CIRS — Comité international Rore Sanctifica · communique · 25 avril 2006

De ritus coptorum

Post-Vatican II etude-privee
Version unique
               Communication du Comité international Rore Sanctifica




                       De Ritus Coptorum

         Une pièce historique des archives du Consilium
       en date du 31 mars 1967 contredit le Sel de la terre

             L’intention des réformateurs de 1968
 de rendre le nouveau rite de consécration épiscopale invalide

Notre étude prolonge les travaux déjà publiés dans les trois tomes de Rore Sanctifica et qui démontrent que le nouveau rite de consécration épiscopale promulgué en 1968 (Pontificalis Romani) est invalide. S’appuyant sur l’exploitation des archives du Consilium qui prépara la réforme de 1965 à 1968, cette présente étude, textes à l’appui, contredit les affirmations fallacieuses publiées par les dominicains d’Avrillé, sous la signature du Père Pierre-Marie : Le nouveau rituel de consécration épiscopale est-il valide ? (pages 72 à 129) du numéro 54 du Sel de la terre (novembre 2005). Nous sommes en possession des archives du Consilium et l’exhumation de ces documents historiques montre maintenant clairement que la pseudo-démonstration d’Avrillé de novembre 2005 recopie exactement la démarche des responsables de la Commission de 1965- 68, à savoir Dom Botte, le Père Lécuyer et l’abbé Kleinheyer. Reprenant à son compte la justification de l’adoption du nouveau rite, dérivé d’une essai de reconstitution artificielle d’une prétendue Tradition apostolique, fallacieusement attribuée à Hippolyte de Rome, la revue Le Sel de la terre prétend que le nouveau rite « contiendrait la substance du rite copte ». Or, il a déjà été démontré que la forme essentielle du nouveau rite ne comprend déjà pas la signification du pouvoir d’Ordre propre à l’épiscopat. Cette étude de Rore Sanctifica démontre de plus que lors de la préparation du nouveau rite, le rite copte fut utilisé pour abuser les Pères conciliaires, à l’image de la pseudo-démonstration du Sel de la terre. Et, fait nouveau et majeur, le segment de phrase exprimant le pouvoir de transmission du Sacerdoce de l’évêque et extrait du rite copte, lui-même déjà issu d’une traduction mise en cause, fut littéralement coupée du texte Copte présenté aux Pères. Ce tronçonnement habile, car la continuité de la phrase était maintenue artificiellement, trahit l’intention des réformateurs de vouloir masquer la présence dans le rite copte d’un segment de phrase exprimant la transmission du Sacerdoce. Ainsi le texte profane du nouveau rite (distribuer des dons ou des offices) éveillait moins les soupçons des Pères du Consilium.

 Ajoutons que de toute manière la forme essentielle du nouveau rite est indemne de toute

signification du pouvoir d’Ordre (de l’épiscopat). Le recours à un comparatif au rite copte relèverait d’une recherche de la signification hors de la forme essentielle, dans le contexte. Mais cela contredit l’un des deux exigences obligatoires fixée infailliblement par Pie XII qui exige que cette signification soit présente dans la forme essentielle de façon univoque. Intrinsèquement la forme essentielle du nouveau rite est donc invalide. Elle ne peut donc pas être sauvée par une « analogie » de « substance » avec le rite copte. Bien au contraire la comparaison du nouveau rite avec le rite copte ne fait que confirmer son invalidité.

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 Lorsqu’en 1896, dans sa lettre apostolique Apostolicae Curae, Léon XIII déclara les

ordinations anglicanes « absolument nulles et totalement vaines », il invoqua comme cause d’invalidité non seulement la forme sacramentelle des rites anglicans mais également l’intention anti-catholique des réformateurs anglais.

   « A ce vice de forme intrinsèque, se lie le défaut d'intention : or, la forme et l'intention sont
également nécessaires à l'existence du sacrement. La pensée ou l’intention, en temps qu'elle est
une chose intérieure, ne tombe pas sous le jugement de l'Eglise ; mais celle-ci doit en juger la
manifestation extérieure. Ainsi, quelqu'un qui, dans la confection et la collation d'un sacrement,
emploie sérieusement et suivant le rite la matière et la forme requises, est censé, par le fait
même, avoir eu l'intention de faire ce que fait l'Eglise.
   C'est sur ce principe que s'appuie la doctrine d'après laquelle est valide tout sacrement
conféré par un hérétique ou un homme non baptisé, pourvu qu'il soit conféré selon le rite
catholique. Au contraire, si le rite est modifié dans le dessein manifeste d'en introduire un
autre non admis par l'Eglise et de rejeter celui dont elle se sert et qui, par l'institution du
Christ, est attaché à la nature même du sacrement, alors, évidemment, non seulement l’intention
nécessaire au sacrement fait défaut, mais il y a là une intention contraire et opposée au
sacrement. » Pape Léon XIII, Apostolicae Curae, 1896

Le 31 mars 1967, les responsables du Groupe 20, à savoir Dom Botte et le Père Lécuyer

ont clairement manifesté, non seulement leur volonté de rejeter le rite romain admis par l’Eglise depuis plus de 17 siècles, mais de plus ils ont aggravé leur intention anti-catholique en dissimulant aux Pères de la Commission la signification du pouvoir d’Ordre présente dans le rite valide de consécration épiscopale copte ce qui rajoute une cause supplémentaire d’invalidité au vice de forme intrinsèque au nouveau rite. Les réformateurs ont ainsi exprimé leur intention de « ne pas faire ce que fait l’Eglise », que l’Eglise le fasse dans le rite épiscopal romain d’avant 1968 ou qu’elle le fasse dans le rite épiscopal copte valide.

Ils attirent ainsi sur le nouveau rite de consécration épiscopale de 1968, la condamnation

que prononça, pour des raisons de fond identiques, le Pape Léon XIII sur les ordinations anglicanes : ‘Absolument nulles et totalement vaines’

Le 25 avril 2006,
                                                                        Comité Rore Sanctifica




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                                     Développement

Il a déjà été expliqué dans les Notitiae de Rore Sanctifica que la nouvelle forme du rite de consécration épiscopal n’exprime pas explicitement la communication du pouvoir d’ordre qui est propre au statut épiscopal qui possède le degré le plus élevé du Sacerdoce et donc sa plénitude.

Rappelons la forme essentielle du rite telle que désignée par Paul VI : Nous décomposons ainsi : • PR1 Répands sur cet élu, la force, qui est de toi, Spiritus principalis, lequel tu as donné à ton Fils bien-aimé JC, (effunde super hunc electum eam virtutem, quae a te est, Spiritum principalem, quem dedisti dilecto Filio tuo JC,) • PR2 qui l’(Spiritus principalis) a lui-même donné aux saints Apôtres, (quem dedisti dilecto Filio tuo, quem ipse donavit sanctis Apostolis,).

Nous constatons que cette forme essentielle ne possède, dans aucune de ses deux parties, la signification de la plénitude du pouvoir d’Ordre qui est celle de l’épiscopat.

Par contre dans le rite romain supprimé en 1968, cette plénitude est exprimée : « Comple in Sacerdote tuo ministerii tui summam, et ornamentis totius glorificationis instructum coelesti… » C’est cette forme qui a été utilisée en 1988 par Mgr Lefebvre pour sacrer Mgr Tissier de Mallerais, Mgr Williamson, Mgr de Galaretta et Mgr Fellay.

Les réformateurs ont tenté de justifier la nouvelle forme de consécration épiscopale en prétendant qu’il s’agissait d’une forme encore en usage, mais sous une forme plus développée, dans des rites orientaux encore en usage dans l’Eglise catholique en 1968.

Cet argument a été repris en novembre 2005 dans l’article Le nouveau rituel de consécration épiscopale est-il valide ? (pages 72 à 129) du numéro 54 du Sel de la terre, paru sous la signature du Frère Pierre-Marie o.p. du couvent des dominicains d’Avrillé.

Les rédacteurs de l’article du n°54 écrivent en effet en page 100 de la revue Le Sel de la Terre :

   « Pour s’assurer de la validité du rite de Paul VI, il nous suffira donc de mettre en
   parallèle la nouvelle prière du sacre avec les deux rites orientaux en question [le rite
   de consécration épiscopale copte, et le rite d’intronisation du Patriarche maronite]. La
   validité de ces deux rites ne saurait être remise en cause..(..).. »

   « La comparaison entre ces diverses prières nous paraît suffisamment éloquente par
   elle-même : le nouveau rite contient la substance des deux rites coptes et syriens. »

Nous rappelons un comparatif déjà publié dans les Notitiae de Rore Sanctifica et paru en fin janvier 2006.

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                                                     La revendication d’un soi-disant « accord foncier »
                             entre la prétendue Tradition apostolique attribuée à Hippolyte de Rome et les rites orientaux valides

Paul VI (18 P. Lécuyer (18 Dom Botte (1969) Dom Botte (1973) Annibale Bugnini (1983) Sel de la terre juin 1968) juin 1968) (nov. 2005) La comparaison et qui, pour une Il y avait un autre grand C’est un texte vivant qui, Si je m’étais arrêté à ce texte, ce Les patriarches d’Antioche et d’Alexandrie entre ces diverses grande partie, avantage dans ce choix, sous des formes dérivées, n’était pas parce que je venais d’en utilisent toujours deux textes qui, malgré les prières nous paraît est encore parce que cette est encore en usage dans faire une édition critique, mais parce différences observables entre eux, sont suffisamment observée dans la formule est conservée les rites orientaux de que, en étudiant les rites orientaux, identiques sur le fond et proviennent de la éloquente par elle- liturgie de en grande partie dans Syrie et d’Egypte. J’ai j’avais constaté que la formule était même source, la Traditio Apostolica même : le nouveau l’ordination chez deux rites orientaux, le fourni aux Pères une toujours vivante sous des formes d’Hyppolite. Cette prière est d’une grande rite contient la les Coptes et les rite copte et, avec une version latine de ces plus évoluées. Ainsi dans le rite richesse théologique. Elle exprime en effet substance des Syriens forme plus développée, formules orientales en syrien, la prière pour l’ordination du l’enseignement traditionnel selon lequel l’évêque deux rites coptes occidentaux le rite syrien occidental. soulignant tout ce qui venait patriarche n’était autre que celle est non seulement grand prêtre, mais aussi et syriens. On ne de la Tradition apostolique. Il du Testament de Notre-Seigneur, berger du troupeau du Christ et successeur des peut mettre en doute apparaissait clairement remaniement de la Tradition apôtres ayant reçu du Christ le « Spiritus sa validité sans que c’était bien Hippolyte apostolique. De même dans le rite principalis ». Si l’on compare les trois textes – rayer de l'histoire de qui avait inspiré ces copte, la prière pour l’ordination de celui proposé par le Père Botte et ceux en l'Église ces deux formules et, en même temps, l’évêque est proche de celle des usage dans les patriarcats d’Antioche et Églises qui ont fourni que l’original était plus riche Constitutions apostoliques, autre d’Alexandrie –, il apparaît clairement que les de grands saints et et plus clair que les remaniement du texte d’Hippolyte. idées fondamentales et la succession logique docteurs. adaptations. Cependant, On retrouvait partout les idées sont les mêmes, bien que des extensions aient malgré quelques différences, essentielles de la Tradition été introduites dans l’un ou l’autre de ces textes, il y avait un accord foncier, apostolique. sans toutefois nuire à la beauté et à l’intelligibilité de la prière.

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La consultation des archives du Consilium a permis de prendre connaissance des rites orientaux qui ont été utilisés pour fonder cette assertion et convaincre la Commission du Consilium. Deux rites ont été mis en avant par Dom Botte, le Père Lécuyer et leur équipe : le rite d’intronisation d’un patriarche maronite et le rite de consécration d’un évêque Copte. Dans leur tentative de justification de la validité du nouveau rite, les rédacteurs du Sel de la terre (numéro 54) ont également eu recours à ces mêmes rites. La consultation des archives du Consilium montrent que l’article signé par le Père Pierre-Marie constitue une vulgarisation des travaux de Dom Botte et du Père Lécuyer. Les rédacteurs du Sel de la terre et les réformateurs de 1968 ont utilisé les mêmes arguments et les mêmes textes.

Intéressons-nous plus particulièrement au rite copte. L’abbé Cekada mets déjà en cause le recours à ce rite dans son étude du 25 mars 2006, en raison d’une mauvaise traduction du Denzinger.

    « (5) Le rite copte de la consécration épiscopale. Ici au moins le P. Pierre-Marie donne un
texte qui est basé sur une forme de consécration épiscopale qui est reconnue pour être valide.
Malheureusement
         (a) Il a puisé sa traduction dans le Ritus Orientalium dans Denzinger qui était, dans le cas
    des textes coptes, basé sur une autre version latine «remplie tout au long de traductions
    fautives »1 et qu’on « devrait traiter pour cette raison avec réserve »2.
         (b) Cette version fait une traduction fautive dune phrase qui spécifie que le pouvoir de
    l’évêque consiste à «pourvoir un clergé selon le commandement de Notre-Seigneur en
    rapport avec le sacerdoce»3. En 1963 Dom Botte voilait cette phrase de la reconstitution
    d’Hippolyte par l’expression «répartir les ministères» et dans la Préface de la consécration
    épiscopale en 1968 par l’expression «distribuer les dons». C’est un changement qui aurait dû
    donner l’alerte, mais cela ne se faisait pas, parce que le P. Pierre-Marie s’est servi dune
    traduction non-fiable.

En somme, le P. Pierre-Marie présente dans ses tableaux trois anciens textes contestés («La
reconstitution» d’Hippolyte, les Constitutions et le Testament) et un rite non sacramentel
d’installation (d’un patriarche maronite) et une traduction non fiable (Denzinger/ Scholz en
latin) qui omet une phrase-clé (ordonner des prêtres) de la forme sacramentelle copte.

Aucun de ces arguments ne conforte donc la validité du nouveau rite, évidemment » Abbé
Cekada, 25 mars 2006

Le tome 2 de Ritus Orientalium précise bien dans la note 14 attachée à ‘ad sanctuarium’ (en page 24) : ‘in ordine sacerdotali’ au sujet de la phrase :

    « Constituendi cleros secundum mandatum ejus ad sanctuarium »

Voici la reproduction du Denzinger en page 24 du tome 2 (rite copte) d’après l’édition de Graz de 1961 qui reproduit l’édition de 1864 :

1 Emmanuel. Lanne, “Les Ordinations dans le Rite Copte,” L’Orient Syrien 5 - (1960), 90–1. “Denzinger se base sur une version faite par Scholz… La traduction de Scholz contient des gros contresens.” 2 Bradshaw Paul F. Ordination Rites of the Ancient Churches of East and West. New York: Pueblo 1987. 3 Trans. Burmester, Ordination Rites, 110-1. RO 2:24 renders the Coptic as “constitutendi cleros secundum mandatum ejus ad sanctuarium.” The footnote reads: “in ordine sacerdotali.”

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Le comparatif du Sel de la terre est bien basé sur cette traduction non fiable du Denzinger, et mets en vis-à-vis le « constituendi cleros » avec le « distribuat munera » mais encore, cette partie du rite copte a été dissimulée dans la présentation du rite copte aux Pères de la Commission. Nous produisons ci-dessous dans un tableau comparatif les quatre textes du rite copte : • Denzinger (mal traduit – édition de Graz de 1961 reproduisant celle de 1864) • Le Denzinger cité par Le Sel de la terre (n° 54) • Le rite copte cité par le schemata n°220 du Consilium (Appendice) le 31 mars 1967 • Le nouveau rite de consécration épiscopale (Pontificalis Romani) promulgué en 1968

Non seulement en 1963 Dom Botte voilait la signification du pouvoir d’ordonner figurant elle explicitement dans le rite copte, mais de plus, le 31 mars 1967 cette phrase fut habilement masquée aux membres de la Commission qui eut à se prononcer en faveur de l’adoption du nouveau rite qui devait intervenir en 1968.

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Rite Copte (Denzinger – p23-24) Rite Copte (Sel de la terre – p 101-104) Rite Copte cité au Consilium - 1967 Rite Paul VI (1968) (mal traduit) (n°54 – nov. 2005) Dominator Domine Deus omnipotens Dominator Domine Deus Qui es; Domine Deus omnipotens, Deus et omnipotens Pater Domini nostri et Dei nostri et Pater Domini nostri et Dei nostri et Pater Domini nostri et Dei nostri et Salvatoris Iesu Pater Domini nostri Jesu Christi, Salvatoris nostri Jesu Christi, Salvatoris nostri Jesu Christi, Christi, une sole ingenite, sine principio (αρχή) [...] unus solus ingenitus, sine principio, nullum regem nullum regem habens super te, qui es habens super te, qui es semper et ante saecula, semper12 et es ante saecula, infinite et sole infinitus et solus altissimus, solus sapiens, solus altissime, sole sapiens (σοφός), sole bone bonus, invisibilis in natura tua, prin-cipii expers et (αγαθός), invisibilis in natura (φύσις) tua, apud quem est scientia incomprehensibilis et principii expers (άναρχος), et apud quem incompara-bilis, cognoscens occulta, est scientia incomprehensibilis et incomparabilis13 (ασύγκριτος), cognoscens occulta, Pater misericordiarum et Deus totius consolationis, qui in excelsis habitas et humilia respicis cognoscens omnia antequam fiant, cognoscens omnia antequam fiant, cognoscens omnia antequam fiant, qui cognoscis omnia antequam nascantur qui es in altissimis et respicis humiles, qui es in altissimis et respicis humiles, qui dedisti s t a t u t a (Arabs : qui dedisti statuta ecclesiastica qui donasti statuta ecclesiastica tu qui dedisti in Ecclesia tua normas c a n o n e s ) ecclesiastica per unigenitum Filiium tuum Dominum per unigenitum Filium tuum Dominum per unigenitum Filium tuum D.N.I.C., per verbum gratiæ tuæ, nostrum Jesum Christum nostrum Jesum Christum, qui prædestinasti ex principio genus iustorum ab Abraham qui constituisti sacerdotes ab initio, qui constituisti sacerdotes ab initio, qui constituisti sacerdotes ab initio qui constituisti principes et sacerdotes ut adsisterent populo tuo, [...] ut assisterent populo tuo, qui non reliquisti locum tuum sanctum qui non reliquisti locum tuum sanctum qui non reliquisti locum sanctum sine ministerio, et sanctuarium tuum sine ministerio non sine ministerio, sine ministerio, dereliquisti,

qui complacuisti tibi glorificari in iis, qui complacuisti tibi glorificari in iis, qui complacuisti tibi glorificari in iis quos elegisti. cui ab initio mundi placuit in his quos quos elegisti : quos elegisti : elegisti glorificari : tu iterum nunc tu iterum nunc Tu iterum nunc Et nunc

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Rite Copte (Denzinger – p23-24)                Rite Copte (Sel de la terre – p 101-104)            Rite Copte cité au Consilium - 1967                   Rite Paul VI (1968)
           (mal traduit)                                  (n°54 – nov. 2005)

effunde virtutem Spiritus tui hegemonici, effunde virtutem Spiritus tui hegemonici, effunde virtutem Spiritus tui principalis, effunde super hunc electum eam virtutem, quæ a te est, Spiritum principalem, quem dedisti dilecto Filio tuo Iesu Christo, quem donasti Apostolis sanctis tuis quem donasti Apostolis sanctis tuis quem donasti apostolis sanctis tuis quem ipse donavit sanctis Apostolis, qui constituerunt Ecclesiam per singula loca ut sanctuarium tuum, in gloriam et laudem indeficientem in nomine tuo. in nomine tuo. in nomine tuo nominis tui. Da igitur Da igitur Da igitur Da, cordium cognitor Pater,

hanc eandem gratiam hanc eandem gratiam hanc eamdem gratiam super servum tuum N, quem elegisti in super servum tuum N, quem elegisti in super servum tuum quem elegisti in episcopum, huic servo tuo, quem elegisti ad episcopum, episcopum, Episcopatum, ut pasceret gregem tuum sanctum, ut pasceret gregem tuum sanctum, ut pascat gregem tuum sanctum ut pascat gregem sanctum tuum, et ut tibi esset in ministrum et ut tibi esset in ministrum et ut sit tibi in ministrum irreprehensibilem, et summum sacerdotium tibi exhibeat irreprehensibilem, irreprehensibilem, sine reprehensione, orans ante benignilatem tuam die ac nocte, orans ante benignitatem tuam die ac nocte, orans ante benignitatem tuam die ac nocte, serviens tibi nocte et die, ut incessanter vultum tuum propitium reddat Congregans (conservans?) nume-rum congregans (conservans?) numerum congregans numerum salvandorum, offerens tibi et offerat dona sanctæ Ecclesiæ tuæ; salvandorum, offerens tibi dona (δώρον) in salvandorum, offerens tibi dona in sanctis dona in sanctis ecclesiis sanctis ec-clesiis. ecclesis. Ita, Pater omnipotens, per Christum tuum, Ita, Pater omnipotens, per Christum tuum, Ita, Pater omnipotens, per Christum tuum, da ut virtute Spiritus summi sacerdotii da ei unitatem Spiritus Sancii tui, ut sit ipsi da ei unitatem Spiritus Sancti tui, ut sit ipsi da ei participationem Spiritus Sancti tui, ut habeat potestatem dimittendi peccata poteslas dimittendi peccata potestas dimittendi peccata sit ei potestas dimittendi peccata secundum mandatum (εντολή) unigeniti secundum mandatum unigeniti tui Filii SUPPRESSION DE LA secundum mandatum tuum ; ut distribuat tui Filii Jesu Christi Domini nostri, Jesu Christi Domini nostri, constituendi munera constituendi cleros (Κλήρος, Arabs : cleros, MENTION DU POUVOIR Clericos) D’ORDONNER

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Rite Copte (Denzinger – p23-24)            Rite Copte (Sel de la terre – p 101-104)       Rite Copte cité au Consilium - 1967                       Rite Paul VI (1968)
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secundum mandatum ejus13 ad secundum mandatum ejus ad sanctuarium secundum mandatum eius ad sanctuarium secundum præceptum tuum 14 sanctuarium (ίερατεΐον), et solvendi vincula omnia ecclesiastica, et solvendi vincula omnia ecclesiastica, et solvendi vincula omnia ecclesiastica, et solvat omne vinculum secundum potestatem quam dedisti Apostolis ; faciendi domos novas orationis 15 [...] faciendi domus novas orationis et sanctificandi (ευκτηριον), et sanctificandi (άγιάζειν) altaria; altaria (θυσιαστηριον) ; et placeat tibi in mansuetudine et corde et placent tibi in mansuetudine et corde et placeat tibi in mansuetudine et corde humili, placeat tibi in mansuetudine et mundo humili, offerens tibi in innocentia et humili, offerens tibi in innocentia et offerens tibi in inno-centia et irreprehensibilitate corde, offerens tibi odorem suavitatis, irreprehensihilitate sacrificium sanctum irreprehensibilitate sacrificium sanctum sacrificium incruentum, mysterium huius incruentum, mysterium (μυστηριον) hujus16 incruentum, mysterium hujus Testamenti Testamenti novi in odorem suavitatis. Testamenti Novi, in odorem suavitatis17. novi, in odorem suavitatis

                                                                                                                                          per Filium tuum Iesum Christum, per
                                                                                                                                         quem tibi gloria et potentia et honor, cum
                                                                                                                                         Spiritu Sancto in sancta Ecclesia et nunc et
                                                                                                                                         in sæcula sæculorum. Amen.




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Les archives du Consilium trahissent la volonté de Dom Botte (responsable du Groupe 20) de supprimer la signification de la transmission du Sacerdoce par un évêque.

Dans l’appendice du schemata n°220 du 31 mars 1967, figurent deux rites orientaux, l’un qui est celui du rite d’intronisation du patriarche maronite et l’autre qui est celui de la consécration de l’évêque copte.

Lorsque l’on compare le rite copte qui figure dans le document du Consilium et la source qui est produite dans le Denzinger à la page 24, on s’aperçoit que le segment de phrase :

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« secundum mandatum unigeniti tui Filii Jesu Christi Domini nostri, constituendi cleros » a été supprimé, sans indication de suppression, ce qui évite ainsi d’attirer l’attention des membres de la Commission qui seraient ignorants du texte original des Coptes :

Ce segment supprimé exprime le pouvoir pour un évêque de transmettre le sacerdoce « constituendi cleros (constituer des clercs) ». Dans le nouveau rite, cette expression deviendra d’ailleurs « distribuat munera (distribue des charges ou dons) »4, ce qui représente un sens juridictionnel (charges) et même profane (dons). Un Anglican pourrait se satisfaire d’une telle caractérisation du pouvoir de l’évêque, mais son rite est invalide5.

Nous avons là une marque évidente de la volonté des réformateurs de masquer la présence dans le rite copte de la signification de la transmission du sacerdoce. Ainsi abusés, les Pères de la Commission, ignorant des paroles exactes des rites coptes, pouvaient plus facilement accepter le remplacement de cette expression précise par une « distribution des charges » qui ne désigne pas le caractère ontologique du sacerdoce. Les réformateurs avaient donc bien l’intention de ne pas exprimer le pouvoir d’ordre propre à l’épiscopat, et en particulier dans l’expression de la transmission du Sacerdoce (au sens ontologique). Au contraire, le rite copte le contient bien, ce qui montre à quel point le recours artificiel à ce rite pour exciper d’une validité extrinsèque du nouveau rite, par analogie avec le

4 Ce point avait déjà été relevé dans l’étude de l’abbé Zins en date du 11 juillet 2005 (voir le Tome II de Rore Sanctifica en page 5) ainsi que dans le tome I de Rore Sanctifica (pages 78 à 81 ) paru en début août 2005. Il est également développé dans l’étude de l’abbé Zins du 18 janvier 2006. Tous ces textes sont disponibles sur le site http://www.rore-sanctifica.org 5 Condamnation des rites anglicans par Léon XIII en 1896 dans Apostolicae Curae.

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rite copte de consécration de l’évêque, est parfaitement factice, et ne démontre aucunement la validité de la forme du nouveau rite.

Laissons la conclusion à l’abbé Cekada :

   Une note à propos des Coptes
   « Après la conquête du Nord de l’Afrique par les Musulmans, les Coptes tombèrent dans une
   décadence de longue durée.
   Parfois des candidats pas bien formés accédèrent au patriarcat grâce à la corruption. La
   formation du clergé séculier était quant à elle nulle, tandis que les monastères étaient
   meilleurs à ce point de vue.
   Voici quelques notes au sujet de la pratique sacramentelle chez les Coptes:

   Si un bébé qui est à la mort ne peut pas être porté à l’église pour recevoir le baptême, les
   prêtres se contenteraient de leur donner une onction, de les bénir et de réciter l’exorcisme,
   parce que la législation copte des sacrements prévoit que chacune de ces cérémonies peut
   remplacer le baptême.
   Au 12e et 13e siècle il y avait une tentative sérieuse pour abolir totalement la confession
   auriculaire en la remplaçant par une espèce d’absolution générale à la messe.
   L’évêque copte responsable de l’Ethiopie ne voyait pas d’inconvénient à ordonner prêtres en
   une fois des milliers d’Africains alors que certains d’entre eux se présentaient sans vêtements.
   A cause de la façon dont certains prêtres coptes administraient les baptêmes, il y avait une
   raison de douter de la validité. Ainsi le Saint Office publia un décret en 1885 qui stipulait qu’il
   fallait faire une enquête chaque fois qu’un copte se convertit.
   Le fait que les modernistes sont allés jusqu’à effacer la vénérable Préface de la consécration
   épiscopale romaine pour mettre à la place un texte liturgique ayant des liens avec cette secte
   schismatique, hérétique décadente est une indication permanente de leur arrogance
   insupportable et de leur folie. » Abbé Cekada, Appendice 2 – Absolument nulles et totalement
   vaines, 25 mars 2006




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                                        ANNEXE

Textes complets du rite copte : version du Denzinger et version tronquée du Consilium

Nous donnons ci-dessous les deux sources complètes du rite copte : Source du Denzinger, page 24 :

Source du Schemata n°220 – Appendice – Consilium – 31 mars 1967 : Traduction en français : 2) Prière consécratoire d’un Evêque dans le rite d’Alexandrie Vous qui êtes, Seigneur Dieu tout-puissant, Père de Notre-Seigneur, notre Dieu et Sauveur Jésus-Christ, un et seul unique sans principe, n’ayant aucun roi au-dessus de vous, vous qui êtes toujours et avant les siècles, infini et le seul plus haut, seul sage, seul bon, invisible dans votre nature, qui n’êtes pas soumis à une direction et en qui il y a une science incompréhensible et incomparable, qui connaissez ce qui est caché, vous qui connaissez tout avant que ce ne soit, vous qui avez donné les statuts de l’Eglise par votre Fils unique Notre- Seigneur Jésus–Christ, vous qui avez établi les prêtres dès le commencement pour qu’ils assistent le peuple, vous n’avez pas laissé le lieu saint sans ministère, qui avez trouvé plaisir à être glorifié par ceux que vous avez choisis. Maintenant, veuillez répandre à nouveau la vertu de l’Esprit qui fait les chefs que vous avez donné à vos Apôtres en votre nom. Donnez donc cette même grâce à votre serviteur que vous avez élu comme évêque, pour qu’il paisse votre saint troupeau et pour qu’il exerce pour vous un ministère irréprochable, en priant jour et nuit en présence de votre bonté, en rassemblant nombreux ceux qui doivent être sauvés, en vous offrant des dons dans vos saintes églises.

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Ainsi, Père tout-puissant, par votre Christ, donnez-lui de participer à votre Saint Esprit, pour qu’il reçoive le pouvoir de remettre les péchés selon le commandement au sanctuaire et de délier tous les liens ecclésiastiques, en édifiant de nouvelles maisons de prière et en consacrant des autels ; et qu’il vous plaise dans la clémence et d’un cœur humble, en vous offrant dans l’innocence et de manière irréprochable le sacrifice non-sanglant, le mystère de ce Nouveau Testament, en odeur de suavité. Image du texte :

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