- tions de plusieurs professionnels clercs et laïcs, y compris en Théologie, Histoire et linguisti- que, français et étrangers.
En utilisant ce même procédé nous pourrions nous-mêmes prétendre que le véritable auteur de la présente courte note de l’abbé Calderon ne serait autre que Mgr Williamson (ancien anglican – variante méthodiste), son Supérieur au séminaire de LaReja, et membre éminent du Comité de lecture du Sel de la Terre)
La mauvaise foi venimeuse des clercs auteurs de cette incise (sur les « deux mois ») est ici encore patente : Le CIRS a déjà fait très précisément le 10 juillet 2006 litière de cette in- sertion calomniatrice du P. Pierre-Marie dans le n°56 du Sel de la Terre : cf pages 3 à 6/33 de De Erratis55 :
Nous mettons au défi les clercs et autres auteurs responsables de cette incise déshon-
nête et calomniatrice de préciser en quoi la démonstration publiée par le CIRS de
l’invalidité sacramentelle certaine de la pseudo consécration épiscopale conciliaire
promulguée le 18 juin 1968 dans Pontificalis Romani par Montini-Paul VI, aurait
« variée tous les deux mois ».
Bien au contraire, les travaux du CIRS n’ont cessé de préciser au fil de leur publica-
tion les différents motifs – chacun suffisants par eux-mêmes – de l’invalidité sa-
cramentelle intrinsèque certaine de ce pseudo rite sacramentel épiscopal conciliaire
de Montini-PaulVI, motifs énoncés dès la publication du premier tome de Rore-
Sanctifica aux Editions Saint Rémi le 02 août 2005.
Ces auteurs de mauvaise foi redoutent en fait tout particulièrement que leurs lecteurs
ne prennent connaissance de ces réfutations publiques.
Car en réalité ce sont les textes publiés par les Dominicains d’Avrillé qui ne cessent
de varier et de reculer au fur et à mesure des publications des travaux du CIRS ainsi
qu’il est prouvé, dans le document du CIRS référencé ci-dessus, par les dates des sup-
pressions subreptices de leurs erreurs grossières successives qu’ils n’ont cessé
d’effectuer dans leurs propres publications successives.
55 http://www.rore-sanctifica.org/etudes/2006/RORE-2006-07-15- FR Rore Sanctifica III Notitia 6 Refutation brochure Pierre Marie A.pdf
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14 Extrait des chapitres 6.2 et 6.3 de la Notitia VI – De Erra- tis au sujet de la satisfaction du rite Copte aux 2 critères du Pape Pie XII Cette Notitia VI56 a été publiée par le CIRS en juillet 2006. Début de la citation de la Notitia VI
14.1 Le texte bohaïrique cité par Dom Lanne confirme la phrase exacte qui mentionne le pouvoir d’ordonner des prêtres Poursuivant son étude, Dom Lanne mentionne ses sources bohaïriques. « Du texte bohaïrique on possède deux éditions imprimées : celle du Pontifical de Ra- phaël Tuki et le texte avec traduction française donnée par le P.V.Ermoni dans la Re- vue de l’Orient Chrétien. Une collation du texte du Pontifical sur les meilleurs manuscrits du Vatican m’a mon- tré que R.Tuki avait travaillé avec grand soin, bien que les options critiques qu’il a prises pour quelques détails soient discutables. Quant à la publication d’Ermoni, faite d’après le codex 88 de la Bibliothèque Natio- nale, tant le texte que la traduction sont si défectueux qu’ils sont à peine utilisables » (page 91) Dom Lanne explique ensuite que le rite copte peut se comparer aux Constitutions apostoli- ques, mais qu’il comporte des modifications (gloses). Il va pour cela utiliser l’édition de Tuki (Pontificale, t. 1, p. 65) « L’oraison copte de son côté apporte à première vue un certain nombre de gloses » « La première partie est donc parrallèle au texte grec, mais on y relève un certain nombre d’interpolations qui se trouvent pour la plupart vers la fin de la prière ». (pa- ges 92 et 93) Et sur le point précis de la phrase « constituendi cleros » (en grec : didonaï kleros), Dom Lanne écrit qu’elle est « précisée par epieraton, c’est-à-dire : pour le clergé, ou pour le sanctuaire ». Cela confirme l’ajout « in ordine sacerdotali » que donne Assemani en complément au texte du Denzinger : « constituendi cleros secundum mandatum ejus ad sanctuarium »
Nous reproduisons la photocopie des pages 92 et 93 de l’article de Dom Lanne, où les lecteurs pourront constater par eux-mêmes.
56 http://www.rore-sanctifica.org/bibilotheque_rore_sanctifica/01- publications_de_rore_sanctifica/rore_sanctifica-2006-02-notitiae_(ex_tomo_3)/2006-07-notitia_6- de_erratis/rs_notitia_3_de_erratis_2006_07_a.pdf
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PHOTOCOPIE DE L’ARTICLE DE DOM LANNE (L’Orient-Syrien) - 1960
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14.2 Le refus arbitraire du Père Pierre-Marie de reconnaître le pou- voir d’ordonner dans le rite copte Voici ce qu’écrit l’abbé Cekada le 25 mars 2006 en réponse au Père Pierre-Marie dans le n°54 du Sel de la terre : « (5) Le rite copte de la consécration épiscopale. Ici au moins le Fr. Pierre-Marie fournit un texte basé sur une forme de consécration épiscopale, reconnue pour être va- lide. Malheureusement : (a) Il a tiré sa traduction latine des Ritus Orientalium57 de Denzinger, lequel, dans le cas des textes coptes, provenait d’une autre version latine «parsemée d’erreurs de traductions »58, et qui par conséquent « devait être utilisé avec précautions »59. (b) Cette version fait une traduction fautive d’une phrase qui spécifie le pouvoir de l’évêque de «fournir un clergé pour la prêtrise selon le commandement [de Notre- Seigneur]»60. Dom Botte a masqué cette phrase par l’expression «répartir les ministè- res» dans sa « reconstitution » d’Hippolyte de 1963, et dans la Préface de la consécra- tion épiscopale de 1968 par l’expression «distribuer les dons»61. Ce changement aurait dû donner l’alerte, mais ce ne fut pas le cas, parce que le Fr. Pierre-Marie s’est servi d’une traduction non-fiable. En somme, le Fr. Pierre-Marie présente dans ses tableaux trois anciens textes contestés («La reconstitution» d’Hippolyte par Dom Botte, les Constitutions et le Tes- tament), un rite non sacramentel d’intronisation (pour le patriarche maronite), ainsi qu’une traduction non fiable (de Denzinger / Scholz en latin) qui omet une phrase- clé (ordonner des prêtres) dans la forme sacramentelle copte. Rien de tout cela, bien évidemment, ne plaide pour la validité du nouveau rite. » Abbé Cekada – Absolument nul et entièrement vain62
Le rite copte pris dans une source fiable, exprime le pouvoir de conférer l’Ordre. Voici ce qu’il donnerait : « constituendi cleros secundum mandatum ejus ad sanctuarium in ordine sacerdotali » Cette signification implique nécessairement que c’est bien le pouvoir de l’Ordre épis- copal est conféré. En effet ce pouvoir de l’Ordre épiscopal a pour spécificité, entre au- tres, de disposer du pouvoir de conférer l’Ordre. Ainsi, de façon indirecte, l’un des deux critères de Pie XII (la signification univoque du pouvoir de l’Ordre épiscopal conféré) est signifiée par le rite de consécration de l’évêque copte. Par contre, dans son tableau comparatif du rite de consécration de l’évêque copte avec le nouveau rite de 1968, le Père Pierre-Marie reprend le texte incorrect du Denzinger : « constituendi cleros secundum mandatum ejus ad sanctuarium »
57 Note Abbé Cekada : RO 2:23ff 58 Note Abbé Cekada : Emmanuel. Lanne, “Les Ordinations dans le Rite Copte,” L’Orient Syrien 5 (1960), 90–1. “Denzinger se base sur une version établie par Scholz… La traduction de Scholz contient des gros contresens.” 59 Note Abbé Cekada : Bradshaw, 8. 60 Note Abbé Cekada : Trans. Burmester, Ordination Rites, 110-1. RO 2:24 rend le Copte comme “constituendi cleros secundum mandatum ejus ad sanctuarium.” La note de bas de page lit : “in ordine sacerdotali.” 61 Note Abbé Cekada : “distribuat munera,” “dare sortes.” Botte a également mis complètement au rebut les phrases qui mentionnaient la consécration des églises et des autels. 62 http://www rore-sanctifica.org
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Le Père Pierre-Marie compare ainsi un texte non fiable (incomplet) du rite Copte, ce- lui de Denzinger, à celui de Pontificalis Romani (p39 ligne 31 de la Brochure) et il affirme deux choses : (A) Pour le Père Pierre-Marie, seule une variante du rite copte mentionne « in or- dine sacerdotale », il s’agit de celle d’Assemani63. Pour le dominicain, cela ne lui suffit pas à dire que le texte du Denzinger est une mauvaise traduction, mais que simplement le rite copte est connu selon quatre sources dont l’une seule parle de l’Ordre sacerdotal. o Nous avons vu plus haut que c’est faux et que l’abbé Cekada est fondé à cri- tiquer la fiabilité du texte de Denzinger et que la version bohaïrique (édition de Tuki) est plus fiable et contient l’équivalent de l’ajout d’Assemani men- tionné par Denzinger et qui exprime l’ordre sacerdotal à l’identique d’Assemani. (B) Pour le Père Pierre-Marie, le texte de Denzinger (amputé de l’ajout d’Assemani) ne signifie pas le pouvoir de conférer l’Ordre à des prêtres. Il met donc en équivalence les deux textes : o « distribuat munera » (distribuer des charges) de Pontificalis Romani (1968) – Sens profane o Et « constituendi cleros » (faire des clercs) dans le rite copte - Sens ecclé- siatique Cette affirmation est fausse. Le second terme a un sens ecclésiastique, alors que le premier a un sens profane. Cela a déjà été démontré dans le tome I de Rore Sancti- fica (août 2005) et ce point fut également traité dans l’étude de l’abbé Zins (18 jan- vier 2006). Ce n’est qu’au prix de cette affirmation gratuite et péremptoire que le Père Pierre-Marie croit être autorisé à prétendre que le nouveau rite serait équiva- lent « en substance » au rite copte. En résumé à partir des affirmations fausses (A) et (B), pour le Père Pierre-Marie, le texte du rite copte, à cet endroit de la forme, ne signifierait plus le pouvoir de conférer l’ordre. C’est à partir de ce tour de passe-passe qu’il croit pouvoir expliquer que la suppression de « secundum mandatum unigeniti tui Filii Jesu Christi Domini nostri, constituendi cleros » telle qu’elle fut faite dans le texte du Consilium du 31 mars 1967, n’aurait nulle importance par rapport à la validité du rite. Or, nous avons vu que le propos de l’abbé Cekada est confirmé par les sources bohaïri- ques citées par Dom Lanne et que le rite copte exprime bien à cet endroit le pouvoir de conférer l’Ordre est bien signifié.
63 « C’est le texte d'Assemani, donné en note dans Denzinger, qui précise qu'il s’agit de «constituer des clercs selon l'ordre sacerdotal». Cette précision ne se trouve ni dans la traduction de Scholz sui- vie par Denzinger, ni dans les traductions de Kircher et de Renaudot dont Denzinger mentionne les variantes en notes. » Père Pierre-Marie, Sont-ils évêques ? p 78
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Le rite copte, par cette formule, répond bien à l’un des deux critères de validité exigé par Pie XII pour la consécration épiscopale. Et ce n’est justement pas le cas du nouveau rite. Cette signification du pouvoir d’ordonner des prêtres exprimée dans le rite copte est absente de l’expression profane « distribuerat munera » du nouveau rite. Le comparatif du tableau du Père Pierre-Marie est erroné, et un véritable tableau comparatif des sources exactes mon- trerait bien au contraire la divergence du nouveau rite et du rite copte sur ce point. Le Père Pierre-Marie procède ainsi afin de justifier à tout prix – même à celui de la vérité - le sens profane « distribuat munera » qui représente une véritable félonie réfléchie de la part de Dom Botte.
Fin de la citation de la Notitia VI
14.3 Signification de la gratia ordinis épiscopale dans la forme du rite Copte Cette signification est exprimée dans la phrase : « Ita, Pater omnipotens, per Christum tuum, da ei unitatem Spiritus Sancti tui, ut sit ipsi potes- tas dimittendi peccata » Cette phrase exprime la grâce du Saint-Esprit très clairement. Il n’est là nullement question de l’expression équivoque Spiritus principalis. Cette phrase précède celle qui exprime la po- testas ordinis épiscopale. La forme du rite Copte contient donc la signification de la gratia ordinis épiscopale.
14.4 Conclusion
La signification de la potestas ordinis épiscopale et de la gratio ordinis épiscopale sont toutes deux exprimées de façon univoque dans le rite épiscopal Copte, comme nous venons de le voir. Cela montre que ce rite est parfaitement conforme aux exigences fixées infailliblement par le Pape Pie XII en 1947.
Ce n’est absolument pas le cas pour le nouveau rite de consécration épiscopale tiré de la pré- tendue Tradition apostolique fallacieusement atribuée à Hippolyte et promulgué en 1968.
Dans son article du n°58 du Sel de la terre, l’abbé Calderon n’identifie aucunement ces deux phrases. Bien au contraire, il suggère que la forme essentielle, donc celle qui doit satisfaire aux deux critères du Pape Pie XII, correspondrait à :
« Tu iterum nunc effunde virtutem Spiritus tui hegemonici, quem donasti Apostolis
sanctis tuis in nomine tuo »
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Et ensuite, il vient expliquer que cette phrase étant « autant ou sinon plus ambiguë », il fau- drait chercher la signification manquante dans le « rite complet ». Cet article de l’abbé Calde- ron est d’une très grande mauvaise foi, car comme il écrit en septembre 2006, il est parfaite- ment informé de la Notitia VI du CIRS qui a été mise sur internet en juillet 2006, soit deux mois plus tôt. Nous savons que ces abbées suivent à la loupe les mises à jour du site, l’abbé Calderon a donc écrit ses sophismes du n°58 du Sel de la terre, en sachant pertinemment de quoi il s’agissait et de la vérité des réfutations publiées par le CIRS.
15 Communiqué du CIRS du 25 avril 2006 – De Ritu Copto- rum
15.1 Une pièce historique des archives du Consilium en date du 31 mars 1967 contredit le Sel de la terre
15.1.1 L’intention des réformateurs de 1968 de rendre le nouveau rite de consécration épiscopale invalide
Notre étude prolonge les travaux déjà publiés dans les trois tomes de Rore Sanctifica, qui dé- montrent que le nouveau rite de consécration épiscopale promulgué en 1968 (Pontificalis Ro- mani) est invalide. S’appuyant sur l’exploitation des archives du Consilium qui prépara la réforme de 1965 à 1968, cette présente étude, textes à l’appui, contredit les affirmations fallacieuses publiées par les dominicains d’Avrillé, sous la signature du Père Pierre-Marie : Le nouveau rituel de consécration épiscopale est-il valide ? (pages 72 à 129) du numéro 54 du Sel de la terre (no- vembre 2005). Nous sommes en possession des archives du Consilium et l’exhumation de ces documents historiques montre maintenant clairement que la pseudo-démonstration d’Avrillé de novem- bre 2005 recopie exactement la démarche des responsables liturgistes modernistes de la Com- mission de 1965-68, à savoir Dom Botte, le Père Lécuyer et l’abbé Kleinheyer. Reprenant en effet à son compte la justification de l’adoption du nouveau rite, dérivé d’une essai de reconstitution artificielle d’une prétendue Tradition apostolique, fallacieusement at- tribuée à Hippolyte de Rome, la revue Le Sel de la terre prétend que ce nouveau rite « contiendrait la substance du rite copte ». Or, il a déjà été démontré que la forme essentielle du nouveau rite épiscopal de Montini- PaulVI ne comprend déjà pas la signification du pouvoir d’Ordre, la potestas ordinis, propre à l’épiscopat. Cette étude de Rore Sanctifica démontre de plus que lors de la préparation du nouveau rite, le rite copte fut utilisé pour abuser les Pères conciliaires, à l’image de la pseudo- démonstration du Sel de la terre. Et, fait nouveau et majeur, le segment de phrase exprimant le pouvoir de transmission du Sacerdoce de l’évêque et extrait du rite copte – la potestas or- dinis épiscopale - , lui-même déjà issu d’une traduction mise en cause, fut littéralement cou-
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pée du texte Copte présenté aux Pères. Cette amputation habile, car la continuité de la phrase était maintenue artificiellement, trahit l’intention des réformateurs de vouloir mas- quer la présence dans le rite épiscopal copte du segment de phrase exprimant la trans- mission du Sacerdoce, c'est-à-dire sa potestas ordinis. Ainsi le texte profane du nouveau rite épiscopal de Montini-PaulVI (« distribuer des dons » ou « des offices ») était de nature à endormir sur ce point les soupçons éventuels des Pères du Consilium.
Ajoutons que de toute manière la forme essentielle du nouveau rite est indemne de toute signification du pouvoir d’Ordre, potestas ordinis (de l’épiscopat). Le recours à un comparatif au rite copte relèverait d’une recherche de la signification hors de la forme essentielle, dans le contexte. Mais cela s’oppose l’un des deux exigences obligatoires fixées infailliblement par Pie XII qui exige que cette signification soit présente dans la forme essentielle de façon uni- voque, à peine d’invalidité sacramentelle de la consécration épiscopale. Intrinsèquement la forme essentielle du nouveau rite est donc invalide. Elle ne saurait donc pas être sauvée par une prétendue « analogie de substance » alléguée avec le rite copte. Bien au contraire la com- paraison du nouveau rite avec le rite copte ne fait que confirmer son invalidité.
Lorsqu’en 1896, dans sa lettre apostolique Apostolicae Curae, Léon XIII déclara les ordi-
nations anglicanes « absolument nulles et totalement vaines », il invoqua comme cause d’invalidité non seulement la forme sacramentelle des rites anglicans mais également l’intention anti-catholique des réformateurs anglais.
« A ce vice de forme intrinsèque, se lie le défaut d'intention : or, la forme et l'intention sont
également nécessaires à l'existence du sacrement. La pensée ou l’intention, en temps qu'elle est
une chose intérieure, ne tombe pas sous le jugement de l'Eglise ; mais celle-ci doit en juger la
manifestation extérieure. Ainsi, quelqu'un qui, dans la confection et la collation d'un sacrement,
emploie sérieusement et suivant le rite la matière et la forme requises, est censé, par le fait même,
avoir eu l'intention de faire ce que fait l'Eglise.
C'est sur ce principe que s'appuie la doctrine d'après laquelle est valide tout sacrement confé-
ré par un hérétique ou un homme non baptisé, pourvu qu'il soit conféré selon le rite catholique.
Au contraire, si le rite est modifié dans le dessein manifeste d'en introduire un autre non
admis par l'Eglise et de rejeter celui dont elle se sert et qui, par l'institution du Christ, est atta-
ché à la nature même du sacrement, alors, évidemment, non seulement l’intention nécessaire au
sacrement fait défaut, mais il y a là une intention contraire et opposée au sacrement. » Pape
Léon XIII, Apostolicae Curae, 1896
Le 31 mars 1967, les responsables du Groupe 20, à savoir Dom Botte et le Père Lécuyer ont clairement manifesté, non seulement leur volonté de rejeter le rite romain admis par l’Eglise depuis plus de 17 siècles, mais de plus ils ont aggravé leur intention anti- catholique en dissimulant aux Pères de la Commission la signification du pouvoir d’Ordre, la potestas ordinis épiscopale, bien présente dans le rite valide de consécration épiscopale copte, pour complaire à la « théologie » hérétique du « Sacerdoce » des Pro- testants (cf. supra), ce qui rajoute une cause supplémentaire d’invalidité sacramentelle, décisive par elle-même, au vice de forme intrinsèque au nouveau rite. Les réformateurs ont ainsi exprimé leur intention de « ne pas faire ce que fait l’Eglise », que l’Eglise le fasse dans le rite épiscopal romain d’avant 1968 ou qu’elle le fasse dans le rite épiscopal copte valide.
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Ils attirent ainsi sur le nouveau rite de consécration épiscopale de 1968 de Montini-PaulVI, la condamnation que prononça, pour des raisons de fond identiques, le Pape Léon XIII sur les ordinations anglicanes : ‘Absolument nulles et totalement vaines’
Le 25 avril 2006, Comité Rore Sanctifica
15.2 Développement
Il a déjà été expliqué dans les Notitiae de Rore Sanctifica que la nouvelle pseudo-forme sa- cramentelle essentielle du rite de consécration épiscopal n’exprime pas explicitement la com- munication du pouvoir d’ordre, la potestas ordinis, qui est propre au statut épiscopal qui pos- sède le degré le plus élevé du Sacerdoce et donc sa plénitude.
Rappelons la pseudo-forme sacramentelle essentielle du rite telle que désignée par Paul VI : Nous décomposons ainsi : • PR1 Répands sur cet élu, la force, qui est de toi, Spiritus principalis, lequel tu as donné à ton Fils bien-aimé JC, (effunde super hunc electum eam virtutem, quae a te est, Spiritum principalem, quem dedisti dilecto Filio tuo JC,) • PR2 qui l’(Spiritus principalis) a lui-même donné aux saints Apôtres, (quem de- disti dilecto Filio tuo, quem ipse donavit sanctis Apostolis,).
Nous constatons que cette forme essentielle ne possède, dans aucune de ses deux parties, la signification de la plénitude du pouvoir d’Ordre qui est celle de l’épiscopat, la potestas ordi- nis épiscopale.
Par contre dans le rite romain supprimé en 1968, cette plénitude est exprimée : « Comple in Sacerdote tuo ministerii tui summam, et ornamentis totius glorificationis instructum coeles- ti… » C’est cette forme qui a été utilisée en 1988 à Ecône par Mgr Lefebvre pour sacrer Mgr Tissier de Mallerais, Mgr Williamson, Mgr de Galaretta et Mgr Fellay.
Les réformateurs ont tenté de justifier la nouvelle forme sacramentelle essentielle de consé- cration épiscopale en prétendant qu’il s’agissait d’une forme sacramentelle encore en usage, mais sous une forme plus développée, dans des rites orientaux encore en usage dans l’Eglise catholique en 1968.
Cet argument a été repris en novembre 2005 dans l’article Le nouveau rituel de consécration épiscopale est-il valide ? (pages 72 à 129) du numéro 54 du Sel de la terre, paru sous la signa- ture du Frère Pierre-Marie o.p. du couvent des dominicains d’Avrillé.
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Les rédacteurs de l’article du n°54 écrivent en effet en page 100 de la revue Le Sel de la Terre :
« Pour s’assurer de la validité du rite de Paul VI, il nous suffira donc de mettre en
parallèle la nouvelle prière du sacre avec les deux rites orientaux en question [le rite
de consécration épiscopale copte, et le rite d’intronisation du Patriarche maronite]. La
validité de ces deux rites ne saurait être remise en cause..(..).. »
« La comparaison entre ces diverses prières nous paraît suffisamment éloquente par
elle-même : le nouveau rite contient la substance des deux rites coptes et syriens. »
Nous rappelons un comparatif déjà publié dans les Notitiae de Rore Sanctifica et paru en fin janvier 2006.
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La revendication d’un soi-disant « accord foncier »
entre la prétendue Tradition apostolique attribuée fallacieusement à Hippolyte de Rome et les rites orientaux valides
Paul VI (18 P. Lécuyer (18 Dom Botte (1969) Dom Botte (1973) Annibale Bugnini (1983) Sel de la terre juin 1968) juin 1968) (nov. 2005) La comparaison et qui, pour une Il y avait un autre grand C’est un texte vivant qui, Si je m’étais arrêté à ce texte, ce Les patriarches d’Antioche et d’Alexandrie entre ces diverses grande partie, avantage dans ce choix, sous des formes dérivées, n’était pas parce que je venais d’en utilisent toujours deux textes qui, malgré les prières nous paraît est encore ob- parce que cette for- est encore en usage dans faire une édition critique, mais parce différences observables entre eux, sont identi- suffisamment élo- servée dans la li- mule est conservée en les rites orientaux de Sy- que, en étudiant les rites orientaux, ques sur le fond et proviennent de la même quente par elle- turgie de grande partie dans rie et d’Egypte. J’ai fourni j’avais constaté que la formule était source, la Traditio Apostolica d’Hyppolite. même : le nouveau l’ordination chez deux rites orientaux, le aux Pères une version la- toujours vivante sous des formes Cette prière est d’une grande richesse théologi- rite contient la les Coptes et les rite copte et, avec une tine de ces formules orien- plus évoluées. Ainsi dans le rite sy- que. Elle exprime en effet l’enseignement tradi- substance des Syriens occiden- forme plus développée, tales en soulignant tout ce rien, la prière pour l’ordination du tionnel selon lequel l’évêque est non seulement deux rites coptes taux le rite syrien occidental. qui venait de la Tradition patriarche n’était autre que celle grand prêtre, mais aussi berger du troupeau du et syriens. On ne apostolique. Il apparaissait du Testament de Notre-Seigneur, Christ et successeur des apôtres ayant reçu du peut mettre en doute clairement que c’était remaniement de la Tradition apos- Christ le « Spiritus principalis ». Si l’on compare sa validité sans bien Hippolyte qui avait tolique. De même dans le rite copte, les trois textes – celui proposé par le Père rayer de l'histoire de inspiré ces formules et, en la prière pour l’ordination de l’évêque Botte et ceux en usage dans les patriarcats l'Église ces deux même temps, que l’original est proche de celle des Constitu- d’Antioche et d’Alexandrie –, il apparaît clai- Églises qui ont fourni était plus riche et plus clair tions apostoliques, autre rema- rement que les idées fondamentales et la suc- de grands saints et que les adaptations. Ce- niement du texte d’Hippolyte. On cession logique sont les mêmes, bien que des docteurs. pendant, malgré quelques retrouvait partout les idées essentiel- extensions aient été introduites dans l’un ou différences, il y avait un ac- les de la Tradition apostolique. l’autre de ces textes, sans toutefois nuire à la cord foncier, beauté et à l’intelligibilité de la prière.
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La consultation des archives du Consilium a permis de prendre connaissance des rites orien- taux qui ont été utilisés pour fonder cette assertion et convaincre la Commission du Consi- lium. Deux rites ont été mis en avant par Dom Botte, le Père Lécuyer et leur équipe : le rite d’intronisation d’un patriarche maronite et le rite de consécration d’un évêque Copte. Dans leur tentative de justification de la validité du nouveau rite, les rédacteurs du Sel de la terre (numéro 54) ont également eu recours à ces mêmes rites orientaux. La consultation des archives du Consilium montrent que l’article signé par le Père Pierre-Marie constitue une vul- garisation des travaux de Dom Botte et du Père Lécuyer. Les rédacteurs du Sel de la terre et les réformateurs de 1968 ont utilisé les mêmes arguments et les mêmes textes.
Intéressons-nous plus particulièrement au rite copte. L’abbé Cekada mets déjà en cause le re- cours à ce rite dans son étude du 25 mars 2006, en raison d’une mauvaise traduction du Den- zinger.
« (5) Le rite copte de la consécration épiscopale. Ici au moins le P. Pierre-Marie donne un
texte qui est basé sur une forme de consécration épiscopale qui est reconnue pour être valide.
Malheureusement
(a) Il a puisé sa traduction dans le Ritus Orientalium dans Denzinger qui était, dans le cas
des textes coptes, basé sur une autre version latine «remplie tout au long de traductions fauti-
ves »64 et qu’on « devrait traiter pour cette raison avec réserve »65.
(b) Cette version fait une traduction fautive dune phrase qui spécifie que le pouvoir de
l’évêque consiste à «pourvoir un clergé selon le commandement de Notre-Seigneur en rap-
port avec le sacerdoce» 66 . En 1963 Dom Botte voilait cette phrase de la reconstitution
d’Hippolyte par l’expression «répartir les ministères» et dans la Préface de la consécration
épiscopale en 1968 par l’expression «distribuer les dons». C’est un changement qui aurait dû
donner l’alerte, mais cela ne se faisait pas, parce que le P. Pierre-Marie s’est servi dune tra-
duction non-fiable.
En somme, le P. Pierre-Marie présente dans ses tableaux trois anciens textes contestés («La reconstitution» d’Hippolyte, les Constitutions et le Testament) et un rite non sacramentel d’installation (d’un patriarche maronite) et une traduction non fiable (Denzinger/ Scholz en latin) qui omet une phrase-clé (ordonner des prêtres) de la forme sacramentelle copte.
Aucun de ces arguments ne conforte donc la validité du nouveau rite, évidemment » Abbé Ceka-
da, 25 mars 2006
Le tome 2 de Ritus Orientalium précise bien dans la note 14 attachée à ‘ad sanctuarium’ (en page 24) : ‘in ordine sacerdotali’ au sujet de la phrase :
64 Emmanuel. Lanne, “Les Ordinations dans le Rite Copte,” L’Orient Syrien 5 - (1960), 90–1. “Den- zinger se base sur une version faite par Scholz… La traduction de Scholz contient des gros contre- sens.” 65 Bradshaw Paul F. Ordination Rites of the Ancient Churches of East and West. New York: Pueblo 1987. 66 Trans. Burmester, Ordination Rites, 110-1. RO 2:24 renders the Coptic as “constitutendi cleros se- cundum mandatum ejus ad sanctuarium.” The footnote reads: “in ordine sacerdotali.”
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« Constituendi cleros secundum mandatum ejus ad sanctuarium »
Voici la reproduction du Denzinger en page 24 du tome 2 (rite copte) d’après l’édition de Graz de 1961 qui reproduit l’édition de 1864 :
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Le comparatif du Sel de la terre est bien basé sur cette traduction non fiable du Denzinger, et met en vis-à-vis le « constituendi cleros » avec le « distribuat munera », mais encore, cette partie du rite copte a été dissimulée dans la présentation du rite copte aux Pères de la Commission. Nous produisons ci-dessous dans un tableau comparatif les quatre textes du rite copte : • Denzinger (mal traduit – édition de Graz de 1961 reproduisant celle de 1864) • Le Denzinger cité par Le Sel de la terre (n° 54) • Le rite copte cité par le schemata n°220 du Consilium (Appendice) le 31 mars 1967 • Le nouveau rite de consécration épiscopale (Pontificalis Romani) promulgué en 1968
Non seulement en 1963 Dom Botte voilait la signification du pouvoir d’ordonner – la potestas ordinis épiscopale - figurant elle explicitement dans le rite copte, mais de plus, le 31 mars
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1967 cette phrase fut habilement masquée aux membres de la Commission qui eut à se prononcer en faveur de l’adoption du nouveau rite épiscopal de Montini-PaulVI qui de- vait intervenir en 1968.
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Rite Copte (Denzinger – p23-24) Rite Copte (Sel de la terre – p 101-104) Rite Copte cité au Consilium - 1967 Rite Paul VI (1968) (mal traduit) (n°54 – nov. 2005) Dominator Domine Deus omnipotens Dominator Domine Deus Qui es; Domine Deus omnipotens, Deus et omnipotens Pater Domini nostri et Dei nostri et Pater Domini nostri et Dei nostri et Salva- Pater Domini nostri et Dei nostri et Salvatoris Iesu Pater Domini nostri Jesu Christi, Salvatoris nostri Jesu Christi, toris nostri Jesu Christi, Christi, une sole ingenite, sine principio (αρχή) [...] unus solus ingenitus, sine principio, nullum regem nullum regem habens super te, qui es sem- habens super te, qui es semper et ante saecula, infi- per12 et es ante saecula, infinite et sole nitus et solus altissimus, solus sapiens, solus bonus, altissime, sole sapiens (σοφός), sole bone invisibilis in natura tua, prin-cipii expers et apud (αγαθός), invisibilis in natura (φύσις) tua, quem est scientia incomprehensibilis et incompara- principii expers (άναρχος), et apud quem bilis, cognoscens occulta, est scientia incomprehensibilis et incomparabilis13 (ασύγκριτος), cognoscens occulta, Pater misericordiarum et Deus totius consolationis, qui in excelsis habitas et humilia respicis cognoscens omnia antequam fiant, cognoscens omnia antequam fiant, cognoscens omnia antequam fiant, qui cognoscis omnia antequam nascantur qui es in altissimis et respicis humiles, qui es in altissimis et respicis humiles, qui dedisti s t a t u t a ( A r a b s : qui dedisti statuta ecclesiastica qui donasti statuta ecclesiastica tu qui dedisti in Ecclesia tua normas c a n o n e s ) ecclesiastica per unigenitum Filiium tuum Dominum per unigenitum Filium tuum Dominum per unigenitum Filium tuum D.N.I.C., per verbum gratiæ tuæ, nostrum Jesum Christum nostrum Jesum Christum, qui prædestinasti ex principio genus ius- torum ab Abraham qui constituisti sacerdotes ab initio, qui constituisti sacerdotes ab initio, qui constituisti sacerdotes ab initio qui constituisti principes et sacerdotes ut adsisterent populo tuo, [...] ut assisterent populo tuo, qui non reliquisti locum tuum sanctum qui non reliquisti locum tuum sanctum qui non reliquisti locum sanctum sine ministerio, et sanctuarium tuum sine ministerio non sine ministerio, sine ministerio, dereliquisti,
qui complacuisti tibi glorificari in iis, qui complacuisti tibi glorificari in iis, qui complacuisti tibi glorificari in iis quos elegisti. cui ab initio mundi placuit in his quos quos elegisti : quos elegisti : elegisti glorificari : tu iterum nunc tu iterum nunc Tu iterum nunc Et nunc
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Rite Copte (Denzinger – p23-24) Rite Copte (Sel de la terre – p 101-104) Rite Copte cité au Consilium - 1967 Rite Paul VI (1968)
(mal traduit) (n°54 – nov. 2005)
effunde virtutem Spiritus tui hegemonici, effunde virtutem Spiritus tui hegemonici, effunde virtutem Spiritus tui principalis, effunde super hunc electum eam virtu- tem, quæ a te est, Spiritum principa- lem, quem dedisti dilecto Filio tuo Iesu Christo, quem donasti Apostolis sanctis tuis quem donasti Apostolis sanctis tuis quem donasti apostolis sanctis tuis quem ipse donavit sanctis Apostolis, qui constituerunt Ecclesiam per sin- gula loca ut sanctuarium tuum, in glo- riam et laudem indeficientem in nomine tuo. in nomine tuo. in nomine tuo nominis tui. Da igitur Da igitur Da igitur Da, cordium cognitor Pater,
hanc eandem gratiam hanc eandem gratiam hanc eamdem gratiam super servum tuum N, quem elegisti in super servum tuum N, quem elegisti in super servum tuum quem elegisti in episcopum, huic servo tuo, quem elegisti ad Episco- episcopum, episcopum, patum, ut pasceret gregem tuum sanctum, ut pasceret gregem tuum sanctum, ut pascat gregem tuum sanctum ut pascat gregem sanctum tuum, et ut tibi esset in ministrum irreprehensibi- et ut tibi esset in ministrum irreprehensibi- et ut sit tibi in ministrum irreprehensibilem, et summum sacerdotium tibi exhibeat lem, lem, sine reprehensione, orans ante benignilatem tuam die ac nocte, orans ante benignitatem tuam die ac nocte, orans ante benignitatem tuam die ac nocte, serviens tibi nocte et die, ut incessanter vultum tuum propitium reddat Congregans (conservans?) nume-rum sal- congregans (conservans?) numerum sal- congregans numerum salvandorum, offerens tibi et offerat dona sanctæ Ecclesiæ tuæ; vandorum, offerens tibi dona (δώρον) in vandorum, offerens tibi dona in sanctis ec- dona in sanctis ecclesiis sanctis ec-clesiis. clesis. Ita, Pater omnipotens, per Christum tuum, Ita, Pater omnipotens, per Christum tuum, Ita, Pater omnipotens, per Christum tuum, da ut virtute Spiritus summi sacerdotii da ei unitatem Spiritus Sancii tui, ut sit ipsi da ei unitatem Spiritus Sancti tui, ut sit ipsi da ei participationem Spiritus Sancti tui, ut habeat potestatem dimittendi peccata poteslas dimittendi peccata potestas dimittendi peccata sit ei potestas dimittendi peccata secundum mandatum (εντολή) unigeniti secundum mandatum unigeniti tui Filii Je- SUPPRESSION DE LA secundum mandatum tuum ; ut distribuat tui Filii Jesu Christi Domini nostri, consti- su Christi Domini nostri, constituendi cle- munera tuendi cleros (Κλήρος, Arabs : Clericos) ros, MENTION DU POUVOIR D’ORDONNER
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Rite Copte (Denzinger – p23-24) Rite Copte (Sel de la terre – p 101-104) Rite Copte cité au Consilium - 1967 Rite Paul VI (1968)
(mal traduit) (n°54 – nov. 2005)
secundum mandatum ejus13 ad sanctu- secundum mandatum ejus ad sanctuarium secundum mandatum eius ad sanctuarium secundum præceptum tuum arium14 (ίερατεΐον), et solvendi vincula omnia ecclesiastica, et solvendi vincula omnia ecclesiastica, et solvendi vincula omnia ecclesiastica, et solvat omne vinculum secundum potestatem quam dedisti Apos- tolis ; faciendi domos novas orationis 15 [...] faciendi domus novas orationis et sanctificandi (ευκτηριον), et sanctificandi (άγιάζειν) alta- altaria; ria (θυσιαστηριον) ; et placeat tibi in mansuetudine et corde et placent tibi in mansuetudine et corde et placeat tibi in mansuetudine et corde humili, placeat tibi in mansuetudine et mundo humili, offerens tibi in innocentia et irre- humili, offerens tibi in innocentia et irre- offerens tibi in inno-centia et irreprehensibilitate corde, offerens tibi odorem suavitatis, prehensihilitate sacrificium sanctum in- prehensibilitate sacrificium sanctum in- sacrificium incruentum, mysterium huius cruentum, mysterium (μυστηριον) hujus16 cruentum, mysterium hujus Testamenti Testamenti novi in odorem suavitatis. Testamenti Novi, in odorem suavitatis17. novi, in odorem suavitatis
per Filium tuum Iesum Christum, per
quem tibi gloria et potentia et honor, cum
Spiritu Sancto in sancta Ecclesia et nunc et
in sæcula sæculorum. Amen.
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Comité international Rore Sanctifica Réfutation du Sel de la terre n°58 (Abbé Calderon)
15.2.1 Les archives du Consilium trahissent la volonté de Dom Botte (responsable du Groupe 20) de supprimer la signification de la transmission du Sacerdoce par un évêque.
Dans l’appendice du schemata n°220 du 31 mars 1967, figurent deux rites orientaux, l’un qui est celui du rite d’intronisation du patriarche maronite et l’autre qui est celui de la consécra- tion de l’évêque copte.
Lorsque l’on compare le rite copte qui figure dans le document du Consilium et la source qui est produite dans le Denzinger à la page 24, on s’aperçoit que le segment de phrase : « secun-
Version 1 Page 65 sur 69 Comité international Rore Sanctifica Réfutation du Sel de la terre n°58 (Abbé Calderon) dum mandatum unigeniti tui Filii Jesu Christi Domini nostri, constituendi cleros » a été sup- primé, sans indication de suppression, ce qui évite ainsi d’attirer l’attention des membres de la Commission qui seraient ignorants du texte original des Coptes :
Ce segment supprimé exprime le pouvoir pour un évêque de transmettre le sacerdoce « cons- tituendi cleros (constituer des clercs) ». Dans le nouveau rite, cette expression deviendra d’ailleurs « distribuat munera (distribue des charges ou dons) »67, ce qui représente un sens purement juridictionnel (charges) et même profane (dons). Un Anglican peut dès lors – ainsi que le réclame publiquement le « frère » Bugnini∴, se- crétaire du Consilium (cf. supra) - se satisfaire parfaitement d’une telle caractérisation ainsi amputée du pouvoir de l’« évêque », mais son rite est invalide68.
Nous avons là une marque évidente de la volonté des réformateurs de masquer la pré- sence dans le rite copte de la signification de la transmission du sacerdoce, pour com- plaire à la « théologie » hérétique des Protestants sur le « sacerdoce » (cf. supra). Ainsi abusés, les Pères de la Commission, ignorant des paroles exactes du rite épiscopal cop- te, pouvaient plus facilement accepter le remplacement de cette expression précise par une « distribution des charges » qui ne désigne nullement le caractère propre au pouvoir sacra-
67 Ce point avait déjà été relevé dans l’étude de l’abbé Zins en date du 11 juillet 2005 (voir le Tome II de Rore Sanctifica en page 5) ainsi que dans le tome I de Rore Sanctifica (pages 78 à 81 ) paru en début août 2005. Il est également développé dans l’étude de l’abbé Zins du 18 janvier 2006. Tous ces textes sont disponibles sur le site http://www rore-sanctifica.org 68 Condamnation des rites anglicans par Léon XIII en 1896 dans Apostolicae Curae.
Version 1 Page 66 sur 69 Comité international Rore Sanctifica Réfutation du Sel de la terre n°58 (Abbé Calderon) mentel épiscopal de l’évêque catholique de transmettre le caractère ontologique de la prêtrise catholique. Les réformateurs avaient donc bien l’intention de ne pas exprimer le pouvoir d’ordre propre à l’épiscopat – la potestas ordinis épiscopale - en particulier dans l’expression de la transmission du Sacerdoce (au sens ontologique). Au contraire, le rite copte le contient bien, ce qui montre à quel point le recours artificiel à ce rite pour exciper d’une validité sacramentelle extrinsèque du nouveau rite épiscopal de Mon- tini-PaulVI, par analogie prétendue avec le rite copte de consécration de l’évêque, est parfai- tement factice, et ne démontre aucunement la validité de la forme sacramentelle essen- tielle du nouveau rite épiscopal de Montini-PaulVI.
Laissons la conclusion à l’abbé Cekada :
Une note à propos des Coptes
« Après la conquête du Nord de l’Afrique par les Musulmans, les Coptes tombèrent dans une
décadence de longue durée.
Parfois des candidats pas bien formés accédèrent au patriarcat grâce à la corruption. La for-
mation du clergé séculier était quant à elle nulle, tandis que les monastères étaient meilleurs à
ce point de vue.
Voici quelques notes au sujet de la pratique sacramentelle chez les Coptes:
Si un bébé qui est à la mort ne peut pas être porté à l’église pour recevoir le baptême, les prê-
tres se contenteraient de leur donner une onction, de les bénir et de réciter l’exorcisme, parce
que la législation copte des sacrements prévoit que chacune de ces cérémonies peut rempla-
cer le baptême.
Au 12e et 13e siècle il y avait une tentative sérieuse pour abolir totalement la confession auri-
culaire en la remplaçant par une espèce d’absolution générale à la messe.
L’évêque copte responsable de l’Ethiopie ne voyait pas d’inconvénient à ordonner prêtres en
une fois des milliers d’Africains alors que certains d’entre eux se présentaient sans vêtements.
A cause de la façon dont certains prêtres coptes administraient les baptêmes, il y avait une
raison de douter de la validité. Ainsi le Saint Office publia un décret en 1885 qui stipulait qu’il
fallait faire une enquête chaque fois qu’un copte se convertit.
Le fait que les modernistes sont allés jusqu’à effacer la vénérable Préface de la consécration
épiscopale romaine pour mettre à la place un texte liturgique ayant des liens avec cette secte
schismatique, hérétique décadente est une indication permanente de leur arrogance insuppor-
table et de leur folie. » Abbé Cekada, Appendice 2 – Absolument nulles et totalement vaines,
25 mars 2006
Version 1 Page 67 sur 69 Comité international Rore Sanctifica Réfutation du Sel de la terre n°58 (Abbé Calderon)
15.3 ANNEXE - Textes complets du rite copte : version du Denzin- ger et version tronquée du Consilium
Nous donnons ci-dessous les deux sources complètes du rite copte : Source du Denzinger, page 24 :
Source du Schemata n°220 – Appendice – Consilium – 31 mars 1967 : Traduction en français : 2) Prière consécratoire d’un Evêque dans le rite d’Alexandrie Vous qui êtes, Seigneur Dieu tout-puissant, Père de Notre-Seigneur, notre Dieu et Sauveur Jé- sus-Christ, un et seul unique sans principe, n’ayant aucun roi au-dessus de vous, vous qui êtes toujours et avant les siècles, infini et le seul plus haut, seul sage, seul bon, invisible dans votre nature, qui n’êtes pas soumis à une direction et en qui il y a une science incompréhensible et incomparable, qui connaissez ce qui est caché, vous qui connaissez tout avant que ce ne soit, vous qui avez donné les statuts de l’Eglise par votre Fils unique Notre-Seigneur Jésus–Christ, vous qui avez établi les prêtres dès le commencement pour qu’ils assistent le peuple, vous n’avez pas laissé le lieu saint sans ministère, qui avez trouvé plaisir à être glorifié par ceux que vous avez choisis. Maintenant, veuillez répandre à nouveau la vertu de l’Esprit qui fait les chefs que vous avez donné à vos Apôtres en votre nom. Donnez donc cette même grâce à vo- tre serviteur que vous avez élu comme évêque, pour qu’il paisse votre saint troupeau et pour
Version 1 Page 68 sur 69 Comité international Rore Sanctifica Réfutation du Sel de la terre n°58 (Abbé Calderon) qu’il exerce pour vous un ministère irréprochable, en priant jour et nuit en présence de votre bonté, en rassemblant nombreux ceux qui doivent être sauvés, en vous offrant des dons dans vos saintes églises. Ainsi, Père tout-puissant, par votre Christ, donnez-lui de participer à votre Saint Esprit, pour qu’il reçoive le pouvoir de remettre les péchés selon le commandement au sanctuaire et de dé- lier tous les liens ecclésiastiques, en édifiant de nouvelles maisons de prière et en consacrant des autels ; et qu’il vous plaise dans la clémence et d’un cœur humble, en vous offrant dans l’innocence et de manière irréprochable le sacrifice non-sanglant, le mystère de ce Nouveau Testament, en odeur de suavité. Image du texte :
Document téléchargeable depuis :
http://www.rore-sanctifica.org
Version 1 Page 69 sur 69 http://www.rore-sanctifica.org Communiqué du 2 mai 2007
Communiqué du 2 mai 2007
Réponse au désarroi d’un partisan de la validité : l’abbé Celier
(FSSPX) (Fideliter n°177 mai-juin 2007)
En résumé : la méthode anglicane et moderniste de l’abbé Celier
L’articulet que l’abbé Celier vient de publier dans la revue Fideliter (n°177) où il prétend démontrer la validité du nouveau rite de consécration épiscopale constitue un véritable ramassis de sophismes puisés à plus de 50% dans les faux arguments du bénédictin concilaire Ansgar Santogrossi, promu par l’abbé de Tanoüarn dans le n°6 de la revue Objections en juin 2006 et que nous avions amplement réfuté très en détail en août 2006.
L’abbé Celier adopte une approche commune aux Anglicans et aux protestants par sa mise en cause d’une soi-disant insuffisance de la forme essentielle de l’ordination presbytérale traditionnelle afin de se libérer des deux critères contraignant que la Constitution apostolique Sacramentum Ordinis du Pape Pie XII fait peser sur la forme essentielle d’un rite d’ordination.
L’abbé Celier fait mine d’ignorer l’hérésie transitive onctionniste et anti-trinitaire contenue dans la nouvelle forme sacramentelle essentielle identifiée par Montini-Paul VI et il ignore de même l’intention anti-catholique manifestée publiquement par le père de la réforme, le prêtre lazariste franc-maçon Annibale Bugnini Û, dit « Buan » de son nom de code maçonnique.
L’abbé Celier mêle (ignorance volontaire ou incompétence théologique ?) les trois notions distinctes de potestas ordinis épiscopale (pouvoir d’ordre épiscopal ) potestas ordinandi (pouvoir à ordonner) et de gratia ordinis épiscopale (grâce épiscopale). Le pouvoir d’ordre épiscopal comprend le pouvoir à ordonner, ainsi que le pouvoir à confirmer. Tel un moderniste, l’abbé Celier invente des concepts tels que « formule », en lieu et place des termes précis de la théologie catholique (forme sacramentelle essentielle). Au terme de cette compilation de sophismes l’abbé Celier amorce une fuite en avant digne de la tradition quasi-gnostique en prétendant que la prononciation d’une « formule un peu vague » par des lèvres épiscopale suffit à assurer de la consécration sacramentellement valide d’un évêque.
Sur le plan simplement rationnel, l’articulet de l’abbé Celier viole d’une part les règles de la logique et d’autre part les règles scientifiques fixées pour les travaux théologiques ou universitaires : absence de citation des sources, absence de note, imprécision dans le vocabulaire.
Nous rappelons que le bénédictin conciliaire Santogrossi dans l’article duquel l’abbé Celier puise à pleines mains son argumentation avait commis deux fausses citations en juin 2006 dans le but de tromper ses lecteurs :
a) Il avait omis le mots « fideliter – fidèlement » dans sa citation de la forme du diaconat, avec le but d’égaliser la grâce d’ordre et le pouvoir d’ordre. b) Il avait donné l’impression que dans la forme traditionnelle épiscopale identifiée par le Pape Pie XII on trouverait « comple in presbytero tuo », au lieu de « comple in sacerdote tuo », parce qu’il voulait
Page 1 sur 25 Version B http://www.rore-sanctifica.org Communiqué du 2 mai 2007 prouver au lecteur étymologiquement que même la forme ancienne parle d’ « ancien » alors qu’elle parle de Sacerdoce.
Nous avons dévoilé ces trucages dans notre réfutation du texte de Santogrossi publiée en août 20061.
Dans ce présent communiqué nous réfutons les trois principales conclusions erronées que l’abbé Celier pose à la fin de son articulet.
Avec un tel défenseur, la cause de la validité que d’autres clercs plus compétents que l’abbé Celier (Père Pierre- Marie par exemple) ont bien vainement jusqu’ici tenté de défendre2, cette cause va s’effondrer encore plus vite. L’abbé Celier pourrait bien, par son articulet, par le désarroi de son argumentation, par son embrouillamini et son amateurisme, avoir achevé de discréditer la position des tenants de l’impossible validité sacramentelle de cette nouvelle consécration épiscopale promulguée par Montini PaulVI-le 18 juin 1968.
Nous n’avons toujours pas lu sous la plume d’un prêtre ou d’un évêque de la FSSPX, à laquelle appartient l’abbé Celier, une réfutation ou simplement une discussion de nos arguments qui soit de bon niveau et sérieuse, à l’égal de l’enjeu capital de cette question.
1 http://www.rore-sanctifica.org/bibilotheque_rore_sanctifica/01-publications_de_rore_sanctifica/rore_sanctifica-2006-02- notitiae_(ex_tomo_3)/2006-08-annexe-refutation_de_santogrossi/rs_annexe_refutation_de_santogrossi_2006_08.pdf 2 Et sur laquelle le Père Pierre-Marie tente actuellement de faire machine arrière
Page 2 sur 25 Version B http://www.rore-sanctifica.org Communiqué du 2 mai 2007
Table des matières
1 Un articulet digne de la rubrique « bêtisier » de Rore Sanctifica ................................................................... 4 2 Une assurance trop incantatoire et répétitive afin de cacher un fatras de sophismes publiquement réfutés depuis longtemps .................................................................................................................................................... 4 3 Trois fausses raisons données par l’abbé Celier ............................................................................................. 5 3.1 Première erreur : « cette formule est utilisée depuis de longs siècles dans des Églises catholiques » 6 3.1.1 Notre réfutation des arguments du Père Pierre-Marie d’Avrillé en trois points ............................. 6 3.1.2 Un article de l’abbé Celier en 1993 (Sel de la terre n°7) qui contredit l’abbé Celier en 2007....... 7 3.2 Deuxième erreur : « cette formule, en elle-même et par la confirmation de sens que lui donne son contexte, exprime de manière univoque les effets du sacrement »..................................................................... 9 3.2.1 L’abbé Celier recopie et simplifie les trois sophismes principaux du bénédiction conciliaire Santogrossi...................................................................................................................................................... 9 3.2.2 L’abbé Celier adopte une interprétation protestante et de plus biaisée, de la forme de l’ancien rite d’ordination presbytérale ................................................................................................................................ 9 3.2.3 Une méthode de l’abbé Celier déjà utilisée par les Anglicans et réfutée par les évêques catholiques anglais en 1898 (Vindication).................................................................................................... 11 3.2.4 Les arguments que nous opposons à l’abbé Celier après les avoir opposés à Santogrossi........... 13 3.2.4.1 Le rite latin traditionnel de l’ordination presbytérale équipare « presbyteros » et « sacerdos », contrairement aux allégations de l’abbé Celier qu’il est allé puiser chez Santogrossi. ............................ 14 3.2.4.2 L’abbé Celier et Santogrossi déjà réfutés par la Notitia IV ...................................................... 15 3.2.4.3 La traduction abusive par l’abbé Celier et Santogrossi de hegemonikos par principalis ......... 16 3.2.4.4 Contrairement aux allégations de l’abbé Celier, un adjectif dérivé (principalis) ne peut transférer au mot (Spiritus) le sens du substantif (Princeps) pour lui conférer éventuellement la signification du pouvoir d’Ordre (potestas ordinis). ................................................................................ 16 3.2.4.5 L’abbé Celier et Santogrossi affirment faussement que le Spiritus principalis puisse signifier le pouvoir de l’Ordre conféré (potestas ordinis épiscopale : plénitude des pouvoirs sacramentels) en sus de la grâce (gratias ordinis épiscopale) du sacrement.............................................................................. 17 3.2.4.6 La signification du Spiritus principalis de l’abbé Celier et de Santogrossi contredite par le rite Copte de bénédiction non sacramentelle d’un abbé.................................................................................. 17 3.2.4.7 Le Spiritus principalis du nouveau rite épiscopal véhicule une hérésie adoptioniste et dynamiste condamnée par le concile d’Ephèse ........................................................................................ 18 3.2.4.8 Conclusion sur cet argument de l’abbé Celier repris de Santogrossi........................................ 18 3.2.5 L’abbé Celier et Santogrossi ignorent visiblement la distinction entre pouvoir de l’Ordre conféré (potestas ordinis, associée au caractère de nature ontologique) et la grâce sacramentelle (gratia ordinis). 19 3.3 Troisième erreur : « le simple fait qu'un évêque utilise cette formule (parfaitement suffisante en soi), même si elle est un peu vague, suffit pour exprimer sa volonté efficace de transmettre le pouvoir sacré qu'il possède en propre »........................................................................................................................................... 20 3.3.1 Première contradiction logique interne du discours de l’abbé Celier qui revendique le contexte avant de s’en affranchir................................................................................................................................. 20 3.3.2 Deuxième contradiction logique interne du discours de l’abbé Celier qui affirme dans le même temps qu’une forme sacramentelle essentielle serait à la fois « parfaitement suffisante » et « un peu vague » 20 3.3.3 Des affirmations de l’abbé Celier dignes des Anglicans et même quasiment gnostiques ............ 20 3.3.4 L’abbé Celier fait mine d’ignorer la déclaration publiquement anti-catholique du père du nouveau rite, le franc-maçon Annibale Bugnini Û, dit « Buan » de son nom de code maçonnique. .......... 21 3.3.5 La désinvolture de l’argumentaire de l’abbé Celier en matière sacramentelle en opposition totale avec la rigueur catholique du Cardinal Franzelin (1875).............................................................................. 22 3.3.6 Un exemple du Pape Innocent XII en 1697 qui condamne le flou et l’a peu près de l’abbé Celier 23 4 L’abbé Celier partisan (inconscient par incompétence ?) du caractère épiscopal !...................................... 24 5 Un articulet qui disqualifie l’abbé Celier dans le grave débat sur l’invalidité sacramentelle du nouveau rite de consécration épiscopal du 18 juin 1968. .......................................................................................................... 24 6 Le désarroi d’un clerc de la FSSPX face aux arguments en présence et aux nombreux appareils critiques 25
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1 Un articulet digne de la rubrique « bêtisier » de Rore Sanctifica Devant l’insistance de certains lecteurs qui nous sollicitent instamment, nous avons cru bon de préparer ce communiqué. Il nous a été soumis un article récent que vient de publier la revue Fideliter (mai-juin 2007), signé par un abbé Grégoire Celier et intitulé : « De la validité de l’épiscopat ». Etant occupés pour l’heure à analyser le sujet crucial de l’imposture de la prétendue Tradition apostolique fallacieusement attribuée à Hippolyte de Rome, en particulier à travers le constat définitif de la thèse de doctorat de Jean Magne en 1975, nous aurions préféré faire l’économie de ce communiqué, mais par amitié pour ceux qui nous sollicitent, nous avons consenti à publier tout de suite la réponse qui suit.
Par ailleurs, un de nos collaborateurs, l’abbé Cekada vient de rédiger une réplique à l’abbé Celier que nous venons de publier dans un communiqué du 1er mai 20073. Ce présent argumentaire du Comité recoupera en partie le sien et l’étendra sur certains aspects.
Il serait hypocrite de cacher que la lecture de cet articulet de 4 pages de la revue Fideliter a suscité chez plusieurs de nos membres un amusement doublé d’une profonde consternation. Bien sûr, de cette revue, nous n’attendions pas une véritable étude scientifique, ni même une simple analyse doctrinale, tant son niveau intellectuel et doctrinal n’a cessé de péricliter depuis la disparition du fondateur de la FSSPX, Mgr Lefebvre, et plus particulièrement depuis sa prise en main par l’abbé Celier en 1995. Mais force est de constater que dans la série des divers articles superficiels parus sur le sujet de l’invalidité de Pontificalis Romani depuis près de deux ans, cet articulet se distingue par son étonnante faiblesse. Aussi a-t-il, à l’unanimité de notre Comité, bien mérité de notre rubrique « Bêtisier »4, où il ira rejoindre en bonne compagnie un autre articulet de la revue Monde et vie, paru à l’été 2006.
En effet, que dire face à un tel texte, entièrement dénué de tout appareil critique, sans nulles références, au mépris des exigences les plus élémentaires du travail universitaire ? Pas de notes, pas de bibliographie, rien.
2 Une assurance trop incantatoire et répétitive afin de cacher un fatras de sophismes publiquement réfutés depuis longtemps La faiblesse de l’argumentation de l’abbé Celier qu’il s’est contenté de recopier essentiellement chez le bénédictin conciliaire Ansgar Santogrossi, voisine et contraste avec des affirmations sans nuances où il martèle comme s’il n’en était pas convaincu lui-même l’erreur de la « validité certaine » du nouveau rite :
« La démonstration est solide et, à notre avis, absolument définitive : elle exclut tout doute sur la validité
intrinsèque du rite (dans l'édition latine) promulgué en 1968 »
« A ce titre-là, et même en dehors du fait que cette forme est utilisée dans des Églises catholiques, la formule
sacramentelle du nouveau rite d'ordination épiscopale de 1968 (selon sa formulation latine) est sans aucun doute
possible valide »
« Le nouveau rite d'ordination épiscopale de 1968 est donc certainement valide » Fideliter n°177, mai-juin 1977,
abbé Celier
La mention « à notre avis » trahit sans doute l’idée qu’à l’abbé Celier de s’estimer une autorité supérieure à celle d’Avrillé pour se permettre de lui donner un certificat de « bonne démonstration ». Pourtant force est de reconnaître que son articulet de 4 pages A4 ne souffre pas la comparaison avec l’article du Père Pierre-Marie, bien que nous contestions les arguments de ce dernier par ailleurs.
3 http://www.rore-sanctifica.org/etudes/2007/RORE_Communique-2007-05-01_Abbe_Cekada_replique_a_Celier.pdf 4 http://www.rore-sanctifica.org/humour-et-betisier html#B%EAtisier
Page 4 sur 25 Version B http://www.rore-sanctifica.org Communiqué du 2 mai 2007 Nous allons voir que cet alignement de sophismes, que l’abbé Celier va puiser principalement chez le bénédictin conciliaire et accessoirement dans le Sel de la terre (Père Pierre-Marie et abbé Calderon), a déjà été publiquement réfuté par nous-même et l’abbé Cekada.
3 Trois fausses raisons données par l’abbé Celier En final de son articulet, l’abbé Celier conclut à la « validité certaine » pour « trois raisons coordonnées ».
Il tire la première de l’étude du Père Pierre-Marie (Sel de la terre, n°54, novembre 2005), la seconde du texte de 6 pages du bénédictin conciliaire Ansgar Santogrossi (Objections n°6, juin 2006 publié par l’abbé de Tanoüarn) et la troisième de l’articulet de l’abbé Calderon (FSSPX) (Sel de la terre, n°58, octobre 2006):
« Le nouveau rite d'ordination épiscopale de 1968 est donc certainement valide, pour trois raisons coordonnées :
cette formule est utilisée depuis de longs siècles dans des Églises catholiques ; cette formule, en elle-même et par la
confirmation de sens que lui donne son contexte, exprime de manière univoque les effets du sacrement ; enfin, le
simple fait qu'un évêque utilise cette formule (parfaitement suffisante en soi), même si elle est un peu vague, suffit
pour exprimer sa volonté efficace de transmettre le pouvoir sacré qu'il possède en propre. » Fideliter n°177, mai-
juin 1977, abbé Celier
Pourquoi trois raisons coordonnées ? Une seule ne suffirait pas ? La thèse de la prétendue validité serait-elle trop fragile ? Mais alors pourquoi cette avalanche de qualificatifs (certainement, absolument définitive, exclut tout doute, etc) sous la plume de l’abbé Celier ?
La prétendue démonstration de validité faite par le Père Pierre-Marie n’occupe qu’un paragraphe de l’abbé Celier, cela voudrait-il dire que pour l’abbé Celier elle serait insuffisante ? De même l’articulet de l’abbé Calderon (FSSPX) est traité en un paragraphe par l’abbé Celier, cela voudrait-il dire que cette prétendue démonstration de l’abbé Calderon serait insuffisante ?
Ces deux auteurs (Père Pierre-Marie et abbé Calderon) tentent une pseudo-démonstration de la prétendue validité du nouveau rite de façon externe, extrinsèque, en recourrant à une comparaison du nouveau rite avec des rites existants.
Le cœur de l’articulet de l’abbé Celier est repris de la note du bénédictin conciliaire Ansgar Santogrossi, la place qu’il lui accorde écrase celle réservée aux deux autres partisans de la prétendue validité, elle est au cœur de son propos. L’abbé Celier ne trouverait-il donc pas suffisants les articles du Sel de la terre, pour se voir contraint d’aller puiser son argumentation principale dans la revue Objections de l’abbé de Tanoüarn ?
Le Frère Santogrossi a tenté une pseudo-démonstration de la prétendue validité de la forme sacramentelle du nouveau rite en elle-même, de façon intrinsèque. C’est sur ce terrain que se place l’abbé Celier, mais cela signifie-t-il qu’il ne considère plus sa soi-disant établie validité sacramentelle extrinsèque comme suffisante et convaincante ?
Avant d’aborder la suite de ce travail, rappelons la forme essentielle promulguée par Montini-Paul VI, le 18 juin 1968 :
"Et nunc effunde super hunc Electum eam virtutem, quae a te est, Spiritum principalem, quem dedisti dilecto
filio Tuo Jesu Christo, quem ipse donavit sanctis Apostolis, qui constituerunt Ecclesiam per singula loca, ut
sanctuarium tuum, in gloriam et laudem indeficientem nominis tui".
"Et maintenant répands sur celui que tu as choisi cette force qui vient de toi, l’Esprit qui fait les chefs, que tu as
donné à ton Fils bien-aimé, Jésus Christ, qu’il a donné lui-même aux saints Apôtres, qui établirent l’Eglise en
chaque lieu comme ton sanctuaire, à la gloire incessante et à la louange de ton Nom". (traduction en français)
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3.1 Première erreur : « cette formule est utilisée depuis de longs siècles dans des Églises catholiques »
Dans le Sel de la terre n°54, le Père Pierre-Marie d’Avrillé a développé une pseudo-démonstration de la prétendue validité sacramentelle du nouveau rite épiscopal en prétendant que le texte qui a servi à élaborer le nouveau rite, c’est-à-dire la prétendue Tradition apostolique fallacieusement attribuée à Hippolyte de Rome, serait présent dans les deux rites suivants, d’une part le rite de l’intronisation du Patriarche maronite et d’autre part le rite de consécration épiscopale copte. « Si nous n'avions que ce livre (dont nous ne connaissons pas bien ni l'origine, ni même l'orthodoxie), il faudrait analyser de près la prière du sacre pour voir si elle peut donner validement l'épiscopat. » Sel de la terre, n°54, page 99
Le Père Pierre-Marie reconnaît ici qu’il va procéder à une analyse de la validité sacramentelle extrinsèque. Mais il reconnaît en même temps que si cette démonstration par des arguments extrinsèques ne pouvait se faire, il faudrait procéder à une analyse intrinsèque de la nouvelle forme.
« Toutefois, comme nous l'avons noté, Dom Botte fit remarquer que cette prière du sacre était reprise dans deux
rites orientaux, ce qui détermina le Consilium à l'accepter. Les deux rites en question sont : le rite copte en usage
en Égypte, et le rite syrien occidental, en usage notamment chez les maronites5 » Sel de la terre, n°54, page 99
Pour tenter de convaincre son lecteur, le Père Pierre-Marie procède alors à une comparaison par mise en colonnes de ces deux rites et du rite épiscopal de 1968 après les avoir tronçonnés arbitrairement. Estimant que la comparaison est « suffisamment éloquente », il en tire la conclusion que le nouveau rite est sacramentellement valide, les deux rites auxquels il l’a comparé l’étant eux-mêmes : « La comparaison entre ces diverses prières nous paraît suffisamment éloquente par elle-même : le nouveau rite contient la substance des deux rites coptes et syriens. » Sel de la terre, n°54, page 100
3.1.1 Notre réfutation des arguments du Père Pierre-Marie d’Avrillé en trois points
Or, les réfutations que nous avons faites des affirmations du Père Pierre-Marie ont montré principalement trois points capitaux : • La forme essentielle du nouveau rite n’est pas en usage sacramentel chez les Syriens occidentaux. Le rite d’intronisation du Patriarche maronite qu’il a choisi pour sa comparaison est un rite purement juridictionnel, il n’est pas sacramentel. La présence au sein de ce rite d’une forme approchante (prière C dite de Clément) de la forme du nouveau rite ne permet donc pas de conclure que la nouvelle forme est en usage sacramentel chez les Maronites. Et le Pontifical Jacobite est très proche du Pontifical maronite6, au point de ne pas savoir lequel dérive de l’autre, la même prière C dite de Clément qui y figure, n’apparaît pas non plus dans un usage sacramentel mais dans un usage juridictionnel. o Dans sa lettre apostolique Cleri Sanctitati du 02 juin 1957, le Pape Pie XII a promulgué le canon 235 (Canon de Droit Oriental) qui déclare qu’avant d’être intronisé Patriarche, un élu doit recevoir le « caractère épiscopal ». « §4. Que l'élu à la dignité patriarcale qui n'aurait pas le caractère épiscopal, s'il s'agit de l'un de ceux dont il est question au § 2, soit ordonné évêque avant l'intronisation ; mais s'il s'agit de l'un de ceux dont il est question au § 3, il peut être ordonné seulement après la confirmation du Pontife Romain » Pape Pie XII7 o Les autorités jacobites et maronites confirment que l’intronisation d’un Patriarche est purement juridictionnelle et non sacramentelle.8
5 Note du Sel de la terre n°54 : Le texte de ces deux rites était donné dans une traduction latine en appendice du schéma 180 du 29 août 1966. 6 http://www.rore-sanctifica.org/bibilotheque_rore_sanctifica/01-publications_de_rore_sanctifica/rore_sanctifica-2006-02- notitiae_(ex_tomo_3)/2006-06-notitia_3-de_ordinatione_patriarchae/rs_notitia_3_de_patriarchae_2006_06.PDF 7 http://www.rore-sanctifica.org/bibilotheque_rore_sanctifica/06-magistere-sacrements/1957-pie12-lettre-apostolique-motu-proprio- cleri-sanctitati/Pie_XII-1957-Cleri_Sanctitati-Canon-235-traduction.pdf 8 http://www.rore-sanctifica.org/etudes/2007/RORE_Communique-2007-03-31-Le_Canon_75_des_Orientaux_2.pdf
Page 6 sur 25 Version B http://www.rore-sanctifica.org Communiqué du 2 mai 2007 o L’étude du Pontifical maronite montre que si un tel rite d’intronisation devait être considéré comme sacramentel, il y aurait réitération du sacrement, ce qui serait sacrilège et ce dont les Maronites se sont soigneusement toujours gardés.9 • La forme sacramentelle essentielle du nouveau rite épiscopal n’est pas en usage dans le rite épiscopal Copte. La forme sacramentelle essentielle du nouveau rite épiscopal n’apparaît pas substantiellement dans le rite épiscopal Copte, et réciproquement les éléments du rite épiscopal Copte qui satisfont aux critères de validité exigés par le Pape Pie XII sont absents du nouveau rite épiscopal de Montini-Paul VI et l’un d’eux (la potestas ordinis épiscopale) a été intentionnellement masqué aux Pères du Consilium. Ce qui démontre que le rite Copte ne peut être invoqué pour de la présence de bribes de la nouvelle forme sacramentelle essentielle épiscopale de 1968 dans le rite Copte inférer de la validité de cette forme sacramentelle essentielle. o Ce comparatif a été effectué dans le communiqué du 25 avril 2006 De Ritu Coptorum10, dans la Notitia VI - De Erratis11(juillet 2006) et repris dans la Réfutation du faux argument du rite Copte de l’abbé Alvaro Calderon (FSSPX – La Reja)12 (avril 2007). • Le Père Pierre-Marie a « forcé » sa pseudo-démonstration par l’usage de sources erronées ou falsifiées (en particulier de Dom Cagin), et leur utilisation dans un montage qui en fausse le sens.13
En fait le Père Pierre-Marie n’a fait que reprendre à son propre compte la fausse démonstration extrinsèque de la prétendue validité sacramentelle élaborée par l’équipe Bugnini∴ – Dom Botte – Père Lécuyer en 1966-68 afin d’abuser les Pères du Consilium et de leur faire accepter l’élimination du rite épiscopal traditionnel au profit d’un nouveau rite épiscopal qui soit invalide, prétendument « reconstruit » à partir de la prétendue Tradition apostolique, d’origine en fait entièrement inconnue.
Il est assez cocasse de voir l’abbé Celier décerner un certificat d’orthodoxie et de sérieux scientifique au travail du Dominicain, et en donnant son avis personnel, comme s’il était investi d’une autorité supérieure au Père Pierre-Marie sur le terrain de la compétence théologique, ce que ne cesse de démentir le contenu de son articulet : « La démonstration est solide et, à notre avis, absolument définitive : elle exclut tout doute sur la validité intrinsèque du rite (dans l'édition latine) promulgué en 1968 » Fideliter n°177, abbé Celier, mai-juin 2007
Non, la démonstration du Sel de la terre n’est pas solide, elle est fausse et contredite par des faits publiés et constatables publiquement par tous depuis plus de 14 mois. Il est absolument faux d’affirmer, ainsi que l’écrit l’abbé Celier, que « cette formule est utilisée depuis de longs siècles dans des Églises catholiques ».
3.1.2 Un article de l’abbé Celier en 1993 (Sel de la terre n°7) qui contredit l’abbé Celier en 2007
Cette prise de position actuelle de l’abbé Celier en 2007 est d’autant plus étonnante qu’il décrivait dans le Sel de la terre n°7 en 1993 le caractère factice, artificiel et contesté de la prétendue Tradition apostolique fallacieusement attribuée à Hippolyte de Rome. Rappelons que la forme essentielle de Montini-Paul VI est une reprise presque mot à mot du texte, entièrement « reconstruit » par Dom Botte, de la prétendue Tradition apostolique. Cette étude de 1993 de l’abbé Celier portait sur une autre partie de la prétendue Tradition
9 http://www.rore-sanctifica.org/bibilotheque_rore_sanctifica/01-publications_de_rore_sanctifica/rore_sanctifica-2006-02- notitiae_(ex_tomo_3)/2006-06-notitia_3-de_ordinatione_patriarchae/rs_notitia_3_de_patriarchae_2006_06.PDF 10 http://www rore-sanctifica.org/bibilotheque_rore_sanctifica/01-publications_de_rore_sanctifica/rore_sanctifica- communiques/communique_(2006-04-25)-de_ritus_coptorum/rs_2006_04_25_communication_de_ritus_coptorum.pdf 11 http://www rore-sanctifica.org/bibilotheque_rore_sanctifica/01-publications_de_rore_sanctifica/rore_sanctifica-2006-02- notitiae_(ex_tomo_3)/2006-07-notitia_6-de_erratis/rs_notitia_3_de_erratis_2006_07_a.pdf 12 http://www rore-sanctifica.org/bibilotheque_rore_sanctifica/01-publications_de_rore_sanctifica/rore_sanctifica-2007-04/RORE- 2007-04-24-FR_Refutation_de_l_abbe_Calderon.pdf 13 http://www rore-sanctifica.org/bibilotheque_rore_sanctifica/01-publications_de_rore_sanctifica/rore_sanctifica-2006-02- notitiae_(ex_tomo_3)/2006-02-notitiae_(ex_tomo_3)/rs_notitiae_2006_02_07.pdf
Page 7 sur 25 Version B http://www.rore-sanctifica.org Communiqué du 2 mai 2007 apostolique : celle qui a été reprise dans le rite (prière eucharistique II) de la nouvelle messe (1969), et les remarques de 1993 s’appliquent en toute logique à la prière épiscopale qui a été reprise du même rite « reconstitué » par Dom Botte.
« Intéressons-nous d'abord au texte même appelé «de saint Hippolyte -. Nous constaterons aisément que les
choses ne sont pas particulièrement claires. […]
Ainsi, le texte qu'on propose à notre méditation est l'essai de reconstitution d'un texte écrit probablement en
grec, mais dont il ne reste que des traductions elles-mêmes incorporées à d'autres documents où il n'est pas facile
de distinguer ce qui est citation et ce qui est adaptation. Il est malaisé d'envisager un contexte plus flou et qui
permette plus de libertés pour celui qui prétend «reconstituer».
Voyons alors si nous serons plus heureux avec l'auteur de ce texte incertain. Ici encore, le père Bouyer va nous
servir de guide précieux
«La troisième question, nous dit-il, concerne l'auteur de notre texte. Là encore, tout le monde est d'accord: il
s'agit d'un certain Hippolyte, et, sur ce point, la tradition est suffisamment unanime pour que tout doute paraisse
déraisonnable. Mais nous n'en sommes guère plus avancés après cela, car pas plus les modernes que les
anciens ne sont d'accord sur le problème de savoir qui était cet Hippolyte. (…) Au XIXè siècle, la découverte des
Philosophoumena (ou Elenchos), attribués à Hippolyte d'abord par Jacobi, puis par Bunsen, et finalement par
des savants aussi considérables que Doellinger, Volmar et Harnack, entraînerait une refonte de toutes les
hypothèses sur Hippolyte. D'après le contenu de ce texte, on ferait de ce personnage un prêtre romain, en
difficulté avec le pape Zéphyrin, puis quelque temps antipape, contre Callixte, son successeur. On le
supposerait s'être réconcilié avec Pontien, le second successeur de Callixte, avant leur commun martyre,
puisqu'il devait en venir malgré tout à figurer dans la liste des martyrs vénérés à Rome. Toute cette construction
délicate, où maints éléments restent purement conjecturaux, a été vigoureusement ébranlée par une thèse
soutenue par M. Nautin en 1947. (…) Ceci nous paraît supposer encore trop de conjectures, probables ou
simplement possibles, et soulever trop de difficultés imparfaitement résolues pour qu'on puisse le dire démontré.
14
Il nous semble toutefois que c'est au moins l'hypothèse la plus vraisemblable qu'on puisse faire actuellement» .
Comme on le voit, la seule chose dont on soit à peu près sûr en ce qui concerne l'auteur est son nom,
Hippolyte. Mais on ne sait de façon certaine ni sa nationalité, ni son grade ecclésiastique, ni sa position vis-à-vis de
l'Église. Il existe seulement de multiples et divergentes conjectures, entre lesquelles les experts se disputent avec
ardeur, laissant le simple fidèle dans une saine incrédulité.
Si cependant nous suivons la théorie la plus couramment admise aujourd'hui15, notre perplexité ne fera
qu'augmenter. En effet, «le plus ancien "manuel de liturgie" qui nous est conservé, la Tradition apostolique
d'Hippolyte, ne provient-il pas d'une Église dissidente ?»16 «Hippolyte ne donne pas son texte comme un canon,
c'est-à-dire une formule fixe et obligatoire, mais plutôt comme un modèle pour l'improvisation : son texte ne fut
donc sans doute jamais prononcé tel quel. Enfin, il était un personnage très réactionnaire, opposé à la hiérarchie
romaine au point de se poser en anti-pape (ce qu'il racheta par le martyre) et il est fort possible qu'il ait présenté
son anaphore contre la prière eucharistique alors employée à Rome»17.
Ainsi, ce qu'on nous présente fièrement comme «l'anaphore de saint Hippolyte» se révèle un texte difficile à
établir d'un auteur difficile à identifier mais probablement schismatique et dont les formules n'ont sans doute
jamais été utilisées dans une célébration liturgique. Comme le dit avec raison le père Bouyer, «les problèmes que
posent ce document et son auteur sont extraordinairement embrouillés et particulièrement épineux»18.
Pour achever de convaincre le lecteur des querelles byzantines autant que féroces qui déchirent les
experts à propos de ce texte, nous ne résistons pas au plaisir de citer intégralement la «Note additionnelle de la
seconde édition» que le père Bouyer a publiée et qui donnera au lecteur une petite idée des conjectures et des à-
peu-près sur lesquels les experts se sont appuyés pour transformer la liturgie romaine. […]
Ainsi, la liturgie romaine est-elle suspendue au sens qu'un orientaliste a donné à quelques mots,
cependant qu'un autre orientaliste leur donnait un sens différent. Toutefois, un troisième expert nous avertit
14 Note de l’abbé Celier : Louis Bouyer, Eucharistie. Théologie et spiritualité de la prière eucharistique, Desclée, 2è éd. 1968, p. 163- 164. 15 Note de l’abbé Celier : Précisons toutefois qu'elle n'était pas l'opinion commune autrefois, qu'elle est encore contestée aujourd'hui et qu'elle risque fort d'être remise en cause dans le futur, en fonction de découvertes nouvelles. 16 Note de l’abbé Celier : Éloi Dekkers, «Peut-on programmer à l'avance une célébration liturgique ?», Paroisse et Liturgie 6, 15 août 1970, p. 495. 17 Note de l’abbé Celier : Aimon-Marie Roguet, Pourquoi le Canon de la messe en français, Cerf, 1967, p. 23. 18 Note de l’abbé Celier : Louis Bouyer, Eucharistie. Théologie et spiritualité de la prière eucharistique, Desclée, 2è éd. 1968, p. 159.
Page 8 sur 25 Version B http://www.rore-sanctifica.org Communiqué du 2 mai 2007 que, si dom Botte est critiquable, le père Bouyer est rien moins qu'irréprochable. «On ne partagera pas peut-être les thèses du père Bouyer, ses arguments n'emportent pas toujours la conviction et il semble parfois que les données de l'histoire sont trop complaisamment mises au service de préférences qu'elles n'imposent pas»19 Le nouveau visage de la messe (III) Bataille d'experts par Grégoire Celier Sel de la terre, n° 7, 1993, p. 86- 103
Cette citation de l’abbé Celier est précédée d’un paragraphe intitulé : « Une liturgie fabriquée ». En montrant le caractère artificiel et « fabriquée » l’abbé Celier a raison, nous sommes en 1993. Mais alors comment se fait-il qu’il en vienne en 2007 à prétendre que : « cette formule est utilisée depuis de longs siècles dans des Églises catholiques » ? Que s’est-il passé ? Pourquoi l’abbé Celier a-t-il changé d’avis depuis 1993 ?
3.2 Deuxième erreur : « cette formule, en elle-même et par la confirmation de sens que lui donne son contexte, exprime de manière univoque les effets du sacrement »
3.2.1 L’abbé Celier recopie et simplifie les trois sophismes principaux du bénédiction conciliaire Santogrossi
Avec cette deuxième erreur, nous abordons le cœur de l’articulet de l’abbé Celier qui n’a fait que recopier ce qu’écrivait le bénédictin conciliaire Ansgar Santogrossi, en juin 2006 dans la revue Objections de l’abbé de Tanoüarn.
Nous avons déjà amplement réfuté ces sophismes dans une étude que nous avons publié en août 2006 : Réfutation de l’ « implicitisme » sacramentel, sophisme inventé par Ansgar Santogrossi o.s.b.
Toute l’approche de Santogrossi, répétée par l’abbé Celier, consiste à dire qu’il ne faut pas exiger que la forme sacramentelle essentielle du nouveau rite (identifiée par Montini-Paul VI) doive satisfaire aux deux critères exigés infailliblement par le Pape Pie XII le 27 novembre 1947 dans sa Constitution apostolique Sacramentum Ordinis. Santogrossi, comme son élève l’abbé Celier, veulent ainsi conclure que la nouvelle forme sacramentelle essentielle de 1968 reçoit sa validité sacramentelle du contexte.
L’abbé Celier répète les trois sophismes du bénédictin conciliaire Santogrossi et que nous avons réfuté ainsi :
• Premier argument réfuté : contrairement aux allégations de Santogrossi, les critères d’univocité de Pie
XII (1947) s’appliquent bel et bien aux formes sacramentelles traditionnelles explicites du diaconat et du
presbytérat
• Deuxième argument réfuté : les faits contredisent la signification du pouvoir d’Ordre épiscopal de
Spiritus principalis donnée par Santogrossi (à la manière du Père Lécuyer et d’Avrillé)
• Troisième argument réfuté : l’absence d’univocité de la forme sacramentelle essentielle ne saurait être
compensée par une « formule » (dite « intégrale ») prétendue ‘suffisamment’ implicite dans le nouveau
rite épiscopal conciliaire.
3.2.2 L’abbé Celier adopte une interprétation protestante et de plus biaisée, de la forme de l’ancien rite d’ordination presbytérale
L’abbé Celier prétend : « Pie XII exigerait, selon ce prêtre sédévacantiste, que la formule d'ordination exprime, de façon absolument claire et indubitable, compréhensible de façon immédiate en dehors de tout autre contexte, ce qui constitue l'essentiel de l'ordre conféré. Or, une telle exigence amènerait à considérer que le rite traditionnel de l'ordination sacerdotale dans le rite latin n'est pas valide. » Fideliter n°177, abbé Celier, mai-juin 2007
19 Note de l’abbé Celier : Irénée-Henri DaImais, «Bibliographie», La Maison Dieu 92, 4e trim. 1967, p. 194.
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Nous avons montré dans notre étude que la forme sacramentelle essentielle définie par le Pape Pie XII en 1947 pour le presbytérat satisfait bien aux deux critères que le Pape énonce dans son même texte.
Lorsque l’abbé Celier prétend : « En effet, la formule sacramentelle y dit seulement : «Donnez à ce serviteur qui est le vôtre, Père tout-puissant, la dignité du presbytérat». Une telle formule, selon les principes posés par le prêtre sédévacantiste (en déformant la pensée de Pie XII), souffrirait de deux défauts. D'une part, la caractéristique du prêtre, du sacerdos, le pouvoir d'offrir le sacrifice eucharistique «tant pour les vivants que pour les défunts», n'y est nullement mentionnée. » Fideliter n°177, abbé Celier, mai-juin 2007
Nous avons déjà répondu à Santogrossi, auprès de qui il puise son argument :
« Employant un Circiterismus (la manie de l’à-peu-près, si chère aux modernistes) post-conciliaire, pour
parler comme Romano Amerio, Santogrossi échange des sens implicites de l’expression «dignité du
presbytérat» avec ce qui n’est exprimé qu’à l’extérieur de la forme, en en faisant une condition de
validité explicite présupposée et externe.
La signification du pouvoir d’offrir le sacrifice est implicite à l’expression « dignité du presbytérat »
dans l’ordination selon le rite catholique traditionnel, ce qui ne veut nullement dire qu’il faille que la
forme essentielle l’exprime explicitement, ni moins encore que la signification explicite de ce pouvoir
d’offrir le sacrifice soit exprimée à l’extérieur de la forme essentielle, ni qu’elle constitue une condition
requise pour la validité du sacrement.
La « dignité du presbytérat » est en effet une expression dénuée de toute ambiguïté dans l’usage
constant qu’en fait l’Eglise dans le sacrement des Saints Ordres : cette expression figure précisément
parmi celles que visent Pie XII dans Sacramentum Ordinis en les qualifiants de « ….paroles que
l'Eglise accepte et emploie comme telles. ». »20 CIRS
Ensuite l’abbé Celier recopie l’erreur de Santogrossi :
« D'autre part, le mot «presbyter» signifie seulement «ancien», selon l'étymologie. Au chapitre 5 de la première
épître de saint Pierre, les fonctions attribuées aux «presbyteri» sont des fonctions de gouvernement : «paissez»,
«veillez», «devenez les modèles», sans allusion à des fonctions de sacrificateur » Fideliter n°177, abbé Celier,
mai-juin 2007
Santogrossi écrivait de même dans Objections :
« La formule classique retenue par Pie XII parle seulement de la «dignité du presbytérat». Chacun sait
que le mot "presbyter" , utilisé par exemple dans l'Épître de saint Pierre, signifie "ancien" d'après
l'étymologie grecque, et non pas le "sacrificateur". ». Santogrossi, page 39
Il s’agit d’un faux argument protestant de l’abbé Celier contredit par la Bible Alioli : « presbyteros » signifie le pouvoir de consacrer (Concile de Trente) et pas seulement l’« Ancien »
Nous avons déjà répondu à Santogrossi, son maître :
« De la même manière, il faut réfuter l’argument non pertinent selon lequel l’expression presbyteros ne
désignerait que des Anciens dans le Nouveau Testament, mais nullement un officiant du culte muni du
pouvoir de consacrer. C’est là un argument tiré directement de l’impudence des modernistes. Que
l’on examine seulement, dans la lettre de Saint Jacques dans la Vulgate de l’édition de la Bible Alioli, le
passage où il est question de l’extrême-onction (5.14 – 15) :
20 http://www rore-sanctifica.org/bibilotheque_rore_sanctifica/01-publications_de_rore_sanctifica/rore_sanctifica-2006-02- notitiae_(ex_tomo_3)/2006-08-annexe-refutation_de_santogrossi/rs_annexe_refutation_de_santogrossi_2006_08.pdf
Page 10 sur 25 Version B http://www.rore-sanctifica.org Communiqué du 2 mai 2007
14 Infirmatur quis in vobis? Advocet presbyteros ecclesiae, et orent super eum, unguentes
eum oleo in nomine Domini.
15 Et oratio fidei salvabit infirmum, et allevabit eum Dominus; et si peccata operatus fuerit,
dimittentur ei.
Les commentaires de la Bible-Alioli, tout comme ceux du Catéchisme du Concile de Trente, indiquent
pourtant très clairement que sous le terme de presbyteros, il faut comprendre des dispensateurs de
sacrements investis des pouvoirs sacramentels, et c’est bien en ce sens que l’Eglise21 a toujours utilisé ce
terme : « ….paroles que l'Eglise accepte et emploie comme telles. ». Ni Santogrossi, ni Tanoüarn ne
semblent le savoir ! » CIRS
3.2.3 Une méthode de l’abbé Celier déjà utilisée par les Anglicans et réfutée par les évêques catholiques anglais en 1898 (Vindication)
La négation du sens de ‘presbytérat’ par l’abbé Celier (recopiée de Santogrossi) est déjà réfutée dès 1898 par les évêques catholiques Anglais opposés aux Anglicans : Vindication, 1898, Réponse des évêques catholiques anglais aux Anglicans qui contestaient Apostolicae Curae de Léon XIII (1896)
Reprenons notre réponse à Santogrossi :
« Il reste qu’il n’était pas toujours clair de savoir si le terme presbyteros s’appliquait toujours à un
Prêtre, ou s’il pouvait s’appliquer aussi à un Evêque22. C’est précisément pour cette raison que la forme
traditionnelle précise secundi meriti munus,- ministère du deuxième rang. Il existait alors des
expressions alternatives, qui éliminaient soigneusement tout malentendu23.
Comme toujours des expressions employées pour désigner la postestas ordinis elle-même, se distinguent
bien clairement des expressions qui signifient les grâces correspondantes. A ce sujet le sens n’est
nullement implicite, mais tout à fait explicite, consigné ailleurs, et en partie dans les rubriques elles-
mêmes.
Du reste, la „Vindication“ (Défense) des évêques catholiques anglais, écrite en défense de la Bulle
Apostolicae Curae de Léon XIII (1896) et en réponse aux Anglicans, réfutait déjà en 1898 cet
argument de Santogrossi. Apparemment Tanoüarn et Santogrossi l’ignorent totalement ! Que l’on
se reporte seulement, en pages 24 et 25 de ce document, à ce qu’écrivaient alors les évêques catholiques
anglais sur cette question24.
21 Catechismus Romanus, pars secunda, caput VI, §3 22 Lexikon für Theologie und Kirche, tome 2, columne 370, HERDER 1931 23 P. Hürth SJ, Commentarius ad Const. Apost. ‘Sacramentum Ordinis”, Periodica 37, 1948, page 30: in oppositione ad primi meriti munus, quod est episcopatus. 24 http://www.angelfire.com/nj/malleus/PDFs/Vindication-AC.pdf http://www rore-sanctifica.org/etudes/2006/RORE-2006-02-17-EN-Vindication_of_Apostolicae_Curae_1898.pdf 27 - Examen d’une autre objection : que veulent dire au juste les mots « évêque » et « prêtre » ?
Avant de laisser de côté cette partie du sujet, il est peut-être utile de mentionner une objection qui peut vous avoir traversé
l’esprit. On est en droit de dire que les mots « prêtre » et « évêque » sont à présent admis comme désignant ceux qui ont reçu le pouvoir sacrificiel en substance ou en plénitude. Pourquoi, dans ces conditions, ont-ils été rejetés dans la partie antérieure de votre Lettre comme n’ayant pas ce sens lorsqu’on les rencontre dans votre prière « Dieu Tout-Puissant, prodigue de toutes choses bonnes » ? L’objection est spécieuse, mais oublie que les mots dérivent leur sens des communautés où ils sont usités. Or, dans l’Église catholique, les mots « prêtre » et « évêque » ont toujours eu une signification sacrificielle ; c’est pourquoi, lorsqu’on les emploie dans nos « formes essentielles », ils sont assurément porteurs de la signification sacrificielle requise. Il en va de même des Communions orientales, qui emploient ces diverses formes anciennes d’ordination, ainsi qu’un examen de leurs liturgies de la Messe permet de le vérifier en cas de doute. Mais avec votre Communion, les choses sont différentes. Vos réformateurs ont certes conservé les mots « prêtre » et « évêque » comme étant les noms distinctifs des deux degrés les plus élevés de leur clergé, sans doute parce qu’ils n’ont pas osé mettre au rancart des termes qu’un très long usage avait rendus aussi familiers. Néanmoins, tout en les
Page 11 sur 25 Version B http://www.rore-sanctifica.org Communiqué du 2 mai 2007 Les expressions liturgiques (presbyteros, ministerium, etc) doivent être prises dans le sens de la Tradition de l’Eglise, selon le sens des « ….paroles que l'Eglise accepte et emploie comme telles.», et non pas dans leur sens étymologique seul. » CIRS
conservant, ils ont protesté contre le sens que leur attribuent les catholiques et, insistant sur leur étymologie, les ont employés et ont souhaité qu’on les emploie à l’avenir pour désigner non pas des ministres ayant pouvoir d’offrir le sacrifice, mais des pasteurs mis à la tête du troupeau afin d’enseigner à leurs ouailles, de leur administrer les Sacrements dans lesquels ils croient et, d’une manière générale, de s’occuper d’eux spirituellement. Ils ont professé tenir cette signification comme étant celle des Écritures et de l’Église primitive, ce qui explique le langage de la préface de votre Ordinal.
Pour illustrer ce mode d’emploi des deux termes en question, nous ne pouvons faire mieux que vous rappeler le passage bien
connu de Hooker :
« Voyant donc qu’à présent, le sacrifice ne fait pas partie du ministère de l’Église, comment prétendre appliquer à celui-ci le
nom de sacerdoce ? […] Les Pères de l’Église [c’est ce que croit Hooker] […] appellent ordinairement le ministère de
l’Évangile sacerdoce eu égard à ce que l’Évangile a de commun avec les sacrifices anciens, à savoir la communion du Corps
et du Sang sacrés du Christ, bien que maintenant, il ne comporte à juste titre aucun sacrifice. Quant aux fidèles, lorsque ce
mot frappe leurs oreilles, il ne les fait dorénavant pas plus penser à un sacrifice que le nom d’un sénateur ou d’un échevin ne
les fait penser à la vieillesse. »24
C’est pourquoi le simple emploi des termes « prêtre » et « évêque » dans une ou deux prières de votre rite serait inutile même
si à d’autres égards, ces prières – ou l’une quelconque d’entre elles – réunissaient les conditions requises pour être une forme essentielle. Il a été démontré, en revanche, que les prières en question pèchent aussi sous d’autres aspects dans la mesure où elles sont séparées de l’imposition des mains. C’est donc seulement ex abundantia que votre invocation de l’emploi de ces termes dans lesdites prières peut être recevable à nos yeux.
Texte original en anglais :
“A further objection considered : Do the terms ’bishop,’ ’priest,’ signify definitely ? Before we leave this branch of the subject, one word may be useful to meet an objection which perhaps occurs to you. The terms ’ priest,’ ’ bishop,’ it may be said, are now declared to be the accepted terms to denote those who have received in substance or in plenitude the sacrificial power. Why, then, have they been rejected in an earlier part of this Letter as not bearing that meaning when they occur in your prayer, Almighty God, Giver of all good things ? The objection is specious, but it forgets that words take their meanings from the communities in which they are used. Now in the Catholic Church the terms ’ priest ’ and ’bishop’ have always had a sacrificial meaning ; and hence when used in our ’ essential forms ’ they definitely convey the required sacrificial meaning. The same is true of the Oriental Communions which use these various ancient ordination forms–as may be seen, if anyone doubts the fact, by an inspection of their Liturgies for the Mass. But with your Communion it is different. Your Reformers no doubt retained the terms ’ priest ’ and ’bishop’ as the distinctive names of the two higher degrees of their clergy–probably because they did not dare to discard terms so long established and so familiar. But whilst retaining the terms they protested against the meanings attached to them by the Catholics, and, insisting on the etymological signification, used them, and desired that in future they should be used, to denote, not ministers empowered to offer sacrifice, but pastors set over their flocks, to teach them, to administer to them such Sacraments as they believed in, and generally to tend them spiritually. This meaning they professed to regard as that of Scripture and of the Primitive Church, which explains the language of the Preface of your Ordinal. In illustration of this mode of employing the terms we cannot do better than remind you of the wellknown passage from Hooker : Seeing, then, that sacrifice is now no part of the Church ministry, how should the name of priesthood be thereunto rightly applied ?... The Fathers of the Church [this is Hooker’s view]... call usually the ministry of the Gospel priesthood in regard of that which the Gospel hath proportionable to ancient sacrifices, namely, the communion of the Blessed Body and Blood of Christ, although it have properly now no sacrifice. As for the people, when they hear the name it draweth no more their minds to any cogitation of sacrifice than the name of a senator or an alderman causeth them to think on old age. 15 Thus the mere employment of the terms ’priest ’ and ’bishop ’ in one or two prayers in your rite would go for nothing, even if in other respects those prayers, or any of them, fulfilled the requirements of an essential form. It has been shown, however, that they fail also in these other respects, being separated from the imposition of hands. It is only ex abundantia, therefore, that your appeal to the use of these terms in the said prayers can be entertained by us at all.” Vindication, 1898, Réponse des évêques catholiques anglais aux Anglicans qui contestaient Apostolicae Curae de Léon XIII (1896) 14The Responsio points also in another place (see the footnote to its Appendix on the Gordon case) to the alleged recognition by the Holy See, in 1704, of the sufficiency of the mere words Accipe Spiritum Sanctum. On this see Appendix C.
Page 12 sur 25 Version B http://www.rore-sanctifica.org Communiqué du 2 mai 2007 Ainsi les évêques catholiques anglais reprochent en 1898 aux Anglicans de recourir à l’étymologie pour enlever au mot « presbytérat » son sens catholique d’offrande du Sacrifice. Et l’abbé Celier se comporte en 2007 comme les Anglicans de 1897 : « D'autre part, le mot «presbyter» signifie seulement «ancien», selon l'étymologie. Au chapitre 5 de la première épître de saint Pierre, les fonctions attribuées aux «presbyteri» sont des fonctions de gouvernement : «paissez», «veillez», «devenez les modèles», sans allusion à des fonctions de sacrificateur. » Fideliter n°177, abbé Celier, mai-juin 2007
Et les évêques catholiques anglais opposent aux Anglicans, et maintenant à titre posthume à l’abbé Celier et à son maître Santogrossi :
« Néanmoins, tout en les [prêtre, évêque] conservant, ils [les réformateurs anglicans] ont protesté contre le
sens que leur attribuent les catholiques et, insistant sur leur étymologie, les ont employés et ont souhaité qu’on
les emploie à l’avenir pour désigner non pas des ministres ayant pouvoir d’offrir le sacrifice, » Vindication, voir
note ci-dessus.
A l’encontre de Santogrossi, et par là même maintenant contre l’abbé Celier, nous avons déjà avancé en août 2006 que « les expressions liturgiques (presbyteros, ministerium, etc) doivent être prises dans le sens de la Tradition de l’Eglise et non pas dans leur sens étymologique seul »
En effet : « En outre les expressions ne doivent pas être comprises selon leur sens étymologique pur, mais selon leur sens toujours entendu par l’Eglise (« ….paroles que l'Eglise accepte et emploie comme telles.» dit le Pape Pie XII). Sous cet aspect, le terme ministerium dans la forme du Diaconat ne signifie rien d’autre qu’une traduction littérale du mot grec diakonia25, alors que l’expression summa ministerii tui désigne l’Episcopat selon l’usage liturgique commun reconnu et commenté, et cela bien longtemps avant la Constitution Apostolique Sacramentum ordinis26 de Pie XII de 1947. Ces sens ne sont nullement implicites, mais sont, bien au contraire, consignés très explicitement dans des commentaires qualifiés très communs et aisés à trouver, figurant pour la plupart dans les documents du Magistère lui- même. » CIRS
3.2.4 Les arguments que nous opposons à l’abbé Celier après les avoir opposés à Santogrossi
L’abbé Celier se permet d’écrire faussement :
« la formule sacramentelle y dit seulement : «Donnez à ce serviteur qui est le vôtre, Père tout-puissant, la dignité
du presbytérat».
Une telle formule, selon les principes posés par le prêtre sédévacantiste (en déformant la pensée de Pie XII),
souffrirait de deux défauts. D'une part, la caractéristique du prêtre, du sacerdos, le pouvoir d'offrir le sacrifice
eucharistique «tant pour les vivants que pour les défunts», n'y est nullement mentionnée » Fideliter n°177, abbé
Celier, mai-juin 2007
Et Santogrossi écrivait en août 2006 :
« Voici maintenant la partie de la formule, définie par Pie XII, pour le sacerdoce, et qui est pertinente pour
notre problème :
«Donnez à ce serviteur qui est le vôtre, Père tout-puissant, nous vous demandons, la dignité du
Presbytérat,... qu'il obtienne la charge du second rang».
25 P. Hürth SJ, Commentarius, page 26. 26 Nikolaus Gihr, Sakramentenlehre, tome 2, page 283, 1921.
Page 13 sur 25 Version B http://www.rore-sanctifica.org Communiqué du 2 mai 2007 [… la formule de l'ordination du prêtre devrait mentionner, elle, le pouvoir d'offrir le Sacrifice, caractéristique du Hiereus grec, du sacerdos latin, c'est-à-dire du Sacrificateur. En réalité, il n'en est rien. La formule classique retenue par Pie XII parle seulement de la «dignité du presbytérat». Chacun sait que le mot "presbyter" , utilisé par exemple dans l'Épître de saint Pierre, signifie "ancien" d'après l'étymologie grecque, et non pas "sacrificateur". Objections,Ansgar Santogrossi, n°6, juin 2006
3.2.4.1 Le rite latin traditionnel de l’ordination presbytérale équipare « presbyteros » et « sacerdos », contrairement aux allégations de l’abbé Celier qu’il est allé puiser chez Santogrossi.
En outre Santogrossi joue sur la méconnaissance par les lecteurs des textes des rites sacramentels :
nous avons en effet déjà fait observer qu’il prétend que le terme Presbyteros n’aurait dans le nouveau
Testament nulle signification sacrée, telle que la signification des termes sacerdos ou hieros. Mais voici
justement comment cette fonction sacrée du terme Presbyteros est spécifiée très exactement par le Rite
Tridentin :
« Consecrandi, filii dilectissimi, in Presbyteratus officium, illud digne suscipere, ac susceptum
laudabiliter exsequi studeatis. Sacerdotem etenim oportet offerre, benedicere, praeesse,
praedicare, et baptizare ».27
Ainsi que nous pouvons le constater, c’est dans le rite tridentin lui-même que les termes Presbyteratum
et Sacerdotium sont équiparés.
Nous en arrivons dès lors à une désinformation des plus sérieuses, lorsque l’auteur prétend que ce ne
serait que de manière purement „implicite“ que l’on pourrait savoir que la forme essentielle du
rite latin désigne bien le sacerdoce sacrificiel, et que, par suite, la forme sacramentelle
traditionnelle essentielle de la consécration à la Prêtrise ne mentionnerait qu’insuffisamment le
sacerdoce (usage de l’adverbe ‘seulement’), car il aurait déjà prouvé, prétend-il fausement, que le
terme Presbyteros n’aurait pour seule signification que la signification profane de l’Ancien.
« La formule classique retenue par Pie XII parle seulement de la ‘dignité du presbytérat’ ».
Santogrossi, page 39.
Après avoir aligné toute cette suite de sophismes d’origine protestante ou moderniste, et apparemment très satisfait de lui-même, et tel un Anglican, l’abbé Celier claironne :
« Cette formule traditionnelle de l'ordination des prêtres n'exprimant pas, de façon compréhensible en dehors de
tout autre contexte, ce qui constitue l'essentiel du sacerdoce, devrait être considérée, d'après les principes du
prêtre sédévacantiste, comme «absolument nulle et entièrement vaine» : ce qui est ridicule, évidemment »
Fideliter n°177, abbé Celier, mai-juin 2007
Au regard des faits scientifiques et théologiques que nous venons d’objecter, nous nous demandons chez qui nous devons voir le ridicule. Les lecteurs jugeront par eux-mêmes.
Puis, poursuivant par quelques propos triviaux sur le terme « canon » utilisé en théologie à ne pas confondre avec une « arme de guerre » (sic), l’abbé Celier recopie en la résumant l’argumentation du bénédictin conciliaire Santogrossi :
« L'ESPRIT QUI FAIT LES CHEFS
Concernant la référence à la réalité, le frère Santogrossi note que ce qui est principal a rapport avec la
primauté, donc avec la source, l'origine et le principe de direction. Cela désigne bien l'évêque, qui est, par pouvoir
propre, le premier dans la dignité, la source des sacrements, l'origine de l'enseignement de la foi et le principe de
direction des âmes.
27 http://www.angelfire.com/nj/malleus/ordines/prtradpriests html
Page 14 sur 25 Version B http://www.rore-sanctifica.org Communiqué du 2 mai 2007 Concernant l'usage des mots dans le vocabulaire chrétien, le frère note que le mot latin «principalis» est la traduction du mot grec «hegemonikon». Ce mot est utilisé dans de nombreuses prières consécratoires orientales, et comporte un lien systématique avec la notion d'autorité, dont la source, comme le disent tous les Pères de l'Église, est l'évêque, «prince», «premier» et «chef» dans l'Église. Les dictionnaires de grec et de latin patristiques associent ainsi hegemonikon et principalis à la charge épiscopale. De plus, la première chose que le concile de Trente enseigne sur les évêques est qu'ils sont les membres principaux de la hiérarchie. L'introït de la messe des pontifes (des évêques) dit d'ailleurs que Dieu «principem fecit eum», «a fait de lui un prince». » Fideliter n°177, abbé Celier, mai-juin 2007
Les lecteurs pourront constater que ce texte de l’élève Celier résume le texte de son maître Santogrossi que voici : « L'adjectif "principalem" qualifie le nom "Spiritum" dans la forme Paul VI : «l'Esprit qui fait les chefs». Il renvoie au latin princeps (le premier) et il est la traduction latine du grec hegemonikon, un mot qui normalement signifie pouvoir, domination ou gouvernement. L'expression pneuma hegemonikon (Spiritum principalem) se trouve mentionnée comme exprimant un don divin, dans le psaume 50. Elle a été utilisée dans de nombreuses prières consécratoires orientales pour des charges et des bénédictions diverses. Toutes ces charges ont quelque chose à voir avec l'autorité, et il se trouve aussi que le champ sémantique naturellement associé à ce concept — vocables tels prince ou chef— est bien présent dans la pensée des Pères et des écrivains ecclésiastiques médiévaux quand ils caractérisent les évêques comme "princes", "premiers" ou "chefs" dans l'Eglise. Les dictionnaires de grec et de latin patristique cités par l'abbé Cekada lui-même associent hegemonikon et principalis avec la charge épiscopale. En outre, la première chose que le Concile de Trente enseigne sur les évêques, décret sur le sacrement de l'Ordre au chapitre 4, c'est le fait qu'ils sont les membres principaux de la hiérarchie. Ils sont établis par l'Esprit Saint pour régir l'Eglise — la charge épiscopale de gouvernement est mentionnée avant le pouvoir de confirmer et ordonner. Et même l'Introït du commun de la messe des Confesseurs Pontifes, que l'abbé Cekada lit un certain nombre de fois dans l'année, dit à propos du saint évêque commémoré : "principem fecit eum", "[Dieu] l'a fait un prince". Santogrossi, pages 38 et 39
Dans ce texte Santogrossi tente d’interpréter le Spiritus principalis présent dans la nouvelle forme sacramentelle essentielle de Montini-Paul VI. Le moine bénédictin essaie de présenter comme une « évidence » le lien entre l’Esprit principal et l’épiscopat.
Nous avons montré dans notre réfutation d’août 2006 que cette association entre Spiritus principalis et épiscopat est tout à fait gratuite. Les mêmes arguments que nous avons opposés à Sanotogrossi s’appliquent désormais à l’abbé Celier, son disciple.
3.2.4.2 L’abbé Celier et Santogrossi déjà réfutés par la Notitia IV28
Nous renvoyons nos lecteurs à la Notitia IV de Rore Sanctifica qui fait le point sur les diverses
interprétations de Spiritus principalis. Pour Santogrossi à l’instar du Père Pierre-Marie d’Avrillé et du Père
Lécuyer, il l’interprète comme un don. Nous avons vu dans la Notitia IV comment cette interprétation
dans la nouvelle forme sacramentelle du rite épiscopal mène à l’hérésie, en raison de sa signification
hétérodoxe résolument « transitive » :
A donne (le Spiritus principalis) à B qui le donne à C
Ne souhaitant pas ici répéter cette étude, nous invitons les lecteurs à s’y référer. Signalons simplement
que le Père Lécuyer tentant en 1953 d’interpréter la prière épiscopale dite d’Hippolyte de Rome bute sur
l’obstacle du Spiritus principalis. Il ne trouve que chez Théodore de Mopsueste (hérétique notoire29) la
signification du gouvernement des autres :
28 http://www rore-sanctifica.org/etudes/2006/RORE-2006-08-05- FR Rore Sanctifica III Notitia 4 Les Significations heterodoxes de la Forme de Montini PaulVI A.pdf 29 Cet auteur a fait l’objet, sous le Pape Vigile, d’une anathémisation dans le 2° concile de Constantinople, en juin 553 : « Si quelqu’un prend la défense de l’impie Théodore de Mopsueste qui affirme qu’un autre est le Dieu Verbe et un autre le Christ qui, troublé par les passions de l’âme et les désirs de la chair, s’est peu à peu libéré des attraits inférieurs et ainsi, rendu meilleur par le progrès de ses œuvres est devenu tout à fait irréprochable par son comportement, a été baptisé comme un simple homme au
Page 15 sur 25 Version B http://www.rore-sanctifica.org Communiqué du 2 mai 2007 « Une simple lecture aura fait remarquer le parallélisme avec les lignes qui précédaient : à la place de l'ancien temple, les Apôtres ont construit l'Église, nouveau temple de Dieu, comme nous le disions plus haut. De même donc qu'autrefois Dieu instituait des chefs et des prêtres, on le prie de donner à l'élu de l'Église la force dont il a besoin, la grâce spirituelle qui convient aux chefs (το ήγεμουιχόυ πνεύμα). Cette dernière expression est extraite du Ps. 50, le Miserere, et la version latine de la Tradition apostolique la rend par l'expression latine du psautier : principalis spiritus. On pourrait hésiter sur le sens précis qu'a eu en vue Hippolyte : le psalmiste n'y voyait sans doute qu'un principe spirituel d'origine divine opérant dans l'homme, et qu'on a nommé très justement un « esprit généreux30 ». Et ce sens nous rapproche de celui que les philosophes stoïciens donnaient à la partie supérieure, rectrice, de l'âme, τό ύγεμουιχόυ, par opposition à la partie soumise, l'esprit inférieur, τό ύποχείμευου. Clément d'Alexandrie, au temps d'Hippolyte, suivra cette terminologie des philosophes31, qui se perpétuera chez Cyrille d'Alexandrie32 et chez Théodoret33. Pouvoir de se commander soi-même chez tous ces auteurs, le πνεύμα ήγεμουιχόυ devient chez Théodore de Mopsueste le pouvoir « de conduire et de dominer les autres34 ». 35Père Lécuyer
Le Père Lécuyer, tout réformateur qu’il soit, n’osera même pas commettre cette approximation grossière
devant laquelle ne reculent ni Santogrossi, ni l’abbé Celier. L’ennemi personnel de Mgr Lefebvre aura l’honnêteté de reconnaître devoir puiser chez Théodore de Mopsueste son interprétation, ce que ne font ni Santogrossi, ni l’abbé Celier qui n’hésitent pas à présenter cette interprétation du Spiritus Principalis. Décidemment le directeur de Fideliter n’arrive pas à la hauteur de la formation théologique du Père Lécuyer.
3.2.4.3 La traduction abusive par l’abbé Celier et Santogrossi de hegemonikos par principalis
Le terme Prince nous semble plutôt devoir être réservé aux Apôtres : « Memento verbi principis
(κορυφαιος) Petri, quod dixit », de la catéchèse au nouveau prêtre copte, Denz., Ritus orientalium, tome 2,
page 14. C’est donc koryphaios, qui signifie prince, et principalis n’est pas une traduction adéquate
pour hegemonikos.
Mais laissons cela pour le moment de côté, et supposons que le Substantif (le nom) princeps puisse
désigner l’Evêque, et que principalis en soit l’adjectif dérivé.
3.2.4.4 Contrairement aux allégations de l’abbé Celier, un adjectif dérivé (principalis) ne peut transférer au mot (Spiritus) le sens du substantif (Princeps) pour lui conférer éventuellement la signification du pouvoir d’Ordre (potestas ordinis).
C’est encore en pratiquant un Circiterismus, que Santogrossi (et donc l’abbé Celier) identifie l’adjectif
au substantif.
nom du Père, du Fils et du Saint-Esprit ; et, par le baptême, a été jugé digne de recevoir la grâce du Saint-Esprit et de l’adoption filiale ; et, à l’égal d’une image royale, est adoré en la personne du Dieu Verbe ; et après sa résurrection est devenu immuable en ses pensées et totalement impeccable… qu’il soit anathème » Denzinger, Symboles et définitions de la Foi catholique, n°434, Cerf, p.553 30 Note du P. Lécuyer : J. GUILLET, Thèmes bibliques, Paris, 1951, p. 251 31 Note du P. Lécuyer : Cf. Strom., VI, XVI, 134-136 (éd. Stählin, II, p. 499-501). 32 Note du P. Lécuyer : Comment. in Ps. 50 (P. G., 69, 1101 A) : c'est l'εώ?αυδρία, la mâle vigueur qui permet à l'homme de « dominer parfaitement sur tous ses désirs, et d'être plus fort que toutes les astuces diaboliques, parce que, en lui, c'est l'esprit qui commande ». 33 Note du P. Lécuyer : In Ps. 50 (P. G., 80, 1249 A). Voit-aussi le PS.-CHRYSOSTOME, In Ps. 50 (P. G., 55, 586). 34 Note du P. Lécuyer : Comment, in Ps. 50, éd. DEVREESSE, p. 339, 22 ss. 35 Episcopat et presbytérat dans les écrits d’Hippolyte de Rome – Père Lécuyer, 1953
Page 16 sur 25 Version B http://www.rore-sanctifica.org Communiqué du 2 mai 2007 Cependant ce n’est qu’en tant que détermination complémentaire, que l’adjectif principalis pourrait se rapporter à un substantif. Spiritus principalis pourrait dès lors désigner la grâce qui accompagne la fonction, mais non pas la fonction elle-même, ni le pouvoir qui la caractérise (potestas ordinis), que le substantif princeps seul pourrait signifier.
En outre, dans l’usage reçu et accepté par l’Eglise, cet adjectif devrait se rapporter à d’autres substantifs,
avec lesquels ils pourraient ensemble former des expressions qui désigneraient la Potestas ordinis, tels par
exemple plenitudo potestatis principalis, ministerium principale, sacerdotium principale, culmen principale
pastoralis officii, etc. Or il n’existe aucune expression de ce genre reçue par l’Eglise pour désigner la
potestas ordinis de l’Evêque.
Un adjectif ne peut apporter à un substantif que la détermination que ce dernier lui permet. C’est ce
qu’enseigne déjà la logique elle-même. Le terme Spiritus ne peut permettre à un adjectif que la
signification de variantes de la grâce, ou même le Saint Esprit Lui-même, mais nullement la Potestas
ordinis, qui n’étant pas attachée à la Caritas, ne Lui est pas attachée.
3.2.4.5 L’abbé Celier et Santogrossi affirment faussement que le Spiritus principalis puisse signifier le pouvoir de l’Ordre conféré (potestas ordinis épiscopale : plénitude des pouvoirs sacramentels) en sus de la grâce (gratias ordinis épiscopale) du sacrement
Mais, en suivant Santogrossi et donc l’abbé Celier, une expression telle que Spiritus principalis devrait
signifier tout aussi bien la Grâce (gratia ordinis) que la plénitude des pouvoirs sacramentels (potestas
ordinis). Or, en raison de la distinction entre pouvoir sacramentel ontologique (potestas ordinis) et caractère
associé conféré ex opere operato d’une part, et Grâce (gratia ordinis) d’autre part, une telle expression ne
peut tout au plus que désigner la Grâce (gratia ordinis) , et par suite Spiritus signifie soit le Saint Esprit
Lui-même, ou alors Ses dons, lesquels sont attachés à la Caritas36, à laquelle n’appartient pas le
Caractère ontologique qui seul exprime la plénitude des pouvoirs sacramentels (potestas ordinis)
conférée ex opere operato par le sacrement valide.
Remarquons en nous référant à une version vernaculaire, la version italienne officielle de Pontificalis
Romani, éditée par le Vatican, Thilo Stopka a déjà démontré dans ses précédentes études37 que pour
la version italienne officielle du Vatican il s’agirait bien là clairement de la Personne Elle-même du
Saint Esprit38.
3.2.4.6 La signification du Spiritus principalis de l’abbé Celier et de Santogrossi contredite par le rite Copte de bénédiction non sacramentelle d’un abbé
Santogrossi (et donc l’abbé Celier) qui écrit très justement que l’expression Spiritus principalis apparaît
sous la forme de pneumatos hégémonikos dans le rite copte de consécration épiscopale39, ne semble
cependant pas, dans sa critique de l’abbé Cekada, avoir aperçu que cette même expression apparaît
36 Catechismus Romanus, I. pars, caput VIII, §8 37 http://www rore-sanctifica.org/etudes/2006/RORE-2006-02-24-DE-Stopka_Avrille_Antwort_2006.pdf Et voici le lien à notre dernière réponse à Avrillé : http://www rore-sanctifica.org/public_html/etudes/2006/RORE-2006-06-15-FR_Thilo- Stopka_QuelleIdeeLesdomincainssefont-ilsdelaConsecration.pdf 38 « il tuo Spirito che regge e guida » Il n’existe aucun Spiritus principalis dans la forme italienne officielle : http://www.vatican.va/holy_father/paul_vi/apost_constitutions/documents/hf_p-vi_apc_19680618_pontificalis-romani_it html 39 Denz., Ritus Orientalium, tome 2, page 24
Page 17 sur 25 Version B http://www.rore-sanctifica.org Communiqué du 2 mai 2007 également pour la simple bénédiction non sacramentelle d’un Père Abbé40 copte. Ce qui est pleinement logique, puisque l’hegoumenos est purement et simplement l’Abbé.
Aussi est-ce bien cette même expression qui apparaît dans la simple bénédiction (non sacramentelle)
d’un Père Abbé, accompagnée de l’imposition des mains.
Tout au contraire, pneumatos hegemonikos est une expression que les Coptes orthodoxes emploient tout
aussi bien pour signifier la grâce épiscopale que celle de l’Hegoumen, le Père Abbé, mais elle ne peut en
aucune façon désigner la potestas ordinis, le pouvoir sacramentel lui-même (tout à fait indissociable du
caractère ontologique conféré ex opere operato par la reception du sacrement des saints ordres
catholiques).
3.2.4.7 Le Spiritus principalis du nouveau rite épiscopal véhicule une hérésie adoptioniste et dynamiste condamnée par le concile d’Ephèse
Une fois encore, nous faisons remarquer que la manière selon laquelle l’expression Spiritus principalis est
employée dans la Forme de Paul VI, tombe ici apparemment sous le coup de l’anathème du Canon 9 du
Concile d’Ephèse et de la condamnation des „Trois Chapitres“. Thilo Stopka a déjà traité en détail de cette
question ailleurs41. Nous renoyons également à la Notitia IV.42
3.2.4.8 Conclusion sur cet argument de l’abbé Celier repris de Santogrossi
Nous venons de démontrer que les faits contredisent la signification du pouvoir d’Ordre épiscopal attribuée
par Santogrossi à Spiritus principalis (à la manière du Père Lécuyer et d’Avrillé).
Un peu plus loin, l’abbé Celier, à l’instar de Santogrossi, va affirmer que le terme principalis qui accompagne Spiritus dans le nouveau rite serait synonyme de charge épiscopale :
« En référence, tant à la réalité, à la tradition du vocabulaire chrétien qu'au contexte de l'ensemble du rite, cette
demande d'une effusion du Spiritus principalis sur l'ordinand, Esprit de Jésus-Christ qu'il a lui-même transmis
aux Apôtres pour établir l'Église en tous les lieux, est parfaitement significative de la grâce épiscopale. »
Fideliter n°177, abbé Celier, mai-juin 2007
Nous venons de réfuter cette assertion. Nous renvoyons également à une réponse que nous faisions à Santogrossi, car l’abbé Celier reproduit la même erreur, sa théologie imprécise et approximative d’amateur lui fait confondre dans une même expression « la grâce épiscopale » les deux concepts distincts que la théologie catholique a bien séparé : la potestas ordinis épiscopale (d’ordre ontologique) et la gratia ordinis (grâce) qui accompagne le sacrement en vue de l’exercice de la potestas, c’est-à-dire du pouvoir d’Ordre.
Nous avons déjà opposé ce qui suit à Santogrossi, et nous l’appliquons désormais à l’abbé Celier :
40 idem, page 16. Hegemonikum paraît cependant faire défaut dans la traduction de Kircher (abreviée K), ainsi que l’indique Denzinger dans une note de bas de page. 41 http://www.rore-sanctifica.org/public_html/etudes/2006/RORE-2006-06-15-FR_Thilo-Stopka_QuelleIdeeLesdomincainssefont- ilsdelaConsecration.pdf 42 http://www rore-sanctifica.org
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3.2.5 L’abbé Celier et Santogrossi ignorent visiblement la distinction entre pouvoir de l’Ordre conféré (potestas ordinis, associée au caractère de nature ontologique) et la grâce sacramentelle (gratia ordinis)
Dans son texte ne figure pas non plus la moindre discussion à propos du sacrement de la consécration en
tant que tel, ni ne sont énoncés les différents effets que produit ce sacrement de la consécration, ainsi que
nous les avons déjà exposés dans notre seconde réponse43 à Avrillé. Dans ce document, le lecteur pourra
trouver par ailleurs maintes références et notes de bas de page sur le sujet.
Comme Santogrossi ne traite même pas de la consécration sacramentelle en tant que telle, le lecteur non
spécialisé ne pourra non plus par conséquent avoir la moindre idée du fait que celle-ci introduit une
différence ontologique entre Caractère et Grâce.
Ainsi, selon Saint Thomas d’Aquin, pouvoirs sacramentels (potestas ordinis) et Caractère sont
identiques, et non pas pouvoirs sacramentels (potestas ordinis) et Grâce (gratia ordinis). La Grâce
produite par le sacrement des Saints Ordres catholiques est en effet toujours quelque chose qui, dans le
sacrement, accompagne le don des pouvoirs sacramentels, tout en demeurant conditionnée à la présence
de la grâce sanctifiante dans l’âme de l’impétrant.
Le pouvoir sacramentel (potestas ordinis) est donc reçu ex opere operato sans la grâce du
sacrement (gratia ordinis) si l’impétrant est en état de péché mortel. Nous renvoyons le lecteur à nos
précédentes études1 où nous avons traité en détail cette question
L’abbé Celier commet donc l’erreur de confondre la juridiction épiscopale et le pouvoir d’ordre qui est ontologique. Selon lui, la signification de la grâce exprimerait « parfaitement » le pouvoir d’ordre ontologique, comme si la gratia ordinis exprimait implicitement la potestas ordinis. Il s’agit de la même erreur que commet Santogrossi, à la différence que Santogrossi l’exprime plus nettement que l’abbé Celier qui le sous-entend implicitement en survolant rapidement la question, trop pressé d’aboutir à sa conclusion.
Voici ce que nous répondions à cette erreur de Santogrossi, désormais répétée par l’abbé Celier :
Les faits contredisent la signification du pouvoir d’Ordre épiscopal attribuée par Santogrossi à Spiritus
principalis (à la manière du Père Lécuyer et d’Avrillé).
Santogrossi est déjà réfuté par la Notitia IV pour son interprétation du Spiritus principalis. Il produit une
traduction abusive de « hegemonikos » par « principalis ».
Contrairement à ce qu’affirme le bénédictin conciliaire, l’adjectif dérivé (principalis) ne peut transférer
au mot (Spiritus) le sens du substantif (Princeps) pour lui conférer éventuellement la signification du
pouvoir d’Ordre.
Santogrossi affirme ainsi faussement que le Spiritus principalis pourrait signifier le pouvoir de l’Ordre
conféré (potestas ordinis épiscopale : plénitude des pouvoirs sacramentels) en sus de la grâce (gratias
ordinis) du sacrement. Cette signification du Spiritus principalis donnée par Santogrossi est contredite
par le rite Copte de simple bénédiction non sacramentelle d’un abbé.
Ajoutons que le Spiritus principalis du nouveau rite épiscopal conciliaire véhicule une hérésie
adoptioniste et dynamiste condamnée par le concile d’Ephèse.
43 http://www.rore-sanctifica.org/etudes/2006/RORE-2006-02-24-DE-Stopka_Avrille_Antwort_2006.pdf Et voici le lien à notre dernière réponse à Avrillé : http://www rore-sanctifica.org/public_html/etudes/2006/RORE-2006-06-15-FR_Thilo- Stopka_QuelleIdeeLesdomincainssefont-ilsdelaConsecration.pdf
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3.3 Troisième erreur : « le simple fait qu'un évêque utilise cette formule (parfaitement suffisante en soi), même si elle est un peu vague, suffit pour exprimer sa volonté efficace de transmettre le pouvoir sacré qu'il possède en propre »
Nous atteignons ici au sommet de l’amateurisme et de l’inconsistance théologique au regard des critères de la théologie catholique.
3.3.1 Première contradiction logique interne du discours de l’abbé Celier qui revendique le contexte avant de s’en affranchir
En première remarque préliminaire, soulignons la contradiction interne de l’argumentaire de l’abbé Celier. Il vient auparavant de nous expliquer que la « formule » (c’est-à-dire ce qu’un théologien catholique appelle la forme essentielle), est vague et qu’il faut, pour qu’elle acquière sa pleine signification, considérer le contexte. Il s’agit du « contextualisme sacramentel » que dénonce l’abbé Cekada, ou encore de la reprise en raccourci de l’argument de l’ « implicitisme sacramentel » de Santogrossi.
Et puis, maintenant, l’abbé Celier vient nous expliquer qu’une formule vague dans la bouche d’un évêque valide suffit à faire une consécration valide, et ce faisant il abandonne ainsi le contexte qui lui était si nécessaire auparavant pour contrer nos arguments.
3.3.2 Deuxième contradiction logique interne du discours de l’abbé Celier qui affirme dans le même temps qu’une forme sacramentelle essentielle serait à la fois « parfaitement suffisante » et « un peu vague »
En deuxième remarque préliminaire, le texte même de l’abbé Celier est formellement auto-contradictoire. Dans la même phrase, il affirme que la forme essentielle (baptisée par lui ‘formule’) est « parfaitement suffisante en soi » et rajoute ensuite qu’elle est « un peu vague » ! Alors « parfaitement suffisante » en soi ou « un peu vague » ? En théologie catholique on ne peut errer ainsi, il faut choisir. La théologie catholique n’est pas une suite de raisonnements vaporeux mais elle s’appuie sur la logique. Un bon théologien a normalement suivi un cursus philosophique réaliste, qui lui a enseigné que la philosophie est servante de la théologie et en préalable à l’enseignement philosophique lui-même, il a étudié la logique et le traité de Logique d’Aristote.
L’abbé Celier semble s’être affranchi des contraintes de la logique, ce qui est typique d’une pensée peu rigoureuse telle qu’on peut la connaître dans les milieux de l’ésotérisme et de la gnose, ou tout simplement dans les milieux modernistes qu’a dénoncé le Pape Saint Pie X, et que la congrégation à laquelle appartient l’abbé Celier a pourtant choisi comme son saint patron.
Après ces deux préliminaires logiques qui suffisent à disqualifier le propos de l’abbé Celier, venons-en maintenant à la réponse théologique à ce sophisme.
3.3.3 Des affirmations de l’abbé Celier dignes des Anglicans et même quasiment gnostiques
En ramassant son argumentaire dans une formule où il déclare qu’il suffit à une bouche épiscopale de prononcer une formule vague pour transmettre la potestas ordinis épiscopale, c’est-à-dire la plénitude du Sacerdoce catholique, l’abbé Celier s’alimente aux pires sources modernistes ou anglicanes.
En effet, comme nous le relevions dans notre réfutation de l’abbé Calderon, à quoi bon que le Pape Pie XII précise les formes essentielles des divers degrés du sacrement des Saints Ordres, et en précise les deux
Page 20 sur 25 Version B http://www.rore-sanctifica.org Communiqué du 2 mai 2007 conditions de leur validité, si la prononciation d’une « formule vague » par la bouche d’un évêque sacramentellement valide suffise à faire un évêque ? A quoi bon que le Pape Léon XIII fasse travailler une Commission théologique pour étudier les rites Anglicans et condamne ensuite infailliblement les ordres Anglicans ? A quoi sert la théologie sacramentelle catholique ?
Nous laissons la parole à l’abbé Cekada qui n’hésite pas ici à parler de quasi-gnosticisme.
« Un Eclairage Intéressant ? L’abbé Celier emploie cette expression pour qualifier l’argument de l’abbé Alvaro
Calderon en faveur de la validité de la nouvelle forme sacramentelle, qu’il résume comme il suit : “De là vient
que l'imposition des mains est une matière suffisante pour l'ordre, parce que ce sont des mains d'évêque; qu'une
formule même un peu vague suffit, parce que c'est une bouche d'évêque, une volonté d'évêque qui exprime sa
détermination de transmettre le pouvoir qu'il possède en plénitude, d'engendrer de son propre sacerdoce plénier
un prêtre ou un évêque.”
Un laïc qui lirait un tel passage pourrait penser qu’il s’agit là de quelque chose de vraiment profond ou de quelque
éclair inspiré mais ineffable d’une vision théologique.
Il ne s’agit en fait que d’une mystification. L’abbé Calderon, si l’on en juge d’après son article du Sel de la Terre
n°58, semble incapable d’élaborer un raisonnement clair ni même, en la matière, une seule phrase claire.
L’essence d’un bon écrit théologique réside en effet dans sa clarté — l’abbé Calderon écrit comme un moderniste.
Mais le problème n’est pas qu’une pure question de style. L’“éclairage”, cité plus haut et relevé par l’abbé Celier,
renverse entièrement ce que la théologie Catholique enseigne sur la question des formes sacramentelles
essentielles — une forme doit signifier d’une manière univoque l’effet du sacrement — et lui substitue un
“contextualisme sacramentel” moderniste, quasi-Gnostique.
Sa déclaration, je le répète, aurait pu sortir directement de la bouche de l’un de mes professeurs modernistes de la
fin des années 60 — ou d’un tract théosophique, juste avant de décrire les auras pourpres qu’un évêque produit
sur le plan astral.
L’abbé Celier et l’abbé Calderon croient-ils réellement qu’en matière de sacrement “qu'une formule même un peu
vague suffit, parce que c'est une bouche d'évêque”? Ou bien sont-ils en « channels » spirituels avec Tyrell,
Teilhard et Madame Blavatsky ? » L’abbé Celier et le tabernacle vide - Réplique de l’abbé Cekada à l’abbé
Celier, 1er mai 200744
L’abbé Celier souhaite-t-il ainsi, par son article de Fideliter, s’inscrire dans la lignée gnostique ou théosophique de Mme Blavatsky ?
3.3.4 L’abbé Celier fait mine d’ignorer la déclaration publiquement anti-catholique du père du nouveau rite, le franc-maçon Annibale Bugnini Û, dit « Buan » de son nom de code maçonnique.
En basculant dans une telle dérive théologique, l’abbé Celier fait mine d’ignorer la question de l’intention du rite telle qu’elle fut donnée par les réformateurs eux-mêmes. Or l’intention des réformateurs qui ont confectionné le nouveau rite a été publiquement manifestée par le franc-maçon Annibale Bugnini Û qui a déclaré son intention anti-catholique dès avant la réforme.
Nous rappelons la déclaration officielle et publique d’intention protestante et ANTICATHOLIQUE préalable du « frère »∴ d’Annibale Bugnini, dit Buan de son nom de code maçonnique :
En effet, le Franc-Maçon, prêtre lazariste, et liturgiste moderniste, Annibale Bugnini Û, nommé par Montini-Paul VI Secrétaire général du Consilium, c'est-à-dire Chef des équipes de « Réformateurs » liturgistes, avait déclaré officiellement le 15 mars 1965 à l’Osservatore Romano, un an après l’institution
44 http://www rore-sanctifica.org/etudes/2007/RORE_Communique-2007-05-01_Abbe_Cekada_replique_a_Celier.pdf
Page 21 sur 25 Version B http://www.rore-sanctifica.org Communiqué du 2 mai 2007 du Consilium le 25 mars 1964, et plus de trois ans avant la promulgation fallacieuse de Pontificalis Romani le 18 juin 1968 :
« Nous devons dépouiller nos prières Catholiques et la Liturgie Catholique de tout ce
qui pourrait représenter l’ombre d’une pierre d’achoppement pour nos frères
séparés, c'est-à-dire pour les Protestants »
Y COMPRIS DONC DANS LA PSEUDO-FORME SACRAMENTELLE ESSENTIELLE EPISCOPALE DEFINIE PAR MONTINI-PAULVI LE 18 JUIN 1968 !
3.3.5 La désinvolture de l’argumentaire de l’abbé Celier en matière sacramentelle en opposition totale avec la rigueur catholique du Cardinal Franzelin (1875)
L’abbé Celier, ainsi qu’Avrillé, l’abbé Portail et l’abbé Calderon, seraient bien inspiré le prendre connaissance de ce qu’écrivait le Cardinal Franzelin dans son Votum à la demande du Saint-Office en 1875, au sujet des Anglicans.
« 9. J’ai dit que, dans le rite d’ordination par institution du Christ, la signification de la collation du sacerdoce
pour la consécration et l’oblation du sacrifice du corps et du sang du Seigneur est essentielle. En effet, il est de
foi, qu’à la dernière Cène les Apôtres ont été institués comme prêtres par les paroles du Christ : «Faites ceci en
mémoire de moi » (Trid. Sess. 22 can.2)45[36] ; à ce moment le Christ Seigneur a institué ce pouvoir sacerdotal
pour être transmis aux successeurs des Apôtres dans le sacerdoce. Lorsque donc il institua le sacrement de
l’Ordre c’est à dire le signe visible de la collation du sacerdoce, il l’institua en fait comme un signe c’est à dire
comme un rite contenant la signification du pouvoir de faire ce que le Christ, lui-même comme Prêtre éternel
selon l’ordre de Melchisédech fit à la dernière Cène. Il n’a pas non plus déterminé ces paroles individuellement
par lesquelles cette signification serait exprimée, pourvu que, dans le rite visible (matière et forme) la
signification instituée par lui soit conservée. Cette signification n’est pas moins conservée dans tous les rites
orientaux que dans le rite de l’Eglise d’Occident, même si elle y est exprimée par d’autres paroles. ; par contre,
le rite anglican, non seulement n’a pas conservé cette signification, mais, bien plus, il a été conduit à une
opposition directe contre la doctrine et contre le sacrement de l’Eglise catholique afin d’exclure cette
signification . Or, dans les rites orientaux ce fut et reste toujours intégralement un sacrement à transmettre le
sacerdoce, alors que dans le rite anglican il fut nul dès son origine (en 1552).
10. Ceci serait toujours vrai, même si quelqu’un disait par hasard que la forme anglicane considérée en soi
était ambiguë Car, lorsque la forme d’un sacrement est pervertie par des ministres individuels dans le but, que la
forme essentielle soit changée, le sacrement est rendu invalide, même en tant que les paroles ambiguës qui ont été
substituées pourraient admettre la signification véritable. La réponse du Souverain Pontife S. Zacharie à la
question de S. Boniface de Munich au sujet du changement de la formule du baptême, de sorte que les paroles
puissent être ambiguës et pourraient avoir de soi une signification vraie, mais aussi fausse, est très connue. Le
Souverain Pontife dit sans conteste que le baptême doit être tenu pour valide, si celui qui baptise utilise ces
paroles « non pour introduire une erreur ou une hérésie », mais uniquement à cause de la seule ignorance de la
langue romaine par laquelle il commet une faute de langue » (Conc. Mansi T.XII, p. 325)46[37]. Si donc le
changement des paroles avait été introduit dans le but de changer la signification de la forme, le baptême serait
invalide. C’est ce que S. Thomas enseigne généralement au sujet de l’addition ou de la diminution dans les
formes des sacrements :si celui qui prononce les paroles (qui, prises en soi, ne changeraient pas essentiellement
la forme) « ait l’intention d’introduire par une addition de ce genre ou une diminution d’introduire un autre rite
qui ne serait pas accepté par l’Eglise il ne semble pas que le sacrement se réalise, parce qu’il n’apparaît pas que
le ministre ait l’intention de faire ce que fait l’Eglise » (S.Th. 3, q. 60, a.8 ; Cf. a.7, ad 3 ; Vide Suarez de Sacram.
Disp. N. sect. 5).47[38]
Si ces choses valent pour les ministres individuels des sacrements, il est beaucoup plus évident encore qu’un
sacrement est rendu nul, si c’est toute une secte qui introduit publiquement un changement dans la forme
45[36] Cf. DS 1752 46[37] Cf. DS 588 47[38] In Commentant et disputationes in tertiam partem P. Divi Thomae, m, Lyon 1608, pp. 29-31
Page 22 sur 25 Version B http://www.rore-sanctifica.org Communiqué du 2 mai 2007 reçue par l’Eglise, dans l’intention expresse que la signification essentielle soit tournée dans une autre comme cela a été manifestement fait par les auteurs calvinistes de la forme anglicane, alors qu’ils avaient rejeté dès l’origine le rite de l’ordination de l’Eglise romaine et de l’Eglise en Angleterre ; et ils ont introduit la forme nouvelle pour que , conformément à leur hérésie, la signification de conférer le pouvoir sacerdotal soit éliminé par ce nouveau rite. C’est donc en vain que l’on cherche, si par les paroles de la forme anglicane « Accipe Spiritum etc », considérés en soi et en d’autres circonstances (et in aliis adiunctis) si la signification essentielle du sacerdoce à être conféré pourrait toujours se trouver à la base. Car, même si l’on concèdait que cette signification pourrait se trouver à la base, les paroles, elles, sont ambiguës ; mais par l’objectif et les circonstances (ex adiunctis) du changement qui a été fait pour introduire un autre rite non reçu par l’Eglise (comme S. Thomas dit), et même afin d’éliminer le rite essentiel de l’Eglise, les paroles sont formulées non pour signifier, mais pour nier la collation du sacerdoce. » Cardinal Franzelin, Votum, 187548
Par son argumentaire, en faisant mine d’ignorer l’intention anti-catholique publique qui a présidé à la confection du nouveau rite épiscopal, l’abbé Celier adopte le comportement des Anglicans face à l’Eglise catholique, que ce soit à l’époque du Cardinal Franzelin ou à celle du Pape Léon XIII, qui tentent de faire valoir la validité de leurs ordinations alors même que l’intention qui a motivé l’abandon du rite catholique pour l’instauration d’un nouveau, confectionné de toute pièce, était formellement et publiquement anti-catholique.
L’abbé Celier dans la posture d’un Anglican ?
3.3.6 Un exemple du Pape Innocent XII en 1697 qui condamne le flou et l’a peu près de l’abbé Celier
Dans son Votum, le Cardinal Franzelin cite une anecdote qui suffit en elle-même à montrer comment le Magistère et les prélats catholiques traitent avec le plus grand sérieux et la plus grande rigueur les questions sacramentelles. Il s’agit du cas d’un vieil évêque atteint d’arthrose qui n’avait pu transmettre les instruments lui- même lors d’une ordination. Il était unanimement reconnu par tous que l’ordination devait être répétée. Alors que diraient-ils aujourd’hui où un nouveau (sic) rite vide de la signification de la potestas ordinis (un peu vague comme dirait l’abbé Celier (sic)) et confectionné (sic) sur la base d’une intention publiquement anti- catholique (sic) est utilisé !
« L’évêque d’Abellin Scanagatta 68 parce qu’il souffrait d’arthrose aux mains transmit les instruments non par
lui-même, mais par le Cérémoniaire. Mais comme la chose fut rapportée par le Métropolitain, le cardinal
Ursinius, plus tard pape Benoît XIII, à cette S.C Suprême, le doute fut discuté, non pour savoir s’il fallait répéter
les ordinations, cela semblait supposé être certain, mais seulement du mode de l’ordination, s’il fallait refaire
les ordinations absolument ou sous condition. « Le jeudi 1er août 1697, après avoir de nouveau discuté
rapidement de ce doute question de savoir si les ordinations faites par l’Evêque d’Abellin, qui n’avait pas
transmis lui-même les instruments ou la matière du sous-diaconat, diaconat et de la prêtrise, si elles étaient nulles
et invalides et s’il fallait ordonner absolument ou plutôt sous condition seulement ceux qui avaient été ordonnés
dans ces ordres précités ; Le Saint Père (Innocent XII) après avoir entendu l’exposé etc, décréta, que ,dans le
cas dont il s’agit ici, il était plus sûr que les ordres conférés soient réitérés sous condition » (c’est à dire plus sûr
sous condition qu’absolument, afin qu’on ne coure pas le risque de répéter le sacrement). » Votum, Cardinal
Franzelin, 187549
Comment se fait-il qu’un prêtre, membre de la FSSPX, se permette une telle désinvolture à l’égard des questions sacramentelles, alors que toute la Tradition de l’Eglise témoigne de la plus grande vigilance de toutes les autorités ecclésiastiques veillant sur la validité des sacrements et sur la chasse de tout doute en la matière, comme sur un trésor inestimable qui ne souffrirait aucun risque de se voir perdre ? Comment comprendre un tel comportement du directeur de la revue Fideliter ?
48 http://www rore-sanctifica.org/bibilotheque_rore_sanctifica/14-anglicanisme-invalidite_des_ordres/1875-cardinal_franzelin-votum- invalidite_des_ordres_anglicans/1875_Votum_Franzelin_Invalidite_Ordres_Anglicans_Francais.pdf 49 http://www rore-sanctifica.org/bibilotheque_rore_sanctifica/14-anglicanisme-invalidite_des_ordres/1875-cardinal_franzelin-votum- invalidite_des_ordres_anglicans/1875_Votum_Franzelin_Invalidite_Ordres_Anglicans_Francais.pdf
Page 23 sur 25 Version B http://www.rore-sanctifica.org Communiqué du 2 mai 2007
4 L’abbé Celier partisan (inconscient par incompétence ?) du caractère épiscopal ! Nos lecteurs savent que la thèse (1946) du chanoine Berthod (premier directeur du séminaire d’Ecône au début des années 1970) conteste la sacramentalité de l’épiscopat.
En 1955, le Père Boüesse prenait lui parti pour la sacramentalité mais rejetait l’idée d’un caractère épiscopal, d’une marque ontologique reçue ex opere operato qui caractérise individuellement la potestas ordinis épiscopale en restant liée pour l’éternité à l’être qui reçoit la consécration épiscopale. L’abbé Celier semble prendre visiblement parti ici pour le caractère épiscopal (mais ce « théologien » mesure-t-il bien ici la portée des termes qui tombent sous sa plume ?).
« Nous cherchons juste à déterminer si le caractère épiscopal est conféré à l'ordinand. » Fideliter n°177, mai-juin
1977, abbé Celier
Cette position n’est adoptée jusqu’à maintenant, à notre connaissance, ni par le Père Pierre-Marie, ni par l’abbé Calderon qui persistent tous les deux à évoquer la thèse du chanoine Berthod comme une possibilité qui n’aurait pas été définitivement écartée par le Magistère.
Mais il semble que cette contradiction, comme les termes de ce débat, aient largement échappé à l’abbé Celier qui tresse des couronnes de lauriers à ces deux partisans de la validité.
L’affirmation du caractère épiscopal (ontologique) oblige en effet impérativement à séparer la notion de pouvoir d’ordre (potestas ordinis épiscopale) de celle de grâce (gratia ordinis épiscopale).
Or, le pouvoir d’ordre (potestas ordinis épiscopale) n’est nullement signifié par la nouvelle forme sacramentelle essentielle épiscopale. L’abbé Celier lui-même parle de « formule vague », tout comme l’abbé Calderon qui parle d’ « ambiguïté ». L’abbé Celier s’enfonce ainsi en pleine contradiction sur un terrain que ses deux confrères qu’il cite, se sont bien gardés d’aborder.
Alors l’abbé Celier serait-il partisan du caractère épiscopal réellement et de façon argumentée, ou le serait-il à son insu par incompétence car ne connaissant pas suffisamment la question qu’il traite pour faire la distinction entre la sacramentalité de l’épiscopat et le caractère épiscopal (ontologique) ?
5 Un articulet qui disqualifie l’abbé Celier dans le grave débat sur l’invalidité sacramentelle du nouveau rite de consécration épiscopal du 18 juin 1968. Pour finir nous préciserons, comme nos lecteurs l’auront compris, que nous ne pouvons en rien considérer ce « travail » de abbé Celier comme une contribution sérieuse au débat.
Nous avons des désaccords avec le Père Pierre-Marie d’Avrillé et nous alignons nos réfutations sans complaisance, mais nous le respectons comme un interlocuteur crédible dans cette controverse.
L’abbé Celier par ce récent travail n’a pas su se qualifier pour un tel échange.
Il est triste de constater, à travers les écrits de l’abbé Celier, l’effondrement abyssal des travaux intellectuels cléricaux.
Sans aller jusqu’à comparer leurs connaissances avec la science d’un Cardinal Franzelin ou celle d’un R.P. Garrigou-Lagrange, nous remarquons que les révolutionnaires liturgiques modernistes de 1968 possédaient encore une culture, des connaissances, une méthode de travail, un sens de la logique d’un excellent niveau.
Page 24 sur 25 Version B http://www.rore-sanctifica.org Communiqué du 2 mai 2007 C’est d’ailleurs ce qui donné à leur activité de subversion de l’Eglise toute son efficacité qui leur a permis d’aboutir.
Nous avons critiqué les hérésies contenues dans l’œuvre d’un Père Lécuyer, mais nous avons aussi reconnu en lui un théologien qui connaissait saint Thomas, plusieurs langues anciennes et les Père de l’Eglise.
Nous espérons que les supérieurs de l’abbé Celier sauront prendre la mesure de cette situation pour cet abbé en instance de départ, tout en souhaitant qu’ils sachent enfin rentrer dans une discussion de fond sur les graves objections publiques à la validité sacramentelle de ce nouveau rite épiscopal dont nous attendons qu’elles soient examinées enfin sérieusement par les autorités compétentes.
6 Le désarroi d’un clerc de la FSSPX face aux arguments en présence et aux nombreux appareils critiques Comment comprendre cet articulet de compilation de l’abbé Celier autrement que comme le désarroi de ce clerc face à un appareil critique tant dans le domaine de la théologie sacramentaire, de la connaissance des rites orientaux de l’étude des hérésies onctionnistes des premiers siècles, de la littérature pseudépigraphique qui entourent le Testamentum Domini, la prière de Clément et les écrits influencés par la gnose du milieu alexandrin. Nous comprenons que dans ce qui doit lui apparaître comme une galaxie ou un continent de connaissances qui l’effraie, l’abbé Celier ait cru bon se rassurer et devoir rassurer les lecteurs de sa revue par de la basse polémique et la répétition incantatoire de la « validité certaine » de la pseudo nouvelle forme sacramentelle essentielle épiscopale, en ressassant des arguments désormais éculés tant ils ont tous été publiquement réfutés.
Tout cela n’est pas très flatteur pour les lecteurs de la revue Fideliter qui sont en droit d’exiger le respect et une information de qualité. A lire les statistiques de fréquentation, il semble que bon nombre d’entre d’eux, ayant commencé à comprendre la situation dans laquelle les plongent les responsables actuels des médias de la Tradition catholique, viennent directement télécharger sur notre site www.rore-sanctifica.org les études documentées et argumentées qui font désormais défaut dans les médias de la FSSPX.
Depuis la mise en ligne sur internet de notre bibliothèque numérique en septembre 2006 nous n’avons cessé d’en enrichir le contenu.
En particulier nous avons mis en ligne nombre d’archives du Consilium, organisme qui a réalisé la réforme liturgique post conciliaire, ainsi que des documents nouveaux extraits des Actes du Siège Apostolique, en particulier, dernier en date, la promulgation du droit canon oriental par le Pape Pie XII en 1957.
Nous souhaitons que désormais les évêques de la FSSPX, aidés des théologiens compétents qu’ils sauront enfin désigner, se saisissent urgemment de cette étude. Elle est de leur responsabilité d’évêques, d’« épiscopes », qui ont la charge de garder le troupeau des fidèles de Notre Seigneur Jésus-Christ.
La gravité de la question de l’invalidité sacramentelle du nouveau rite de consécration épiscopale ne cesse d’apparaître de mois en mois comme une question de plus en plus brûlante et de plus en plus discutée parmi les clercs et les fidèles.
Comité international Rore Sanctifica
Fin du communiqué du 2 mai 2007 du Comité international Rore Sanctifica
Ce communiqué peut être téléchargé depuis le site http://www.rore-sanctifica.org
Page 25 sur 25 Version B http://www.rore-sanctifica.org Communiqué du 21 novembre 2009
Rite d’intronisation du patriarche maronite :
Le tour de passe-passe du Père Pierre-Marie démasqué
et son effronterie stigmatisée
Réponse au Sel de la Terre n°70 (octobre 2009)
et réfutation de l’affirmation-« pseudo-démonstration » fallacieuse
du Père Pierre-Marie, alimentée par le Vatican moderniste
Réponse à l’articulet de 2 pages « Informations sur la validité des sacres épiscopaux dans le nouveau rite » du Père Pierre-Marie (Geoffroy de Kergorlay) dans le Sel de la terre n°70, pp 209-210, en date du début octobre 2009
Ce communiqué inclut en pièce jointe un diaporama qui déroule une réfutation complète sur 40 diapos des erreurs distillées opiniâtrement et impudemment par le Père Pierre-Marie.
Télécharger le diaporama :
http://rore-sanctifica.org//bibilotheque_rore_sanctifica/01-
publications_de_rore_sanctifica/rore_sanctifica-communiques/communique_(2009-11-21)-
Refutation_SdT_n70/RORE_Communique-2009-11-21_Refutation_SdT_n70_DIAPORAMA.pdf
Télécharger la Notitia III De Patriarchae, qui a déjà répondu en juin 2006,
à ce dernier articulet du Père Pierre-Marie :
http://www.rore-sanctifica.org/bibilotheque_rore_sanctifica/01-
publications_de_rore_sanctifica/rore_sanctifica-2006-02-notitiae_(ex_tomo_3)/2006-06-notitia_3- de_ordinatione_patriarchae/rs_notitia_3_de_patriarchae_2006_06.PDF
Depuis le mois d’août 2005, le CIRS a fait paraître aux éditions Saint-Rémi et sur son site internet deux tomes, ainsi que nombre d’importantes études (Notitiae) et communiqués qui ont administré la démonstration factuelle de l’invalidité sacramentelle INTRINSEQUE radicale du nouveau rite de consécration épiscopale promulgué le 18 juin 1968 par Montini-Paul VI (Pontificalis Romani). L’invalidité per se de ce nouveau rite, appliqué depuis 1969 dans l’église conciliaire (dite ‘Eglise catholique’) a pour conséquence la perte progressive et désormais presque définitive de la succession apostolique en son sein, et ruine entièrement, en même temps que sa validité, la légitimité de ce faux épiscopat conciliaire à se prétendre catholique et à administrer validement le sacrement des Saints Ordres catholiques.
Dès novembre 2005, le Père Pierre-Marie de Kergorlay et les dominicains d’Avrillé se sont déterminés à endosser l’argumentaire fallacieux des « réformateurs » modernistes conciliaires (en particulier Dom Botte et le Père Lécuyer) du Consilium liturgique de 1968, sur la base de leurs sophismes, dont le principal est la prétendue justification du nouveau rite par le recours à une « forme vivante » prétendue analogue et qui serait sacramentelle dans le rite de l’intronisation du patriarche maronite, qu’il nomme « rite d’ordination du Patriarche ».
Page 1 sur 12 http://www.rore-sanctifica.org Communiqué du 21 novembre 2009 C’est tout particulièrement pour réfuter de fond en comble cet artifice principal que le CIRS a publié dès le mois de juin 2006 une étude approfondie, théologique et historique (Notitia III – De Patriarchae)1.
En octobre 2009, en dépit de l’énorme appareil critique déployé par le CIRS depuis 4 ans, le Père Pierre- Marie, dans la revue « Le Sel de la terre » des dominicains d’Avrillé, a exhumé des archives du Vatican un texte d’Assemanus de 1733, en prétendant y voir la preuve de la justesse de sa démonstration.
Cette ultime parade est réfutée ici dans ce communiqué du CIRS.
Notre-Dame du Liban
Voici la table des matières du diaporama de réponse au Père Pierre-Marie :
1. Le texte du rituel de l’intronisation du patriarche maronite utilisé par le Père Pierre-Marie et Dom
Botte : sa double structure interne et son application différenciée selon l’état de l’élu
2. Le détournement, par Avrillé, de la prière ‘C’ de ce rituel pour justifier la nouvelle forme épiscopale,
dont la prière ‘C’ serait une « forme vivante » sacramentelle
3. L’usage de la prière ‘C’ de ce rituel par le Père Pierre-Marie démentie par Dom de Smet (osb) dans
la revue du CNRS, par Assemanus et par le Pape Pie XII
4. Réfutation ligne à ligne de l’article du Sel de la terre n°70 , signé par le Père Pierre-Marie (Avrillé)
5. Le Père Pierre-Marie a accusé et moqué injustement le Dr Coomaswamy qui avait basé à juste
titre sa comparaison du nouveau rite avec celle de la prière ‘A’ des syriens maronites
6. Conséquence de cette tromperie en 2005 : le Père Pierre-Marie a induit Mgr Tissier de Mallerais en
erreur, alors que l’évêque avait vu juste en 1998
7. La manipulation du rituel de l’intronisation du patriarche maronite par le Père Pierre-Marie réfutée –
Témoignage de Mgr Al-Jamil, Archevêque Syrien Catholique
8. Conclusion : le texte d’Assemanus invoqué par le Pierre-Marie prouve que la nouvelle forme
épiscopale n’est pas identifiable à une forme sacramentelle maronite. Avrillé continue à diffuser
l’erreur par ses éditions
Ce nouvel articulet de deux pages du Père Pierre-Marie de Kergorlay n’apporte – bien au contraire - aucune démonstration réelle à l’appui de son affirmation catégorique basée sur une citation tronquée de Joseph Assemanus, tirée d’un document daté de 1733 fourni par le Vatican moderniste.
1 http://www.rore-sanctifica.org/etudes/2006/RORE-2006-06-13-FR_Rore_Sanctifica_III-Notitiae_3- Sacramentalite_des_rites_orientaux.pdf
Page 2 sur 12 http://www.rore-sanctifica.org Communiqué du 21 novembre 2009
Le Père Pierre-Marie de Kergorlay ouvre en effet ainsi son articulet :
« Nous portons à la connaissance de nos lecteurs un document qui corrobore la valeur de notre
étude sur les sacres épiscopaux dans le nouveau rite… ».
En effet, ainsi que le CIRS l’a déjà exposé et démontré dans le détail, à propos de ce rite dit « du Patriarche », dans la Notitia III De Ordinatione Patriarchae2 mise en ligne sur le site de Rore Sanctifica depuis le 13 juin 2006, et que le Père Pierre-Marie de Kergorlay ne saurait en aucun cas ignorer aujourd’hui, plus de trois années plus tard, le texte de l’« ordination du patriarche » maronite comprend une double structure :
• A (consécratoire [1]) + C (non consécratoire).
L’application du rituel est différente selon l’origine de l’élu au patriarcat
Si l’élu est
déjà
évêque
Prière ‘C’
d investiture
patriarcale dite
« prière de Patriarche
Clément »
Si l’élu est Prière ‘A‘ de Prière ‘C’
+
simple consécration d investiture
prêtre épiscopale dite patriarcale dite
« prière de « prière de
l invocation » Clément »
La prière A fait sacramentellement l’évêque
La prière C fait (non sacramentellement) l’investiture du patriarche
13 novembre 2009 - CIRS 5
Le Père Pierre-Marie ne fait nullement référence à cette double structure interne au texte (bien qu’Assemanus y fasse référence à la fin du texte de la citation du Sel de la terre invoquée par Avrillé) et conclut hâtivement et de façon péremptoire - sans aucun exposé de son raisonnement par rapport à la structure du texte du rite du patriarche - au caractère consécratoire de C (dite de Clément), comme si la prière d’ordination épiscopale A n’existait pas dans ce rituel.
Le Père Pierre-Marie conclut catégoriquement en deuxième page de son articulet par cette affirmation logiquement choquante, qui joue sur l’ambigüité de son expression sémantique « prière d’ordination », en confondant subrepticement sous cette expression – ce qui ne peut-être désormais qu’à dessein de tromper le lecteur inattentif – la véritable prière consécratoire du rite du Patriarche retranscrit par Assemanus qui confère bien la plénitude épiscopale de la Postestas Ordinis à l’impétrant qui ne serait que simple prêtre, avec la prière dite « de Clément » que le Père Pierre-Marie dénomme « prière d’ordination du Patriarche », et qui figure aussi dans ce rite retranscrit par Assemanus, cette prière dite de Clément qui confère à l’impétrant non pas un Pouvoir d’Ordre (Potestas Ordinis), mais bien simplement le Pouvoir de Juridiction (Potestas Juridictionis) NON SACRAMENTEL qui est celui du Patriarche, ainsi que Rore l’a exposé et démontré3 invinciblement en détail publiquement depuis plus de trois ans.
« Ainsi lorsqu’un prêtre est ordonnée directement Patriarche, il reçoit la prière d’ordination que nous
avons appelée « ordination du Patriarche » et non pas celle d’ordination d’un évêque. Cela
2 Cf. http://www rore-sanctifica.org/etudes/2006/RORE-2006-06-13-FR_Rore_Sanctifica_III-Notitiae_3- Sacramentalite_des_rites_orientaux.pdf 3 http://www.rore-sanctifica.org/etudes/2006/RORE-2006-06-13-FR_Rore_Sanctifica_III-Notitiae_3- Sacramentalite_des_rites_orientaux.pdf
Page 3 sur 12 http://www.rore-sanctifica.org Communiqué du 21 novembre 2009 montre que la prière d’ordination du Patriarche a une valeur consécratoire. » Père Pierre-Marie, octobre 2009
La parcimonie de ses citations et la brièveté elliptique et presque énigmatique de son commentaire – qui ne peuvent aujourd’hui n’être que calculées - ne sauraient à l’évidence être à la hauteur de l’invincible conclusion qu’il prétend tirer devant ses lecteurs de cette confusion volontaire.
2006-06 - « Rore Sanctifica » Notitia III - De Ordinatione Patriarchae - La thèse de Dom Botte avalisée par Avrillé («Sel de la terre» n° 54 et 56) disqualifiée . Version complétée par rapport aux Notitiae ex tomo III publiées en fin janvier 2006.
Le fallacieux recours au rite du Patriarche Maronite afin de justifier artificiellement le nouveau rite épiscopal (Pontificalis Romani, 1968) La thèse de Dom Botte avalisée par Avrillé (« Sel de la terre » n° 54 et 56) disqualifiée
La valeur non sacramentelle de la prière dite de Clément dans le rite d’intronisation du Patriarche Maronite ou Syriaque
catholique
La prière dite de Clément ne peut servir à justifier la validité de la prétendue Tradition apostolique faussement attribuée à
Hippolyte de Rome
En novembre 2005 à Rome, le Patriarcat des Syriaques catholiques dément les affirmations d’Avrillé
L’exégèse du Pontifical de Charfet par Mgr Khouri-Sarkis (l’Orient Syrien -1963) dément la thèse d’Avrillé
Les textes de Denzinger (1864) et des auteurs cités (Assemanus - 1758, Renaudot - 1708) contredisent la thèse d’Avrillé
La thèse de doctorat du Vicaire Général de l'Archidiocèse maronite de Beyrouth (Joseph Merhej - 1975) disqualifie les articles
du Père Pierre-Marie d’Avrillé
L’examen théologique (Cardinal Franzelin, 1875) condamne la méthode d’Avrillé et de Dom Botte, qui consiste à comparer
sans distinction une forme essentielle latine et un extrait d’une forme intégrale orientale
La thèse fallacieuse du « Sel de la terre » (n°54 et 56) impliquerait la réitération des sacre ments, sacrilège condamnée par
Benoît XIV (1743)
L’incompétence historique et théologique d’Avrillé au secours d’un leurre historico-liturgique : la prétendue sacramentalité de
la prière extraite du rite du Patriarche maronite
La Notitia III (De ordinatione Patriarchae) de Rore Sanctifica a documenté (Dom de Smet4, etc) que :
4 http://www.rore-sanctifica.org/bibilotheque_rore_sanctifica/10- eglises_et_rites_orientaux_et_sources/eglise_syriaque_catholique/1963-dom_de_smet- rituel_pontifical_syriaque_catholique/ORIENTSYRIEN1963SACREdesEvequesetPatriarche(2-2)deSMET-a.pdf
Page 4 sur 12 http://www.rore-sanctifica.org Communiqué du 21 novembre 2009 • si l’impétrant est évêque, la partie C remplace la partie A qui n’est pas dite. • Ce qui veut dire que si l’impétrant est prêtre, la partie A est dite.
Fac-simile de l’article de Dom de Smet dans la revue du CNRS (1963) : voir le 2° : « A la place .. »
Cet usage d’un rituel à double fonction ne constitue aucunement une démonstration du caractère consécratoire de C, comme voudrait le faire croire le Père Pierre-Marie, mais bien au contraire, il montre bien que cette partie C est non-consécratoire car elle est utilisée, si l’impétrant est évêque, en lieu et place de A afin d’éviter la réitération du sacrement (ce qui serait un sacrilège).
Passant sous silence la double structure du texte d’« ordination », dont la prière A est commune à l’évêque métropolitain et au patriarche, le Père Pierre-Marie tire argument de l’usage sacramentel de l’ensemble du rituel, pour affirmer péremptoirement la valeur consécratoire de la partie C, alors même que Dom de Smet a bien expliqué que l’une « chasse l’autre » pour ne pas réitérer le sacrement sur un impétrant déjà évêque.
Par ce tour de passe-passe, le Père Pierre-Marie de Kergorlay écrit – consciemment, car il ne saurait plus l’ignorer aujourd’hui - comme s’il n’y avait qu’une seule partie (C) dans le « rite du Patriarche », retranscrit par Assemanus.
Cette dernière pseudo-« démonstration » superficielle et non argumentée du Père Pierre-Marie, qui ne peut être aujourd’hui que destinée à tromper ses lecteurs - constitue d’ailleurs une contradiction logique interne à Avrillé, car dans un précédent article, acculé devant les objections, il avait écrit que l’ordination du Patriarche « avait été consécratoire » dans le passé, ce qui est une aberration, car, ou bien une prière d’un Ordo est consécratoire, ou bien elle ne l’est pas, mais elle ne peut l’avoir été, et ne plus l’être le texte restant inchangé.
Page 5 sur 12 http://www.rore-sanctifica.org Communiqué du 21 novembre 2009 En outre le Pape Pie XII - ainsi que le CIRS l’a mis en ligne sur le site www.rore-sanctifica.org il y a déjà deux ans et demi5, ce que le Père Pierre-Marie de Kergorlay ne saurait ignorer aujourd’hui – par son Motu proprio du 2 juin 1957 Cleri Sanctitati, a providentiellement promulgué, onze années et un jour avant la promulgation du nouveau rite conciliaire de consécration épiscopale par la CA Pontificalis Romani triplement mensongère de l’évêque apostat Montini-Paul VI, le Canon 235 du Droit Canon des Eglises Orientales relatif au rite d’intronisation du Patriarche maronite, lequel Canon 235 déclare explicitement et infailliblement qu’au cas où l’impétrant patriarche ne serait pas évêque, il devrait être sacré évêque, AVANT que ne lui soit appliqué le rite d’intronisation du Patriarche maronite, rite que le Père Pierre-Marie de Kergorlay appelle « le rite d’ordination du Patriarche », en jouant sur le double sens du terme ‘ordination’, tantôt sacramentel, tantôt purement juridictionnel.
Citons ici la présentation le 07 mai 2007de ce texte par le CIRS :
« A contrario d’Avrillé (Sel de la terre, n°60), le fait objectif de l’énorme mensonge de M ontini—
Paul VI - Le Canon 235 promulgué par le Pape Pie XII en 1957 prouve que l’intronisation du
Patriarche Maronite est non sacramentelle et contredit Avrillé .
Dans notre communiqué du 31 mars 2007, nous avons révélé que le canon 235 promulgué le 02 juin 1957 par
la lettre apostolique Motu proprio Cleri Sanctitati du Pape Pie XII démontre que l’intronisation d’un Patriarche
est purement juridictionnelle et nullement sacramentelle, puisque ce canon déclare qu’un élu au Patriarcat doit
être au préalable sacré évêque. Par la suite, ce canon a été repris et confirmé sous le numéro 75 dans le
droit canon promulgué par Wojtyla-Jean-Paul II.
Avec l’exhumation de ce texte peu connu du Pape Pie XII dans le monde latin, c’est toute la démonstration bâtie
par les dominicains d’Avrillé en vue de soutenir la prétendue validité du nouveau rite de consécration épiscopale
qui s’effondre.
En conclusion, le fait que la nouvelle forme épiscopale dont des bribes apparaissent (sans pour autant y
comporter nulle hérésie onctionniste du fait de son absence de transitivité) dans le rite purement juridictionnel
et nullement sacramentel d’intronisation du Patriarche Maronite contredit que cette forme soit en usage
sacramentel en 1968 chez les Syriens occidentaux.
Le fait du mensonge de 1968 est désormais établi. Ce Mensonge est un fait objectif, désormais constatable
par quiconque. Ce mensonge intervient 11 ans après la promulgation du canon 235 par le Pape Pie XII. Le
6
mensonge est formel et précis. Il est incontestable, public et permanent. » CIRS, 07 mai 2007
Bien entendu, depuis deux années et demi, ni le Père Pierre-Marie de Kergorlay, ni aucun autre Dominicain d’Avrillé, n’a répondu au texte infaillible de Pie XII (Lettre Apostolique Cleri Sanctitati du 02 juin 1957), ni ne l’a même simplement mentionné pour le faire connaître aux lecteurs de leur revue Le Sel de la Terre, ce qui est une éclatante démonstration de la prétendue « bonne foi » de ces clercs dévoyés, le texte du Canon 235 des Eglises Orientales réduisant en effet infailliblement à néant l’échafaudage de leurs manipulations, omissions et sophismes si dangereux pour le salut éternel des fidèles.
De surcroît, et de manière tout à fait superfétatoire, si l’on admettait – ce qui est impossible - que le Père Pierre-Marie avait pu vraiment « démontrer » le caractère consécratoire de cette bénédiction C non sacramentelle mais qui confère seulement à l’impétrant le Pouvoir Juridictionnel NON SACRAMENTEL du Patriarche, il resterait encore au Père Pierre-Marie à répondre à toutes les autres objections, car le texte du nouveau rite conciliaire n’est nullement7 celui de la prière C, et le prétendu caractère consécratoire, selon le Père Pierre-Marie, de la prière C ne pourrait aucunement être transitivement reporté sur la construction intellectuelle de Dom Botte, qui procède en réalité d’un agrégat arbitraire de textes de
5 31 mars 2007 : http://www.rore-sanctifica.org/bibilotheque_rore_sanctifica/01- publications_de_rore_sanctifica/rore_sanctifica-communiques/communique_(2007-04)-avril/RORE_Communique-2007-03- 31-Le_Canon_75_des_Orientaux_2.pdf Et le 07 mai 2007 : http://www.rore-sanctifica.org/etudes/2007/RORE_Communique-2007-05-07_Canon_235.pdf 6 http://www.rore-sanctifica.org/etudes/2007/RORE_Communique-2007-05-07_Canon_235.pdf 7 http://www.rore-sanctifica.org/etudes/2007/RORE-2007-05-10-FR_Rore_Sanctifica_III_Notitia_2_Montage_Avrille.pdf
Page 6 sur 12 http://www.rore-sanctifica.org Communiqué du 21 novembre 2009 sources et de langues multiples qu’il a unifiés dans une composition littéraire unique de 1963, et qu’il a fallacieusement présenté comme la prétendue « Tradition apostolique8 » fallacieusement attribuée à Hippolyte de Rome.
Dom Bernard Botte, osb, le père du nouveau rite, dont le recours fallacieux et mensonger à la prière ‘C’ de l’intronisation du patriarche maronite est défendue mordicus par le Père Pierre-Marie depuis 4 ans
Le Père Pierre-Marie s’est totalement et définitivement discrédité depuis novembre 2005 en accusant à tort le Dr Coomaraswamy (ancien Professeur au séminaire de la FSSPX aux Etats-unis, mort le 19 juillet 2006) d’avoir commis une erreur grossière en confondant deux textes liturgiques maronites.
Il n’en est rien, et bien au contraire, c’est le dominicain d’Avrillé qui s’obstine à confondre (désormais volontairement pour tromper ses lecteurs) ces deux prières des rites maronites.
Le Dr Rama Coomaraswamy, toujours méticuleux, avait en effet entièrement raison dans l’exposé de son ouvrage « Le drame anglican du clergé conciliaire » :
La prière ‘A’ est similaire à la prière d'ordination des évêques syriens
occidentaux.
Rappelons que le Dr Rama Coomaraswami ( 19 juillet 2006), ancien
professeur au séminaire de la FSSPX aux Etats-Unis, avait fait observer que
cette prière épiscopale maronite n'avait rien à voir avec le nouveau rite
épiscopal de Paul VI, à partir de quoi le Père Pierre-Marie s’était cru très
malin en l’assimilant à un amateur qui s'était trompé de rite :
« Nous publions ici tout d’abord l’étude originellement parue dans Le
Sel de la terre 54. Elle montre que le principal argument des
sédévacantistes repose sur une grossière erreur : la confusion entre
deux prières d’ordination dans le rite syriaque ; » Dominicains d’Avrillé
http://seldelaterre.fr/product info.php?products id
Alors que c’est le dominicain qui se fourvoyait grossièrement en reprenant la prière C mise
fallacieusement en avant dans les sessions du Consilium comme en témoignent les archives
de l’Institut liturgique de Trêves révélées par le CIRS.
C'est donc lui, le Père Pierre-Marie qui dans sa volonté de suivre Dom Botte qui cherchait
fallacieusement à faire passer la prière juridictionnelle ‘C’ du patriarche maronite pour une
prière consécratoire, se trompait très grossièrement et montrait au monde sa totale
incompétence théologique et historique sur ces questions.
21 novembre 2009 - CIRS 26
8 http://www.rore-sanctifica.org/etudes/2007/RORE-2007-07-04- FR_Rore_Sanctifica_III_Notitia_1_Tradition_Apostolique.pdf http://www.rore-sanctifica.org/etudes/2007/RORE-2007-05-10-FR_Rore_Sanctifica_III_Notitia_2_Montage_Avrille.pdf
Page 7 sur 12 http://www.rore-sanctifica.org Communiqué du 21 novembre 2009 Cette négation par le Père Pierre-Marie de l’évidence constatée par le Dr Coomaraswamy avait visiblement pour but de fourvoyer Mgr Tissier de Mallerais qui avait vu juste en 1998, ainsi qu’il l’écrivait lui-même au Père Pierre-Marie après avoir pris connaissance de l’étude publiée par le Dr Rama Coomaraswamy :
Le 12 août 1998, Mgr Tissier de Mallerais a exprimé son « doute sur la validité des sacres
épîscopaux conférés selon le rite de Paul VI » au Père Pierre-Marie à Avrillé, après avoir pris
connaissance de l’étude du Dr Rama Coomaraswamy (1983, traduite en français en 1992).
En novembre 2005, le Père Pierre-Marie diffuse, dans le Sel de la terre n°, la
démonstration-manipulation de Dom Botte, qui tente très grossièrement de
faire passer la prière ‘C’ du rite d’intronisation du patriarche maronite pour
une prière sacramentelle. Non seulement, il n’a pas étudié la question en 7
années, mais il cherche depuis 2005 à abuser l’évêque, Mgr Tissier.
21 novembre 2009 - CIRS 32
La source de toute évidence vaticane de ce petit fac-simile du texte d’Assemanus apparu en octobre 2009 dans l’article du n°70 du Sel de la Terre, précisément juste au moment où les « discussions doctrinales » de la FSSPX avec la Rome sans clergé valide allaient officiellement commencer (26 octobre), montre bien que les dominicains d’Avrillé ont été cornaqués dans cette affaire par des autorités modernistes « antichristes » vaticanes, ou par leur agents infiltrés au sein du couvent ou de la FSSPX.
Le préfet des archives secrètes du Vatican, ‘Mgr’ Sergio Pagano
Le Père Pierre-Marie (Avrillé) a visiblement été directement alimenté par un fac-similé des archives du Vatican moderniste pour produire son articulet sur ce soi-disant « scoop » d’Assemanus
L’effondrement intellectuel et moral des Dominicains d’Avrillé est consternant et révélateur de l’incompétence et de la mauvaise foi de ces clercs qui depuis 4 ans que dure l’exposé public de cette affaire, n’auront réussi qu’à devenir les caisses de résonance d’une bribe de codex manipulé par le Vatican moderniste.
Ces clercs - qui ne sauraient depuis plus trois ans ignorer ni la documentation mise en ligne, ni les réfutations et demonstrations théologiques publiques du CIRS du caractère erroné et sophistique de leurs écrits sur le sujet de la prétendue validité du nouveau rite conciliaire de consécration épiscopale, mises en lignes sur le site www.rore-sanctifica.org - persistent de toute évidence dans leur volonté excécrable de contituer à tromper leurs fidèles et leurs lecteurs trop confiants, dans le but de mieux les jeter dans les bras de l’abbé apostat Ratzinger-Benoît XVI et de son faux clergé, désormais après
Page 8 sur 12 http://www.rore-sanctifica.org Communiqué du 21 novembre 2009 plus de 40 années démuni - en particulier pour tous les pseudo-« évêques » conciliaires actuels, de la Potestas Ordinis ontologique du véritable Sacerdoce catholique - et donc aujourd’hui démuni de tout pouvoir Sacrificiel et Sacramentel catholiques, à l’instar du faux clergé Anglican
Ce nouvel articulet trompeur de deux pages du Père Pierre-Marie de Kergorlay dans cette dernière livraison n°70, automne 2009, du Sel de la Terre, n’en est en réalité que la dernière démonstration.
Ces clercs dévoyés portent désormais devant DIEU le poids terrifiant des âmes dont ils auront ainsi contribué - par leurs omissions, erreurs et sophismes véritablement volontaires, opiniâtres9, et diaboliques sur ce sujet si vital – à la perte éternelle.
[1] cette prière consécratoire A, répond bien quant à elle aux deux critères de validité identifiés, et infailliblement exigés à peine d’invalidité du sacrement, par le Pape Pie XII (Constitution Apostolique Sacramentum Ordinis – 1947) : elle comporte bien en effet l’expression univoque de la potestas ordinis (episcopale) et l’expression univoque de la gratia ordinis (épiscopale).
&&&&
Le Père Pierre-Marie s’est ainsi placé de lui-même dans la situation de l’arroseur arrosé.
En réalité, comme le démontre notre analyse dans le support de présentation en diaporama que nous joignons à ce texte, la nouvelle pièce d’Assemanus, exhibée par le Sel de la terre, démontre que le rite d’« ordination » du patriarche maronite doit être interprété à l’inverse de ce qu’affirme le Père Pierre-Marie qui a basé sa, très courte et énigmatique, dernière prétendue « démonstration » de validité, sur l’ignorance qu’il suppose chez les lecteurs du Sel de la terre de la double structure interne du rituel de consécration des évêques et des patriarches chez les Syriens occidentaux.
Mais le Père Pierre-Marie et son supérieur, le Père Innocent-Marie, ignorent sans doute que nombre de clercs et de fidèles ont déjà pris connaissance depuis plus de trois ans de la Notitia III de Rore Sanctifica qui leur donne toute l’information nécessaire pour déjouer cette manipulation cléricale délétère à laquelle s’adonnent encore avec une opiniâtreté vraiment diabolique les deux dominicains d’Avrillé en octobre 2009.
Au sein de notre Comité, il est devenu évident que cette publication apporte la confirmation définitive que le Père Pierre-Marie et son supérieur qui le cautionne, se comportent comme si tout le travail de mise à plat de cette question réalisé par les nombreuses Notitiae, l’ensemble des démonstrations logiques, des sources publiées, des recherches sur les rites orientaux, sur leur histoire, leur structure, les enseignements pontificaux sur le sujet, des articles des clercs érudits, des innombrables références accumulées n’existaient pas, ni non plus tous les FAITS constatables publiquement exposés depuis longtemps sur le site www.rore- sanctifica.org .
Ces deux dominicains continuent avec une obstination véritablement diabolique à publier et à vendre sur la question des sacres conciliaires leur plaquette et leurs articles eronnés et mensongers, déjà factuellement amplement et publiquement réfutés, lesquels fourmillent d’erreurs, de sophismes et de manipulations, et ils s’obtinent même à diffuser encore sur le sujet des articulets sommaires et elliptiques, d’un amateurisme sidérant, espérant sans doute que leurs lecteurs soient les paresseux qu’ils espérent, toujours en attente d’affirmations péremptoires et simplistes, sans plus même désireux d’entrer dans la matière du sujet.
Le Père Pierre-Marie (Geoffroy de Kergorlay), et son confrère, le Père Innocent-Marie (Chassagne), se comportent ainsi comme des ignorants assumés qui voudraient apporter leur voix dans un débat universitaire dans lequel leur incompétence presque revendiquée, et leurs raisonnements biaisés et sophistiques, devenus à présent presque risibles, stigmatisent leur opiniâtreté dans l’erreur, et les discréditent désormais totalement.
Page 9 sur 12 http://www.rore-sanctifica.org Communiqué du 21 novembre 2009 Serait-ce bêtise ou mauvaise foi de la part du Père Pierre-Marie ?
La bêtise serait encore une excuse.
Mais, en réalité, ce religieux dominicain, le Pères Pierre Marie de Kergorlay, manifeste désormais avec évidence sa volonté obstinée de continuer à tromper les lecteurs et les fidèles, quitte à se coller la réputation d’une faiblesse intellectuelle certaine.
C’est là sans doute le prix qu’il s’estime prêt à devoir payer, pour s’obstiner à servir la cause perdue de l’impossible pseudo-« validité » sacramentelle du pseudo-clergé conciliaire, qu’il s’obstine avec détermination et opiniâtreté à vouloir défendre servilement face aux clercs et fidèles de la FSSPX, précisément à l’occasion des soi-disant « discussions doctrinales » actuelles qui viennent de s’ouvrir entre la FSSPX et les autorités vaticanes modernistes, mondialistes antichrists.
Sous les ordres de qui ?
Comité international Rore Sanctifica
Page 10 sur 12 http://www.rore-sanctifica.org Communiqué du 21 novembre 2009
Références bibliographiques sur le site du CIRS
www.rore-sanctifica.org
Notitia I : De Traditio Apostolica http://www.rore-sanctifica.org/etudes/2007/RORE-2007-07-04- FR_Rore_Sanctifica_III_Notitia_1_Tradition_Apostolique.pdf
Notitia II : De Analogia http://www.rore-sanctifica.org/etudes/2007/RORE-2007-05-10- FR_Rore_Sanctifica_III_Notitia_2_Montage_Avrille.pdf
Rore Sanctifica : Canon 235 des Eglises Orientales (Catholiques) http://www.rore-sanctifica.org/etudes/2007/RORE_Communique-2007-05-07_Canon_235.pdf
Rore Sanctifica : Faits publics et constatables de l’invalidité du nouveau rite http://www.rore-sanctifica.org/etudes/2007/RORE_Communique-2007-10-01_Faits_Nouveaux.pdf
Rore Sanctifica : L’intention anti-catholique de Bugnini pour la ‘confection’ du nouveau rite de consécration épiscopale (1968) http://www.rore-sanctifica.org/etudes/2007/RORE_Communique-2007-05-03_Intention- Bugnini.pdf
Rore Sanctifica : L'énorme mensonge de Montini-Paul VI dans sa "Constitution Apostolique" mensongère Pontificalis Romani du 18 juin 1968. http://www.rore-sanctifica.org/bibilotheque_rore_sanctifica/01- publications_de_rore_sanctifica/rore_sanctifica-communiques/communique_(2007-04)- avril/RORE_Communique-2007-03-31-Le_Canon_75_des_Orientaux_2.pdf
Notitia III - De Ordinotione Patriarchae http://www.rore-sanctifica.org/etudes/2006/RORE-2006-06-13-FR_Rore_Sanctifica_III- Notitiae_3-Sacramentalite_des_rites_orientaux.pdf
Notitia IV - De Spiritu principali http://www.rore-sanctifica.org/etudes/2006/RORE-2006-08-05- FR_Rore_Sanctifica_III_Notitia_4_Les_Significations_heterodoxes_de_la_Forme_de_Monti ni_PaulVI_A.pdf
Notitia V - De Occultatione http://www.rore-sanctifica.org/etudes/2006/RORE-2006-05-11-FR_III-Notitiae_5- Histoire_Pontificalis_Romani_dans_la_FSSPX.pdf
Notitia VI - De Erratis http://www.rore-sanctifica.org/etudes/2006/RORE-2006-07-15- FR_Rore_Sanctifica_III_Notitia_6_Refutation_brochure_Pierre_Marie_A.pdf
Rore Sanctifica : De Ritu Coptorum http://www.rore-sanctifica.org/etudes/2006/RORE-2006-04-26-FR-De_Ritus_Coptorum.pdf
Notitia VII - De Ecclesiis Orientalibus
Page 11 sur 12 http://www.rore-sanctifica.org Communiqué du 21 novembre 2009 http://www.rore-sanctifica.org/etudes/2006/RORE-2006-03-05-FR- Notitia_De_Ecclesiis_orientalibus.pdf
Abbé Anthony Cekada : « Absolument nul et entièrement vain » (25 mars 2006) http://www.rore-sanctifica.org/etudes/2006/RORE-2006-04-26-FR-Cekada- Absolument_nul_et_entierement_vain.pdf http://www.rore-sanctifica.org/etudes/2006/RORE-2006-06-06-FR-Cekada-resume- officiel_2_pages.pdf
Abbé Anthony Cekada : « Toujours nul et toujours vain », réponses aux objections http://www.rore-sanctifica.org/etudes/2007/RORE-2007-01-27-FR_AbbeCEKADAToujoursNul- ReponsesAuxObjectionsJanv2007FRANCAIS1.pdf
Abbé Anthony Cekada : « Réfutation de l'article de l’abbé Célier (FSSPX) paru dans «Fideliter», n°177» http://www.rore-sanctifica.org/etudes/2007/RORE_Communique-2007-05- 01_Abbe_Cekada_replique_a_Celier.pdf
Rore Sanctifica : Réfutation de l'«implicitisme» sacramentel, sophisme inventé par Ansgar Santogrossi, o.s.b. http://www.rore-sanctifica.org/etudes/2006/RORE-2006-08-20- FR_Rore_Sanctifica_Refutation_de_Santogrossi.pdf
Rore Sanctifica : Réfutation de l'article de l’abbé Calderon (FSSPX) paru dans le Sel de la terre, n°58 http://www.rore-sanctifica.org/etudes/2007/RORE-2007-04-24- FR_Refutation_de_l_abbe_Calderon.pdf
Rore Sanctifica : Réplique à l'abbé Celier (FSSPX) suite à son articulet de Fideliter (n°177 - mai-juin 2007) http://www.rore-sanctifica.org/etudes/2007/RORE_Communique-2007-05- 02_Replique_a_Abbe_Celier.pdf
Rore Sanctifica : Réponse au Sel de la terre n°60 (fin avril 2007) - Un appel catholique du CIRS aux Dominicains d’Avrillé http://www.rore-sanctifica.org/etudes/2007/RORE_Communique-2007-05-17_SdT_60.pdf
Fin du communiqué du 21 novembre 2009 du Comité international Rore Sanctifica Ce communiqué peut être téléchargé depuis le site http://www.rore-sanctifica.org
Page 12 sur 12 Comité international Rore Santicifica – CIRS http://www.rore-sanctifica.org
Rite d’intronisation du patriarche maronite :
Le tour de passe-passe du Père Pierre-Marie démasqué
et son effronterie stigmatisée
Réponse au Sel de la Terre n°70 (octobre 2009)
et réfutation de l’affirmation-« pseudo-démonstration » fallacieuse
du Père Pierre-Marie, alimentée par le Vatican moderniste
Réponse à l’articulet de 2 pages « Informations sur la validité des sacres épiscopaux dans le nouveau rite » du Père Pierre-Marie de Kergorlay dans le Sel de la terre n°70, pp 209-210, en date de début octobre 2009 21 novembre 2009 - CIRS 1 Avertissement Depuis le mois d’août 2005, le CIRS a fait paraître aux éditions Saint-Rémi et sur son site internet deux tomes, des études nombreuses (Notitiae) et des communiqués qui ont apporté la démonstration de l’invalidité INTRINSEQUE du nouveau rite de consécration épiscopal promulgué le 18 juin 1968 par Montini-Paul VI (Pontificalis Romani). L’invalidité per se de ce nouveau rite, appliqué depuis 1969 dans l’église conciliaire (dite ‘Eglise catholique’) a pour conséquence la perte progressive et désormais presque définitive de la succession apostolique en son sein, et ruine entièrement la légitimité de ce faux épiscopat conciliaire à se prétendre catholique et à administrer validement le sacrement des Saints Ordres catholiques.
Dès novembre 2005, le Père Pierre-Marie et les dominicains d’Avrillé se sont déterminés à endosser la défense argumentaire des « réformateurs liturgiques » de 1968, sur la base de leurs faux arguments, dont le principal est la prétendue justification du nouveau rite par le recours à une « forme vivante » prétendue analogue et qui serait sacramentelle dans le rite de l’intronisation du patriarche maronite. Le CIRS a tout particulièrement publié en juin 2006 une étude approfondie, théologique et historique (Notitia III – De Patriarchae) pour réfuter cet argument principal.
En octobre 2009, en dépit de l’énorme appareil critique déployé par le CIRS depuis 4 ans, le Père Pierre-Marie, dans la revue « Le Sel de la terre » des dominicains d’Avrillé, a exhumé des archives du Vatican un texte d’Assemanus de 1733 en prétendant y voir la preuve de la justesse de sa démonstration. Cette ultime parade est réfutée ici dans ce communiqué du CIRS. 21 novembre 2009 - CIRS 2 Table des matières
Le texte du rituel de l’intronisation du patriarche maronite utilisé par le Père Pierre- Marie et Dom Botte : sa double structure interne et son application différenciée selon l’état de l’élu
Le détournement, par Avrillé, de la prière ‘C’ de ce rituel pour justifier la nouvelle forme épiscopale, dont la prière ‘C’ serait une « forme vivante » sacramentelle
L’usage de la prière ‘C’ de ce rituel par le Père Pierre-Marie démentie par Dom de Smet (osb) dans la revue du CNRS, par Assemanus et par le Pape Pie XII
Réfutation ligne à ligne de l’article du Sel de la terre n°70, signé par le Père Pierre- Marie (Avrillé)
Le Père Pierre-Marie a accusé et moqué injustement le Dr Coomaswamy qui avait basé à juste titre sa comparaison du nouveau rite avec celle de la prière ‘A’ des syriens maronites
Conséquence de cette tromperie en 2005 : le Père Pierre-Marie a induit Mgr Tissier de Mallerais en erreur, alors que l’évêque avait vu juste en 1998
La manipulation du rituel de l’intronisation du patriarche maronite par le Père Pierre- Marie réfutée – Témoignage de Mgr Al-Jamil, Archevêque Syrien Catholique
Conclusion : le texte d’Assemanus invoqué par le Pierre-Marie prouve que la nouvelle forme épiscopale n’est pas identifiable à une forme sacramentelle maronite. Avrillé continue à diffuser l’erreur par ses éditions
21 novembre 2009 - CIRS 3
21 novembre 2009 - CIRS 4 Le même rituel comprend 2 parties, l’une pour le sacre des évêques maronites et l’autre propre à la consécration (intronisation) du patriarche maronite
Prière ‘A‘ de
consécration
épiscopale dite
« prière de
l’invocation »
Volume VIII 2 3 1 1963 Prière ‘C’ Traduction en d’investiture français par patriarcale dite « prière de Dom de Smet, 4 Clément » osb
21 novembre 2009 - CIRS 5
Le même rituel comprend donc 2 parties A et C et sert à deux usages : le sacre des évêques et l’intronisation du Patriarche
2 3
1
4
Prière ‘A‘ de Prière ‘C’ consécration d’investiture épiscopale dite patriarcale dite « prière de « prière de l’invocation » Clément »
21 novembre 2009 - CIRS 6
La prière ‘A’ est sacramentelle : elle satisfait les 2 conditions () posées par Pie XII pour qu’une forme essentielle soit celle du sacrement de l’Ordre : signification UNIVOQUE du pouvoir d’Ordre et de la grâce attachée au sacrement () Constitution apostolique ‘Sacramentum ordinis’ - 1947
Gratias ordinis
Prière ‘A‘ de consécration épiscopale dite « prière de l’invocation » Potestas ordinis La Prière ‘A‘ permet de sacrer un évêque sacramentellement
2 3
1
Prière ‘C’
d’investiture
patriarcale dite
« prière de
4 Clément »
21 novembre 2009 - CIRS 7
L’application du rituel est différente selon l’origine de l’élu au patriarcat
Si l’élu est déjà évêque Prière ‘C’ d’investiture patriarcale dite « prière de Patriarche Clément »
Si l’élu est Prière ‘A‘ de Prière ‘C’
+
simple consécration d’investiture prêtre épiscopale dite patriarcale dite « prière de « prière de l’invocation » Clément »
La prière A fait sacramentellement l’évêque
La prière C fait (non sacramentellement) l’investiture du patriarche
21 novembre 2009 - CIRS 8
21 novembre 2009 - CIRS 9 Pour Dom Botte et pour le Père Pierre-Marie, la prière C contiendrait une « forme vivante » de la forme essentielle du nouveau rite de 1968 pour le sacre des évêques, et ils prétendent tous les deux que cette prière C serait sacramentelle et non pas simplement juridictionnelle pour une simple intronisation
« Et maintenant envoie sur cet
élu cette force, qui est de toi, « forme
l'Esprit Principal, que tu as
donné à ton Fils bien aimé essentielle du
Prière ‘A‘ de Jésus-Christ, qu'il a lui-même nouveau rite » donné aux saints Apôtres » consécration Nouveau rite du sacre des épiscopale dite évêques , Montini-Paul VI, 1968 « prière de l’invocation »
2 3 « forme vivante »
1
Prière ‘C’
d’investiture
patriarcale dite
« prière de
4 Clément »
21 novembre 2009 - CIRS 10
Le tour de passe-passe du Père Pierre-Marie (Geoffroy de Kergorlay) du couvent d’Avrillé démasqué
Le Père Innocent-Marie (Chassagne)
qui couvre le Père Pierre-Marie
Avrillé voudrait faire croire que la prière ‘C’
permettrait de sacrer évêque un simple prêtre
Si l’élu est
simple Patriarche
Prière ‘C’
prêtre
d’investiture
patriarcale dite
« prière de
Clément »
21 novembre 2009 - CIRS 11
Le Père Pierre-Marie avait déjà éludé la question en juillet 2006, en inventant le sophisme de la prière qui serait ou non consécratoire selon le candidat, ce qui est faux et qui revient à accepter le sacrilège de la réitération d’un sacrement. « On reproche à dom Botte d'avoir comparé la prière de consécration épiscopale dite d'Hippolyte, qui a servi à faire le nouveau rite, avec «un rite d'ordination» du patriarche maronite. En effet, dit-on, celui qui est choisi pour devenir patriarche est déjà évêque et par conséquent il s'agit dans ce dernier cas d'une simple institution et non pas d'une ordination.
(…) On comprend dès lors qu'il y ait eu une cérémonie particulière pour sacrer le patriarche (ou le pape) comme évêque de sa ville patriarcale et l'instituer dans sa charge. Plus tard, lorsqu'on prit l'habitude de ne choisir comme patriarche (ou comme pape) que des évêques, la cérémonie se perdit, ou du moins perdit sa valeur consécratoire. En ce qui concerne le sacre du patriarche maronite, le rite est pratiquement le même que celui du sacre d'un évêque. La différence principale réside précisément dans la prière consécratoire. Dans le cas du patriarche, une rubrique dit qu'on doit remplacer la prière ordinaire par une prière «tirée de Clément». Il s'agit de saint Clément de Rome, auquel le Pontifical maronite attribue cette prière. Cette prière, toujours conservée dans le rituel, n'a plus aujourd’hui une valeur consécratoire quand elle est récitée sur un candidat déjà évêque. Mais elle l'avait autrefois, quand elle l'était sur un candidat non évêque. » ‘Sont-ils évêques’, pp 70 & 71, Père Pierre-Marie, Editions du Sel, avril 2006 Tout théologien catholique sait que si une prière est consécratoire, elle ne peut être répétée, sauf à commettre un sacrilège sur le candidat qui la reçoit. Assemanus le sait aussi et consacre une phrase à ce sujet. Le Père Pierre-Marie signifie ici que la prière ‘C’ n’aurait plus une valeur consécratoire aujourd’hui, mais qu’elle l’aurait eu quand l’élu au patriarcat était simple prêtre. Cette variabilité sacramentelle d’une même forme est niée par les écrits de Dom de Smet ou Assemanus qui explicitent précisément comment cette prière doit être utilisée. Le Père Pierre-Marie peut-il exprimer publiquement plus clairement son incompétence théologique ? 21 novembre 2009 - CIRS 12 Le Père Pierre-Marie abuse de l’ambiguïté du terme « ordination » pour suggérer que la prièce ‘C’ puisse conférer le sacrement de l’Ordre (pour l’épiscopat) à un simple prêtre
Dans le texte d’Assemanus que cite le Père Pierre-Marie, le clerc maronite use du même terme d’ordination tant pour désigner une véritable consécration sacramentelle (celle ordonne évêque) que pour nommer l’intronisation patriarcale qui correspond aussi à un ordre, mais qui est juridictionnelle.
Les orientaux parlent d’ailleurs de la chirotonie du patriarche.
Et le Père Pierre-Marie de conclure :
« Ainsi, lorsqu’un prêtre est ordonné directement patriarche, il reçoit la prière
d’ordination que nous avons appelée « ordination du patriarche » et non pas
celle d’ordination d’un évêque. Cela montre que la prière d’ordination du
patriarche a une valeur consécratoire » Sel de la terre n°70, p 210
Evidemment cette conclusion est fausse, comme le démontre toute notre étude, mais l’usage du même terme ‘ordination’ par le Père Pierre-Marie, pour une signification sacramentelle ou juridictionnelle, a pour but de masquer le recours à la prière ‘A’, pour consacrer évêque l’élu prêtre, et compléter par le sacrement l’intronisation qui est conférée par la prière ‘C’. 21 novembre 2009 - CIRS 13 21 novembre 2009 - CIRS 14 Dom de Smet, osb, cite le pontifical de Charfet qui déclare que la prière (‘C’) de Clément se substitue à la prière de consécration épiscopale pour consacrer (introniser) un patriarche
Si l’élu est Evêque
Interdit pour ne pas
La Prière ‘C‘ sans la prière ‘A’
commettre le sacrilège
Prière ‘A‘ de d’une réitération du intronise le patriarche
consécration sacrement
épiscopale dite
« prière de
l’invocation » :
« O Dieu qui avez fait toute choses par votre puissance… » Dom de Smet, osb, page 171
2 3 Prière ‘C’
1
d’investiture
patriarcale dite
« prière de
Clément »
4
21 novembre 2009 - CIRS 15
Patriarche
Assemanus en 1733 dit la même chose que le pontifical de Charfet cité par Dom de Smet en expliquant que l’on ne récite par sur un élu déjà évêque la forme essentielle de l’ordination épiscopale (‘A’) Si l’élu est Evêque La Prière ‘C‘ sans la prière ‘A’ intronise le patriarche Interdit pour ne pas commettre le sacrilège d’une réitération du
Prière ‘A‘ de
consécration
épiscopale dite
« prière de
l’invocation »
Assemanus, 1733, cité par Avrillé dans le Sel de la
terre, n°70, automne 2009, pages 209-210
2 3 Prière ‘C’
1 d’investiture
patriarcale dite
« prière de
Clément »
4
21 novembre 2009 - CIRS 16
Patriarche
Joseph Assemanus publia au Vatican en 1758 le rituel de la chirotonie du Patriarche http://www.rore-sanctifica.org/bibilotheque rore sanctifica/10-eglises et rites orientaux et sources/eglise maronite/1758-assemani- codex liturgicus (9 et 13)/Assemani CODEX No09 064-119.pdf 21 novembre 2009 - CIRS 17 Prière ‘C’ d’investiture Cette prière n’est dite que patriarcale dite pour l’ordination « prière de (comprendre intronisation) Clément » du patriarche
« Item alia oratio
invocationis Spiritus Sancti,
quae est Clementis :
recitatur solum cum
ordinatur Patriarcha :
Interpretation ex libro
Clementis de electione
Pontificis » Assemanus, 1758
(voir la page 41 du fichier
PDF publié sur le site de Rore
Sanctifica
- Le lien est donné dans la
diapo précédente)
21 novembre 2009 - CIRS 18 Dom de Smet et Assemanus sont donc en accord avec Pie XII qui déclare le 2 juin 1957 dans le canon 235 de sa lettre apostolique Motu proprio Cleri Sanctitati qu’un prêtre doit être consacré évêque avant d’être intronisé patriarche §4. Que l'élu à la dignité patriarcale qui n'aurait pas le Si l’élu est caractère épiscopal, s'il s'agit de l'un de ceux dont il est question au § 2, soit ordonné évêque avant l'intronisation ; mais s'il s'agit de l'un de ceux simple prêtre dont il est question au § 3, il peut être ordonné seulement après la confirmation du Pontife Romain.
Pie XII, 2 juin 1957, Code de droit canon oriental, canon n°235
Prière ‘A‘ de
consécration
épiscopale dite
« prière de
l’invocation »
Assemanus, 1733, cité par Avrillé dans le Sel de la
Prêtre terre, n°70, automne 2009, pages 209-210
devenu
évêque 2 3 Prière ‘C’
1
d’investiture
patriarcale dite
La Prière ‘A‘ + la prière « prière de ‘A’ sacre le prêtre et Clément » intronise le patriarche 4
21 novembre 2009 - CIRS 19
Patriarche
21 novembre 2009 - CIRS 20 La base erronée de la prétendue démonstration du Père Pierre-Marie de Kergorlay, Avrillé
Le Père Pierre-Marie soutient le réformateur Dom Botte et va chercher dans la prière ‘C’, dite de Clément, une forme « plus évoluée » de la forme essentielle de 1968 :
‘Le nouveau rite a été fait à partir d’une prière de la Tradition apostolique, livre
attribué à saint Hippolyte. Pour justifier cette réforme, dom Botte s’appuyait sur
le fait que cette prière consécratoire était toujours vivante sous des formes plus
évoluées : dans le rite syrien, la prière pour l’ordination du patriarche ; dans le
rite copte, la prière pour l’ordination de l’évêque. Dans notre étude, nous avons
montré que (…) cette affirmation de dom Botte était exacte, et, par conséquent,
on ne peut, a priori, démontrer l’invalidité systématique du nouveau rite.‘ Fr. P.-
M.
Objections factuelles au Père Pierre-Marie :
• Cette prière ‘C’ n’est pas consécratoire, comme les écrits de Dom de Smet
et d’Assemanus et de Pie XII viennent de le démontrer dans les planches
précédentes et cela suffit à disqualifier le recours à cette prière pour le
nouveau rite.
• Cette forme du nouveau rite diffère très substantiellement de la forme de
la prière ‘C’, comme l’a montré la Notitia II, le Père Pierre-Marie s’étant
livré pour cela à une manipulation des textes, par une falsification, un
réaménagement, un amalgame et une aggravation de sens par un ajout.
21 novembre 2009 - CIRS 21
La base de la prétendue démonstration du Père Pierre-Marie de Kergorlay, Avrillé (page 9 de la Notitia II de Rore Sanctifica, février 2006) Récapitulatif du réaménagement du rite maronite par le Sel de la terre n°54 – p102 appuyé sur une source erronée Rite maronite (Denzinger) Rite Maronite (Denzinger) Forme dite d’Hippolyte Pontificalis Romani original, 1961 falsifié (Sel n°54) p102 Construction de Dom Botte (1968) Tibi, Domine, etiam placuit modo Tibi, Domine, etiam placuit modo (1968) laudari in hoc servo tuo, et dignum laudari in hoc servo tuo, et dignum effecisti eum, praeesse populo effecisti eum, praeesse populo tuo ; tuo ; Et nunc effunde super illumina eum et effunde super eum illumina eum et effunde super eum Nunc effunde eam hunc electum eam gratiam et intelligentiam Spiritus tui gratiam et intelligentiam Spiritus tui virtutem quæ a te est, virtutem, quæ a te est, quam Spiritum principalem, principalis, principalis, principalis sp(iritu)s devient quam tradidisti dilecto Filio tuo, quem quem tradidisti dilecto Filio tuo, quem dedisti dilecto filio quem dedisti dilecto Filio Domino nostro Jesu Christo ; Domino nostro Jesu Christo ; tuo Ie(s)u Chr(ist)o, tuo Iesu Christo,
e nt
da ei, Deus, sapientiam qui datus fuit sanctis tuis, quem ipse donavit
em quod donavit sanctis
TRONCATURE
laudabilem, fortitudinem, virtutem, a g apostolis sanctis Apostolis,
én
unitatem spiritus ad faciendum a m Mise en
omnia per tuam cooperationem. Ré
Équivalence ? (quod ou quem)
arbitraire
Concede ei, Deus, Spiritum tuum
Sanctum Spiritus
qui datus fuit sanctis tuis, Sanctus
Falsification
(quam/quem)
Réaménagement Comparaison Aggravation
+
pour un montage / de
séquentiel amalgame l’onctionisme
Troncature
(par ipse)
(Esprit-Saint
supprimé)
Un fondu-enchaîné habile qui suggère la similitude
21 novembre 2009 - CIRS 22
Le Père Pierre-Marie de Kergorlay passe sous silence la cohabitation de deux prières ‘A’ et ‘C’ dans un même rituel et de leur combinatoire différente selon l’état de l’élu au patriarcat
Sous la pression des réfutations qui lui ont été administrées par le CIRS, le Père Pierre- Marie a fini par reconnaître que son recours à la « prière de l’ordination du patriarche maronite » a été récusé, mais il n’en donne aucunement les raisons et ne répond pas aux objections qui lui ont été faites avec un luxe d’érudition, de logique et de sources scientifiques dans la Notitia III parue en juin 2006 : ‘Une objection a été faite : la prière pour l’ordination du patriarche maronite n’aurait pas de valeur consécratoire, puisque le candidat est déjà évêque ; il s’agirait d’une simple bénédiction lors de l’institution du patriarche.’ Fr. P.-M. A aucun moment le Père Pierre-Marie n’expose à ses lecteurs que le rituel dit de l’ordination du patriarche maronite est inclus dans un rituel qui a une double fonction de consacrer des évêques et aussi d’introniser des patriarches, et qui pour se faire possède une double structure interne à tiroirs, la prière ‘A’ et la prière ‘C, et que ce même rituel sert à la fois à consacrer ou à introniser, en jouant sur l’application, l’enchaînement ou l’omission de la première de ces deux prières, l’une consécratoire (‘A’) ou l’autre juridictionnelle mais non consécratoire (‘C’). A aucun moment le Père Pierre-Marie ne reconnaît que l’utilisation de ce rituel double n’a été envisagé par ses contradicteurs, pour consacrer évêque un prêtre et l’introniser, alors même que la Notitia III de juin 2006 expose sur plus de 60 pages, l’histoire et la structure interne de ce rituel double et traite des cas d’applications à un élu simple prêtre. Le Père Pierre-Marie ne retient que l’objection de l’élu qui serait déjà évêque. 21 novembre 2009 - CIRS 23 La base de la prétendue démonstration du Père Pierre-Marie de Kergorlay, Avrillé Après avoir masqué cette double structure du rituel, le Père Pierre-Marie va introduire le texte d’Assemanus en déviant son interprétation afin d’en détourner le sens : ‘Nous avons récemment pris connaissance d’un document qui montre que cette prière d’ordination du patriarche n’est pas une simple bénédiction, mais qu’elle a réellement le pouvoir de consacrer évêque un simple prêtre. Il s’agit de la dissertation de Joseph Assemani, datant de 1733, et conservée au Vatican.
Voici ce texte et la traduction :
« L’évêque métropolitain et le patriarche forment une seule ordination chez tous les
Orientaux : mais l’ordination diffère plus dans les cérémonies que dans la substance.
Cependant, il faut noter que, lorsqu’un prêtre est élu métropolitain ou patriarche, ile
ne reçoit pas les trois ordinations d’évêque, de métropolitain ou patriarche, mais
seulement celle de son ordre. Et quand un évêque ou métropolitain est promu au
patriarcat, on ne récite pas sur lui la forme essentielle de l’ordination épiscopale, mais
on l’omet, pour ne pas réitérer l’ordination, et l’on fait les cérémonies qui ne
contiennent pas une nouvelle ordination. »
Le Père Pierre-Marie, qui n’a pas évoqué la double structure du rituel que Fr. P.-M. commente Assemanus, feint de laisser croire que ce rituel ne serait constitué que de la prière ‘C’ : « Cette prière d’ordination du patriarche », « elle a réellement le pouvoir de consacrer évêque un simple prêtre », alors que c’est la prière ‘A’ qui répond aux critères de Pie XII pour constituer une forme essentielle consécratoire pour faire un évêque. 21 novembre 2009 - CIRS 24 21 novembre 2009 - CIRS 25 La prière ‘A’ est similaire à la prière d'ordination des évêques syriens occidentaux. Rappelons que le Dr Rama Coomaraswami ( 19 juillet 2006), ancien professeur au séminaire de la FSSPX aux Etats-Unis, avait fait observer que cette prière épiscopale maronite n'avait rien à voir avec le nouveau rite épiscopal de Paul VI, à partir de quoi le Père Pierre-Marie s’était cru très malin en l’assimilant à un amateur qui s'était trompé de rite :
« Nous publions ici tout d’abord l’étude originellement parue dans Le
Sel de la terre 54. Elle montre que le principal argument des
sédévacantistes repose sur une grossière erreur : la confusion entre
deux prières d’ordination dans le rite syriaque ; » Dominicains d’Avrillé
http://seldelaterre.fr/product info.php?products id
Alors que c’est le dominicain qui se fourvoyait grossièrement en reprenant la prière C mise fallacieusement en avant dans les sessions du Consilium comme en témoignent les archives de l’Institut liturgique de Trêves révélées par le CIRS.
C'est donc lui, le Père Pierre-Marie qui dans sa volonté de suivre Dom Botte qui cherchait fallacieusement à faire passer la prière juridictionnelle ‘C’ du patriarche maronite pour une prière consécratoire, se trompait très grossièrement et montrait au monde sa totale incompétence théologique et historique sur ces questions. 21 novembre 2009 - CIRS 26 Le rite de la consécration épiscopale des syriens occidentaux cité par le Dr Rama Coomaraswamy (Denzinger – tome II – page 97)
Il s’agit bien de la prière ‘A’ ("Deum qui omnia fecisti...") qui, selon les critères de Pie XII, est sacramentelle 21 novembre 2009 - CIRS 27 27 Le rite de la consécration épiscopale des syriens occidentaux cité par le Dr Rama Coomaraswamy dans son étude de 1983, traduite en français en 1992
Le Dr Coomaraswamy s’est basé sur la traduction du Pontifical des Syriens d’Antioche, 2è partie, p.204,205, imprimé en 1952, Sharfe, Liban. Imprimatur : 28 Ignatius Gabriel cardinal Tappuni, patriarche syrien d’Antioche. Le rite de la consécration épiscopale des syriens occidentaux cité par le Dr Rama Coomaraswamy dans son étude de 1983, traduite en français en 1992
21 novembre 2009 - CIRS 29 29
Le Dr Rama Coomaraswamy souligne, à juste titre, que la forme du nouveau rite de 1968, n’a rien de commun avec la prière ‘A’ qui est sacramentelle et qui utilisée par les syriens occidentaux pour sacrer leurs évêques « Les mots essentiels de la forme de Paul VI, que nous avons mis en italiques dans le texte, ne se trouvent pas dans le Pontifical d’Antioche. Ces deux prières n’ont en commun que quelques mots. Dans la prière d’Antioche, l’intention de consacrer un évêque catholique est évidente. Cette prière remplit toutes les exigences que nous avons rappelées dans l’Histoire de la Théologie sacramentelle. La prière de Paul VI n’a en commun avec celle d’Antioche qu’une douzaine de mots ; dès lors, comment admettre qu’elle en dérive ? » Dr Coomaraswamy, « Le drame anglican du clergé conciliaire », traduit en français en 1992 Les moqueries du Père Pierre-Marie contre le Dr Coomaraswamy : « Il suffisait au Dr Coomaraswamy de tourner quelques pages. » : « Le Dr Rama Coomaraswamy n'a toujours pas compris (ou ne veut pas reconnaître explicitement) qu'il s'est trompé en confondant le rite d'ordination d'un simple évêque dans le rite syriaque avec celui du patriarche. Il prétend qu'il avait consulté le Pontifical de Charfe (sic, lire Charfet) tandis que nous aurions consulté d'autres sources, Cogin (sic, lire Cagin) et Denzinger, qu'il n'avait pas à l'époque. Mais en réalité la question n'est pas celle des sources, mais celle du rite : le rite de consécration du patriarche se trouve aussi dans le Pontifical de Charfet (p. 224-233) après celui de consécration de l'évêque (p. 159-223). Il suffisait au Dr Coomaraswamy de tourner quelques pages. » ‘Sont-ils évêques’, p69, Père Pierre-Marie, Editions du Sel, avril 2006 21 novembre 2009 - CIRS 30 21 novembre 2009 - CIRS 31 Le 12 août 1998, Mgr Tissier de Mallerais a exprimé son « doute sur la validité des sacres épîscopaux conférés selon le rite de Paul VI » au Père Pierre-Marie à Avrillé, après avoir pris connaissance de l’étude du Dr Rama Coomaraswamy (1983, traduite en français en 1992).
En novembre 2005, le Père Pierre-Marie diffuse, dans le Sel de la terre n°, la
démonstration-manipulation de Dom Botte, qui tente très grossièrement de
faire passer la prière ‘C’ du rite d’intronisation du patriarche maronite pour
une prière sacramentelle. Non seulement, il n’a pas étudié la question en 7
années, mais il cherche depuis 2005 à abuser l’évêque, Mgr Tissier.
21 novembre 2009 - CIRS 32
21 novembre 2009 - CIRS 33 Le Procureur Patriarcal des Jacobites (rites d’ordination similaires aux Maronites) distingue très clairement entre la consécration épiscopale d’un élu simple prêtre et son intronisation comme patriarche Rappel de la page 14 de la Notitia III – De Patriarchae de Rore Sanctifica de juin 2006
Une première réponse du Procureur Patriarcal (Syrien Jacobite catholique)
près le
Saint-Siège
Rome le 28 novembre 2005
En réponse aux questions posées voici les réponses :
« Il est arrivé une seule fois, le 24 avril 1802, qu’un prêtre (Père Michel
DAHERYE né à Alep le 27 avril 1761) fut élut Patriarche d’Antioche pour
les Syriens Catholiques. Il fut Sacré évêque le 04 mai 1802 puis à la fin
de son Sacre épiscopal, fut tout de suite intronisé Patriarche.
Le degré patriarcal n’est pas une ordination. L’épiscopat est la
plénitude du sacerdoce.
Donc après l’épiscopat il n’y a plus d’ordination. Le patriarche comme
le Pape n’ont, après leur élection, que le rite de l’intronisation qui
n’est pas du tout une ordination. »
+ Mikhael Al Jamil
Archevêque Syrien Catholique
Procureur patriarcal près le Saint Siège
21 novembre 2009 - CIRS 34
Le Père Pierre-Marie contredit Pie XII et les commentaires de Dom de Smet et Assemanus en voulant laisser croire qu’un prêtre ne doit pas être consacré évêque par la prière ‘A’ avant d’être intronisé patriarche
Si l’élu est Interdit car, conformément au canon 235 du
Droit Canon Oriental promulgué par Pie XII le 2
juin 1957, un prêtre doit être d’abord sacré
simple prêtre évêque et la prière ‘A’ contient une forme
essentielle de consécration épiscopale
L’erreur énorme et manifeste du Père Pierre-Marie de
Kergorlay, cautioné par son supérieur, le Père Innocent-
Prière ‘A‘ de Marie :
consécration
épiscopale dite ‘Ainsi, lorsqu’un prêtre est ordonné directement patriarche,
« prière de il reçoit la prière d’ordination que nous avons appelée
l’invocation » « ordination du patriarche » et non pas celle d’ordination
d’un évêque. Cela montre que la prière d’ordination du
patriarche a une valeur consécratoire.’
Fr P.-M., Sel de la terre, automne 2009, pp 209-210
Prêtre
devenu
évêque 2 3 Prière ‘C’
1
d’investiture
Pour les dominicains patriarcale dite d’Avrillé, la prière ‘C’ « prière de suffirait pour sacrer Clément » 4 évêque un simple prêtre, sans la prière ‘A’
21 novembre 2009 - CIRS 35
Patriarche
21 novembre 2009 - CIRS 36 Conclusion : le texte d’Assemanus exhibé par le Père Pierre-Marie ne démontre pas que la prière ‘C’ d’intronisation du patriarche maronite est sacramentelle, mais confirme qu’elle ne l’est pas
Prière ‘A’ de consécration épiscopale dite « prière de l’invocation »
2 3 Cet échec argumentaire du
1
Père Pierre-Marie et son
obstination dans l’erreur font
boomerang et soulignent
combien la forme essentielle
4 du nouveau rite ne peut
revendiquer une quelconque
validité en se réclamant des
rites des syriens occidentaux
et combien Montini-Paul VI a
Prière ‘C’ menti dans sa constitution
d’investiture apostolique promulguant le
patriarcale dite nouveau rite le 18 juin 1968
« prière de
21 novembre 2009 - CIRS 37
Clément »
Les dominicains d’Avrillé continuent à diffuser et à vendre leur plaquette (*) erronée et à diffuser le faux argument de la justification de validité intrinsèque du nouveau rite épiscopal de 1968 par le recours fallacieux au rite d’intronisation du Patriarche maronite
« Nous publions ici tout d’abord l’étude originellement
parue dans Le Sel de la terre 54. Elle montre que le
principal argument des sédévacantistes repose sur une
grossière erreur : la confusion entre deux prières
d’ordination dans le rite syriaque ; » Dominicains d’Avrillé
http://seldelaterre.fr/product info.php?products id=53
L’obstination depuis plus de 4 ans du Père Pierre-Marie et des dominicains d’Avrillé
à répandre des erreurs et des mensonges sur cette question capitale qui touche au
salut éternel de millions d’âmes devient désormais un péché contre le Saint-Esprit
(*) Cette plaquette a été diffusée en primeur pendant le chapitre général de la FSSPX, ce qui a permis la réélection de Mgr Fellay, le 12 juillet 2006, en veillant à ne pas la révéler auparavant pour éviter toute réfutation par le CIRS. Ainsi la politique maçonnique de ralliement de la FSSPX à la Rome sans succession apostolique, a été préservée par Avrillé. 21 novembre 2009 - CIRS 38 Références bibliographiques sur le site du CIRS (1/4)
Notitia I : De Traditio Apostolica http://www.rore-sanctifica.org/etudes/2007/RORE-2007-07-04-FR Rore Sanctifica III Notitia 1 Tradition Apostolique.pdf
Notitia II : De Analogia http://www.rore-sanctifica.org/etudes/2007/RORE-2007-05-10-FR Rore Sanctifica III Notitia 2 Montage Avrille.pdf
Rore Sanctifica : Canon 235 des Eglises Orientales (Catholiques) http://www.rore-sanctifica.org/etudes/2007/RORE Communique-2007-05-07 Canon 235.pdf
Rore Sanctifica : Faits publics et constatables de l’invalidité du nouveau rite http://www.rore-sanctifica.org/etudes/2007/RORE Communique-2007-10-01 Faits Nouveaux.pdf
Rore Sanctifica : L’intention anti-catholique de Bugnini pour la ‘confection’ du nouveau rite de consécration épiscopale (1968) http://www.rore-sanctifica.org/etudes/2007/RORE Communique-2007-05-03 Intention-Bugnini.pdf
Rore Sanctifica : L'énorme mensonge de Montini-Paul VI dans sa "Constitution Apostolique" mensongère Pontificalis Romani du 18 juin 1968. http://www.rore-sanctifica.org/bibilotheque rore sanctifica/01-publications de rore sanctifica/rore sanctifica- communiques/communique (2007-04)-avril/RORE Communique-2007-03-31-Le Canon 75 des Orientaux 2.pdf
21 novembre 2009 - CIRS 39
Références bibliographiques sur le site du CIRS (2/4)
Notitia III - De Ordinotione Patriarchae
http://www.rore-sanctifica.org/etudes/2006/RORE-2006-06-13-FR Rore Sanctifica III-Notitiae 3-
Sacramentalite des rites orientaux.pdf
Notitia IV - De Spiritu principali
http://www.rore-sanctifica.org/etudes/2006/RORE-2006-08-05-
FR Rore Sanctifica III Notitia 4 Les Significations heterodoxes de la Forme de Montini PaulVI A.pdf
Notitia V - De Occultatione
http://www.rore-sanctifica.org/etudes/2006/RORE-2006-05-11-FR III-Notitiae 5-Histoire Pontificalis Romani dans la FSSPX.pdf
Notitia VI - De Erratis
http://www.rore-sanctifica.org/etudes/2006/RORE-2006-07-15-
FR Rore Sanctifica III Notitia 6 Refutation brochure Pierre Marie A.pdf
Rore Sanctifica : De Ritu Coptorum
http://www.rore-sanctifica.org/etudes/2006/RORE-2006-04-26-FR-De Ritus Coptorum.pdf
Notitia VII - De Ecclesiis Orientalibus
http://www.rore-sanctifica.org/etudes/2006/RORE-2006-03-05-FR-Notitia De Ecclesiis orientalibus.pdf
21 novembre 2009 - CIRS 40
Références bibliographiques sur le site du CIRS (3/4)
Abbé Anthony Cekada : « Absolument nul et entièrement vain » (25 mars 2006)
http://www.rore-sanctifica.org/etudes/2006/RORE-2006-04-26-FR-Cekada-Absolument nul et entierement vain.pdf
http://www.rore-sanctifica.org/etudes/2006/RORE-2006-06-06-FR-Cekada-resume-officiel 2 pages.pdf
Abbé Anthony Cekada : « Toujours nul et toujours vain »
http://www.rore-sanctifica.org/etudes/2007/RORE-2007-01-27-FR AbbeCEKADAToujoursNul-
ReponsesAuxObjectionsJanv2007FRANCAIS1.pdf
Abbé Anthony Cekada : « Réfutation de l'article de l’abbé Célier (FSSPX) paru dans «Fideliter», n°177 »
http://www.rore-sanctifica.org/etudes/2007/RORE Communique-2007-05-01 Abbe Cekada replique a Celier.pdf
Rore Sanctifica : Réfutation de l'«implicitisme» sacramentel, sophisme inventé par Ansgar Santogrossi, o.s.b.
http://www.rore-sanctifica.org/etudes/2006/RORE-2006-08-20-FR Rore Sanctifica Refutation de Santogrossi.pdf
Rore Sanctifica : Réfutation de l'article de l’abbé Calderon (FSSPX) paru dans le Sel de la terre, n°58
http://www.rore-sanctifica.org/etudes/2007/RORE-2007-04-24-FR Refutation de l abbe Calderon.pdf
21 novembre 2009 - CIRS 41
Références bibliographiques sur le site du CIRS (4/4)
Rore Sanctifica : Réplique à l'abbé Celier (FSSPX) suite à son articulet de Fideliter (n°177 - mai-juin 2007)
http://www.rore-sanctifica.org/etudes/2007/RORE Communique-2007-05-02 Replique a Abbe Celier.pdf
Rore Sanctifica : Réponse au Sel de la terre n°60 (fin avril 2007) - Un appel catholique du CIRS aux Dominicains d’Avrillé
http://www.rore-sanctifica.org/etudes/2007/RORE Communique-2007-05-17 SdT 60.pdf
21 novembre 2009 - CIRS 42
http://www.rore-sanctifica.org Communiqué du 7 mai 2007
Communiqué
A contrario d’Avrillé (SdT n°60), le fait objectif de l’énorme
mensonge de Montini—Paul VI
Le Canon 235 promulgué par le Pape Pie XII en 1957 prouve que
l’intronisation du Patriarche Maronite est non sacramentelle et
contredit Avrillé
1. Le canon 235 du Pape Pie XII invalide le cœur de la pseudo-démonstration
d’Avrillé (l’intronisation du Patriarche Maronite est bien purement juridictionnelle
et nullement sacramentelle)
Dans notre communiqué1 du 31 mars 2007, nous avons révélé que le canon 235 promulgué le 02 juin 1957 par la lettre apostolique Motu proprio Cleri Sanctitati du Pape Pie XII démontre que l’intronisation d’un Patriarche est purement juridictionnelle et nullement sacramentelle, puisque ce canon déclare qu’un élu au Patriarcat doit être au préalable sacré évêque. Par la suite, ce canon a été repris et confirmé sous le numéro 75 dans le droit canon promulgué par Wojtyla-Jean-Paul II.
Avec l’exhumation de ce texte peu connu du Pape Pie XII dans le monde latin, c’est toute la démonstration bâtie par les dominicains d’Avrillé en vue de soutenir la prétendue validité du nouveau rite de consécration épiscopale qui s’effondre.
Rappelons que le Père Pierre-Marie d’Avrillé a prétendu dans le n°54 du Sel de la terre (novembre 2005), démontrer la validité de ce nouveau rite de façon extrinsèque, par analogie entre la forme du rite d’intronisation du Patriarche Maronite et la nouvelle forme essentielle épiscopale identifiée par Montini-Paul VI (Pontificalis Romani).
Contredit par les Notitiae2 que nous avons publié en février 2006, puis par l’étude3 de l’abbé Cekada le 25 mars 2006, Avrillé a reculé en mai 2006 (n°56 du Sel de la terre) en reconnaissant qu’actuellement la prière de l’intronisation du Patriarche Maronite « n’est plus » sacramentelle, mais « qu’elle l’aurait été par le passé » sans avancer la moindre preuve, le moindre indice… et pour cause !...Comme s’il ne s’agissait que d’un produit de leur imagination.
Dans la Notitia III4 (juin 2006), nous avons, par une étude approfondie des Pontificaux Maronite et Jacobite, démontré qu’il ne pouvait en avoir été ainsi à partir des différents éléments fournis par les autorités Orientales elles-mêmes.
1 http://www.rore-sanctifica.org/bibilotheque_rore_sanctifica/01-publications_de_rore_sanctifica/rore_sanctifica- communiques/communique_(2007-04)-avril/RORE_Communique-2007-03-31-Le_Canon_75_des_Orientaux_2.pdf 2 http://www.rore-sanctifica.org/bibilotheque_rore_sanctifica/01-publications_de_rore_sanctifica/rore_sanctifica-2006-02- notitiae_(ex_tomo_3)/2006-02-notitiae_(ex_tomo_3)/rs_notitiae_2006_02_07.pdf 3 http://www.rore-sanctifica.org/bibilotheque_rore_sanctifica/04-rite_de_paul_6-invalidite_du_rite_episcopal/2006-03-25- father_cekada-study/CEKADA-Invalidite_de_la_Consecration_Episcopale_Version_Francaise.pdf 4 http://www.rore-sanctifica.org/bibilotheque_rore_sanctifica/01-publications_de_rore_sanctifica/rore_sanctifica-2006-02- notitiae_(ex_tomo_3)/2006-06-notitia_3-de_ordinatione_patriarchae/rs_notitia_3_de_patriarchae_2006_06.PDF
Page 1 sur 5 http://www.rore-sanctifica.org Communiqué du 7 mai 2007
Deux illustres représentants, responsables tant des Maronites que des Jacobites, ont également reconnu publiquement que l’intronisation d’un Patriarche est toujours un acte purement juridictionnel, et n’est jamais un acte sacramentel.
Avec ce texte du Pape Pie XII, nouvelle pièce versée au débat, nous trouvons une confirmation supplémentaire du caractère totalement erronée des affirmations du Sel de la terre.
Dom Botte écrivait5 au Père Bouyer le 2 juin 1966, afin de dissiper ses critiques légitimes : « c) Un fait s'est imposé à moi : dans le patriarcat d'Antioche, pour le sacre du patriarche, et dans le patriarcat d'Alexandrie, nous trouvons deux formules apparentées qui sont des remaniements de la prière d'Hippolyte. Qui que soit l'auteur de la prière, il y a là un fait de tradition. Depuis des siècles, ces prières sont en usage dans ces deux patriarcats et donnent de l'épiscopat une version infiniment plus riche que les prières romaines » Dom Botte6, Lettre au Père Bouyer, 2 juin 1966
Après la publication de ce canon 235 du Pape Pie XII, comment les dominicains d’Avrillé peuvent-ils continuer à écrire la chose suivante en fin avril 2007 dans le Sel de la terre n°60 :
« Notre démarche était donc essentiellement «défensive». Elle visait à montrer que le principal argument des
partisans de l'invalidité du nouveau rite (à savoir que le nouveau rite n'avait aucune correspondance parmi les
rites orientaux, et par conséquent que la constitution apostolique de Paul VI promulguant le nouveau rite
contenait un mensonge flagrant) était faux » Père Pierre-Marie, Sel de la terre, n°60, avril 2007
Mais cependant, le Père Pierre-Marie, en novembre 2005, approuve et répète cette fausse assertion de Dom Botte : elle va même devenir la base de son raisonnement et de sa pseudo-démonstration :
« Il faut reconnaître que - indépendamment de la dépréciation de la liturgie romaine -, l'argumentation de Dom
Botte est valable : le fait que la prière
p. 94
d'Hippolyte ait été adoptée par deux patriarcats orientaux7 assure sa valeur, abstraction faite de la personne de
son auteur8, et du caractère de cette personne » Sel de la terre, n°54
2. Le mensonge de Montini-Paul VI mis en évidence par le canon 235 du Pape
Pie XII :
L’affirmation contenue dans la dite constitution apostolique Pontificalis Romani (1968) apparaît désormais bel et bien comme un énorme mensonge de Montini-Paul VI :
« on a jugé bon de recourir, parmi les sources anciennes, à la prière consécratoire qu'on trouve dans la
Tradition apostolique d'Hippolyte de Rome, document du début du troisième siècle, et qui, pour une grande
partie, est encore observée dans la liturgie de l'ordination chez les Coptes et les Syriens occidentaux. » Montini-
Paul VI – Pontificalis Romani, 19689
5 http://www.rore-sanctifica.org/etudes/2007/RORE_Communique-2007-05-06_Dom_Botte_a_Bouyer.pdf 6 http://www.rore-sanctifica.org/etudes/2007/RORE_Communique-2007-05-06_Dom_Botte_a_Bouyer.pdf 7 Note du Sel de la terre : Dans les débuts de l'Église, on ne comptait que trois patriarcats : Rome, Antioche et Alexandrie, tous les trois liés à la personne de saint Pierre : celui-ci a fondé l'Église d'Antioche avant de venir à Rome, et il a envoyé son «secrétaire», saint Marc, fonder celle d'Alexandrie, en quelque sorte en son nom. La présence de la même prière dans les deux patriarcats d'Alexandrie et d'Antioche est évidemment un argument très fort. 8 Note du Sel de la terre : On voit combien sont vaines les discussions de Rore sanctifica pour savoir si la Tradition apostolique a, oui ou non, Hippolyte pour auteur. Là n'est pas le problème. 9 http://www.rore-sanctifica.org/bibilotheque_rore_sanctifica/05-rite_de_paul_6-textes_de_reference/1977- pontificalis_romani_(fr)_(eveques)/1977-Pontificalis_Romani-Francais_eveques.pdf
Page 2 sur 5 http://www.rore-sanctifica.org Communiqué du 7 mai 2007 Voici ce que dit le Pape Pie XII contredisant et Dom Botte et Montini-Paul VI:
« §4. Que l'élu à la dignité patriarcale qui n'aurait pas le caractère épiscopal, s'il s'agit de l'un de ceux dont il
est question au § 2, soit ordonné évêque avant l'intronisation ; mais s'il s'agit de l'un de ceux dont il est
question au § 3, il peut être ordonné seulement après la confirmation du Pontife Romain. »10 – Pie XII -
Cleri Sanctitati – canon 235 - 1957
Ce mensonge de Montini-Paul VI va de pair avec la déclaration d’intention publique anti-catholique du prêtre Lazariste Franc-maçon Annibale Bugnini ∴, dit « Buan » de son nom de code maçonnique.
En effet, le Franc-Maçon, prêtre lazariste, et liturgiste moderniste, Annibale Bugnini Û, nommé par Montini- Paul VI Secrétaire général du Consilium, c'est-à-dire Chef des équipes de « Réformateurs » liturgistes, avait déclaré officiellement le 15 mars 1965 à l’Osservatore Romano, un an après l’institution du Consilium le 25 mars 1964, et plus de trois ans avant la promulgation fallacieuse de Pontificalis Romani le 18 juin 1968 :
« Nous devons dépouiller nos prières Catholiques et la Liturgie Catholique de tout ce qui pourrait
représenter l’ombre d’une pierre d’achoppement pour nos frères séparés, c'est-à-dire pour les
Protestants »
Y COMPRIS DONC DANS LA PSEUDO-FORME SACRAMENTELLE ESSENTIELLE EPISCOPALE DEFINIE PAR MONTINI-PAULVI LE 18 JUIN 1968 !
3. Conclusion : la « Constitution apostolique » de Montini-Paul VI contient un
énorme mensonge, la nouvelle forme épiscopale n’est nullement en usage pour
l’ordination sacramentelle dans le rite d’intronisation du Patriarche Maronite…et
ne saurait jamais l’être
En conclusion, le fait que la nouvelle forme épiscopale dont des bribes apparaissent (sans pour autant y comporter nulle hérésie onctionniste du fait de son absence de transitivité) dans le rite purement juridictionnel et nullement sacramentel d’intronisation du Patriarche Maronite contredit que cette forme soit en usage sacramentel en 1968 chez les Syriens occidentaux.
Le fait du mensonge de 1968 est désormais établi. Ce Mensonge est un fait objectif, desormais constatable par quiconque. Ce mensonge intervient 11 ans après la promulgation du canon 235 par le Pape Pie XII. Le mensonge est formel et précis. Il est incontestable, public et permanent.
L’argumentaire d’Avrillé qui jusqu’au n°60 du Sel de la terre a persisté à prétendre le contraire est désormais pleinement réfuté et son erreur mise en évidence de la façon la plus formelle, la plus publique et la plus objective qui puisse être.
Ce mensonge de Montini-Paul VI en 1968, associé à la déclaration publique d’intention anti-catholique de Bugnini rend ABSOLUMENT invalide le nouveau rite de consécration épiscopal promulgué le 18 juin 1968 par Montini-Paul VI, selon les critères énoncés par le Pape Léon XIII dans Apostolicae Curae, en 1896.
Rappelons que l’une des raisons déterminantes de la condamnation des Ordres Anglicans par le Pape Léon XIII en 1896 par sa bulle Apostolicae Curae, fut la désignation de l’intention anti-catholique des réformateurs Anglicans.
« A ce vice de forme intrinsèque, se lie le défaut d'intention : or, la forme et l'intention sont également
nécessaires à l'existence du sacrement. La pensée ou l’intention, en temps qu'elle est une chose intérieure, ne
10 http://www rore-sanctifica.org/bibilotheque_rore_sanctifica/06-magistere-sacrements/1957-pie12-lettre-apostolique-motu-proprio- cleri-sanctitati/Pie_XII-1957-Cleri_Sanctitati-Canon-235-traduction.pdf
Page 3 sur 5 http://www.rore-sanctifica.org Communiqué du 7 mai 2007 tombe pas sous le jugement de l'Eglise ; mais celle-ci doit en juger la manifestation extérieure. Ainsi, quelqu'un qui, dans la confection et la collation d'un sacrement, emploie sérieusement et suivant le rite la matière et la forme requises, est censé, par le fait même, avoir eu l'intention de faire ce que fait l'Eglise. C'est sur ce principe que s'appuie la doctrine d'après laquelle est valide tout sacrement conféré par un hérétique ou un homme non baptisé, pourvu qu'il soit conféré selon le rite catholique. Au contraire, si le rite est modifié dans le dessein manifeste d'en introduire un autre non admis par l'Eglise et de rejeter celui dont elle se sert et qui, par l'institution du Christ, est attaché à la nature même du sacrement, alors, évidemment, non seulement l’intention nécessaire au sacrement fait défaut, mais il y a là une intention contraire et opposée au sacrement. » 11Bulle Apostolicae Curae, Léon XIII, 1896
Au fil des mois et des recherches, les faits ne cessent de s’accumuler démontrant l’invalidité du nouveau rite de consécration épiscopale de Pontificalis Romani (1968).
4. Annexe
Traduction en français du canon 235 du Canon de Droit Oriental promulgué par le Pape Pie XII
dans la "Lettre Apostolique" Motu Proprio "Cleri Sanctitati" du 02 juin 1957
et s’appliquant au cas du Patriarche Maronite prouvant que son intronisation n’est pas sacramentelle
§1. Si l’élu renonce, il faut procéder à une nouvelle élection.
§2. Si l’élu accepte, que le Synode procède, selon les prescriptions de son rite, à la proclamation et à l’intronisation de celui-ci, pourvu qu’il soit évêque, en n’excluant pas un évêque élu ou désigné, confirmé selon les règles, bien que pas encore enrichi du caractère épiscopal, mais en excluant les évêques qui ont renoncé canoniquement à la fonction épiscopale ou qui ont été déposés, et ceux dont il est question au canon 109 § 1.
§3. 1° Mais si l’élu n’est pas tel, que le Synode fasse aussitôt connaître l’élection accomplie au Pontife Romain, en suspendant la proclamation et l’intronisation de cet élu, et en faisant garder le secret à l’égard de ce résultat par les Pères et par tous ceux qui pour n’importe quelle raison ont été présents au Synode ou ont connu de quelque manière le résultat de l’élection, même vis-à-vis de l’élu, jusqu’à ce que la confirmation soit parvenue et finisse par devenir officielle conformément aux règles
2° Dans l’intervalle, les Pères du Synode peuvent regagner le siège de leur résidence, pour revenir au Synode lorsque la
réponse du Souverain Pontife sera parvenue
3° La confirmation du Souverain Pontife obtenue, qu’il soit procédé à la proclamation solennelle du Patriarche et à
l’intronisation
4° Si l’élu n’a pas obtenu la confirmation du Souverain Pontife, il faut procéder aussitôt à une nouvelle élection.
§4. Que l'élu à la dignité patriarcale qui n'aurait pas le caractère épiscopal, s'il s'agit de l'un de ceux dont il est question au § 2, soit ordonné évêque avant l'intronisation ; mais s'il s'agit de l'un de ceux dont il est question au § 3, il peut être ordonné seulement après la confirmation du Pontife Romain.
11 http://www rore-sanctifica.org/bibilotheque_rore_sanctifica/14-anglicanisme-invalidite_des_ordres/1896-leon_13-condamnation- apostolicae_curae/Leon_XIII_-_Apostolicae_Curae.pdf
Page 4 sur 5 http://www.rore-sanctifica.org Communiqué du 7 mai 2007
Comité international Rore Sanctifica
Fin du communiqué du 7 mai 2007 du Comité international Rore Sanctifica
Ce communiqué peut être téléchargé depuis le site http://www.rore-sanctifica.org
Page 5 sur 5 An. et vol. XXXXIX 15 Augusti 1957 (Ser. II, v. XXIV) - N. 9 ACTA APOSTOLICÆ SEDIS - COMMENTARIUM OFFICIALE
ACTA PII PP. XII
LITTERAE APOSTOLICAE MOTU PROPRIO DATÆ
AD VENERABILES FRATRES PATRIARCHAS, ARCHIEPISCOPOS, EPISCOPOS, CETEROSQUE LOCORUM HIERARCHAS ECCLESIARUM ORIENTALIUM, PACEM ET COMMUNIONEM CUM APOSTOLICA SEDE HABENTES : DE RITIBUS ORIENTALIBUS, DE PERSONIS PRO ECCLESIIS ORIENTALIBUS.
PIUS PP. XII
Cleri sanctitati, christifidelium ædificationi totiusque Ecclesiæ emolumento ac decori nemo est qui ignoret quantum conferat
libens ac studiosa ecclesiasticæ et clericalis disciplinæ observatio, prouti iam Œcumenica Tridentina Synodus, constantem hac de re Ecclesiæ sententiam exprimens, luculenter perdocuit : «Nihil est, quod alios magis ad pietatem et Dei cultum assidue instruat, quam eorum vita et exemplum, qui se divino ministerio dedicarunt : cum enim a rebus sæculi in altiorem sublati locum conspiciantur, in eos, tamquam in speculum, reliqui oculos coniiciunt, ex iisque sumunt, quod imitentur. Quapropter sic decet omnino clericos, in sortem Domini vocatos, vitam moresque suos omnes componere, ut habitu, gestu, incessu, sermone aliisque omnibus rebus nil, nisi grave, moderatum ac religione plenum, præ se ferant ; levia etiam delica quæ in ipsis maxima essent, effugiant ; ut eorum actiones cunctis afferant venerationem»1. At, vertentibus sæculis, evenit ut in Ecclesiis Oientalibus disciplina cleri, deficiens aliquando aut incerta, præsentibus temporibus impar prorsus exstiterit. Norunt omnes Synodos, sive Œcumenicas, sive particulares alias passim ab Ecclesiis celebratas, haud omisisse idoneas et opportunas præscriptiones de muneribus ac privilegiis sacrorum Antistitum ceterorumque clericorum tradere ad eorum vitam regendam moresque continendos aut corrigendos, si quando abusus irrepserint. Illæ autem præscriptiones cum nec completæ nec certæ, nedum in unum corpus apte digestæ essent, neque clericis ad propriam vitam et actuositatem dirigendam, neque Episcopis ad suos greges gubernandos satis auxilii erant. Quod incommodum ægre iam omnes cleri ordines ferebant, quippe qui sua officia et munera liquide ac certe cognoscere optarent, idque sive ad sui spiritus profectum et animi tranquillitatem sive in commune Ecclesiæ bonum. Ceterum, quamquam nonnullæ Synodi aliquid laudabiliter tentarunt ut propriæ communitatis studiis in hac re satis facerent, desiderabatur quotidie magis ab Orientalibus Ecclesiis unum ac commune corpus legum ecclesiasticarum, integrum, certum, hodiernis rerum temporumque adiunctis accommodatum atque universale ; quod veluti integra certaque ratio disciplinæ et auxilium efficax sanctitatis omnibus foret, simulque novum ac præclarum vinculum coniuncionis inter Orientales omnes Ecclesias constitueret : quod sane inceptum nonnisi ab una suprema et universali Romani Pontificis auctoritate eiusque apostolica sollicitudine efficienter et promoveri et sanciri poterat. Hoc legum corpore edito aliquando et cum Codice Iuris Canonici conlato, magna profecto eluxisset similitudo ac vel etiam æqualitas canonum atque institutorum pro universa Catholica Ecclesia, quæ omni tempore et loco, dum legitimos populorum mores et consuetudines servat, simul, providis datis legibus materna sollicitudine contendit ut vividiorem fidem, actuosiorem caritatem fortiusque fidelium cum legitimis sacris Pastoribus omniumque cum Christi Vicario, Romano Pontifice, unionis vinculum efficiat ad maiorem Servatoris Christi gloriam in eiusque mystici Corporis ædificationem. Consuluimus iam Apostolicis ad hoc datis Litteris disciplinæ quæ ad matrimonii Sacramentum2, ad ecclesiastica tribunalia3, ad religiosum statum et bona temporalia4 spectat ; nunc vero tempus esse duximus indulgendi crebris supplicationibus Nobis allatis a sacris orientalib Afisfitrbus atque a Sacra Congregatione pro Ecelesia Orientali, cuius quidem opus ac ministerium haud parvis difficultatibus ob incertam disciplinam detinebatur, ut etiam leges de cleri disciplina publicaremus. Nos igitur attente et cogitate omnibus in Domino perpensis, motu proprio, certa scientia ac de Apostolicæ plenitudine potestatis statuimus ac decrevimus canones ad cleri disciplinam spectantes promulgari quos Pontificium Consilium Orientalium Ecclesiarum Codici Canonico conficiendo paravit. Qui canones sacris Pastoribus mimera et officia, sub romani Pontificis suprema et plena iurisdictionis potestate exercenda, indicant vel definiunt simulque adhortantur et iuvant ut ipsi, integritate vitæ, revera «sal terræ et lux mundi» evadant sintque sui gregis forma et salis. Memoratu vero dignum præ ceteris videtur patriarchale institutum, quippe quod orientalis ecclesiasticæ ordinationis veluti præcipua nota sit. Proprii talis instituti canones, christianæ venerandæ antiquitatis vestigia præ se ferentes, munera, iura et privilegia iustasque attributiones recensent. Animadvertatur præterea canones nonnullos quos præsentes Nostræ Litteræ habent, in præcedentibus iam Apostolicis Litteris5 ob evidentem necessitatem promulgatos inveniri, rubricæ cui inserebantur accomodatos, qui quidem canones nunc proprio loco atque in propria ac nativa vi hic referuntur atque a Nobis confirmantur. Visum est præterea hisce canonibus de ritibus orientalibus et de ecclesiastica hierarchia tractantibus, canones quoque adiicere, ab eodem Pontificio Consilio paratos, qui ad laicos eorumque in finem sanctitatis et æternæ salutis consociationes spectant. Cum vero canones de status religiosi disciplina a Nobis iam promulgati existant universa nunc de Personis canonisa disciplina per has Litteras absolvitur. Canones autem, quos Nos Apostolica auctoritate comprobamus, hi sunt, qui sequuntur.
1 Sess. XXII, de ref., cap. I. 2 Litt. Apost. Crebræ allatæ, Motu Proprio datæ, 22 febr. 1949. 3 Litt. Apost. Sollicitudinem Nostram, Motu Proprio datæ, 6 in. 1950. 4 Litt. Apost. Postquam Apostolieis Litteri, Motu Proprio datæ, 9 febr. 1952. 5 Cfr. ex. gr. Litt. Apost. Sollicitudinem Nostram, Motu Proprio datæ, 6 ian. 1950, can. 5-13, 86-91. http://www.rore-sanctifica.org Communiqué du 31 mars 2007
Communiqué
Le Canon 75 des Orientaux
Le canon 75 (ancien canon 235 promulgué par Pie XII) du Code de droit canon oriental foudroye
l’argument du recours au rite Maronite du patriarche indûment invoqué par le Sel de la terre afin de
prouver la prétendue validité sacramentelle du nouveau rite de consécration épiscopale de 1968.
Page 1 sur 14 http://www.rore-sanctifica.org Communiqué du 31 mars 2007
Table des matières
1 Rappel du contexte sur le sophisme du Sel de la terre qui use de la forme d’intronisation du Patriarche Maronite afin d’alléguer la validité du nouveau rite épiscopal................................................................ 3 1.1 Contrairement aux affirmations du Sel de la terre, il n’existe pas d’identité de substance entre la nouvelle forme épiscopale et le rite d’intronisation du Patriarche Maronite ....................................... 3 1.2 Affirmation sans preuve par le Sel de la terre de la « valeur consécratoire » du rite Maronite du Patriarche (Prière « C » dite « de Clément ») ...................................................................................... 3 1.3 Impossibilité de cette affirmation du Sel de la terre, sinon à affirmer la réitération des sacrements chez les Maronites ........................................................................................................................................ 4 1.4 La persistance d’Avrillé à publier le sophisme du recours au rite patriarcal des Maronites malgré les réfutations publiques réitérées et documentées.................................................................................... 4 1.5 L’abbé Calderon refuse de s’aventurer à invoquer à nouveau le sophisme Maronite du Père Pierre- Marie d’Avrillé .................................................................................................................................... 4 2 Le canon 75 (anciennement 235) du Code de droit canon oriental foudroye l’affirmation fallacieuse et sans fondement du Père Pierre-Marie d’Avrillé .............................................................................................. 5 2.1 Historique du Code des Canons des Eglises Orientales (CCEO) ............................................ 5 2.2 Le canon 75 du CCEO correspond au canon 235 promulgué par Pie XII le 02 juin 19576 2.3 Le canon 75 (anciennement 235) déclare l’intronisation du Patriarche non sacramentelle 7 2.4 L’articulation de la prière C avec la prière consécratoire A du Pontifical Jacobite, vient montrer, par application au Pontifical Maronite, que cette prière C correspond à l’intronisation du Patriarche et qu’elle est non sacramentelle ............................................................................................................ 8 3 L’énorme mensonge de Montini-Paul VI ........................................................................................ 9 4 La confirmation en 2005 par Mgr Saïd Elias Saïd, vicaire patriarcal maronite en France – Colloque « Les liturgies syriaques » ............................................................................................................................... 12 5 Conclusion ..................................................................................................................................... 14
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Le sophisme du recours au rite Maronite invoqué par Le Sel de la terre à l’instar de Dom
Botte, responsable du Groupe XX du Consilium
Rappel du contexte sur le sophisme du Sel de la terre qui use de la forme d’intronisation du Patriarche Maronite afin d’alléguer la validité du nouveau rite épiscopal Dans l’article du n°541 du Sel de la terre, signé par le Père Pierre-Marie d’Avrillé, ce dernier a prétendu justifier le nouveau rite de consécration épiscopale, dérivé de la prétendue Tradition Apostolique fallacieusement attribuée à Hippolyte de Rome, en affirmant que le rite d’intronisation du Patriarche maronite2 serait sacramentel et consécratoire et que le nouveau rite de Montini-Paul VI « contient la substance » du rite syriaque.
Contrairement aux affirmations du Sel de la terre, il n’existe pas d’identité de substance entre la nouvelle forme épiscopale et le rite d’intronisation du Patriarche Maronite
Les Notitiae3 de Rore Sanctifica ont très clairement démontré que cette prétendue « identité de substance » est un leurre. Sans même parler des sources erronées et falsifiées utilisées par le Père Pierre-Marie, qu’il a ensuite assemblées et tronquées afin de pouvoir rapprocher le rite patriarcal Maronite du nouveau rite sacramentel épiscopal inventé par Bugnini∴-Lécuyer-DomBotte, nous rappellerons simplement que nous avons démontré amplement et très clairement que la forme sacramentelle essentielle de ce nouveau rite épiscopal post-conciliaire est ouvertement « transitive » (Le Père donne l’Esprit au Fils, Lequel le donne aux apôtres), alors que cette transitivité, qui constitue du reste une hérésie caractérisée (hérésie onctionniste de Lécuyer), n’existe bien sûr nullement dans les rites Maronites tant patriarcal qu’épiscopal.
Du reste précisément, tant dans la Notitia III que dans la Notitia IV (cf. rore-sanctifica.org) nous avons amplement démontré que AUCUN RITE ORIENTAL SACRAMENTEL DE CONSECRATION EPISCOPALE RECONNU PAR L’EGLISE N’ETAIT INFECTE DE CETTE « TRANSITIVITE » HERETIQUE
Affirmation sans preuve par le Sel de la terre de la « valeur consécratoire » du rite Maronite du Patriarche (Prière « C » dite « de Clément »)
Venons-en au second argument du Père Pierre-Marie qui prétend que le rite d’intronisation du Patriarche Maronite serait consécratoire. Nous l’avons réfuté dans les Notitiae de février 2006 (cf. rore-sanctifica.org). Suite à notre publication, le Père Pierre-Marie d’Avrillé a reculé pour se replier en mai 2006 sur une autre position dans son article du n°564 du Sel de la terre.
1 http://www.rore-sanctifica.org/bibilotheque_rore_sanctifica/04-rite_de_paul_6-invalidite_du_rite_episcopal/2005-11-pere_pierre- marie-article_du_sel_n_54-defense_du_rite/Pere_Pierre_Marie_Sel_de_la_terre_N54_Defense_validite.pdf 2 Ritus Orientalium, Denzinger, tome II, pages 199-200 http://www rore-sanctifica.org/biblio-num-10.html 3 http://www.rore-sanctifica.org/bibilotheque_rore_sanctifica/01-publications_de_rore_sanctifica/rore_sanctifica-2006-02- notitiae_(ex_tomo_3)/2006-02-notitiae_(ex_tomo_3)/rs_notitiae_2006_02_07.pdf 4 http://www.rore-sanctifica.org/bibilotheque_rore_sanctifica/04-rite_de_paul_6-invalidite_du_rite_episcopal/2006-04-30-pierre- marie-article_du_sel_n_56/Pere_Pierre-Marie-Sel_de_la_terre_N56_Defense.pdf
Page 3 sur 14 http://www.rore-sanctifica.org Communiqué du 31 mars 2007
Il a en effet alors reconnu que le rite d’intronisation du Patriarche Maronite : « n’a plus aujourd’hui une valeur consécratoire, quand elle est récitée sur un candidat déjà évêque. Mais elle l’avait autrefois, quand elle l’était sur un candidat non évêque ».
Mais, à l’appui de cette affirmation gratuite, celle de la valeur sacramentelle consécratoire qu’aurait prétendument possédée autrefois le rite Maronite du Patriarche, le Père Pierre-Marie n’a apporté aucune preuve, ni n’a pu citer aucun auteur ni aucune référence.
Et pour cause : cette valeur sacramentelle consécratoire, le rite Patriarcal Maronite ne l’a jamais eue.
Nous avons en effet approfondi et complété nos études par la publication de la Notitia III5 de juin 2006 (« De Ordinatione Patriarchae »), en montrant qu’il n’existe nulle preuve historique connue ni nulle trace de cette prétendue « valeur consécratoire » du rite d’intronisation du Patriarche Maronite, plus précisément de la prière dite « de Clément » (intitulée prière « C » dans nos études).
Impossibilité de cette affirmation du Sel de la terre, sinon à affirmer la réitération des sacrements chez les Maronites
De plus la comparaison des rites syriaques jacobites et maronites conduit inévitablement à affirmer qu’une supposée valeur consécratoire de la prière C dans le rite Maronite signifierait inévitablement la réitération des sacrements chez les Maronites, sacrilège que les autorités de l’Eglise Maronite rejettent avec indignation. Le Saint-Siège a d’ailleurs veillé à ce que toute réitération des sacrements des Saints Ordres, ce qui est sacrilège, soit soigneusement évitée chez les Maronites (bulle « Super ad Nos » du Pape Benoît XIV en 1743, cf rore-sanctifica.org).
La persistance d’Avrillé à publier le sophisme du recours au rite patriarcal des Maronites malgré les réfutations publiques réitérées et documentées
Malgré les preuves publiques que nous avons produites démystifiant totalement le sophisme de la justification de la prétendue validité sacramentelle du nouveau rite épiscopal inventé par Bugnini∴-Lécuyer-DomBotte par le recours au rite non sacramentel d’intronisation du Patriarche Maronite, le Père Pierre-Marie a persisté dans ses écrits avec autant d’opiniâtreté que d’arbitraire. Il a ainsi publié en fin juin 2006, une brochure « Sont-ils évêques ? » qui reproduit les mêmes affirmations gratuites, erronées et fallacieuses, et les mêmes erreurs amplement réfutées publiquement.
Nous avons à nouveau répondu à cette plaquette « Sont-ils évêques ? » en juillet 2006, par la Notitia VI6 « De Erratis », et dans le chapitre 5.1 de ce document, nous avons repris entièrement l’historique et la problématique de ce faux argument du recours au rite non sacramentel de l’intronisation du Patriarche Maronite.
L’abbé Calderon refuse de s’aventurer à invoquer à nouveau le sophisme Maronite du Père Pierre- Marie d’Avrillé
Malgré notre mise au point, le Père Pierre-Marie d’Avrillé qui est directeur de la publication du Sel de la terre, a par la suite publié en novembre 2006, dans le numéro 587 de sa revue, une nouvelle tentative de démonstration de la prétendue validité sacramentelle du nouveau rite épiscopal inventé par Bugnini∴-Lécuyer-DomBotte,
5 http://www.rore-sanctifica.org/bibilotheque_rore_sanctifica/01-publications_de_rore_sanctifica/rore_sanctifica-2006-02- notitiae_(ex_tomo_3)/2006-06-notitia_3-de_ordinatione_patriarchae/rs_notitia_3_de_patriarchae_2006_06.PDF 6 http://www.rore-sanctifica.org/bibilotheque_rore_sanctifica/01-publications_de_rore_sanctifica/rore_sanctifica-2006-02- notitiae_(ex_tomo_3)/2006-07-notitia_6-de_erratis/rs_notitia_3_de_erratis_2006_07_a.pdf 7 http://www.rore-sanctifica.org/biblio-num-04 html
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sous la plume de l’abbé Calderon, professeur au séminaire de la FSSPX à La Reja en Argentine, sous la direction de Mgr Williamson.
Dans cet article, l’abbé Calderon, devant la réfutation administrée de son côté par l’abbé Cekada (cf. rore- sanctifica.org) du sophisme du recours au rite d’intronisation non sacramentel du Patriarche Maronite, sans prendre parti ouvertement lui-même, se cantonne simplement à renvoyer le lecteur à la nouvelle position du Père Pierre-Marie dans le Sel de la terre (numéro 56) paru en mai 2006. Visiblement peu solidaire du Père Pierre-Marie, bien que publié par lui, l’abbé Calderon écrit laconiquement « nous n’entrerons pas ici dans cette discussion »8. Ainsi l’abbé Calderon ne souhaite manifestement pas associer publiquement son nom à ce recours sophistique, fallacieux et déjà réfuté au rite non sacramentel de l’intronisation du Patriarche Maronite qu’il abandonne à la seule responsabilité du Père Pierre-Marie de Kergorlay.
Et depuis l’automne 2006, il s’en est suivi un grand silence de la part du Père Pierre-Marie d’Avrillé sur ce sujet, mais le couvent des dominicains maintient au catalogue d’Avrillé la plaquette « Sont-ils évêques ? » qui contient cette fausse démonstration de la prétendue validité sacramentelle du nouveau rite épiscopal inventée par Bugnini∴-Lécuyer-DomBotte, et basée sur ce recours fallacieux au rite non sacramentel de l’intronisation du Patriarche Maronite, sophisme quelque peu déshonorant.
Le canon 75 (anciennement 235) du Code de droit canon oriental foudroye l’affirmation fallacieuse et sans fondement du Père Pierre-Marie d’Avrillé
Historique du Code des Canons des Eglises Orientales (CCEO)
Poursuivant nos recherches nous avons examiné le Code des Canons des Eglises orientales (CCEO) promulgué le 18 octobre 1990. Ce CCEO est le fuit du travail d’une Commission Pontificale pour la Révision du Code de Droit Canonique Oriental qui fut instituée au milieu de l’année 1972, par Montini-Paul VI, et l’annonce en fut faite dans le journal L’Osservatore Romano, le 16 juin 1972. Cette commission fait suite à la précédente commission du Saint-Siège, dissoute par le même Montini- Paul VI, et elle hérita de ses travaux.
La précédente Commission du Saint Siège fut instituée en effet par la « Notification » parue le 17 juillet 1935 dans le bulletin officiel Acta Apostolicae Sedis (AAS/27/1935/306-308) : « où, en plus du nom, ont été établies la composition et la compétence de la Commission. Cette « Commission Pontificale pour la Rédaction du Code de Droit Canonique Oriental », comme elle s’appelait, ne comprenait à ses débuts que quatre Cardinaux Membres : Louis Sincero, qui la présidait, Eugène Pacelli, devenu par la suite Pie XII, Jules Serafini et Pierre Fumasoni Biondi. »
« Après la mort du Cardinal Louis Sincero, le 7 février 1936, le Cardinal Maxime Massimi a été
nommé Président de la Commission le 17 du même mois ; sous sa très sage direction le travail ardu de
la rédaction du Code de Droit Canonique Oriental fut presque mené à terme. En sont témoins les
trois parties notables du Code qui ont été promulguées par Pie XII avant la mort du même Cardinal
qui s’est bien acquitté de sa tâche » 9.
La Commission fut ensuite présidée par le Cardinal Pierre XV Agagianian jusqu’à sa mort le 6 mai 1971.
Cette précédente commission créée en 1935 a produit le Code de Droit Canonique Oriental (CICO) dont le schéma fut établi et publié en un seul volume afin d’être imprimé en 1945.
8 Le Sel de la terre, n°58, p213 9 CCEO, p 43
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« Des 2666 canons qui étaient contenus dans le schéma du futur Code de 1945, les trois cinquièmes ont
été promulgués. Mais tous les autres canons, exactement 1095, sont restés dans les archives de la
Commission. »10
Parmi les canons promulgués, nous nous intéressons ici tout spécialement aux canons qui furent promulgués par le Pape Pie XII dans sa lettre apostolique Cleri Sanctitati, donnée motu proprio le 2 juin 1957 (AAS 49/1957/433-600).
Le canon 75 du CCEO correspond au canon 235 promulgué par Pie XII le 02 juin 1957
La table de concordance publiée à la fin du CCEO donne la correspondance11 entre les canons du CCEO et ceux du CICO, et tout particulièrement le motu proprio Cleri Sanctitati du 02 juin 1957 de Pie XII.
Parmi les Canons du Titre IV consacré aux Eglises patriarcales, le canon 75 (dans le CCEO de 1990) correspond au canon 23512 dans le motu proprio Cleri Sanctitati de Pie XII (2 juin 1957).
Pie XII qui promulgua motu proprio la lettre apostolique Cleri Sanctitati (2 juin 1957)
10 CCEO, p 47 11 CCEO, page 1063 12 CCEO, page 1065
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Le canon 75 (anciennement 235) déclare l’intronisation du Patriarche non sacramentelle
Il traite de l’intronisation du Patriarche, et précise très clairement que l’ordination d’un Patriarche, dans le cas où l’élu n’est pas encore évêque, ne peut se faire avant qu’il n’ait reçu l’ordination épiscopale.
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Fac-simile du canon 75 du CCEO (page 99)13
La conséquence en est que le rituel d’intronisation du Patriarche (dans le cas des Maronites) ne peut conférer à lui seul la consécration épiscopale, en d’autres termes, ce rituel n’est pas sacramentel, ou, pour reprendre l’expression du Père Pierre-Marie d’Avrillé, n’a pas de « valeur consécratoire ».
En effet, ce code de droit canon démontre qu’il y a bien distinction entre l’ordination épiscopale qui est un rite sacramentel et le Patriarcat pour lequel seul existe une intronisation dont le rite est non sacramentel. Le Patriarcat est une juridiction, il n’est pas sacramentel. Et le rite qui correspond à l’élévation au Patriarcat est bien distinct de celui qui confère la consécration épiscopale.
L’articulation de la prière C avec la prière consécratoire A du Pontifical Jacobite, vient montrer, par application au Pontifical Maronite, que cette prière C correspond à l’intronisation du Patriarche et qu’elle est non sacramentelle
Nous avions déjà montré dans la Notitia III qu’il existe une prière (A) qui est utilisée dans le Pontifical Jacobite (traduction de Dom de Smet) pour la consécration sacramentelle de l’évêque, et que cette même prière est omise dans ce même Pontifical Jacobite lorsqu’il s’agit d’une intronisation du Patriarche, la prière C (dite de Clément) étant alors utilisée :
« Autre prière de l’invocation du Saint-Esprit. Elle est de Clément et se dit uniquement sur le
patriarche » Notitia III, page 11
Nous voyons donc que le Pontifical Jacobite s’articule parfaitement avec le canon 75 du Code de droit canon oriental. Et cela s’applique également au Pontifical maronite, du fait de sa très grande cohérence avec le Pontifical Jacobite
13 Disponible sur le site Rore Sanctifica, dans la rubrique des Eglises orientales : http://www rore-sanctifica.org/biblio-num-10.html
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Nous rappelons également ce que nous écrivions dans le chapitre 2.4.5 de la Notitia III (De Ordinatione Patriarchae), où Mgr Khouri-Sarkis (1963) démontre le caractère exclusivement juridictionnel («mettaserhonûto») du sacre du Patriarche (Charfet de 1952 et manuscrit Vat. Syr. 51 de 1172). Et cette conclusion de Mgr Khouris-Sarkis (Jacobite) s’applique également au Pontifical maronite, pour la raison donnée dans le paragraphe précédent.
Ce document du CCEO (canon 75, anciennement 235), à la suite des autres, vient confirmer une fois de plus que la prière C dite de Clément ne saurait être déclarée comme « consécratoire », c'est-à-dire sacramentelle, et qu’elle ne saurait nullement être utilisée pour démontrer « par analogie » la prétendue validité sacramentelle de la nouvelle forme sacramentelle essentielle de la consécration épiscopale dérivée de la prétendue Tradition apostolique, en réalité totalement inventée par le trio infernal Bugnini∴-Lécuyer- DomBotte, pour être promulguée le 18 juin 1968 par Montini-PaulVI.
Nous n’avons toujours reçu du Père Pierre-Marie d’Avrillé la preuve de la « valeur consécratoire » de la prière C dite de Clément du rite d’intronisation du Patriarche Maronite, et le canon 75 (anciennement 235) nous indique que l’attente d’une telle preuve serait parfaitement illusoire, car elle irait à l’encontre du droit canon oriental et de la non réitération des sacrements.
Le canon 75 (anciennement 235) confirme en outre parfaitement les déclarations de Mgr Al-Jamil, Archevêque Syrien Catholique, procureur patriarcal près le Saint Siège le 28 novembre 2005 :
« Le degré patriarcal n’est pas une ordination. L’épiscopat est la plénitude du sacerdoce. Donc après
l’épiscopat il n’y a plus d’ordination. Le patriarche comme le Pape n’ont, après leur élection, que le rite
de l’intronisation qui n’est pas du tout une ordination. »14 Mgr Al Jamil
L’énorme mensonge de Montini-Paul VI Ce canon 75 (anciennement 235) condamne donc l’usage sacramentel du texte du rite non sacramentel de l’intronisation du Patriarche maronite auquel Dom Botte et le Père Lécuyer ont eu fallacieusement recours au sein du Groupe XX du Consilium, afin de paraître justifier la prétendue validité sacramentelle de la nouvelle forme de la consécration épiscopale qu’ils venaient d’inventer et qu’ils tentaient, en les trompant ainsi, de faire adopter à leurs collègues du Consilium et aux Pères conciliaires.
Giovani Baptista Montini – Paul VI
14 Voir la Notitia III (De Ordinatione Patriarchae), page 14
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Ce canon 75 (anciennement 235) démontre en outre le caractère résolument et parfaitement mensonger du texte la Constitution apostolique Pontificalis Romani de Montini-Paul VI par lequel, le 18 juin 1968, ce dernier promulguait, en la justifiant fallacieusement, cette pseudo consécrations épiscopale sacramentellement invalide et entièrement fabriquée par ses agents, pour l’imposer depuis lors à l’Eglise Catholique :
« A ces paroles il faut ajouter plusieurs points importants de doctrine sur la succession apostolique des
évêques, ainsi que sur leurs fonctions et leurs devoirs, qui se trouvent inclus déjà dans le rite de la
consécration épiscopale, mais dont il semble souhaitable d’améliorer et de préciser l’expression. Pour
y parvenir de façon correcte, on a jugé bon de recourir, parmi les sources anciennes, à la prière
consécratoire qu’on trouve dans la Tradition apostolique d’Hippolyte de Rome, document du début du
troisième siècle, et qui, pour une grande partie, est encore observée dans la liturgie de
l’ordination chez les Coptes et les Syriens occidentaux » 15 Montini-Paul VI, Pontificalis
Romani, 18 juin 1968
Ce texte nie en effet ainsi formellement sans le dire la lettre apostolique Cleri Sanctitati que le Pape Pie XII avait écrite motu proprio 11 ans plus tôt, le 02 juin 1957, par lequel il confirmait le canon 235, aujourd’hui 75, du Code de Droit Canonique Oriental, lequel stipule qu’au cas où l’impétrant au Patriarcat ne serait pas évêque, il devait d’abord recevoir la consécration épiscopale sacramentelle avant d’être intronisé Patriarche.
De fait, en prétendant que la prétendue Tradition apostolique « était encore en usage dans la liturgie de l’ordination chez les Syriens Occidentaux (Maronites) », Montini-Paul VI désignait la prière C dite de Clément, prière en réalité non sacramentelle, qui est présente dans le rite non sacramentel d’intronisation du Patriarche Maronite tiré du Denzinger, et que Dom Botte avait utilisé pour convaincre ses collègues du Consilium.
15
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Nous avons publié le fac-simile de ce texte dans le Schemata n°22016. Le voici à nouveau reproduit.
16 http://www rore-sanctifica.org/biblio-num-02.html
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C’est ce même texte, extrait du Schemata n°220 du Consilium que le Père Pierre-Marie d’Avrillé a repris dans son tableau comparatif du n°54 du Sel de la terre afin de justifier sa pseudo-démonstration de validité du nouveau rite épiscopal.
Dans une Constitution apostolique qui engage pourtant l’infaillibilité pontificale, le prétendu Pape Paul VI, Giovanni Baptista Montini, aura ainsi écrit un ENORME MENSONGE CONSTATABLE PAR QUICONQUE portant sur une question vitale.
Nous ne pouvons que nous étonner qu’aucune autorité orientale n’ait jusqu’ici protesté contre de telles affirmations mensongères sur leurs rites.
La confirmation en 2005 par Mgr Saïd Elias Saïd, vicaire patriarcal maronite en France – Colloque « Les liturgies syriaques » Cette audace du Père Pierre-Marie d’Avrillé à contredire avec obstination les usages des textes liturgiques par les Maronites eux-mêmes, et à prêter à cette prière C dite de Clément une prétendue « valeur consécratoire » qu’elle aurait eu, selon son imagination, dans le passé, - 1°) contredit déjà le Pontifical Jacobite et les conclusions que l’on en tire sur le Pontifical Maronite, - 2°) contredit le témoignage (rapporté par l’abbé Cekada dans sa dernière réfutation17) d’Irmia Al-Amchiti, le Patriarche Maronite du XIIIème siècle qui est associé à la première édition du Pontifical Maronite (1215), qui anéantit la prétention du P. Pierre-Marie, selon laquelle la pratique du choix d’un Patriarche parmi des clercs qui étaient déjà évêques, serait “relativement récente.” Ce Patriarche maronite a écrit de sa propre main qu’il avait été consacré évêque, et qu’il avait servi en tant que métropolite pendant quatre ans, avant de devenir Patriarche en 120918. - 3°) contredit la déclaration du 28 novembre 2005de Mgr Al-Jamil, Archevêque Syrien Catholique, procureur patriarcal près le Saint Siège, - 4°) contredit aussi les déclarations du 18 novembre 2005 à Paris de Monseigneur Saïd Elias Saïd, Vicaire patriarcal maronite en France. - 5°) contredit le Droit canon oriental (canon 75, anciennement 235, promulgué le 02 juin 1957 par Motu Proprio de Pie XII dans sa lettre apostolique Cleri Sanctitati) qui s’applique tant aux Maronites qu’aux Jacobites, et
Vraiment, le Père Pierre-Marie d’Avrillé dans son opiniâtreté insensée en matière aussi grave, démontre une témérité très dangereuse pour lui-même et son honneur de Dominicain.
Comme l’indique le site Notre-Dame du Liban,
Mgr Saïd Elias Saïd est
depuis le 13 avril 2000
Vicaire Patriarcal Maronite en France
et le 7 mai 2000,
Curé de la Paroisse Notre Dame du Liban
et Directeur du Foyer Franco-Libanais19
17 « Toujours Nul et Toujours Vain », janvier 2007, cf. http://www rore-sanctifica.org/etudes/2007/RORE-2007-01-27- FR_AbbeCEKADAToujoursNul-ReponsesAuxObjectionsJanv2007FRANCAIS1.pdf 18 Cité dans Merhej (Joseph Merhej, Jalons pour l’Histoire du Pontificale Maronite, thèse de doctorat, (Paris : Institut Catholique 1975)) : “Mar Boutros, patriarche des Maronites… m’a ordonné de ses mains sacrées et m’a érigé Métropolite.… Les quatre années passées… ils ont fait un tirage au sort où j’ai été choisi.”. Pour une longue étude fouillée sur le sujet et particulièrement éclairante des questions pertinentes d’histoire et de manuscrits, voir Rore Sanctifica, “Notitia III, De Ordinatione Patriarchae,” 12 Juin 2006. 19 http://perso.orange.fr/notredameduliban/clerk.html
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Nous rapportons ici les propos de cette autorité Maronite tels qu’ils ont été transcrits depuis l’enregistrement audio dont nous disposons au CIRS. La présente transcription a été relue et visée par Mgr Saïd Elias Saïd en personne.
Question d’un participant à la table ronde20 du 18 novembre 2005 sur « Les liturgies Syriaques »,
organisée de 9h00 à 18h00 par la Société d’Etudes Syriaques21 dans l’amphithéâtre n°1 (Amphithéâtre
Wagner) de l’Institut Protestant de Théologie, 83, boulevard Arago, 75014 Paris.
Question posée à Monseigneur Saïd Elias Saïd, Vicaire patriarcal maronite en France le vendredi
18 novembre 2005 à 17h30, dans l’amphithéâtre n°1 (Amphithéâtre Wagner) de l’Institut
Protestant de Théologie, 83, boulevard Arago, 75014 Paris, au cours de la table ronde sur « Les
liturgies Syriaques ».
QUESTION à Monseigneur Saïd Elias Saïd, Vicaire patriarcal maronite en France :
Monseigneur,
L’Eglise Maronite reconnaît la théologie sacramentelle de Rome pour ce qui est des Sacrements.
En ce qui concerne les Saint Ordres, l’Eglise Maronite a un rite de consécration épiscopale pour ses
évêques. C’est un rite qui correspond au rite de consécration des évêques dans l’Eglise Latine. C’est
un rite à caractère sacramentel pour les Latins.
En ce qui concerne le Patriarche Maronite, la cérémonie d’intronisation est-elle, par elle-même, une
cérémonie sacramentelle au sens Romain, et si oui quelle est la différence de sacrement entre
l’évêque et le patriarche ?
REPONSE de Monseigneur Saïd Elias Saïd, Vicaire patriarcal maronite en France :
L’intronisation du Patriarche n’est pas une célébration de caractère sacramentel dans le sens des sept
sacrements, puisque c’est un évêque qui est élu.
C’est toujours un évêque ?
Oui c’est toujours un évêque, mais élu par le Saint Synode en tant que Père et Chef de tous.
Transcription Verbatim (mot à mot)
Mgr Saïd Elias Saïd confirme bien que la cérémonie d’intronisation du Patriarche maronite ne possède aucun caractère sacramentel, et que l’élu est toujours un évêque.
La déclaration de Mgr Saïd Elias Saïd, lui-même titulaire22 d’un doctorat en Droit canonique, est parfaitement cohérente avec le canon 75 du CCEO. Il est d’ailleurs l’auteur de : « Les Eglises orientales et leurs droits : hier, aujourd'hui, demain »23 paru en 1989.
Le Père Pierre-Marie d’Avrillé a-t-il pris le soin de se renseigner auprès des autorités Maronites avant de reprendre à son propre compte les textes utilisés par le fourbe Dom Botte pour sa pseudo-démonstration de justification de la prétendue validité sacramentelle du nouveau rite promulgué en 1968 ?
20 http://www rore-sanctifica.org/bibilotheque_rore_sanctifica/10-eglises_et_rites_orientaux_et_sources/2005-11-18- colloque_de_liturgie_syriaque_(paris)/Colloque_Syriaque_2005.pdf 21 http://www.etudessyriaques.org/ 22 http://perso.orange.fr/notredameduliban/clerk.html 23 http://www.acam-france.org/bibliographie/auteur.php?cle=said-saidelias
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Nous craignons que ce ne soit pas le cas et qu’une complète méconnaissance à la fois de la liturgie et du droit canon des Eglises orientales ne soient les fondements de la pseudo-démonstration de validité du nouveau rite de consécration épiscopale publiée par Avrillé dans le Sel de la terre, et jamais démentie depuis novembre 2005, en dépit des multiples réfutations objectives et publiques dont elle a fait l’objet.
Conclusion Prétendre vouloir donner une « valeur consécratoire », c'est-à-dire sacramentelle, à la prière C non sacramentelle dite de Clément présente dans le rite d’intronisation non sacramentelle du Patriarche Maronite, comme le fait le Père Pierre-Marie d’Avrillé depuis novembre 2005, est une erreur et de fait un sophisme grave qui est condamné formellement par le Code de droit canon oriental et par sa promulgation par le Pape Pie XII le 02 juin 1957. Nous avions, quant à nous, déjà largement démontré le caractère totalement erroné de l’affirmation du Sel de la terre. Ce canon 75 (anciennement 235) vient illustrer la cohérence d’ensemble entre les prières des rites orientaux et le code de droit canonique oriental, comme il confirme entièrement toutes les précédentes études du CIRS et leur conclusion sur le sujet (cf. www.rore-sanctifica.org ).
Suivre la fausse affirmation d’Avrillé du caractère sacramentel du rite Maronite du Patriarche, c’est aussi vouloir dissimuler l’énorme mensonge proféré par Montini-Paul VI dans sa « Constitution Apostolique » Pontificalis Romani du 18 juin 1968, au sujet du même usage de ce texte Maronite afin de justifier à tout prix le nouveau rite épiscopal conciliaire sacramentellement invalide.
Par ce communiqué, nous versons une nouvelle preuve à l’argumentaire de l’invalidité sacramentelle du nouveau rite de consécration épiscopale, entièrement inventé par Bugnini∴-Lécuyer-DomBotte et promulgué par Montini-PaulVI le 18 juin 1968 (Pontificalis Romani).
Il reste au Père Pierre-Marie de Kergorlay à laver la tâche terrible qui souille désormais son honneur de prêtre dominicain en publiant une rétractation publique dans la revue le Sel de la Terre du Couvent d’Avrillé et dans la revue américaine de la FSSPX The Angelus, où il reconnaisse son erreur terrible sur ce sujet publiée, opiniâtrement et en dépit des multiples réfutations publiques et objectives, dans ses articles des n°54 et 56 du Sel de la Terre, dans les deux numéros successifs de The Angelus de la fin 2005 et du début 2006, ainsi que dans la brochure du Couvent d’Avrillé « Sont-ils évêques ? » de juillet 2006, en implorant le pardon des fidèles et des clercs catholiques qu’il se sera ainsi obstiné à aveugler et tromper, en France, aux Etats-Unis et dans le monde.
Errare humanum est …. SED Perseverare Diabolicum !
Comité international Rore Sanctifica
Fin du communiqué du 31 mars 2007 du Comité international Rore Sanctifica
Ce communiqué peut être téléchargé depuis le site http://www.rore-sanctifica.org
Page 14 sur 14 http://www.rore-sanctifica.org Communiqué du 1er octobre 2007
Communiqué
Faits publics et constatables de l’invalidité du nouveau rite
épiscopal et bref commentaire
Beaucoup de clercs et de laïcs qui étudient la question des sacres commettent une erreur de méthode et de principe qui étonne de leur part, de leur science et de leur rigueur, s’agissant en l’occurrence du domaine de la Théologie des Sacrements catholiques pour lesquels Notre-Seigneur a voulu qu’ils fussent matérialisés – incarnés - par un signe sensible, visible et sonore, signifiant les effets et les grâces surnaturels qu’ils produisent.
Nous savons tous que la Foi catholique ne nie nullement par principe les réalités ni les faits, une fois ceux-ci dûment et objectivement établis et constatables publiquement par quiconque, et que la philosophie thomiste, qui est celle de l'Eglise, toujours affirmée; confirmée, recommandée et soutenue par les papes depuis l'Aquinate au moins, procède essentiellement de la philosophie réaliste d'Aristote.
Du reste le grand Saint Thomas lui-même, le Docteur angélique, faisait sien l'aphorisme bien connu de l'école scolastique : "Contra factum, non valet argumentum !"
Liste des faits désormais publics et constatables par quiconque
1-Montini-Paul VI a personnellement nommé Annibale Bugnini secrétaire du Consilium liturgique ......... 2 2-Montini-Paul VI a maintenu Bugini malgré sa déclaration publique d’intention anti-catholique à l’Osservatore Romano en 1965.......................................................................................................................... 2 3-Cette déclaration publique préalable du chef des commissions de la réforme des sacrements est formellement anti-catholique ........................................................................................................................... 2 4-L’Eglise enseigne infailliblement qu’il n’est pas en son pouvoir de changer la substance des sacrements ........................................................................................................................................................ 3 5-La nouvelle forme essentielle épiscopale est amputée de la signification univoque du pouvoir d’ordre (potestas ordinis épiscopale) ............................................................................................................... 3 6-La nouvelle forme tirée de la pseudo « Tradition Apostolique » est infectée d’une ‘transitivité’ hérétique ........................................................................................................................................................... 3 7-La nouvelle forme essentielle de la « consécration épiscopale » définie par Montini-Paul VI souligne encore cette ‘transitivité’ hérétique ................................................................................................................. 3 8-Les rites orientaux valides sont indemnes de cette ‘transitivité’ hérétique .................................................. 4 9-Le canon 235 promulgué par Pie XII implique le caractère non sacramentel du rite de l’intronisation du Patriarche Maronite ......................................................................................................... 4 10-Dom Botte et le Consilium ont fait passer frauduleusement la prière dite de Clément du rite d’intronisation du Patriarche Maronite pour sacramentelle alors qu’elle n’invoque que des grâces de juridiction ......................................................................................................................................................... 4 11-Dom Botte et le Consilium ont amputé la version latine du rite sacramentel épiscopal Copte du segment de phrase exprimant univoquement la transmission du pouvoir d’Ordre (potestas ordinis) ...... 4
Page 1 sur 7 http://www.rore-sanctifica.org Communiqué du 1er octobre 2007 12-Les deux rites, du Patriarche Maronite et épiscopal Copte, sont les deux seuls rites qui aient été invoqués par le Consilium à l’appui de l’introduction du nouveau rite de consécration épiscopale ..... 5 13-En promulguant le nouveau rite, Montini-Paul VI a affirmé pour se justifier que la prétendue Tradition apostolique était « encore en usage chez les Coptes et les Syriens occidentaux » ...................... 5 14-L’affirmation de l’usage de sa nouvelle forme dans les rituels orientaux catholiques par Montini- Paul VI dans Pontificalis Romani constitue un énorme et impudent mensonge ...................................... 5 15-La conclusion peut être tirée par tout catholique sur la base de la logique et du constat des faits ........ 6 16-La conclusion ne dépend nullement de ce que Montini-Paul VI serait Pape ou non, mais au contraire ce dernier point n’en est qu’une conséquence ............................................................................ 6 17-Mgr Lefebvre n’a pas eu connaissance de ces faits qui lui ont été occultés .............................................. 7
1. Montini-Paul VI a personnellement nommé Annibale Bugnini secrétaire
du Consilium liturgique.
Montini-PaulVI a-t-il personnellement nommé Annibale Bugnini Secrétaire du Consilium, le plaçant ainsi à la tête des réformateurs liturgistes chargés de refondre le rite sacramentel latin de la Consécration épiscopale ?
Réponse: OUI
2. Montini-Paul VI a maintenu Bugini malgré sa déclaration publique
d’intention anti-catholique à l’Osservatore Romano en 1965
L'a-t-il maintenu à ce poste après que ce dernier ait publiquement et officiellement déclaré le 15 mars 1965 à l'Osservatore Romano, organe officiel du Vatican, plus de trois ans avant la publication de la constitution apostolique factuellement mensongère Pontificalis Romani, par laquelle ce même Montini- PaulVI, le 18 juin 1968, promulgait sa pseudo-consécration épiscopale qui invalide depuis lors les consécrations épiscopales de rite latin : « Nous devons dépouiller nos prières Catholiques et la Liturgie Catholique de tout ce qui pourrait représenter l’ombre d’une pierre d’achoppement pour nos frères séparés, c'est-à-dire pour les Protestants »
Y COMPRIS DONC DANS LA PSEUDO-FORME SACRAMENTELLE ESSENTIELLE EPISCOPALE DEFINIE PAR MONTINI-PAULVI LE 18 JUIN 1968 !
Réponse : OUI
3. Cette déclaration publique préalable du chef des commissions de la
réforme des sacrements est formellement anti-catholique
N'est-ce pas là une déclaration préalable d'intention publique formelle et autorisée parfaitement anticatholique de la part du chef officiel des réformistes liturgistes des rites sacramentels des Saints Ordres catholiques ?
Réponse OUI
Page 2 sur 7 http://www.rore-sanctifica.org Communiqué du 1er octobre 2007
- L’Eglise enseigne infailliblement qu’il n’est pas en son pouvoir de changer la substance des sacrements
L'enseignement irréformable et infaillible du Magistère de la Sainte Eglise, tant dans son Magistère Ordinaire Universel que dans son Magistère Pontifical, enseigne-t-il qu'il n'est pas du pouvoir, ni de l'Eglise ni de ses Pontifes, de changer ou d'altérer en quoi que ce soit la "substance" des Sacrements, en particulier de modifier ou d'amputer en quoi que ce soit la Signification de leurs Formes sacramentelles ?
Réponse OUI, et la Sainte Eglise enseigne que les Sacrements ne lui appartiennent en rien, mais qu'ils appartiennent en propre à Notre-Seigneur en Personne, et que par conséquent, il n'est au pouvoir de personne, fût-ce du pape légitime, d'en altérer ou amputer en rien la Signification, a fortiori dans un sens protestant, c'est-à-dire anti-catholique.
- La nouvelle forme essentielle épiscopale est amputée de la signification univoque du pouvoir d’ordre (potestas ordinis épiscopale)
La nouvelle consécration épiscopale mensongère promulguée le 18 juin 1968 par la constitution apostolique Pontificalis Romani de Montini-Paul VI, est-elle amputée explicitement - entre autres abominations et hérésies
- de la signification UNIVOQUE de la potestas ordinis épiscopale, abhorrée par les Protestants, mais exigée infailliblement à peine d'invalidité sacramentelle par la constitution apostolique Sacramentum ordinis promulguée par Pie XII le 30 novembre 1947 ?
Réponse OUI
- La nouvelle forme tirée de la pseudo « Tradition Apostolique » est infectée d’une ‘transitivité’ hérétique
La prière dite de « consécration épiscopale » tirée de la pseudo Tradition apostolique fallacieusement attribuée à Hippolyte de Rome, et en réalité entièrement "reconstituée" par Dom Botte (Pseudo Tradition apostolique "qui sera bientôt la risée du monde savant" ainsi que l'avertissait avec raison et justesse, car cela est désormais le cas, le Père Bouyer dans sa lettre de 1966 à Dom Botte au moment même des discussions du Consilium sur la question du nouveau rite épiscopal - cf. les documents authentiques et officiels du Consilium dont les copies sont publiquement consultables sur le site internet http://www.rore-sanctifica.org), n'est elle pas caractérisée par la "transitivité" hérétique : Le père donne l'Esprit au Fils qui le donne à son tour aux Apôtres, laquelle est la marque de l’hérésie onctionniste, professée explicitement par l’un des principaux architectes de ce nouveau rite hérétique, le Père spiritain Joseph Lécuyer, l’adversaire acharné de Mgr Lefebvre, qui présentera le nouveau rite hérétique au monde dans la salle de Presse du Vatican le 18 juin 1968, et des hérésies adoptioniste ou dynamique, anathémisées et pourfendues, comme la précédente, depuis les Conciles d'Asie Mineure et de Tolède ?
Réponse OUI
- La nouvelle forme essentielle de la « consécration épiscopale » définie par Montini-Paul VI souligne encore cette ‘transitivité’ hérétique
La pseudo forme sacramentelle essentielle définie formellement pour la nouvelle consécration épiscopale par Montini-PaulVI lui-même dans sa "constitution apostolique" Pontificalis Romani du 18 juin 1968 souligne-t-elle et accuse-t-elle encore cette même "transitivité" hérétique tirée de cette pseudo Tradition
Page 3 sur 7 http://www.rore-sanctifica.org Communiqué du 1er octobre 2007 apostolique fallacieusement attribuée à Hippolyte de Rome, en réalité totalement "reconstituée" par Dom Botte sous l'autorité de Bugnini ?
Réponse OUI, et le trio des réformateurs Bugnini-DomBotte-Lécuyer précisera même ipse dans la nouvelle forme sacramentelle essentielle promulguée par Montini-Paul VI de la consécration épiscopale.
- Les rites orientaux valides sont indemnes de cette ‘transitivité’ Hérétique
Les rites orientaux, sacramentels ou non-sacramentels, reconnus officiellement par la sainte Eglise depuis les années 1960 sont-ils de quelque manière infectés par cette "transitivité" hérétique ?
Réponse NON : ils en ont tous été soigneusement et scrupuleusement purgés depuis longtemps.
- Le canon 235 promulgué par Pie XII implique le caractère non sacramentel du rite de l’intronisation du Patriarche Maronite
Le Canon 235 du Code de Droit Canon des Eglises orientales reconnues par la Sainte Eglise, promulgué par le Pape Pie XII dans sa lettre apostolique Motu Proprio Cleri Sanctitati du 02juin 1957, soit onze ans avant la "constitution apostolique" mensongère Pontificalis Romani de Montini-Paul VI, ne précise-t-il pas très explicitement que le rite d'intronisation du Patriarche Maronite ne saurait en aucun cas constituer une consécrations épiscopale sacramentelle, les impétrants "devant être au préalable revêtus du caractère épiscopal" ?
Réponse OUI et très explicitement, ce rite n’étant nullement sacramentel, mais purement juridictionnel.
- Dom Botte et le Consilium ont fait passer frauduleusement la
prière dite de Clément du rite d’intronisation du Patriarche Maronite
pour sacramentelle alors qu’elle n’invoque que des grâces de
juridiction
Dom Botte et le Consilium, ainsi qu'en font foi les documents authentiques des archives du Consilium que nous avons placés sur le internet public www.rore-sanctifica.org, ont-ils fallacieusement fait passer la prière dite de Clément qui figure dans le rite d'intronisation du Patriarche Maronite, et qui a pour seul but d'implorer pour ce dernier des grâces non-sacramentelles de simple juridiction, pour une prière sacramentelle d'ordination épiscopale ?
Réponse OUI avec ruse et pertinacité face aux quelques protestations des membres du Groupe XX.
- Dom Botte et le Consilium ont amputé la version latine du rite
sacramentel épiscopal Copte du segment de phrase exprimant
univoquement la transmission du pouvoir d’Ordre (potestas ordinis)
Dom Botte et le Groupe XX du Consilium ont-ils amputé la version latine de Denzinger (signalée déjà pourtant pour défectueuse par les experts des rites orientaux) du rite bohaïrique Copte de la consécration
Page 4 sur 7 http://www.rore-sanctifica.org Communiqué du 1er octobre 2007 sacramentelle épiscopale copte reconnue par Léon XIII (Le Synode Copte de 1898 a identifié la forme de la consécration épiscopale : “La forme est la prière même que l’évêque con-sécrateur récite en imposant les mains sur l’ordinand,” et le Pape Léon XIII a approuvé les actes de ce Synode. Epistola Synodales Vestrae Litterae, 25 Avril 1899, Leonis XIII P.M. Acta 18 (1899), 434.) de la mention univoque de la potestas ordinis episcopale qui y figurait bel et bien (à l'évidence pour complaire aux Protestants et permettre en particulier aux Anglicans d’introniser leurs propres « évêques » dans ce nouveau rite comme il se fait aujourd’hui), ainsi qu'en font foi les documents authentiques et explicites qui figurent désormais sur le site internet public http://www.rore-sanctifica.org ?
Réponse OUI sans aucune espèce de doute.
Les deux rites, du Patriarche Maronite et épiscopal Copte, sont les
deux seuls rites qui aient été invoqués par le Consilium à l’appui de
l’introduction du nouveau rite de consécration épiscopale
Cette version latine défectueuse du rite sacramentel bohaïrique de l'ordination épiscopale Copte ainsi amputée, ainsi que le rite de l'intronisation du Patriarche Maronite, en réalité purement juridictionnel et nullement sacramentel, mais fallacieusement présenté par le Groupe XX du Consilium, sous la conduite de Dom Botte et de Bugnini, comme un rite sacramentel d'ordination épiscopale du pontifical Maronite (en dehors de la prière tirée de la prétendue "Tradition apostolique" fallacieusement attribuée à Hippolyte de Rome, mais en réalité totalement "reconstituée" par Dom Botte lui-même en dépit des critiques acerbes de ses pairs en paléographie et pseudépigraphies religieuses antiques) sont-ils les seuls rites orientaux qui aient été invoqués par le Consilium à l'appui de la prétendue validité sacramentelle du nouveau rite d'ordination épiscopale de rite latin qu'ils venaient d'inventer de toutes pièces ?
Réponse OUI
En promulguant le nouveau rite, Montini-Paul VI a affirmé pour se
justifier que la prétendue Tradition apostolique était « encore en
usage chez les Coptes et les Syriens occidentaux »
La "constitution apostolique" de Montini-PaulVI Pontificalis Romani, par laquelle ce dernier promulguait le 18 juin 1968 sa nouvelle "consécration" sacramentelle épiscopale de rite latin pour l'Eglise universelle ne contient- t-elle pas pour justification cette affirmation suivante :
"On a jugé bon de recourir, parmi les sources anciennes, à la prière consécratoire qu'on trouve dans la Tradition apostolique d'Hippolyte de Rome, document du début du troisième siècle, et qui, pour une grande partie, est encore observée dans la liturgie de l'ordination chez les Coptes et les Syriens occidentaux." ?
Réponse OUI
- L’affirmation de l’usage de sa nouvelle forme dans les rituels
orientaux catholiques par Montini-Paul VI dans Pontificalis Romani
constitue un énorme et impudent mensonge
Compte-tenu des faits établis ci-dessus, désormais enfin publiquement révélés et constatables par quiconque, cette affirmation-justification ne constitue-t-elle pas une monstrueuse et impudente contrevérité, les rites sacramentels authentiques de consécration épiscopale, tant dans la liturgie Copte que dans celle des Syriens occidentaux (Maronites) n'ayant rien de commun avec la nouvelle formesacramentelle essentielle de
Page 5 sur 7 http://www.rore-sanctifica.org Communiqué du 1er octobre 2007 consécration épiscopale, définie officiellement et formellement par le même Montini-Paul VI dans ce même document :
"Et nunc effunde super hunc electum eam virtutem quae a te est, Spiritum principalem, quem dedisti dilecto Filio tuo Iesu Christo, quem ipse donavit sanctis Apostolis, qui constituerunt Ecclesiam per singula loca ut sanctuarium tuum, in gloriam et laudem indeficientem nominis tui."
Réponse OUI
- La conclusion peut être tirée par tout catholique sur la base de la
logique et du constat des faits
Ces constats factuels objectifs et avérés concernant la nouvelle forme sacramentelle essentielle de la consécration épiscopale de rite latin sont totalement indépendants de la question du Pape quel qu'il soit, qu'il soit un Pape légitime, qu'il soit un anti-pape ou un imposteur.
Ils peuvent être effectués désormais par quiconque en permanence, même par un non- catholique
La théologie morale catholique et le magistère nous enseigne que la validité sacramentelle d'un sacrement peut être constatée par n'importe quel fidèle qui applique aux faits objectifs avérés et publiquement établis et constatables par quiconque les critères et les normes enseignées par le Magistère infaillible de l'Eglise et de ses pontifes.
Point n'est besoin pour acquérir la certitude de la conclusion d'en référer au Pape ou à une cour ecclésiale quelconque, les faits établis et les normes énoncées infailliblement par le magistère suffisent : Si par exemple un prêtre baptise publiquement un enfant selon la formule "Je te baptise au nom de Dieu", point n'est besoin d'un jugement ecclésial quelconque, ni d'une décision pontificale ou épiscopale, pour que tout chrétien DOIVE de fide avoir la certitude de l'invalidité de ce sacrement : il s'agit de quelque chose de nature objective, constatable et publique face aux normes de validité sacramentelles publiques enseignées par le Magistère infaillible et irréformable de la Sainte Eglise que tout catholique doit connaître.
Ne sommes-nous pas dans ce cas en l'occurrence ?
Réponse OUI
- La conclusion ne dépend nullement de ce que Montini-Paul VI
serait Pape ou non, mais au contraire ce dernier point n’en est qu’une
conséquence
Ce qui précède ne permet nullement de s'interroger en ce qui concerne "la validité du nouveau rite promulgué par Paul VI-Montini" en se demandant si "La réponse à cette question ne serait pas conditionnée par l’acceptation ou le refus de reconnaître en Montini-Paul VI le vrai Vicaire de Notre Seigneur Jésus Christ. ?"
La réponse à cette question ne dépend nullement du statut réel de Montini-PaulVI à l'époque des faits. Elle ne dépend que de la réalité des faits dûment établis et constatables.
Page 6 sur 7 http://www.rore-sanctifica.org Communiqué du 1er octobre 2007 Mais bien au contraire, si l’on veut établir une relation logique conforme à la doctrine catholique, entre la question de la validité sacramentelle de la nouvelle consécration épiscopale de rite latin du 18 juin 1968 et le statut ecclésial réel de Montini à cette date, c'est à l'inverse en toute rigueur, du constat public de l'invalidité sacramentelle de ce nouveau rite au regard des faits constatables face aux normes de validité sacramentelle enseignées infailliblement par le Magistère, que découle nécessairement la conséquence inévitable qu'il est impossible pour tout catholique de reconnaître à Montini l'autorité d'un Pape légitime de la Sainte Eglise au moins depuis le 18 juin 1968.
- Mgr Lefebvre n’a pas eu connaissance de ces faits qui lui ont été Occultés
Ces faits, désormais rendus enfin publics, n'étaient pas connus publiquement du vivant de Mgr Lefebvre, ainsi que sur leurs conséquences en cette matière aussi grave.
Comité international Rore Sanctifica
Fin du communiqué du 1er octobre 2007 du Comité international Rore Sanctifica Ce communiqué peut être téléchargé depuis le site http://www.rore-sanctifica.org
Page 7 sur 7 Les 10 Cartons des Archives officielles du Consilium et des Schemata qui ont détruit l’épiscopat catholique de rite latin par leur promulgation par Montini-PaulVI dans sa « Constitution Apostolique » mensongère Pontificalis Romani du 18 juin 1968 http://www.rore-sanctifica.org Communiqué du 17 mai 2007
Communiqué
Soutenus désormais encore par les seuls abbés Celier et
Laguérie, les Dominicains d’Avrillé tentent désormais de
minimiser leur défense de la validité
Réponse au Sel de la terre n°60 (fin avril 2007)
Un appel catholique du CIRS aux Dominicains d’Avrillé
Réfutation des arguments de l’abbé Portail
(Le Chardonnet – janvier 2007)
Acculé par les évidences désormais publiques qui ruinent entièrement sa pseudo-« démonstration »
extrinsèque de validité sacramentelle du nouveau rite épiscopal promulgué le 18 juin 1968 par
Montini-Paul VI, par « analogie » alléguée avec des rites sacramentels orientaux d’ordination et avec
la prétendue Tradition apostolique fallacieusement attribuée à Hippolyte de Rome, le Père Pierre-
Marie d’Avrillé tente à présent, dans le Sel de la terre1 n°60, d’amorcer un repli, mais sans pour autant
encore accepter de reconnaître publiquement ses erreurs, ni les retirer de la diffusion de sa revue.
Nous en prenons acte, mais nous souhaitons tout d’abord rétablir la réalité des faits.
Nous constatons aussi, que bien que s’étant avancés tout autant, et même au-delà même que l’abbé
Portail sur l’analyse intrinsèque de la forme sacramentelle essentielle (en particulier en justifiant
l’onctionisme du Père Lécuyer, a contrario de l’analyse de l’abbé Chautard de la théologie déviante du
Sacerdoce professée par Lécuyer), les Dominicains d’Avrillé tentent de laisser croire que l’abbé
Portail (qui souligne du reste lui-même son incompétence sur le sujet) serait aujourd’hui allé plus loin
dans l’analyse intrinsèque de la forme sacramentelle essentielle du nouveau rite épiscopal. Ce procédé
laisse entendre que désormais Avrillé tente de passer ce dossier épineux à l’abbé Portail.
Mais cette attitude n’est pas honnête, car elle ne respecte pas les faits et la vérité. Procédé d’autant plus
discutable que l’abbé Portail reprend un argument déjà avancé par Avrillé, alors qu’Avrillé le présente
comme nouveau. Et l’abbé Cekada a déjà réfuté le Père Pierre-Marie sur ce sujet en janvier 2007. Et
voilà qu’Avrillé fait semblant de le découvrir chez l’abbé Portail, ne tenant visiblement aucun compte
de la réfutation de l’abbé Cekada. L’abbé Celier a de nouveau répété ce sophisme en mai 2007, et
l’abbé Cekada a dû le réfuter une deuxième fois. La réfutation de l’abbé Cekada sera donc répétée une
troisième fois pour Avrillé cette fois-ci !
Bien que nous donnions ici des arguments de réfutation de l’article de l’abbé Portail, nous
reviendrons plus tard et ailleurs sur ce texte de l’aumônier du MJCF.
1 http://www.rore-sanctifica.org/bibilotheque_rore_sanctifica/04-rite_de_paul_6-invalidite_du_rite_episcopal/2007-04-27- %20Pere_Pierre-Marie_-_Le_Sel_de_la_terre-n60-pages207-209/RORE-2007-04-27-FR_Sel-N60-Pierre-Marie-Sacres-Texte- Word.pdf
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Table des matières
1 Les dominicains d’Avrillé tentent de minorer leur rôle dans la défense de la prétendue « validité » sacramentelle du nouveau pseudo-rite épiscopal................................................................................................. 3 2 La réalité du rôle de fer de lance des Dominicains d’Avrillé en faveur de la prétendue « validité » sacramentelle du pseudo-rite épiscopal promulgué par Montini-Paul VI ........................................................... 3 3 Pourquoi cette tentative de minimisation de leur position, et ce recul discret d’Avrillé ? .......................... 5 4 Un repli peu habile et peu honnête pour se défausser grossièrement sur l’abbé Portail.............................. 9 5 L’argumentation de l’abbé Portail pour justifier la prétendue « validité » sacramentelle est erronée ...... 10 5.1 Une légèreté et une inconséquence de l’attitude de l’abbé Portail qui auto-contredit sa recommandation du tutiorisme ...................................................................................................................... 10 5.2 La pensée floue et équivoque de l’abbé Portail ................................................................................. 11 5.3 L’abbé Portail reprend un argument du Père Pierre-Marie et déjà réfuté par l’abbé Cekada qui a répété ensuite sa réfutation à l’égard d’Avrillé.............................................................................................. 12 5.4 Un abus d’interprétation de la forme essentielle introduit par l’artifice de la transformation d’une proposition relative en proposition infinitive exprimant un complément circonstanciel de but.................... 13 5.5 Chez l’abbé Portail, une confusion similaire aux Anglicans entre pouvoir sacramentel et grâce sacramentelle.................................................................................................................................................. 16 5.6 L’abbé Portail veut faire d’une forme hérétique, une forme qui satisferait aux critères du Pape Pie XII 19 5.7 Le Père Pierre-Marie Avrillé voudrait laisser croire qu’il ne se serait pas exprimé sur la validité intrinsèque de la nouvelle forme.................................................................................................................... 21 5.7.1 La Notitia IV a déjà souligné que le Père Pierre-Marie d’Avrillé épouse les conceptions du Père Lécuyer sur le Spiritus principalis comme don créé ................................................................................. 22 5.7.2 Avrillé justifiant l’onctionisme du Père Lécuyer a déjà été implicitement désavoué par l’abbé Chautard (FSSPX) ..................................................................................................................................... 24 5.8 Conclusion sur l’article de l’abbé Portail........................................................................................... 26 6 Qu’est-ce qui est en jeu sur le fond et qu’attendons-nous d’Avrillé ?.................................................... 27 6.1 Retour sur notre proposition de disputatio rejetée par Avrillé dès le printemps 2006 ...................... 27 6.2 Les points précis qu’Avrillé doit désormais revoir en face des faits et des évidences désormais publiques....................................................................................................................................................... 27 6.2.1 L’abandon de la pseudo-« démonstration » de validité sacramentelle extrinsèque par allégations fallacieuses à des rites sacramentels orientaux, reprise des réformateurs modernistes liturgistes antichrists de 1968..................................................................................................................... 27 6.2.2 La reconnaissance du mensonge public de Montini-Paul VI en 1968 sur les rites sacramentels orientaux 28 6.2.3 La reconnaissance de la sacramentalité de l’épiscopat .............................................................. 28 6.2.4 L’arrêt de la confusion entre la potestas ordinis et la gratia ordinis dans l’interprétation de la forme sacramentelle essentielle épiscopale ............................................................................................... 29 6.2.5 La reconnaissance de l’intention anti-catholique publique et officielle des réformateurs modernistes liturgistes antichrists. ............................................................................................................. 30 7 Quelle suite pour les dominicains d’Avrillé ? Un appel catholique du CIRS aux dominicains ................ 31
Page 2 sur 31 http://www.rore-sanctifica.org Communiqué du 17 mai 2007
1 Les dominicains d’Avrillé tentent de minorer leur rôle dans la défense de la
prétendue « validité » sacramentelle du nouveau pseudo-rite épiscopal
Dans le n°60 du Sel de la terre, les Dominicains d’Avrillé tentent de minimiser leur positionnement
dans la défense de la prétendue « validité » sacramentelle du nouveau rite de consécration épiscopale :
« Dans Le Chardonnet n° 224 (janvier 2007), M. l'abbé Nicolas Portail s'engage dans la polémique
sur la validité du rite de consécration des évêques promulgué par Paul VI.
Dans un article «sans prétention aucune» mais non sans mérites, il commence par présenter les divers
avis. Il nous range parmi les «ceux qui défendent la validité du rite de Paul VI», sans doute parce que
nous sommes le point de mire des partisans de l'opinion contraire. Mais en réalité, nous n'avons pas eu
cette prétention. Nous avons simplement montré qu'aucune preuve sérieuse n'a été apportée contre la
validité du nouveau rite, même si de nombreux arguments militent contre sa légitimité.
Notre démarche était donc essentiellement «défensive». Elle visait à montrer que le principal
argument des partisans de l'invalidité du nouveau rite (à savoir que le nouveau rite n'avait aucune
correspondance parmi les rites orientaux, et par conséquent que la constitution apostolique de Paul VI
promulguant le nouveau rite contenait un mensonge flagrant) était faux.
Nous avons aussi montré que les autres arguments en faveur de la nullité du nouveau rite étaient
pareillement sans valeur probante » Père Pierre-Marie, Sel de la terre, n°60 (avril 2007)
Cette tournure très cléricale : « Il [l’abbé Portail] nous range parmi les «ceux qui défendent la validité du rite
de Paul VI», sans doute parce que nous sommes le point de mire des partisans de l'opinion contraire. Mais en
réalité, nous n'avons pas eu cette prétention », en dit long sur l’absence de conviction actuelle d’Avrillé
sur leurs propres arguments.
2 La réalité du rôle de fer de lance des Dominicains d’Avrillé en faveur de la
prétendue « validité » sacramentelle du pseudo-rite épiscopal promulgué
par Montini-Paul VI
Rappelons les faits. Une campagne a été menée sur internet par un site désormais disparu, CSI-
Diffusion, depuis le début janvier 2005, dévoilant les arguments qui obligeaient déjà à conclure à
l’invalidité du nouveau rite. En parallèle circulait la version allemande des travaux de Thilo Stopka qui
d’ailleurs correspondait régulièrement avec le Père Pierre-Marie d’Avrillé, avec Mgr Tissier de
Mallerais2, ainsi qu’avec des prêtres de la FSSPX en Allemagne dont l’abbé Gaudron à Zaitskofen,
échange qui se poursuivra jusqu’en septembre 20053.
Les dominicains d’Avrillé avaient au début adopté une attitude très prudente par rapport à cette
question et ont, au début, commencé à prendre le temps de traiter sérieusement la question.
Entre autres révélations4, Thilo Stopka eu en main, lors de ses études au séminaire de Zaitzkofen, la
fausse « étude » d’une seule page qu’avaient rédigée les abbés Bisig et Bauman, sur commande de
l’abbé Schmidberger en 1983, afin d’abuser Mgr Lefebvre. L’argument invoqué était celui des
2 http://www.rore-sanctifica.org/bibilotheque_rore_sanctifica/04-rite_de_paul_6-invalidite_du_rite_episcopal/2005-01-thilo_stopka- lettre_a_mgr_tissier/Lettre_Thilo_Stopka_a_Mgr_Tissier_2005_01.pdf 3 http://www.rore-sanctifica.org/bibilotheque_rore_sanctifica/04-rite_de_paul_6-invalidite_du_rite_episcopal/2005-09-thilo_stopka- echanges_avec_l_abbe_gaudron_(fsspx)/Thilo_Stopka_Correspondance_GAUDRON_WILLIAMSON_Traduction_2005_09_21.pd f 4 http://www.rore-sanctifica.org/bibilotheque_rore_sanctifica/01-publications_de_rore_sanctifica/rore_sanctifica-2006-02- notitiae_(ex_tomo_3)/2006-04-notitia_5-de_occultanione/rs_notitia_5_de_occultatione_2006_03.PDF
Page 3 sur 31 http://www.rore-sanctifica.org Communiqué du 17 mai 2007 réformateurs modernites liturgistes antichrists de 1968 : le prétendu « accord foncier » avec les rites sacramentels orientaux d’ordination.
En juin 2005, sortait également une première réponse de Verrua en italien, dans la revue Sodalitium,
qui tentait d’enterrer la question.
A la mi-juillet 2005, l’abbé Zins publiait une première5 analyse de la nouvelle forme essentielle et
concluait à l’invalidité.
Puis est arrivé le mois d’août 2005, avec deux faits marquants :
• Le 2 août 2005, la publication aux Editions Saint Rémi du tome I6 des travaux du Comité
international Rore Sanctifica (CIRS) qui s’était constitué, avec diverses compétences afin de
traiter scientifiquement la question des origines et de la validité de Pontificalis Romani.
• Durant tout le mois d’août 2005, le Père Pierre-Marie séjourne en Allemagne et se rend
aux archives officielles du Groupe XX du Consilium à Trêves où il consulte les documents
qui contiennent les arguments et la démonstration établie par Dom Botte et le Père Lécuyer afin
de convaincre les Pères du Consilium
Puis, en septembre 2005, le CIRS publie aux éditions Saint Remi le tome II7 de ses études.
En octobre, lors d’un symposium théologique de la FSSPX à huis clos à Paris, le Père Pierre-Marie
« teste » devant une dizaine de clercs sa reprise de la pseudo-« démonstration » de Dom Botte et
Lécuyer.
Vers le 11 novembre 2005, paraît enfin le Sel de la terre (n°54)8, qui contient le détail de cette pseudo-
« démonstration ».
Durant la préparation de cet article, Avrillé avait été en contact très étroit avec le « poulain » de
l’abbé Schmidberger, l’abbé Gaudron qui enseigne la théologie au séminaire de Zaitzkofen
(FSSPX en Allemagne).
Dès l’été 2005, les partisans (très inquiets) de la validité a priori attendaient avec impatience la
parution de l’étude d’Avrillé. Ils colportaient que le nouveau rite était valide en raison « des rites
orientaux ». C’est précisément ce même argument qui avait servi à l’abbé Schmidberger afin
d’abuser Mgr Lefebvre en 1983. Dès la parution de cette étude, les partisans de la validité a priori
recommandaient bruyamment avec enthousiasme et insistance la lecture de l’étude du n°54 du
Sel de la terre.
Aux Etats-Unis, la revue de la FSSPX, The Angelus, consacrait alors deux numéros entiers
(décembre 2005 et janvier 2006) à la publication d’une traduction anglaise de l’article du Père
Pierre-Marie d’Avrillé.
Il est donc incontestable que dès l’été 2005, les dominicains d’Avrillé ont de leur propre
initiative, et soutenu par l’ensemble du camp de la validité sacramentelle a priori, pris la tête du
combat pour la défense de la pseudo-« démonstration » par « analogie » fallacieusement alléguée
avec des rites sacramentels orientaux, inventée par le trio diabolique des réformateurs
modernistes liturgistes antichrists Bugnini∴-Dom Botte-Lécuyer du Consilium.
Ils ont été relayés par diverses revues en France. Nous ne citerons que la revue de l’Action Familiale
et Scolaire d’Arnaud de Lassus.
5 http://www.rore-sanctifica.org/bibilotheque_rore_sanctifica/04-rite_de_paul_6-invalidite_du_rite_episcopal/2005-07-14- abbe_zins-invalidite_de_la_forme_de_paul_6/Abbe_Zins_Invalidite_de_la_forme_episcopale_2005_07_14.pdf 6 http://www.rore-sanctifica.org/bibilotheque_rore_sanctifica/01-publications_de_rore_sanctifica/rore_sanctifica-2005-08- tome_1/rs_tome1_2005_08.pdf 7 http://www.rore-sanctifica.org/bibilotheque_rore_sanctifica/01-publications_de_rore_sanctifica/rore_sanctifica-2005-09- tome_2/rs_tome2_2005_09.pdf 8 http://www.rore-sanctifica.org/bibilotheque_rore_sanctifica/04-rite_de_paul_6-invalidite_du_rite_episcopal/2005-11-pere_pierre- marie-article_du_sel_n_54-defense_du_rite/Pere_Pierre_Marie_Sel_de_la_terre_N54_Defense_validite.pdf
Page 4 sur 31 http://www.rore-sanctifica.org Communiqué du 17 mai 2007
Au début janvier 2005, la position des partisans de la validité sacramentelle a priori paraissait à leurs
yeux ainsi affermie et verrouillée.
Et pourtant, les Dominicains n’avaient fait que vulgariser les faux arguments, les fausses sources et
les mensonges des responsables même de la destruction de l’épiscopat catholique de rite latin.
Les tomes I et II du CIRS n’avaient toujours reçu aucune réponse par rapport aux arguments
précis mis en avant. Il s’agissait ni plus ni moins que d’une dérobade par allégations fallacieuses à
des rites orientaux, reposant sur une tentative de démonstration de cette impossible validité
sacramentelle selon une approche purement extrinsèque, mais badigeonnée d’un vernis de pseudo-
érudition et de fausse apparence scientifique, selon la méthode même qui avait déjà fait illusion
en 1968 pour égarer les Pères du Consilium.
En réalité les Dominicains d’Avrillé venaient, en fin 2005, avec le soutien médiatique appuyé des
partisans de la validité sacramentelle a priori, de tenter de répéter le « coup de bluff » que les
réformateurs avaient réalisé alors avec succès devant les Pères du Consilium, et qui avait même
suffit à l’époque à éliminer les objections d’un Père Bouyer, d’un évêque espagnol, Mgr Jean
Hervas y Benet ou du cardinal Felici.
3 Pourquoi cette tentative de minimisation de leur position, et ce recul discret
d’Avrillé ?
Que s’est-il donc passé depuis début 2006, pour que, à peine 12 mois plus tard, les Dominicains
commencent à minorer leur position ?
« Il [l’abbé Portail] nous range parmi les «ceux qui défendent la validité du rite de Paul VI», sans doute
parce que nous sommes le point de mire des partisans de l'opinion contraire. Mais en réalité, nous n'avons
pas eu cette prétention » Sel de la terre, n°60
La raison est assez simple, la pseudo-« démonstration » d’Avrillé ne convainc plus personne qui ait
pris la peine de s’informer tant soit peu. La tentative de répétition dans le milieu de la Tradition
catholique, de la FSSPX plus précisément, de la fausse « démonstration » des réformateurs
modernistes liturgistes antichrists de 1968 a désormais totalement échoué, cette dernière ayant
désormais été désormais totalement décortiquée et absolument démystifiée par les travaux et
analyses publiées par le CIRS et placées sur son site public internet www.rore-sanctifica.org .
L’article du Chardonnet de janvier 2007 est symptomatique de l’échec de cette pseudo-
« démonstration » d’Avrillé.
Dans ce bulletin mensuel de l’église Saint Nicolas du Chardonnet qui tire à 5.000 exemplaires et est
distribué dans la plupart des prieurés de la FSSPX en France, l’abbé Portail (FSSPX), aumônier du
MJCF, se refuse lui-même à soutenir la pseudo-démonstration des Dominicains :
« Les protagonistes opposent rites orientaux à rites occidentaux, se corrigent mutuellement (le P.
Pierre-Marie rectifie le Dc Coosmaraswamy, l'abbé Cékada reprend le P. Pierre-Marie...) et nous
sommes bien incapables de savoir qui a raison en fin de compte ! », « Les sédévacantistes ont beau jeu
de souligner cette non-correspondance entre les sacres de Paul VI et ceux des orientaux catholiques »,
« Mais, outre que là aussi les textes ne sont pas identiques, les sédévacantistes font remarquer que la
Tradition Apostolique d'Hippolyte est connue actuellement à travers une reconstitution faite à partir de
versions arabe, syriaque et éthiopienne : ce n'est donc pas le texte originel qui est en notre possession
d'une part ; et d'autre part, le prêtre Hippolyte est-il vraiment catholique ? Sa liturgie fut-elle
vraiment en usage chez les catholiques ? Autant de questions sans véritables réponses qui imposent
une grande prudence. Finalement, le rite d'ordinations de la Tradition Apostolique (et de ses dérivés :
les Constitutions Apostoliques et Le Testament de Notre Seigneur des IVè et Vè siècle), ne peut guère
aider à résoudre la question posée. », « A ce stade de l'étude historico-liturgique, on pourrait croire au
triomphe des partisans de l'invalidité. » Abbé Portail, Le Chardonnet, n°224 , janvier 2007
Page 5 sur 31 http://www.rore-sanctifica.org Communiqué du 17 mai 2007
Cette prudence de l’abbé Parisien, traduit en fait une désapprobation qui a gagné les rangs de la
FSSPX, et d’abord dans ses milieux les mieux formés doctrinalement :
« Nous sommes bien incapables de savoir qui a raison en fin de compte ! » Abbé Portail, Le
Chardonnet, n°224 , janvier 2007
Et Avrillé fait mine d’ignorer que l’article de l’abbé Portail dans le Chardonnet ne soutient
nullement la pseudo-« démonstration » d’Avrillé ce qui eût été le moins que pouvait attendre les
moines dominicains, plus de 12 mois après la diffusion de leurs travaux dans l’ensemble des chapelles
de la FSSPX.
« M. l'abbé Portail dit fort modestement : «incapable de faire des recherches poussées sur le sujet, nous
avons simplement repris les arguments des uns et des autres et essayé de comprendre...». De fait, son
travail nous paraît une bonne et précieuse synthèse de la question » Sel de la terre, n°60
Ainsi quand l’aumônier du MJCF déclare s’avérer « bien incapable de savoir qui a raison en fin
de compte ! », Avrillé estime qu’il s’agit d’une « bonne et précieuse synthèse de la question » !
C’est ainsi que l’on peut comprendre ce début de reculade d’Avrillé.
Obtempérant sans hésitation aux injonctions des partisans a priori de la validité sacramentelle
de la nouvelle consécration épiscopale conciliaire à l’été 2005, les Dominicains d’Avrillé, se sont
empressés à produire en novembre 2005 une étude qui reproduise et vulgarise l’argumentaire des
réformateurs modernistes liturgistes antichrists de 1968.
En agissant ainsi, ils se sont solidarisés des erreurs et des manipulations de textes de l’époque.
Et leur crédit en été atteint.
Leur réputation de compétence et de sérieux scientifique qu’ils cultivaient jusque là a sombré
dans cette opération.
Et leur maintien de ces faux arguments persistant, leur crédibilité risque de plonger encore plus
bas et d’éloigner d’eux nombre de collaborateurs.
Confrontée à un véritable travail de fond, mené par le CIRS et ses divers collaborateurs, dont l’abbé
Cekada ou Thilo Stopka, pour ne citer qu’eux, la fausse argumentation des réformateurs
modernistes liturgistes antichrists de 1968 a été mise à nue, ses sources erronées et falsifiées
mises au jour, ses montages divulgués.
Les textes du Magistère que ces réformateurs se sont évertués à ignorer et contredire, ont été
systématiquement exhumés, révélés et mis en lumière.
L’escroquerie d’origine anglicane de la prétendue Tradition apostolique fallacieusement attribuée à
Hippolyte de Rome a été décortiquée et démontrée.
L’étude des Pontificaux Maronite et Jacobites a été menée à bien, et la supercherie du recours à un
rite d’intronisation purement juridictionnelle (rite du Patriarche Maronite) et nullement et en
aucun cas sacramentelle, a été mise au grand jour. Des propos recueillis très formellement auprès
des autorités Maronites et Jacobites sont venus confirmer cette réalité, tout comme le droit canon
oriental (canon 135) promulgué par le Pape Pie XII le 02 juin 1957 par sa lettre apostolique Motu
Proprio Cleri Sanctitati.
Durant ces 12 mois de début 2006 à début 2007, les travaux suivants ont été publiés :
Les Notitiae9 extraits du tome III de Rore Sanctifica en préparation paraissent en février 2006 et
détaillent deux aspects cruciaux :
9 http://www.rore-sanctifica.org/bibilotheque_rore_sanctifica/01-publications_de_rore_sanctifica/rore_sanctifica-2006-02- notitiae_(ex_tomo_3)/2006-02-notitiae_(ex_tomo_3)/rs_notitiae_2006_02_07.pdf
Page 6 sur 31 http://www.rore-sanctifica.org Communiqué du 17 mai 2007
• Le ‘leurre’ de la prétendue Tradition Apostolique attribuée à Hippolyte de Rome et
‘reconstituée’ par Dom Botte lui-même . Sont mises en évidence les assertions des
réformateurs et les justifications qu’ils avancent pour leur réforme. Elles mettent en tableau
comparatif les écrits des différents acteurs de cette réforme : Paul VI, Annibale Bugnini,
Dom Botte, Père Lécuyer. Y figurent également les affirmations des rédacteurs de
l’article du numéro 54 du Sel de la terre ainsi que les résultats des travaux universitaires
les plus récents qui ruinent dans ses fondement la thèse des réformateurs modernistes
liturgistes antichrists qui consiste à attribuer à Hippolyte de Rome, sous le vocable inapproprié
de « Tradition apostolique » ce que Jean Magne désigne sous le terme de « Document X » et
qui n’est autre qu’un « fatras de compilations » des Constitutions de l’Eglise Egyptienne ».
• Une réfutation de la pseudo-« analogie » du nouveau rite épiscopal avec les rites Orientaux,
présente la réfutation de la pseudo « démonstration par analogie » avec des rites orientaux de
la validité extrinsèque de la consécration épiscopale de Pontificalis Romani du 18 juin 1968 de
Montini-Lécuyer-Botte, publiée par la revue Le Sel de la Terre n°54 en automne 2005 pp. 72-
129, sous la signature du frère Pierre-Marie o.p. sous le titre : « Le nouveau rituel de
consécration épiscopale est-il valide ? »
Le 25 mars 2006, l’abbé Cekada fait paraître une étude10 synthétique qui résume toute la
question, et, sur la base d’une documentation complémentaire, apporte une argumentation
supplémentaire sur certains points. Cette étude est rapidement diffusée en français.
A cela s’ajoutent les Notitiae suivantes parues avant que ne sorte le n°60 du Sel de la terre:
• Notitia III11, ‘De Ordinatione Patriarchae’ intitulée « La sacramentalité des rites Orientaux
et leurs différences avec les rites latins »
• Notitia IV12, ‘De Spiritu Principali’ intitulée « La ‘transitivité’ et la théologie trinitaire et
christologique hétérodoxe, voire hérétique, qu’elle induit (onctionisme, adoptionisme)»,
présente le Père Lécuyer et illustre, par quelques extraits du tome III, la théologie onctioniste
hérétique qui se dissimule dans la forme essentielle du nouveau rite de consécration
épiscopale de Pontificalis Romani.
• Notitia V13, ‘De Occultatione’ Mgr Lefebvre abusé sur le nouveau rite de consécration
épiscopale (1968). Les 3 paradoxes de la FSSPX face à Pontificalis Romani.
• Notitia VI14, ‘De Erratis’ Réfutation de la brochure d’Avrillé « Sont-ils évêques ? » : L’abbé
Cekada constate l’incapacité du Père Pierre-Marie d’Avrillé à lui répondre. Réfutation de la
brochure d’Avrillé – Persistance dans l’erreur face aux évidences publiées, dissimulations
et manipulations.
• Réfutation15 de l'«implicitisme» sacramentel, sophisme inventé par Ansgar Santogrossi,
o.s.b. dans son article « Réponse à l'abbé Cekada » ( « Objections », numéro 6, juin 2006)
cosigné par l'abbé de Tanoüarn et le Fr. Ansgar Santogrossi, o.s.b. de l'Eglise conciliaire. Sans
aucune argumentation théologique réelle, A.Santogrossi cherche à abuser un public non
10 http://www rore-sanctifica.org/bibilotheque_rore_sanctifica/04-rite_de_paul_6-invalidite_du_rite_episcopal/2006-03-25- father_cekada-study/CEKADA-Invalidite_de_la_Consecration_Episcopale_Version_Francaise.pdf 11 http://www rore-sanctifica.org/bibilotheque_rore_sanctifica/01-publications_de_rore_sanctifica/rore_sanctifica-2006-02- notitiae_(ex_tomo_3)/2006-06-notitia_3-de_ordinatione_patriarchae/rs_notitia_3_de_patriarchae_2006_06.PDF 12 http://www rore-sanctifica.org/bibilotheque_rore_sanctifica/01-publications_de_rore_sanctifica/rore_sanctifica-2006-02- notitiae_(ex_tomo_3)/2006-07-notitia_4-de_spiritu_principali/rs_notitia_4_de_spiritu_principali_2006_07_a.pdf 13 http://www rore-sanctifica.org/bibilotheque_rore_sanctifica/01-publications_de_rore_sanctifica/rore_sanctifica-2006-02- notitiae_(ex_tomo_3)/2006-04-notitia_5-de_occultanione/rs_notitia_5_de_occultatione_2006_03.PDF 14 http://www rore-sanctifica.org/bibilotheque_rore_sanctifica/01-publications_de_rore_sanctifica/rore_sanctifica-2006-02- notitiae_(ex_tomo_3)/2006-07-notitia_6-de_erratis/rs_notitia_3_de_erratis_2006_07_a.pdf 15 http://www rore-sanctifica.org/bibilotheque_rore_sanctifica/01-publications_de_rore_sanctifica/rore_sanctifica-2006-02- notitiae_(ex_tomo_3)/2006-08-annexe-refutation_de_santogrossi/rs_annexe_refutation_de_santogrossi_2006_08.pdf
Page 7 sur 31 http://www.rore-sanctifica.org Communiqué du 17 mai 2007 averti en prétendant avoir réfuté l'invalidité sacramentelle intrinsèque de la forme du nouveau rite de consécration épiscopale.
A ce travail de publication d’études va s’ajouter la publication de communiqués qui viennent
développer certains points ou faire connaître des documents essentiels et rares tels que
Vindication16 qui n’avait jamais été traduit en français et qui fut publié en 1898 par les évêques
catholiques anglais pour répondre aux Anglicans et défendre la condamnation des Ordres
anglicans faite en 1896 par le Pape Léon XIII dans Apostolicae Curae.
Voici la liste des communiqués disponibles sur notre site au moment où le Père Pierre-Marie rédige
son article pour le n°60 du Sel de la terre:
Communiqué du 27 janvier 2007 :
• L’abbé Cekada réfute la pseudo-démonstration de validité du nouveau rite de
consécration épiscopale publiée par l’abbé Calderon à l’automne 2006 (Sel de la terre,
n°58)
Communiqué du 5 janvier 2007 :
• La contribution de l’étude du Père Lécuyer par l’abbé Chautard (FSSPX) dans la
signification de la nouvelle forme essentielle du rite de consécration épiscopale
(Pontificalis Romani, 1968) - Les incohérences et les insuffisances des travaux d’Avrillé
(revue «Sel de la terre»)
Communiqué du 10 novembre 2006 :
• Un transfuge excommunié du début de l’oecuménisme, l’abbé Hyacinthe Loyson (1827-
1912)
Communiqué du 22 octobre 2006 :
• La destitution de l’abbé Portal par le cardinal Merry del Val
Communiqué du 8 octobre 2006 :
• Anaphore d’Addaï & Mari
Communiqué du 1 octobre 2006 :
• Nouveau site Rore Sanctifica
Communiqué du 24 septembre 2006 :
• « Vindication » (1898), disponible en français
Communiqué du 29 juin 2006 :
• Verbatim de l'abbé Cekada à Radio Courtoisie
Communiqué du 21 juin 2006 :
• Le Consilium rejette Rore Sanctifica
Communiqué du 14 juin 2006 :
• Le Professeur Kaufhold disqualiife Avrillé
Communiqué du 25 avril 2006 :
• De Ritu Coptorum
Communiqué du 19 mars 2006 :
• Eglise et rites orientaux
16 http://www rore-sanctifica.org/bibilotheque_rore_sanctifica/14-anglicanisme-invalidite_des_ordres/1898-eveques_anglais- vindication-reponse_aux_anglicans/Vindication_traduction_en_francais_1898.pdf
Page 8 sur 31 http://www.rore-sanctifica.org Communiqué du 17 mai 2007
A travers tout ce travail d’étude, dont le site internet du CIRS apporte désormais les éléments et les
preuves publiques, la réalité de l’énorme mensonge de Montini-Paul VI est apparue dans toute
son étendue.
Et cette formidable remise en cause des faux arguments de 1968, et donc du crime perpétré par les
réformateurs modernistes liturgistes antichrists, a rejailli par rebonds sur la revue du Sel de la terre et
sur les Dominicains d’Avrillé qui, pendant ce temps, tels des autistes complètement sourds et
aveugles à cette avalanche de nouveaux documents et preuves publiques, faisant, comme si de
rien n’était, s’obstinaient à répéter et vulgariser les erreurs de 1968, pourtant désormais
publiquement entièrement réfutées et démystifiées, erreurs qu’ils avaient épousées publiquement
avec opiniâtreté.
Corollaire inévitable de cette fâcheuse posture doctrinale, après avoir été abandonnés par leur propre
camp, les Dominicains se voient aujourd’hui entourés et défendus dans leurs arguments par les plus
ultras, les moins sérieux, et les plus compromettants partisans de la validité sacramentelle a priori.
C’est ainsi que l’abbé Laguérie, Supérieur de l’Institut du Bon Pasteur (IBP), et rallié de fraîche date à
la Rome du nouveau rite sacramentel invalide des sacres épiscopaux, et l’abbé Celier17, relayant
largement la farce théologique largement éventée de l’ « implicitisme » sacramentel du bénédictin
conciliaire Santogrossi, édité par l’abbé de Tanoüarn, lui aussi membre de l’IBP, viennent appuyer de
leurs éloges encombrants et compromettants la pseudo-« démonstration » des réformateurs
modernistes liturgistes antichrists de 1968 que, contre toute raison, continue à défendre si obstinément
Avrillé.
Cette isolement d’Avrillé par ceux qui habituellement les suivent, comme ce soutien venu de milieux
qui en sont si éloignés et qui d’autre part, n’apportent aucune réputation de compétence et moins
encore d’études sérieuses, devient pour le moins embarrassante pour le couvent de dominicains.
Tout cela montre que leur obstination à refuser d’emblée et par principe, toute disputatio (« Ce
serait une perte de temps !» a même osé commenter avec une hauteur un peu légère le P. Pierre-
Marie), et à rejeter sans les examiner ni pouvoir les réfuter, les arguments qui leur sont opposés
n’aboutit qu’à une impasse.
Saint Paul l’a déjà affirmé : Contre la vérité On ne peut RIEN.
Nous sommes navrés devant le spectacle qu’offre un tel comportement de la part de ces fils de Saint
Dominique, alors que nous n’avons eu de cesse d’inviter à l’examen sérieux des objections graves et
des pièces que nous opposons à ce pseudo-rite épiscopal.
4 Un repli peu habile et peu honnête pour se défausser grossièrement sur
l’abbé Portail
Amorçant un mouvement de recul sur l’usage des rites orientaux, le Père Pierre-Marie couvre ensuite
d’éloges l’abbé Portail en l’encourageant à entrer dans le débat. Puis il présente l’abbé Portail comme
étant allé plus loin qu’Avrillé :
« M. l'abbé Portail va plus loin, puisqu'il s'attache à montrer que la forme18 du rite de Paul VI est
substantiellement identique à la forme du rite ancien, c'est-à-dire qu'elle indique la plénitude du
17 http://www rore-sanctifica.org/bibilotheque_rore_sanctifica/01-publications_de_rore_sanctifica/rore_sanctifica- communiques/communique_(2007-05)-mai/RORE_Communique-2007-05-02_Replique_a_Abbe_Celier.pdf 18 M. l'abbé Portail examine aussi la question de la matière, mais sans apporter grand chose de nouveau à ce que nous avons déjà dit.
Page 9 sur 31 http://www.rore-sanctifica.org Communiqué du 17 mai 2007 sacerdoce et la grâce du Saint-Esprit. Vu l'importance du sujet, nous citerons l'ensemble de la démonstration de M. l'abbé Portail sur ce point » Sel de la terre, n°60
« Nous remercions M. l'abbé Portail d'être intervenu dans ce débat (où il avait, certes, plus de mauvais
coups à attendre que de remerciements, tant certains esprits sont survoltés) » Sel de la terre, n°60
Ce comportement a les apparences d’une dérobade et n’est pas très honnête, au regard de la vérité des
faits.
En effet, Avrillé s’est prononcé sur la prétendue « validité » sacramentelle intrinsèque de la nouvelle
forme essentielle de la consécration épiscopale tout autant que l’abbé Portail. Plus encore, Avrillé
s’est livré à une défense du Père Lécuyer, tentant – contre l’évidence des écrits du Père Lécuyer
lui-même - de le laver de tout soupçon d’onctionisme.
L’abbé Portail, lui, au contraire reste absolument muet sur le Père Lécuyer. Et il reproduit l’un des
faux arguments avancé par le Père Pierre-Marie dans la plaquette ‘Sont-ils évêques ?’
Il faut dire aussi, pour bien comprendre le comportement des Dominicains d’Avrillé, que nous avons
mis en évidence dans notre communiqué19 du 5 janvier 2007 que l’abbé Chautard (FSSPX),
professeur à l’Institut Universitaire Saint Pie X, a produit en octobre 2005 lors du Symposium
théologique de la FSSPX une analyse accablante de la pensée du Père Lécuyer et de sa théorie
« déviante » du Sacerdoce céleste, et que lorsque l’on applique son analyse de l’interprétation de la
théophanie du Jourdain à la nouvelle forme essentielle du nouveau rite épiscopal, l’hérésie de cette
nouvelle « forme sacramentelle essentielle » apparaît.
Au moment où le Chardonnet de janvier 2007 est sorti nous n’avions pas encore publié ce
communiqué et l’abbé Portail n’avait peut être pas connaissance des travaux de son confrère Parisien.
Cette analyse de l’abbé Chautard est tout à fait en phase, quoique juste un ton en dessous, du très
célèbre sermon20 de Mgr Tissier de Mallerais aux ordinations d’Ecône le 27 juin 2002.
5 L’argumentation de l’abbé Portail pour justifier la prétendue « validité »
sacramentelle est erronée
Nous reviendrons dans un communiqué du CIRS sur le texte de l’abbé Portail.
Ce communiqué est actuellement en préparation et va prochainement paraître.
Nous n’allons pas nous lancer ici dans une réfutation détaillée de l’argumentation superficielle de
l’abbé Portail qui tente à son tour de justifier la prétendue validité.
Néanmoins, nous reprenons quelques éléments de ce prochain communiqué consacré à l’article de
l’abbé Portail, afin de signaler quelques faits qui ruinent l’argumentation de l’aumônier du MJCF.
5.1 Une légèreté et une inconséquence de l’attitude de l’abbé Portail qui auto-contredit sa
recommandation du tutiorisme
L’aumônier du MJCF s’est risqué à tenter de justifier en quelques lignes rapides et sans véritables
références, de la prétendue validité sacramentelle de la nouvelle pseudo-forme épiscopale.
Plus de prudence et plus de travail eussent été requis de sa part pour une conclusion dont les
conséquences sont si gravissimes.
19 http://www rore-sanctifica.org/etudes/2007/RORE-2007-01-05-FR_Communique_Sacerdoce_Lecuyer.pdf 20 http://www.virgo-maria.org/Documents/eveques/mgr-tissier/27-Juin-2002-Sermon-de-Mgr-Tissier-a.pdf
Page 10 sur 31 http://www.rore-sanctifica.org Communiqué du 17 mai 2007 C’est en effet le même abbé qui rappelle la doctrine du tutiorisme de l’Eglise en écrivant que :
« un doute, une simple probabilité d’invalidité et il faut redonner le sacrement, quel qu’il
soit » Abbé Portail, Le Chardonnet, n°224 janvier 2007
L’attitude catholique, et l’abbé Portail l’exprime à bon droit, est de veiller à obtenir la certitude en
matière de validité sacramentelle.
Et il serait souhaitable que l’abbé Portail s’applique à lui-même ce qu’il préconise pour les autres.
En effet, sur un sujet comme le nouveau rite épiscopal, dont les conséquences sont gravissimes pour le
salut des âmes, tout doute sur la validité de ce rite devrait déjà effrayer et inciter à obtenir la
garantie de la certitude.
S’il y a bien un domaine, ou encore plus qu’ailleurs, il faut s’assurer de la certitude de la validité
sacramentelle, c’est bien dans le domaine de la transmission de la plénitude du sacrement de
l’Ordre.
Alors, face à des études très documentées, des arguments alignés avec le plus sérieux, tant dans les
documents de Dom Kröger, de Coomaraswamy, du CIRS, de l’abbé Cekada, etc, comment l’abbé
Portail peut-il prétendre se donner l’assurance d’une certitude absolue en une vingtaine de
lignes sans examen précis et sérieux de la forme sacramentelle, de la signification théologique des
termes, de l’intention des réformateurs ?
Comment peut-il puiser chez le Pape Léon XIII alors que celui-ci a fait travailler une commission de
théologiens très compétents sur la question anglicane ?
Quelle légèreté et quelle inconséquence ! Et qui ne sont pas en rapport avec la gravité du sujet.
5.2 La pensée floue et équivoque de l’abbé Portail
L’abbé Portail reprend telle quelle la nouvelle pseudo-forme sacramentelle en faisant mine d’ignorer la
distinction sur le Spiritus principalis entre don créé et Personne.
Nous rappelons la publication de notre étude, la Notitia IV, entièrement consacrée à la signification de
la nouvelle pseudo-forme sacramentelle du rite épiscopal. Il ne semble pas que l’abbé Portail ait
seulement pris la peine d’en prendre connaissance avant de rédiger sont petit article du Chardonnet.
Avant d’aller plus loin, rappelons la forme sacramentelle essentielle identifiée par Montini-Paul VI :
"Et nunc effunde super hunc Electum eam virtutem, quae a te est, Spiritum principalem, quem dedisti
dilecto filio Tuo Jesu Christo, quem ipse donavit sanctis Apostolis, qui constituerunt Ecclesiam per
singula loca, ut sanctuarium tuum, in gloriam et laudem indeficientem nominis tui".
"Et maintenant répands sur celui que tu as choisi cette force qui vient de toi, l’Esprit qui fait les
chefs, que tu as donné à ton Fils bien-aimé, Jésus Christ, qu’il a donné lui-même aux saints
Apôtres, qui établirent l’Eglise en chaque lieu comme ton sanctuaire, à la gloire incessante et à la
louange de ton Nom". (traduction en français)
L’abbé Portail prétend que cette forme satisferait aux deux critères enseignés par le Pape Pie XII dans
sa Constitution Apostolique Sacramentum Ordinis de novembre 1947 :
« Ainsi la grâce (Spiritum) et le pouvoir (successeur des Apôtres en fondant des églises) sont-
ils exprimés par la forme du rite de Paul VI » Abbé Portail, Le Chardonnet, n°224 janvier 2007
Rappelons le texte même des exigences du Pape Pie XII, telles qu’il les a promulguées infailliblement
dans sa Constitution apostolique Sacramentum Ordinis (27 novembre 1947) :
Page 11 sur 31 http://www.rore-sanctifica.org Communiqué du 17 mai 2007 « C'est pourquoi, après avoir invoqué la lumière divine, en vertu de Notre suprême Autorité apostolique et en pleine connaissance de cause, Nous déclarons et, autant qu'il en est besoin, Nous décidons et décrétons ce qui suit :
La matière et la seule matière des Ordres sacrés du diaconat, de la prêtrise et de l'épiscopat
est l'imposition des mains ; de même, la seule forme sont les paroles qui déterminent
l'application de cette matière, paroles qui signifient d'une façon univoque les effets
sacramentels, à savoir le pouvoir d'ordre et la grâce du Saint-Esprit, paroles que l'Eglise
accepte et emploie comme telles. » Pape Pie XII, Sacramentum Ordinis, 1947
L’abbé Portail considère donc que la nouvelle forme essentielle exprimerait « la grâce du Saint-
Esprit » par la « grâce (Spiritum ) ».
Approprie-t-il le Spiritus principalis à une Personne (le Saint-Esprit), ou à un don créé ?
Il ne le précise pas, alors comment peut-on interpréter le flou de sa pensée ?
Le Pape Pie XII exigeait l’univocité de la signification et nous constatons que nous sommes déjà
dans l’équivocité pour simplement l’interprétation de la pensée de l’abbé Portail, tellement celle-ci est
floue et imprécise.
Cette imprécision invalide déjà le raisonnement de l’abbé Portail.
Et c’est sur une telle base que celui-là même qui recommande le tutiorisme va établir une certitude sur
la prétendue validité sacramentelle du nouveau rite de Montini-Paul VI ?
5.3 L’abbé Portail reprend un argument du Père Pierre-Marie et déjà réfuté par l’abbé
Cekada qui a répété ensuite sa réfutation à l’égard d’Avrillé
L’abbé Portail explique que la forme essentielle du nouveau rite exprimerait la signification du
Spiritus principalis qui désignerait le pouvoir transmis aux apôtres pour fonder les Eglises, ce qui n’est
pas le cas, nous allons le voir. Et de plus, il prétend que par là serait exprimé le pouvoir d’Ordre propre
à l’épiscopat.
Cette dernière proposition est apparue dans la plaquette du Père Pierre-Marie d’Avrillé (‘Sont-ils
évêques ?’ page 75). Et l’abbé Cekada l’a déjà réfutée en janvier 2007 :
« 3. Fonder des Eglises = Ordonner ? Le P. Pierre-Marie prétend que la phrase dans la forme de
Paul VI qui mentionne le “pouvoir donné aux Apôtres d’établir des églises… implique nécessairement
celui d’ordonner des prêtres.”20
C’est faux, pour au moins deux raisons :
(a) Les Apôtres ont fondé des églises par le seul fait qu’ils étaient investis d’une juridiction
extraordinaire pour agir ainsi. 21 Le théologien Dorsch précise en l’espèce que ce pouvoir n’est pas
communiqué aux évêques : “toutes les fonctions qui sont propres aux Apôtres ne sont pas également
propres aux évêques — par exemple, le pouvoir d’établir des églises nouvelles.” 22
(b) Etablir des “églises” (diocèses, dans la terminologie moderne) est un exercice du pouvoir de
juridiction, et non pas du pouvoir d’ordre, tel qu’ordonner des prêtres. Ce pouvoir juridictionnel est
propre au Pontife Romain seul. 23
Note 20 : Sont-ils évêques? 75. “En effet il est affirmé que le pouvoir reçu est celui du souverain
sacerdoce, qu’il est le pouvoir donné aux Apôtres pour fonder les églises (ce qui implique
nécessairement celui d’ordonner des prêtres), etc. ”
Note 21 : See J. Abbo & J. Hannon, The Sacred Canons 2ème ed. rev., (St. Louis: Herder 1960) 1:354–
5.
Note 22 : A. Dorsch. De Ecclesia Christi (Innsbrück: Rauch 1928), 290. “Non omnes ii actus
conveniunt episcopis, qui apostolis, e.g., fundare novas ecclesias etc.”
Page 12 sur 31 http://www.rore-sanctifica.org Communiqué du 17 mai 2007 Note 23 : Voir Canon 215.1. “Unius supremae ecclesiasticae potestatis est… dioceses… erigere.”21 Abbé Cekada, Toujours nul et toujours vain, 20 janvier 2007
L’abbé Portail paraphrasant la plaquette d’Avrillé (page 75), cherche donc à attribuer à un évêque un
pouvoir juridictionnel qui n’appartient qu’au Pape, après avoir été, de façon extraordinaire, celui des
apôtres, et il prétend tirer de ce pouvoir juridictionnel un pouvoir d’ordre qui est ontologique. Quelle
confusion !
Cette même erreur vient d’être reprise en avril par l’abbé Celier et l’abbé Cekada a dû une nouvelle
fois intervenir pour répéter sa réfutation :
« 5. Etablir l’Eglise = Pouvoir Sacramentel ? Sur ce point l’abbé Celier reprend un argument
inventé par le Père Pierre-Marie : “En référence, tant à la réalité, à la tradition du vocabulaire chrétien
qu'au contexte de l'ensemble du rite, cette demande d'une effusion du Spiritus principalis sur l'ordinand,
Esprit de Jésus-Christ qu'il a lui-même transmis aux Apôtres pour établir l'Église en tous les lieux, est
parfaitement significative de la grâce épiscopale.”
Là encore, l’abbé Celier a-t-il lu mon article ? J’ai en effet souligné dans “Toujours Nul et Toujours
Vain,” qu’une telle prétention est fausse pour au moins deux raisons :
(a) Les Apôtres ont fondé des Eglises uniquement en raison d’une juridiction extraordinaire dont ils
jouissaient pour cette fin. Le théologien Dorsh précise en la matière que ce pouvoir n’est nullement
communiqué aux évêques : “toutes les fonctions propres aux Apôtres ne sont pas également propres aux
évêques — par exemple, celle d’établir des églises nouvelles.” (De Ecclesia Christi [Innsbrück: Rauch
1928], 290.).
(b) Etablir des “églises” (diocèses, dans la terminologie moderne) caractérise l’exercice du Pouvoir de
juridiction, qui n’est pas un pouvoir des Saints Ordres, tel que celui d’ordonner des prêtres. Ce pouvoir
juridictionnel est propre au Pontife Romain seul. (Voir Canon 215.1) »22 Abbé Cekada, L’abbé Celier et
le tabernacle vide
Mais de plus l’abbé Portail fausse grammaticalement le sens de la nouvelle forme essentielle.
5.4 Un abus d’interprétation de la forme essentielle introduit par l’artifice de la
transformation d’une proposition relative en proposition infinitive exprimant un
complément circonstanciel de but.
La forme du rite demande l’effusion sur l’élu du Spiritus principalis, « que tu as donné à ton Fils bien-
aimé, Jésus Christ, qu’il a donné lui-même aux saints Apôtres, qui établirent l’Eglise en chaque lieu comme ton
sanctuaire »
Cette forme change de sens sous la plume de l’abbé Portail, elle devient une demande de l’effusion
« a) «l'esprit principal» (…); b) donné par le Père au Fils Jésus-Christ ; c) transmis par Lui aux Apôtres pour
fonder les Églises »
En remplaçant ‘qui’ par ‘pour’, l’abbé Portail a introduit dans la phrase un principe de finalité. La
fondation des Eglises devient pour lui la finalité du don du Spiritus principalis. Il insiste d’ailleurs
dans un paragraphe plus bas : « il reste la suite de la formule - le b) et le c) - qui désigne le pouvoir transmis
par le Sauveur à ses Apôtres pour fonder les Églises. »
21 http://www rore-sanctifica.org/bibilotheque_rore_sanctifica/04-rite_de_paul_6-invalidite_du_rite_episcopal/2007-01-20- abbe_cekada_toujours_nul_et_toujours_vain/RORE-2007-01-27-FR_AbbeCEKADAToujoursNul- ReponsesAuxObjectionsJanv2007FRANCAIS1.pdf 22 http://www rore-sanctifica.org/bibilotheque_rore_sanctifica/04-rite_de_paul_6-invalidite_du_rite_episcopal/2007-05-01- Refutation_de_l_abbe_Celier_par_l_abbe_Cekada/RORE_Communique-2007-05-01_Abbe_Cekada_replique_a_Celier.pdf
Page 13 sur 31 http://www.rore-sanctifica.org Communiqué du 17 mai 2007
Qu’a donc fait l’abbé Portail ? Il a remplacé une proposition relative (exprimant la fondation des
Eglises) (‘qui établirent l’Eglise en chaque lieu comme ton sanctuaire’) attachée à l’antécédent ‘Apôtres’,
par une proposition infinitive qui joue un rôle de complément circonstanciel de but (‘pour fonder les
Églises’) et qui associe la fondation des Eglises au don du Spiritus principalis, c’est-à-dire qu’il a, par
cette modification grammaticale, introduit pour le don du Spiritus principalis une cause finale
jusque là absente (la fondation des Eglises).
Par cette modification grammaticale de la forme essentielle du nouveau rite, l’abbé Portail affecte
gravement le sens de la forme, ce qui lui permet de glisser son sophisme.
Pour bien expliquer la gravité de la modification grammaticale effectuée par l’abbé Portail, prenons
une première analogie, imaginons que la forme ait dit :
Le Spiritus principalis, « que tu as donné à ton Fils bien-aimé, Jésus Christ, qu’il a donné lui-même
aux saints Apôtres, qui prêchaient admirablement »
Il n’y aurait alors aucune raison d’en déduire que la prédication admirable des Apôtres exprimerait la
signification particulière du don du Spiritus principalis. La phrase ne signifierait par que le don du
Spiritus principalis confère un don de prédication.
Pour donner une telle signification au don du Spiritus principalis il faudrait pour cela écrire :
Le Spiritus principalis, « que tu as donné à ton Fils bien-aimé, Jésus Christ, qu’il a donné lui-même
aux saints Apôtres, pour prêcher admirablement »
Prenons une deuxième analogie. Si la formule disait :
L’esprit de pénitence, « que tu as donné à ton Fils bien-aimé, Jésus Christ, qu’il a donné lui-même
aux saints Apôtres, qui établirent l’Eglise en chaque lieu comme ton sanctuaire »
Une telle forme ne signifierait aucunement que le don de l’esprit de pénitence signifierait le pouvoir
d’Ordre sacramentel épiscopal. Et pourtant aujourd’hui, dans une forme qui a la même construction
grammaticale excepté que l’esprit de pénitence est remplacé par Spiritus principalis, l’abbé Portail,
vient prétendre que cette expression signifie bien la transmission du pouvoir d’Ordre épiscopal.
Comment parvient-il à faire accepter un pareil sophisme ?
Par l’artifice d’un remaniement grammatical de la nouvelle forme.
Une telle modification grammaticale, une fois identifiée, doit être écartée, le raisonnement de l’abbé
Portail s’effondre. Et nous retrouvons la forme essentielle exacte du nouveau rite :
"Et nunc effunde super hunc Electum eam virtutem, quae a te est, Spiritum principalem, quem dedisti
dilecto filio Tuo Jesu Christo, quem ipse donavit sanctis Apostolis, qui constituerunt Ecclesiam per
singula loca, ut sanctuarium tuum, in gloriam et laudem indeficientem nominis tui".
"Et maintenant répands sur celui que tu as choisi cette force qui vient de toi, l’Esprit qui fait les
chefs, que tu as donné à ton Fils bien-aimé, Jésus Christ, qu’il a donné lui-même aux saints
Apôtres, qui établirent l’Eglise en chaque lieu comme ton sanctuaire, à la gloire incessante et à la
louange de ton Nom". (traduction en français)
Nous signalons au passage que ni le bénédictin Dom Kröger en 1987, ni le Père Lécuyer lui-même (et
ardent défenseur du nouveau rite) n’avaient imaginé d’aller tirer de cette proposition relative (qui
constituerunt Ecclesiam per singula loca) la signification du pouvoir d’Ordre correspondant à la plénitude
du Sacerdoce.
Le bénédictin Dom Kröger écrit en 1978 :
Page 14 sur 31 http://www.rore-sanctifica.org Communiqué du 17 mai 2007 « Alors en tant que théologien, on cherche quand même une possibilité de supprimer l’ambiguïté23 de la formule d’« Hippolyte ». C’est que, dans la mesure où – dans le cadre de l’ensemble de la prière de consécration – au sens élargi – on puisse trouver quelque chose qui exprime la dignité de l’évêque, le manque de clarté pourrait être éventuellement dissipé. Deux phrases selon la « forma sacramenti » fixée s’offrent : « Vous avez élu Votre Serviteur à la Charge d’Evêque (quem elegisti ad Episcopatum) afin de guider Votre peuple et de vous servir jour et nuit comme sublime24 prêtre sans reproche… (ut… summum sacerdotium tibi exibeat…). « Charge d’évêque » et « sublime prêtre » sont certainement des expressions pertinentes. Mais la formulation est inaccessible dans la mesure où, ni impérativement on dit : « Recevez la charge d’évêque… la Prêtrise sublime… », ni on implore simultanément de Dieu, en demandant pardon, (= deprekaiv Abbitte leisten) le Sacre. Bien plus, le texte est rédigé de telle manière qu’il implique le sacre déjà accompli. La forme du passé composé : « Vous avez …élu » n’est pas compréhensible autrement. »25
Dom Kröger n’examine nullement le ‘qui constituerunt Ecclesiam per singula loca’. Et dans la suite de la
forme essentielle, il ne voit pas non plus une signification du pouvoir d’Ordre.
Par ailleurs, le Père Lécuyer analysait ainsi cette forme, en commentant la phrase qui commence juste
à la fin de la phrase reprise pour la forme dite désormais essentielle :
« A ce point, la prière de consécration introduit un nouveau thème, celui du sacerdoce. Il en a
bien été question au début, mais il s'agissait des prêtres de l'ancienne Loi, qui étaient nommés
avec les chefs. A ces derniers, l'évêque correspond : mais, jusqu'ici, rien ne l'a mis en relation
avec les ίερείς de plus haut. En revanche, désormais, les expressions en rapport avec le sacerdoce
vont se multiplier : άρχιερατεύειυ, λειτουργεϊυ, ίλάσχεσθαι, πρσφέρειυ τά δώρα . Et surtout il est question du
πυεύμα άρχιερατιχόυ, de la grâce spirituelle du souverain sacerdoce.
Or il est remarquable que le texte de la prière ne demande pas l'effusion de ce πυεύμα, mais
uniquement la grâce d'en faire l'usage qui plaît à Dieu : « qu'il exerce sans reproche le souverain
sacerdoce..., qu'il rende votre visage propice..., qu'il vous offre » : puis, dans une deuxième
partie, on demande pour le nouvel évêque les pouvoirs (έξουσίαυ) qui découlent de son
souverain sacerdoce : délier les péchés, distribuer les parts ou les charges (αλήρους), délier tout lien
en vertu du pouvoir accordé aux Apôtres. Tout se passe comme si le fait de recevoir le « pneûma de
chef » avait par le fait même constitué l'évêque élu comme grand prêtre : comme si pneûma
hègemonikon et pneûma archieratikon n'étaient qu'un unique don spirituel. Mais l'accent est mis
sur le caractère de chef : l'évêque est prêtre, mais c'est un prêtre qui est chef, άργωυ, un prêtre-chef,
27
άρχιερεύς 26. » Père Lécuyer, Episcopat et presbytérat dans les écrits d’Hippolyte de Rome, 1953,
Recherches de sciences religieuses, tome XLI
Le Père Lécuyer reconnaît qu’il n’a été nullement question du Sacerdoce jusque là. Il va même
plus loin en affirmant que c’est du pneuma hegemonikon que découle le pneuma archieratikon qui
exprimerait le Sacerdoce. Nous arrivons ici à une confusion majeure, à la fois commune aux
Anglicans, aux dominicains d’Avrillé et à l’abbé Portail.
23 (NDT) Plutôt l’incertitude, voire le risque, le danger : Le mot littéral est insécurité, ce qui est plus qu’ambiguïté ; la formule ne laisse pas la place à une bonne interprétation. 24 (NDT) C’est plutôt grand prêtre : Hoherpriester. C’est le terme utilisé dans les traductions allemandes des textes évangéliques de la Passion pour désigner Ann et Caïphe. Cette remarque vaut pour la suite. 25 http://www rore-sanctifica.org/bibilotheque_rore_sanctifica/04-rite_de_paul_6-invalidite_du_rite_episcopal/1978-kroger- etude_de_la_validite_de_la_forme_du_rite/Kroger_traduction_francais_1978.pdf 26 Note du Père Lécuyer : l'expression se retrouve à deux autres reprises dans La Tradition apostolique : au chapitre 9, à propos du sacrifice eucharistique (Botte, p. 41, 3e ligne) : au chapitre 30, à propos des visites que l'évêque doit faire aux malades (BOTTE, p. 66, 3e ligne). 27 http://www rore-sanctifica.org/bibilotheque_rore_sanctifica/11- reformateurs_de_1968_&mouvement_liturgique/pere_joseph_lecuyer/1953-lecuyer-episcopat_dans_hippolyte(cnrs)/J- LECUYER1953EpiscopatdansHippolyte_(Format_texte).pdf
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5.5 Chez l’abbé Portail, une confusion similaire aux Anglicans entre pouvoir sacramentel et
grâce sacramentelle
L’abbé Portail, par les concepts flous qu’il développe succinctement, laisse croire que la seule
signification du Spiritus principalis recouvrerait tant la signification de l’effet sacramentel de la
potestas ordinis (d’ordre ontologique) que la signification de l’effet sacramentel de la gratia ordinis
(non ontologique).
En effet, il déduit de sa modification grammaticale (pour fonder les Eglises) que la signification du
don du Spiritus principalis exprimerait la potestas ordinis :
« Il peut donc y avoir une pluralité de sens pour Spiritum principalem. Est-ce si grave que cela ?
Dom Botte lui-même, ne le pense pas28. Pourquoi ?
Car il reste la suite de la formule - le b) et le c) - qui désigne le pouvoir transmis par le Sauveur à ses
Apôtres pour fonder les Églises. Il s'agit donc bien de l'indication de la succession apostolique et donc
du pouvoir épiscopal. Cette précision suffit pour éliminer les hésitations qui pourraient advenir de la
pluralité des sens de Spiritum principalem. Il ne s'agit ni d'un abbé, ni d'un général d'ordre, d'un prieur,
d'un diacre ou d'un prêtre, mais d'un successeur des Apôtres » Abbé Portail, Le Chardonnet, n°224
janvier 2007
Et ensuite, sans expliciter nullement quel est son raisonnement, il conclut :
« Ainsi la grâce (Spiritum) et le pouvoir (successeur des Apôtres en fondant des églises) sont-ils exprimés
par la forme du rite de Paul VI. » Abbé Portail, Le Chardonnet, n°224 janvier 2007
Auparavant l’abbé Portail a déjà écrit :
« Signifie-t-elle autre chose que la plénitude du Sacerdoce et la grâce du Saint-Esprit» Abbé Portail, Le
Chardonnet, n°224 janvier 2007
Il équipare ainsi l’expression plus précise ‘plénitude du Sacerdoce’ et le mot ‘pouvoir’ qu’il utilise ici
de façon imprécise.
L’abbé Portail prétend donc que le don du Spiritus principalis, dont nous devons déduire de sa pensée
floue, qu’il s’agit d’un don créé, conférerait tout à la fois la potestas ordinis ainsi que la gratia ordinis.
C’est-à-dire que le pouvoir d’ordre, la potestas ordinis, propre à l’épiscopat, de nature
ontologique29, conféré ex opere operato par le sacrement valide, serait signifiée par l’expression du
don créé de la grâce du Saint-Esprit que nous devrions reconnaître dans le don du Spiritus principalis.
Bien que l’abbé Portail prétende avoir effectué la distinction entre potestas ordinis et gratia ordinis, a
contrario des Anglicans, il n’en reste pas moins, que l’abbé Portail adhère à une erreur similaire aux
Anglicans pour qui la grâce du sacrement est identifiée avec la réception de l’ordre en soi.
Nous avions déjà souligné cette erreur dans la Notitia IV dans le paragraphe 3.3.4.3. :
3.3.4.3. Illustration des distinctions nécessaires à partir de l’exemple des sacres Anglicans
sacramentellement invalides et condamnés par le Magistère
28 Note de l’abbé Portail : «Si l'on omettait par inadvertance les mots Spiritum principalem, je ne vois ce que cela changerait». D. Bernard Botte, «L'ordination de l'évêque», la Maison-Dieu 97 (969), p. 119-120. 29 Rappelons que le Pape Saint Pie X n’hésite pas à employer le terme de « caractère épiscopal » dans le Canon 951 du Code de Droit Canon qui sera promulgué en 1917 par son successeur la Pape Benoît XV, tout comme le Pape Pie XII emploie la même expression dans le canon 235 des Eglises orientales qu’il promulgue le 02 juin 1957.
Page 16 sur 31 http://www.rore-sanctifica.org Communiqué du 17 mai 2007 Ce pouvoir de l'épiscopat est le suprême sacerdoce, le premier rang de l'ordre. 30La forme anglicane a le problème suivant :
Selon la théologie catholique, l'ordre donne :
1. le pouvoir sacramentel, (potestas ordinis) ex opere operato,
2. le caractère sacramentel, ontologique, associé à l’ex opere operato,
3. la grâce sacramentelle, si l'ordinant n'oppose pas d’obstacle (Etat de grâce de
l’impétrant) (gratia ordinis).
Selon Saint Thomas et la doctrine sacramentelle catholique commune, le N°1 est identique
avec le N°2 et lui est indissociable : selon la doctrine catholique pouvoirs sacramentels
(potestas ordinis) et caractère sacramentel ontologique sont identiques et conférés ex opere
operato.
Mais selon la doctrine hérétique des anglicans le N°3 et le N°1 seraient identiques : selon la
doctrine hérétique anglicane, la grâce sacramentelle (gratia ordinis) serait identique aux
pouvoirs sacramentels (potestas ordinis) :
"Recevez l'Esprit Saint pour être évêque dans l'Eglise".
Donc les anglicans refusent de dire : "soyez fidèles dans votre épiscopat par la grâce du Saint
Esprit", non, la grâce du sacrement est identifiée avec la réception de l'ordre en soi.
Alors, si on perd la grâce, perd-t-on aussi l'épiscopat ?
Cette question n'est nullement rhétorique ; les protestants l’affirment bel et bien !
En dehors de la grâce il n'y a point de ministère légitime pour Luther, Calvin et Wicleff et l’on
perd sa charge ET SES POUVOIRS SPIRITUELS sinon sacramentels, car les protestants nient
aussi la théologie sacramentelle catholique pour les sacrements qui sont dispensés par le clergé
consacré par le sacrement de l’ordre. Du reste les protestants nient farouchement que
l’épiscopat soit un sacrement au sens sacramentel catholique.
30 Citons d’ailleurs ce que dit saint Thomas d’Aquin quand il distingue le pouvoir d’ordre de l’évêque de sa juridiction : « (4) On objecte en quatrième lieu, que l’épiscopat n’est pas un ordre. Ceci est manifestement une erreur, si on l’entend absolument. Saint Denys dit expressément que la hiérarchie ecclésiastique se compose de trois ordres: les évêques, les prêtres et les diacres. Et à la dist. XXI, chap. : Cleros, on trouve que l’ordre des évêques se divise en quatre parties. L’évêque en effet a un ordre par rapport au corps mystique du Christ qui est l’Église, dont il reçoit la charge principale et pour ainsi dire royale. Mais par rapport au corps réel du Christ, contenu dans le sacrement, il n’a pas d’ordre supérieur au prêtre. Or, qu’il ait un ordre et non la seule juridiction, comme le curé ou l’archidiacre, ce qui le prouve c’est le fait que l’évêque a le pouvoir d’accomplir beaucoup de choses qu’il ne peut confier à d’autres, par exemple confirmer, ordonner, et consacrer des basiliques. Pour ce qui concerne son pouvoir de juridiction, il peut le déléguer à d’autres. Une autre preuve également, c’est que si un évêque déposé rentre en charge, il n’est pas consacré de nouveau, étant donné que son pouvoir d’ordre demeure. Ainsi fait-on pour les autres ordres. » saint Thomas d’Aquin - VERS LA PERFECTION DE LA VIE SPIRITUELLE - OPUSCULE 18 - (1254-1256) - Pour défendre la vie religieuse comme voie de perfection vers la sainteté - Editions Louis Vivès, 1857 - opuscul. de perfectione vitae, cap. 24. Traduit de : "Quod vero quarto proponitur, quod episcopatus non sit ordo, manifeste continet falsitatem si absolute intelligatur. Expresse enim dicit Dionysius esse tres ordines ecclesiasticae hierarchiae: scilicet episcoporum, presbyterorum, et diacono¬rum: et 21 dist., cap. cleros habetur, quod ordo episcoporum quadripartitus est. Habet quidem enim ordi¬nem episcopus per comparationem ad corpus Christi mysticum, quod est Eccle-sia; super quam principa¬lem accipit curam, et quasi regalem. Sed quantum ad corpus Christi verum, quod in sacramento contine¬tur, non habet ordinem supra presbyterum. Quod autem aliquem ordinem habeat, et non iurisdictionem solam, sicut archidiaconus vel curatus, patet ex hoc quod episcopus potest multa facere quae non potest commit- tere, sicut conferre ordines, consecrare basilicas, et huiusmodi; quae vero iurisdic-tionis sunt, pot¬est aliis committere. Idem etiam patet ex hoc quod si episcopus depo-situs restituatur, non iterum conse¬cratur tanquam potestate ordinis remanente, sicut etiam in aliis contingit ordinibus."
Page 17 sur 31 http://www.rore-sanctifica.org Communiqué du 17 mai 2007 C'est bien pourquoi Pie XII exige, à peine d’être sacramentellement invalide, qu'une forme sacramentelle de consécration signifie de manière UNIVOQUE les deux effets bien distincts du sacrement, le pouvoir sacramentel (potestas ordinis, identique au caractère ontologique conferé ex opere operato) + la grâce sacramentelle (gratia ordinis).
Et la Vindication33 des évêques catholiques anglais martèle la même chose en 1898.
Or, en opposition frontale avec la doctrine catholique infaillible et inlassablement répétée sur le
sacrement des Saints Ordres Catholiques, dans la nouvelle forme « sacramentelle » épiscopale
inventée par Dom-Botte-Lécuyer-Bugnini, et promulguée le 18 juin 1968 par Montini-PaulVI,
c’est une simple grâce d'état (gratia ordinis) sacramentelle (Spiritus principalis) qui est
ainsi identifiée avec le pouvoir sacramentel (potestas ordinis) et son caractère ontologique
conféré ex opere operato par le sacrement.
En d’autres termes : Dans la nouvelle « forme sacramentelle épiscopale » conciliaire
promulguée par Montini-Paul VI, la grâce épiscopale (gratia ordinis) remplace désormais
le caractère ontologique épiscopal (potestas ordinis), EXACTEMENT COMME DANS
LES SACRES EPISCOPAUX ANGLICANS, DECLARES INFAILLIBLEMENT POUR
CELA SACRAMENTELLEMENT INVALIDES, ET CONDAMNES PAR L’EGLISE.
Le Franc-Maçon, prêtre lazariste, et liturgiste, Annibale Bugnini, qui sera bientôt nommé
par Montini-Paul VI Secrétaire général du Consilium, c'est-à-dire Chef de ces équipes de
« Réformateurs » liturgistes, n’avait-il pas déclaré officiellement le 15 mars 1965 à
l’Osservatore Romano, un an après l’institution du Consilium le 25 mars 1964, et plus de
trois ans avant la promulgation de Pontificalis Romani le 18 juin 1968 :
« Nous devons dépouiller nos prières Catholiques et la Liturgie Catholique de tout ce
qui pourrait représenter l’ombre d’une pierre d’achoppement pour nos frères
séparés, c'est-à-dire pour les Protestants. »
Avec cette nouvelle forme « sacramentelle » épiscopale conciliaire et avec sa « curieuse »
théologie associée du sacrement de la consécration épiscopale catholique, explicitée par Dom
Botte et surtout Lécuyer, et désormais reprise à leur compte par les si « solidement
traditionnels » Dominicains d’Avrillé, le liturgiste Franc–Maçon Annibale Bugnini n’aura-t-il
pas bien mérité du Grand Architecte de l’Univers ! Nous en laissons le lecteur juge.
L’emploi de l’expression « grâce qui fait l’objet de la prière de consécration épiscopale » sous
la plume du Père Lécuyer va donc prêter à toutes les ambiguïtés utiles. Cependant, comme le
Père Lécuyer affirme que ce don créé du Spiritus principalis « constitue l’évêque », nous
devons considérer que pour lui, l’expression « grâce de l’épiscopat » désigne la consécration
épiscopale prise dans son ensemble en incluant l’effet sacramentel du pouvoir d’ordre
(potestas ordinis), assimilé à la la gratia ordinis du sacrement.
Cette prétendue démonstration « théologique » de l’abbé Portail est vraiment la partie la plus faible de son article. Cette fausse argumentation de l’abbé Portail tient d’abord à son manque de rigueur (modification de la structure grammaticale de la forme), au manque de précision de son étude, à l’absence de développement approfondi de ses arguments, et à son ignorance des réfutations déjà faites, en dehors de tout appareil critique et de l’étude des textes fondamentaux sur la question. Le précepte évangélique recommande de tourner sa langue sept fois dans sa bouche avant de parler, pour le cas de l’abbé Portail, il est très présomptueux de sa part d’avoir voulu statuer avec certitude de la prétendue validité sacramentelle de la nouvelle en une page, sans travail suffisant préalable de sa part.
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5.6 L’abbé Portail veut faire d’une forme hérétique, une forme qui satisferait aux critères du Pape Pie XII
Or, cette nouvelle forme, transitive (Esprit donné par le Père au Fils qui le transmet aux apôtres), est hérétique. Elle reproduit l’hérésie onctionniste, spécifique au Père Lécuyer qui s’appuyait sur Théodore de Mopsueste, auteur plusieurs fois condamné par l’Eglise, et aux courants dynamistes du IV° siècle anathémisés par l’Eglise. Déjà Thilo Stopka avait rendu publique sa lettre à l’abbé Laguérie où il l’interrogeait sur l’hérésie contenue dans ce nouveau rite. Sa lettre publique est bien sûr restée sans réponse.
Nous citerons ici un extrait de la lettre ouverte que Thilo Stopka adressa à l’abbé Laguérie le 24 septembre 2006. Les questions que posent Thilo Stopka s’appliquent également à l’abbé Portail :
« Afin de bien mettre en lumière l’importance fondamentale du problème que soulève la nouvelle forme
sacramentelle de Paul VI pour la consécration épiscopale, il faut d’abord avoir en tête quelques actes,
décisions et condamnations du Magistère, et vous ne saurez dès lors manquer de réaliser que l’application à
cette nouvelle forme en devient évidente :
Denzinger-Hünermann 260
« Ephèse, Canon 9. Si quelqu'un dit que l'unique Seigneur Jésus Christ a été glorifié par l'Esprit,
comme s'il avait utilisé un pouvoir étranger qui lui venait de l'Esprit et qu'il a reçu de lui le
pouvoir d'agir contre les esprits impurs et d'accomplir ses signes divins parmi les hommes, et
ne dit pas plutôt que cet Esprit, par lequel il a opéré les signes divins, était le sien propre, qu'il soit
anathème. »
Denzinger-Hünermann 434
Anathématismes contre les Trois Chapitres.
« II. Concile de Constantinople 12. Si quelqu'un prend la défense de l'impie Théodore de Mopsueste qui
affirme qu'un autre est le Dieu Verbe et un autre le Christ qui, troublé par les passions de l'âme et les
désirs de la chair, s'est peu à peu libéré des attraits inférieurs et ainsi, rendu meilleur par le progrès de
ses oeuvres et devenu tout à fait irréprochable par son comportement, a été baptisé comme un simple
homme au nom du Père, du Fils et du Saint-Esprit ; et, par le baptême, a été jugé digne de recevoir la
grâce du Saint-Esprit et de l'adoption filiale ; et, à l'égal d'une image royale, est adoré en la
personne du Dieu Verbe ; et après sa résurrection est devenu immuable en ses pensées et totalement
impeccable.
Le même impie Théodore a dit encore que l'union du Dieu Verbe au Christ a été du même ordre que
celle dont parle l'Apôtre pour l'homme et la femme : " Ils seront deux en une seule chair " Ep 5,31. »
11ème Concile de Tolède. Denzinger-Hünermann 527
« 12) Car Il (l’Esprit Saint) ne procède pas du Père vers le Fils ni ne procède du Fils pour sanctifier
les créatures, mais il apparaît bien comme ayant procédé à la fois de l'un et de l'autre, parce qu'il est
reconnu comme la charité ou la sainteté de tous deux. »
Et maintenant comparons la doctrine énoncée ci-dessus avec la nouvelle forme sacramentelle épiscopale et avec
d’autres textes conciliaires.
La forme française de 1977 :
« Et maintenant, Seigneur, répands sur celui que tu as choisi la force qui vient de toi, l'Esprit qui fait
les chefs, l'Esprit que tu as donné à ton Fils bien-aimé, Jésus Christ, celui qu'il a donné lui-même
aux saints Apôtres qui établirent l'Église en chaque lieu comme ton sanctuaire, à la louange incessante
et à la gloire de ton Nom. »
La forme en français pour les sacrés de Mgr Breton, Dax 2002 :
Page 19 sur 31 http://www.rore-sanctifica.org Communiqué du 17 mai 2007 « Et maintenant, Seigneur, répands sur celui que tu as choisi la force qui vient de toi, l'Esprit souverain que tu as donné à ton Fils bien-aimé, Jésus Christ, l'Esprit qu'il a lui-même communiqué aux saints Apôtres qui établirent l'Église en chaque lieu comme ton sanctuaire, à la louange incessante et à la gloire de ton Nom. »
La forme en français, diocèse Auray-Vannes 2005 :
« Et maintenant, Seigneur,
répands sur celui que tu as choisi la force qui vient de toi,
l'esprit souverain que tu as donné à ton fils bien-aimé, Jésus Christ,
l'esprit qu'il a lui-même communiqué aux saints Apôtres
qui établirent l'Église en chaque lieu comme ton sanctuaire,
à la louange incessante et à la gloire de ton Nom. »
Le Compendium du Nouveau Catéchisme, question N° 47 :
« Qui est l’Esprit Saint, que Jésus Christ nous a révélé ? »
243-248
Il est la troisième Personne de la Sainte Trinité. Il est Dieu, uni au Père et au Fils, et égal à eux. Il «
procède du Père » (Jn 15,26), qui, en tant que principe sans commencement, est l’origine de toute la
vie trinitaire. Il procède aussi du Fils (Filioque), par le don éternel que le Père fait de lui au Fils.
Envoyé par le Père et le Fils incarné, l’Esprit Saint conduit l’Église à la connaissance de « la Vérité tout
entière » (Jn 16,13).
Je demande ici : est-ce que le Fils reçoit bien la vis spirativa dans l’engendrement, ou cette réception serait-
elle complétée, parce que l’hypostase du Père donnerait à l’hypostase du Fils l’hypostase du Saint
Esprit ? Est-ce que le Fils est bien, avec le Père, comme dit le Concile de Lyon, un seul principe du Saint
Esprit, ou ne serait-il qu’un canal transitoire pour l’Esprit ?
Cette fausse doctrine condamnée, selon laquelle l‘Esprit procèderait du Père vers le Fils, on peut aussi la
retrouver dans l’encyclique Dominum et Vivificantem de Jean Paul II :
« 17. Il convient de souligner ici que l'«esprit du Seigneur», qui «repose» sur le futur Messie, est
clairement et avant tout un don de Dieu pour la personne de ce Serviteur du Seigneur. »
Lisez les commentaires du Prof. Dörmann concernant cette doctrine étrange de Jean Paul II. Des conceptions de
cette nature se retrouvent aussi dans la Liturgie de Lima, édité par Max Thurian.
(Oraison)
Seigneur Dieu, riche en grâce et en miséricorde,
tu as donné l’onction de l’Esprit Saint à ton Fils bien-aimé,
lors de son baptême au Jourdain,
et tu l’as consacré prophète, prêtre et roi;
accorde-nous une nouvelle effusion de l’Esprit
pour que nous soyons fidèles à la vocation de notre baptême,
que nous recherchions d’un grand désir
la communion au Corps et au Sang du Christ..
(Préface)
Il (le Christ) a voulu être baptisé et consacré comme ton Serviteur,
pour annoncer aux pauvres la bonne nouvelle.
Avez-vous bien réalisé que la nouvelle forme sacramentelle épiscopale de Paul VI déclare une autre Trinité, une
nouvelle Trinité, où le Fils, mineur au Père, devrait recevoir le don du Saint Esprit, sans posséder,
Page 20 sur 31 http://www.rore-sanctifica.org Communiqué du 17 mai 2007 ensemble avec le Père, la caractéristique de la spiratio activa. La nouvelle forme nie en effet explicitement et tout simplement le Filioque en tant que principe du Saint Esprit. Et le Compendium dégrade à son tour le Filioque en faisant du Fils un simple canal de l’Esprit.
Est-ce là ce que vous aller enseigner à l’Institut du Bon Pasteur ?
Je vous demande à présent ici si un baptême avec la forme suivante pourrait être valide ?
« Je te baptise au nom du Père majeur, et du Fils mineur etc… »
Ou prenez l’exemple suivant ?
« Je te baptise au nom du Père, et du Fils, et du Saint Esprit –le don du Père au Fils. Amen. »
A l’évidence, cette négation explicite du fait que le Fils est, en commun avec le Père, le principe du Saint
Esprit, et n’en est nullement un simple canal, rendrait ce baptême radicalement nul. Lisez Saint Thomas III
q. 60 a.8 ! Il ne s’agit plus de la Trinité authentique de la Révélation ! Il s’agit d’un autre dieu !
• Trouve-t-on oui ou non cette hérésie bel et bien exprimée dans la nouvelle forme sacramentelle
épiscopale de Paul VI ?
• Est-ce que cette doctrine se retrouve dans le Compendium du Nouveau Catéchisme, oui ou non ?
• Est-ce qu’on peut rencontrer la même idée dans Dominum et Vivificantem, oui ou non ?
• Est-ce que le père Lécuyer, un partisan connu des hésiarques condamnés Théodore de Mopsueste et
Theodoret de Cyr (Trois-Chapitres), était en charge du nouveau rite de consécration épiscopale, oui ou
non ?
De grâce, évitez surtout ici d’évoquer ce texte de l’Evangile «l’Esprit du Seigneur se repose sur moi, car je suis
l’oint du Seigneur ». C’est en effet d’abord l’Union hypostatique qui constitue l’« Onction » au sens
propre, et le parfum qui sort de cette Onction (Filioque), c’est l’Esprit Saint. Le Can. 9 du Concile
d’Ephèse le prouve.
En résumé : si vous voulez prouvez la validité du nouveau rite, prouvez la validité d’un baptême tel qu’énoncé
ci-dessus, en gardant à l’esprit les définitions du Magistère que j’ai rappelées plus haut. Mais ne faites pas
comme les dominicains d’Avrillé qui ont accepté sans sourciller le changement d’un mot par un autre dans le
texte des rites rassemblés par Denzinger, « Ritus orientalium », t.2, page 220, où l’on a remplacé « quam » par
« quem ». » Thilo Stopka, Lettre ouverte à l’abbé Laguérie, 24 septembre 200631
Ces questions valent aussi pour l’abbé Portail qui n’examine aucunement l’hérésie contenue dans le nouveau rite de consécration épiscopale.
Nous sommes étonnés que l’abbé Portail ait occulté cette question, comment peut-il encore l’ignorer, puisqu’elle a été signalée dès le début 2005 par Thilo Stopka et puis reprise dans le tome I de Rore Sanctifica en juillet 2005, et ensuite en juillet 2006, elle a fait l’objet d’une étude complète dans la Notitia IV.
Comment l’abbé Portail peut-il considérer comme sacramentellement valide une forme de prétendue consécration épiscopale qui est hérétique ?
5.7 Le Père Pierre-Marie Avrillé voudrait laisser croire qu’il ne se serait pas exprimé sur la validité intrinsèque de la nouvelle forme
La manière dont le Père Pierre-Marie d’Avrillé introduit l’abbé Portail est étonnante. A le lire, un lecteur nouveau ou non averti pourrait croire qu’Avrillé n’a parlé de rites orientaux et de démonstration extrinsèque de validité, et n’a pas encore abordé la question de l’invalidité intrinsèque de la nouvelle forme. En effet, le Sel de la terre écrit :
31
Page 21 sur 31 http://www.rore-sanctifica.org Communiqué du 17 mai 2007 « M. l'abbé Portail va plus loin, puisqu'il s'attache à montrer que la forme du rite de Paul VI est substantiellement identique à la forme du rite ancien, c'est-à-dire qu'elle indique la plénitude du sacerdoce et la grâce du Saint- Esprit. » Sel de la terre, n°60
Et Avrillé se garde de tout jugement sur la conclusion de l’abbé Portail, se contentant de le citer, comme si les Dominicains voulaient mettre en avant l’abbé Portail sur ce terrain, le laisser s’avancer seul, et se garder ensuite la possibilité de pouvoir le désavouer en disant qu’ils n’ont cautionné en rien ses arguments.
« M. l'abbé Portail en conclut que «le rite de Paul VI est valide en lui-même et, utilisé normalement, confère
effectivement la grâce de l'épiscopat à l'ordinant». Sel de la terre, n°60
Un tel comportement de la part du Père Pierre-Marie est très clérical, et peu courtois pour l’abbé Portail, en dépit des compléments suspects qu’il lui adresse à la fin de l’article :
« Nous remercions M. l'abbé Portail d'être intervenu dans ce débat (où il avait, certes, plus de mauvais coups à
attendre que de remerciements, tant certains esprits sont survoltés) » Sel de la terre, n°60
En effet, contrairement à ce qu’une lecture rapide de cet article pourrait laisser croire, les Dominicains d’Avrillé se sont bel et bien déjà prononcés sur la validité intrinsèque de la nouvelle forme et ont conclu à sa validité sacramentelle à partir de la signification du Spiritus principalis.
Comme l’abbé Portail, les Dominicains d’Avrillé ont effectué la confusion des Anglicans entre potestas ordinis et gratia ordinis. Les Dominicains d’Avrillé sont même allés plus loin en prenant la défense du Père Lécuyer et en prétendant le laver de tout soupçon d’hérésie onctionniste. Le CIRS a démontré publiquement dans la Notitia IV qu’il n’en est absolument rien. Cette attitude n’est pas honnête, car elle ne respecte pas les faits et la vérité. Procédé des dominicains d’autant plus discutable que l’abbé Portail reprend un argument déjà avancé par Avrillé, alors qu’Avrillé le présente comme nouveau, car il « va plus loin » ! (sic). Et l’abbé Cekada a déjà réfuté le Père Pierre-Marie sur ce sujet en janvier 2007. Et voilà qu’Avrillé fait semblant de le découvrir chez l’abbé Portail, ne tenant visiblement aucun compte de la réfutation répétée de l’abbé Cekada. L’abbé Celier a de nouveau répété ce sophisme, et l’abbé Cekada a dû le réfuter une deuxième fois. La réfutation de l’abbé Cekada sera donc répétée une troisième fois pour Avrillé cette fois-ci !
5.7.1 La Notitia IV a déjà souligné que le Père Pierre-Marie d’Avrillé épouse les conceptions du Père Lécuyer sur le Spiritus principalis comme don créé
Rappelons les écrits des dominicains d’Avrillé sur le sujet, tout particulièrement en citant quelques passages de la Notitia IV que nous avons consacré à ce sujet précis. Nous reproduisons le paragraphe 3.3.6.
3.3.6. Avrillé épouse les conceptions du Père Lécuyer sur le Spiritus principalis comme don créé
3.3.6.1. Avrillé reprend à son compte la confusion du Père Lécuyer sur grâce (gratia ordinis) et
pouvoir (potestas ordinis) d’ordre, et contredit le rite maronite.
A ce stade de notre réflexion, il est également utile de noter ce qu’écrit le Sel de la terre n°54. Au sujet
du Spiritus principalis, les rédacteurs sont en harmonie avec le Père Lécuyer pour affirmer qu’il
s’agit de la « grâce épiscopale » :
« L'expression «Spiritus principalis», pour désigner la grâce de l'épiscopat,
se retrouve dans les deux rites que nous avons mis en parallèle avec la forme de
Paul VI, mais aussi dans d'autres rites orientaux »32
32 Le Sel de la terre, n°54, p106
Page 22 sur 31 http://www.rore-sanctifica.org Communiqué du 17 mai 2007 « Son sens (NDLR : à la formule) est : le don du Saint-Esprit qui crée l’évêque » 33 Les rédacteurs du Sel de la terre reprennent à leur compte le même concept ambigu du Père Lécuyer de la « grâce de l’épiscopat » sans introduire la distinction nécessaire entre la signification distincte exigée entre le pouvoir d’ordre (potestas ordinis) et la grâce (gratia ordinis) sacramentelle qui accompagne la consécration. Ce concept ambigu identifié à un don créé, est contradictoire avec le recours au rite maronite de l’intronisation non-sacramentelle du patriarche pour prétendre justifier de façon extrinsèque la validité sacramentelle du nouveau rite, car, dans ce recours assorti du montage fallacieux opéré par les rédacteurs du Sel de la terre, l’antécédent du pronom relatif quem qui se trouve dans ce rite être l’Esprit-Saint, est tronçonné pour être remplacé par le Spiritus principalis. Cela souligne bien le caractère tout à fait fallacieux de la glose a posteriori du Père Pierre-Marie selon lequel « le quam serait encore mieux que le quem », ainsi qu’il a l’audace de l’écrire34 dans le Sel de la terre de mai 2006 (n°56), et de le répéter dans sa brochure « Sont-ils évêques ? »35. L’antécédent qui était alors explicitement une Personne (Spiritus Sanctus) dans le rite maronite deviendrait ainsi un don créé (Spiritus principalis) par ce tour de passe-passe réthorique. De surcroît, les rédacteurs du Sel de la terre n’ont nullement cherché bien sûr à déterminer si cette forme satisfaisait bien aux critères définis infailliblement par Pie XII pour qu’une forme essentielle soit sacramentellement valide. Les mêmes rédacteurs reconnaissent le Spiritus principalis (cette « grâce de l’épiscopat ») en outre comme un don créé, émanant de l’Esprit-Saint. Cette interprétation d’Avrillé est cohérente avec celle du Père Lécuyer. Le Sel de la terre cite Dom Botte qui se réclame du Père Lécuyer : « Dès lors, le choix du terme hègemonicos se comprend : c'est le don de l'Esprit qui convient à un chef. La meilleure traduction française serait peut-être : l'Esprit d'autorité. Mais, quelle que soit la traduction adoptée, le sens paraît certain. Cela avait été excellemment démontré par un article du père J. Lécuyer : «Episcopat et presbytérat dans les écrits d'Hippolyte de Rome», Rech. sciences relig 41 (1953) 30-5036.»37 Cependant le Père Lécuyer, comme nous venons de le voir, n’identifie pas le Spiritus avec l’Esprit-Saint, mais il préfère parler d’appropriation postérieure à l’Esprit-Saint. Cette divergence (Personne ou don créé) ne semble avoir ému ni Dom Botte ni les rédacteurs du Sel de la terre. Elle recouvre pourtant toute la question qui a été traitée dans Rore Sanctifica, tome I, au sujet de l’hérésie anti-filioque.38 Car si le Spiritus principalis désigne véritablement l’Esprit-Saint, la nouvelle forme engendre de graves hérésies anti-trinitaire et anti-filioque. Dom Botte est contradictoire, et tout en adhérant pleinement à l’interprétation du Père Lécuyer, les rédacteurs du Sel de la terre citent le propos contradictoire de Dom Botte et l’endossent. Cela montre leur absence d’analyse de ces questions et la profonde méconnaissance théologique qu’ils en ont. En dehors de ces imprécisions entretenues par le recours à Dom Botte, les rédacteurs du Sel de la terre abondent plus encore dans le sens du Père Lécuyer, car ils ajoutent que ce don créé serait accordé à la nature humaine de Notre Seigneur Jésus-Christ : « En réalité, il s'agit ici d'un don du Saint-Esprit, accordé à la nature humaine de Notre-Seigneur. Ce don (créé) est conféré par les trois personnes divines, comme toute œuvre extérieure à la Trinité .» 39
33 Le Sel de la terre, n°54, p107 34 « On voit donc que les deux rites ont la même signification, et que cela apparaît mieux encore quand on restitue la vraie leçon », Père Pierre-Marie, Le Sel de la terre, n°56, p178 35 Brochure « Sont-ils évêques ? », Editions du Sel, avril 2006 (diffusée le 4 juillet 2006) 36 Note du Sel de la terre n°54 : Dom Bernard BOTTE O.S.B., «"Spiritus principalis" (formule de l'ordination épiscopale)», Notitia 10 (1974), p. 410-411 37 Le Sel de la terre, n°54, p107 38 Rore Sanctifica, tome I, p88 et p89 39 Le Sel de la terre, n°54, p107
Page 23 sur 31 http://www.rore-sanctifica.org Communiqué du 17 mai 2007 3.3.6.2. Avrillé, s’opposant à saint Thomas, approprie le don au Père
Par contre, les rédacteurs du Sel de la terre approprient au Père ce don créé que serait le Spiritus
principalis (par don créé, les rédacteurs désignent le Spiritus Principalis) :
« Ce don (créé) est conféré par les trois personnes divines, comme toute
œuvre extérieure à la Trinité, mais il est attribué au Père (voir Je 1, 17), selon les
règles tout à fait classiques et catholiques de l'appropriation. » Sel de la terre,
n°54, p 107
En cela ils s’écartent du Père Lécuyer et de l’argument de Saint Thomas que celui-ci emploie pour
justifier l’appropriation de l’esprit de gouvernement au Saint-Esprit.
« La nature divine, bien qu'elle soit commune aux trois Personnes, leur
convient cependant dans un certain ordre, en tant que le Fils reçoit du Père la
nature divine, et que l'Esprit Saint la reçoit de tous deux. De même aussi, le
pouvoir de créer, bien qu'il soit commun aux trois Personnes, leur convient dans
un certain ordre, car le Fils la tient du Père, et le Saint-Esprit du Père et du Fils.
Aussi attribue-t-on le nom de Créateur au Père, comme à celui qui ne tient pas d'un
autre le pouvoir créateur. Du Fils, on dit que tout a été fait par lui, en tant qu'il a
le même pouvoir, mais reçu d'un autre, car la préposition «par» désigne
ordinairement une cause intermédiaire, ou un principe découlant lui-même d'un
principe. Quant à l'Esprit Saint, qui tient ce même pouvoir des deux autres
Personnes, on lui attribue de gouverner et de vivifier, comme Seigneur, ce que le
Père a créé par le Fils. On peut encore trouver une raison générale de cette
attribution selon la façon dont les attributs essentiels sont appropriés aux trois
Personnes. Comme on l'a vu précédemment, on approprie au Père la puissance,
qui se manifeste surtout dans la création, et c'est pourquoi on attribue au Père
d'être le Créateur. Au Fils on approprie la sagesse, par laquelle tout agent
intelligent opère, et c'est pourquoi on dit de lui : « par qui tout a été fait ». Enfin
on approprie la bonté au Saint-Esprit, et c'est à elle qu'il revient de gouverner en
conduisant les choses aux fins qui leur sont dues, et de donner la vie40, parce que
celle-ci consiste en une sorte de mouvement interne et que ce qui donne d'abord le
mouvement, c'est la fin et le bien. » Saint Thomas d’Aquin, Somme théologique,
Ia, Q45, a6, Editions du Cerf
Curieusement les rédacteurs du Sel de la terre adhèrent à l’interprétation du Père Lécuyer, sauf lorsque
celui-ci se réfère à saint Thomas d’Aquin. Etrange position que celle de ces Dominicains, par ailleurs
prétendument thomistes !?
5.7.2 Avrillé justifiant l’onctionisme du Père Lécuyer a déjà été implicitement désavoué par l’abbé Chautard (FSSPX)
Cette tentative de dérobade du Père Pierre-Marie est d’autant moins acceptable qu’il a justifié l’onctionisme du Père Lécuyer et qu’il a cherché à l’en laver de tout soupçon. Nous avons montré dans notre communiqué41 du 5 janvier 2007 que désormais les écrits du Sel de la terre sur la question sont désavoués implicitement par l’étude de la pensée théologique du Père Lécuyer qu’a effectuée l’abbé Chautard et qu’il a présentée en octobre 2005. Nous citons ici le chapitre 4 de notre communiqué.
4. Application de l’étude de l’abbé Chautard au rite épiscopal et contradiction du Père Pierre-
Marie d’Avrillé
Nous abordons ici le point capital de la pensée du Père Lécuyer, eût égard à ses conséquences dans la
réforme liturgique, qui est la conséquence de cette fausse théologie aux tendances gnostiques, inspirée
40 « Spiritui Sancto appropriatur bonitas ad quam pertinet gubernatio, deducens res in debites fines... » 41 http://www rore-sanctifica.org/etudes/2007/RORE-2007-01-05-FR_Communique_Sacerdoce_Lecuyer.pdf
Page 24 sur 31 http://www.rore-sanctifica.org Communiqué du 17 mai 2007 des auteurs alexandrins des III° et IV° siècles, sur la nouvelle forme de consécration épiscopale de 1968.
« Lécuyer établit un parallèle entre les deux onctions sacerdotales du Christ (à l'Annonciation et au Jourdain) et
deux onctions sacerdotales des apôtres (au soir de Pâques et à la Pentecôte) :
«Il y a eu deux communications du Saint Esprit aux apôtres comme il y en a deux dans la vie de Jésus»42.
Dire cela, c'est implicitement reconnaître que le Christ a véritablement reçu une communication du Saint Esprit. C'est
reconnaître que sa grâce sanctifiante a augmenté, ce qui est au minimum une grave erreur. Ou alors, c'est reconnaître
que la grâce qui fait du Christ un prêtre a augmenté. Or, il nous a dit que c'était l'incarnation et donc la grâce d'union qui
faisait de lui un prêtre. Est-ce que l'union hypostatique aurait augmenté en Lui ?
La conséquence est que le parallèle que l'on fait ici entre la descente du Saint Esprit au Jourdain et celle de la
Pentecôte est encore un parallèle purement métaphorique. Dans ce cas, il est inutile de s'acharner à vouloir montrer que
l'onction de la Pentecôte est sacerdotale. » Abbé Chautard
L’abbé Chautard pose le problème de l’interprétation de l’onction du Jourdain qui revient à dire que « le
Christ a véritablement reçu une communication du Saint-Esprit » :
ou le Père Lécuyer affirme une croissance de la grâce sanctifiante dans le Christ ce qui est faux,
ou alors il affirme que son Sacerdoce qui est substantiel, car lié à l’Union hypostatique, aurait
augmenté, ce qui hérétique.
L’étude approfondie de l’abbé Chautard contredit donc radicalement les affirmations du Père
Pierre-Marie (Avrillé) dans sa revue Le Sel de la terre.
« Lécuyer établit un parallèle entre les deux onctions sacerdotales du Christ (à l'Annonciation et au Jourdain) et deux
onctions sacerdotales des apôtres (au soir de Pâques et à la Pentecôte) :
«Il y a eu deux communications du Saint Esprit aux apôtres comme il y en a deux dans la vie de Jésus»43.
Dire cela, c'est implicitement reconnaître que le Christ a véritablement reçu une communication du Saint Esprit »
Abbé Chautard
En effet le Père Pierre-Marie (Geoffroy de Kergorlay) écrit :
L'«hérésie onctioniste» du père Lécuyer est loin d'être prouvée44. On peut seulement lui reprocher de trop insister
sur le caractère nouveau de «l'onction» lors du baptême de Notre-Seigneur Jésus-Christ par saint Jean-Baptiste45,
alors qu'en réalité il ne s'agit que de la manifestation d'une grâce déjà existante. »
Père Pierre-Marie, Sel de la terre, pages 176-177, numéro 56, mai 2006
L’onction sacerdotale du Christ au Jourdain est bien, selon l’abbé Chautard, une communication du Saint-
Esprit dans la pensée théologique du Père Lécuyer à partir de ses écrits sur le Sacerdoce, ce que refuse le
Père Pierre-Marie qui prétend que le Père Lécuyer n’y a exprimé qu’une « manifestation d’une grâce déjà
existante » sans apporter le moindre argument.
L’examen de la référence donnée par l’abbé Chautard le prouve bien (ce texte est consultable sur notre
site http://www.rore-sanctifica.org - Voir le chapitre 12, page 317 dans Le Sacerdoce dans le mystère du
Christ du Père Lécuyer de 195746). L’onctionisme du Père Lécuyer est bien avéré, que cela plaise ou non
à Avrillé, c’est un fait.
42 Note de l’abbé Chautard : Sacerdoce, p. 317. 43 Nore de l’abbé Chautard : Sacerdoce, p. 317. 44 Note du Père Pierre-Marie : On trouverait chez des auteurs non suspects des expressions semblables à celle du père Lécuyer. Par exemple, l'abbé Fillion, dans son grand commentaire de l'Evangile de saint Matthieu, au sujet de la descente du Saint-Esprit sous forme de colombe lors du baptême de Notre-Seigneur, écrit : «Notre-Seigneur Jésus- Christ reçut visiblement l'onction de l'Esprit-Saint par laquelle il fut consacré Roi-Messie. » (La sainte Bible, Évangile selon saint Matthieu, avec commentaire de l'abbé L.-Cl. Fillion, Lethielleux, Paris, 1878, p. 79.) 45 Note du Père Pierre-Marie : Il est vraisemblable que le père Lécuyer exagère la nouveauté de la «deuxième onction» parce qu'il veut prouver la différence entre le caractère simplement sacerdotal et le caractère épiscopal : le premier caractère aurait été donné aux apôtres à la Cène et le second à la Pentecôte ; on trouverait, dit-il, une différence analogue chez Notre-Seigneur avec la première onction lors de son incarnation et la seconde lors de son baptême. On voit de suite que l'analogie ne marche pas bien, du fait que la deuxième onction de Notre-Seigneur ne lui confère rien de réel. 46 http://www rore-sanctifica.org/biblio-num-11.html
Page 25 sur 31 http://www.rore-sanctifica.org Communiqué du 17 mai 2007
Cette analyse erronée du Père Pierre-Marie avait déjà été mise en évidence dans nos précédentes études, à partir de l’analyse des textes du Père Lécuyer. En cherchant à invoquer une interprétation thomiste (manifestation d’une grâce déjà possédée par l’union hypostatique), le Père Pierre-Marie voudrait nous faire passer le Père Lécuyer pour un adepte de la méthode scolastique, or l’abbé Chautard confirme bien dans son étude le rejet de la méthode scolastique par le Père Lécuyer qui néanmoins connaissait bien saint Thomas. Nous retrouvons là un travers de l’étude d’Avrillé déjà constaté dans son usage de textes erronés et dans le recours à des montages pour tenter à tout prix de parvenir à justifier un parti pris a priori. L’étude de l’abbé Chautard apporte une contribution complémentaire qui conforte nos analyses, bien que son objet ne soit pas directement celle de la nouvelle forme de consécration épiscopale de Pontificalis Romani (1968). Plus ciblées sur ces questions, nos analyses sont allées plus loin que celles de l’abbé Chautard, mais nous nous réjouissons que son analyse factuelle du Père Lécuyer rejoigne nos propres conclusions.
5.8 Conclusion sur l’article de l’abbé Portail
Comme nous l’avons écrit, nous reviendrons sur l’article de l’abbé Portail dans un communiqué particulier. Nous avons simplement voulu montrer ici, sur quelques arguments, que sa pseudo-démonstration de la prétendue validité n’a pas plus de valeur que celle d’Avrillé qui a précédé.
Nous ajoutons que dans la dernière partie de son article, l’abbé Portail développe et affirme la doctrine du tutiorisme, ce que nous ne pouvons que saluer. Et pour la première fois, un prêtre de la FSSPX va aussi loin dans l’affirmation du tutiorisme, ce qui était pourtant la praxis de Mgr Lefebvre.
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6 Qu’est-ce qui est en jeu sur le fond et qu’attendons-nous d’Avrillé ?
6.1 Retour sur notre proposition de disputatio rejetée par Avrillé dès le printemps 2006
Il y a un an environ, l’un de nos correspondants a pris contact avec les Dominicains d’Avrillé pour leur proposer une disputatio, selon des règles équitables et précises. Notre Comité leur a fait savoir par la bouche de ce correspondant que nous exigions l’organisation d’un véritable échange d’arguments, loyal, sans manipulation, et offrant des garanties. Et c’est bien à cette fin que nous avions alors proposé une organisation qui en fournissait toutes les garanties de liberté et d’équité des discussions.
Nous proposions la présence de deux modérateurs, tous deux polytechniciens de formation, l’un en rapport avec nous, et l’autre connu pour être un partisan a priori de la validité sacramentelle de la nouvelle consécration épiscopale conciliaire. Ensuite nous posions entr’autres comme conditions que les échanges soient intégralement enregistrés et que les documents nécessaires au débat soit disponibles et exposés en séance.
Cette proposition a été rejetée, avec une arrogance que nous regrettons de la part d’un fils de Saint Dominique, par le Père Pierre-Marie d’Avrillé : « Ce serait une perte de temps !» a même osé commenter avec une hauteur un peu légère le P. Pierre-Marie. Et il s’en est suivi une suite de persiflages de sa part à l’égard de notre Comité et du sérieux de nos travaux dans les numéros suivants du Sel de la terre.
A l’opposé, nous saluons l’abbé Portail qui a eu l’honnêteté de prendre en considération nos travaux, sans moquerie. Nous ne relèverons même pas les propos indignes de l’abbé Celier dans son numéro 177 (mai-juin 2007) de Fideliter qui le déconsidèrent (si cela est encore possible). Nous lui avons répondu47 sur le fond et avons classé son article à la place qu’il mérite sur notre site (voir la rubrique « Bêtisier »48)
En réponse à ce comportement d’Avrillé nous attendons toujours ce qui est resté invariablement notre souhait depuis le début, c’est-à-dire la prise en compte très sérieuse, honnête et scientifique, des objections très fondées que nous soulevons et des pièces que nous opposons à la prétendue « validité » sacramentelle du nouveau pseudo-rite épiscopal.
6.2 Les points précis qu’Avrillé doit désormais revoir en face des faits et des évidences désormais publiques
Au vu des arguments qui ont déjà été publiés et dont les preuves figurent en abondance dans nos études et nos communiquées sur notre site internet49, nous attendons plusieurs choses d’Avrillé dans un premier temps. Ajoutons que notre motivation consiste à faire progresser la mise à jour de la vérité dans cette affaire et non pas à revenir sur des jugements publics envers notre Comité quels qu’ils aient pu être ni à revenir sur des considérations de personne.
6.2.1 L’abandon de la pseudo-« démonstration » de validité sacramentelle extrinsèque par allégations fallacieuses à des rites sacramentels orientaux, reprise des réformateurs modernistes liturgistes antichrists de 1968
Cette pseudo-démonstration est désormais en charpie.
47 http://www rore-sanctifica.org/etudes/2007/RORE_Communique-2007-05-02_Replique_a_Abbe_Celier.pdf 48 http://www rore-sanctifica.org/humour-et-betisier html 49 http://www rore-sanctifica.org
Page 27 sur 31 http://www.rore-sanctifica.org Communiqué du 17 mai 2007 L’usage de sources erronées ou falsifiées par Avrillé et du recours à un montage arbitraire ad hoc de ces textes dans la mise en colonne est désormais incontestable. Le caractère purement juridictionnel et en aucune façon sacramentel du rite du Patriarche Maronite est un fait établi, notamment par le canon 23550 promulgué par le Pape Pie XII, le 02 juin 1957 (lettre apostolique motu proprio Cleri Sanctitati). L’absence d’identité – voire d’analogie - entre le nouveau rite de consécration épiscopale et le rite épiscopal Copte est également un fait établi : les phrases signifiant la potestas ordinis et la gratia ordinis dans le rite Copte étant absentes du nouveau rite. Sur ce point les faux arguments et sophismes de l’abbé Calderon ont été réfutés et balayés de fond en comble.
6.2.2 La reconnaissance du mensonge public de Montini-Paul VI en 1968 sur les rites sacramentels orientaux
Les documents produits, dont le canon 235 du Pape Pie XII, démontrent que la nouvelle prière épiscopale promulguées le 18 juin 1968 par Montini-Paul VI n’était nullement en usage sacramentel pour l’ordination épiscopale à cette date dans les Eglises orientales.
L’affirmation contenue dans la dite constitution apostolique Pontificalis Romani (1968) apparaît désormais bel et bien comme un énorme mensonge de Montini-Paul VI :
« on a jugé bon de recourir, parmi les sources anciennes, à la prière consécratoire qu'on trouve dans la
Tradition apostolique d'Hippolyte de Rome, document du début du troisième siècle, et qui, pour une grande
partie, est encore observée dans la liturgie de l'ordination chez les Coptes et les Syriens occidentaux. »
Montini-Paul VI – Pontificalis Romani, 196851
Voici en effet ce qu’enseigne, le 02 juin 1957 le Pape Pie XII contredisant radicalement et Dom Botte et Montini-Paul VI (qui s’appuyait sur le rite d’intronisation du Patriarche Maronite) :
« §4. Que l'élu à la dignité patriarcale qui n'aurait pas le caractère épiscopal, s'il s'agit de l'un de ceux dont
il est question au § 2, soit ordonné évêque avant l'intronisation ; mais s'il s'agit de l'un de ceux dont il
est question au § 3, il peut être ordonné seulement après la confirmation du Pontife Romain. »52 – Pie
XII - Cleri Sanctitati – canon 235 - 1957
6.2.3 La reconnaissance de la sacramentalité de l’épiscopat
L’invocation répétée (Sel de la terre n°54 et 58) de la thèse du Chanoine Berthod laisse entendre que les dominicains d’Avrillé ne croiraient pas que l’épiscopat serait vraiment sacramentel, position que désavouent les textes des Papes. Le Pape Pie XII, dès novembre 1947 en effet, énonce dans sa Constitution Apostolique Sacramentum Ordinis les critères de matière, forme et intention spécifiques à la validité sacramentelle des trois degrés des Saint Ordres catholiques. En 1957, dans le canon 235, le Pape Pie XII parle même de « caractère épiscopal ». Ce faisant, il corrobore la même expression déjà employée par le Pape Saint Pie X lui-même dans le Canon n°951 du Code de Droit Canon promulgué après sa mort par Benoît XV en 1917 : « Can. 951. Sacrae ordinationis minister ordinarius est Episcopus consecratus;
50 http://www rore-sanctifica.org/etudes/2007/RORE_Communique-2007-03-31-Le_Canon_75_des_Orientaux_2.pdf et aussi : http://www rore-sanctifica.org/bibilotheque_rore_sanctifica/06-magistere-sacrements/1957-pie12-lettre-apostolique-motu-proprio- cleri-sanctitati/Pie_XII-1957-Cleri_Sanctitati-Canon-235-traduction.pdf 51 http://www rore-sanctifica.org/bibilotheque_rore_sanctifica/05-rite_de_paul_6-textes_de_reference/1977- pontificalis_romani_(fr)_(eveques)/1977-Pontificalis_Romani-Francais_eveques.pdf 52 http://www rore-sanctifica.org/bibilotheque_rore_sanctifica/06-magistere-sacrements/1957-pie12-lettre-apostolique-motu- proprio-cleri-sanctitati/Pie_XII-1957-Cleri_Sanctitati-Canon-235-traduction.pdf
Page 28 sur 31 http://www.rore-sanctifica.org Communiqué du 17 mai 2007 extraordinarius, qui, licet charactere episcopali careat, a iure vel a Sede Apostolica per peculiare indultum potestatem acceperit aliquos ordines conferendi »
6.2.4 L’arrêt de la confusion entre la potestas ordinis et la gratia ordinis dans l’interprétation de la forme sacramentelle essentielle épiscopale
Nous rappelons ce que nous écrivions en juillet 2006 au paragraphe 3.3.6.1 de la Notitia IV53 :
A ce stade de notre réflexion, il est également utile de noter ce qu’écrit le Sel de la terre n°54. Au
sujet du Spiritus principalis, les rédacteurs sont en harmonie avec le Père Lécuyer pour affirmer
qu’il s’agit de la « grâce épiscopale » :
« L'expression «Spiritus principalis», pour désigner la grâce de
l'épiscopat, se retrouve dans les deux rites que nous avons mis en parallèle
avec la forme de Paul VI, mais aussi dans d'autres rites orientaux »54
« Son sens (NDLR : à la formule) est : le don du Saint-Esprit qui crée
l’évêque » 55
Les rédacteurs du Sel de la terre reprennent à leur compte le même concept ambigu du Père Lécuyer
de la « grâce de l’épiscopat » sans introduire la distinction nécessaire entre la signification distincte
exigée entre le pouvoir d’ordre (potestas ordinis) et la grâce (gratia ordinis) sacramentelle qui
accompagne la consécration.
Ce concept ambigu identifié à un don créé, est contradictoire avec le recours au rite maronite de
l’intronisation non-sacramentelle du patriarche pour prétendre justifier de façon extrinsèque la validité
sacramentelle du nouveau rite, car, dans ce recours assorti du montage fallacieux opéré par les
rédacteurs du Sel de la terre, l’antécédent du pronom relatif quem qui se trouve dans ce rite être
l’Esprit-Saint, est tronçonné pour être remplacé par le Spiritus principalis.
Cela souligne bien le caractère tout à fait fallacieux de la glose a posteriori du Père Pierre-Marie selon
lequel « le quam serait encore mieux que le quem », ainsi qu’il a l’audace de l’écrire56 dans le Sel de
la terre de mai 2006 (n°56), et de le répéter dans sa brochure « Sont-ils évêques ? »57. L’antécédent qui
était alors explicitement une Personne (Spiritus Sanctus) dans le rite maronite deviendrait ainsi un don
créé (Spiritus principalis) par ce tour de passe-passe réthorique.
De surcroît, les rédacteurs du Sel de la terre n’ont nullement cherché bien sûr à déterminer si cette
forme satisfaisait bien aux critères définis infailliblement par Pie XII pour qu’une forme essentielle
soit sacramentellement valide.
Les mêmes rédacteurs reconnaissent le Spiritus principalis (cette « grâce de l’épiscopat ») en outre
comme un don créé, émanant de l’Esprit-Saint. Cette interprétation d’Avrillé est cohérente avec celle
du Père Lécuyer. Le Sel de la terre cite Dom Botte qui se réclame du Père Lécuyer :
« Dès lors, le choix du terme hègemonicos se comprend : c'est le don de
l'Esprit qui convient à un chef. La meilleure traduction française serait peut-être
: l'Esprit d'autorité. Mais, quelle que soit la traduction adoptée, le sens paraît
certain. Cela avait été excellemment démontré par un article du père J.
Lécuyer : «Episcopat et presbytérat dans les écrits d'Hippolyte de Rome»,
Rech. sciences relig 41 (1953) 30-5058.»59
53 http://www rore-sanctifica.org/bibilotheque_rore_sanctifica/01-publications_de_rore_sanctifica/rore_sanctifica-2006-02- notitiae_(ex_tomo_3)/2006-07-notitia_4-de_spiritu_principali/rs_notitia_4_de_spiritu_principali_2006_07_a.pdf 54 Le Sel de la terre, n°54, p106 55 Le Sel de la terre, n°54, p107 56 « On voit donc que les deux rites ont la même signification, et que cela apparaît mieux encore quand on restitue la vraie leçon », Père Pierre-Marie, Le Sel de la terre, n°56, p178 57 Brochure « Sont-ils évêques ? », Editions du Sel, avril 2006 (diffusée le 4 juillet 2006) 58 Note du Sel de la terre n°54 : Dom Bernard BOTTE O.S.B., «"Spiritus principalis" (formule de l'ordination épiscopale)», Notitia 10 (1974), p. 410-411 59 Le Sel de la terre, n°54, p107
Page 29 sur 31 http://www.rore-sanctifica.org Communiqué du 17 mai 2007 Cependant le Père Lécuyer, comme nous venons de le voir, n’identifie pas le Spiritus avec l’Esprit- Saint, mais il préfère parler d’appropriation postérieure à l’Esprit-Saint. Cette divergence (Personne ou don créé) ne semble avoir ému ni Dom Botte ni les rédacteurs du Sel de la terre. Elle recouvre pourtant toute la question qui a été traitée dans Rore Sanctifica, tome I, au sujet de l’hérésie anti-filioque.60 Car si le Spiritus principalis désigne véritablement l’Esprit-Saint, la nouvelle forme engendre de graves hérésies anti-trinitaire et anti-filioque. Dom Botte est contradictoire, et tout en adhérant pleinement à l’interprétation du Père Lécuyer, les rédacteurs du Sel de la terre citent le propos contradictoire de Dom Botte et l’endossent. Cela montre leur absence d’analyse de ces questions et la profonde méconnaissance théologique qu’ils en ont. En dehors de ces imprécisions entretenues par le recours à Dom Botte, les rédacteurs du Sel de la terre abondent plus encore dans le sens du Père Lécuyer, car ils ajoutent que ce don créé serait accordé à la nature humaine de Notre Seigneur Jésus-Christ : « En réalité, il s'agit ici d'un don du Saint-Esprit, accordé à la nature humaine de Notre-Seigneur. Ce don (créé) est conféré par les trois personnes divines, comme toute œuvre extérieure à la Trinité .» 61
Il est absolument nécessaire qu’Avrillé fasse sienne cette distinction entre potestas ordinis et gratia ordinis qui figure dans les manuels de théologie. On ne peut construire un raisonnement théologique et produire une analyse de la forme qu’en reconnaissant les distinctions nécessaires de la théologie catholique. Cette confusion entre pouvoir d’ordre et grâce que pratique Avrillé (« la grâce qui fait l’évêque » !) conduit à la négation de la nécessité de signifier la réalité ontologique du pouvoir d’ordre conféré dans une consécration épiscopale et rend incompréhensible la Constitution apostolique du Pape Pie XII pour ce qui concerne la forme essentielle du rite.
6.2.5 La reconnaissance de l’intention anti-catholique publique et officielle des réformateurs modernistes liturgistes antichrists.
Cette intention anti-catholique a été publiquement et officiellement exprimée.
Nous rappelons la déclaration officielle et publique d’intention protestante et ANTICATHOLIQUE préalable du « frère »∴ Annibale Bugnini, dit Buan de son nom de code maçonnique : En effet, le Franc-Maçon, prêtre lazariste, et liturgiste moderniste, Annibale Bugnini Û, nommé par Montini-Paul VI Secrétaire général du Consilium, c'est-à-dire Chef des équipes de « Réformateurs » liturgistes, avait déclaré officiellement le 15 mars 1965 à l’Osservatore Romano, un an après l’institution du Consilium le 25 mars 1964, et plus de trois ans avant la promulgation fallacieuse de Pontificalis Romani le 18 juin 1968 :
« Nous devons dépouiller nos prières Catholiques et la Liturgie Catholique de tout ce qui pourrait
représenter l’ombre d’une pierre d’achoppement pour nos frères séparés, c'est-à-dire pour les
Protestants »
Y compris donc dans la pseudo-forme sacramentelle essentielle episcopale definie par Montini-Paul VI le 18 juin 1968 !
60 Rore Sanctifica, tome I, p88 et p89 61 Le Sel de la terre, n°54, p107
Page 30 sur 31 http://www.rore-sanctifica.org Communiqué du 17 mai 2007
7 Quelle suite pour les dominicains d’Avrillé ? Un appel catholique du CIRS aux dominicains Une fois ces 5 points agréés, la situation d’un débat sur le fond pour la forme essentielle sera clarifiée et assainie. Il est inutile de passer du temps à ressasser de faux arguments qui ont été maintes et maintes fois réfutés.
Bien au contraire, il n’est que temps de prendre en considération avec sérieux les graves objections que nous avons apportées et les pièces que nous avons opposées à la prétendue « validité » sacramentelle de ce nouveau pseudo-rite épiscopal. Dans cette étude, nous ne recherchons nullement l’humiliation des uns ou des autres, mais nous souhaitons ABSOLUMENT que la vérité triomphe en tout premier lieu TOTALEMENT ET PUBLIQUEMENT.
Les conséquences sont dramatiques, ce n’est qu’ensuite qu’il incombera aux autorités de prendre leurs responsabilités pour faire face aux conséquences désastreuses de cet attentat inouï et sans précédent dans toute l’histoire de l’Eglise contre l’épiscopat catholique sacramentellement valide de rite latin.
Différer l’étude franche et théologique du sujet, avec toute la rigueur scientifique requise, au motif de fuir un « scénario catastrophe » selon les mots de l’abbé Portail, n’est qu’une attitude puérile qui ne règle rien.
Bien au contraire la fuite de la vérité et des responsabilités de la part des clercs dans cette affaire historique ne peut que contribuer à aggraver le mal actuel qui ne s’est que trop étendu tel un cancer mortel et qui, s’il n’est pas endigué à temps, finira par causer la disparition pure et simple de l’épiscopat catholique sacramentellement valide.
Assumant pleinement nos responsabilités catholiques, ayant placé les travaux du CIRS sous la protection spéciale du Saint Esprit, et confiant dans la protection que Notre Seigneur Jésus-Christ a promis à Son Eglise, nous attendons désormais la réponse d’Avrillé à notre appel, en émettant ardemment le vœu que ces fils de Saint Dominique aient l’humilité de sortir de cette position, mortelle pour eux-mêmes comme pour leurs fidèles et leurs familles, par une rétractation qui les grandira et leur restituera tout leur crédit, et mieux encore, pour le bien des âmes et la préparation du futur triomphe des règnes du Sacré-Cœur et du Cœur Immaculé promis par Notre Seigneur Jésus-Christ et la Très Sainte Vierge Marie à Paray-Le- Monial et à Fatima.
Comité international Rore Sanctifica
Fin du communiqué du 9 mai 2007 du Comité international Rore Sanctifica
Ce communiqué peut être téléchargé depuis le site http://www.rore-sanctifica.org
Page 31 sur 31 http://www.rore-sanctifica.org Communiqué du 3 mai 2007
Communiqué
L’intention anti-catholique de Bugnini pour la ‘confection’ du
nouveau rite de consécration épiscopale (1968)
Le prélat Franc-maçon1 Annibale Bugnini Û (nom de code ‘Buan’)
Architecte de la réforme liturgique et patron du Consilium
Il est très curieux de constater, alors que certains parmi les partisans de la validité du nouveau rite de consécration épiscopale (Père Pierre-Marie d’Avrillé, Ansgar Santogrossi, abbé Calderon, abbé Portail, abbé Laguérie, abbé Celier) citent (timidement) le Pape Léon XIII et sa Bulle Apostolicae Curae de 1896, aucun ne s'avise de s’informer de l’intention du nouveau rite telle qu’elle est connue à travers les déclarations de ceux qui l’ont confectionné en 1966-1968, alors que le Pape Léon XIII s’attache, lui, à examiner avec soin l’intention publique des réformateurs anglicans, pour tirer un argument majeur de la volonté anti- catholique manifeste de ces réformateurs qui le conduit à condamner sans appel dans cette bulle comme « Absolument Nuls et Entièrement Vains » les rites réformés anglicans.
Or l’intention des réformateurs de 1968 est proprement anti-catholique.
1. L’intention publique anti-catholique de Bugnini
C’est précisément ici tout à fait le cas en raison de la déclaration officielle et publique d’intention protestante et ANTICATHOLIQUE préalable du « frère »∴ Annibale Bugnini, dit Buan de son nom de code maçonnique : En effet, le Franc-Maçon, prêtre lazariste, et liturgiste moderniste, Annibale Bugnini Û, nommé par Montini-Paul VI Secrétaire général du Consilium, c'est-à-dire Chef des équipes de « Réformateurs » liturgistes, avait déclaré officiellement le 15 mars 1965 à l’Osservatore Romano, un an après l’institution du Consilium le 25 mars 1964, et plus de trois ans avant la promulgation fallacieuse de Pontificalis Romani le 18 juin 1968 :
« Nous devons dépouiller nos prières Catholiques et la Liturgie Catholique de tout ce
qui pourrait représenter l’ombre d’une pierre d’achoppement pour nos frères
séparés, c'est-à-dire pour les Protestants »
1 Initié en Loge maçonnique le 23 avril 1963 (registre italien publié en 1976)
Page 1 sur 11 http://www.rore-sanctifica.org Communiqué du 3 mai 2007
Y COMPRIS DONC DANS LA PSEUDO-FORME SACRAMENTELLE ESSENTIELLE EPISCOPALE DEFINIE PAR MONTINI-PAULVI LE 18 JUIN 1968 !
- La condamnation des Ordres Anglicans par le Pape Léon XIII par défaut d’intention catholique et même pour manifestation de l’intention contraire
Rappelons que l’une des raisons de la condamnation des Ordres Anglicans par le Pape Léon XIII en 1896 par sa bulle Apostolicae Curae, fut la désignation de l’intention anti-catholique des réformateurs Anglicans. « A ce vice de forme intrinsèque, se lie le défaut d'intention : or, la forme et l'intention sont également nécessaires à l'existence du sacrement. La pensée ou l’intention, en temps qu'elle est une chose intérieure, ne tombe pas sous le jugement de l'Eglise ; mais celle-ci doit en juger la manifestation extérieure. Ainsi, quelqu'un qui, dans la confection et la collation d'un sacrement, emploie sérieusement et suivant le rite la matière et la forme requises, est censé, par le fait même, avoir eu l'intention de faire ce que fait l'Eglise. C'est sur ce principe que s'appuie la doctrine d'après laquelle est valide tout sacrement conféré par un hérétique ou un homme non baptisé, pourvu qu'il soit conféré selon le rite catholique. Au contraire, si le rite est modifié dans le dessein manifeste d'en introduire un autre non admis par l'Eglise et de rejeter celui dont elle se sert et qui, par l'institution du Christ, est attaché à la nature même du sacrement, alors, évidemment, non seulement l’intention nécessaire au sacrement fait défaut, mais il y a là une intention contraire et opposée au sacrement. » Bulle Apostolicae Curae, Léon XIII, 1896
La déclaration publique officielle de Bugnini rappelée plus haut, a été suivie par la confection par le Groupe XX du Consilium, patronné par Bugnini, d’un rite épiscopal entièrement nouveau, repris pour l’essentiel de la prétendu Tradition apostolique fallacieusement attribuée à Hippolyte de Rome, dont ne sait nullement s’il s’agit d’un texte ayant un auteur unique, d’origine vraisemblablement alexandrine et dont il n’existe aucune preuve qu’il ait un jour été utilisé pour cet usage sacramentel épiscopal.
Nous avons montré que la forme sacramentelle essentielle de ce rite telle que désignée par Montini-Paul VI dans sa CA Pontificalis Romani du 18 juin 1968 ne satisfait absolument pas aux deux critères de validité sacramentelle fixés infailliblement par le Pape Pie XII (Constitution apostolique Sacramentum Ordinis) pour la validité d’une forme sacramentelle essentielle des Saints Ordres. Elle n’exprime ni la potestas ordinis épiscopale ni la gratia ordinis épiscopale. Elle ne peut donc signifier l’intention de l’Eglise.
D’ailleurs aujourd’hui plusieurs défenseurs (abbés Calderon et Celier de la FSSPX) de la validité sacramentelle du nouveau rite épiscopal s’accordent même à reconnaître que cette forme sacramentelle essentielle du nouveau rite épiscopal reste « vague ».
« la phrase probablement «formelle-effective» du rite copte (qui correspond à celle qui est considérée comme
telle dans le rite nouveau) est plus brève que celle du rite nouveau ; et par conséquent, autant ou plus ambiguë. »
Abbé Calderon, Sel de la terre n°56, page 214
« il est question de défauts dans le contexte, et ce contexte est très ample, car il ne se réduit pas à la seule
préface mais il faut prendre en compte le rite complet. » Abbé Calderon, Sel de la terre, n°58 page 214
« qu'une formule même un peu vague suffit, parce que c'est une bouche d'évêque » Abbé Celier, Fideliter, n°177
« cette formule (parfaitement suffisante en soi), même si elle est un peu vague » Abbé Celier, Fideliter, n°177
Comme nous l’avons montré, ainsi que l’abbé Cekada, une telle forme sacramentelle n’exprime donc plus du tout l’intention précise de l’Eglise, ce qui est parfaitement cohérent avec les déclarations de Bugnini en 1965.
Page 2 sur 11 http://www.rore-sanctifica.org Communiqué du 3 mai 2007 3. Le rite Copte, exhumé des archives du Consilium, dévoile l’intention anti-catholique des réformateurs
De plus, les archives2 du Consilium montrent également que, lors de la discussion pour faire adopter le nouveau rite épiscopal, le texte du rite épiscopal Copte qui avait été exhibé afin de justifier la nouvelle forme sacramentelle épiscopale par comparaison avec ce dernier, avait à cette fin été mutilé d’une phrase capitale pour sa propre validité sacramentelle, phrase qui, précisément, exprimait le pouvoir d’ordre, la potestas ordinis épiscopale.
Contrairement aux allégations du Père Pierre-Marie d’Avrillé qui imagine dans le Sel de la terre n°56 qu’il ne s’agirait là que d’une malencontreuse « erreur de copiste » (tout à fait impossible pour supprimer une phrase entière essentielle à la validité sacramentel du rite épiscopal copte !), cette coupure manifeste très clairement l’intention des réformateurs de supprimer la signification du pouvoir d’ordre, la potestas ordinis épiscopale, dans le nouveau rite sacramentel épiscopal.
L’absence de la signification de la potestas ordinis épiscopale n’est ici nullement fortuite mais répond parfaitement à l’intention manifestée publiquement de supprimer du nouveau rite épiscopal la signification de la potestas ordinis épiscopale, afin de rendre le nouveau rite épiscopal entièrement acceptable pour les Anglicans, et qu’ils puissent dès lors eux-mêmes utiliser ce même rituel pour « introniser » leurs « évêques », entièrement démunis, selon les enseignement hérétiques et schismatiques de leur théologie, des pouvoirs sacramentels et sacrificiels. C’est d’ailleurs ce qui se fait chez les Episcopaliens américains depuis 1979 qui ont adopté la forme essentielle de Montini-Paul VI.
C’est pourquoi ces réformateurs impies et anti-christ, tant défendus par le Père Pierre-Marie et les Dominicains d’Avrillé, n’ont pas hésité une seconde à contredire le Pape Pie XII, afin de s’assurer ainsi de l’invalidité du nouveau rite mis en place pour remplacer le rite traditionnel valide que les réformateurs ont répudié.
4. Le Cardinal Franzelin s.j., écrit en 1875 (Votum du Saint-Office) que la modification de la forme
d’un rite sacramentel dans l’ « intention expresse de la tourner vers une autre » rend un rite
sacramentel invalide
L’abbé Celier, ainsi qu’Avrillé, l’abbé Portail et l’abbé Calderon, seraient bien inspiré le prendre connaissance de ce qu’écrivait le Cardinal Franzelin dans son Votum à la demande du Saint-Office en 1875, au sujet des Anglicans.
« 9. J’ai dit que, dans le rite d’ordination par institution du Christ, la signification de la collation du sacerdoce
pour la consécration et l’oblation du sacrifice du corps et du sang du Seigneur est essentielle. En effet, il est de
foi, qu’à la dernière Cène les Apôtres ont été institués comme prêtres par les paroles du Christ : «Faites ceci en
mémoire de moi » (Trid. Sess. 22 can.2)3[36] ; à ce moment le Christ Seigneur a institué ce pouvoir sacerdotal
pour être transmis aux successeurs des Apôtres dans le sacerdoce. Lorsque donc il institua le sacrement de
l’Ordre c’est à dire le signe visible de la collation du sacerdoce, il l’institua en fait comme un signe c’est à dire
comme un rite contenant la signification du pouvoir de faire ce que le Christ, lui-même comme Prêtre éternel
selon l’ordre de Melchisédech fit à la dernière Cène. Il n’a pas non plus déterminé ces paroles individuellement
par lesquelles cette signification serait exprimée, pourvu que, dans le rite visible (matière et forme) la
signification instituée par lui soit conservée. Cette signification n’est pas moins conservée dans tous les rites
orientaux que dans le rite de l’Eglise d’Occident, même si elle y est exprimée par d’autres paroles. ; par contre,
le rite anglican, non seulement n’a pas conservé cette signification, mais, bien plus, il a été conduit à une
opposition directe contre la doctrine et contre le sacrement de l’Eglise catholique afin d’exclure cette
signification . Or, dans les rites orientaux ce fut et reste toujours intégralement un sacrement à transmettre le
sacerdoce, alors que dans le rite anglican il fut nul dès son origine (en 1552).
2 Lire notre communiqué De Ritu Coptorum du 27 avril 2006 : http://www.rore-sanctifica.org/etudes/2006/RORE-2006-04-26-FR- De_Ritus_Coptorum.pdf 3[36] Cf. DS 1752
Page 3 sur 11 http://www.rore-sanctifica.org Communiqué du 3 mai 2007 10. Ceci serait toujours vrai, même si quelqu’un disait par hasard que la forme anglicane considérée en soi était ambiguë Car, lorsque la forme d’un sacrement est pervertie par des ministres individuels dans le but, que la forme essentielle soit changée, le sacrement est rendu invalide, même en tant que les paroles ambiguës qui ont été substituées pourraient admettre la signification véritable. La réponse du Souverain Pontife S. Zacharie à la question de S. Boniface de Munich au sujet du changement de la formule du baptême, de sorte que les paroles puissent être ambiguës et pourraient avoir de soi une signification vraie, mais aussi fausse, est très connue. Le Souverain Pontife dit sans conteste que le baptême doit être tenu pour valide, si celui qui baptise utilise ces paroles « non pour introduire une erreur ou une hérésie », mais uniquement à cause de la seule ignorance de la langue romaine par laquelle il commet une faute de langue » (Conc. Mansi T.XII, p. 325)4[37]. Si donc le changement des paroles avait été introduit dans le but de changer la signification de la forme, le baptême serait invalide. C’est ce que S. Thomas enseigne généralement au sujet de l’addition ou de la diminution dans les formes des sacrements :si celui qui prononce les paroles (qui, prises en soi, ne changeraient pas essentiellement la forme) « ait l’intention d’introduire par une addition de ce genre ou une diminution d’introduire un autre rite qui ne serait pas accepté par l’Eglise il ne semble pas que le sacrement se réalise, parce qu’il n’apparaît pas que le ministre ait l’intention de faire ce que fait l’Eglise » (S.Th. 3, q. 60, a.8 ; Cf. a.7, ad 3 ; Vide Suarez de Sacram. Disp. N. sect. 5).5[38] Si ces choses valent pour les ministres individuels des sacrements, il est beaucoup plus évident encore qu’un sacrement est rendu nul, si c’est toute une secte qui introduit publiquement un changement dans la forme reçue par l’Eglise, dans l’intention expresse que la signification essentielle soit tournée dans une autre comme cela a été manifestement fait par les auteurs calvinistes de la forme anglicane, alors qu’ils avaient rejeté dès l’origine le rite de l’ordination de l’Eglise romaine et de l’Eglise en Angleterre ; et ils ont introduit la forme nouvelle pour que , conformément à leur hérésie, la signification de conférer le pouvoir sacerdotal soit éliminé par ce nouveau rite. C’est donc en vain que l’on cherche, si par les paroles de la forme anglicane « Accipe Spiritum etc », considérés en soi et en d’autres circonstances (et in aliis adiunctis) si la signification essentielle du sacerdoce à être conféré pourrait toujours se trouver à la base. Car, même si l’on concèdait que cette signification pourrait se trouver à la base, les paroles, elles, sont ambiguës ; mais par l’objectif et les circonstances (ex adiunctis) du changement qui a été fait pour introduire un autre rite non reçu par l’Eglise (comme S. Thomas dit), et même afin d’éliminer le rite essentiel de l’Eglise, les paroles sont formulées non pour signifier, mais pour nier la collation du sacerdoce. » Cardinal Franzelin, Votum, 18756
Afin de mieux comprendre les motivations réelles d’Annibale Bugnini et de son intention anti-catholique, nous publions l’Annexe A.3 du tome I7 de Rore Sanctifica (paru le 2 août 2005), celle qui fournit des éléments de biographie de ce prélat franc-maçon qui fut désigné par Montini-Paul VI pour être le patron du Consilium qui allait détruire l’épiscopat catholique.
5. Chronologie d’Annibale Bugnini
Montini a institué Annibale Bugnini, Franc-Maçon, maître Architecte des deux documents liturgiques essentiels du "pontificat" de Montini-Paul VI : • Pontificalis Romani, promulgué le 18 juin 1968 (nouveau Sacrement de l’Ordre) • In Cena Domini, promulgué le 03 avril 1969 (Novus Ordo Missae)
Le 07 janvier 1972, Montini a lui-même "ordonné" Bugnini à l’épiscopat, nommé Archevêque titulaire de Dioclentiana, puis, le 15 janvier 1976, face au scandale divulgué de son appartenance maçonnique depuis le 23 avril 1963 sous le nom de code de ’Buan’, l’a exilé comme pro-Nonce apostolique à Téhéran
Rappel chronologique sur Annibale Bugnini (extrait du tome I de Rore Sanctifica – pages 107 à 109)
4[37] Cf. DS 588 5[38] In Commentant et disputationes in tertiam partem P. Divi Thomae, m, Lyon 1608, pp. 29-31 6 http://www.rore-sanctifica.org/bibilotheque_rore_sanctifica/14-anglicanisme-invalidite_des_ordres/1875-cardinal_franzelin-votum- invalidite_des_ordres_anglicans/1875_Votum_Franzelin_Invalidite_Ordres_Anglicans_Francais.pdf 7 http://www.rore-sanctifica.org/bibilotheque_rore_sanctifica/01-publications_de_rore_sanctifica/rore_sanctifica-2005-08- tome_1/rs_tome1_2005_08.pdf
Page 4 sur 11 http://www.rore-sanctifica.org Communiqué du 3 mai 2007
• Annibale Bugnini (1912-1982), ordonné Lazariste en 1936. • 1947, commence ses études en sciences liturgiques • 1947, 13 Novembre, Pie XII promulgue sa Constitution apostolique Sacramentum Ordinis • 1948, Secrétaire de la Commission pour la Réforme liturgique de Pie XII • 1949, Professeur de Liturgie à la Propaganda Fide du Vatican, • 1955, Professeur à l’Institut Pontifical de Musique Sacrée, • 1956, Consultant à la Sacrée Congrégation des Rites, • 1957, Professeur de Liturgie sacrée à l’Université du Latran • 1957, le 02 juin, lettre apostolique, Motu Proprio Clerici Sanctitati du Pape Pie XII promulguant le Canon 235 du Code des Canons orientaux. • 1958, 28 octobre, élection d’Angelo Roncalli, Jean XXIII (25 novembre 1881-03 juin 1963). • 1960, année désignée par la Très Sainte Vierge Marie à sœur Lucie dos Santos, la survivante des trois petits témoins de ses apparitions à Fatima en 1917 (reconnues par l’Eglise), pour divulgation par le Pape, du 3° Secret de la Très Sainte Vierge qui lui avait été communiqué par sœur Lucie une vingtaine d’années plus tôt. • 1960, Secrétaire de la Commission Préparatoire sur la Liturgie pour le Concile Vatican II, Commission présidée par le Cardinal Gaétano Cicogiani (80 ans). • 1962, 13 janvier, le "schéma" Bugnini accepté par vote en séance plénière de la Commission Préparatoire sur la Liturgie • 1962, 11 Octobre, Ouverture du Concile Vatican II par Jean XXIII • 1962, Secrétaire de la Commission Liturgique du Concile Vatican II • 1962, Bugnini démis de ses fonctions par Jean XXIII, sur intervention du Cardinal Arcadio Larraona. • 1962, le Franciscain Ferdinand Antonelle, O.F.M., nommé Secrétaire de la Commission Liturgique du Concile Vatican II. • 1962, 7 décembre, le "schéma" Bugnini est adopté par un vote quasi unanime des Pères conciliaires et devient La Constitution du Concile Vatican II sur la Liturgie Sacrée. • 1963, 23 avril, affiliation à la Franc-maçonnerie italienne sous le nom de code de ’Buan’ (Registre Maçonnique Italien divulgué en 1976). • 1963, 03 juin, mort d’Angelo Roncalli (Jean XXIII). • 1963, 21 juin, élection de Giovanni-Baptista Montini, Paul VI (26 septembre 1897-03 août 1978). • 1964, 29 février, Secrétaire du Concilium en cours de création (cf. ci-dessous) • 1964, 05 mars, Création du Concilium, ou Commission pour la Mise en Œuvre de la Constitution Liturgique de Vatican II.. • 1965, 8 décembre, Clôture du Concile Vatican II par Paul VI • 1967, 15 août, promulgation de la réforme de la Curie par Paul VI • 1967, 24 octobre, officie, en tant que Secrétaire du Concilium, le culte divin à la Chapelle Sixtine, selon le rituel expérimental de la Missa Normativa devant le Paul VI et ses cardinaux, lors du Synode des évêques. • Moins de la moitié des évêques du Synode approuvent la Missa Normativa • 1968, 18 juin, promulgation de la Constitution Apostolique Pontificalis Romani par Paul VI, réformant les Saints Ordres et dont le Bénédictin Dom Botte avait été, sous l’autorité d’Annibale Bugnini, le principal artisan. • 1969, 03 avril, promulgation par Paul VI de la Constitution Apostolique In cena Domini, instituant le Novus Ordo Missae, sur le modèle de la Missa Normativa dont Annibale Bugnini fut le rédacteur. • 1969, 8 mai, promulgation par Paul VI de la Constitution Apostolique Sacra Congregatio Rituum, créant la Congrégation pour le Culte Divin, englobant le Concilium. • 1969, 12 mai, Secrétaire de la Congrégation pour le Culte Divin • 1972, 7 janvier, ’consacré’ ’évêque’ par Paul VI selon le nouveau rituel du Pontificalis Romani, et nommé Archevêque titulaire de Dioclentiana..
Page 5 sur 11 http://www.rore-sanctifica.org Communiqué du 3 mai 2007
• 1975, juin, Bugnini oublie son attaché-case dans une salle de conférence du Vatican. • 1975, juillet, Bugnini est démis par Paul VI de toutes ses fonctions. • 1975, 31 juillet, promulgation par Paul VI de la Constitution Apostolique Constans Nobis, supprimant la Congrégation pour le Culte Divin et la fusionnant dans une nouvelle Congrégation intitulée Congrégation pour les Sacrements et le Culte Divin. • 1975, 22 octobre, Bugnini écrit une lettre de dénégation à Paul VI • 1976, 5 janvier, nommé pro-Nonce Apostolique à Téhéran (Iran). • 1976, avril, publication du registre maçonnique d’Italie, et scandale public mondial. (livres, articles…). • 1978, 03 août, mort de Giovanni-Baptista Montini (Paul VI) • 1978, 26 août, élection d’Albino Luciani, Jean-Paul Ier (17 octobre 1912-28 septembre 1978) • 1978, 28 septembre, mort d’Albino Luciani (Jean-Paul Ier) • 1978, élection de Karol Wojtyla, Jean-Paul II (18 mai 1920-2 avril 2005). • 1982, 03 juillet mort d’Annibale Bugnini • 1983, parution à Rome du livre d’Annibale Bugnini ’La Riforma Liturgica 1945-1975’. • 2005, 13 févier, mort de Sœur Lucie dos Santos, la voyante de Fatima en 1917. • 2005, 02 avril, mort de Karol Wojtyla, Jean-Paul II. • 2005, 18 avril, ouverture du conclave de 115 cardinaux votants, parmi eux seulement 4 évêques catholiques valides. • 2005, 19 avril, élection de Joseph Aloïs Ratzinger, Benoît XVI (16 avril 1927-)
Traduction depuis http://www.stas.org/apologetics/crisis/New_Mass/bugnini.shtml
Annibale Bugnini L’auteur principal du Novus Ordo par Michael Davies
“Nous devons dépouiller nos prières Catholiques et la liturgie Catholique de tout ce qui pourrait représenter l’ombre d’une pierre d’achoppement pour nos frères séparés, c’est-à-dire pour les Protestants.” - Archevêque Annibale Bugnini, auteur principal de la Nouvelle Messe, L'Osservatore Romano, March 19, 1965.
L’Archevêque Annibale Bugnini, qui est mort à Rome le 3 juillet 1982, a fait l’objet d’une notice nécrologique dans le Times, le décrivant comme "l’une des figures les plus insolites du service diplomatique du Vatican". Ce serait plus qu’un euphémisme que de qualifier la carrière de cet Archevêque de simplement "insolite". Il ne fait absolument aucun doute que l’éthos du Catholicisme dans le Rite Romain dans son ensemble a été profondément bouleversé par la révolution liturgique qui a suivi le Concile Vatican II.
Page 6 sur 11 http://www.rore-sanctifica.org Communiqué du 3 mai 2007 Comme le faisait remarquer le Père Kenneth Baker SJ dans son éditorial du numéro de février 1979 de la Revue Homélies et Pastorale : "Nous avons été submergés de changements dans l’Eglise à tous les niveaux, mais c’est la révolution liturgique qui nous a tous blessés le plus intimement et le plus directement."
Des commentateurs de toutes nuances d’opinion théologique ont soutenu que nous avons subi une révolution plutôt qu’une réforme depuis le Concile. Le Professeur Peter L. Berger, un sociologue Luthérien, insiste sur le fait qu’aucun autre terme ne convient, en ajoutant : "Si un sociologue parfaitement malveillant, résolu à nuire autant qu’il est possible à la communauté Catholique, avait été Conseiller de l’Eglise, il aurait difficilement pu accomplir un meilleur travail."
Le Professeur Dietrich von Hildebrand s’exprime en termes encore plus directs : "En vérité, si l’un des démons du Screwtape Letters de C.S. Lewis avait été chargé de ruiner la liturgie, il n’aurait pu faire mieux".
Une conquête majeure
L’Archevêque Bugnini a été la figure la plus influente dans la réalisation de cette révolution liturgique, qu’il a décrite en 1974 comme "une conquête majeure de l’Eglise Catholique".
L’Archevêque est né à Civitella de Lego, Italie, en 1912. Il fut ordonné dans la Congrégation pour les Missions (Lazaristes) en 1936, s’occupa d’une paroisse pendant dix ans, et commença en 1947 à intervenir dans le domaine des études liturgiques spécialisées ; il fut engagé en 1948 comme Secrétaire de la Commission pour la Réforme Liturgique du Pape Pie XII, devint Consultant à la Sacrée Congrégation des Rites en 1956 ; et en 1957 il fut engagé comme Professeur de Liturgie Sacrée à l’ Université du Latran.
En 1960 le Père Bugnini accéda à une position qui allait lui permettre d’exercer une influence décisive sur l’avenir de la Liturgie Catholique : il fut nommé Secrétaire de la Commission Préparatoire du Concile Vatican II pour la Liturgie. Il était l’éminence grise de l’élaboration du schéma préparatoire, le document qui devait être soumis aux débats des Pères conciliaires. Ce document était surnommé le "schéma Bugnini" par ses admirateurs, et il fut adopté par le vote du 13 janvier 1962, en une séance plénière de la Commission Liturgique Préparatoire.
La Constitution Liturgique pour laquelle en fin de compte les Pères conciliaires ont voté était substantiellement identique au projet de schéma que le Père Bugnini avait piloté avec succès en la faisant adopter par la Commission Préparatoire en dépit des craintes exprimées par le Cardinal Gaetano Cicognani, Président de la Commission.
Le premier exil
Après les quelques semaines de triomphe du Père Bugnini, ses supporters furent abasourdis d’apprendre qu’il était démis brutalement de sa chaire à l’Université du Latran et du Secrétariat de la Commission Liturgique Préparatoire. Dans son ouvrage posthume La Riforma Liturgica, l’Archevêque Bugnini impute cette décision au Cardinal Arcadio Larraona, laquelle, selon Bugnini aurait été injuste et basée sur des allégations infondées. Ce fut, selon son propre commentaire "Le premier exil du Père Bugnini", (p.41).
La disgrâce d’une figure aussi influente que le Père Bugnini ne pouvait pas ne pas avoir été approuvée par le Pape Jean XXIII, et, bien que les raisons n’en aient jamais été dévoilées, elles devaient être de nature très sérieuses. Le Père Bugnini était le seul secrétaire d’une commission préparatoire à ne pas être confirmé en tant que Secrétaire de la Commission conciliaire correspondante. Les Cardinaux Lercaro et Béa intervinrent en sa faveur auprès du Pape Jean XXIII, sans succès.
La Constitution Liturgique, généralement inspirée du schema de Bugnini, usait largement d’une terminologie très générale et, par endroits, ambiguë. Ceux qui avaient le pouvoir de l’interpréter seraient certains de jouir d’une grande latitude pour faire reconnaître leurs propres conceptions dans le texte conciliaire. Le Cardinal
Page 7 sur 11 http://www.rore-sanctifica.org Communiqué du 3 mai 2007 Heenan de Westminster souligne dans son autobiographie Une Couronne d’Epines que les Pères Conciliaires n’avaient la possibilité de discuter que des seuls principes généraux.
"Les changements qui ont suivi furent bien plus radicaux que le Pape Jean et les évêques qui avaient adopté le schéma sur la Liturgie, n’en avaient l’intention. Par son sermon de clôture de la première session, le Pape Jean semblait ne pas se douter de ce que les experts en liturgie avaient prévu de faire". Le Cardinal auarit pu difficilement être plus explicite.
Les experts (periti) qui avaient rédigé le texte, avaient l’intention de se servir de la terminologie ambiguë qu’ils avaient introduite, de telle manière que le Pape et les évêques ne s’en doutent même pas. Le Cardinal anglais avait averti les Pères conciliaires de la manière avec laquelle les periti pouvaient rédiger des textes capables "tout à la fois d’une interprétation orthodoxe et moderniste". Il leur disait qu’il craignait les periti, et qu’il redoutait qu’ils n’obtiennent le pouvoir de se faire les interprètes du Concile pour le monde. "Que Dieu défende que cela n’arrive !" s’exclama-t-il, mais cela est bien arrivé.
Le 26 juin 1966, le Tablet fit état de la création de cinq commissions pour interpréter et mettre en œuvre les décrets du Concile. Les membres de ces commissions étaient, indiquait le rapport, choisis "pour la plupart d’entr’eux dans les rangs des periti du Concile".
La Constitution sur la Liturgie Sacrée fut le premier document adopté par les Pères conciliaires (4 décembre 1963), et la commission pour la mettre en œuvre (le Concilium) fut établie en 1964.
Retour triomphal
Dans une démarche qu’il est très difficile de comprendre,le Pape Paul VI décida de porter au poste clé de Secrétaire l’homme même que son prédécesseur avait renvoyé de ce même poste à la Commission Préparatoire, le Père Annibale Bugnini. Le Père Bugnini accédait désormais à une position unique et puissante pour interpréter la Constitution sur la Liturgie selon précisément la manière qu’il avait en tête au moment ou il en concevait la rédaction du schéma.
En théorie, le Concilium n’était rien de plus qu’un corps consultatif, et les réformes qu’elles préparaient devaient être approuvées par la Congrégation Romaine appropriée. Par sa Constitution Apostolique Sacrum Rituum Congregatio du 8 mai 1969, Paul VI mit fin à l’existence du Concilium en tant qu’entité séparée, en l’incorporant dans la Sacrée Congrégation pour le Culte Divin. Le Père Bugnini fut nommé Secrétaire de cette Congrégation, et devint ainsi plus puissant qu’il ne l’avait jamais été. Il était dès lors placé au poste le plus influent qu’il est possible pour consolider et étendre la révolution liturgique dont il avait été l’éminence grise et le principe de continuité. Les responsables nominaux du Concilium et des Congrégations allaient et venaient, les Cardinaux Lercaro, Gut, Tabera, Knox, mais le Père Bugnini, lui, demeurait toujours. Ses services trouvèrent leur récompense par sa consécration en tant qu’Archevêque en 1972.
Deuxième exil
En 1974 il se sentit libre de prononcer sa célèbre vantardise selon laquelle la réforme de la liturgie aurait été ".une Conquête majeure de l’Eglise Catholique". Il annonça aussi la même année que sa réforme allait entrer dans sa phase finale : "L’adaptation ou 'incarnation' de la forme Romaine de la liturgie dans les usages et mentalités de chaque Eglise individuelle". En Inde cette "incarnation" avait atteint un degré tel que dire la Messe dans certains centres rappelait plus les rites Hindous que le Sacrifice chrétien.
C’est alors qu’en juillet 1975, au moment même où son pouvoir culminait à son zénith, que l’Archevêque Bugnini fut soudainement démis de son poste au grand désarroi des Catholiques libéraux de par le monde. Non seulement il était remercié, mais l’ensemble de sa Congrégation était dissoute et fusionnée avec la Congrégation pour les Sacrements.
Page 8 sur 11 http://www.rore-sanctifica.org Communiqué du 3 mai 2007 Desmond O'Grady exprimait l’outrage alors ressenti par les libéraux quand il écrivit dans le numéro du 30 août 1972 du Tablet : "l’Archevêque Annibale Bugnini, qui, en qualité de Secrétaire de la Congrégation pour le Culte divin, à présent abolie, fut la figure clé de la réforme liturgique de l’Eglise, n’est pas membre de la nouvelle Congrégation. En dépit de sa longue expérience, il n’a pas non plus été consulté dans la préparation de cette opération. Il a appris sa création, alors qu’il était en vacances à Fiuggi…la manière abrupte avec laquelle tout ceci a été accompli n’augure rien de bon en ce qui concerne la ligne Bugnini d’encouragement à la réforme en collaboration avec les hiérarchies locales…C’est Mgr Bugnini qui avait conçu le travail à accomplir au cours des dix prochaines années concernant principalement l’incorporation des usages locaux dans la liturgie…Il incarnait la continuité de la réforme liturgique post-conciliaire".
Dans son numéro du 15 janvier 1976, l'Osservatore Romano annonçait que l’Archevêque Bugnini venait d’être nommé pro-Nonce Apostolique en Iran. Ce fut son second, et final, exil.
Conspirateur ou Victime?
Des rumeurs ne tardèrent pas à circuler selon lesquelles l’Archevêque Bugnini avait été exilé en Iran parce que le Pape avait reçu des preuves lui montrant qu’il était Franc-maçon. Cette accusation fut rendue publique en avril 1976 par Tito Casini, l’un des écrivains catholiques très connu en en Italie. L’accusation fut reprise dans d’autres journaux, et prenait du poids à mesure que passaient les mois, sans que le Vatican ne fasse rien pour démentir ces allégations (Bien sûr, que l’Archevêque Bugnini ait été ou non Franc-maçon, n’était qu’accessoire et détournait l’attention de la question centrale, à savoir la question de la nature et de l’objectif de ses innovations liturgiques).
Comme j’avais souhaité parler de ces allégations dans mon livre Le Concile du Pape Jean, j’ai entrepris une recherche soigneuse des faits, et je les ai publiés dans ce livre, et avec des détails encore plus complets, dans le chapitre XXIV du livre qui suivit, La Nouvelle Messe du Pape Paul, où toute la documentation nécessaire pour étayer cet article se trouve disponible. Cela m’a valu une attaque quelque peu violente de la part de l’Archevêque par une lettre qu’il a publiée dans le numéro du mois de mai de la revue Homélie et Pastorale, dans laquelle il proclamait que j’étais un calomniateur, et que j’avais des collègues qui n’étaient que des "calomniateurs professionnels".
J’ai trouvé cette attaque plutôt surprenante, car je n’avançais rien de plus dans Le Concile du Pape Jean que ce que l’Archevêque Bugnini admit lui-même par la suite dans La Réforme Liturgique. Je n’ai jamais prétendu détenir la preuve que l’Archevêque Bugnini était Franc-maçon. Ce que j’ai soutenu c’était que le Pape Paul VI l’avait renvoyé parce qu’il croyait qu’il était un Franc-maçon – la distinction est importante. Il est possible que ces preuves n’étaient pas authentiques et que le Pape ait été trompé.
Dossier
La suite des événements avait été la suivante. Un prêtre romain, de très haute réputation, tomba en possession de ce qu’il a considéré être une preuve de l’appartenance de Mgr Bugnini à la Maçonnerie. Il fit transmettre par un cardinal en mains propres cette preuve au pape Paul VI, accompagnée de l’avertissement selon lequel, si des mesures n’étaient pas prises sur le champ, il serait obligé en conscience de rendre cette affaire publique. La démission et l’exil de l’Archevêque suivirent aussitôt.
Dans La Réforme Liturgique, Mgr Bugnini déclare qu’il n’a jamais su avec certitude ce qui avait pu ainsi conduire le Pape à prendre une décision aussi drastique et aussi inattendue, même après "avoir frappé, comme on l’imagine, à un bon nombre de portes et à tous les niveaux dans la situation de détresse où il se trouvait" (p. 100). Il a découvert qu’un cardinal de très haut rang, qui n’avait pas du tout accueilli la réforme liturgique avec enthousiasme, avait révélé l’existence d’un ‘dossier’ qu’il avait lui-même vu (ou placé) sur le bureau du Pape, crédibilisant l’affiliation de Mgr Bugnini à la Franc-maçonnerie (p.101). C’est précisément ce que j’avais déclaré dans mon livre, en me gardant d’aller au-delà de ces faits. Je continuerai donc à répéter que le Pape Paul VI a renvoyé l’Archevêque Bugnini parce qu’il croyait qu’il était Maçon.
Page 9 sur 11 http://www.rore-sanctifica.org Communiqué du 3 mai 2007 Rumeur
La question qui se pose dès lors est celle de savoir si l’Archevêque était un conspirateur, ou bien s’il a été la victime d’une conspiration. Il affirmait catégoriquement que tel était bien le cas : "Cette divulgation fut effectuée dans le plus grand secret, mais l’on savait que la rumeur circulait déjà dans les milieux de la Curie. C’était une absurdité, une calomnie perverse. Cette fois-ci, afin de mieux attaquer la pureté de la réforme liturgique, ils essayaient de ternir l’intégrité du Secrétaire de cette réforme" (p.101-102).
L’Archevêque Bugnini écrivit le 22 octobre 1975 une lettre au Pape niant quelqu’implication que ce soit avec la Franc-maçonnerie, ou niant avoir quelque connaissance que ce soit de sa nature et de ses buts. Le Pape ne répondit même pas. Ce fait est d’une certaine importance au vu de leur étroite et fréquente collaboration depuis 1964. Le Pape avait en effet démontré la haute estime personnelle qu’il portait à l’Archevêque par sa décision de le porter au Secrétariat du Concilium, et plus tard à celui de la Sacrée Congrégation pour le Culte Divin, en dépit de la disgrâce qu’il avait connu sous le précédent pontificat.
Preuve
Il est également très significatif que le Vatican n’ait jamais donné aucune raison du renvoi de l’Archevêque Bugnini, en dépit du malaise qui en résultait, et qu’il n’ait jamais démenti les allégations de son affiliation maçonnique. Si nulle affiliation de ce genre n’avait été en cause dans le renvoi de Bugnini, il eût été indigne de la part du Vatican de laisser cette accusation être rendue publique, sans même prononcer un mot pour en disculper l’Archevêque.
J’ai été en mesure d’entrer en contact avec le prêtre qui s’était arrangé pour faire passer le "dossier Bugnini" dans les mains du Pape, et je l’ai pressé de rendre ces preuves publiques. Il m’a répondu : "Je regrette de ne pas être en mesure de satisfaire à votre demande. Le secret qui doit entourer cette dénonciation (à la suite de laquelle Mgr Bugnini a du partir !) est ‘top secret’, et tel il doit demeurer. Pour de nombreuses raisons. Le simple fait que le Monsignore sus-mentionné ait été sur le champ démis de son poste, suffit. Cela signifie que les pièces étaient plus que convaincantes".
Je regrette beaucoup que cette question d’une possible affiliation maçonnique de Mgr Bugnini ait pu être soulevée, car elle tend à détourner l’attention de la révolution liturgique dont il fut le maître d’œuvre. La question importante, n’est pas de savoir si Mgr Bugnini était Maçon, mais de savoir si la manière par laquelle la Messe est aujourd’hui célébrée dans la plupart des paroisses, élève vraiment les esprits et les cœurs des fidèles vers Dieu tout-puissant plus efficacement que ne le faisaient les célébrations pré-conciliaires. La Messe traditionnelle du Rite Romain constitue, ainsi que l’a exprimé le Père Faber, "la plus belle chose de ce côté-ci du ciel". L’idée même que des hommes de la seconde moitié du vingtième siècle pouvaient le remplacer par quelque chose de meilleur, est, ainsi que l’a souligné Dietrich von Hildebrand, une idée absolument ridicule.
La Liturgie détruite
L’héritage liturgique du Rite Romain pourrait bien être en fait le plus précieux trésor de toute notre Civilisation occidentale, quelque chose qu’il nous faut vénérer et préserver pour les futures générations. La Constitution Liturgique du Concile Vatican II a proclamé que : "Dans une obéissance fidèle à la tradition, le Sacré Concile déclare que L’Eglise, notre Sainte Mère, soutient que tous les rites légalement reconnus doivent être égaux en droit et en dignité, et qu’Elle désire les préserver pour le futur, et les promouvoir de toutes les manières".
Comment ce commandement du Concile a-t-il été obéi ? La réponse peut être obtenue du Père Joseph Gelineau SJ, un peritus du Concile, et un partisan enthousiaste de la révolution post-conciliaire. Dans son livre Demain la Liturgie, il déclare avec une honnêteté louable, à propos de la Messe que connaissent la plupart des Catholiques d’aujourd’hui : "A dire vrai, il s’agit d’une liturgie différente de la Messe. Cela doit être dit sans ambiguïté : le Rite Romain, tel que nous le connaissions, n’existe plus désormais. Il a été détruit" L’Archevêque Annibale
Page 10 sur 11 http://www.rore-sanctifica.org Communiqué du 3 mai 2007 Bugnini lui-même aurait eu quelque difficulté à expliquer comment préserver et promouvoir quelque chose par sa destruction.
ADDENDUM
“Que l’Archevêque Bugnini ait été Franc-maçon pourrait sembler n’être qu’une question académique“ ("Qu’est-ce qui n’a pas marché ?", Inside the Vatican – A l’intérieur du Vatican, juin-juillet 1996). Car, à entendre le témoignage de l’Archevêque Malula of Kinshasa du Zaire, rapporté par l’Abbé Boniface Luykx ("L’âpre Combat", Inside the Vatican– A l’intérieur du Vatican, mai 1996, pp. 16-19), Bugnini avait épousé l’idéologie de l’humanisme séculier, qui n’accède même pas au Déisme insipide professé par les Frères de la Loge.
“Cependant, je sais de bonne source autorisée que le renvoi brutal de Bugnini a bien sûr été provoqué par une preuve irrécusable de son appartenance à la Loge. Un prêtre, qui fut longtemps l’ami personnel de Paul VI, fut informé par un Franc-maçon qu’il avait réconcilié avec l’Eglise, que Bugnini était un membre de sa loge, et qu’il pouvait fournir sa date d’initiation et son nom de code“ (Révérend Père G.H. Duggan, S.M.).
“En 1972 le Pape Paul VI a investi Bugnini Archevêque titulaire de Dioclentia. En 1975, cependant, l’Archevêque oublia son attaché-case dans une salle de conférence, où il fut trouvé et inspecté par un moine dominicain chargé de ranger la salle. En recherchant seulement l’identité du propriétaire de cet attaché-case, le Dominicain tomba, selon Piers Compton, sur des documents dont "les signatures et les entêtes démontraient qu’ils émanaient de dignitaires de sociétés secrètes de Rome" (The Broken Cross – La Croix brisée, p. 61). Ces lettres étaient adressées au "Frère Bugnini". […] Bugnini fut nommé pro-Nonce Apostolique en Iran, et nia à plusieurs reprises avoir des affiliations maçonniques. Cependant, lorsque le Régistre Italien fut révélé en 1976, on put y trouver son affiliation, le 23 avril 1963, comme son nom de code ‘Buan’" (Carey J. Winters).
“Un ecclésiastique de réputation internationale et d’une intégrité irréprochable m’a dit également qu’il avait entendu lui-même le compte rendu de la découverte des preuves accablant Bugnini de la bouche même du prêtre Romain qui les avaient trouvées dans un attaché-case que Bugnini avait, par inadvertance, laissé dans une salle de conférence du Vatican après une réunion” (Révérend Père Brian Harrison O.S., Rome, Italie).
"L’Archevêque Bugnini était consultant auprès de la Sacrée Congrégation pour la Propagation de la Foi, en même temps qu’auprès de la Sacrée Congrégation des Saints Rites. Il était également le Président du Concilium qui rédigeait le Novus Ordo Missae. L’Archevêque Annibale Bugnini était un Franc-maçon, initié à la Loge maçonnique le 23 avril 1963 (Registre Maçonnique d’Italie daté de 1976). Monsignor Bugnini fut renvoyé de sa charge au Vatican parce qu’il était devenu public qu’il était un membre de la maçonnerie" (Most Asked Questions About The Society Of Saint Pius X - Questions les plus fréquemment posées à propos de la Société Saint Pie X (Angelus Press, 2918 Tracy Ave., Kansas City, MO), p. 26.).
“Combattre la Papauté est une nécessité sociale et constitue le devoir permanent de la Franc-maçonnerie“ (Congrès Maçonnique International tenu à Bruxelles en 1904, page 132 du rapport).
Léon XIII, Pape : “Montrons, par conséquent, que la Franc-maçonnerie est l’ennemie de Dieu, de l’Eglise et de notre Patrie“ (Lettre au Peuple italien, 8 décembre 1892).
Léon XII, Pape : “Ils ont montré leur mépris pour l’autorité, leur haine du pouvoir légitime, leurs attaques contre la Divinité de Jésus Christ et l’existence même de Dieu : ils se vantent ouvertement de leur matérialisme comme constituant leurs codes et statuts qui sont la raison d’être de leurs plans et de leurs efforts en vue de renverser les Chefs d’Etat légitimes et de détruire l’Eglise de fond en comble“ (Encyclique Quo Graviora, 13 mars 1826).
Fin du communiqué du 3 mai 2007 du Comité international Rore Sanctifica
Ce communiqué peut être téléchargé depuis le site http://www.rore-sanctifica.org
Page 11 sur 11 http://www.rore-sanctifica.org Communiqué du 3 juin 2007
Communiqué
Le triple péché sacrilège prêté à Mgr Fellay
Le Probabilisme sacramentel prêté par Donec Ponam à Mgr Fellay
est contraire à la doctrine catholique et condamné par les Papes
Innocent XI et Léon XIII
Nous avons été saisis d’une demande concernant l’orthodoxie doctrinale des déclarations prêtées à Mgr Fellay par le site Donec Ponam, à l’occasion d’une interview du prélat réalisée le 25 mars 2007. Notre conclusion est simple et à l’unisson avec l’enseignement irréformable du Pape Innocent XI, les propos prêtés à Mgr Fellay sont formellement contraire à la doctrine catholique et à l’enseignement des Papes, ils constituent un triple péché sacrilège.
Reprenons les faits. Voici trois propositions prêtées à Mgr Fellay par le site Donec Ponam1 lors d’une interview de l’évêque faite le 25 mars 2007, jour anniversaire de la mort de Mgr Lefebvre.
3 propositions sacrilèges prêtées à Mgr Fellay pour un triple péché
« nous devons insister sur la probabilité de la validité d’une ordination » Mgr Fellay – 25 mars 2007
« Il n'est pas interdit dans l'administration des sacrements de suivre l'opinion probable sur la validité du
sacrement, en laissant la plus sûre » Proposition condamnée par le Pape Innocent XI, le 2 mars 1679.
« Mais si (…) il demeure un doute probable concernant la validité du baptême, ils doivent alors être baptisés secrètement sous condition » Déclaration du Saint-Office sous le Pape Léon XIII, le 20 novembre 1878
« Devant cette situation qui plonge dans la perplexité, les règles sacramentelles sont explicites : ne rien laisser au hasard. Il faut être tutioriste : un doute, une simple probabilité d'invalidité et il faut redonner le sacrement, quel qu'il soit » Abbé Portail, janvier 2007
Voici ce que déclare le Révérend Père jésuite Henry Davis en 1935 : « En administrant les Sacrements (comme dans la Consécration à la Messe) il n’est jamais permis d’accepter des modalités d’action simplement probables quant à leur validité et d’abandonner la procédure la plus sûre. Prétendre le contraire a été explicitement condamné par le Pape Innocent XI. Agir ainsi constituerait un grave péché contre la religion, à savoir un acte d’irrévérence envers ce que le Christ Notre Seigneur a institué, ce serait aussi un grave péché contre la charité, car celui qui reçoit le Sacrement serait probablement privé des grâces et de l’effet du Sacrement, ce serait enfin un grave péché contre la Justice, car celui qui reçoit le Sacrement a droit à la validité des Sacrements, à chaque fois que le ministre, que ce soit ex officio ou non, entreprend d’administrer un Sacrement. Pour ce qui concerne les Sacrements nécessaires il n’y a aucun doute sur ce triple péché, pour ce qui est des Sacrements
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Page 1 sur 6 http://www.rore-sanctifica.org Communiqué du 3 juin 2007 qui ne sont pas nécessaires, il existe toujours le grave sacrilège contre la religion » Henry Davis, S.J. Moral and Pastoral Theology London: Sheed & Ward, 1935 Volume III, page 27
Nous allons examiner chacune de ces propositions et apporter la réponse des faits de la théologie catholique.
1 - Première proposition fausse : la « validité a priori » du nouveau rite de consécration épiscopale
Première proposition :
« En ce qui concerne le sacerdoce (…) lorsqu’un évêque confère le sacrement du sacerdoce, même selon le
nouveau rituel, en observant les prescriptions du rituel, surtout s’il est énoncé en latin, le sacrement est a priori
valide. (…) il en va de même pour la consécration épiscopale. » Mgr Fellay selon Donec Ponam – 25 mars 2007
La notion de ‘validité a priori’ est opposée à la doctrine catholique. L’énoncé d’un tel jugement doit s’appuyer sur une analyse du nouveau rite d’ordination presbytérale et ne peut être affirmé ainsi gratuitement et sans argument. D’un point de vue strictement logique l’ajout de ‘surtout s’il est énoncé en latin’ contredit la précédente affirmation de ‘validité a priori’. En effet, cet ajout suggère un doute sur la validité qui dépendrait de la langue du rituel. L’usage du vernaculaire introduirait, selon cette affirmation, une invalidité possible du sacrement. L’affirmation de ‘validité a priori’ trouve donc dans la même phrase sa propre infirmation.
Or l’extension de cette affirmation gratuite, contradictoirement restrictive à la seule langue latine, au nouveau rite de consécration épiscopal est fausse. L’invalidité du nouveau rite de consécration épiscopale a fait en effet l’objet de nombreuses études approfondies et toutes les prétendues objections soulevées jusqu’ici en faveur de la validité ont été factuellement réfutées au regard des critères de la théologie catholique – cf. documents authentiques des archives du Consilium publiquement consultables placées désormais sur le site www.rore-sanctifica.org. Pour ne donner qu’un seul argument, suffisant en lui-même, le nouveau rite de consécration épiscopale est invalide car il ne signifie pas de façon univoque l’effet sacramentel ex opere operato de la transmission du pouvoir d’ordre (potestas ordinis), ainsi que l’exige pour la validité du sacrement le Pape Pie XII dans sa constitution apostolique infaillible et irréformable Sacramentum Ordinis du 30 novembre 1947. . En conclusion, cette première proposition est factuellement contraire à la doctrine catholique, sans justification ni référence argumentée pour le rite presbytéral, contraire à la logique et témoigne d’une totale ignorance des études réalisées, comme des documents officiels publiés, sur la question de l’invalidité du nouveau rite épiscopal.
2 – Deuxième proposition fausse : la « probabilité de validité d’une ordination »
Deuxième proposition :
« nous devons insister sur la probabilité de la validité d’une ordination » Mgr Fellay selon Donec Ponam – 25
mars 2007
Cette deuxième proposition est contraire à la doctrine catholique qui refuse et condamne l’invocation de la « probabilité de validité » d’une ordination. Le Saint-Office, sous l’autorité de son Supérieur, le Pape Léon XIII, a répondu sur ce même point le 20 novembre 1878, car ce qui est dit du baptême l’est tout autant du sacrement de l’ordre.
Décret du Saint-Office, 20 novembre 1878.
Le baptême conféré de façon absolue et sous condition
3128
Question : Doit-on conférer le baptême sous condition à des hérétiques qui se convertissent à la religion
catholique, quels que soient le lieu d'où ils viennent et la secte à laquelle ils appartiennent ?
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Réponse : Non. Au contraire, lors de la conversion d'hérétiques, quels que soient le lieu d'où ils viennent et la
secte à laquelle ils appartiennent, on doit s'enquérir au sujet de la validité du baptême reçu dans l'hérésie. Si
après l'examen fait cas par cas, il apparaît qu'ils n'ont pas été baptisés ou qu'ils l'ont été de façon nulle, ils
doivent être baptisés de façon absolue. Mais si, pour des raisons de temps et de lieu et enquête faite, rien n'est
découvert, ni pour la validité, ni pour l'invalidité, ou qu'il demeure un doute probable concernant la validité du
baptême, ils doivent alors être baptisés secrètement sous condition. Si enfin, il apparaît qu'il était valide, ils
seront admis seulement à l'abjuration ou à la profession de foi.
Déjà, dans le décret du Saint-Office du 2 mars 1679, le Pape Innocent XI condamnait la proposition suivante qui défendait l' "opinion probable" pour la collation du sacerdoce ou de l'épiscopat et pour tous les sacrements.
INNOCENT XI : (extrait du Denzinger)
65 propositions, condamnées dans le décret du Saint-Office du 2/3/1679.
Erreurs d'une doctrine morale plus laxiste
2101
1.- Il n'est pas interdit dans l'administration des sacrements de suivre l'opinion probable sur la validité du
sacrement, en laissant la plus sûre, sauf si cela est interdit par la loi, une convention, ou qu'il y ait péril de
faire courir un grave dommage. C'est pourquoi c'est seulement dans la collation du baptême,
de l'ordination sacerdotale ou épiscopale qu'on ne doit pas recourir à l'opinion
probable.
La deuxième proposition est donc formellement condamnée par le Pape Innocent XI le 2 mars 1679 et elle est également condamnée par le Pape Léon XIII le 20 novembre 1878, qui, en cas de doute probable, oblige à ré- administrer le sacrement sous condition.
3 - Troisième proposition fausse : le devoir des fidèles d’accepter la « validité a priori » des ordinations (et des sacres épiscopaux) dans le nouveau rite promulgué par MontiniPaul VI le 18 juin 1968
Troisième proposition :
« Les fidèles, quant à eux, devront partir du principe a priori que ces prêtres sont validement ordonnés car
l’invalidité de l’ordination reste une exception. Ils devront donc considérer qu’une ordination, même moderne, est
valide. » Mgr Fellay selon Donec Ponam – 25 mars 2007
Cette troisième proposition erronée s’appuie sur les deux précédentes en reproduisant la grave erreur du sophisme de la prétendue « validité a priori » des ordinations dans le nouveau rite car ces dernières seraient « probables », et elle rajoute une seconde erreur qui consiste à intimer aux fidèles d’abdiquer leur propre jugement pour remettre leur salut et celui de leurs familles à celui erroné du prélat qui viendrait - selon Donec
Page 3 sur 6 http://www.rore-sanctifica.org Communiqué du 3 juin 2007 Ponam - de contredire les principes de la doctrine catholique et de soutenir une opinion formellement condamnée par les Papes.
Les fidèles ne peuvent en aucun cas se désintéresser de la question de leur salut et en remettre la réalisation à une autre personne qui de surcroît contredit l’enseignement de l’Eglise.
Cette injonction inadmissible revient à imposer aux fidèles d’accepter de recevoir sans discernement de faux sacrements par de faux prêtres ordonnés par des évêques sacrés dans un rite invalide, cela revient à demander aux fidèles d’accepter de n’adorer du pain et non le Corps de Notre Seigneur Jésus-Christ, au nom des sophismes et des faux principes anti-catholiques de la « validité probable » et « a priori ».
Voici ce que le Révérend Père jésuite Henry Davis écrivait en 1935 :
Chapitre VII – Le recours aux opinions probables
Section 1 - Des opinions probables sur la Validité
« En administrant les Sacrements (comme dans la Consécration à la Messe) il n’est jamais permis d’accepter des
modalités d’action simplement probables quant à leur validité et d’abandonner la procédure la plus sûre.
Prétendre le contraire a été explicitement condamné par le Pape Innocent XI. Agir ainsi constituerait un grave
péché contre la religion, à savoir un acte d’irrévérence envers ce que le Christ Notre Seigneur a institué, ce serait
aussi un grave péché contre la charité, car celui qui reçoit le Sacrement serait probablement privé des grâces et
de l’effet du Sacrement, ce serait enfin un grave péché contre la Justice, car celui qui reçoit le Sacrement a droit
à la validité des Sacrements, à chaque fois que le ministre, que ce soit ex officio ou non, entreprend d’administrer
un Sacrement. Pour ce qui concerne les Sacrements nécessaires il n’y a aucun doute sur ce triple péché, pour ce
qui est des Sacrements qui ne sont pas nécessaires, il existe toujours le grave sacrilège contre la religion » Henry
Davis, S.J.
Moral and Pastoral Theology London: Sheed & Ward, 1935 Volume III, page 27
4 – Des propos prêtés à Mgr Fellay qui contredisent la doctrine catholique du tutiorisme, rappelée encore pourtant récemment par l’abbé Portail (FSSPX – aumônier du MJCF)
Dans la conclusion de son article du Chardonnet de janvier 2007 au sujet du nouveau rite de consécration épiscopale, l’abbé Portail écrit :
« Bref, ce rite de Paul VI est déficient, imparfait, faible en lui-même. Garantit-il suffisamment l'intention des
évêques consécrateurs En effet, l'intention est liée au rite utilisé, d'après saint Thomas d'Aquin.
De plus, traduit en langue vernaculaire, garde-t-il suffisamment la précision sacramentelle du latin ?
Ces raisons font dire à Mgr Lefebvre que «les sacrements sont des sacrements bâtards - nous ne savons plus s'ils
sont des sacrements qui donnent la grâce ou qui ne donnent pas la grâce... Les prêtres sortant des séminaires sont
des prêtres bâtards»2.
Devant cette situation qui plonge dans la perplexité, les règles sacramentelles sont explicites : ne rien laisser au
hasard. Il faut être tutioriste : un doute, une simple probabilité d'invalidité et il faut redonner le sacrement,
quel qu'il soit. Ce qui peut expliquer les réordinations faites de-ci de-là dans la Tradition et que dénoncent les
sédévacantistes. Il ne s'agit pas d'un refus de principe de la validité des sacrements de l'Église conciliaire, mais
d'une attitude prudentielle, semblable par exemple à celle qui se peut avoir pour les baptêmes sous condition des
protestants convertis au catholicisme.
Il est donc à craindre que des prêtres et des évêques de l'Église catholique officielle ne soient pas nantis des
pouvoirs sacramentels correspondants à leur identité.
Il est aussi très probable, lorsque des prélats conciliaires vraiment ordonnés usent du rite traditionnel pour les
ordinations des ralliés, qu'ils gardent l'intention que leur transmet habituellement l'utilisation des sacrements
conciliaires. Ce qui faisait dire à certains jeunes prêtres de la Fraternité Saint-Pierre ordonnés le 29 juin 1993
par Mgr Decourtray, archevêque de Lyon, que «vous [à Saint-Pie X] êtes plus sûrs de votre ordination que nous»!
Abbé Portail, janvier 2007, Le Chardonnet n°224
2 Mgr Lefebvre, Sermon de Lille, 29 août 1976.
Page 4 sur 6 http://www.rore-sanctifica.org Communiqué du 3 juin 2007 En conclusion, nous déclarons que ces trois propositions attribuées par le site Donec Ponam à Mgr Fellay sont contraires à la doctrine catholique et à l’enseignement du Magistère, elles sont « un grave péché contre la religion, à savoir un acte d’irrévérence envers ce que le Christ Notre Seigneur a institué, (…) aussi un grave péché contre la charité ».
Nous ne pouvons que souhaiter qu’un évêque catholique, validement consacré par Mgr Lefebvre lui-même en 1988 à Ecône, n’ait pas tenu de tels propos et qu’il accepte enfin de les démentir rapidement et publiquement. Sinon, qu’il se rétracte immédiatement et publiquement de ses graves erreurs dans lesquelles il entraîne le salut éternel des fidèles et des clercs placés sous son autorité.
Extrait du Denzinger
INNOCENT XI :
65 propositions, condamnées dans le décret du Saint-Office du 2/3/1679.
Erreurs d'une doctrine morale plus laxiste
2101 1.- Il n'est pas interdit dans l'administration des sacrements de suivre l'opinion probable sur la validité du sacrement, en laissant la plus sûre, sauf si cela est interdit par la loi, une convention, ou qu'il y ait péril de faire courir un grave dommage. C'est pourquoi c'est seulement dans la collation du baptême, de l'ordination sacerdotale ou
2102 2.- J'estime probable qu'un juge peut juger selon une opinion même moins probable.
2103 3.- En général, aussi longtemps que nous agissons en nous fiant à une probabilité soit intrinsèque, soit extrinsèque, si faible qu'elle soit, pourvu qu'elle reste dans les limites de la probabilité, nous agissons toujours très prudemment.
2104 4.- L'infidèle qui ne croit pas est excusé de l'infidélité, s'il est conduit par l'opinion moins probable.
2105 5.- Nous n'osons pas définir s'il pèche mortellement, celui qui ne ferait un acte d'amour de Dieu qu'une seule fois dans sa vie.
2106 6.- I1 est probable que le précepte de la charité envers Dieu n'oblige même pas par soi de façon rigoureuse tous les cinq ans.
Texte original en anglais3 du R.P.Henry Davis
CHAPTER VII
THE USE OF PROBABLE OPINIONS
SECTION I: Probable Opinions of Validity
In conferring the Sacraments (as also in the Consecration in Mass) it is never allowed to adopt a probable course of action as to validity and to abandon the safer course. The contrary was explicitly condemned by Pope Innocent XI. To do so would be a grievous sin against religion, namely an act of irreverence towards what 3 http://angelqueen.org/forum/viewtopic.php?p=177099#177099
Page 5 sur 6 http://www.rore-sanctifica.org Communiqué du 3 juin 2007 Christ our Lord has instituted; it would be a grievous sin against charity, as the recipient would probably be deprived of the graces and effect of the Sacrament; it would be a grievous sin against justice, as the recipient has a right to valid Sacraments, whenever the minister, whether ex officio or not, undertakes to confer a Sacrament. In the necessary Sacraments there is no doubt about the triple sin; in Sacraments that are not necessary there will always be the grave sacrilege against religion.
Henry Davis, S.J. Moral and Pastoral Theology London: Sheed & Ward, 1935 Volume III, page 27
Comité international Rore Sanctifica
Fin du communiqué du 3 juin 2007 du Comité international Rore Sanctifica
Ce communiqué peut être téléchargé depuis le site http://www.rore-sanctifica.org
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